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247/11 - Il ne pardonnera pas ce faux pas!

Publié le par JaneDo

247/11 - Il ne me pardonnera pas ce faux pas!
Dimanche, 4 sept 2011

Pascal m’avait envoyé un misérable petit message et je nageais de bonheur! J’ai trouvé ça trop chou, sachant qu’il était plutôt remonté contre moi, qu’il ne m’aimait pas trop ces temps-ci. Etait-ce vraiment attentionné, ou était-ce seulement l’art de savoir garder quelqu’un accroché à sa ligne?

Pas 1 seconde je n’avais pensé qu’il irait peut-être rejoindre Caro, plus tard, après le départ de ses potes. Non. Nageant sur mon petit nuage, j’étais rentrée toute rassurée, et j’ai dormi comme un bébé, sans passer toute la nuit à pleurer, comme ça m’arrivait souvent ces jours-ci.

Dimanche par contre, en me réveillant, le manque a été aussi réveillé! Pfff, les journées sont longues sans savoir quant je le reverrais.

Je savais pertinamment que je devais me secouer, et faire mes trucs, et apprécier ma tranquillité, comme je l’aurais fait si on était pas fâché. J’avais beau me faire la morale, rien n’y faisait, j’étais là à me torturer la tête, sans être même capable de regarder un film ou peindre, ni même lire. Je ne savais que me lamenter. Et je le détestais aussi par moments, parce que je trouvais qu’il aurait pu essayer quelque chose, n’importe quoi.

Franchement, sa femme n’était pas là, est-ce que c’était vraiment le moment d’être fâché? C’est pas comme si on avait souvent l’occasion de passer du temps ensemble. Puis zut, je savais aussi dans une toute petite partie de ma tête que c’était de ma faute, mais ça, je ne voulais pas trop y penser.

  • T’es toute seule?
  • Oui, pourquoi?
  • J’en étais sûr. Je suis aussi tout seul, on pourrait conjuguer nos solitudes? On pourrait passer la journée ensemble? Ca te dit?
  • Heum... Je préfére pas... Je risque seulement de m’attirer des ennuis.

Layne a rigolé.

  • Thomas m’a raconté ce qui c’était passé... C’était pas très malin!!! Déjà parce qu’ils sont un peu trop proche, puis, il habite au-dessus de Pascal... A quoi tu pensais???
  • Je sais... En fait, je n’ai pas pensé...
  • Mouais... Maintenant, tu connais Pascal, il ne va pas te pardonner ça, alors franchement Jane, ça ne sert à rien que tu reste dans ton coin à te torturer la tête, c’est naze vous 2!
  • Arrête... Si Thomas t’as raconté, alors tu sais qu’il ne s’est rien passé, il suffit que Pascal se calme et qu’on puisse discuter calmement.

Layne a pouffé de rire.

  • Hahhh Jane! Tu te fais des illusions, tu lui compliques l’existence, il va plutôt en profiter pour tirer un trait une fois pour toute oui! Je sais que ce n’est pas ce que tu veux entendre. Puis, il a peut-être envi de s’amuser après tout...

J’ai tenu bon, pas question que j’aille encore m’enfoncer. L’empêche qu’après la discussion avec Layne, j’étais hyper déprimée.

C’est Layne qui m’a fait penser  que Pascal avait surement été chez Caroline après la petite soirée entre potes. Il en était persuadé, lui en tous cas, c’est ce que lui aurait fait. Pour lui, aucun mec ne peut résister à une fille qui s’offre aussi gentiment, qui ne demande pas mieux que de t’attendre bien sagement, tandis que celles qui risquent de partir courir d’autres lièvres, c’est des casse-tête chinois.

J’ai dû me faire violence pour ne pas lui envoyer une tonne de messages. Des messages plus ou moins mièvres et pleurnichardes, et demander à le voir. J’ai dû me répéter une centaine de fois que, cette méthode avait déjà échoué, qu’il me fallait repartir sur l’autre méthode prévue au départ; c’était moi qui avait des raisons d’être fâchée, pas lui!

C’était un dimanche de zut, je n’ai pas su apprécier ma journée, et je l’ai passé à espérer un petit signe de sa part. Lamentable.

* * * * * * * * *
247/11 - Il ne pardonnera pas ce faux pas! - Dimanche, 4 sept 2011

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246/11 - Le déluge total

Publié le par JaneDo

246/11 - Le déluge total.. et dans mon cœur aussi..
Samedi, 03 sept 2011

Je ne suis pas sortie hier soir, et Thomas, un petit amour comme toujours, m’a appelée, proposé de passer la soirée ensemble, d’aller au ciné, manger, etc, et comme rien ne me faisait changer d’avis, il a continué durant la soirée à m’appeler de temps à autre pour être sûr que je n’avais pas envie d’aller le rejoindre. Pour me rassurer et essayer de me forcer à bouger, il m’a même dit que Pascal n’était pas sorti.

Ça m’a fait plaisir de l’apprendre, pas pour les raisons qu’espéraient Thomas, mais, tout de suite après, je me suis demandée ce qu’il pouvait bien fabriquer, où il était et avec qui... Pascal était probablement avec Caro!

Ciel, si je n’étais pas si folle de Pascal, c’est sûr que je finirais par tomber croque dingue de lui. En tous cas, il savait comment se faire aimer!!! A chacun de ses appels, mon cœur se serrait de devoir lui dire non, et l’envie de le voir grandissait. Pour éviter de flancher, j’ai dû lui mentir et lui dire que j’allais me coucher, donc il ne fallait plus qu’il m’appelle.


Caro aussi avait essayé de m’appeler en début de soirée, j’avais pas répondu. Ça m’aurait sûrement fait du mal et trop fait penser à Pascal. Ensuite, elle m’avait laissé 2 messages pour me demander de l’appeler, puis un autre pour m’inviter à passer chez elle. Ça, ça m’a un peu surprise, mais je ne l’ai pas rappelée. Je ne voulais pas avoir l’air désespérée.

En début de soirée, vers 19h, grosse tempête de pluie, le déluge total. Waouh, c’est un temps à rester chez soi, enroulé dans les bras de son amoureux et passé une soirée en tête à tête langoureux. Hahhh, ça me faisait penser à Pascal, qu’est-ce que j’aurai aimé qu’il soit là, être entourée de ses bras, au chaud.

Folle de curiosité, je suis allée voir ce qu’il faisait, voir s’il était vraiment chez lui. Ciel, c’était pas du “stalking” ça? Peut-être, mais je n’en avais pas l’impression, je l’espionnais seulement pour savoir ce qu’il faisait, pas qu’il me raconte des conneries plus tard.

