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236/11 - Restée sur ma faim!

Publié le par JaneDo

236/11 - Restée sur ma faim!
Mercredi, 24 août 2011

Mardi, j’étais juste fatiguée, envie de voir personne, alors j’ai bossé. En fin de journée, j’étais assez contente de ce que j’avais fait. J’ai essayé de me reposer, mais intérieurement, ça grondait. La boule que j’avais dans l’estomac ne voulait pas me lâcher. J’ai fait l’erreur de répondre au téléphone de Brig et j’ai passé 3h au téléphone et devant skype. Pour finir, j’ai dû raccroché, j’en pouvais plus et quant elle a essayé de me rappeler, j’ai pas répondu. Pas envie, mes oreilles en avait ras la patate.

Mercredi, Thomas m’a invitée à manger le soir, Layne aussi avait eu la même idée. Comme je ne pouvais pas dire oui à un, et non à l’autre, j’ai décliné l’invitation des 2. A Thomas, je lui ai rappelé que ça ne ferait pas très plaisir à Pascal, alors je préférais pas, et à Layne, j’ai simplement dit que Thomas m’avait aussi invitée, et comme j’avais refusé, j’étais obligée d’en faire autant.

De toute façon, j’étais encore bouffée par l’angoisse et je m’ennuyais ferme de Pascal. D’entendre sa voix me transportait de bonheur, mais tout de suite après, ma tête analysait le ton de sa voix, ce qu’il avait dit, et je sombrais dans les méandres de la déprime. J’avais l’impression qu’il était détaché, distant et aussi, qu’il n’avait pas grand chose à dire, presque comme si ça ne l’emballait pas plus que ça de me parler. Pascal m’avait semblé fatigué et sans entrain.

Ha la la, quant on déprime, on se s’en aussi pleins de doutes pour tout... Layne m’avait fait la surprise de débarquer à la maison. Le voir m’a fait plaisir, puis j’ai voulu qu’il s’en aille, je ne voulais pas qu’on le trouve chez moi, et il a juré ses grands dieux qu’il n’essayerait rien, alors j’ai accepté qu’il reste.

De toute façon, je le connais, il n’avait pas l’intention de me laisser le fiche dehors, j’aurai pu dire ce que je voulais, Layne ne serait pas parti. Sourire... Je crois que c'est une des choses que j'aime chez Layne, il n'en fait qu'à sa tête.

Tout de même, après des bisous-bisous, il n’essayait vraiment rien! Bon, je sentais bien qu’il me titillait un max et attendait que je fasse le 1er pas, ou que je craque et lui saute dessus, mais quand même, qu’il n’essaie pas de passer par dessus mes résistances m’ont encore plus fait me poser des questions et flotter encore plus dans le doute. Est-ce que je ne l’intéressais plus? Il n’en avait plus envi de moi? Bref, j’ai eu de la peine à dormir, alors que lui, pas du tout. J’ai passé la nuit à me poser des tonnes de questions et à avoir envie en plus qu’il me saute dessus... J’ai tout fait pour le faire réagir, pour briser sa résistance, mais niet, il s’en ait tenu à sa promesse avec un petit sourire malin; il attendait que je lui fasse un signe ou que je lui demande carrément. La seule dans l’histoire qui est restée sur sa faim, c’était moi!

Je me demande si j'en avais envie parce qu'il semblait que lui, non, ou pour combler le manque de Pascal, ou parce que j'avais besoin de câlins et d'être rassurée!!!

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236/11 - Restée sur ma faim! - Mercredi, 24 août 2011

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234/11 - Journée merdique...

Publié le par JaneDo

234/11 - Journée merdique
Lundi, 22 août 2011

J’aurai bien été chercher Thomas a l’aéroport ce matin, mais il avait sa voiture là-bas! Dommage. On s’est retrouvé vers 11h. Il était naze, il n’avait pas beaucoup dormi dans l’avion et normalement, il devait reprendre le boulot dans l’après-midi, mais il ne pensait pas être en état.

Thomas avait fait pleins de petits films pendant ces quelques jours, j’en ai vu quelques uns et ça m’a fichu le moral dans les pompes.

Dans un sens, je me demande si Thomas ne le faisait pas exprès pour que je tire un trait sur Pascal. Presque tout ce qu’il a filmé de Pascal, on pouvait voir un Pascal joyeux, souriant ou en train de rire, détendu quoi! Sur un des petits films, Jess était à cheval sur lui, ils parlaient, souriant tous les 2, j’ai eu le temps de voir que Pascal lui remettait les cheveux derrière l’oreille avant que Thomas le coupe, faisant mine qu’il me l’avait montré par erreur.

Ça m’a sapé le moral et j’ai passé le reste de la journée rongée par le doute, la boule à l’estomac. J’étais torturée à l’idée que peut-être Pascal n’avait plus envi de rentrer, tout semblait aller pour le mieux à New York. Mais quand même, il m’appelait tous les jours, disait que je lui manquais, alors je ne devais pas me faire de soucis? Mais quand même, il avait l’air si heureux... arfff.

A 14h, j’étais à l’aéroport pour aller chercher ma frangine et sa petite famille qui eux rentraient de vacances. L’air de rien, j’étais contente d’avoir une excuse pour abréger le dîner, j’étais trop mal.

Ma frangine m’avait dit qu’ils atterrissaient vers 13h30, mais j’étais en retard, et heureusement. J’ai poiroté 2h! Vers 15h45, j’ai aperçu Lilice, puis Karinette. 1/4h après quant ma sœur est enfin apparue, c’était pour me faire des signes que je ne comprenais pas à propos de Carmine. J’ai compris après; il avait été arrêté pour une pension alimentaire non payée il y a plus de 7ans! S’il ne l’a réglait pas sur le champ, les flics l’embarquaient direct en prison. Pfff, heureusement pour eux, j’ai pu lui prêter les 1’200Frs dont il avait besoin. Sacré rentrée de vacances!!!

Entre mon frère, la semaine passée, 500Frs, et aujourd’hui Carmine 1200Frs, pfff, j’étais vernie... Ma famille me suce mon fric au passage, moi qui avait prévu des vacances mi-septembre! Je sais que je peux mettre une croix sur un remboursement presto, donc, ils feront tous de petites vacances, mais moi, je n’aurais plus qu’à mettre une croix dessus!!!

Hum... J’étais trop fatiguée, anxieuse pour même être furax... Ça viendra plus tard je pense...

On a dû attendre plus 1h30 pour que Carmine sorte de là, puis on devait passer chez Marco pour les clés de ma frangine, etc. Pfff je ne suis rentrée que vers 18h!

