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007 - Ma bulle envahie :(

Publié le par JaneDo

07 janvier 2010 - Jeudi   ---  Ma bulle envahie :(

Pascal et moi avions prévu de nous voir, passé la soirée ensemble et peut-être aller prendre un verre avec nos potes. Mais ça n'allait pas être possible. Je lui avais dit oui pour éviter qu'il n'insiste pendant des heures, mais je savais que je ne le verrais pas.

Mes neveux débarquaient vers les 19h. J'aurai très bien pu aller le retrouver après? Non, je ne peux pas. Je n'ai jamais fait ça. Ma famille me connaît si peu, et c'est tant mieux. Je voulais les laisser avec leurs illusions, ma vie privée ne regarde personne.

Ils allaient me poser des questions, vouloir le rencontrer... Non. Je ne pouvais pas leurs dire qu'il n'avait que 30ans et qu'en plus, il était déjà marié. Leurs curiosités et leurs commentaires... très peu pour moi. Ça risquait de m'agacer très fort.

Rien que de savoir que je partageais la garde de Maxou avec Mathieu, j'en ai entendu de toutes les couleurs, et pas seulement de leur part. Mes frangines ont de grandes G, il n'a pas fallu longtemps pour que toutes nos connaissances soient plus ou moins au courant... Avec des variations bien sûr.

La jalousie et l'envie de certaines copines ne se sont pas bornées à; rend lui son chien... Chacun y va de son petit commentaire. J'ai tout entendu. Pas vraiment de ma famille, parce qu'ils n'oseraient pas trop, mais des autres. Mathieu et moi n'avons jamais pensé à nous remettre ensemble, je n'aurai jamais osé me montrer avec lui de toute façon, ni en parler.

Entre les; il est immature, con, pas responsable (à cause du chien), garde le à bonne distance, tu ne va pas te remettre avec ce crétin, c'est un minable, maintenant que le chien est vieux il s'en débarrasse... et j'en passe.

Mathieu avait toujours été adorable avec moi, c'était un adorable petit ami. Je me fiche pas mal de ce qu'ils peuvent tous penser. Au contraire, je le trouve responsable de m'avoir laissé le chien étant donné que Maxou est avec moi pratiquement 24h/24h. Je fais ce que je veux, ça ne les regarde pas. Tant que je garde tout pour moi et que je reste discrète. Tout va bien.

Merde... Pascal me manque à mort! Entre ses coups de fils, je me languis...

* * * * * *
------ Ma bulle envahie - (007) - jeu.07.jan.10 ------

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006 - Retraite forcée... je me meurs...

Publié le par JaneDo

06 Janvier 2010 - mercredi  ---   Retraite forcée... je me meurs...

Demain, mon neveu, Marco, venait s'installer chez moi pour quelques temps, donc ce soir, je voulais profiter d'une dernière petite soirée tranquille avec personne dans les pattes, et je voulais aussi profiter de passer ma dernière soirée avec Pascal. Facile... J'ai choisi Pascal.

J'étais déjà chez lui quant il est rentré du boulot. Il avait son natel à l'oreille en quittant sa voiture, même jusqu'à la porte. En m'apercevant sur le pas de sa porte, il a eu un grand sourire; "Je raccroche, salut ". Il a balancé ses affaires pour me prendre dans ses bras et me couvrir de bisous. Il avait l'art de me faire croire que j'étais la lumière de sa journée, que c'était la meilleure surprise du monde et qu'il était heureux de me voir. Je dois dire que j'y croyais!

Il voulait manger à la maison, mais j'ai insisté pour sortir. Finalement, on est même pas sorti. On a pas réussi à quitter la maison. Thomas est passé 2mn, Pascal l'a renvoyé et on a passé toute la soirée à se coller comme des sangsues.

Je lui ai dit que je ne savais pas combien de temps mon neveu resterait chez moi et que pendant ce temps, on ne pourrait pas se voir beaucoup. Pascal a eu l'air déçu. Il allait drôlement me manquer.

Pascal avait l'impression que je cachais notre relation, que je le cachais! Il ne comprenait pas pourquoi j'avais ce besoin de passer pour une nonne vis-à-vis de ma famille, pourquoi j'arrêtais de sortir et laissais croire à ma famille que j'étais célibataire. J'avais fait la même chose quant mon meilleur pote et Maï étaient chez moi et pareil au début avec Pat. Pascal trouvait ça très bizarre. J'ai toujours été comme ça, je ne sais pas pourquoi moi-même.

Il était trop jeune pour moi et il était marié en plus, alors je ne le présenterais jamais à ma famille. Pas que j'ai honte de lui... mais parce que je ne voulais pas entendre de réflexions désagréables, ni qu'ils mettent leurs nez dans mes affaires, ni subir de pressions, ni qu'ils se remettent à me présenter les célibataires qu'ils connaissent pour mettre ma vie sur les rails que eux pensent que je devrais suivre... Je ne pouvais pas lui expliquer tout ça.

Et je l'aimais à la folie! Quant ce sera fini, ce sera fini et "lui" sera mon secret. Mon amour secret. Je n'aurai rien à expliquer à personne, ni à entendre des réflexions du genre; "On te l'avait bien dit, ça ne pouvait pas marcher". Qu'ils aillent se faire voir. S'il m'arrive de le croiser, la personne près de moi ne saura pas pourquoi tout à coup, je pleure ou que j'ai le cœur gros et le moral dans les tongues.

Le 1er amour de ma vie, je veux le garder pour moi toute seule. Entourée de ses bras solides, chaleureux et réconfortant, mes capteurs enregistraient toutes les sensations que je garderais précieusement au fond de ma mémoire.

Ce week-end, ils allaient au chalet, et Pascal voulait savoir ce que j'allais faire. Je ne pourrais pas le rejoindre. Mon cœur tombait en lambeaux. J'aurai tellement voulu. Et Mathieu, le paps à Maxou voulait passer dimanche pour le sortir... Encore une petite chose que je lui cachais. Aussi samedi soir, j'avais promis de manger avec Christian, un de mes ex qui habite le même bled que moi. Et je devais aussi finir les peintures que j'avais promis à David. Au milieu de tout ça, je devais trouver le temps de voir Aurore. En y pensant, j'étais déjà naze et déprimée. Afff, heureusement que j'avais un week-end chargé, ça m'évitera peut-être de trop penser à Pascal.

