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012 - Marshmallow!

Publié le par JaneDo

12 janvier 2010 - mardi

Pascal m'a envoyé un email hier soir en rentrant. Evidemment, je n'ai rien vu. Ma 1ère réaction était de ne pas la lire, puis curiosité oblige, je l'ai décripté dans tous les sens. 1ère version du décryptage; il n'avait pas l'intention de me plaquer comme une vieille chaussette. 2ème version; il me parlait comme à une petite fille, limite idiote, non mais! 3ème version; il avait choisi soigneusement chaque mot pour que je ne me méfie de rien... Les autres versions étaient toutes aussi rocambolesques, mais, je trouvais toujours de bonnes excuses pour passer outre.

En substance, Pascal se doutait bien que je boudais puisque je ne répondais pas à ses appels. (Pfff, pour le peu, franchement). Toutes ses tentatives de m'avoir au bout du fil avaient été des échecs, et comme je n'ai pas de répondeur! Ça l'avait stressé tout le week-end, il avait même pensé rentrer, mais il savait que de toute manière, on ne se verrait pas. (pfff, ouais, il pensait rentré, bien sûr, 1 demi seconde?)

Si je ne voulais pas lui répondre, au moins juste le lui dire dans 1 message. C'était plus simple que de le laisser sans nouvelles? (tsss, c'est lui qui était sans nouvelles maintenant?) Il n'allait plus me harceler au téléphone. Que c'était bête de faire la tête sans lui expliquer pourquoi. Il allait me ficher la paix et dès que je serais calmée, si je pouvais lui passer un coup de fils, même si c'est pour lui dire que je ne voulais pas lui parler (comme si je pouvais ne pas vouloir lui parler? quoique...). Ce qui serait encore mieux, si on pouvait se voir? Cette semaine? Appel moi ok? Bon je te laisse tranquille maintenant. Bisous. Pascal ;)

Pas de "Love U" comme d'habitude? Ciel, il faisait tout pour me donner l'envie de sauter en bas d'un pont ou quoi?

C'est tellement stupide d'être amoureuse; inutile de dire que mon rythme cardiaque augmente rien qu'en lisant son nom au bout du message... Rhhhh, j'avais envie de le voir! Sentir ses bras, son odeur, sa présence, le respirer, entendre sa voix... Mon cœur faisait un 100m rien qu'en pensant à lui... Je suis vraiment désespérante!

J'avais envie de le voir, et je n'arrivais pas à retrouver la virulence de mon mécontentement pour lui faire une scène "speciale Jane" pour l'occasion. C'était dingue comme j'arrivais à descendre au fond de l'abîme de la déprime et que dès qu'il me sifle, je fonds comme un marshmallow... Nulle!

De toute manière, il avait l'entraînement ce soir, après, pas le temps de discuter. Et je ne voulais pas courir comme une dératée dès qu'il me sonne? Non, je tiendrais le coup. Heu, pourvu qu'il ne fasse pas durer la plaisanterie jusqu'au week-end sinon, je le tonds. Foi de papou!

Bon... Je me suis quand même pointée à la salle de sport. Je n'ai pas osé rentrer, alors je me suis parquée où j'ai pu, loin et j'ai attendu natel au poing. Suivant mon état de courage, dès qu'il sortirait, je l'appelle...

J'ai cru que j'allais bouffer mon volant!!! Qu'est-ce que Caroline foutait encore là??? Mais comment est-ce qu'elle faisait pour avoir les couilles de se pointer? C'est pas un match, ce n'est qu'un simple entraînement? Ils sont sortis du bâtiment ensemble, Caroline avait passé son bras sous celui de Pascal, si je ne savais pas que j'étais sa copine, j'aurai pu croire que c'était elle. Tout naturellement, Pascal a salué ses potes de la main, qui en ont fait de même en rigolant, et ils sont montés dans sa voiture comme si c'était tout à fait normal et habituel. Comme s'ils étaient venus ensemble. Et sa voiture à elle, elle en a fait quoi? Elle est venue en volant ou quoi? C'est une voiture dégonflable ou pliable? J'étais verte.

Les yeux écarquillées comme du poisson frit, je crois que je devais me demander ce que je devais faire? S'il ne m'appelle plus, ou pas avant jeudi, est-ce que j'allais sortir pour espérer lui tomber dessus? Et là, je fais quoi? Comment me comporter vis-à-vis de Pascal? Et Caroline? Hum, dire que j'avais oublié ce détail! Est-ce qu'il ne se rendait pas compte comme c'était humiliant pour moi qu'il se balade tout le temps avec elle dès j'ai le dos tourné? S'il se rendait compte que ça pouvait m'énerver ou me blesser? Si je devais les suivre? Les? Rien que de les associer me faisait péter un câble.

Toutes ses pensées en vrac, sans aucune cohérence, je suis restée plantée là, bouche bée! J'aurai dû essayé de le suivre, mais j'avais été tellement sous le coup que je n'avais pas réagi.

J'avais même oublié que ses potes aurait pu me voir, D'ailleurs, maintenant que j'y avais pensé, je me rend compte qu'il y avait 2 de ses potes parqués à proximité qui me dévisageaient mal à l'aise. Ciel, ils ont dû penser que c'était fini entre nous et que me voici dans le parking à essayer de le voir... La honte. J'ai filé.

Impossible d'aller chez Pascal, mes pas se verraient dans la neige. Est-ce qu'il rentrerait directement? Sûrement pas, vu qu'il était avec elle! Grrr, il fallait que je perde cette stupide habitude de me faire des tonnes d'idées! Peut-être aller chez elle? Non. NON. Je ne voulais pas le voir traîner là-bas, ça me foutrait en l'air.

Je me suis couchée en rentrant. Il fallait que je dorme pour me plonger dans le néant. Pas réfléchir, pas penser, pas me faire d'idées. J'avais les nerfs à fleur de peau, impossible de dormir, peindre, regarder la télé, lire... rien. L'anxiété me dévorait.

Si je ne voulais pas me ronger autant, il me suffirait de l'appeler... mais j'étais trop orgueilleuse! Ce n'est pas à moi de baisser ma garde et de ramper à ses pieds.

J'avais des tonnes de trucs à faire tous les débuts de semaine, il fallait que j'arrête de me laisser court-circuiter par Pascal. Me concentrer, oui voilà, et m'occuper de mes affaires. Oublier. Chaque fois que je me suis torturée comme ça, j'avais tout oublié devant son sourire et ses explications, je ne pense pas que ce serait différent cette fois. Alors autant arrêter la douce torture. Je faisais peut-être une montagne de rien du tout!!!

Je le croiserais probablement jeudi soir ou vendredi, d'ici là, je me serais ressaisie... J'espère!

* * * * * *
------ Marshmallow (1) - (012) - 12 janvier 10 ------


Plus tôt ce jour là....