Inutile de dire que j’étais hyper vannée, sans compter triste... J’ai annulé le dîner en famille de ce soir, je n’avais pas le moral pour ça non plus. Puis, hum, j’avais assez vu ma famille pour la journée! Je n’avais envie de voir personne.

Mouais... Je sais bien que je me mens à moi-même... J’étais juste déprimée à cause de Pascal...

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234/11 - Journée merdique - Lundi, 22 août 2011

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233/11 - Layne me fait encore craquer...

Publié le par JaneDo

233/11 - Layne me fait encore craquer...
Dimanche, 21 août 2011

C’était passé 1h30 du matin quant on a atterri en ville, nos potes n’étaient ni au Blue, ni au Tiger, donc on a été dans notre boîte habituelle de fin de soirée. Ils étaient tous là. Après avoir passé un moment avec les copains à Pascal et Thomas avec Caro, j’ai été rejoindre mon groupe de vieux potes. Je n’avais pas l’intention de faire très tard, et je pensais filer après avoir bu un verre ou 2 avec mes amis.

J’ai commencé à danser et j’ai oublié... Puis Layne s'est pointé vers les 3h du matin...

Layne a apparu vers les 3h du matin, il est venu se planter devant moi pour danser. Jeeez, il danse bien, sa manière de bouger fait soupçonner des tas de petites choses qui seraient classés x si on devait les lister. Je ne m’attendais pas trop à le voir 2 jours de suite, on ne le voyait pas très souvent lors de nos sorties depuis quelques mois.

  • Waouh, qu’est-ce que tu fou là! On te croise jamais et là, tout à coup, 2 jours d’affilés? T’es en chasse ou quoi?

Il a eu un petit rire amusé. Ciel, il y a des moments où il était vraiment charmant, ou était-ce son sourire?

  • Si on veut... Je te cherchais... J'espérais te trouver ici...

Il m’a fait un petit clin d’oeil pleins de sous-entendu, ça m’a fait rougir jusqu’au scalp. Heureusement, on était en boîte, il faisait chaud, donc ça pouvait passer pour une crise de chaleur. A l’oreille; “et si on allait chez moi?”. Il se mordait la lèvre inférieur avec un petit sourire coquin en me dévisageant. Blu-p, encore plus rouge moi. Caroline l’avait vu arriver et elle nous observait. Non, je ne pouvais pas même si j’en avais envie, elle se douterait vite qu’il y avait anguilles sous roches si je disparaissais ce soir encore. Puis, on avait prévu de dormir chez elle, alors si je n’y allais pas, C.Q.F.D., elle saura que je suis avec Layne.

  • Hahhh, Layne, je peux pas...
  • Pourquoi?

J’ai dû lui raconter les questions de Caro, qu’elle nous observait, que je ne pouvais pas partir sans que certains se doutent que j’étais avec lui, et franchement, je ne voulais pas être l’objet des ragots, et en plus, j’avais promis d’aller dormir chez Caro. Même ses petites chuchoteries à l’oreille attiraient l’attention sur nous et ça me mettait mal à l’aise. Layne pensait que j’exagérais, que personne n’en avait rien à fiche de nos histoires, ils avaient bien assez sur leurs assiettes que de s’occuper de nous. Mais, respectant mes réticences, il a arrêté les chuchoteries et les petits bisous discrets.

Ses copains lui avaient fait signe, ils avaient envi de partir, d’aller ailleurs. Layne m’a reposé encore une fois la question, en me disant qu’à la limite, on pouvait se retrouver dans 1h ou 2. Il partirait maintenant avec ses cops, et comme ça, personne ne se douterait de rien. Je lui ai rappelé que j’allais chez Caro, alors...

Pour éviter les regards insistants, j’ai circulé un peu; vers Caro et les potes à Pascal, puis un moment avec mes potes.

Puis, j’ai été au petit coin, pour me rafraîchir. J’avais beaucoup dansé, et j’avais besoin de me mouiller la figure, etc. En ressortant, j’ai sursauté de voir Layne. Il m’a attrapé par la main et s’est enfilé dans l’un des WC libre. Heureusement, les toilettes sentaient bons, il n’avait pas dû être utilisé récemment, et il n’y avait personne dans les parages, ou la seule nana qui s’était pointée, on ne la connaissait pas.

Afff... Layne...

J’ai voulu lui rappelé que cette relation ou ces petits intermèdes devait rester secrète, mais je n’ai pas été au bout de ma phrase... Mes mots ont été noyés dans les siennes. De toute évidence, il n’entendait rien, moi trop. Il me chuchotait que je l’attirais sexuellement, qu’il aimait me faire perdre pieds, me surprendre, me toucher, etc... Il savait prendre le contrôle, me dirigeait, brisait mes barrières...

Je crois que la peur accentuait aussi le plaisir de se retrouver; j’avais peur que Layne ne sache pas tenir sa langue, surtout, qu’il n’en ait pas envi, mais j’ai été incapable de résister.

Rouge d’embarras, je n’osais pas sortir des WC, j’ai préféré que Layne parte en 1er. Il est resté devant la porte jusqu’à ce que la voie soit libre, pour me permettre de sortir de là-bas. Mais, je suis restée encore vers les lavabos. Je voulais lui laisser le temps de réapparaître, laisser quelques minutes passer, ensuite, je retournerais dans la salle. Je suis restée une bonne 10zaine de minutes à m’asperger le visage d’eau froide et quant je suis retournée à la table, Layne avait déjà quitté la boîte. Ouf, c’était préférable.

Caro m’a tout de suite demandé où j’avais passé. J’ai inventé être sortie fumer, puis j’ai croisé quelqu’un au bar, puis aux toilettes, j’avais chaud. Elle a eu l’air de me croire, pourtant, elle m’avait cherché partout. On est partie peu après toutes les 2. J’étais raide mais je devais faire semblant d’être encore d’attaque.

On a discuté au moins 1h, je n’ai pas vraiment fait attention à la conversation, trop occupée à garder les yeux ouverts. Finalement, je me suis endormie sans m’en rendre compte.

On s’est réveillée vers 14h, on a traîné au lit en racontant les petits potins de la soirée. Caro en connaissait un rayon, moi je ne faisais jamais attention, alors je ne savais rien. Elle a essayé de me faire parler de Layne, mais, même si on s’entendait bien, ce n’était surtout pas à elle, ma plus dangereuse rivale, de raconter mes petites escapades. On s’est ensuite traîné jusqu’à la terrasse avec nos cafés et croissants pour déjeuner.