C’était pas vraiment le temps idéal pour aller l’épier, j’étais trempée de la tête au pieds, mais Pascal était bien chez lui.

Paul et un autre copain étaient avec lui, ils semblaient jouer à des jeux vidéos. De temps en temps, je le voyais exploser de rire, ou se lever pour aller chercher des trucs à grignoter ou à boire. Arf, il était trop mignon.

J’ai donc prévu de lui envoyer un message pour lui demander s’il voulait passer chez moi, ou si je pouvais passer chez lui. Ok, je sais, je devrais me taper sur la tête avec une batte parce que je n’aurai pas dû, je me montrais faible. Mais, je voulais voir ce qu’il allait faire, comment il réagirait. Quant il s’est levé encore une fois, j’ai envoyé mon message. Quant il est revenu vers la télé, je l’ai vu prendre son natel et lire mon message. Il l’a tout simplement lu et reposé son natel. Pas de réponse. Ça c’était vache.

Il a joué un moment, puis il a pris son natel pour m’envoyer un message. Trooooop chou, ouf!

Pascal ne disait pas grand chose à part qu’il ne pouvait pas, il avait du monde à la maison. Ça, c’était certainement pour me couper l’envie de passer chez lui au cas où j’en avais eu l’idée. Pas de “je t’aime” ou “tu me manques”, juste bisous. Mais bon, c’était toujours ça, au moins il m’avait répondu, alors mon cœur pouvait continuer à l’aimer.

Je suis rentrée, trempée et frissonnante de froid, mais apaisée et plus tranquille...

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246/11 - Le déluge total.. et dans mon cœur aussi.. - Samedi, 03 sept 2011

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245/11 - Projet de fuite à St-domingue

Publié le par JaneDo

245/11 - Fuite à St-domingue
Vendredi, 02 sept 2011

Je pouvais entendre leurs voix à l’intérieur, Caroline riait d’un rire claire et heureuse. C’était comme un coup de poing dans le ventre. Comment Pascal pouvait-il être si content, alors que j’étais malheureuse comme les pierres. J’ai frappé, sonné. C’est arrivé tout seul, mon bras, ma main se sont avancé sans que je leur en donne l’ordre. Trop tard pour reculer, de toute manière en avais-je vraiment envie?

Les rires ont cessés, mais personne ne venait ouvrir. J’ai sonné encore. Et je sonnerais jusqu’à...

Caroline a fini par ouvrir avec un petit sourire gênée. Je ne suis pas entrée, j’ai demandé à parler à Pascal. Il était assis sur le canapé, de profil à la porte. Il n’avait même pas levé les yeux vers moi.

Caroline s’est tournée vers lui, cherchant une réponse du regard. Ça a semblé durer une éternité, mon cœur cognait comme un malade, terrifié par ce qu’il allait dire. Allait-il m’envoyer sur les roses, me demander de rentrer chez moi?

Finalement, il s’est levé pour venir jusqu’à la porte. Chaque pas semblait signer mon arrêt de mort. Il a fait un bisou à Caro en passant et a fermé la porte derrière lui. J’ai voulu commencé à parler, mais il m’a attrapée par le bras pour qu’on s’éloigne de la porte pour aller presqu’au milieu du chemin.

Il me semblait que les choses n’allaient pas si bien se passer. Pascal n’avait pas l’air sur le poing de me passer la pommade, mais il semblait moins remonté que la dernière fois. Cette fois, c’est moi qui lui ait demandé de me lâcher, avec presque le même ton qu’il avait utilisé l’autre soir. Surpris, il m’a lâchée. Alors, il m’a demandé ce que je foutais là. Ma tête était complètement vide, je ne me souvenais plus de ce que je voulais lui parler.

Prise de court, je lui ai demandé s’il avait prévu depuis le départ de retrouver Caroline?

Les sourcils froncés, il m’a dévisagée sans amour pendant quelques secondes avant de me dire qu’il n’avait pas pensé que ça ce passerait comme ça, mais que c’était peut-être pour le mieux. Qu’au moins, il pouvait avoir confiance en Caroline, qu’il ne pouvait pas en dire autant me concernant. Cool, sans s’en rendre compte, il m’a rappelé approx ce que je devais dire, il m’a mise sur la voie.

  • Pfff, mouais... C’est vrai, je n’ai qu’à comprendre... Jess, Caro, etc... C’est juste! Et pendant que tu t’amuse à tous les râteliers, je dois juste attendre gentiment derrière mon téléphone! T’es gonflé! Vraiment!
  • Rhahhh Jane, on va pas se remettre à avoir ce genre de discussion, ça ne nous mène nul part...
  • T’as raison, ce serait embêtant pour tes petits plans j’imagine... Je n’ai pas à me justifier, parce que je crois que contrairement à toi, je suis libre de faire ce que je veux. De plus, tu me l’avais caché, mais je sais que tu sortais avec Caroline, alors je pense que tout ça était prévu d’avance.
  • Pas du tout, mais alors pas du tout... Je pensais... Pfff, à quoi ça sert d’en discuter de toute façon, on ne peut pas revenir en arrière et je ne veux plus y penser.

Pascal évitait de me regarder, il avait les mains dans la poche et de temps à autre regardait en direction des fenêtres de Caro. Je pense qu’il devait être impatient de retourner vers elle. Ça m’a fait mal. Je devais lui dire ce que j’avais à lui dire, vite, avant de fondre en larmes. là, je serais pathétique, alors autant filer avant que ça n’arrive.

  • Je voulais juste que tu sache qu’il ne s’était rien passé avec Thomas, rien dont je puisse me sentir coupable ou même rougir, et ça je peux le jurer sur ma tête et sur celui de toute ma famille. Et je t’aime de tout mon cœur, malgré que tu m’aies fait aussi mal, et je t’en veux, je t’en veux aussi de chercher des excuses aussi naze pour me torturer. Et sincèrement? Je regrette de n’avoir pas couché avec Thomas, au moins, je me serais sentie moins mal de subir ça.

Pascal savait que je ne jurais jamais à la légère, et j’étais contente de pouvoir le faire en toute sincérité; je n’avais pas couché avec Thomas. Et c’était vrai pour le reste aussi, je n’avais rien fait qui puisse me faire rougir.

Même si on s’était embrassé avec Thomas, je n’avais pas à en rougir, il en avait sûrement fait bien plus avec sa femme, et Caroline.

Pascal m’a alors attrapé par le bras pour me traîner en direction de chez lui. Je me suis sentie légèrement soulagée et même un peu heureuse. Mais j’ai très vite compris que c’était probablement juste pour continuer à parler.

