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224/11 - Sa femme voulait une mise au point!

Publié le par JaneDo

224/11 - Sa femme voulait une mise au point -  Vendredi, 12 août 2011

Jess avait pété un plomb, elle n’avait pas accepté que Pascal s’éclipse le soir avant leur départ. Je soupçonne que ces vacances improvisés visaient à mettre quelques distances entre nous. Elle avait tout faux, plus on essai de séparer 2 personnes, plus ça les rapproche!

Pascal est rentré pour trouver l’appartement vide, elle avait déserté. Elle lui a juste laissé un mot pour lui dire qu’elle ne voulait pas voir sa gueule pour le moment, que c’était un salaud, qu’elle le détestait. Il lui avait promis et il ne respectait pas sa parole. Bref, elle était furax. Jess lui disait aussi qu’avant de partir, elle voulait qu’ils parlent et elle voulait que moi et Caroline soyons présent, qu’il allait devoir faire un choix

Evidemment, ses parents ont également réagi. Il ne m’a pas donné les détails.

Jess m’avait aussi laissé un message pour me donner rendez-vous chez eux, qu’il fallait mettre les choses au clair une fois pour toute, cette situation ne pouvait pas durer. Je pense qu’elle avait dû envoyer le même message à Caro. Alors, après mon coup de fils avec Pascal, j’ai appelé Caro. Et c’était bien le cas.

Pascal ne voulait pas que j’y aille, il m’avait demandé d’ignorer son message. Apparemment, il avait également demandé la même chose à Caro.

Pascal avait l’intention de rester sagement à la maison ce soir, donc, je savais que je ne le verrais pas.

Je suis donc sortie prendre un verre avec 2 copines. Je ne suis pas rentrée très tard. Elles pensent que je suis célibataire. C’est marrant, quant on ne raconte pas sa vie privée, les gens ont toujours de ces idées toutes faites. De toute façon, je n’avais pas envie d’en parler, et surtout pas avec elle. L’une d’elle est mariée, et je deviendrais une paria si elle savait que je fréquentais un homme marié. Et je n’avais pas envie d’entendre leur moral à 2 balles.

Avant de rentrer, j’ai fait un saut par chez Pascal. Petit chou était à la maison, tout avait l’air calme, il zappait la télé. Thomas avait invité du monde comme d’hab., mais apparemment, Pascal n’avait pas eu envi de se joindre à eux. Je me sens toujours bizarre de me rendre compte que, même à le voir comme ça, de loin, me fait toujours battre mon coeur à un rythme terriblement plus accéléré

Je suis rentrée vite fait, je me sentais rassurée. Je ne voulais pas non plus me faire chopper devant chez lui, planquée dans le noir, j’aurai l’air d’une idiote finie.

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224/11 - Sa femme voulait une mise au point -  Vendredi, 12 août 2011


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223/11 - Des vacances avec sa femme...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 11 août 2011 :

Beaucoup de boulot aujourd’hui. J’ai l’impression de passer mon temps à rattraper mes retards! J’ai aussi passé ma journée angoissée à réfléchir à ce que je pouvais bien offrir à Pascal et à avoir peur de trouver à la fermeture des magasins. Je n’ai pas été capable de trouver une seule idée originale, en tous cas, rien qui puisse lui laisser un souvenir impérissable et lui faire penser à moi.

J’espérais le croiser ce soir, pourtant, je me sentais mal de n’avoir rien pour son anniv. Je dois bien être la seule à ne lui avoir rien offert. Ciel, s’il m’avait fait un truc pareil, je crois que je lui en aurais voulu à vie. En fin de journée, Pascal m’a appris qu’il partait demain pour quelques jours avec sa famille, c’est-à-dire; avec sa femme et ses parents.

J’ai même pas pensé lui demander où et jusqu’à quand exactement. En fait, je m’en foutais, la seule chose était qu’il partait et c’était triste. Je lui ai demandé s’il sortait ce soir, si on pouvait se voir. Il n’en avait pas très envi, mais si je voulais le voir, il proposait de passer chez moi. Comme je n’avais rien pour lui, je préférais qu’on se voit à l’extérieur.

Pascal a insisté pour venir plutôt chez moi, parce qu’à l’extérieur, on ne pouvait pas vraiment être ensemble et on serait entouré de monde. Alors, je lui ai avoué que je n’avais aucune idée quoi lui offrir, parce qu’il avait tout, que ça me perturbait. Ça l’a fait rire. Automatiquement, j’ai décrypté son rire, et je crois qu’il était franchement amusé. Il m’a dit que ça ne faisait rien, il n’avait pas vraiment besoin que je lui offre quoi que ce soit, l’essentiel c’est que tout allait bien entre nous.

Pascal est arrivé assez tôt, c’était à peine 20h. Il a voulu m’inviter à manger dehors, j’ai proposé de préparer quelque chose. Je n’avais pas fait les courses, stressée, je savais que je n’avais pas grand chose dans le frigo, alors j’ai été ravie qu’il insiste pour qu’on sorte, il n’avait pas envi que je passe le plus clair de mon temps dans la cuisine. Soulagée, j’ai proposé du take-out, j’ai donc commandé chinois et on est passé chercher.