Oh la la, j'ai bien cru que j'allais être privé d'ordi pendant quelques jours... J'étais mortifiée, complètement folle de rage. Sans mon ordi, je me sens handicapée! J'avais des problèmes avec le bouton de l'allumage. J'avais beau peser dessus, NIET. L'idée de donner mon iBook en réparation, iiiiiiiiaaaahhh!

Ce soir, malgré ma fatigue, j'avais mes neveux, David, Marco et mon frère à la maison. Ils sont enfin partis vers minuit. Sauf Marco bien sûr puisqu'il scouate chez moi maintenant. Soupir désespéré. Je devrais déménager au pôle nord moi pour avoir la paix.

Mon chien, Maxou, décline à vue d'oeil, ça me fait trop mal au cœur. Pauvre petit chou. Il veut toujours jouer, toujours faire la fête, mais il ne voit plus beaucoup et il n'entend plus grand chose. Ça doit être terrible pour lui; il n'entend plus nos voix? Pourtant, Maxou a toujours sa bouille de bébé. Je l'adore ce petit monstre.

Toute la journée, j'ai eu mal à la tête. Peut-être parce que je me suis levée tôt pour faire un café pour mon frangin qui devait passer chercher Marco à 9h ce matin??? Évidemment, il n'était pas là à 9h. Il a appelé, puis rappelé à 10h encore. Marco devait aider son oncle avec son déménagement. Pour finir, à 10h30, je lui ai dit que j'aimerai faire autre chose que d'attendre sur eux, qu'il ramène ses fesses, que je puisse passer à autre chose. Pfff.

J'avais quelques heures de tranquillité... Le soir, mon frère avait envi de jouer aux cartes.

Je suis encerclée, envahie par ma famille habitant maintenant pratiquement tous dans les environs!!! Je ne devrais pas dire ça hein? Mon frère a un retrait de permis, alors il déménage sur Lausanne, c'est plus pratique pour lui! Et tous les garçons de la famille changent de nanas! Étrange!

Marie, en sachant que les gamins seraient à la maison est montée avec du gâteau aux pommes. Elle est vraiment adorable. Elle est restée avec nous presque 2h. Après le départ de David et Mark, j'ai réessayé d'allumer mon ordi... rien. Iiiiiiiiaahhhh! Suis pas patiente moi pour ça! J'ai fait une dernière tentative avant de balancer mon ordi parterre... et Oh Miracle... ça marche à nouveau! Donc, je vais vite sortir le chien avant de me planter dessus et faire mes backups! On ne sait jamais si ça va pas capoter après!

Mais je n'ai pas fait que sortir le chien...

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------ Panne d'ordi... Grrr! (2) - (012) - 12 janvier 2010 ------

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011 - Toujours pas de news! Il m'ignore?

Publié le par JaneDo

11 janvier 2010 - lundi

En rentrant, je me suis immédiatement couchée. En me réveillant vers les 3h du matin, j'ai peint jusque vers les 11h du matin et je me suis recouchée.

Pascal ne m'avait pas donné de nouvelles de tout le week-end, à part quelques rares messages samedi où il disait, dans le 1er; que je lui manquais, qu'il aurait aimé que je sois là. Les autres étaient moins adorables, c'était de simples; 'coucou, qu'il avait passé la journée sur les pistes, qu'il faisait beau, qu'il était crevé. Se demandait si j'allais bien, qu'il m'envoyait des paniers de bisous...' Je n'avais pas réussi à le joindre au téléphone et il n'avait pas essayé de m'appeler non plus. :(

J'étais mal, en colère, désespérée, un savant mélange du tout. J'étais down quoi. Je n'arrivais pas à croire qu'il n'ait pas pensé, ni trouvé le moyen de m'appeler de tout le week-end, je me demandais bien ce qu'il allait trouver comme excuse!!!

De toute manière, je n'allais pas lui simplifier la tâche. D'ailleurs, je crois bien que j'avais un peu la trouille de lui parler et même de le voir. Le fait d'avoir la trouille de l'entendre allait drôlement simplifier les choses; se sera beaucoup plus facile d'éviter ses appels. Surtout si c'était pour me planter un couteau dans le cœur.

Pas de nouvelles non plus de la journée... Le rat des bois! Pourquoi? Mais pourquoi???

Il rentrait d'un week-end où on ne s'était pas vu, pas parlé, seulement quelques vagues messages... et il n'éprouvait pas le besoin de me parler dès son retour? J'étais verte. Et le dimanche soir en rentrant, il n'avait rien trouvé de mieux que d'aller encore chez... elle... ??? Pourquoi???

Il l'avait vue tout le week-end, moi non, et il n'éprouvait pas l'envie de me joindre? de me voir? de m'entendre? de savoir comment j'allais? Je ne lui manquais plus autant? Alors tout ce qu'il m'avait dit à Nouvel An sur le coup de minuit? C'était des mensonges? Comment est-ce qu'il avait pu aller se coucher et dormir sans même chercher à me voir ou au moins m'appeler ou même un message?

Qu'avait-il fait là-haut qui lui faisait m'éviter? J'avais un ballon dans le ventre. Je me sentais mal, encore plus de devoir sourire toute la foutue journée et faire semblant que tout allait pour le mieux, quant j'avais le cœur en miettes.

Bon... je ne veux pas le savoir... J'allais m'inscrire aux abonnés absents pour un temps :( Je le déteste trop fort ce soir...

Je venais de planter mon natel sur "silencieux" quant je vois l'écran s'allumer. Pascal essayait enfin de me joindre. Que dalle que j'allais lui répondre. Au moins, il avait finalement essayé, mais beaucoup trop tard. Il aurait dû essayé hier à peine sur le chemin du retour, et dans la soirée, et aujourd'hui... C'est quoi ça d'essayer maintenant après le boulot, hein? Pfff, va te faire...

Ce soir, j'avais mon dîner en famille, j'allais sourire, rire, plaisanter... et je m'endormirai le cœur sous les talons... Petit réconfort, au moins, j'étais la seule à le savoir!

Je le déteste... Oh non... Je ne le déteste pas vraiment, j'avais envie de le voir, mais en même temps, j'ai la chair de poule en répulsion. Si on se voit, il faudra bien que je trouve le moyen de lui faire comprendre que cette attitude de m'ignorer tout le week-end n'était pas acceptable. D'éviter de le voir ne lui fera rien comprendre à part que je fais la tête... Zut, je me sens si mal. Et en plus, je crois que je me cherchais des excuses...

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------ Toujours sans news! Il m'ignore? - (011) - dim.11.01.10 ------

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010 - Sans nouvelles de Pascal

Publié le par JaneDo

10 janvier 2010 - dimanche

Mathieu est passé sortir son chien, habillé pour affronter le temps neigeux. Il a noté que Maxou avait de la peine avec sa patte arrière gauche et aussi des problèmes pour faire ses besoins. Maxou allait bien jusque là, ça avait été une bonne semaine. Ce n'est que ce dimanche matin quant je l'ai sorti que j'ai remarqué qu'il était denouveau dans une mauvaise passe.