Sur le chemin, Pascal m’a fait comprendre qu'il était trop tard, puis qu’il n’arrivait pas à effacer de sa tête ma sortie de la chambre de Thomas. Pour lui rappeler qu’il n’était pas le seul à avoir des choses sur le coeur, je lui ai dit que moi non plus, je ne pourrais jamais oublié qu’il avait couru se réfugier dans les bras de Caroline. On s’est retrouvé face à face, incapable de se regarder en face, torturé chacun à sa manière par ce qui s’était passé.

Après un long silence, enfermé chacun dans nos souffrances, je lui ai demandé si, alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps, s’il était en train de coucher avec Caro? Il n’a pas eu besoin de répondre, son silence embarrassé hurlait la réponse. Ça m’a brisé le cœur. J’ai reculé d’un pas et j’ai dit bonne nuit. J’ai couru plus que marcher jusqu’à ma voiture parce que les vannes avaient sauté, et je ne voulais pas pleurer devant lui, ni devant personne d’ailleurs.

En arrivant à ma voiture, déçue et aussi soulagée, j’ai remarqué qu’il ne m’avait pas suivi.

Après avoir déplacé ma voiture pour partir, je l’ai parqué plus loin et je suis revenue sur mes pas. Je voulais savoir s’il était retourné chez Caro ou pas. Mais non, ouf, il était chez lui. Puis, j’ai vu la silhouette de Caroline monter les marches de sa terrasse, et une main invisible m’a serré les entrailles. Mouais, perdu. Puis, oh ciel, gros soulagement.

Pascal ne l’a pas fait entrer, je l’ai entendu lui dire qu’il était crevé, qu’il préférait rester tranquille chez lui ce soir, et qu’il n’était pas d’humeur pour de la compagnie. Caro lui a demandé si ça c’était si mal passé avec moi et Pascal lui a répondu qu’il ne voulait pas en parler. Et elle est partie après un hug.

J’ai attendu une petite 1/2h pour être sûre que ce n’était pas du cinoche. Ben non, Pascal est resté chez lui.

Le vendredi, j’étais claquée... Vers 9h30, mon neveu a essayé de me joindre pour la chienne, mais j’ai bouclé mon téléphone, j’étais trop naze pour me lever ou même répondre. Vers 11h, j’ai entendu les derniers messages biper, ça m’a réveillée. J’étais cassée, mais quant j’ai lu que le chien était seule toute la journée, je me suis levée pour aller la chercher. Après l’avoir promenée, on est rentré et je me suis recouchée.

Il ne fallait pas que j’oublie que j’avais RV chez dol vers 17h pour discuter à propos de Saint-Domingue avec Alain. J’ai l’intention de quitter la Suisse et aller m’installer là-bas. Loin de ma famille, loin de tout ce qui me torture, au chaud à l’abri d’une maison que je ferais construire selon mes goûts. Ce sera mon coin de paradis.

Ce soir, après le RV chez Dol, j’avais l’intention de me recoucher un moment, j’étais trop naze pour rester debout. C’était comme si j’avais participer à un match de box, j’avais mal partout.

Ce soir, j’espère que Pascal se demandera où j’étais, ce que je faisais. A ce stade, à part surveiller pour voir ce qu’il faisait lui, je n’avais pas trop le choix, à part attendre. Plus il tarderait, plus je lui en voudrais et plus ce sera trop tard.

Puis, je crois que j’étais déjà très enragée contre lui; alors que je croulais de douleur, lui s’amusait... J’avais envie de me venger!

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245/11 - Prjet de fuite à St-Domingue - Vendredi, 02 sept 2011

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244/11 - Toujours fâché?

Publié le par JaneDo

244/11 - Toujours fâché? Petit à petit, mon château de cartes s'est effondré!
Jeudi, 01 sept 2011

Ok, c’est la totale... J’avais bien commencé et je me suis larvée lamentablement... Rhhhah, au lieu de suivre ma 1ère idée, dès que j’ai vu Pascal, toutes mes bonnes résolutions sont passés direct par la fenêtre!

La journée, j’ai bien bossé, toute énergique et pleine d’espoir dans la soirée à venir...

Thomas a appelé dans l’après-midi pour savoir si je sortais prendre un verre avec eux, j’ai dit oui tout de suite. J’avais besoin de savoir où et quant, donc. En fait, j’ai passé une journée tranquille à bosser, concentrée et je ne me sentais pas trop mal, alors, j’espèrais que c’était bon signe et que la soirée continuerais comme la journée. Tout me semblait de bonne augure, et j’étais même impatiente. J’avais tord.

Je suis arrivée vers les 00h30, déjà le petit coup d’oeil que Pascal a lancé dans ma direction n’augurait rien de vraiment bon. Il n’avait pas l’air heureux de me voir, mais pas mécontent non plus, en fait, c’était comme s’il s’en foutait. J’ai immédiatement remarqué qu’il a commencé à se préparer à partir. Cherchait-il à m’éviter? Caroline était près de lui, mais ça, je m’y attendais.

Zut, il était trop chou, toujours aussi chou ou encore plus. Ses cheveux lui mangeaient les yeux. Ils avaient drôlement poussé. Est-ce que c’était parce que je ne l’avais pas vu depuis presque 2 semaines que je le trouvais changé, et même encore plus mignon? J’aimais le voir passer sa main dans ses cheveux, j’aime son regard vert, toujours si sérieux et appliqué. Il était assis sur le coin d’un des tabouret du bar, et à mon arrivée, il s’était levé. il portait une chemise pêche sur un t-shirt blanc et j’ai pu voir qu’il portait toujours le collier que je lui avais offert. Etait-ce bon signe? Il n’était peut-être pas aussi fâché après tout?

Je me suis donc dépêchée d’aller vers eux, au lieu de traîner vers mes potes. J’ai salué tout le monde comme si tout était pour le mieux, et Pascal aussi dans la foulée. Normalement, il m’acceuillait toujours avec le sourire, les yeux pétillants de malices, mais là, rien, pas un sourire juste un simple salut. Mon mode en rage en place, c’était à lui de chercher la discussion, pas à moi. Je me suis tout de suite installée vers Thomas, lui tournant presque le dos, évitant soigneusement de regarder dans sa direction, avec facilité, je me suis mêlée à la conversation, ri, souri en pensant très fort; “rien à foutre”.

 

Puis, mon chateau de cartes s’est effondré petit à petit quant j’ai réalisé que Pascal n’avait pas l’air de faire attention à moi. Il avait retrouvé le sourire qu’il devait certainement avoir avant mon arrivée. Je pouvais entendre son rire par moment, ça m’enrageait. J’ai commencé à perdre pied.