J'avais espéré que Pascal resterait ici en espérant me voir, mais non, il allait au chalet pour le week-end.

J'ai demandé à Pascal si Caroline serait au chalet et il pensait que oui. Du coup, ça me permettait de venir sur le sujet qui me préoccupait, mais avant, je lui ai demandé comment s'était passé sa semaine et ses retrouvailles au travail avec elle. Il a dit que c'était un peu embarrassant à cause de la manière qu'elle le regardait ou lui parlait. ll ne voulait pas que ça se sache au travail.

L'idée qu'elle serait là-bas avec lui, et moi non, me rendait malade. J'ai voulu savoir ce qu'il allait faire. C'était difficile d'en parler. J'aurai voulu qu'il puisse lire mes pensées et savoir que j'espérais qu'il ne me fasse pas honte, qu'il ne la touche plus, parce que je n'étais pas là. Je ne voulais pas qu'il passe toute une nuit ensemble, qu'ils se réveillent ensemble, c'était à moi ça.

Je ne savais pas comment en parler, alors je n'ai rien dit. Ce n'était non plus pas le meilleur moment de parler de Caroline, ça ne ferait que lui faire penser à elle. Je n'aurai peut-être pas dû déjà lui dire que je ne montais pas? Est-ce qu'il se réjouissait du coup? Ah non, j'espère que non, ça me ferait vraiment de la peine.

Donc, j'ai ravalé mes questions. Je trouverais un autre moyen pour savoir ce que je voulais savoir. Après avoir passé une soirée délicieuse dans tous les sens du terme, je suis rentrée dormir chez moi.

Demain mon neveu emménageait, alors, je voulais quand même profiter d'une de mes dernière soirée de solitude. Je ne savais pas quant je pourrais à nouveau me sentir à l'aise chez moi, ni avoir ces moments de solitude dont j'avais tant besoin. C'était vital pour moi.

Je savais aussi que je pourrais plus voir Pascal aussi souvent. J'allais devoir mettre un gros frein à mes sorties et à mes envies de le voir. J'allais redevenir "Banana", une tantine; une tantine n'a pas de vie privée, elle ne sort pas et en fréquente personne, sinon au moins, ce doit être quelqu'un qu'on peut présenter à sa famille...

Après avoir jeté Pascal dans les bras de ma rivale, me voilà obligée de battre en retraite. Disparaître. C'était vraiment le pire moment. Hum! J'avais les boules!

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------ Retraite forcée,... Je me meurs... - (006) - mer.06.jan.10 ------

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005 - Alors? C'était comment avec Caroline?

Publié le par JaneDo

05 janvier 2010 - mardi

Pascal m'a invitée à dîner. On avait un peu plus d'1h, alors on ne pouvait pas vraiment discuter sérieusement. Bref, je ne pouvais pas commencer la longue liste de questions que j'avais à lui poser. Le voir devoir repartir au travail et avoir des heures pour concocter des réponses... pas vraiment. Donc, niet.

Je crois que Pascal n'a aucune idée de ce qui me préoccupe. Il avait remarqué une certaine tension. Pour noyer le poisson, je lui ai raconté ce qui était arrivé pendant mon absence et pourquoi ma famille avait essayé non-stop de me joindre. Donc, il a dû croire que c'était ça...

Contrairement à mon habitude, je lui ai demandé si on pouvait se voir ce soir, et comme je le pensais ça l'a complètement pris au dépourvu et surpris. Il avait prévu de se coucher tôt. Le soir, chez lui, je n'ai pas tourné autour du pot...

  • Alors? C'était comment?

Pascal a fait semblant de ne pas savoir de quoi je parlais, mais à son regard, il le devinait très bien. Alors, j'ai dû lui mettre les points sur les "i".

Ça commençait mal. Comme je l'avais pensé, Pascal ne voulait pas en parler, ce qui ne faisait qu'augmenter mon angoisse. Voilà pourquoi ce serait tellement bien si on pouvait se transposer dans le corps et la tête de quelqu'un d'autre, de l'autre. Je n'avais aucune idée de ce qu'il pensait vraiment, ni ce qu'il ressentait. Je faisais partie de sa vie, j'avais le droit de savoir, mais il me tenait à l'écart comme si ça ne me concernait pas.

Il proposait qu'on laisse tout ça derrière nous, qu'on devrait juste oublier. Ha! Facile à dire pour lui, non? Finalement, Pascal m'a dit que ce serait sûrement plus facile d'en parler avec un copain qu'avec moi.

Super! Pourquoi son copain aurait-il le droit de partager ses impressions, plutôt que moi? Son pote n'est pas concerné que je sache? C'est pas son copain qui avait mal?

Pascal avait peur de dire quelque chose qui risquerait de me faire de la peine, ou que je le comprenne de travers et qu'on finisse par se prendre la tête. Et comme j'avais toujours tendance à cacher mes sentiments...

  • Jane, pourquoi si tu ne le supporte pas? Je comprends pas. Et pourquoi Caro par dessus tout?

Ça y est, il essayait encore de noyer le poisson en changeant de direction. Parler de ce que Caro et moi pensions l'une de l'autre!!!

  • Je savais qu'elle en avait envie, et toi aussi, quoique t'en dise...

Pascal a prétendu qu'il n'en avait pas eu envi avant que je n'en parle, n'y avoir pas du tout pensé, même pas une seconde. Que ce n'est qu'après lui en avoir parlé qu'il a commencé à regarder Caro autrement, à se demander si oui ou non, et comme une éventuelle partenaire sexuelle. Je n'y croyais pas. Il a d'ailleurs reconnu que ça lui était arrivé d'avoir eu envi de l'embrasser ou d'y avoir pensé, mais sans plus. Difficile à croire.

Pascal a finalement admis que c'était bien, vraiment bien. Ça lui avait plu. Qu'il mentirait s'il disait que ce n'était pas palpitant. Mais que ce n'était pas à comparer avec nous, que ça n'avait rien à voir. Que s'il avait à choisir entre ce qu'il y avait entre nous et une soirée de folie, y avait pas photo, aussi palpitant que ça pouvait être. De mon côté, j'ai aussi essayé d'être le plus honnête possible.