Layne a appelé vers les 15h30 pour proposer de le rejoindre lui et ses potes au bord du lac. Je lui ai demandé s’il était tombé sur la tête et il m’a dit qu’au contraire, pour éviter les soupçons de Caro, je devrais la prendre avec, on était des copains après tout, et on lui ferait la démonstration de notre amitié “pure et sans ambiguïté”, ce qui le faisait rire. Layne a encore ajouté que Caro plaisait beaucoup à un de ses potes, et m’a demandé d’un ton rireur, si je ne serais pas ravie de me débarrasser d’elle!

Alors ça oui, alors j’ai accepté après avoir demandé à Caro.

Caro était toujours partante, alors on a été traîné avec eux. J’avoue que c’était sympa, divertissant et on ne s’est pas ennuyé. Layne savait mettre à l’aise quant il le voulait, et ce n’était pas comme s’il ne connaissait pas Caro. Elle lui a quand même fait une petite remarque à propos d’Alexia, elle trouvait qu’il avait été plutôt vache avec elle. Layne, toujours joviale, comme si elle lui avait fait un compliment, lui a rappelé qu’il tenait à sa liberté et n’avait pas envi de s’encombrer d’une nana hyper possessive. Il ne voulait pas d’une relation sérieuse, Alexia le savait depuis le départ, donc il ne se sentait pas en faute.

Comme on était toujours avec eux en début de soirée, on a été manger tous ensemble. Ensuite, j’ai pu rentrer tranquillement chez moi et toute seule. Enfin... un bout de soirée à moi... J’avais l’impression de n’avoir pas eu de week-end du tout!

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233/11 - Layne me fait encore craquer - dimanche, 21 août 2011

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232/11 - Caro dans les pattes!

Publié le par JaneDo

232/11 - Caro dans les pattes
Samedi, 20 août 2011

Layne et moi sommes parti séparément pour se retrouver chez lui. J’ai posé ma voiture au parking chez lui. Au moins, personne ne pouvait la voir. Avec Layne, il n’y a pas de semblant, à peine à l’intérieur, il s’est jeté sur moi.

Layne n'aime pas tourner autour du pot, il est toujours assez brusque, mais il sait ce qu'il fait et ce qu'il veut, alors c'est sexy.  Ce n'est pas le genre à attendre que la fille fasse le 1er pas où des trucs du genre, on savait pourquoi on était rentré, alors les simagrées de séance de café, etc, c'était pas pour lui. Layne ne m’a pas entendu partir, je suis partie assez tôt le lendemain, j’avais des trucs à faire, et je n’aime pas traînasser.

J’ai vu les messages de Caro, mais je n’avais pas envie de répondre. J’espérais bien passer une journée tranquille. Aucune envie d’aller boire des verres, ni faire les boutiques, ni rien. Je voulais juste me larver en paix, seule, chez moi. Thomas aussi m'avait envoyé quelques textos et j'aurai été bien avisé de ne pas les regarder, mais je ne m'attendais pas à des messages animés!

Maintenant qu'il m'avait montré comment lire les MMS, il m'avait envoyé un petit message filmé pour dire qu'il allait bien, que tout se passait à merveille et qu'ils faisaient la fête, images à l'appui.

En arrière plan, j'ai entre-aperçu Pascal et Jess, puis il a filmé Pascal et Jess, qui riaient avec un groupe d'amis. Pascal avait le bras autour de la taille de sa femme, et le peu que j'ai vu de son expression, Pascal avait l'air drôlement heureux, à l'aise. Ca fait mal de le voir si heureux loin de moi.

Ca m'a déprimée et je me suis couchée illico... dormir fait oublier...

Vers midi, Caro m’a réveillée avec son coup de fils, j’ai répondu, je me devais d’être une grande fille et lui dire carrément que je voulais qu’on me fiche la paix. Sans détour, elle m’a demandé si j’étais rentrée avec Layne, évidemment, j’ai dit que non. J’entendais bien qu’elle ne m’a pas cru. Après avoir raccroché, je me suis tournée pour me rendormir, mais 1h plus tard, elle était devant ma porte avec des croissants et tout.

J’étais franc furax, j’avais pourtant été claire, mais en la voyant là, avec son petit air “je m’ennuie”, je l’ai laissé entrer. Chiotte. J’ai pensé qu’elle devait faire la même tronche quant elle débarquait à l’improviste sur Pascal!!! Mouais, difficile de l’envoyer balader ou d’être désagréable avec elle. Ouais, si ça marchait sur moi, aucun doute que ça marchait sur lui. Bravo!

Je n’ai pas trop insisté sur le “je-suis-naze”, sinon elle se serait doutée que je n’avais pas beaucoup dormi, donc que j’étais bel et bien rentrée avec Layne. J’ai eu beau protesté, elle était persuadée que j’étais partie avec lui. Elle a promis de ne rien dire à qui que ce soit, mais je n’avais pas confiance à ce point là, j’ai continué à nier. Layne m’a envoyé un petit message à son réveil; “Je t’adore minette”.

Caro a installé les chaises longues sur le balcon, et s’est larvée au soleil, alors que j’étais retournée faire une sieste. Je n’ai pas su comment lui demander de partir. Pour éviter d’ailleurs que ça arrive, elle nous avait préparé des petits trucs à grignoter, ranger ma cuisine et tout.

Afff, c’est pas qu’elle me dérangeait, mais elle me dérangeait... Sa présence m’empêchait de me sentir à l’aise chez moi, je me sentais obligée d’articuler parfois quelques mots, ce que je n’aurai pas eu à faire si j’avais eu la chance d’être toute seule. Ça me fiche la pression, même si elle me répétait sans arrêt que, je ne devais pas faire attention à elle, qu’elle était contente de ne pas être seule. Tout ça rendait la tâche de lui dire d’aller voir ailleurs si j’y suis encore plus difficile.

Et le soir, elle a recommencé avec son envie de sortir... Moi pas envie, pas vouloir... Il y avait pas moyen!

Je l’ai encouragée à y aller, mais elle ne voulait pas sortir toute seule comme une pauvre tarée. Elle disait avoir besoin d’une amie, elle ne voulait pas rentrer toute seule dans les bars, comme si elle cherchait un mec.

Et flûte, une fois de plus, pour lui faire plaisir je suis sortie. Intérieurement, je râlais contre moi-même, parce que j’en avais aucune, mais aucune envie, ça me faisait carrément chier, et aussi rhahhh, parce que je n’avais pas su dire non.

Évidemment, comme je n’avais pas la frite pour sortir, ça m’a pris des heures pour m’habiller. Après 1h à réfléchir sur quoi mettre, à la chaleur de l’endroit où on irait et touti quanti, en 5mn j’ai été prête quant je me suis rappelée que, Pascal n’était pas dans le coin donc qu’importe. Un jean, un t-shirt, un bandeau pour tenir les cheveux et basta. Ensuite, il a fallu aller chez elle pour qu’elle se change, et c’était déjà minuit...