Caro est venu papoter vers moi et elle m’a dit qu’elle savait ce qui s’était passé et que ça n’allait pas très fort entre nous. Tout sourire, je lui ai dit que ça faisait partie des alléas de la vie, que Pascal croyait tout savoir, mais qu’il avait tout faux, que ce n’était pas à moi d’essayer de recoller les morçeaux. Evidemment, en disant ça, j’ai réalisé que ce n’était pas trop vrai, en tous cas, ce n’était pas ce que je ressentais à ce moment précis. Oui, j’aurai voulu recoller les morçeaux et plutôt 2 fois qu’une!

Pour finir, j’ai dit à Caro que c’était seulement un malentendu, Pascal s’était fâché sur un malentendu, il a cru quelque chose qui n’existait pas, et que ça me bousillait le moral.

Pascal est venu nous rejoindre après un moment. Je suis sûre qu’il n’en avait aucune envie, mais qu’il voulait seulement être avec Caro. Il a parlé, sourit, rit, il avait l’air d’aller bien, pas l’air d’être fâché du tout. Pascal m’a même taquinée sur ma façon d’arriver à des heures impossibles et tout. Mais, je le connais et ses yeux ne souriaient pas autant que son visage. Puis, avant que j’ai pu agir et surtout, partir avant, lui et Caro sont parti.

Là, la soirée à perdu tout intérêt, le lourd voile de la déprime s’est posé sur mes épaules.

Arf, rien à foutre de mes résolutions, je devais, je voulais lui parler coûte que coûte. Faut dire, que si une copine avait été dans ma situation, je lui aurai vivement déconseillé de lui courir après, mais plutôt d’attendre qu’il lui fasse un signe, quelque chose, et de ne pas le poursuivre.

Après avoir passé 1 petite 1/2h à donner le change, j’ai filé chez lui... Il n’y était pas. Faut dire que je m’y attendais. J’ai attendu... 15mn... 30... toujours personne... 45mn, non, assez. J’ai été voir chez Caro, et aussi, comme je m’y attendais, il était là. J’en tremblais, il fallait que je fasse quelque chose, sinon j’allais me mettre à pleurer comme une madeleine.

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244/11 - Petit à petit, mon chateau de cartes s’est effondré! - Jeudi, 01 sept 2011

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243/11 - ...de déprimée à furax, et me sens mieux...

Publié le par JaneDo

243/11 - De déprimée à furax, et me sens mieux...
Mercredi, 31 août 2011

Mardi soir, non plutôt mercredi tôt vers 2h du matin, après le message de Dol, on a décidé de se voir chez elle, parce qu’elle n’avait pas de voiture. A 10h30 du matin, on était encore en train de papoter. Aoutch, je sais que j’ai pensé plus d’une fois qu’il me fallait rentrer, parce qu’à 13-14h, Roméo, mon petit voisin de 9ans allait venir me demander de jouer au Monopoly ou à peindre avec lui, et aussi que ma journée était foutue.

  • Owh merde, en slip et en plus avec la chemise à Thomas sur le dos! Rhooow, quant tu dira tout!!!! Et tu t'étonnes qu'il soit fâché?
  • Mais il ne s’est rien passé!
  • Hé! Même à moi t’arrivera pas à faire avaler ça!
  • Je t’assure... mais bon, à sa place, j’aurai aussi pété un câble. J’étais tellement surprise de le voir, contente aussi, tellement contente que j’ai même voulu sourire de joie, mais... son regard a gelé ma tentative. Je ne me rendais même pas compte de quoi j’avais l’air... Si seulement j’avais eu la bonne idée d’enfiler mon training avant de sortir de la chambre...
  • Ouais... des fois on aimerait reculer le temps hein!
  • J’ai voulu lui courir après...
  • Mais, t’avais pas à lui courir après, vaut mieux le laisser un peu jusqu’à ce qu’il se calme...
  • Non t’es folle... Si je ne faisais rien, il aurait pensé que j’étais peut-être de nouveau avec Thomas! Non, je devais tenter de lui parler, sinon c’aurait été comme si je reconnaissais une culpabilité que je ne ressentais pas! Encore plus quant je me suis rendu compte que je n’avais même pas pensé fermer la chemise que j’avais sur le dos... Ca fait 2 jours que je cherche toutes les explications de la planète pour trouver de bonnes répliques ou explications à tout ce qu’il a pu imaginer.
  • Merde... A poil sous une chemise ouverte, ah la la, je vois pas ce que tu va pouvoir lui raconter pour qu’il se calme! Je crois que cette fois, c’est foutu! Faut l’éviter pour le moment.
  • Merci de me remonter le moral... Caroline est en train de gagner du terrain pendant ce temps, je suis sûre qu’il passe tout son temps avec elle. Jess n’est pas rentrée avec lui, il est tout seule. Dire qu’on aurait pu passer toute cette semaine ensemble, ça me rend folle, je ne peux pas rester sans rien faire... Je peux pas... J’aurai voulu qu’il me prenne dans ses bras quant je lui ai couru après... Ha! Caro est en train de m’enterrer là, elle gagne du terrain, il doit se dire qu’elle au moins, elle est fidèle, rien qu’à lui...
  • Ça... pour gagner du terrain! Je comprends qu’il n’ai pas voulu t’écouter, de toute façon, qu’est-ce que tu aurai pu dire!!! Le moment même où tu es sortie de la chambre, t’avais scellé toute l’histoire! Écoute, c’est pas un saint non plus, il avait peut-être déjà prévu de voir Caroline de toute façon, peut-être même avant de passer vers toi. Il voulait te faire une surprise? Surprise de merde ouais! C’est pas un saint non plus, après tout tu n’avais pas de nouvelles depuis plusieurs jours, c’est quoi comme attitude? Il s’attendait à quoi? Que tu reste assise dans un coin à attendre monsieur? Attendre qu’il veuille bien te faire un signe après ou avant de sauter sa femme, ou Caro?
  • Je devrais peut-être lui rappeler les fois où je l’ai choppé chez Caro, ou avec la chanteuse... Franchement, après tout, moi je suis libre, jusqu’à preuve du contraire, je suis quoi pour lui? Huh, je devrais lui dire que je sais qu’il sortait avec Caro et qu’il ne m’a rien dit, que c’est Caro qui a dû me le jeter à la gueule! Et, je n’arriverais pas à lui pardonner d’avoir couru chez elle. Je suis furax quant j’y pense et, le ton avec lequel il m’a dit de ne pas le toucher, aoutch, ça me fait encore mal!