  • Honnêtement, je crois que... Je n'avais pas envie que tu me quitte ou que tu penses que tu ne m'aimes plus parce que tu avais envi de passer du temps avec une autre fille ou de coucher avec elle.
  • Je t'aime toujours autant, sinon plus encore... Je t'aime à mort et je ne crois pas que cela risque de changer quoi qu'il arrive.

Il allait ajouter "je crois", mais il s'est arrêté avant. Glups. Après ça, on a changé de sujet. Je ne voulais pas devenir chiante en insistant lourdement ou en posant tout un tas de questions, et pourtant, j'en mourrais d'envie. J'aurai voulu n'être qu'un simple pote pour qu'il me parle en toute franchise. Hahhh, si seulement j'avais la capacité de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre... J'aurai probablement commencé par prendre la place de Caroline...

Bahh, je risquais aussi de finir en larmes, alors autant éviter! Ma lâcheté habituelle a repris le dessus et j'ai laissé tombé. Pour le moment.... Je me suis lovée dans ses bras et effacer temporairement le reste de ma tête. C'est vrai que rien n'avait l'air d'avoir changé entre nous...

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------ C'était comment avec Caroline? - (005) - mar.05.jan.10 ------

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04/2010 - Une à l'hôpital, l'autre en tôle !

Publié le par JaneDo


04 janvier 2010 - lundi
Rose à l'hôpital, Carmine en tôle !

Pascal est parti très tôt ce matin. Il n'avait fait aucun bruit. Je me souviens d'avoir légèrement émergé parce que je ne sentais plus ses bras autour de moi, il m'a fait un bisous en me murmurant de continuer à dormir. J'ai presque aussitôt sombrer.

J'avais des tonnes de questions à lui poser à propos de notre week-end, avant qu'il n'oublie ou fasse semblant d'oublier. Mais niet. On était fatigué, on avait pas beaucoup dormi de tout le week-end, et le lendemain, il reprenait le travail. Si tout à coup, on s'était pris la tête, je me connais, il n'aurait pas dormi de la nuit. Je lui aurai posé les mêmes questions over and over, aurais essayé de le piéger, jusqu'à ce que je sois sûre qu'il me dit la vérité. A quoi ça aurait servi, hein? Ou est-ce que j'essaie de me trouver des excuses pour ma lâcheté habituelle?

Ma famille avait passé le week-end à m'appeler. Pour une fois, je n'avais pas répondu. Après tout, si c'était important, ils savaient que je répondais aux sms. J'avais bien fait!

L'abruti qui sort avec une de mes frangine, Carmine, l'avait envoyée à l'hôpital et les flics sont venus le cueillir pour le jeter en prison. Le plouk avait essayé de l'étrangler; soit-disant qu'il n'avait pas été le 1er qu'elle embrassait sur le 1er coup de 2010? Si Miki n'avait pas été dans les parages, elle ne serait plus aujourd'hui. Non mais, il lui manque une case à lui ou quoi? Son excuse? L'alcool? pfff, ben tiens!

Donc, après l'avoir appris par mon frère, j'ai fait un saut chez elle. Vise un peu la bavure! Elle avait tout le blanc des yeux, rouges, complètement injectés de sang. Les vaisseaux ont pétés. Elle, elle était dans tous ses états, parce qu'il l'avait appelé en lui disant qu'ils allaient le mettre en tôle (pas surprenant) et elle trouvait ça injuste. In--juste? Ou ça? Non mais! En tous cas, le syndrome de Stockholm n'est pas une invention, ça existe bel et bien et j'avais un parfait exemple devant les yeux. Si elle n'était pas déjà en mauvais état, je crois que je lui aurais collée une baffe.

J'ai essayé d'expliquer à la tête vide de ma sœur, que s'ils l'ont mis en prison, c'était parce que ce n'était sûrement pas sa 1ère agression. Mais, bien sûr pour elle, c'était la 1ère fois. Mouais... Non.

Je n'avais pas encore récupéré de mon week-end, donc après, je suis rentrée me coucher.

Pascal avait envi qu'on se voit ce soir, mais je ne crois pas que j'étais en état. En plus, j'étais en colère contre moi-même. Je suis trop conne, j'allais à nouveau me retrouver avec quelqu'un dans les pattes par ma faute. Trop conne la miss.

Mon neveu, Marco est rentré des États-Unis où il avait été rejoindre Ella, la fille à Brig laissant sa copine, Cindy, ici toute seule. En rentrant, il l'a plaquée. Pour éviter qu'Elle ne soit jalouse, il a décidé de quitter leur appartement sans réfléchir où il allait atterrir! Avant de le réalisé, j'avais déjà proposé à Marco de venir scouater chez moi!!! Non mais, coupez moi la langue! Mais qu'est-ce qui m'a pris? Maintenant, je stress, J'allais, oui, me débarrasser de Pat, pour me retrouver avec un autre scouateur. Suis vraiment idiote.

Avec quelqu'un de la famille chez moi, je ne sortirais plus. Je me connais. Je ne veux pas qu'ils sachent quoi que ce soit sur ma vie privée. Ma sœur Rose, la mère à Marco, est pire que la gazette internationale de commérages! J'ai envie de me couper la tête et de sauter à pieds joint dessus. Haaahh!

En plus, avant le 6, je dois entamer une action judiciaire contre Roger, qui, avant de me voler, était mon beau-frère préféré. En début de soirée, J.P. passait à la maison concernant cette affaire, donc pas de dîner en famille pour moi ce soir. J'étais dégoûtée par ma connerie.

Et hélas, pas de Pascal non plus...

22h30, je retrouvais enfin ma tranquillité. Pascal et moi avons parlé presque 1h au téléphone. Préoccupée par mes trucs perso, je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui demander comment était sa journée, ni comment c'était passé ses retrouvailles avec Caroline!

Il fallait vraiment que je lui parle! De ne rien dire, plus le temps passait, plus je ressentais comme une sorte d'angoisse grandissante. J'étais pas bien...