Je me suis détendue après, pfff. Pascal avait remarqué que j’étais nerveuse, tendue, il a deviné que c’était toujours concernant son anniversaire, alors il m’a dit que son cadeau serait que j’accepte de partir en vacances avec lui la prochaine fois, sans mes longues hésitations, etc, alors j’ai dit oui. Pascal m’a taquinée en me disant qu’il me le rappellerait, si d’aventure je me mettais à chercher des tonnes d’excuses comme la dernière fois.

Le reste de la soirée a passé très vite, et vers 23h, Pascal est rentré, il se levait tôt le lendemain. Il s’envolait pour New York. J’ai compris que c’était de petites vacances en couple, avec les parents en prime.

Hum... A cause de sa petite escapade, Jess a piqué la mouche et ils ne sont pas parti le lendemain matin...

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223/11 - Des vacances avec sa femme -  Jeudi, 11 août 2011

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222/11 - Anniv. Pascal - je ne le mérite pas :(

Publié le par JaneDo

222/11 - Anniversaire à Pascal... mercredi, 10 août 2011

Je ne m’attendais pas à ce que Pascal se pointe chez moi après son dîner d’anniversaire chez ses parents! Pire que tout, je n’avais pas de cadeau et je me suis sentie mini. Pascal a fait semblant de ne pas s’en rendre compte, ce qui m’a rendue encore plus mal à l’aise. Mince, je ne m’attendais pas à ce qu’il vienne chez moi comme ça, et surtout pas ce soir. Pour finir, je lui ai dit franchement que je n’avais aucune idée quoi lui offrir et que je ne pensais pas le voir non plus.

Pascal n’avait pas le moral, même s’il essayait de faire bonne figure, il était abattu, je pouvais le voir.

C’était son anniversaire, et ça m’a fait mal au cœur de le voir si down. J’ai fait de mon mieux pour me montrer brave et lui remonter le moral sans en avoir l’air. Apparemment, il avait juste besoin de câlins, d’être sûr que je ne regrettais pas d’être avec lui.

Je savais qu’il était aussi certainement perturbé par la situation avec Jess, par les sentiments confus qu’il ressentait pour elle. Il avait sûrement peur que j’en ai marre et que je le plante, mais ça, ça n’avait aucune chance d’arriver, pourtant je ne savais pas comment le lui dire.

Ouais, ça devait être difficile pour lui, pour Jess, comme ça l’était pour moi. Pfff, on était mal!

J’ai eu une petite pensée pour Caro. Alors j’ai pris son natel pour regarder, Pascal a essayé de m’en empêcher, mais j’étais plus rapide. Comme je le pensais, elle lui avait laisser tout un tas de message. Je ne les ai pas lu, je pouvais facilement deviner le contenu. Sa femme essayait aussi de le joindre, alors je lui ai dit que ce serait peut-être mieux s’il rentrait.

Pascal avait averti Jess qu’il se rendait chez moi, il n’avait pas voulu lui mentir, mais en même temps, c’était affreux de lui infliger ça. Je le savais, il le savait et il se sentait coupable et je pouvais le comprendre. Je sentais qu’il aurait voulu appeler Jess mais qu’il n’osait pas de peur que ça me fasse de la peine. Alors, je lui ai dit de l’appeler s’il en avait envie. Bien sûr, il a prétendu le contraire.

L’entendre parler tendrement à sa femme me faisait mal, mais ça faisait longtemps que j’avais digéré le fait qu’il tenait à elle, donc ce n’était pas une surprise. Par contre, je lui ai demandé s’il allait passer vers Caro avant de rentrer, et je ne voulais pas de mensonge cette fois.

Non, il ne passait pas chez elle, ils s’étaient vu à midi, ils ont mangé ensemble. Rhhh, simple geste, pourquoi je n’y avais pas pensé? Je suis tellement occupée à ménager tout le monde, que je ne pense pas à une chose aussi simple; lui proposer de dîner ensemble!!!

Pfff, je suis la dernière des cruches, une fois de plus, Caro m’a battu au poteau, ça m’a donné envie de pleurer.

En fait, j’étais la seule qui n’avait pas trouvé un simple truc pour le surprendre et marqué le coup pour son anniversaire, pfff! Sans que j’ai eu besoin de trop insisté, j’ai su que Caro lui avait offert 1 week-end pour 2 à Paris.

Pfff, c’était une bonne idée, re-pfff... Pourquoi je n’y avais pas pensé, hein? Pourquoi? C’est pourtant pas compliqué, et ça aurait montré mon envie de passer du temps avec lui, en tête à tête, tous les 2, loin des autres.

Rhhh, comme je sentais minable. Et dire que c’est lui qui a dû venir ici, pour retrouver une nana qui n’avait même pas pris la peine de lui acheter une sucette!!! Manger avec lui à midi, j’aurai dû y penser.

Je suis vraiment nulle, je comprends mieux comment Caro avait réussi à atteindre son cœur, elle était plus fine que moi, plus inventive, plus attentive. Je ne le mérite pas. Moi, je n’avais même pas réussi à lui faire la surprise de le voir, ni même à lui offrir une trombone!

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222/11 - Anniv. à Pascal; je suis à la traîne, Caro plus smart que moi! -  mercredi, 10 août 2011

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221/11 - La journée ça va, c’est le soir...

Publié le par JaneDo

Mardi, 9 août 2011

Heureusement que j’avais été occupée lundi pour ne pas continuer à broyer du noir. La journée, ça va toujours, c’est le soir en général, que Pascal me manque le plus. Aussi des images désagréables de lui et sa femme me tailladaient l'humeur.