Après le départ de Mathieu, je suis partie chercher Rosanna pour aller prendre un café ensemble et bavarder un peu. Je ne voulais pas lui parler de mes problèmes avec Pascal, elle en avait assez de son côté avec son chéri.

En rentrant, j'ai essayé d'appeler Pascal. Niet.

J'étais vraiment triste. L'absence de Brian commençait à me peser, j'espère qu'il rentrera bientôt en Suisse. S'il avait été là, je crois que je serais passé chez lui me réfugier dans ses bras rassurant. Il me manquait. Je l'ai appelé et on a parlé un peu. Je ne pouvais pas vraiment lui raconter les événements par téléphone et par email, ce serait un peu long... Quoique, je pourrais lui donner les textes de mon journal? Mouais pourquoi pas. Comme je les écris en anglais d'abord, je n'aurai qu'à lui envoyer mes brouillons. Ou attendre son retour? Je crois que je préfère l'avoir en face.

Le soir, j'espérais un appel de Pascal sur le chemin du retour... Rien. Afff, je commençais à paniquer. Pourquoi ce silence? Ça me rendait folle. Je n'osais pas appeler, je ne voulais pas avoir l'air si anxieuse et si dépendante. J'ai contrôlé la sonnerie de mon natel, la charge de batterie, d'appeler mon numéro fixe... Tout va bien, ça fonctionne... Alors quoi?

Journée triste, sans nouvelles de Pascal...

Vers les 23h, malgré l'état des routes, je tournais comme une hélice en voiture. Mes roues m'ont conduite chez lui. Afff, je ne pouvais pas approcher par le jardin, mes traces se verraient dans la neige. Coincée. J'ai vérifié mon natel, toujours rien. Pas d'appels, pas de messages. Je n'avais plus qu'à rentrer chez moi. Sa voiture n'était pas là. Prise d'un doute et de panique, le cœur au bord des lèvres, j'ai filé chez Caroline. Si sa voiture était là-bas, je serais folle de rage. En fait, je plongerais dans les abîmes de la déprime avec des nœuds à l'estomac. La rage est sensé masquer un peu l'angoisse, mais même pas. Pas dans mon cas.

Désespoir géant. Sa voiture était là...........

Les larmes aux yeux, j'ai fait demi tour et j'ai roulé au hasard. Impossible de conduire, j'avais les yeux brouillés par les larmes. Je me suis réfugiée dans la forêt près de chez moi le temps de sécher mes larmes et faire cesser mes pleurs. Je ne pouvais pas me présenter chez moi comme ça. Si seulement j'avais été seule à la maison...

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------ Sans nouvelles de Pascal - (010) - dim.10.01.10 ------

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009 - Pas de nouvelles. Rien.

Publié le par JaneDo

09 janvier 2010 - samedi

God... Je meurs à petit feu. Pascal me manque tellement que ça me rend malade.

J'ai mille fois pensé tout balancer ici et partir le rejoindre au chalet et j'ai mille fois changé d'avis. J'avais des frissons tellement j'avais la folle envie d'aller l'espionner, me geler les fesses dans le froid pour vérifier qu'il ne passerait pas tout son temps avec Caroline... Arf, je ne pouvais pas faire ça...

Je flottais dans une sorte de déprime latente, essayant de ne pas trop penser, en fait, autant vider ma tête et m'occuper. Alors je me suis mise à la peinture, il fallait que je termine les toiles pour mon neveux. Pfff, ça m'a pris moins d'1h pour en terminer 1, comme quoi... le stress a du bon!

Je n'avais pas le courage de recommencer une nouvelle toile, les bras ballants, je ne savais pas quoi faire pour empêcher ma tête de me jouer des tours. Je restais branché sur Pascal. Pour finir, j'ai été me coucher. Si je dors, je ne pense pas, alors j'ai beaucoup dormi.

Pourquoi ne m'appelle-t-il pas?

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------ Pas de nouvelles - (009) - sam.09.01.2010 ------

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008 - Petit Nouvel An au chalet, il allait sans moi

Publié le par JaneDo

08 janvier 2010 - vendredi

Vers les 16h, quant je suis rentrée après une journée à courir, j'avais quelques appels en absence de Pascal et 1 message. De Thomas aussi, qui continuait à me tenir au courant de leurs plans, pour m'inviter ou encore juste pour me faire coucou, même s'il savait que je le savais déjà par Pascal. C'est chou.

C'était vendredi, et Pascal me proposait de passer la soirée chez lui. Demain, il rejoindrait les autres au chalet. Il espérait que j'accepterais de changer mes habitudes et le voir, au moins ce soir? Arfff, je ne pouvais pas, à moins que mon neveu ne sorte?

Finalement, mon neveu sortait, alors... J'ai essayé d'appeler Pascal... Zut... Pas de réponses. J'ai envoyé un sms. Dès que j'ai reçu son message, j'ai filé chez lui. Afff, ça m'a rendu heureuse qu'il ait changé ses plans pour rester un moment avec moi. C'était adorable. Peut-être un peu moins de savoir que, dès que j'aurai tourné les talons, Pascal partirait rejoindre les autres au chalet... Parce que dès que je lui ai dis que je rentrais dormir chez moi, il a décidé de monter le soir même. Ses affaires posés près de la porte, c'était comme un gros panneau de rappel... Il était déjà prêt.

Je ne lui aurais jamais demandé de rester ce soir et plutôt attendu pour voir s'il y aurait pensé. Si, non, c'est qu'il se réjouissait trop de monter et se foutait pas mal de ne pas me voir du week-end. J'aurai été très déçue et je ne l'aurais plus cru quant il me dit qu'il m'aime. Je n'aurai pas répondu à ses appels de tout le week-end et je me serais certainement vengée un de ces 4.

Mince, j'avais envie de lui demander de rester ici, lui demander de rester à se faire chier tout le week-end sachant que je ne le verrais certainement pas non plus! J'ai réalisé que j'avais la trouille. Toutes les alarmes de mon corps étaient en éveil.

Toute la soirée, Pascal ne m'a parlé que de son week-end; son intention d'aller faire du snowboard le lendemain matin. Il se réjouissait de faire de la moto-des-neiges, c'était ce qu'ils avaient prévus. Ils avaient tout un programme. J'avais l'impression d'être mise à l'écart... Heum, sauf que c'était moi qui m'y suis mise toute seule! Il avait l'air de se réjouir. Ben, ça n'avait pas l'air de lui poser de problèmes que je ne monte pas au chalet..

Merde... c'était le "Petit Nouvel An" et je serais à mille lieux de là où il sera... Je suis trop triste. S'il m'aimait vraiment, ne serait-il pas plutôt resté, ne serait-ce que pour éviter que je me fasse des idées?