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------ Rose à l'hôpital, Carmine en tôle! - (004) - lun-04.jan.10 ------


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003 - Palpitations

Publié le par JaneDo

03 janvier 2010 - dimanche
(Les premières heures... dimanche matin)

On a baissé la température dans le sauna et fermé la porte d'accès à la piscine. Question de ne pas être dérangé ou surpris. On avait aussi pris les coussins des chaises longues, beaucoup plus confortable que le bois.

Caroline après m'avoir jeté un regard complice a embrassé Pascal. Il a d'abord été trop surpris pour réagir, surpris qu'elle s'attaque à lui devant moi. Puis je l'ai embrassé à mon tour, puis Caroline... Il était attaqué des 2 côtés. Il était perdu. Il n'en fallait pas plus pour le mettre dans le mood, il n'en pouvait plus. Le pauvre, comment aurait-il pu résister?

Quant Pascal a essayé d'aller plus loin avec moi, mais je l'ai gentiment repoussé. Moi, je pouvais pas, ça me bloque. Et je l'avais déjà consommé, j'avais ma dose...
Petit à petit, j'ai cédé la place à Caroline et je me suis mise en retrait. Pascal est vraiment beau, sa sensualité se dégage dans chacun de ses gestes. Il a aussi beaucoup d'endurance, probablement dû aux sports, et beaucoup de self-control. 

Caroline s'enflammait sous les caresses de ses mains expertes, il embrassait sa bouche avec gourmandise, observant ses réactions, taquinant le bout de ses seins durcis du bout des lèvres. Caroline laissait échapper de petits murmures de plaisir. Lentement, Pascal promenait ses lèvres sur son corps, descendaient pour s'arrêter à son nombril. Son souffle s'accélérait au fur et à mesure.  

Il remontait lentement embrassant son ventre, s'attardant un moment sur ses seins, les caressaient. Ses gestes se faisaient plus précis, plus intense. Caroline se cabrait sous l'intensité de ses caresses et laissait échapper des gémissements incontrôlables. Ses doigts se crispaient, se promenaient de manière saccadées sur lui. Elle s'agrippait à ses épaules, à ses cheveux, son dos. Leurs souffles s'accéléraient encore, leurs lèvres se cherchaient, se trouvaient. Du bout des doigts, il a écarté ses lèvres pour l'embrasser, laissant son autre main descendre le long de ses cuisses qui entouraient ses hanches. Pascal a attrapé une de ses main qui lui labourait le dos, pour la maintenir fermement au-dessus de sa tête, il a passé son autre main sous elle pour la glisser doucement contre lui, la maintenant fermement et Caroline  a laissé échapper un long râle de plaisir. Ils s'embrassaient, leurs souffles se faisaient courts, haletants. Leurs doigts enlacés, Pascal l'embrassait, la taquinait, Elle se cabrait, se collait à lui, se laissait porter par les mouvements de leurs corps enlacés...

C'est vrai que c'était existant de les regarder. Je pouvais voir Caroline perdre pieds et ses gémissements raisonnaient dans tout le local piscine. J'ai demandé à Pascal plus tard, si j'étais aussi... bruyante, ça l'a fait rire, apparemment oui. Hum. Caroline avait raison, on oublie tout dans ces moments là, parce que quant Pascal m'a tirée à lui, je n'ai plus pensé à rien et je me suis laissée emportée au bord du gouffre de la folie. Je n'ai jamais connu un homme qui savait aussi bien s'y prendre pour me faire perdre la tête. C'est un expert. Ouf, ce n'est qu'avec moi qu'il laissait échapper des "I Love You" entre 2 souffles, de sa voix rauque, tendre et caressante. On a eu droit au 2ème round, mais je l'ai laissé continuer avec Caroline. Moi, je n'aurai plus pu marcher après, je n'aurai pas tenu le coup.

Il a été adorable après avec toutes les 2. Peut-être un peu plus avec moi, peut-être parce que je suis sa copine. Mais c'était très bien, vraiment chouette.

On était resté un moment agglutiné, toutes les 2 collées à lui comme des huîtres, avant de se décider à quitter le sauna pour aller s'habiller avant de redescendre attendre l'arrivée des autres. Le temps avait dû passer vite, parce qu'ils étaient tous déjà rentré. Les conversations ont cessés quant on est sorti de la piscine, dans un silence religieux, ils nous ont regardés passer en peignoir de bains pour nous engouffrer dans les escaliers qui conduisaient aux chambres. Gênant au possible. Une fois habillé, on est redescendu tous les 3 ensembles.

On a continué à faire la fête, comme si de rien, jusqu'au matin. J'étais quand même un peu sur les rotules, mais j'ai tenu le coup en me remplissant de café.
On a dansé, chanté, fait les fous. Bon, moi, les batailles de boules de neiges, dehors dans le froid, pas trop. Mais comme certains, je suis restée au chaud et participé vocalement.

Vania m'a appris qu'ils nous avaient entendu aussi. Certains avaient voulu aller se baigner, non seulement la porte était fermée à clé, mais ils ont entendus le bruit provenait de la sauna. Ils se sont précipités pour écouter. Glups. Mes oreilles ont pris un coup de fard.

Pascal était encore plus mignon si c'était possible.
Il avait l'air... comblé. Son regard était intense, ses yeux étincelaient (...comme quant...), son sourire était encore plus sexy. Il avait l'air calme même s'il faisait le fou avec ses copains. Il était vraiment palpitant. Caroline aussi avait l'air plus... épanouie, son sourire aussi avait l'air différent... Je me demande si j'avais, moi aussi, cette expression radieuse et épanouie?

* * * * * *
- - - - - - Palpitations - (003...1/2) - dim.03.jan.10 - - - - - -


8h du matin, on n'était pas encore couché... Le petit rouquin a voulu aller acheter des croissants pour le petit déjeuner, mais il ne connaît pas grand chose à Gstaad, Pascal et Caroline ont décidé de l'accompagner.

Étonnamment, ça ne m'a pas dérangée plus que ça. Je crois que le plus dur, c'était de le laisser à Caroline la 1ère fois. Après ça, de les laisser ensemble ou de les voir s'embrasser, c'était de la nieuniotte. Peut-être parce que je trouvais que Pascal savait faire en sorte que je ne me sente jamais menacée... je sais pas. Je flippais encore peut-être un peu quant il s'agissait de les laisser seuls quant ça allait plus loin. Une peur panique qu'il en arrive à éprouver des sentiments plus profonds pour elle et lui dise qu'il l'aimait. Ce serait horriblement douloureux. Ou était-ce trop tard? Alors, ce serait de ma faute, et bien fait pour ma gueule.