Non, non et non, j’avais passé un dimanche adorable avec lui avant l’arrivée de Jess, donc, je ne vais pas commencer à me laisser envahir par des idées noires et il y avait aussi son adorable petit message, c’était encourageant. Non. Mais tout de même? Mince, et qu’est-ce que je vais pouvoir lui offrir pour son anniversaire mercredi?

Donc, me raccrochant à toutes ces toutes petites choses, je me suis concentrée sur mon boulot. Entre 2, je me faisais de petites pauses peintures, pour travailler sur des projets perso.

Pour éviter que ce soit à Pascal d’organiser lui-même quelque chose pour son propre anniversaire, je lui ai envoyé un message pour l’inviter à dîner. Je pensais lui faire à manger chez moi. Tristement, il m’a rappelée pour me dire qu’il ne pourrait pas, et c’était justement pour ça qu’il n’avait pas essayé de me parler. Piquée de curiosité, je lui ai demandé ce qu’il avait et il a été obligé de me dire qu’ils étaient, lui, Jess et Thomas invité à manger en famille.

Hum, j’ai été soulagée... Soulagée de savoir qu’il était avec sa famille et non avec Caroline! Bah, j’avais un jour de plus pour décider de ce que je pourrais bien lui offrir dans ce cas.

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221/11 - La journée ça va, c’est le soir.. -  mardi, 9 août 2011

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220/11 - Insupportable!

Publié le par JaneDo

220/11 - Insupportable -  lundi, 8 août 2011

Hum, quant je me souviens de ce que j’ai ressenti quant Jess a susurré que Pascal passait toutes ses nuits ailleurs, je me traite d’idiote. Ce n’était pas possible, parce que chaque fois que j’ai voulu le voir, il était dispo? Ou sinon, comment faisait-il pour arriver à me faire imaginer qu’il ne voyait que moi, enfin presque? Comment est-ce que j’ai pu, ne serait-ce qu’une minute, croire ce que Jess disait? Ou est-ce que j’étais prête à croire n’importe quoi? Bon, faut dire que je l’avais retrouvé à 2 occasions chez Caro quand même!

Dimanche, en fin d’après-midi, on se taquinait gentiment à moitié à poil sur le canapé, on a entendu une voiture devant la maison. On a pensé que c’était Thomas qui rentrait sans plus. Heureusement, je crois que Pascal n’avait pas dû reconnaître le bruit, alors il a été voir par la fenêtre. Oui, heureusement, parce que c’était Jess.

La petite sournoise!!! Elle avait fait croire à Pascal qu’elle ne rentrait pas avant mardi, c’était faux!

Prise au piège, pas moyen de m’échapper, d’abord il me fallait penser à m’habiller, alors je n’avais pas le temps de penser à autre chose. J’ai couru me réfugier dans la chambre pour m’habiller. Jess a tout de suite deviné qu’il n’était pas seul, et je savais que ça ne servait à rien que je reste cachée, elle me trouvera. J’allais quand même pas essayer de m’enfiler sous le lit? Et si elle regardait dessous, j’aurai l’air parfaitement idiote.

Je n’ai pas entendu le début de la discussion, forcément, mais c’était facile à deviner, et quant elle m’a vue sortir de la chambre, elle a eu une expression bizarre sur le visage. Je n’ai pas eu le temps de dire quoi que ce soit, quant elle s’est précipitée sur moi, je m’attendais à des insultes, mais pas à ce qu’elle se jette sur moi. Elle a essayé de m’étrangler. Elle a de vraiment longs cheveux, alors j’ai attrapé une poignée pour tirer sa tête en arrière. Pascal nous a séparé. J’aurai pu lui fiche mon poing dans la gueule, mais il était préférable, tant que je n’étais pas en danger de mort de paraître sur la défensive.

Après elle a fondu en larmes et a quitté le salon. Pascal s’est excusé pour elle, et je m’apprêtais à partir, mais elle est revenue et s’est excusée d’avoir agi aussi stupidement, c’était un coup de sang, elle regrettait. J’ai essayé de ne pas me sentir concernée de la voir toute abattue, tête basse, l’air misérable, mine de rien, je pouvais comprendre son désarroi et je n’étais pas très fière d’être la salope qui en était la cause. C’était un rôle désagréable, minable, même pour moi, mais mon regard s’est posé sur Pascal, et dieu que je l’aime...

C’était tragique, on était dans une situation horrible. J’étais amoureuse d’un type qui était déjà pris, de son mari, et pour mon malheur, je connaissais sa femme, j’aurai dû avoir la dignité de me sortir de là, sans le vouloir, j’étais responsable de son malheur, de la mienne aussi, parce que je n’arrivais pas à me détacher de lui. Je ne le voulais pas et je ne le pouvais pas non plus.

C’était lamentable. A regarder froidement les choses, j’avais le pire rôle qui soit; j’avais le culot de venir me taper son mari chez elle. Je n’étais pas dans la meilleure position pour ouvrir ma gueule, j’avais tord d’être là qu’on le regarde de toutes les manières qu’on veut. Aveuglée par mes sentiments pour Pascal, la plupart du temps, j’arrivais à occulter la réalité. Mais quoi que je puisse penser, penser avoir le droit de tout parce que j’avais l’excuse de l’aimer, ce que Jess devait subir par notre faute était affligeant, horrible, inqualifiable.