Petit à petit, de déprimée, je suis passée à furax et je me suis sentie nettement mieux. J’avais envie de le voir, et j’avais prévu de sortir jeudi soir en espérant le croiser. J’étais mal barrée parce que comme je ne parle pas vraiment aux autres mis à part Thomas, j’avais pensé que cette fois, je devais sérieusement éviter de m’approcher de Thomas, mais tout à coup, tout avait changé dans ma tête. Non, c’était moi qui avait de quoi être furax! Alors que je n’avais rien fait avec Thomas, lui avait passé la journée du dimanche avec Caro et pas à regarder les étoiles. Non. Je regrettais même de n’avoir pas couché avec Thomas, pour le résultat, j’aurai mieux fait, au moins je n’aurai pas autant de regret et ça passerait mieux de savoir ce qu’il avait fait l’amour avec Caro. Ce n’aurait été que justice.

Dol était ravie de voir que mon humeur avait changé.

J’ai décidé de sortir jeudi, le saluer comme si de rien, ensuite, je me détournerais pour rester vers Thomas, c’était à lui de chercher à discuter, à chercher des explications, pas à moi de lui courir après pour lui en donner!

Hahhh, je me sentais nettement mieux.

Je me suis couchée aussitôt en rentrant. J’ai dormi jusqu’en debut de soirée. Si Roméo est venu frapper à la porte, je n’ai rien entendu. J’étais cassée, crevée, l’impression de n’avoir pas assez dormi, mais je n’étais pas aussi déprimée que ces 3 derniers jours.

J’ai passé la soirée à bosser, je n’avais pas la désespérante envie d’appeler Pascal. Curiosité, j’ai voulu savoir s’il était avec Caro, en avoir le coeur net, alors j’ai été jusque chez lui. 22h, et il n’était pas chez lui. J’ai été voir chez Caro et elle non plus n’était pas à la maison. Hum, ils étaient surement ensemble. Thomas n’était pas chez lui non plus, mais lui, c’était normal, il n’aimait pas être seul. Il traînait certainement avec quelques potes.

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243/11 - De déprimée à furax, et me sens mieux - Mercredi, 31 août 2011

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242/11 - Toujours le silence radio

Publié le par JaneDo

242/11 - Toujours le silence radio
Mardi, 30 août 2011

Afff, je n’avais aucune nouvelle de Pascal et j’étais super déprimée, il me manquait à mort. Dire que Pascal était rentré seul, sans sa femme, et il fallait qu’on se... dispute juste là, c’était vraiment nul. J’avais beau me creuser la tête pour essayer de trouver des explications pour tout ce qu’il pouvait avoir comme questions ou ce qui lui faisait mal, d’essayer de deviner ce qu’il pensait, je ne trouvais rien.

Je me rendais bien compte de quoi ça avait l’air de me voir sortir de la chambre à Thomas, à moitié à poil, les pieds nus, avec juste un slip et sa chemise. J’avais pensé prétendre que Thomas avait dormi sur le canapé, ça lui ferait moins de mal, mais je pense qu’il avait remarqué qu’il n’y avait pas de coussins ou de draps sur le canapé. Thomas n’était pas plus habillé non plus, afff, ça la foutait vraiment mal. J’avais l’art de me mettre dans des situations de “m”.

Je n’avais pas reparlé à Thomas non plus, ni répondu à ses messages. Il me disait que j’étais injuste avec lui, qu’il avait tenté de parler à Thomas à propos de ce soir là, mais Pascal ne voulait rien entendre.

Oui, je savais que j’étais injuste, je m’en voulais bien plus que je lui en voulais, en plus, je ne pensais pas vraiment ce que je lui avais reproché. J’essayais pourtant de ne pas trop penser à Pascal parce que ça me flinguait le moral, et c’est là que je sentais la grosse boule que j’avais au fond de la gorge.

Pour exorciser mon humeur, je me suis plongée à fond dans mon boulot et dans la peinture.

Lundi soir, j’ai été mangé chez ma sœur avec les enfants. Au moins, pendant ces heures là, je ne penserais pas à lui. Mais en rentrant, une fois seule dans la voiture, mes cauchemars sont revenus me hanter. C’est terrible, mais la nuit semblait peser sur mes épaules, c’était lourd, et je me sentais si seule, terriblement seule.

Je n’ai pas voulu aller voir du côté de chez Caroline, j’étais sûre que Pascal y serait et je ne voulais pas voir ça.

Mardi, j’ai beaucoup bossé. J’ai passé toute la soirée à peindre, et j’ai aussi parlé à Thomas. Je me suis excusée d’avoir été injuste, de ne pas l’avoir rappelé. Toujours adorable, il a essayé de me remonter le moral en me promettant que les choses s’arrangeraient, qu’il se débrouillerait pour parler à Pascal coûte que coûte. Mais j’ai pensé que c’était mieux qu’il n’insiste pas trop, ça aurait l’air trop forcé. Évidemment, j’espérais qu’il essayerait quand même et qu’il réussirait à se faire entendre.

Afff, je ne me sentais vraiment pas bien, qu’est-ce que j’aurai aimé être dans le coma pendant quelques jours!

* * * * * * * * *
242/11 - Toujours le silence radio - Mardi, 30 août 2011

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240/11 - Misunderstanding, false impression

Publié le par JaneDo

240/11 - Fausse impression... Trop mal...
Dimanche, 28 août 2011

Oui, avoir un autre corps chaud près de soi, sentir la chaleur nous traverser, entendre la respiration... Oui, ne pas se sentir seul au monde. C’était pour toutes ses raisons que je suis restée dormir chez Thomas, et aussi... Mais non, je ne pouvais pas, je ne pouvais pas faire ça à Pascal.

Il avait plut toute la nuit, il faisait aussi plus frais que les jours précédents, alors c’était encore plus agréable de se coller l’un contre l’autre à entendre le déluge à l’extérieur. C’était un temps pour les amoureux, et j’aurai bien aimée être dans les bras de Pascal, mais il n’était pas là. On peut dire qu’on a flirté, on s’est embrassé, mais je ne voulais pas aller plus loin.

C’était très difficile de ne pas craquer, mais j’avais déjà de la chance d’être avec lui, de passer la soirée avec Thomas, de la chance de penser que j’avais toujours Pascal dans ma vie, j’ai résisté.

J’ai résisté peut-être grâce à la petite pensée qui m’a fait me rappeler que, quant j’étais avec Thomas, je le trompais avec Pascal, quel respect aurait-il pour moi si je craquais si facilement et si je trompais Pascal aussi et avec lui en plus!

Épuisé à force de se chercher, on a fini par s’endormir, j’étais vraiment heureuse d’être là, de sentir ses bras protecteurs et amoureuses autour de moi, et j’étais trop contente de n’avoir pas laissé mes instincts et ma colère contre Pascal me faire flancher.