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------ Petit Nouvel An au chalet... il partait sans moi - (008) - ven.08.01.2010 ------

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007 - Ma bulle envahie :(

Publié le par JaneDo

07 janvier 2010 - Jeudi   ---  Ma bulle envahie :(

Pascal et moi avions prévu de nous voir, passé la soirée ensemble et peut-être aller prendre un verre avec nos potes. Mais ça n'allait pas être possible. Je lui avais dit oui pour éviter qu'il n'insiste pendant des heures, mais je savais que je ne le verrais pas.

Mes neveux débarquaient vers les 19h. J'aurai très bien pu aller le retrouver après? Non, je ne peux pas. Je n'ai jamais fait ça. Ma famille me connaît si peu, et c'est tant mieux. Je voulais les laisser avec leurs illusions, ma vie privée ne regarde personne.

Ils allaient me poser des questions, vouloir le rencontrer... Non. Je ne pouvais pas leurs dire qu'il n'avait que 30ans et qu'en plus, il était déjà marié. Leurs curiosités et leurs commentaires... très peu pour moi. Ça risquait de m'agacer très fort.

Rien que de savoir que je partageais la garde de Maxou avec Mathieu, j'en ai entendu de toutes les couleurs, et pas seulement de leur part. Mes frangines ont de grandes G, il n'a pas fallu longtemps pour que toutes nos connaissances soient plus ou moins au courant... Avec des variations bien sûr.

La jalousie et l'envie de certaines copines ne se sont pas bornées à; rend lui son chien... Chacun y va de son petit commentaire. J'ai tout entendu. Pas vraiment de ma famille, parce qu'ils n'oseraient pas trop, mais des autres. Mathieu et moi n'avons jamais pensé à nous remettre ensemble, je n'aurai jamais osé me montrer avec lui de toute façon, ni en parler.

Entre les; il est immature, con, pas responsable (à cause du chien), garde le à bonne distance, tu ne va pas te remettre avec ce crétin, c'est un minable, maintenant que le chien est vieux il s'en débarrasse... et j'en passe.

Mathieu avait toujours été adorable avec moi, c'était un adorable petit ami. Je me fiche pas mal de ce qu'ils peuvent tous penser. Au contraire, je le trouve responsable de m'avoir laissé le chien étant donné que Maxou est avec moi pratiquement 24h/24h. Je fais ce que je veux, ça ne les regarde pas. Tant que je garde tout pour moi et que je reste discrète. Tout va bien.

Merde... Pascal me manque à mort! Entre ses coups de fils, je me languis...

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------ Ma bulle envahie - (007) - jeu.07.jan.10 ------

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006 - Retraite forcée... je me meurs...

Publié le par JaneDo

06 Janvier 2010 - mercredi  ---   Retraite forcée... je me meurs...

Demain, mon neveu, Marco, venait s'installer chez moi pour quelques temps, donc ce soir, je voulais profiter d'une dernière petite soirée tranquille avec personne dans les pattes, et je voulais aussi profiter de passer ma dernière soirée avec Pascal. Facile... J'ai choisi Pascal.

J'étais déjà chez lui quant il est rentré du boulot. Il avait son natel à l'oreille en quittant sa voiture, même jusqu'à la porte. En m'apercevant sur le pas de sa porte, il a eu un grand sourire; "Je raccroche, salut ". Il a balancé ses affaires pour me prendre dans ses bras et me couvrir de bisous. Il avait l'art de me faire croire que j'étais la lumière de sa journée, que c'était la meilleure surprise du monde et qu'il était heureux de me voir. Je dois dire que j'y croyais!

Il voulait manger à la maison, mais j'ai insisté pour sortir. Finalement, on est même pas sorti. On a pas réussi à quitter la maison. Thomas est passé 2mn, Pascal l'a renvoyé et on a passé toute la soirée à se coller comme des sangsues.

Je lui ai dit que je ne savais pas combien de temps mon neveu resterait chez moi et que pendant ce temps, on ne pourrait pas se voir beaucoup. Pascal a eu l'air déçu. Il allait drôlement me manquer.

Pascal avait l'impression que je cachais notre relation, que je le cachais! Il ne comprenait pas pourquoi j'avais ce besoin de passer pour une nonne vis-à-vis de ma famille, pourquoi j'arrêtais de sortir et laissais croire à ma famille que j'étais célibataire. J'avais fait la même chose quant mon meilleur pote et Maï étaient chez moi et pareil au début avec Pat. Pascal trouvait ça très bizarre. J'ai toujours été comme ça, je ne sais pas pourquoi moi-même.

Il était trop jeune pour moi et il était marié en plus, alors je ne le présenterais jamais à ma famille. Pas que j'ai honte de lui... mais parce que je ne voulais pas entendre de réflexions désagréables, ni qu'ils mettent leurs nez dans mes affaires, ni subir de pressions, ni qu'ils se remettent à me présenter les célibataires qu'ils connaissent pour mettre ma vie sur les rails que eux pensent que je devrais suivre... Je ne pouvais pas lui expliquer tout ça.

Et je l'aimais à la folie! Quant ce sera fini, ce sera fini et "lui" sera mon secret. Mon amour secret. Je n'aurai rien à expliquer à personne, ni à entendre des réflexions du genre; "On te l'avait bien dit, ça ne pouvait pas marcher". Qu'ils aillent se faire voir. S'il m'arrive de le croiser, la personne près de moi ne saura pas pourquoi tout à coup, je pleure ou que j'ai le cœur gros et le moral dans les tongues.

Le 1er amour de ma vie, je veux le garder pour moi toute seule. Entourée de ses bras solides, chaleureux et réconfortant, mes capteurs enregistraient toutes les sensations que je garderais précieusement au fond de ma mémoire.

Ce week-end, ils allaient au chalet, et Pascal voulait savoir ce que j'allais faire. Je ne pourrais pas le rejoindre. Mon cœur tombait en lambeaux. J'aurai tellement voulu. Et Mathieu, le paps à Maxou voulait passer dimanche pour le sortir... Encore une petite chose que je lui cachais. Aussi samedi soir, j'avais promis de manger avec Christian, un de mes ex qui habite le même bled que moi. Et je devais aussi finir les peintures que j'avais promis à David. Au milieu de tout ça, je devais trouver le temps de voir Aurore. En y pensant, j'étais déjà naze et déprimée. Afff, heureusement que j'avais un week-end chargé, ça m'évitera peut-être de trop penser à Pascal.

J'avais espéré que Pascal resterait ici en espérant me voir, mais non, il allait au chalet pour le week-end.

J'ai demandé à Pascal si Caroline serait au chalet et il pensait que oui. Du coup, ça me permettait de venir sur le sujet qui me préoccupait, mais avant, je lui ai demandé comment s'était passé sa semaine et ses retrouvailles au travail avec elle. Il a dit que c'était un peu embarrassant à cause de la manière qu'elle le regardait ou lui parlait. ll ne voulait pas que ça se sache au travail.