Je me suis sentie rougir quant elle m’a demandé de rester, je savais que je devais partir, mais... Horriblement, j’avais envie d’être avec lui, encore un peu, encore quelques heures. J’étais tiraillée entre ce que je devais faire et ce que j’avais envie de faire... En toute conscience, je devrais partir, mais j’en avais aucune envie, j’aurai préféré qu’elle ne soit pas là. Une fille bien ne s’incruste pas chez une autre femme comme ça, ne s’incruste pas dans un couple. Alors pour garder la face, j’ai esquivé un semblant de retraite, mais j’ai été contente que Pascal me retienne, que Jess insiste que je reste pour s’excuser. Pascal voulait partir avec moi, c’est pour ça qu’elle a voulu que je reste, j’en étais consciente.

J’ai donc accepté de rester un petit moment.

Je n’aurai même pas dû rester pour le café, j’essayerai d’utiliser ma tête la prochaine fois. Je n’arrive pas à croire comme je peux être idiote parfois! Jess a admis qu’elle se doutait que Pascal et moi avons continué à nous fréquenter, et là, elle en avait la preuve. Jess nous en voulait de lui avoir menti, elle en voulait plus à Pascal. Elle souffrait et faisait peine à voir, ça ne m’a pas surprise que Pascal soit touché aussi et qu’il la prenne dans ses bras, je regrettais seulement d’être là. Il lui demandait pardon, s’excusait, faisait de son mieux pour la calmer. Pascal regrettait probablement de m’avoir fait rester aussi, son visage était fermé, tendu, et je crois bien qu’il était malheureux.

Discrètement, je me suis éclipsée... Je n’avais pas tellement le choix!

J’avais pleuré sur tout le chemin du retour, parce que, j’aurai pu être à la place de Jess!!! Je ne suis pas sûre que j’aurai pu en supporter la moitié de ce qu’elle devait subir. Si j’avais été sa femme, je n’aurai pas supporté de voir une autre femme oser venir poser son cul chez moi, faire comme si elle était chez elle sous mon toit. Je n’aurai pas supporter de voir mon mari prendre son parti, de le voir la défendre, et de savoir que c’était lui qui l’avait invitée en plus m’aurait fait perdre mon sang froid. En me mettant à sa place, la souffrance était absolument insupportable. Comment est-ce que, moi, je pouvais faire ça à une autre fille?

Pascal n’avait pas essayé de me retenir, ce qui était parfaitement normal. J’avais un peu les boules que notre secret de pacotille soit éventré, j’avais peur de ce que me réservait l’avenir! Je n’ai pas eu de ses nouvelles lundi, on ne s’est pas parlé au téléphone, il m’avait seulement envoyé un sms pour dire que, même si tout était complètement cahotique, il m’aimait quand même et qu’il espèrait que je l’aimais aussi malgré tout.

Si je l’aimais??? Jeeez, je ne pense pas que je serais dans cette situation si ce n’était pas le cas!

Lundi soir chez ma soeur, je ne m’attendais pas à voir Annick, Fred, Gilles, Pascale en plus des enfants!!! Je suis arrivée en même temps que Gilles et Pascale et leur petit chien, une petite femelle rousse; Gloss. La fille à Annick et Fred, Alizée était là aussi et j’ai appris que ma puce avait passé la semaine chez Annick. Et Carmine était là. Bref, on était... pfffouh, 11 à table!

Je suis rentrée vers minuit et je n’avais même pas répondu au message à Pascal!

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220/11 - Insupportable! -  lundi, 8 août 2011

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219/11 - enfin seuls tous les 2

Publié le par JaneDo

Dimanche, 7 août 2011

Dimanche, Pascal était comme d’habitude le 1er à se lever. Il avait préparé le déjeuner qu’on a pris au lit. Il était sorti faire son jogging, malheureusement ou heusement, je ne l’avais pas entendu se lever, et je n’ai pas pu m’empêcher de me demander s’il avait fait un tour chez Caro ou pas. Mais je ne lui ai rien demander, je ne voulais pas gâcher le peu de temps qu’on passait ensemble. Puis, à y réfléchir, je ne voulais rien savoir.

L’essentiel, c’était comme il était quant il était avec moi, le reste n’avait aucune importance.

Thomas savait que j’étais là, la mine défaite d’avoir certainement trop fait la fête hier soir, il est passé prendre le déjeuner avec nous. Il n’osait pas trop me regarder en face, je me demande bien pourquoi? Est-ce qu’il m’en voulait? Peut-être un peu. D’ailleurs, quant j’ai entendu sa voix, je ne voulais pas vraiment sortir de la chambre, mais Pascal est venu me tirer par les oreilles (façon de parler). Gênée, je suis restée presque muette, quelques sourires par-ci, par-là, la mine attentive, c’est tout ce que j’ai pu faire. Mais j’étais soulagée de le voir partir.

Ils ont parlé de basket, natation. D’après ce que j’ai cru comprendre, Pascal avait envi de recommencer, l’eau lui manquait et comme il était sur le banc pour l’instant au basket, il pensait pouvoir faire les 2. Ca m’a fait dresser les poils sur la tête, mais je n’ai rien dit. Il avait déjà une femme, ce n’était pas à moi de jouer les doublures. Heureusement, Thomas lui a demandé où est-ce qu’il pensait trouver du temps libre pour la musique et pour sa vie privée. On aurait dit qu’il n’y avait pas pensé, je lui aurai bien tapé un peu sur la tête!