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232/11 - Caro dans les pattes - samedi, 20 août 2011

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231/11 - Sans l’un, ni l’autre; l'ennui total...

Publié le par JaneDo

Sans l’un, ni l’autre; l'ennui total...
231/11 - vendredi, 19 août 2011

Comme je n’avais pas vu Thomas hier soir et que je n’avais aucune nouvelle, j’ai failli l’appeler. Heureusement, Caro m’a fait remarquer que s’il était avec Pascal aux USA, Pascal risquait de prendre mal le fait que je m’amuse à appeler Thomas et pas lui. Glups! Elle avait raison.

Hum, j’aurai peut-être dû lui demander (à Caro) de se renseigner pour moi à propos de Thomas. Finalement, je lui ai simplement envoyé un message, après en avoir envoyé un à Pascal. Il m’a immédiatement répondu pour me dire qu’il était aux Etats-Unis lui aussi et qu’il rentrait lundi.

Rhhhhah, tout un week-end sans les voir, ni l’un, ni l’autre, pffff.... l’ennui total!

J’avais dormi chez Caro hier, parce que si elle avait dormi ici, j’aurai eu de la peine à m’en débarrasser, mais diantre, en début d’après-midi, elle a débarqué pour me proposer d’aller faire un tour à Ouchy et manger avec elle. Zut, j’en avais pas envi, je voulais juste rester un peu tranquille dans mes pénates.

Je me suis faite violence et je suis sortie de mon refuge en sachant qu’au moins comme ça, après le dîner, j’allais pouvoir retourner vite fait chez moi, et seule.

Caroline a cherché tous les prétextes du monde pour essayer de me tirer de chez moi, pour sortir ce soir, mais j’en avais pas envie.
Ca me déprimait carrément de ne pas voir Pascal, qu’il ne soit pas dans les parages, où qu’on aille aucune chance de le voir. Donc, ce serait ça s'il s'en allait pour de bon? Afff, l'horreur! Les autres mecs sont... inssipides, sans classes, nuls, pas drôles, pas intéressants... pfff... Autant devenir nonne!

Mais elle a fini par réussir à me convaincre en arguant que, je me sentirais plus à l’aise si je me donnais la peine de fréquenter ses potes, de leur parler, etc, je ne me sentirais plus mal à l’aise d’aller prendre un verre, même si c’était principalement pour lorgner Pascal. Alors j’ai fait l’effort.

Mais, rien à faire, je m’ennuyais ferme!

Après 1 petite heure, j’étais sur le poing de disparaître sans laisser de traces, quant   
Layne est apparu  . Ha! Je dois dire que ça m’a fait plaisir de le voir, d’avoir quelqu’un que je connaissais un peu mieux avec qui discuter. Puis, j’en avais marre de la tronche à Alexia, qui semblait ne pas apprécier de voir Caro et moi tout le temps fourré ensemble. Je crois qu’elle n’aimait pas partager ses amis.

Elle était déjà là avec Paul quant on est arrivé. Layne les a salué, a lancé un petit regard narquois à Alexia. Puis, il s’est installé entre Caro et moi. Il est toujours amusant lui, toujours des combines à raconter. De temps à autre il me chuchottait à l’oreille; il a voulu savoir comment je tenais le coup sans Pascal dans le coin, et honnêtement; “je supportais très mal”.

Je ne me suis pas rendu compte, sur le moment, qu’il essayait de me saouler... seulement le lendemain!

Vers les 1h du mat, on est parti en boîte, et j’ai suivi la troupe. J’avais envi de danser, et Layne a toujours été un bon partenaire, que ce soit pour danser, discuter, ou faire la fête. Caro m’a dit qu’elle se sentait mal à l’aise vis-à-vis d’Alexia. Elle aurait aimé que je garde Layne à distance. Moi, pas envie. On a beaucoup dansé, c’était vraiment chouette. Par moment, j’oubliais même la présence de Caro, et même des autres.

Puis, discrètement, Layne m’a proposé d’aller chez lui... J’ai dit oui.

Ca peut sembler bizarre puisque j’aime Pascal, mais faut pas se leurrer, il a une femme, et je ne pense pas qu’ils font que jouer au Monopoly! Je savais bien ce que Layne avait derrière la tête! Puis, j’ai toujours aimé batifoler avec Layne, alors je ne voyais pas pourquoi j’aurai des scrupules, ni pourquoi je me reserverai comme une nonne... ou c’était peut-être parce que j’avais un peu trop bu, que je me trouvais toutes les excuses du monde, ou la raison pour laquelle je n’avais pas les mêmes limites que d’habitudes... je ne sais pas, mais j’ai accepté!

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231/11 - l’ennui total sans l’un et l’autre - vendredi, 19 août 2011

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230/11 - Caro a trouvé du boulot

Publié le par JaneDo

230/11 - Caro a trouvé du boulot 
Jeudi, 18 août 2011

Caroline a trouvé du boulot. J’ai compris pourquoi ça lui avait pris si longtemps. Ce n’était pas parce qu’elle ne trouvait rien, ou qu’elle avait de la peine à trouver, non non, c’est parce qu’elle voulait trouver un boulot tout prêt du travail à Pascal. Je n’ai pas su quoi lui dire quant elle m’a dit ça, je suis restée sans voix, perplexe.

Plus tard, je lui ai dit que ça ne me plaisait pas beaucoup...

Layne a voulu m’inviter à sortir avec lui ce soir, mais comme j’étais avec Caro, j’ai refusé. Je ne voulais pas qu’elle puisse raconter quoi que ce soit de louche à Pascal.

On a passé l’après-midi à faire les boutiques aujourd'hui, puis on a été prendre un verre à Ouchy, au bord du lac. Là on a croisé 2 de ses copines. C’était intéressant. Ses copines, après avoir raconté leurs histoires, leurs problèmes personnelles avec leurs mecs et autres, elles lui ont demandés comment ça allait avec son apollon. Apollon, hihihi, c’est drôle, si Pascal savait qu’il était décrit comme un apollon, ça le ferait sûrement marrer.

Caro leur a raconté qu’il était aux États-Unis avec sa famille, puis à ma surprise, elle m’a désignée en leur apprenant que je sortais aussi avec lui. Les 2 ont fait des yeux ronds, elles n’arrivaient pas à le croire. Elles étaient surprises qu’on s’entendent, qu’on se voit, elles nous ont cuisiné à fond! Elles étaient étonnées d’apprendre qu’on avait été en vacances ensemble, tous les 3, qu’on passait souvent les week-end ensemble.