L'idée qu'elle serait là-bas avec lui, et moi non, me rendait malade. J'ai voulu savoir ce qu'il allait faire. C'était difficile d'en parler. J'aurai voulu qu'il puisse lire mes pensées et savoir que j'espérais qu'il ne me fasse pas honte, qu'il ne la touche plus, parce que je n'étais pas là. Je ne voulais pas qu'il passe toute une nuit ensemble, qu'ils se réveillent ensemble, c'était à moi ça.

Je ne savais pas comment en parler, alors je n'ai rien dit. Ce n'était non plus pas le meilleur moment de parler de Caroline, ça ne ferait que lui faire penser à elle. Je n'aurai peut-être pas dû déjà lui dire que je ne montais pas? Est-ce qu'il se réjouissait du coup? Ah non, j'espère que non, ça me ferait vraiment de la peine.

Donc, j'ai ravalé mes questions. Je trouverais un autre moyen pour savoir ce que je voulais savoir. Après avoir passé une soirée délicieuse dans tous les sens du terme, je suis rentrée dormir chez moi.

Demain mon neveu emménageait, alors, je voulais quand même profiter d'une de mes dernière soirée de solitude. Je ne savais pas quant je pourrais à nouveau me sentir à l'aise chez moi, ni avoir ces moments de solitude dont j'avais tant besoin. C'était vital pour moi.

Je savais aussi que je pourrais plus voir Pascal aussi souvent. J'allais devoir mettre un gros frein à mes sorties et à mes envies de le voir. J'allais redevenir "Banana", une tantine; une tantine n'a pas de vie privée, elle ne sort pas et en fréquente personne, sinon au moins, ce doit être quelqu'un qu'on peut présenter à sa famille...

Après avoir jeté Pascal dans les bras de ma rivale, me voilà obligée de battre en retraite. Disparaître. C'était vraiment le pire moment. Hum! J'avais les boules!

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------ Retraite forcée,... Je me meurs... - (006) - mer.06.jan.10 ------

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005 - Alors? C'était comment avec Caroline?

Publié le par JaneDo

05 janvier 2010 - mardi

Pascal m'a invitée à dîner. On avait un peu plus d'1h, alors on ne pouvait pas vraiment discuter sérieusement. Bref, je ne pouvais pas commencer la longue liste de questions que j'avais à lui poser. Le voir devoir repartir au travail et avoir des heures pour concocter des réponses... pas vraiment. Donc, niet.

Je crois que Pascal n'a aucune idée de ce qui me préoccupe. Il avait remarqué une certaine tension. Pour noyer le poisson, je lui ai raconté ce qui était arrivé pendant mon absence et pourquoi ma famille avait essayé non-stop de me joindre. Donc, il a dû croire que c'était ça...

Contrairement à mon habitude, je lui ai demandé si on pouvait se voir ce soir, et comme je le pensais ça l'a complètement pris au dépourvu et surpris. Il avait prévu de se coucher tôt. Le soir, chez lui, je n'ai pas tourné autour du pot...

  • Alors? C'était comment?

Pascal a fait semblant de ne pas savoir de quoi je parlais, mais à son regard, il le devinait très bien. Alors, j'ai dû lui mettre les points sur les "i".

Ça commençait mal. Comme je l'avais pensé, Pascal ne voulait pas en parler, ce qui ne faisait qu'augmenter mon angoisse. Voilà pourquoi ce serait tellement bien si on pouvait se transposer dans le corps et la tête de quelqu'un d'autre, de l'autre. Je n'avais aucune idée de ce qu'il pensait vraiment, ni ce qu'il ressentait. Je faisais partie de sa vie, j'avais le droit de savoir, mais il me tenait à l'écart comme si ça ne me concernait pas.

Il proposait qu'on laisse tout ça derrière nous, qu'on devrait juste oublier. Ha! Facile à dire pour lui, non? Finalement, Pascal m'a dit que ce serait sûrement plus facile d'en parler avec un copain qu'avec moi.

Super! Pourquoi son copain aurait-il le droit de partager ses impressions, plutôt que moi? Son pote n'est pas concerné que je sache? C'est pas son copain qui avait mal?

Pascal avait peur de dire quelque chose qui risquerait de me faire de la peine, ou que je le comprenne de travers et qu'on finisse par se prendre la tête. Et comme j'avais toujours tendance à cacher mes sentiments...

  • Jane, pourquoi si tu ne le supporte pas? Je comprends pas. Et pourquoi Caro par dessus tout?

Ça y est, il essayait encore de noyer le poisson en changeant de direction. Parler de ce que Caro et moi pensions l'une de l'autre!!!

  • Je savais qu'elle en avait envie, et toi aussi, quoique t'en dise...

Pascal a prétendu qu'il n'en avait pas eu envi avant que je n'en parle, n'y avoir pas du tout pensé, même pas une seconde. Que ce n'est qu'après lui en avoir parlé qu'il a commencé à regarder Caro autrement, à se demander si oui ou non, et comme une éventuelle partenaire sexuelle. Je n'y croyais pas. Il a d'ailleurs reconnu que ça lui était arrivé d'avoir eu envi de l'embrasser ou d'y avoir pensé, mais sans plus. Difficile à croire.

Pascal a finalement admis que c'était bien, vraiment bien. Ça lui avait plu. Qu'il mentirait s'il disait que ce n'était pas palpitant. Mais que ce n'était pas à comparer avec nous, que ça n'avait rien à voir. Que s'il avait à choisir entre ce qu'il y avait entre nous et une soirée de folie, y avait pas photo, aussi palpitant que ça pouvait être. De mon côté, j'ai aussi essayé d'être le plus honnête possible.

  • Honnêtement, je crois que... Je n'avais pas envie que tu me quitte ou que tu penses que tu ne m'aimes plus parce que tu avais envi de passer du temps avec une autre fille ou de coucher avec elle.
  • Je t'aime toujours autant, sinon plus encore... Je t'aime à mort et je ne crois pas que cela risque de changer quoi qu'il arrive.

Il allait ajouter "je crois", mais il s'est arrêté avant. Glups. Après ça, on a changé de sujet. Je ne voulais pas devenir chiante en insistant lourdement ou en posant tout un tas de questions, et pourtant, j'en mourrais d'envie. J'aurai voulu n'être qu'un simple pote pour qu'il me parle en toute franchise. Hahhh, si seulement j'avais la capacité de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre... J'aurai probablement commencé par prendre la place de Caroline...

Bahh, je risquais aussi de finir en larmes, alors autant éviter! Ma lâcheté habituelle a repris le dessus et j'ai laissé tombé. Pour le moment.... Je me suis lovée dans ses bras et effacer temporairement le reste de ma tête. C'est vrai que rien n'avait l'air d'avoir changé entre nous...