Dès que Thomas est parti, on a passé le reste de la journée à l’horizontale.

Jess l’a appelé en milieu d’après-midi, pour lui dire qu’elle pensait encore rester à Paris jusqu’au mardi, qu’elle rentrerait dans la journée. Vers la fin de la conversation, elle a dû lui demander si j’étais là, ou s’il était avec une fille, parce qu’il lui a dit qu’il était à la maison et que Thomas avait déjeuner avec lui. Ensuite, il a prétendu être sur le point de sortir pour aller retrouver ses potes.

Discrètement, je me suis éloignée pour les laisser discuter.

La fin de la journée est arrivée bien trop vite, je pensais qu’il était temps pour moi de rentrer. Sachant que Jess ne rentrait pas, je pensais garder Pascal à l’oeil pour savoir s’il irai retrouver Caro. si c’était le cas, j’avais l’intention de lui faire une minu scène, ensuite lui demander de choisir, moi ou les autres... Enfin, peut-être pas si loin. On verra le moment venu, parce que je préférais que ça vienne de lui et pas que je sois obligée de le lui imposer.

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219/11 - Journée à l’horizontale -  dimanche, 7 août 2011

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218/11 - La jalousie picote

Publié le par JaneDo

Samedi, 6 août 2011

Quant Jess m’a prise à part dans le bureau pour discuter, j'ai tiqué, mais après, j’ai été gagné par un petit regain d’espoir; bonne nouvelle, oui, Jess partait ce soir pour Paris, Barbie passait la chercher dans une petite 1/2h, alors elle voulait me parler avant. Demain, elle ne serait pas là pour notre petit verre en tête à tête. Jess avait choisi le moment où Pascal s’était éloigné pour sortir fumer avec 2 de ses copains. Forcée de la suivre, j’ai lancé un regard désespéré en direction de Pascal, mais il tournait le dos au salon. Poisse.

Probablement pressée par le temps, Jess a été droit au but, elle voulait savoir si je voyais encore Pascal ou s’il était vraiment avec Caroline. J’ai eu du mal à déglutir quant elle m’a appris que Pascal ne dormait pratiquement jamais à la maison, donc elle se demandait s’il était avec moi. Je savais qu’il n’était pas avec moi tous ces soirs là, donc il devait certainement être avec Caro.

Avec horreur, je sentais les larmes de jalousie me picoter les yeux. Je ne comprenais plus rien, Pascal m’avait dit qu’il avait fini par avouer à Thomas qu’on se voyait toujours, qu’il n’avait pas l’intention de rompre, donc si Thomas ou Jess me posait la question, je n’avais pas besoin de mentir, je pouvais dire la vérité. Pourtant, d’après ce que Jess disait, il était tout le temps avec Caro, alors pourquoi? Pour le couvrir, ou couvrir lui et Caro?

J’étais mal, mais pas question de m’effondrer devant elle. J’hésitais, je n’avais pas envie de lui dire que je le voyais s’il passait son temps avec une autre. Va falloir que je lui demande une fois pour toute ce qu’il en était avec Caro, je crois que ça ne servait plus à rien de ruser, ça me faisait un poil trop mal là. Avant que je n’ai eu le temps de répondre Pascal a débouler dans la pièce.

  • Je peux savoir ce qui se passe ici?

Jess lui a lancé un regard soupçonneux.

  • Tu réagi toujours comme si tu étais obligé de la protéger, ou comme si tu as quelque chose à cacher chaque fois que je veux parler à Jane, pourquoi? Vous vous voyez toujours, hein? J’ai raison non?
  • Jess, fou lui la paix... Si tu veux t’en prendre à quelqu’un, c’est à moi, laisse Jane en dehors de ça.

Là, je devais intervenir. Je ne voulais pas la laisser croire qu’on se voyait, parce qu’il ne passait pas toutes ses nuits avec moi, mais avec Caro. Jeeez, j’avais mal, le cœur lourd de penser que c’était elle, Caroline, qu’il serrait contre lui tous les soirs, c’était auprès d’elle qu’il retrouvait sa sérénité et sa joie de vivre. Je pensais “plaisir” au lieu de joie de vivre, mais je ne laissais pas les mots s’imprimer dans ma tête, sinon je crois que je l’aurai frappé.

  • Jess, ça nous arrive de nous voir, on est ami je crois avant tout, mais si ça peut te rassurer ou répondre à ton besoin de savoir, ce n’est pas avec moi que Pascal passe toutes ses nuits. Je vais vous laisser, parce que je crois aussi que tout ça ne me concerne pas.
  • Toutes ses nuits? C’est quoi encore cette histoire?
  • Jess me disait que tu ne dormais pratiquement jamais à la maison, et elle avait cru que tu passais tes nuits chez moi.

Pascal a rougi d’un coup. Un gros coup de fard, il maîtrisait à peine sa colère, pourtant, il a parlé calmement, sans élevé la voix. Il a attrapé Jess par le bras et a reposé la même question.