J’ai dit à Caro que ce n’était pas une très bonne idée de parler de ça, à qui que ce soit, elle le savait pourtant.

Le soir, on est sorti rejoindre les potes au Tiger. Bizarrement, Thomas n’était pas là. Ni Caro, ni moi ne savions s’il était parti avec Pascal à New York. C’était bizarre de se retrouver avec tout ceux-là sans la présence de Thomas ou Pascal. Je ne les connaissais finalement pas beaucoup, je n’avais pas grand chose à leur dire et j’ai été contente de voir mes potes à moi se rappliquer, j’étais aussi contente d’être avec Caro.

Je l’ai présentée à mes potes, on a jonglé entre les 2 clans.

Vers minuit, on est rentré. J’ai été dormir chez elle, parce que demain, j’avais envie de rentrer chez moi et rester un peu seule. Je ne savais pas encore si j’avais envie de sortir vendredi soir, c’était assez déprimant quant Pascal n’était pas là!

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230/11 - Caro a trouvé du boulot - jeudi, 18 août 2011

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mercredi, 17 août 2011 ; Notre trio doit fonctionner

Publié le par JaneDo

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mercredi, 17 août 2011 ; Notre trio doit fonctionner

Triste, Pascal était parti avec sa famille. Caroline et moi nous sentions seules et abandonnées. Je ne pensais pas qu’on passerai autant de temps ensemble, mais on a passé le plus clair de la semaine l’une chez l’autre.

J’ai finalement eu le courage de lui dire que je n’appréciais pas de voir Pascal passer autant de temps avec elle!

C’était un soir où l’on avait décidé de parler franchement, à coeur ouvert. J’ai eu l’impression de l’avoir blessée. Caroline a voulu savoir ce que j’avais vraiment en tête, ce n’était pas un secret, il fallait que Pascal se décide à faire un choix une fois pour toute. Caroline m’a dit qu’elle ne se laisserait pas faire.

Elle ne comprenait pas pourquoi je voulais l’évincer, elle ne faisait pas de vagues, n’était jamais dans mes pattes, au contraire, elle était plutôt compréhensive et acceptait la situation sans broncher. Elle savait qu’on se voyait souvent, et avait l’impression que c’était plus qu’elle, mais elle ne se plaignait pas.

On a tourné autour du problème, le mettant dans toutes les positions possibles, il n’y avait pas beaucoup de solutions, c’était à Pascal de faire un pas dans un sens ou l’autre.

Caro aussi avait peur que Pascal m’aime plus qu’elle, je n’ai pas voulu lui dire que c’était aussi ma pire crainte.

Tout comme moi, Caroline ne pouvait et ne voulait pas imaginer sa vie sans Pascal... Là dessus, on se rejoignait. On est arrivé au point de départ, c’est-à-dire, nul part. Ca m’avait ébranlée que Caroline ne veuille pas lâcher prise et me dire en face qu’elle n’avait pas l’intention de se laisser faire. J’avoue que ça m’a fait un peu peur.

Donc, d’une certaine façon, j’ai accepté d’essayer encore une fois de laisser les choses comme elles étaient et d’essayer de donner une autre chance à ce “trio” bizarre que nous formions. Malgré tout, j’avais les flopettes.

Caroline m’a confirmée qu’elle sortait avec Pascal. A l’époque, j’étais avec Thomas et rien ne semblait pouvoir nous séparer. Elle a su que Pascal avait dit qu’il m’ attendrait, qu’il me laissait le temps de régler les choses avec Thomas, mais malgré ce que je lui avais dit, tout prouvait que je n’avais pas l’intention de le quitter, ce que Thomas lui avait d’ailleurs confirmé, alors ils ont commencés à sortir ensemble. Comme moi, Caroline savait que Pascal n’oserait pas lui briser le cœur encore une fois.

C’est vrai qu’elle au moins, avait toujours été constante, contrairement à moi. Pour ça, elle me battait au poteau! Tout de même, je me demandais si Pascal me ferait passer en 1er une fois de plus?

J’étais prête à essayer, après tout, je ne voulais pas perdre Pascal en prenant le risque de lui demander de faire un choix, je ne savais pas si ce serait en ma faveur, alors autant supporter Caro!

On a fait plein de trucs ensemble cette semaine; soirée DVD chez moi mardi soir. Mercredi, Thomas m’avait invitée à manger, j’ai emmené Caro avec. Jeudi soir, j’avais du boulot, ça ne l’a pas gênée, elle regardait la télé et m’a préparé à manger. Tsss, on aurait dit un petit couple, sauf que c’est une fille.

On était toujours ensemble quant Pascal appelait, on a donc pu lui parler toutes les 2. On avait mis le haut parleur, donc on entendait aussi tout. Pascal a été surpris la 2ème fois, et Caro lui a dit qu’il nous manquait, alors on restait ensemble pour combattre le manque. Ca lui faisait plaisir de nous entendre.

Puis, elle lui a dit qu’on avait beaucoup discuté et qu’on avait décidé ensemble, qu’on allait encore essayé de faire marcher notre petit ménage à 3.

A entendre le long silence qui a suivi sa déclaration, Pascal devait tomber de surprise. Il savait qu’il y avait le haut-parleur, donc il n’a pas commenté notre décision. Je pense aussi que ça devait l’arranger!

On a voulu savoir comment cela se passait là-bas, avec Jess, avec ses parents. Bon, pour ma part, j’aurai préféré ne rien savoir, parce qu’il nous a dit que c’était cool d’être de retour. Ils avaient revus des tas d’amis, qu’ils sortaient beaucoup.

Il nous a dit que Jess aussi avait retrouvé son sourire, et les choses s’étaient nettement calmée. Il était contente de retrouver son appart à New York. Il a même dit que l’ambiance de New York lui avait manqué, ses amis aussi, que ça lui faisait vraiment plaisir d’y être.

Glups... Au moins, je n’étais pas la seule à avoir le cafard après son coup de fils!

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229/11 - Notre Trio doit fonctionner - mercredi, 17 août 2011

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226/11 - (2) Eviter de bouder dans mon coin

Publié le par JaneDo

226/11 - (2) Eviter de bouder dans mon coin
Dimanche, 14 août 2011 ;

Pascal a été sage, il était rentré laissant Caroline et moi toutes seules. Comme on avait fini par s’endormir vraiment très tard, ou plutôt très tôt le matin, on avait pas trop la frite quant Pascal est venu nous apporter les croissants et tresses du matin vers midi. Jeeez, ça ne faisait que 4h env. de sommeil, alors pas vraiment faim de mon côté. Je n’avais besoin que de café.