Je n’avais pas entendu sonner, ni entendu de bruits de voix, rien, je me suis seulement réveillée en ressentant l’absence de Thomas dans le lit. Alors je me suis levée. J’ai enfilé un de ses t-shirt qui traînait par là, et pieds nus, je suis sortie de la chambre, après m’être assurée que je n’étais pas coiffée comme un as de pique.

Glups... glups... glups! Pascal?

J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter net, j’aurai au moins pu m’évanouir ou quelque chose du genre, mais, je n’étais pas la seule à être surprise à mort!

Assis face à face autour du comptoir de sa cuisine à l’américaine, Thomas et Pascal déjeunaient. Le geste de Pascal est resté suspendu, les yeux ronds, incrédule, il me dévisageait de la tête aux pieds. Puis il a rougi et son regard s’est assombri, il a jeté un oeil en direction de Thomas, lui a jeté; qu’il ne savait pas qu’il dérangeait..., et il s’est barré avant que j’ai eu le temps de recouvrer mes esprits. J’étais tellement surprise de le voir là, je ne comprenais pas comment...

Je n’avais pas réalisé que j’étais à moitié à poil, que je sortais de la chambre de Thomas, ni imaginé qu’il pouvait tirer de fausses conclusions en me voyant là. Quant la porte s’est refermée derrière lui, j’ai regardé Thomas surprise, étonnée et je me suis juste demandée pourquoi il était parti comme ça? J’ai même pas remarqué que Thomas semblait mal. J’ai voulu lui courir après et Thomas m’a dit que je devrais peut-être me mettre quelque chose sur le dos.

C’est seulement là que j’ai réalisé de quoi j’avais l’air...

J’ai couru m’habiller et j’ai entendu la porte de chez Pascal claquer. J’ai couru à la fenêtre pour le voir traverser le jardin. Il partait en direction de chez Caroline. Afff, j’ai eu l’impression d’avoir un building qui me tombait sur la tête. Précipitamment, j’ai ouvert la fenêtre pour l’appeler, il a continué, puis soulagée, je l’ai vu s’arrêter et j’ai lui ai crié que je descendais.

J’ai filé sans même faire attention à la présence de Thomas.

J’ai couru vers Pascal. Il avait poursuivi son chemin sans m’attendre, je l’ai rattrapé presque au bout du jardin. Waouh, à mesure que j’approchais, je pouvais presque sentir sa colère. Purée, c’était palpable. J’ai touché son bras pour l’arrêter et d’un geste brusque, il s’est arraché.

  • Ne me touche pas! Retourne où tu étais, et pendant qu’on y est, ne m’appelle pas.
  • Mais... Pascal, c’est pas ce que tu imagine, il ne s’est rien passé avec Thomas. J’ai seulement dormi là... Je me sent...
  • Ben voyons!

Et sans un regard, il a tourné les talons. Il ne m’écoutait pas, ce que je disais ne l’intéressait pas. Je suis restée debout là comme une conne pendant au moins 10mn. Je crois que j’espérais qu’il fasse demi-tour. A son regard, je n’osais pas le suivre chez Caroline pour essayer d’avoir une explication, j’aurai l’air ridicule. Peut-être que j’aurai dû, mais voilà, j’ai attendu le regard visé à l’angle où il avait disparu. Rien, il ne revenait pas.

Puis, j’ai senti la présence de Thomas et à peine senti qu’il essayait de me déplanter de là. Une seconde reconnaissante, avec l’envie de m’effondrer en pleurs contre son épaule accueillante, la seconde d’après, j’ai explosé.

  • Tu ne lui a pas dit qu’il ne s’était rien passé? Pourquoi tu ne lui as rien dit?
  • Quant? Et je ne m’attendais pas à ce que tu déboule de la chambre. Il était rentré et il était tout excité à l’idée de te faire la surprise... Je ne pouvais pas lui dire qu’il n’avait pas besoin d’aller si loin... Que tu étais dans ma chambre! Je savais de quoi ça aurait l’air.
  • Pourquoi tu n’es pas venu m’avertir? Tu l’as fait exprès. Je suis sûre que tu es de mèche avec ta sœur... Je te déteste.
  • Jane... Arrête! J’ai pensé le faire dès qu’il serait parti et tu crois quand même pas ce que tu dis?
  • Je te déteste, je suis sûre que tu as fait exprès. Je te déteste.

J’étais trop mal pour réfléchir, sinon j’aurai peut-être réalisé que c’était de la mienne, et que j’avais été injuste avec Thomas. Mais comme toujours, c’est beaucoup plus facile et ça fait du bien de reporter sa faute sur les autres.

J’ai foncé prendre mes affaires et toujours bouillante de rage, j’ai sauté dans ma voiture. Après quelques mètres, j’ai dû m’arrêter, je ne pouvais pas respirer. Seule, sans personne pour me regarder, je pouvais laisser ma peine éclater. Je n’avais plus personne non plus contre qui passer ma rage, alors je me suis effondrée. Ça serrait dans ma poitrine, je ne voulais pas imaginer qu’il puisse être moins mal que moi. Ça me faisait trop mal qu’il soit avec Caro, que ce soit elle qui passe ses 1ères heures de retour avec. En ce moment, c’était elle qui était dans ses bras et pas moi, et je ne pouvais pas le supporter.

Je ne savais pas quoi faire! Aller chez elle le récupérer? Il m’avait dit de ne pas le toucher d’un ton... Et aussi de ne pas l’appeler. Aïe, ça fait trop trop mal. Si j’y allais et qu’il me fiche à la porte, ce serait trop horrible, mais si je n’y vais pas, ce serait admettre ma culpabilité, non? Afff, non, je ne pouvais pas aller me retrouver avec la porte dans la gueule, et je ne pouvais pas supporter de ne pas y aller... Rhhaaah, ça fait trop souffrir.

Les larmes pleins les yeux, je me suis rendue compte que ça faisait bien 1h que j’étais arrêtée au bord de la route à pleurer aux regards que me lançaient les passants. Pfff, en plus je me tape le ridicule, heureusement que je n’habite pas là.

Complètement folle, j’ai essayé de joindre Pascal sur son natel, mais, et ça je l’ai entendu, il a coupé son natel, et ensuite, tous les appels passaient directement à la boîte vocale. Entendre sa voix à l’autre bout ne me faisait pas du bien, au contraire, ça me faisait encore plus mal.

En miettes, j’ai fini par arriver jusque chez moi. La douleur était insupportable, plus que les mots ne peuvent l’exprimer. J’avais mal partout, ma peau me faisait mal, tout comme ma tête qui cognait comme si on m’avait frappé avec une batte. Pleurer me faisait encore plus mal à la tête, j’étais impuissante, je ne savais pas quoi faire.