  • C’est complètement faux, elle ment. A quoi tu joues? C’est quoi cette histoire? Alors comme ça je ne dors pas à la maison? Et depuis quant est-ce que tu as besoin d’inventer ce genre de mensonges?
  • Si vous ne sortez pas ensemble, je ne vois pas pourquoi ça te met tellement en colère??? Ni pourquoi tu aurais besoin de te justifier, sauf si cela risque de froisser Jane, sauf si vous me mentez tous les 2! Donc, j’avais raison, vous vous fréquentez toujours... Mais alors, quel est le rôle de Caro dans tout ça? Chaque fois que j’ai débarqué chez Caro, tu n’y étais pas, alors... Tu étais avec Jane, ou alors avec une autre? Pascal? Y a-t-il quelqu’un d’autre?

Pascal la regardait les sourcils froncé, c’était clair, il était en colère. Est-ce que je pouvais vraiment croire que Jess m’avait menti juste pour me faire péter un câble? Je n’étais pas partie comme j’en avais l’intention, moi aussi j’aurai aimé connaître les réponses à ces questions.

Barbie a passé la tête par la porte du bureau, elle était venue chercher Jess. Elles partaient pour Paris. Jess a fait la grimace, elle aurait aimé poursuivre la discussion, mais elle ne voulait pas faire attendre sa copine.

Une fois Jess partie, on est resté silencieux, hésitant aussi. Pascal a pris la parole le 1er, pour me dire que ce que Jess avait essayé de me faire croire était faux, que les seules fois où il n’avait pas dormi à la maison, c’était quant il était avec moi. Je me suis montrée sceptique, parce que je me souvenais trop bien comme il avait toujours de la peine à rentrer, et je me disais que ce devait être pareil quant il était avec Caro. Et dire que j’avais été heureuse chaque fois en pensant que c’était parce qu’il avait de la peine à me quitter!!!

J’étais fatiguée, déprimée, je voulais rentrer.

  • Reste? Reste avec moi ce soir... Comme tu vois, elle ne sera pas là, on pourrait passer enfin un week-end ensemble.

Afff afff afff, ma première réaction aurait été de refuser. Il aurait été préférable de refuser, sinon ce serait me montrer faible que d’accepter chaque fois qu’il me le demandait, mais... C’était trop difficile de refuser... Alors, j’ai cédé. Et oui, encore une fois, je me suis montrée faible, incapable de résister à la possibilité de passer quelques heures avec lui. Mais comment résister à ce regard vert, à ce regard qui me pressait de dire oui.

Je devais passer chez moi pour aller chercher quelques affaires, au retour, je viendrais directement chez lui. De son côté, il restera chez Thomas jusqu’à ce que je le prévienne de mon arrivée. Ensuite, qu’on nous fiche la paix pour tout le week-end.

En quittant le bureau, j’ai été dire au revoir à tout le monde et remercier Thomas de m’avoir invitée. Je crois qu’il se doutait de quelque chose, je le voyais dans son regard, mais il n’a rien dit. Je l’ai remercié aussi d’avoir averti Pascal quant il m’a vu suivre Jess dans le bureau. Je lui en étais reconnaissante, il est vraiment mon ange gardien.

J’étais impatiente de revenir, j’en tremblais même. J’étais impatiente d’être collée contre lui, emprisonnée dans ses bras. 1h plus tard, j’étais de retour. Personne ne m’a vue entrer chez Pascal, j’avais même pris le soin de parquer ailleurs. 10mn plus tard, je retrouvais la sécurité de ses bras accueillants, bercée par sa tendresse. La chaleur de son corps, ses baisers me faisaient perdre la tête. Afff, mon cœur était au bord de l’explosion, j’étais si bien.

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218/11 - La jalousie picote -  samedi, 6 août 2011

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217/11 - Rien ne se passe jamais comme je l'espère...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 5 août 2011

Ce soir, Thomas proposait qu’on passe la soirée chez lui. On ne pouvait pas fumer dans les bars, ni dans les boîtes et la plupart du temps, c’était toujours beaucoup plus sympa entre nous, donc pourquoi sortir. Thomas m’avait invitée, mais encore plus surprenant, Pascal aussi. Avec le petit harcèlement téléphonique de Jess tout au long de la journée, je n’avais pas très envie de lui tomber dessus, Jess allait surement en profiter pour “parler”. D’ailleurs, je me demande bien ce qu’elle me voulait?

Quant Pascal m’a appris qu’elle ne serait pas là, je me suis sentie libérée et même très contente. On a longuement discuté pour savoir si on allait à la soirée ou, si on se retrouvait tout simplement chez lui. Lui irait un moment chez Thom en attendant mon arrivée, et dès que j’arrive chez lui, je lui envoi un sms pour l’avertir. Mais, Thomas m’avait invitée, et j’avais l’impression que ça faisait un moment que je fuyais toute l’équipe, si je continuais, j’allais finir par tellement m’éloigner de tout le monde, que je me sentirais très vite hors course.

Donc, j’allais à la soirée chez Thomas et on se s’arrangera pour se retrouver plus tard.

Je suis arrivée hyper tard, c’était passé minuit, mon cœur a tout de suite remarqué Pascal et il s’est affolé. Il est rare que je sois la 1ère à arriver dans une fête, et pourtant, c’est toujours mon intention initiale. De cette manière, je n’ai pas à faire le tour pour dire bonjour à tout le monde; c’est celui qui arrive qui se voit obligé de faire le tour. J’ai fait semblant de rien, je suis passée dire bonjour à tout le monde avant d’aller saluer Pascal. Afff, lui! Il me fera toujours tourner la tête! J’aime ses manières, son sourire, sa façon de sourire avec les yeux, jusqu’à sa façon de passer son bras autour de moi pour me tirer vers lui pour me faire la bise. Jeeez, je suis vraiment à la masse!