Caro avait de l’apétit, entre elle et Pascal, ils ont dévorés les croissants. Pour le déjeûner, on s’était installé sur sa petite terrasse.

J’ai été surprise de n'avoir pas croisé Alexia, d’après ce que je savais elles partageaient l’appart. Caro m’a expliqué qu’Alexia avait tendance à pratiquement s’installer dès qu’elle en rencontrait un.

Ces temps, Alexia vivait presque avec Paul, Layne lui avait demandé de prendre l’air. Il n’y avait pas mis énormément de tact, il lui a demandé de dégager de chez lui, il en avait marre qu’elle s’incruste.

Pascal n’était pas très bavard, même moi je pouvais voir qu’il avait l’air préoccupé. Caro, comme d’hab. assez direct, lui a demandé s’il avait eu des soucis hier soir en rentrant, et en effet, un petit peu, mais il n’avait pas envi d’en parler.

Comme on était sur la terrasse, dehors, au vue de tous, il n’y avait pas de câlins-câlins, pas de bisous-bisous, juste des amis qui mangent ensemble. Snif, j’avais envie de me coller dans ses bras, de le couvrir de bisous.

Je ne parlais pas beaucoup non plus, c’était presque Caro qui faisait toute la conversation. Pascal m’avait lancé 1 ou 2 petits regards que je n’ai pas compris, puis dans le cours de la conversation, il m’a même pris la main. J’ai vu Caro lui lancé un petit regard en coin. Là dessus, je me suis levée pour aller à la salle de bains, mais je n’avais pas vraiment l’intention d’y aller, je crois que leurs petits regards en bizingue m’avait fait me poser des questions, et je crois que je voulais savoir s’ils avaient des choses à se dire pendant mon absence.

C’était le cas, parce que je les ai vu me regarder rentrer dans la maison. Je suis revenue sur mes pas quant j’ai pensé que c’était sûr, et comme je m’y attendais presque, j’ai entendu Caro lui demandé s’il m’avait parlé, et Pascal lui a répondu que pas encore. Ils chuchottaient, mais Caro chuchottait plus fort que normal, comme si elle voulait que je l’entende. Elle lui a demandé pourquoi, parce qu’elle commencait à croire qu’il n’avait pas l’intention de le faire. Après un petit silence, il lui a répondu;

  • En effet, je n’en ai pas envi... Je ne veux pas.
  • Je ne vois pas pourquoi, elle n’en ferait pas un drame! Jane peut te toucher, te faire des bisous et tout, parce qu’elle ne sait rien et moi je dois marcher sur des oeufs en faisant attention à tout ce que je dis...

Baf, j’ai décidé de les interrompre en revenant sur la terrasse. J’ai fait comme si je n’avais rien entendu, même si Caro avait continuer à parler un peu plus fort que chuchoter, pour me faire comprendre qu’il se passait des choses. On a continué à discuter avec légèreté, même si Caro était un poil plus tendue, on rigolait bien. Puis le sourire a disparu de nos visages quant Jess s’est pointée... Glups!

Elle était venue chercher son mari, et n’entendait pas partir sans lui. Alliant le geste à la parole, elle s’est assise à côté de lui.

  • Ca tombe bien, je voulais vous parler à toutes les 2, mais chez moi. Je me sentirais plus à l’aise.

Pascal lui a demandé de nous laisser tranquille. A nous, il a dit qu’on avait pas à être mêlé à leurs disputes, puis il s’est levé pour partir. Jess a insisté. Ils partaient le lendemain pour quelques jours... (hum, Pascal avait oublié de nous le dire?) Alors avant de partir, elle voulait savoir où on en était, elle pensait qu’on était aussi concernée.

Donc, pour faire court, celle qui n’était pas concernée, n’avait pas besoin de venir. Pascal était déjà parti en avant, et Caro m’a jeté un petit clin d’oeil coquin; elle voulait savoir ce qui allait se passer.

Jess avait piqué notre curiosité, toutefois, je savais que ça ne plairait pas à Pascal, mais si Caroline se sentait assez concernée, pourquoi pas moi? Pourtant, je me méfiais de Jess, elle était passée maître dans l’art des coups tordus, alors ça ne m’emballait pas des masses.

Je le savais... c’était un piège...

Quant Pascal a remarqué qu’on leur avait emboîté le pas, il nous a demandé de rebrousser chemin. Lui aussi sentait le coup fourré. Il ne savait pas ce que Jess avait encore invanté, mais il n’avait pas trops envi qu’on soit tous mêlé dans son petit mélodrame.

Un 1/4h après qu’on soit tous installé sur son territoire, là où elle se sentait à l’aise, les parents à Pascal ont débarqué. J’ai failli avaler ma langue. Non mais, elle est complètement à la masse, pourquoi y mêler les parents??? Poliment, je les ai salué, principalement parce que c’était les parents de celui que j’aimais, sinon, je serais partie sur le champ.

Son paternel n’a pas tourné autour du pot, il a été droit au but. D’abord, il a souligné que les vacances qu’ils avaient prévu en famille ont été perturbée par des évènements qui ne lui plaisait pas du tout, qui ont provoqué de la dispute au sein du couple et avait perturbés Jess. Il s’est adressé ensuite à Pascal en lui demandant où il était le soir avant le départ. Pascal est devenu tout rouge, mais il n’a pas répondu, alors son père s’est tourné vers Caroline, tout en me jetant un regard au passage.

Il lui a dit qu’il savait où Jess l'avait retrouvé ce matin; chez Caroline, et d’après ce qu’il savait, Jess l’avait aperçu aussi là-bas le soir précédent, et il n’était rentré qu’après les 4h du matin! Ouf, ils n’avaient pas l’air de savoir que j’y étais aussi. Tant mieux. Son père a demandé à Caro sans détour si Pascal était avec elle dans la nuit du jeudi au vendredi?

Je crois que j’avais les oreilles violettes, Pascal était rouge d’embarras, mais aussi à la limite de péter un câble. A la place de Caro, il a répondu qu’ils n’étaient pas ensemble. Son père a alors voulu savoir où il était et avec qui,  pourquoi il continuait à mettre sa femme dans l’embarras et pourquoi il continuait à agir comme un enfant gâté.

Son ton était sec et tranchant, j’avais chaud, j’étais contente de ne pas être sa fille.

  • Ca ne regarde personne. J’en ai marre qu’on essaie tout le temps de s’insinuer dans ma vie, je fais pourtant attention. Je dois toujours faire attention à tout ce que je fais, il y a des moments où je n’en peux plus, je me sens étouffer. Et vous faites chier, avec vos petites réunions à la con... Je m’excuse... Désolé...