Le petit rouquin, n'étant pas très discret, il avait raconté que Pascal et Caroline s'étaient balader main dans la main et s'étaient fait des bisous. Un vrai petit couple d'amoureux. Il pensait que c'était fini entre Pascal et moi, mais que celui-ci ne voulait sûrement pas me faire du mal et que, j'avais tellement peur de le perdre que je supportais tout ça pour ne pas me faire plaquer.

Le petit rouquin était persuadé qu'après les vacances, Pascal allait sans doute me mettrait les points sur les i, ce serait fini. Je ne voulais pas prêter attention aux affabulations du petit rouquin. Pascal ne me ferait jamais un truc aussi moche.

D'ailleurs, ils se faisaient de petits mamours sans arrêt... Le coeur au bord des lèvres, je les ai vu s'éclipser un moment en direction de la piscine. J'ai pris sur moi. Je ne voulais pas savoir ce qu'ils y faisaient. Pour moi, ils ont été se baigner... Mais ce qui était évident, c'est que Pascal était très tendre avec elle. Petite pointe d'envie. Caro est revenue avec les yeux tous brillants... Aux anges quoi.

On a finalement été se coucher tous les 3 vers les 11h. Hors de question d'aller sur les pistes après une nuit sans sommeil... De plus, on ne pouvait dormir que quelques heures. On avait prévu d'aller tous manger ensemble sur le chemin ou une fois sur Lausanne avant de se quitter.

Vers les 16h30, comme Pascal me tenait dans ses bras pour dormir, le fait qu'il s'enlève m'a réveillé, mais j'ai continué à faire semblant de dormir. Caroline lui proposait de descendre pour déjeuner ou à la piscine, elle voulait lui parler. Pascal ne voulait pas quitter son lit.

Elle dort?

Après avoir sans doute vérifié, Pascal s'était levé pour aller se lave les dents. Caroline l'a suivi. Elle avait voulu utiliser ma brosse à dent (iiiiiiark), mais Pascal avait dû l'en empêcher, et lui expliquait que j'étais très sensible, qu'elle ne pouvait utiliser mes affaires, sinon j'aurai une allergie. Bravo, il se rappelle de ça, heureusement qu'il y a fait attention. Comment est-ce qu'elle pouvait imaginer utiliser ma "brosse à dents", dégueu!

Après, ils sont revenus se coucher. Ils se sont mis à chuchoter. J'ai entendu un petit bisous. Puis des petits bisous. J'étais raide, je pensais sombrer à nouveau dans les bras de Morphée, je n'avais pas envie de me lever. Pascal lui a dit qu'il allait me réveiller dans un moment, il faudrait qu'on commence à se préparer à partir sûrement.

Est-ce qu'on se verra? Enfin, je veux dire, est-ce...
▪ Je sais ce que tu veux dire... Je ne pense pas.
▪ Mais pourquoi? (un peu plus bas) Tu crois que Jane...?
▪ Écoute...


J'adore sa manière de commencer ses phrases avec; écoute... D'ailleurs, je l'imitais beaucoup, comme avec ses "crap" ou "gross". J'utilisais certaines de ses façons de s'exprimer et même quelqu'une de ses mimiques...

Écoute... Ce n'était qu'un intermède. Tu le savais bien depuis le départ.
▪ Mais on pourrait de temps en temps se voir pour prendre un verre? Non? Que les 2?

Pascal a soupiré. Il a gardé le silence une bonne minute (interminable) avant de lui répondre.

Je ne peux pas faire ça. De plus, on se voit déjà tout le temps au bureau.
▪ Sauf qu'au bureau tu es froid et distant.
▪ Excuse...
▪ Mais pourquoi pas?

Ils ont encore baissé le ton.

Écoute, c'est pas qu'on est juste bien ensemble ou qu'on s'entende bien... C'est tout ça, mais en plus, je l'aime Caro, et pas qu'un peu. Je sais où tu veux en venir, je veux pas. Ce serait...  Parce que pour faire ce qu'elle a fait, c'est qu'elle m'aime.
Jane me fait confiance. J'ai pu faire des conneries, mais ce que tu propose serait comme une insulte. Une insulte grave.

Mais... Je l'AdOre lui... Elle aussi a fait une pause avant d'enchaîner.

Et si Jane était d'accord?

Il a eu comme une sorte de demi rire ou hoquet.

Ce serait carrément moche de lui faire ça! Tu oserais le lui demander?
▪ Oui...
▪ T'es gonflée... Après ce qu'elle a fait ce week-end, tu aurais le culot de pousser le bouchon??? Fais le pas.
▪ Pourquoi?
▪ Fais le pas, c'est tout.
▪ Il faut que j'essaie... J'ai envie de te voir. Tu va tellement me manquer sinon.
▪ On verra bien comment les choses vont se passer. Je ne veux juste pas lui faire du mal ou la blesser. On verra...
▪ Et moi?

Bon ok. Assez. Je me suis retournée en faisant semblant de sortir de mon sommeil et je l'ai cherché de la main. Glups, il y avait la main de Caroline. Elle l'a vite retirée. Pascal qui était couché sur le ventre, s'est retourné vers moi. Il m'a fait un grand sourire.

Oh! Ma petite marmotte se réveille enfin?

Ciel, j'étais raide. L'empêche que de garder les yeux fermés, ça repose quand même, même si on ne dort pas vraiment. Je lui ai fait un petit sourire et je me suis précipitée à la salle de bains pour me laver les dents. J'avais toujours l'impression d'avoir la mâchoire bloquée tant que je ne me lave pas les dents. Puis je suis revenue me mettre au chaud dans ses bras. Il s'était couché sur le dos. J'ai fait un petit sourire à Caro. Je ne pouvais pas faire plus, le matin, suis muette. D'ailleurs c'est ce que Pascal lui a expliqué en se moquant de moi.