* * * * * *
------ C'était comment avec Caroline? - (005) - mar.05.jan.10 ------

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04/2010 - Une à l'hôpital, l'autre en tôle !

Publié le par JaneDo


04 janvier 2010 - lundi
Rose à l'hôpital, Carmine en tôle !

Pascal est parti très tôt ce matin. Il n'avait fait aucun bruit. Je me souviens d'avoir légèrement émergé parce que je ne sentais plus ses bras autour de moi, il m'a fait un bisous en me murmurant de continuer à dormir. J'ai presque aussitôt sombrer.

J'avais des tonnes de questions à lui poser à propos de notre week-end, avant qu'il n'oublie ou fasse semblant d'oublier. Mais niet. On était fatigué, on avait pas beaucoup dormi de tout le week-end, et le lendemain, il reprenait le travail. Si tout à coup, on s'était pris la tête, je me connais, il n'aurait pas dormi de la nuit. Je lui aurai posé les mêmes questions over and over, aurais essayé de le piéger, jusqu'à ce que je sois sûre qu'il me dit la vérité. A quoi ça aurait servi, hein? Ou est-ce que j'essaie de me trouver des excuses pour ma lâcheté habituelle?

Ma famille avait passé le week-end à m'appeler. Pour une fois, je n'avais pas répondu. Après tout, si c'était important, ils savaient que je répondais aux sms. J'avais bien fait!

L'abruti qui sort avec une de mes frangine, Carmine, l'avait envoyée à l'hôpital et les flics sont venus le cueillir pour le jeter en prison. Le plouk avait essayé de l'étrangler; soit-disant qu'il n'avait pas été le 1er qu'elle embrassait sur le 1er coup de 2010? Si Miki n'avait pas été dans les parages, elle ne serait plus aujourd'hui. Non mais, il lui manque une case à lui ou quoi? Son excuse? L'alcool? pfff, ben tiens!

Donc, après l'avoir appris par mon frère, j'ai fait un saut chez elle. Vise un peu la bavure! Elle avait tout le blanc des yeux, rouges, complètement injectés de sang. Les vaisseaux ont pétés. Elle, elle était dans tous ses états, parce qu'il l'avait appelé en lui disant qu'ils allaient le mettre en tôle (pas surprenant) et elle trouvait ça injuste. In--juste? Ou ça? Non mais! En tous cas, le syndrome de Stockholm n'est pas une invention, ça existe bel et bien et j'avais un parfait exemple devant les yeux. Si elle n'était pas déjà en mauvais état, je crois que je lui aurais collée une baffe.

J'ai essayé d'expliquer à la tête vide de ma sœur, que s'ils l'ont mis en prison, c'était parce que ce n'était sûrement pas sa 1ère agression. Mais, bien sûr pour elle, c'était la 1ère fois. Mouais... Non.

Je n'avais pas encore récupéré de mon week-end, donc après, je suis rentrée me coucher.

Pascal avait envi qu'on se voit ce soir, mais je ne crois pas que j'étais en état. En plus, j'étais en colère contre moi-même. Je suis trop conne, j'allais à nouveau me retrouver avec quelqu'un dans les pattes par ma faute. Trop conne la miss.

Mon neveu, Marco est rentré des États-Unis où il avait été rejoindre Ella, la fille à Brig laissant sa copine, Cindy, ici toute seule. En rentrant, il l'a plaquée. Pour éviter qu'Elle ne soit jalouse, il a décidé de quitter leur appartement sans réfléchir où il allait atterrir! Avant de le réalisé, j'avais déjà proposé à Marco de venir scouater chez moi!!! Non mais, coupez moi la langue! Mais qu'est-ce qui m'a pris? Maintenant, je stress, J'allais, oui, me débarrasser de Pat, pour me retrouver avec un autre scouateur. Suis vraiment idiote.

Avec quelqu'un de la famille chez moi, je ne sortirais plus. Je me connais. Je ne veux pas qu'ils sachent quoi que ce soit sur ma vie privée. Ma sœur Rose, la mère à Marco, est pire que la gazette internationale de commérages! J'ai envie de me couper la tête et de sauter à pieds joint dessus. Haaahh!

En plus, avant le 6, je dois entamer une action judiciaire contre Roger, qui, avant de me voler, était mon beau-frère préféré. En début de soirée, J.P. passait à la maison concernant cette affaire, donc pas de dîner en famille pour moi ce soir. J'étais dégoûtée par ma connerie.

Et hélas, pas de Pascal non plus...

22h30, je retrouvais enfin ma tranquillité. Pascal et moi avons parlé presque 1h au téléphone. Préoccupée par mes trucs perso, je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui demander comment était sa journée, ni comment c'était passé ses retrouvailles avec Caroline!

Il fallait vraiment que je lui parle! De ne rien dire, plus le temps passait, plus je ressentais comme une sorte d'angoisse grandissante. J'étais pas bien...

* * * * * *
------ Rose à l'hôpital, Carmine en tôle! - (004) - lun-04.jan.10 ------


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003 - Palpitations

Publié le par JaneDo

03 janvier 2010 - dimanche
(Les premières heures... dimanche matin)

On a baissé la température dans le sauna et fermé la porte d'accès à la piscine. Question de ne pas être dérangé ou surpris. On avait aussi pris les coussins des chaises longues, beaucoup plus confortable que le bois.

Caroline après m'avoir jeté un regard complice a embrassé Pascal. Il a d'abord été trop surpris pour réagir, surpris qu'elle s'attaque à lui devant moi. Puis je l'ai embrassé à mon tour, puis Caroline... Il était attaqué des 2 côtés. Il était perdu. Il n'en fallait pas plus pour le mettre dans le mood, il n'en pouvait plus. Le pauvre, comment aurait-il pu résister?

Quant Pascal a essayé d'aller plus loin avec moi, mais je l'ai gentiment repoussé. Moi, je pouvais pas, ça me bloque. Et je l'avais déjà consommé, j'avais ma dose...
Petit à petit, j'ai cédé la place à Caroline et je me suis mise en retrait. Pascal est vraiment beau, sa sensualité se dégage dans chacun de ses gestes. Il a aussi beaucoup d'endurance, probablement dû aux sports, et beaucoup de self-control. 

Caroline s'enflammait sous les caresses de ses mains expertes, il embrassait sa bouche avec gourmandise, observant ses réactions, taquinant le bout de ses seins durcis du bout des lèvres. Caroline laissait échapper de petits murmures de plaisir. Lentement, Pascal promenait ses lèvres sur son corps, descendaient pour s'arrêter à son nombril. Son souffle s'accélérait au fur et à mesure.  