Comme d’habitude, Caro était collée à ses basques, j’ai eu une petite grimace intérieurement, cela ne semblait pourtant ne pas gêner Pascal. Bon, j’ai parfois de petites réactions de désagréments, mais je ne le montre pas. Je regrette chaque fois mes réactions, même si elles sont internes, parce qu’elle est vraiment très gentille, agréable, de bonne compagnie, elle est super sympa et tout. Hum, ça doit être la jalousie je pense.

J’ai voulu prendre la fuite pour aller parler à droite et à gauche, m’éloigner un peu de la sphère à Pascal, parce que sa présence me faisait vibrer, trembler, transpirer, et ça me rendait muette, renfermée et peu sûre de moi, mais il a anticipé mon geste et il m’a rattrapée par la taille pour m’asseoir à ses côtés. Et voilà, je n’étais plus qu’un objet posé sur canapé; je n’avais rien à dire et avait même des difficultés à suivre les discussions.

Caro a été adorable, elle s’est collée à côté de moi et de temps en temps, en remarquant que je semblais absente, me répétait les choses et d’après l’expression de son visage, je comprenais qu’il me fallait rire ou sourire, ou par exemple que c’était une blague qui devait être rigolote. Pascal était assis sur le bras du canapé et il était penché contre le dossier, son bras derrière moi, ce qui fait que je pouvais sentir son parfum et... les vibrations de sa présence... chaque fois qu’il parlait, sa voix me traversait de part en part. Si proche, mais je ne pouvais juste pas le toucher ou pas comme je le voudrais. J’avais les joues brulantes, des crises de chaleur et les oreilles rouges écrevisses!

De temps en temps Pascal me lançait un de ses petits sourires perso et mon cœur partait en vrille, comme quant il me chuchotait de petits secrets à l’oreille. Glups, j’avais envie de... rentrer... c’est-à-dire qu’on s’en aille, qu’on ne soit que tous les 2, loin de toute cette foule. Caroline a dû deviner, ou sentir que je me demandais comment on allait faire pour s’éclipser sans qu’elle se doute de quelque chose. En plus, je ne savais pas comment dire à Pascal que je voulais partir, qu’on se tire, qu’on aille chez lui, il avait l’air de s’amuser. Ces pensées me faisaient rougir encore plus que je ne l’étais déjà.

J’ai entendu Caroline chuchoter dans les oreilles de Pascal, comme ils chuchotaient, tête contre tête juste derrière moi, je l’ai entendu proposé à Pascal qu’on aille chez elle prendre un verre, question de ne pas avoir toute cette foule autour, que les 3. Ravie, j’ai entendu Pascal refuser. Ouf, ça m’évitait de devoir le faire ou chercher des excuses une fois mise devant le fait accompli.

Hélas, j’ai eu la désagréable surprise de voir Jess arriver... Jess devait pourtant être à Paris avec Barbie ce week-end... Vraiment pas de chance pour nous! Mais alors, qu’est-ce qu’elle foutait là? Et moi qui avait déjà commencé à rêver de passer le week-end avec Pascal, en tête à tête, rien que les 2, enfermé chez lui, sans mettre le nez dehors... Ouais, pas de bol!

Comme je l’avais pensé, Jess a profité du fait qu’on se voyait en chair et en os pour me dire qu’elle avait passé la semaine a essayé de me joindre et qu’elle voulait me parler. Jess proposait qu’on aille prendre un verre ensemble samedi après-midi. Je ne savais quelle excuse donner pour éviter ça, alors j’ai fait semblant que c’était une bonne idée et j’ai accepté. Mais, je savais très bien que d’ici demain, j’en trouverai une et que j’annulerai. Je n’avais pas envie de me retrouver seule avec Jess, ni envie de face à face avec elle.

Afff, je me sentais tout à coup submergée par une grosse vague de déprime à l’idée de ne pas pouvoir finir la soirée avec Pascal...

* * * * * * * * *

217/11 - Rien ne se passe jamais comme je l'espère -  vendredi, 5 août 2011


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216/11 - Une fatigue qui libère & Anniv.Anietta

Publié le par JaneDo

Jeudi, 4 août 2011 ;

Ce mois-ci, j’ai une tonne d’anniversaires, incroyable le nombre d’amis du mois d’août. J’ai tout noté soigneusement pour n’oublier personne. Ce soir d’ailleurs, j’avais l’anniversaire d’une copine. Elle avait fait des réservation dans un restaurant et avait envie qu’on termine la soirée au bowling.

A vrai dire, je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas envie d’aller à cet anniversaire, mais je ne voyais pas comment faire autrement. Si seulement j’avais deviné qu’elle voulait le fêter, j’aurai trouvé une excuse avant de répondre à son appel. Si elle avait envoyé ses invits par sms, j’en aurai trouvé, elle m’a prise par surprise. Mais bon, d'un côté, je ne la voyais pas souvent, je ne pouvais pas en plus refuser d'aller à son anniv.