Il a senti qu’il avait été trop loin, il avait oublié qu’il parlait à son père et pas à un copain.

  • Je veux juste qu’on me fiche la paix... Est-ce que c’est trop demander?
  • Pascal... Tu sais bien que ce n’est pas possible... Tu dois te reprendre...

Gros silence.

  • Et avec laquelle de ces demoiselles... es-tu en fin de compte? Caroline? ou... Jane?

Glups, Pascal a rougi de plus belle. J’étais curieuse de savoir comment il allait répondre à cette question. Finalement, Caro et moi étions là pour la galerie, on avait pas grand chose à dire. En fait, c’était même gênant, Pascal faisait attention de ne pas sortir de ses gons, et Jess jouait la petite victime qui avait besoin qu’on parle à sa place.

  • Alors?
  • Il a recommencé à voir Jane, il me l’a dit... Il était avec elle jeudi soir.

Jess était intervenue et ça a foutu un gros malaise. Je me demande pourquoi elle se cachait toujours derrière le paternel. Son père s’est tourné vers moi pour que je confirme, je n’ai pas osé regardé Pascal, de toute façon, je savais que je n’allais pas m’amuser à mentir à son père. Mais Pascal a répondu à ma place et a confirmé qu’on était ensemble, qu’il n’avait pas eu envi de rentrer, mais qu’il l’avait quand même fait, alors qu’on arrête de lui casser les pieds.

Puis mon coeur s’est gonflé d’allégresse quant, en réponse à son père, Pascal a dit qu’il n’aurait jamais tenu le coup sans moi... Ooooh, que je l’aime lui!

Pascal a demandé qu’on lui foute la paix, à lui, à moi et aussi à Caro, qu’il avait de la chance, qu’on était pas exigentes, qu’on ne lui a jamais fait de chantage, demander de faire des choses qu’il n’aurait pas pu faire. Si ça lui arrivait de ne pas rentrer, c’était son choix, on ne lui demandait jamais rien.

Son père a noté qu’il avait employé le “on2 et inclus Caroline. Pascal lui a jeté un regard qui en disait long et n’a pas jugé utile de clarifier plus. Après ça, son père nous a demandé à toutes les 2 de bien vouloir les laisser en famille.

Ils partaient le lendemain matin très tôt... Pascal partait... et on ne pouvait même pas lui dire au revoir... c’était triste. Pascal a voulu nous accompagner, mais son père lui a demandé de rester.

Bras dessus, bras dessous, Caro et moi sommes parti le moral dans les tongues. On avait même la larme à l’oeil, mais on ne voulait pas se laisser aller à pleurer devant l’autre. Pascal nous a rattrapé juste avant de tourné le coin de leur jardin. Il a vu qu’on était toute retournée. Bon... lui aussi...

Caroline s’est jetée dans ses bras la 1ère, moi trop surprise, j’étais restée plantée presque la bouche ouverte comme un cabillaud. Pascal l’a serrée contre lui, puis il lui a donné un tendre bisou au coin des lèvres. Il m’a tendu la main pour m’attirer à lui et j’ai eu droit aussi au gros câlin et au bisou. Jeeez, je n’avais pas envie de le lâcher.

L’espace d’une minute, j’avais oublié jusqu’à la présence de Jess ou même de son père. Ils étaient tous les 2 debout sur le pas de la porte à nous regarder.

Je n’ai pas traîné chez Caro après parce que je n’avais pas le moral, j’avais besoin d’être un peu seule. J’aurai eu beaucoup de peine à faire bonne figure. A la maison, je me suis lancée sur une nouvelle toile pour ne pas trop penser, mais c’était difficile.

Après le départ de son père, Pascal m’a lancé un petit coup de fils. Ca m’a fait trop plaisir. J’ai failli lui demander s’il en avait fait autant avec Caro, mais je ne l’ai pas fait, je crois que je connaissais déjà la réponse.

J’ai fait semblant de prendre les choses du bon côté en arguant que j’allais pouvoir sortir un peu avec mes copines, je ne les avais pas vu depuis longtemps, et des tas de conneries du genre parce que je sentais que Pascal n’avait pas trop le moral non plus.

Puis on a dû se quitter... Le silence au bout de la ligne était atroce...

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226/11 - (2) Eviter de bouder dans mon coin -  dimanche, 14 août 2011

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226/11 - (1) Eviter de bouder dans mon coin...

Publié le par JaneDo

226/11 - (1) Eviter de bouder dans mon coin
Dimanche, 14 août 2011

Nuit du samedi 13 à dimanche 14 août 2011;

J’avais tellement pas le moral, que je n’ai pas beaucoup parlé sur le chemin du retour. Pourtant, je faisais un gros effort pour faire bonne figure, mais dans ma tête c’était la mini tornade; j’y vais ou j’y vais pas?



Et si je tombais au mauvais moment, je risquais de lui faire une scène? Puis, est-ce que ça me dérangeait vraiment de la partager avec Caro? Pas vraiment, c’est juste que parfois, j’envie Caro d’être aussi cool, aussi à l’aise avec ses amis, et j’ai peur qu’il soit plus amoureux d’elle que moi.

Je crois aussi que, c’était surtout le fait que, je ne voulais pas que des gens que je connaissais tombe sur lui avec Caro, ça me ficherait la honte. A part ça, je sais que ça ne me dérangeait pas en fait, j’avais juste peur du regard des autres sur notre trio.



Moi j’aimais bien Caro, elle était marrante, sympa, cool, assez facile à vivre et surtout, je savais qu’elle aimait vraiment Pascal. Elle ne se fichait pas de sa gueule, elle ne le draguait pas juste pour pouvoir se vanter de l’avoir piqué à quelqu’un d’autre. 

Bah, j’ai changé d’avis. Je n’avais pas très envie de rentrer m’enterrer et faire la gueule chez moi, au lieu de passer une soirée sympa chez Caro? Je leur ai envoyé un message pour dire que je passerai. Je suis rentrée me changer et enfiler un training, et j’ai filé.



En tous cas, ils avaient l’air tous les 2 contents de me voir, ça fait plaisir...

On était installé à même le sol, Caro avait disposé des coussins parterre , l’éclairage aux bougies et la télé qui tournait en sourdine sur une chaîne musicale en arrière, faisait tout pour donner une ambiance intime et chaleureuse. Je ne pouvais pas empêcher Caro de faire de petits bisous à Pascal, ni de se lover contre lui. A mon arrivée, Pascal m’avait tirée contre lui, mais, j’avais tendance à m’éloigner pour ne pas mettre Caro mal à l’aise. C’était de ma faute, c’était moi qui était coincée, pas eux.