Si seulement il m’avait écoutée, si seulement j’avais pu l’arrêter... Là, il me plantait un couteau dans le cœur.

Quoi que je dise, quoi qu’il arrive après, ce serait trop tard, il était avec Caroline et pas moi, il n’y a rien qui pouvait effacer tout ça... ou peut-être si je dormais un peu... ou tout le dimanche... Au moins comme ça, je ne penserais plus, je ne regarderais pas les heures passer, interminables et douloureuses.

J’ai avalé quelques somnifères, je voulais dormir comme un boulet.

Avant ça, j’ai encore vite envoyé un message à Pascal pour lui dire que; Il ne s’était rien passé, j’avais seulement dormi chez Thomas. Que s’il avait pris la peine de demander à Thomas, il lui aurait dit la même chose. Que finalement, il avait profité de la situation comme excuse pour aller retrouver Caroline.

J’ai voulu lui dire que je le détestais, qu’il avait sauté aux conclusions sans preuves et qu’il me faisait du mal... Mais je ne l’ai pas fait. Ensuite, mon natel à la main, le fixant en essayant de le faire sonner avec ma seule volonté, j’ai attendu qu’il me rappelle. 5mn, 10mn, rien, et les larmes ont recommencés à couler sans fin. Ça fait trop mal, c’était l’enfer...

Puis j’ai sombré dans un sommeil salvateur... Vers les 2h du matin, je me suis réveillée... Pas de messages sur mon natel de Pascal, rien que des appels et des messages de Thomas. Ceux-là, je ne voulais pas, alors je les ai pas lu. Le cœur trop lourd et les larmes menaçants de me terrasser à nouveau, j’ai avalé encore quelques somnifères. Je préférais être dans le coma. Je sais que j’ai souhaité mourir pour ne plus jamais me sentir aussi mal, j’ai aussi pensé aller jusque chez Caro et frapper à la porte jusqu’à ce qu’il m’ouvre, mais j’étais trop engourdie et faible à cause des somnifères. Je ne tenais pas debout et ma tête était prête à exploser.

Et... ce qui s’est passé ou allait se passer chez Caro, c’était déjà passé... c’était trop tard... trop tard... Ça ne servait à plus rien, je ne pouvais plus rien empêcher... C’était trop trop tard... Il me faut dormir, il le fallait...

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240/11 - Fausse impression... Trop mal... - Dimanche, 28 août 2011

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239/11 - Un autre corps chaud

Publié le par JaneDo

239/11 - Un autre corps chaud pour oublier que j'ai si froid
Samedi, 27 août 2011

Comme je ne répondais pas à ses messages, vers 19h, Thomas a commencé à me harceler par téléphone, pour finir, j’ai répondu. Il voulait m’inviter à dîner. Je n’avais toujours pas de nouvelles de Pascal, c’était étrange et ça me plombait les ailes. J’aime beaucoup Thomas, alors si je voulais que ce soit vraiment un ami, je me devais d’être un peu plus franche avec lui, alors je lui ai dit que je n’avais aucune envie de sortir, que j’étais déprimée. J’ai gardé pour moi ce que je crois être la raison de ma déprime.

  • Arrête... Si t’es déprimée, justement, reste pas enfermée chez toi, viens... Je passe te chercher dans 1h, t’as intérêt à être prête, sinon, je t’embarque tel quel, et tu sais que je blague pas!

Il rigolait, mais je savais qu'il ne blaguait pas.

  • Non, viens pas, je ne veux pas sortir, ça ne me dit vraiment rien du tout.

Thomas pensait qu’au contraire, c’était justement une bonne raison pour sortir et me changer les idées. J’étais pas d’accord. Il ne voulait pas raccrocher tant qu’il ne réussissait pas à me convaincre. Je lui ai pourtant dit que ça ne servait à rien.

Thomas avait un truc avec ses potes en début de soirée et aurait aimé que j’y aille avec lui... Alors là, sûrement pas!

Têtu, Thomas n’a pas baissé les bras, il a insisté. Comme je n’avais pas envie de sortir, il a proposé qu'on mange chez lui, on avait qu’à se faire livrer quelque chose. Il était d'accord que je vienne en training, puisque je n’avais pas envie de sortir, mais de prendre de quoi me changer, si d’aventure je changeais d’avis. Je ne voulais pas, alors il a menacé de débarquer.

  • Alors, j’arrive... Tu finira bien par m’ouvrir. Tu ne pourra pas me laisser planter derrière la porte indéternum!
  • Ok... Ok t’as gagné... Je viens, mais je t’averti, je n’ai pas l’intention de sortir!
  • Prend quand même de quoi te changer, on ne sait jamais!

Je n’avais pas l’intention de prendre quoi que ce soit pour me changer. Au pire, si tout à coup, par miracle, je changeais d’avis, je rentrerais me changer. Thomas avait rendez-vous avec ses potes, alors après tout, je pense que je serais rentrée vers 22 ou 23h au plus tard. Arf, j’avais vraiment pas la frite, pas envie du tout de quitter mon refuge à moi.

Thomas est un amour, il était... raffraichissant, de bonne humeur et il n’a pas fallu longtemps pour qu’il réussisse à me faire sourire sans que je sois obligée de me forcer. Finalement, c’était agréable d’être là. Sa présence, son bavardage, sa gentilesse me faisaient du bien. On a mis des plombes pour commander, on ne savait pas quoi choisir; chinois ou italien? La pizza a gagné!

Je savais que Thomas avait fait des films de son voyage à New York, j’aurai bien aimé les voir, mais il a refusé de me les montrer. Il ne voulait pas me déprimer plus. Donc, il y avait de quoi?

Après avoir mangé, on est sorti fumer sur la terrasse, il était déjà 22h30, et je savais que si je ne me décidais pas à partir, Thomas ne me ficherait pas dehors, donc... Thomas m’a pris ma cigarette des mains, a tiré une taffe avant de la balancer et il m’a entraîné à l’intérieur par la main. Dedans, à l’abris des regards, il m’a embrassée. Ouuuuh là, je crois que je devinais la suite, il fallait que je prenne la fuite illico presto, mais, c’était... si... Non, non, je ne pouvais pas. J’ai tenté de le repousser, mais il avait prévu mon geste, pourtant mes lèvres restaient accrochées aux siennes.

Non non non, je ne pouvais pas, pas avec lui, il était bien trop proche de Pascal, c’était trop risqué. Au prix d’un grand effort, j’ai réussi à me soustraire de son étreinte.