En début d’après-midi, j’ai été me faire masser à l’institut de ma sœur, pourtant je déteste les massages. Je m’ennuie de ne pouvoir rien faire à part rester immobile comme du bois mort. Ça m’a fait un bien fou, j’avais les épaules nouées. En partant, je suis tombée sur une copine et on a été prendre un verre.

Jess m’a appelée, quant j’ai vu son numéro, je n’ai pas voulu répondre, son appel à fini sur ma boîte vocale. Elle voulait me voir, elle avait à me parler. Je me demande bien ce qu’elle pouvait avoir à me dire? J’aurai pu en profiter pour appeler Pascal, c’était une bonne excuse et peut-être qu’il savait ce qu’elle me voulait. Mais j’ai oublié.

En arrivant au restaurant, j’ai tout de suite dit à Anietta que je ne pouvais pas faire long, que je ne pourrais pas aller au bowling, mais je suis restée. Il y avait une bonne ambiance, et à ma grande surprise, je m’amusais. Je savais que Pascal répétait avec le groupe de Varios, et j’avais eu envie d’aller faire un saut là-bas pour le voir, finalement, c’était aussi bien comme ça.

La plupart de mes potes étaient là et au bowling, on s’est bien défendu. C’était chouette de passer une soirée sans passer mon temps à ressasser à propos de Pascal. Je devrais peut-être faire ça un peu plus souvent et peut-être que je réussirais à prendre du recul et être moins accro. On a quitté le bowling à la fermeture, personne n’avait envi d’aller traîner en boîte, on ne peut même pas fumer, alors on a terminé chez Anietta, puis Johnny m’a ramenée. On a discuté dans la voiture pendant presqu’une heure avant de se décider à se rentrer.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas passé une soirée sans avoir le ventre à l’envers en pensant à Pascal, en étant tiraillée par l’envie de le voir. Une soirée sans fixer mon natel en espérant ses appels, en me demandant où il était, ce qu’il faisait et qui était avec lui. J’ai oublié de regarder mon natel, oublié d’appeler Pascal, oubli Jess aussi, bref, c’était reposant.

Après une petite douche, j’ai été me coucher presque tout de suite. Je n’ai même pas pris le temps de regarder qui m’avait appelé, ni les messages. Rien, trop fatiguée, mais c’était une bonne fatigue, celle qui libère.

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216/11 - Une fatigue qui libère -  jeudi, 4 août 2011

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215/11 - Pascal? Le moteur de ma vie?

Publié le par JaneDo

Mercredi, 3 août 2011

Après notre petite dispute, Pascal aurait tout de même dû m’appeler aujourd’hui? Ou est-ce trop demander? Pourquoi ne fait-il plus de simples choses comme ça? Est-ce que je l’avais trop énervé? Puis zut, je n’ai pas à chercher à décortiquer ses états d’âmes, il aurait dû m’appeler, il ne l’a pas fait; faute. J’étais remontée à bloc, convaincue que j’avais toutes les raisons de mon côté pour l’accabler de mes reproches, puis, la minute d’après, je nageais au fond d’un puits de désespoir assez profond.

Avec ça, j’étais incapable de faire quoi que ce soit, ni bosser, ni rien. Pfff, je me traînais comme une grosse cruche, le chagrin en bandoulière, éprouvant de petites piques d’espoir quant mon natel sonnait. Mais, ce n’était jamais Pascal. Le rat des bois! Il aurait dû m’appeler. Mince, est-ce que je n’étais plus capable de fonctionner sans que Pascal soit le moteur de ma vie? Je me reconnais de moins en moins dans cette baudruche que je semble être devenue,.

Et merde, il me manquait, et zut, en repensant à notre prise de becs, j’avais l’estomac à l’envers. J’avais eu l’impression que Pascal avait failli me dire que; qu’il avait l’impression que le peu qu’il pouvait m’offrir ne me suffisait pas, qu’il ne semblait pas pouvoir faire mon bonheur, alors il fallait mieux qu’on en reste là. Rhhhah, si c’était le cas, j’en crèverais. Le fait qu’il ne m’appelle pas commençait à remplir ma tête d’idées, de plus en plus, noires. Et la frayeur d’être à nouveau au bord de la rupture me rongeait.

Non, il ne pouvait pas me faire ça, pas encore, pas cette fois. J’essayais de me convaincre, et je crois que j’y suis parvenue, puis re-descente dans les tréfonds des doutes. Pour conjurer le sort, je lui ai envoyé un message; “Miss you deadly u creep... Love u no matter what...” (tu me manques espèce d’abruti... T’aime malgré tout). Dans d’autres circonstances, on aurait dû me torturer pour que je fasse le 1er pas, et si ce n’était pas Pascal, je crois que je n’y aurais même pas pensé.

Mon cœur a repris vie en recevant son message; “Wanted to come around but sadly game tonight, sorry... Miss u big time 2 & no matter what Babe... and... I love u” (Voulais passer mais malheureusement match ce soir, désolé... Tu me manques aussi énormément et malgré tout Babe... et... je t’aime). Hahhhh, j’étais à nouveau au paradis, soulagée, et en même temps, une vraie loque; je m’étais torturée la tête pour rien finalement. Il n'aimait pas trop les sms, mais quant il s'y mettais, il était du tonnerre., ses messages me touchaient en plein cœur. J’avais la fâcheuse tendance de toujours imaginer le pire!

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215/11 - Pascal? Le moteur de ma vie? -  mercredi, 3 août 2011

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