En zappant, Pascal a vu qu’il y avait du sport, alors j’ai aidé Caro à débarrasser. Ils avaient mangé ensemble, Caroline lui avait fait un rôti avec de la purée et des carottes, miam. Je me suis rendue compte que je crevais la dalle, alors elle m’a préparé une assiette.

  • Tu es fâchée contre moi? J’ai fait quelque chose?
  • Hein? Pourquoi?
  • Pascal m’a dit que tu ne voulais pas venir ici, que t’avais l’air fâchée, certainement parce qu’il était ici, alors je sais pas, je me suis dit que tu m’en voulais pour quelque chose, mais je sais pas quoi?
  • Nooon... du tout, j’étais juste crevée. Tu vois, je suis venue finalement, je ne suis pas fâchée contre toi voyons!

Bah, j’aurai peut-être dû en profiter pour lui dire que je ne voulais plus que Pascal la voit aussi souvent, mais c’était peut-être pas le moment. Donc, Pascal lui avait raconté notre conversation... hum... il allait falloir que je lui tire les oreilles!

Pendant que Pascal regardait le sport, j’ai mangé. Caro est restée pour me tenir compagnie et pappoter un peu. Elle voulait savoir si j’étais d’accord pour essayer de convaincre Pascal de rester, on pouvait dormir chez elle. Mais, comme je lui ai dis, Pascal ne voudrait pas, il ne voulait pas faire trop d’histoires avec Jess, ces temps-ci, elle était un peu à cran. J’étais sûre qu’il rentrerait.

Pendant que Caro rangeait la cuisine, j’ai vite été me planter dans les bras de Pascal. C’était vache, j’aurai pu l’aider quand même. On a traîné comme ça, dans cette ambiance feutrée, à discuter, à parler de nos petites histoires. En réponses aux questions de Caro, Pascal nous a raconté ses petites gué-guerre avec Jess. Pourtant, je me suis rendue compte qu’il n’avait pas dit à Caro que sa femme était en pétard parce qu’il était avec moi, et que c’était la raison qui lui a fait annuler leur voyage.

Je me demandais bien pourquoi?

Quant Pascal a décidé qu’il était temps pour lui de rentrer, c’était déjà passé 3h du matin. Il n’avait déjà pas trop envi de partir, alors que Caro insiste pour qu’il reste n’a pas arrangé les choses. Caro m’a demandé de rester dormir, je n’avais rien de mieux à faire, alors j’ai fini par accepté. Pascal s’est fait violence, et il est rentré.

Toutes les 2, on a discuté en buvant des verres jusqu’à 7h du matin, avant de se décider à aller se coucher.

Etandues dans le noir, côte à côte, on a encore discuté 1 bonne heure. On a parlé de Pascal, encore et toujours, de nos peurs, nos frustations. Caro le voyait franchement plus souvent que moi, parce que souvent, en rentrant chez lui, il faisait un crochet par chez elle. Oui, c’est vrai, elle habite à côté, alors forcément, c’est plus facile. Cette fois, peut-être parce que le noir cachait mes oreilles en feu ou la véritable expression de mon visage, je lui ai dit que ça me rendait jalouse de savoir qu’il passait plus de temps avec elle. Elle a rigolé, mais je pouvais sentir une petite pointe de tristesse.

  • Alors t’as qu’à venir habiter ici, avec moi, et tu le verra aussi souvent? Mais tu sais, il passe toujours en coup de vent. Je sais par contre, que quant il passe vers toi, il a tendance à... rester... J’aimerai bien qu’il reste aussi!

Je pense qu’on a dû s’endormir vers les 8h du matin...

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226/11 - (1) Eviter de bouder dans mon coin -  dimanche, 14 août 2011

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225/11 - Corvée, stop et encore!

Publié le par JaneDo

225/11 - Corvée, stop, encore... -  samedi, 13 août 2011

C’était sûr, ils avaient les moyens de nous faire chier! Pascal m’a invitée à manger dehors, et au resto, tout à coup, on a vu Jess se ramener. Là, il était clair qu’elle nous avait fait suivre.

Samedi, oh quelle journée! Me voilà promu cochon-d’inde-sitter! Ma sœur et Carmine partent en vacances, ma sœur avec ses 2 filles et le fils à Carmine aussi. Du coup, malgré qu’elle ait 2 fils, qui seront ici, dispo quand même, c’est encore à moi qu’on demande d’aller nourrir les cochons-d’Inde. Pas de chance, mais il semble que je sois la seule en qui on peut avoir confiance. Poisse! Faut vraiment que j'apprenne à dire non.

Ce soir, je vais chercher David à l’aéroport de Zurich. Lui et sa copine rentrent de vacances, et cette fois, c’est de ma faute, j’ai proposé d’aller les chercher. Dobby, la petite chienne sera toute contente de voir son petit papa.

Je n’étais pas de retour avant minuit, voir 1h du matin. On a prévu, Pascal et moi, de nous voir un petit moment. En arrivant à Zurich, je lui ai envoyé un petit message pour lui dire que s’il sortait, je le retrouverais directement en boîte ou au bar. Je sais bien qu’il aurait préféré qu’on soit rien que les 2 et pas avec toute la clique.

Il ne voulait pas faire de vagues, alors il n’avait pas prévu de sortir ce soir. Pourtant, Jess est sortie alors il en a profité. Il m’a appelée alors que j’arrivais dans l’aéroport pour me demander de le rejoindre chez Caro. Ça m’a énervée même si je n’ai pas voulu le montrer, alors j’ai dit que finalement, je n’avais pas envie de bouger, que je rentrais chez moi.

Non mais, encore elle, toujours elle! toujours elle d'abord, je passais toujours en 2ème, ras la patate!

Pascal a deviné illico que j’étais fâchée même si je soutenais le contraire. Il a insisté, en disant qu’on pourrait prendre un verre entre amis c’est tout. Comme il ne pouvait pas m’inviter chez lui, que je ne l’avais pas invité chez moi, ben, il s’était dit que c’était plus sympa, que de se retrouver dans un bar bondé où on ne pouvait pas se parler.

Moi, je pensais... Arriver après qu’il ait passé la soirée à faire l’amour avec Caro? Non merci! Mais évidemment, je n’ai rien dit, autant ne pas lui mettre des idées en tête. Avant de raccrocher, je lui ai dit que je n’avais pas besoin de l’inviter chez moi, il savait bien qu’il pouvait venir sans ça.

Ça m’a sapé le moral...

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225/11 - Corvée, stop, encore... -  samedi, 13 août 2011

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