  • Jane, tu ne peux pas me laisser comme ça, pas dans cet état? Et je sais que tu en as envie aussi, reste...
  • Je dois... Tu sais bien si je reste, ce ne serait que parce que...
  • Oui, je sais... un autre corps chaud et parce que quelqu’un d’autre te manque... Je sais tout ça!
  • Oui, Pascal me manque, alors ce serait pas... et qu’est-ce que tu fais de ta copine au fait?
  • Tu veux vraiment parler de ça, là maintenant?

Pour tenter de me faire fléchir, il m’a encore embrassée en me tirant vers lui. C’était tendre et romantique, difficile de résister, mais j’ai préféré prendre la fuite. Je connaissais la chaleur de ses baisers, la sensation de ses mains sur mon corps, son regard, iaaaah, je ne devais pas penser à ça, ni laisser ma libido penser à ma place, je devais laisser ma raison prendre le relais.

Puis zut, à quoi je pensais... Pascal faisait quoi de son côté? Serait-il aussi raisonnable? J’en doute.

J’ai fait demi tour. Thomas avait raison, j’en avais envie, j’avais envie de le laisser me bercer dans ses bras. J’avais envie qu’il me fasse oublier le gouffre qui s’était creusé dans ma poitrine, la douleur des minutes qui passent sans nouvelles, qu’il me fasse perdre la tête et oublier Pascal ne serait-ce que quelques minutes, qu’il me fasse oublier que je souffrais.

Thomas était en train de se changer, il était à torse nu et de me voir revenir sur mes pas a fait briller une lueur de plaisir au fond de ses yeux. Son visage s’est illuminé d’un petit sourire et il a posé le t-shirt qu’il s’apprêtait à enfiler pour me tendre la main en guise d’invitation à le rejoindre.

Ce soir, Thomas n’allait pas rejoindre ses amis...

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239/11 - Un autre corps chaud - samedi, 27 août 2011

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238/11 - sans news, je dépéri...

Publié le par JaneDo

238/11 - Sans news, je dépéri...
Vendredi, 26 août 2011

Toujours déprimée, je n’ai rien foutu de la journée, sauf bosser. Il faisait beau, mais je n’ai pas mis le nez dehors. C’était aussi le moyen d’éviter mes voisins, de me retrouver à jouer au Monopoly toute l’après-midi avec Roméo et me forcer à devoir sourire, rigoler, question de donner le change. Ciel, ce que je me sens mal, je nage au fond du gouffre et je ne vois aucune raie de lumière à l’horizon. Je n’ai même pas trouvé le courage de répondre aux appels ou messages de Thomas.

Dol et moi avions planifié de nous voir aujourd’hui, je n’ai pas eu le courage de lui envoyer un message pour savoir quant et chez qui. La connaissant, je suis sûre qu’elle m’appellera plus tard, espérant passer toute la soirée chez moi, et je n’en avais aucune envie. Caro aussi allait sûrement s’y mettre ce soir, alors en prévision pour éviter qu’elle ne réussisse à me convaincre, je lui ai envoyé un message pour dire que je ne sortais pas et inutile d’essayer de me faire changer d’avis.

Tenace, Caro m’a proposé de passer chez elle. Elle nous a préparé à manger. Je suis restée jusqu’à ce qu’elle soit prête à sortir. Ce soir, je ne l’accompagnais pas, elle le savait et avait prévu de rejoindre Alexia et Paul, donc, les copains à Pascal.

On a parlé des heures, et presque tout le temps de Pascal. Il y a des moments ou on a ri, des autres où l’on était proche des larmes. Il lui manquait aussi.

J’ai appris avec déception qu’elle avait eu des nouvelles de Pascal. Ça m’en a bouché un coin. Baf, j’ai reconnu honnêtement que je n’en avais pas eu. Je crois que c’était pour me rassurer qu’elle m’a dit que Pascal avait essayé de m’appeler, mais qu’il n’avait pas réussi à me joindre.

Thomas par contre m’envoyait messages sur messages, il voulait savoir si je me joindrais à eux ce soir. Malgré mon projet d’hier de sortir me saouler la tête, je n’en avais pas l’énergie, je me sentais bien trop déprimée.

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238/11 - Sans news je dépéri - Vendredi, 26 août 2011

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237/11 - En manque...

Publié le par JaneDo

237/11 - En manque...
Jeudi, 25 août 2011

Mon frère et mon neveu devait passer chez Carmine pour des tests Dell, donc Carmine a improvisé un petit dîner avec sa fameuse sauce tomate et os à moelle, il m’a invitée à me joindre à lui et ma sœur pour dîner. J’avais le projet de rester tranquillement chez moi, mais je ne pouvais pas refuser. Je suis partie de là-bas vers 22h pour aller retrouver mes potes pour prendre un verre. Comme j’étais déjà en mouvement, autant en profiter.

Mes copains étaient surpris, mais content de me voir rappliquer. Hum, inutile de pointer le fait que j’étais là parce Pascal était absent. Caro m’a appelée alors que j’étais avec mes potes, elle cherchait du renfort pour aller se mêler au groupe de Thomas, mais je n’en avais aucune envie, alors je lui ai proposé de me rejoindre. Elle a été rapide comme l’éclair, 10mn plus tard, elle était là.

Caro a passé l’heure suivante à essayer de me convaincre de l’accompagner au Tiger et moi à dire non.

Finalement, elle a gagné! Après tout, si j’avais envie d’y aller, j’aurai été contente de ne pas y aller seule, alors je ne pouvais pas la laisser tomber. Je l’ai donc accompagnée, après quelques bisous par-ci, par-là, discuté un petit moment avec Thomas, qui était adorable comme d’habitude, j’ai filé dès que j’ai senti que Caro était bien intégrée et à l’aise.

Rhhh, j’ai été contente de retrouver mon refuge... et mince, Pascal me manquait trop fort!

Je n’avais pas eu de nouvelles depuis 2 jours, qu’est-ce que je dis; 3 jours, je me demande si je lui manquais!!! J’étais en manque de lui, de câlins, je commençais à me faire des tonnes d’idées, des frayeurs aussi.

J’attendais que le temps passe et plus vite que ça. Ça m’arrivait de m’effondrer en écoutant de la musique et pleurer, surtout en écoutant Don’t u cry” de Gun’s n’Roses. Bref, tous les slows me faisaient pleurer!

J’étais tellement désespérée que, pour ne pas ressentir la douleur du manque, j’ai presque failli appeler Layne ou Thomas... Ouais... Tout pour éviter de laisser ma tête divaguer! Arf, j’aurai peut-être dû sortir et me saouler la gueule? Si demain je ne me sentais pas mieux, je ferais ça!

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237/11 - En manque... - Jeudi, 25 août 2011

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