Ma tête lovée au creux de ses épaules, j'entendais le bruit rassurant de son cœur qui bat. J'ai fermé les yeux. Ils ont continués à discuter, cette fois sans chuchoter. Caroline se demandait si elle pouvait descendre avec nous ou sinon elle devait rentrer avec Layne et Alexia, et ça ne lui disait pas grand chose. Pascal lui a rappelé que de toute manière, on allait tous manger un truc alors, on se retrouverait au même point de chute, etc etc.

Puis il a fallu se lever... Crrrrreh. Pas envie. Mais en pensant au café qui m'attendait en bas. J'ai sauté du lit pour enfiler mon training et filer sans les attendre. Café, café, source énergétique, j'arrive! J'en étais déjà à mon 2ème, et pas encore complètement réveillée quant ils sont arrivés. Il y avait déjà la moitié des friends en bas, mais je ne voyais que ma tasse. Ma langue était toujours inactive. J'étais glauque.

Pascal est juste passé me faire un câlin, s'enfiler vite fait une tasse et m'avertir qu'il allait faire quelques brasses avant de manger quelque chose. Caroline est partie avec lui. En passant derrière moi en arrivant dans la cuisine, Caroline m'avait passé la main dans le dos. Une sorte de caresse amicale. Elle souriait et je lui ai rendu son sourire. Elle savait qu'il ne fallait pas trop m'en demander.

Les choses avaient un peu changé... Caroline et moi n'étions plus en guerre ouverte. Au resto, j'ai remarqué que Pascal gardait une certaine distance; plus de petites tendresses. Il lui parlait tout à fait normalement et riait avec elle, mais il ne la touchait plus. D'après 1 ou 2 regards que j'ai capté, elle s'en était rendue compte aussi. Je la connaissais assez maintenant pour savoir que si elle continuait de sourires et d'avoir l'air gaie, elle souffrait.

Une fois le dîner terminé, on pouvait enfin rentré. J'étais hyper naze et je rêvais de retrouver mon lit 1h ou 2. Une partie des fêtards voulaient encore prolonger le week-end et proposaient qu'on se retrouve à notre bar habituel pour prendre des verres ensemble. Qu'on ne ferait pas tard. Je savais que Pascal était lui aussi crevé, mais ça ne le dérangeait pas, il avait envi d'y aller.

En tous cas, moi, je vais retrouver mon lit, et après on verra!

Sachant que je comptais rentrer, Pascal a voulu m'accompagner, mais je préférais le rejoindre plus tard. Alors il m'a déposée. Le temps de faire la fête à mon chien ;) je me suis écroulée dans mon petit lit adoré. Impossible de trouver l'énergie nécessaire pour ressortir après. J'étais trop raide. Pascal m'a appelée pour savoir où j'en étais et j'ai dû lui dire que je n'arriverais jamais à trouver la force pour sortir et qu'après ce serait sûrement trop tard, alors... Je restais chez moi.

1h après, il était chez moi pour qu'on passe la nuit ensemble. C'était bien de se retrouver enfin un peu seul. On était bien fatigué tous les 2, on avait pas beaucoup dormi ce week-end...

* * * * * *
- - - - - - Palpitations - (003...2/2) - dim.03.jan.10 - - - - - -

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002...4/4 - Expérience Hot & Sexy...

Publié le par JaneDo

02 Janvier 2010 - samedi - 002...4/4
(Le soir, on est sorti manger au restaurant, au pub, puis en boîte)

Ce soir, Caroline était rayonnante, son visage irradiait de joie et de bonheur. J'étais plus calme aussi. Si je faisais l'effort de discuter, ce n'était que pour qu'on ne pense pas que j'étais triste ou que je faisais la tête. Pour une fois, elle ne collait pas à Pascal comme son ombre. Pascal n'essayait pas non plus de l'éviter. Bizarrement, Gloria et d'autres filles que je connaissais peu, faisait tout pour se rapprocher et entamer la conversation, mais je n'ai pas chercher à les encourager. Évidemment, la plupart du groupe épiait le moindre de nos réactions. Un peu étouffant quand même. 

Vania était égale à elle-même, toutefois, son regard désapprobateur ne m'avait pas échappé. Je sais qu'elle avait Caroline à l'œil. Rien que pour ça, je l'adore cette nana. Elle avait peur pour moi. Thomas et Gloria semblait assez proche ce soir et Paul parlait beaucoup comme d'habitude. Le seul qui racontait toujours des blagues éculées, était le petit rouquin. Je l'aime pas lui.

Au resto, Pascal était assis entre Caroline et moi. Il discutait peut-être un peu plus avec Caroline qu'avec moi. Je n'avais pas grand chose à dire. Par timidité, j'ai toujours eu de la peine à me jeter dans les discussions. Parfois, elle lui chuchotait des trucs à l'oreille, il riait de bon cœur.

Pascal était aussi vraiment chouky et radieux ce soir. Quant il ne me tenait pas la main, il avait son bras autour de mes épaules et me faisait des tonnes de petits bisous, me demandait si j'allais bien, si je ne m'ennuyais pas, etc, alors je ne me sentais pas mise à l'écart. Il était vraiment top. Pascal a su maintenir un certain équilibre, sans quoi je crois que, j'aurai probablement commencer à regretter pour hier soir et me poser pleins de questions.

En arrivant au pub, ils se sont agglutinés autour du bar. Caroline m'a prise à l'écart. On s'est installé à une table dans un coin tranquille pour discuter. Elle ne savait pas très bien comment agir, elle ne voulait pas commettre d'impair, ou faire quelque chose qui pourrait m'énerver, ou qui pourrait tout gâcher entre nous. On a parlé ouvertement. Rien ne pourrait me fâcher, elle n'avait pas à marcher sur des œufs pour moi, je n'étais pas aussi fragile. Elle pouvait se coller à lui, même s'embrasser, ça ne me gênerait pas. Après tout, il était avec toutes les 2 ce soir. On s'était mise d'accord, quartier libre, tout était permis, aucune limite. J'avais supporté hier soir, alors je n'avais pas de problèmes.

Ce qui était vrai, j'avais survécu...