Il remontait lentement embrassant son ventre, s'attardant un moment sur ses seins, les caressaient. Ses gestes se faisaient plus précis, plus intense. Caroline se cabrait sous l'intensité de ses caresses et laissait échapper des gémissements incontrôlables. Ses doigts se crispaient, se promenaient de manière saccadées sur lui. Elle s'agrippait à ses épaules, à ses cheveux, son dos. Leurs souffles s'accéléraient encore, leurs lèvres se cherchaient, se trouvaient. Du bout des doigts, il a écarté ses lèvres pour l'embrasser, laissant son autre main descendre le long de ses cuisses qui entouraient ses hanches. Pascal a attrapé une de ses main qui lui labourait le dos, pour la maintenir fermement au-dessus de sa tête, il a passé son autre main sous elle pour la glisser doucement contre lui, la maintenant fermement et Caroline  a laissé échapper un long râle de plaisir. Ils s'embrassaient, leurs souffles se faisaient courts, haletants. Leurs doigts enlacés, Pascal l'embrassait, la taquinait, Elle se cabrait, se collait à lui, se laissait porter par les mouvements de leurs corps enlacés...

C'est vrai que c'était existant de les regarder. Je pouvais voir Caroline perdre pieds et ses gémissements raisonnaient dans tout le local piscine. J'ai demandé à Pascal plus tard, si j'étais aussi... bruyante, ça l'a fait rire, apparemment oui. Hum. Caroline avait raison, on oublie tout dans ces moments là, parce que quant Pascal m'a tirée à lui, je n'ai plus pensé à rien et je me suis laissée emportée au bord du gouffre de la folie. Je n'ai jamais connu un homme qui savait aussi bien s'y prendre pour me faire perdre la tête. C'est un expert. Ouf, ce n'est qu'avec moi qu'il laissait échapper des "I Love You" entre 2 souffles, de sa voix rauque, tendre et caressante. On a eu droit au 2ème round, mais je l'ai laissé continuer avec Caroline. Moi, je n'aurai plus pu marcher après, je n'aurai pas tenu le coup.

Il a été adorable après avec toutes les 2. Peut-être un peu plus avec moi, peut-être parce que je suis sa copine. Mais c'était très bien, vraiment chouette.

On était resté un moment agglutiné, toutes les 2 collées à lui comme des huîtres, avant de se décider à quitter le sauna pour aller s'habiller avant de redescendre attendre l'arrivée des autres. Le temps avait dû passer vite, parce qu'ils étaient tous déjà rentré. Les conversations ont cessés quant on est sorti de la piscine, dans un silence religieux, ils nous ont regardés passer en peignoir de bains pour nous engouffrer dans les escaliers qui conduisaient aux chambres. Gênant au possible. Une fois habillé, on est redescendu tous les 3 ensembles.

On a continué à faire la fête, comme si de rien, jusqu'au matin. J'étais quand même un peu sur les rotules, mais j'ai tenu le coup en me remplissant de café.
On a dansé, chanté, fait les fous. Bon, moi, les batailles de boules de neiges, dehors dans le froid, pas trop. Mais comme certains, je suis restée au chaud et participé vocalement.

Vania m'a appris qu'ils nous avaient entendu aussi. Certains avaient voulu aller se baigner, non seulement la porte était fermée à clé, mais ils ont entendus le bruit provenait de la sauna. Ils se sont précipités pour écouter. Glups. Mes oreilles ont pris un coup de fard.

Pascal était encore plus mignon si c'était possible.
Il avait l'air... comblé. Son regard était intense, ses yeux étincelaient (...comme quant...), son sourire était encore plus sexy. Il avait l'air calme même s'il faisait le fou avec ses copains. Il était vraiment palpitant. Caroline aussi avait l'air plus... épanouie, son sourire aussi avait l'air différent... Je me demande si j'avais, moi aussi, cette expression radieuse et épanouie?

* * * * * *
- - - - - - Palpitations - (003...1/2) - dim.03.jan.10 - - - - - -


8h du matin, on n'était pas encore couché... Le petit rouquin a voulu aller acheter des croissants pour le petit déjeuner, mais il ne connaît pas grand chose à Gstaad, Pascal et Caroline ont décidé de l'accompagner.

Étonnamment, ça ne m'a pas dérangée plus que ça. Je crois que le plus dur, c'était de le laisser à Caroline la 1ère fois. Après ça, de les laisser ensemble ou de les voir s'embrasser, c'était de la nieuniotte. Peut-être parce que je trouvais que Pascal savait faire en sorte que je ne me sente jamais menacée... je sais pas. Je flippais encore peut-être un peu quant il s'agissait de les laisser seuls quant ça allait plus loin. Une peur panique qu'il en arrive à éprouver des sentiments plus profonds pour elle et lui dise qu'il l'aimait. Ce serait horriblement douloureux. Ou était-ce trop tard? Alors, ce serait de ma faute, et bien fait pour ma gueule.

Le petit rouquin, n'étant pas très discret, il avait raconté que Pascal et Caroline s'étaient balader main dans la main et s'étaient fait des bisous. Un vrai petit couple d'amoureux. Il pensait que c'était fini entre Pascal et moi, mais que celui-ci ne voulait sûrement pas me faire du mal et que, j'avais tellement peur de le perdre que je supportais tout ça pour ne pas me faire plaquer.

Le petit rouquin était persuadé qu'après les vacances, Pascal allait sans doute me mettrait les points sur les i, ce serait fini. Je ne voulais pas prêter attention aux affabulations du petit rouquin. Pascal ne me ferait jamais un truc aussi moche.

D'ailleurs, ils se faisaient de petits mamours sans arrêt... Le coeur au bord des lèvres, je les ai vu s'éclipser un moment en direction de la piscine. J'ai pris sur moi. Je ne voulais pas savoir ce qu'ils y faisaient. Pour moi, ils ont été se baigner... Mais ce qui était évident, c'est que Pascal était très tendre avec elle. Petite pointe d'envie. Caro est revenue avec les yeux tous brillants... Aux anges quoi.

On a finalement été se coucher tous les 3 vers les 11h. Hors de question d'aller sur les pistes après une nuit sans sommeil... De plus, on ne pouvait dormir que quelques heures. On avait prévu d'aller tous manger ensemble sur le chemin ou une fois sur Lausanne avant de se quitter.

Vers les 16h30, comme Pascal me tenait dans ses bras pour dormir, le fait qu'il s'enlève m'a réveillé, mais j'ai continué à faire semblant de dormir. Caroline lui proposait de descendre pour déjeuner ou à la piscine, elle voulait lui parler. Pascal ne voulait pas quitter son lit.

Elle dort?

Après avoir sans doute vérifié, Pascal s'était levé pour aller se lave les dents. Caroline l'a suivi. Elle avait voulu utiliser ma brosse à dent (iiiiiiark), mais Pascal avait dû l'en empêcher, et lui expliquait que j'étais très sensible, qu'elle ne pouvait utiliser mes affaires, sinon j'aurai une allergie. Bravo, il se rappelle de ça, heureusement qu'il y a fait attention. Comment est-ce qu'elle pouvait imaginer utiliser ma "brosse à dents", dégueu!