Pascal est venu se joindre à nous et on l'a mis au courant de ce qu'on avait discuté. Je le voyais m'observer avec un petit froncement de sourcils que je trouvais terriblement mignon. Je me demande à quoi il pensait? Caroline était toute rouge et Pascal s'est mis à la taquiner, ce qui n'a rien arrangé. Elle est devenue encore plus rouge.
Caroline et moi trouvions marrant de laisser les autres continuer à se poser des questions.

Pascal n'avait pas son mot à dire, que pouvait-il faire contre 2 filles? Hihihi, rien. Après tout, il n'y avait rien de différent des jeux qu'ils avaient l'habitude de pratiquer? C'était comme ça qu'il devait le prendre. Simplement, c'était le notre, avec nos règles. Pour une fois, ça ne m'était pas imposé. Il n'étaient pas aussi réfractaire que vendredi et il a plutôt bien pris les choses. Je me demande si ça, ça aurait dû m'inquiéter?

Avant de partir rejoindre ses potes, Pascal a tenu à me rappeler que c'était bien joli tout ça, mais que lui, n'avait pas l'intention de me partager, qu'il ne fallait pas que je compte sur lui pour en faire autant. Niet, que pouïk, jamais. Au moins, c'était clair. Quand même, ça m'a fait plaisir et beaucoup rassurée. Je crois que j'avais confiance; Pascal m'aimait.

Vania nous regardait en fronçant les sourcils. Avant de se lever pour quitter la table, Caroline m'a fait une bise. Ça m'a surprise, mais ça m'a fait plaisir aussi, bizarre non?

Peut-être que j'avais envie de ressentir l'adrénaline du stress, ces palpitations qu'on ressent avec la peur? Voir son mec avec une autre, ça avait du piquant. Était-ce mon âme de joueuse? Ou est-ce parce que je viens d'une lignée de polygames? Cette boule à l'estomac était devenue comme une sorte de drogue, et je trouvais Pascal encore plus sexy... Mouais, suis peut-être bizarre! En même temps, je crois que j'avais confiance qu'après, Pascal ferait tout pour me rassurer par sa façon d'être.

Donc pareille à elle-même, Caroline a été se joindre à Pascal et ses copains qui discutait au bar. Elle l'a entouré de ses bras en collant sa joue contre son dos. Naturellement, Pascal s'est retourné et lui a passé un bras autour des épaules tout en continuant sa discussion. C'était mignon. Ses copains ont tout de suite jeté un petit coup d'oeil dans ma direction.

Je ne sais pas pourquoi, ça ne m'a pas fait sauter au plafond. Peut-être le bisous? Peut-être parce que je ne me sentais plus menacée? Vania pétait plus les plombs que moi. Après avoir discuté avec Vania, m'être faite sermonnée par Thomas, j'ai été rejoindre Pascal. Jess et Ethan avait quitté le chalet en fin de matinée pour aller rejoindre des potes sur Genève. Tant mieux. Elle n'avait pas eu le temps de me cuisiner.

J'espérais que les choses se passeraient aussi bien en boîte!

Pascal a été, selon moi, au top. Il avait lâché Caroline pour m'entourer de ses bras et me coller contre lui. J'ai eu droit aux petits câlins et des tonnes de bisous. Ou il était très malin, ou il savait exactement quoi faire pour me rassurer et que je me sente bien. Chapeau le mec. Ou était-ce parce que j'avais trop bu? Je trouvais que ça c'était bien passé au resto et au pub. Pascal aussi avait bien bu; il avait son sourire "pepsodent" de "cuitos".

On a dansé ensemble, Pascal était tout amoureux, et malgré ces 18 mois avec lui, il me faisait toujours autant chavirer et j'avais envie de lui, même si on avait passé l'après-midi à se sauter dessus. Après la 1ère danse, Pascal voulait déjà rentré. Il était chaud. MDR. Mais on venait à peine d'arriver. Je n'avais pas passé 1h à chercher quoi mettre pour ne pas avoir froid dehors, pas trop chaud dedans et être quand même sexy, pour rentrer à peine dehors! On allait devoir se contenter de s'embrasser, la soirée commençait à peine.

J'avais quand même des palpitations d'angoisses quant Pascal dansait des slows avec Caroline. Ils se sont même embrassés. C'était plutôt hot!

Après une petite heure, Pascal ne tenait plus et a réussi à me convaincre sans trop d'efforts de rentrer. Il voulait qu'on puisse passer un peu de temps ensemble avant que les autres ne rentrent au chalet pour continuer à faire la fête. En fait, il voulait me faire ma fête ;)) En nous voyant nous préparer à partir, Caroline a demandé si elle pouvait venir avec nous. Hum, normal, alors on est parti tous les 3 sous les regards médusés.

Arrivé au chalet, Pascal a demandé à Caroline de nous laisser un moment et qu'on se retrouverait après à la sauna. Smart! Oui, c'était vraiment très malin. Depuis le pub, en boîte et tout, il avait su me garder sur les charbons ardents, impossible de lui résister. Je crois qu'on peut dire qu'il savait faire monter la sauce... ;)

On est descendu après rejoindre Caroline au sauna. Je pensais d'abord que ce n'était que pour prendre un verre et discuter ensemble en attendant le retour des autres. Mais Caroline avait d'autres plans et elle savait que ça ne me dérangerait pas, on n'en avait assez discuté. Elle avait envie de faire l'amour avec Pascal et ne s'en cachait pas. Bon, je ne pensais pas qu'elle oserait se jeter sur lui, aussi ouvertement, devant moi...

Enfin moi, je n'aurai pas pu. La présence d'une tierce personne m'aurait bloquée. Mais, Elle m'avait dit qu'on oublie vite tout ça sur le moment... Je la crois. Caroline a très vite oublié ma présence, probablement Pascal aussi...

* * * * * *
------ Hot & Sexy fin de soirée - (002..4/4) - sam.02.jan.10 ------

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002...3/4 - La journée du samedi...

Publié le par JaneDo

La journée du samedi 02 janvier 2010...

Quant je me suis réveillée, Pascal et Caroline n'étaient plus là. En me préparant pour descendre, je me suis demandée quelle attitude à adopter?