Après, ils sont revenus se coucher. Ils se sont mis à chuchoter. J'ai entendu un petit bisous. Puis des petits bisous. J'étais raide, je pensais sombrer à nouveau dans les bras de Morphée, je n'avais pas envie de me lever. Pascal lui a dit qu'il allait me réveiller dans un moment, il faudrait qu'on commence à se préparer à partir sûrement.

Est-ce qu'on se verra? Enfin, je veux dire, est-ce...
▪ Je sais ce que tu veux dire... Je ne pense pas.
▪ Mais pourquoi? (un peu plus bas) Tu crois que Jane...?
▪ Écoute...


J'adore sa manière de commencer ses phrases avec; écoute... D'ailleurs, je l'imitais beaucoup, comme avec ses "crap" ou "gross". J'utilisais certaines de ses façons de s'exprimer et même quelqu'une de ses mimiques...

Écoute... Ce n'était qu'un intermède. Tu le savais bien depuis le départ.
▪ Mais on pourrait de temps en temps se voir pour prendre un verre? Non? Que les 2?

Pascal a soupiré. Il a gardé le silence une bonne minute (interminable) avant de lui répondre.

Je ne peux pas faire ça. De plus, on se voit déjà tout le temps au bureau.
▪ Sauf qu'au bureau tu es froid et distant.
▪ Excuse...
▪ Mais pourquoi pas?

Ils ont encore baissé le ton.

Écoute, c'est pas qu'on est juste bien ensemble ou qu'on s'entende bien... C'est tout ça, mais en plus, je l'aime Caro, et pas qu'un peu. Je sais où tu veux en venir, je veux pas. Ce serait...  Parce que pour faire ce qu'elle a fait, c'est qu'elle m'aime.
Jane me fait confiance. J'ai pu faire des conneries, mais ce que tu propose serait comme une insulte. Une insulte grave.

Mais... Je l'AdOre lui... Elle aussi a fait une pause avant d'enchaîner.

Et si Jane était d'accord?

Il a eu comme une sorte de demi rire ou hoquet.

Ce serait carrément moche de lui faire ça! Tu oserais le lui demander?
▪ Oui...
▪ T'es gonflée... Après ce qu'elle a fait ce week-end, tu aurais le culot de pousser le bouchon??? Fais le pas.
▪ Pourquoi?
▪ Fais le pas, c'est tout.
▪ Il faut que j'essaie... J'ai envie de te voir. Tu va tellement me manquer sinon.
▪ On verra bien comment les choses vont se passer. Je ne veux juste pas lui faire du mal ou la blesser. On verra...
▪ Et moi?

Bon ok. Assez. Je me suis retournée en faisant semblant de sortir de mon sommeil et je l'ai cherché de la main. Glups, il y avait la main de Caroline. Elle l'a vite retirée. Pascal qui était couché sur le ventre, s'est retourné vers moi. Il m'a fait un grand sourire.

Oh! Ma petite marmotte se réveille enfin?

Ciel, j'étais raide. L'empêche que de garder les yeux fermés, ça repose quand même, même si on ne dort pas vraiment. Je lui ai fait un petit sourire et je me suis précipitée à la salle de bains pour me laver les dents. J'avais toujours l'impression d'avoir la mâchoire bloquée tant que je ne me lave pas les dents. Puis je suis revenue me mettre au chaud dans ses bras. Il s'était couché sur le dos. J'ai fait un petit sourire à Caro. Je ne pouvais pas faire plus, le matin, suis muette. D'ailleurs c'est ce que Pascal lui a expliqué en se moquant de moi.

Ma tête lovée au creux de ses épaules, j'entendais le bruit rassurant de son cœur qui bat. J'ai fermé les yeux. Ils ont continués à discuter, cette fois sans chuchoter. Caroline se demandait si elle pouvait descendre avec nous ou sinon elle devait rentrer avec Layne et Alexia, et ça ne lui disait pas grand chose. Pascal lui a rappelé que de toute manière, on allait tous manger un truc alors, on se retrouverait au même point de chute, etc etc.

Puis il a fallu se lever... Crrrrreh. Pas envie. Mais en pensant au café qui m'attendait en bas. J'ai sauté du lit pour enfiler mon training et filer sans les attendre. Café, café, source énergétique, j'arrive! J'en étais déjà à mon 2ème, et pas encore complètement réveillée quant ils sont arrivés. Il y avait déjà la moitié des friends en bas, mais je ne voyais que ma tasse. Ma langue était toujours inactive. J'étais glauque.

Pascal est juste passé me faire un câlin, s'enfiler vite fait une tasse et m'avertir qu'il allait faire quelques brasses avant de manger quelque chose. Caroline est partie avec lui. En passant derrière moi en arrivant dans la cuisine, Caroline m'avait passé la main dans le dos. Une sorte de caresse amicale. Elle souriait et je lui ai rendu son sourire. Elle savait qu'il ne fallait pas trop m'en demander.

Les choses avaient un peu changé... Caroline et moi n'étions plus en guerre ouverte. Au resto, j'ai remarqué que Pascal gardait une certaine distance; plus de petites tendresses. Il lui parlait tout à fait normalement et riait avec elle, mais il ne la touchait plus. D'après 1 ou 2 regards que j'ai capté, elle s'en était rendue compte aussi. Je la connaissais assez maintenant pour savoir que si elle continuait de sourires et d'avoir l'air gaie, elle souffrait.

Une fois le dîner terminé, on pouvait enfin rentré. J'étais hyper naze et je rêvais de retrouver mon lit 1h ou 2. Une partie des fêtards voulaient encore prolonger le week-end et proposaient qu'on se retrouve à notre bar habituel pour prendre des verres ensemble. Qu'on ne ferait pas tard. Je savais que Pascal était lui aussi crevé, mais ça ne le dérangeait pas, il avait envi d'y aller.

En tous cas, moi, je vais retrouver mon lit, et après on verra!

Sachant que je comptais rentrer, Pascal a voulu m'accompagner, mais je préférais le rejoindre plus tard. Alors il m'a déposée. Le temps de faire la fête à mon chien ;) je me suis écroulée dans mon petit lit adoré. Impossible de trouver l'énergie nécessaire pour ressortir après. J'étais trop raide. Pascal m'a appelée pour savoir où j'en étais et j'ai dû lui dire que je n'arriverais jamais à trouver la force pour sortir et qu'après ce serait sûrement trop tard, alors... Je restais chez moi.

1h après, il était chez moi pour qu'on passe la nuit ensemble. C'était bien de se retrouver enfin un peu seul. On était bien fatigué tous les 2, on avait pas beaucoup dormi ce week-end...

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- - - - - - Palpitations - (003...2/2) - dim.03.jan.10 - - - - - -

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