Tout le monde était déjà au courant. Pas génial. Forcément, la plupart avaient vu la manière qu'ils avaient quittés la piste de danse et se diriger dans la chambre à Pascal et les avaient vus en ressortir 1h plus tard. Bah, qu'importe. J'ai pris mon café scrutée de la tête aux pieds par les quelques personnes qui traînaient autour de la machine à café, pour me poser sur un des tabouret du bar pour feuilleter le magasine que j'avais eu la bonne idée d'emporter avec moi comme béquille.

La pression des regards curieux était trop forte, alors pour mon 2ème café, j'ai été m'affaler dans un des fauteuil au coin de la cheminée.

Caroline était dans un autre coin du salon avec Alexia et Layne. Son "Coucou Jane" m'a interpelée et j'ai été obligée de la saluer. Caroline avait les joues toutes rosies. Elle avait l'air tout aussi épanouie et radieuse qu'hier soir. Petite pression d'envie dans la poitrine. Elle m'a fait un petit sourire. Aussi surprenant que ça puisse paraître, Alexia m'a saluée. Ça m'a fait bizarre. Layne m'a lancé un petit clin d'oeil. Évidemment, il était au courant lui aussi, peut-être avec un peu plus de détails contrairement autres.

Pascal n'était nul part. Introuvable. Je me demande où il s'était caché lui!

Caroline est venu timidement s'asseoir à côté de moi. Rhaaa, ça, ce n'était pas nécessaire vraiment. Je suis muette le matin, elle ne savait pas ça?

  • Tu as remarqué qu'on était sous la loupe? 

Oui! Ça, j'avais remarqué. On épiait nos réactions, le moindre de nos mouvements ou regards. Instinctivement, on s'est mis à chuchoter. Quant elle était descendue le matin, elle avait tout de suite remarqué que tout le monde était déjà au courant et chuchotait derrière son dos. Elle aussi s'était demandée quelle attitude adopter.

C'était la 1ère fois qu'on se parlait vraiment.

Je discutais avec Vania quant Pascal, Paul et Thomas sont rentrés au chalet. Sous sa veste, il portait des vêtements de sport, donc ils avaient certainement été faire du sport. Merde, ce qu'il est beau quand même! Il a parlé 2mn avec le petit rouquin avant de se diriger vers nous. Petit pincement parce qu'il a salué Caroline avant moi en lui faisant la bise. Hum! Inutile de dire que les regards étaient braqués sur nous. Il lui a fait la bise, comme à Alexia, poignée de main à Layne. Puis il s'est penché pour m'embrasser tout en m'arrachant de mon fauteuil pour s'y asseoir et me prendre sur lui.

Les petits pincements, nuages orageux qui se baladaient autour de ma tête, pffft, envolés dès qu'il m'a souri. Je me sentais denouveau comme une petite chose adorable dans ses petits bras adorés. Midinette à 2 balles moi. Vania a discuté 2mn encore avec nous. Je n'ai même pas pensé regardé en direction de Caroline. Rien. Je ne voyais que lui. Suis zéro quand même!

Dès que Vania a tourné les talons, Pascal m'a embarquée par la main, direction chambre. Peut-être parce qu'il ne supportait pas le regard des autres? Fatigué? Entre deux, il m'a félicité de le faire passer pour un "partouzeur". MDR. C'était ce que tout le monde pensait. Ils étaient tous curieux, même Thomas et Paul qui l'avaient cuisiné à mort.

Jess aussi avait essayé de le questionner. D'ailleurs, il était certain que j'y passerais dès qu'elle me mettra la main dessus.

Vers les 13h, on a fait une petite apparition pour manger, puis on est retourné se coucher. C'était samedi, on allait sûrement continuer à faire la fête ce soir, encore jusqu'à pas d'heure, alors on a préféré se reposer (...). Parce qu'avec la présence de Caroline dans la chambre hier soir, tin-tin. Même si Pascal avait pris une douche avant de se coucher, il avait probablement deviné que je n'aurai pas voulu qu'il me touche.

On a passé toute l'après-midi au lit. Thomas s'était arrangé pour dormir ailleurs. Le pauvre, pas très cool de notre part. De toute façon, ce soir il retrouverait sa chambre parce qu'il ne resterait plus que les habitués. Les autres copains n'étaient là que pour fêter Nouvel An et repartaient dans la soirée, sinon, ils se tasseraient dans les dortoirs aménagés pour l'occasion.

J'aurai voulu poser tous pleins de questions à Pascal sur la soirée, sur lui et Caroline, ce qu'il avait ressenti, sur ses impressions, ses sentiments... En même temps, je n'avais pas envie de tout fiche en l'air, parce que s'il se montrait peu enclin à me parler, je penserais qu'il voulait me cacher quelque chose ou pire et là, je risquais de m'effondrer. Mais je voulais savoir. J'aurai pu lui dire de tout garder en mémoire pour qu'on en discute plus tard, pendant la semaine ou le week-end prochain, mais ça voulait dire qu'il devrait se rappeler "Caroline", ce qui aurait été stupide.

Effectivement Pascal n'avait pas vraiment envi d'en parler, ce qui me causait des palpitations désagréables. Est-ce qu'il aurait des sentiments et qu'il ne voulait pas les salir en les minimisants? Aïe. Je n'ai pas insisté, on en parlera dimanche. Je voulais profiter de cette soirée.

Pascal est vraiment un amour de bonhomme. Il était comme d'habitude; adorable, câlins, tendre... Peut-être même plus que d'habitude. Toujours aussi insatiable, on a fait l'amour encore et encore et chose surprenante, les images de lui et Caroline ne sont pas venus me scléroser la tête comme je l'aurai cru. A aucun moment je n'ai pas eu l'impression qu'il pensait à elle non plus. C'était comme si rien ne s'était passé. Pour ça, je l'adore. Ça a mis mon cœur au repos et laver toute la tension et le stress.

- - - - - - 002...3 sur 4 - - - - - -

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002...2/4 - Crève coeur de le voir faire l'amour avec une autre...

Publié le par JaneDo

02 Janvier 2010  -  samedi

Pascal m'avait dit vouloir y réfléchir, que peut-être, la prochaine fois dans les échanges de partenaires, il verrait à ce moment là (...de toute façon, je savais qu'il était trop cuit pour réfléchir...) Justement là, je ne le supporterais pas, parce que je ne serais pas là. J'allais re-tenter le coup...

Caroline était assise dans son coin, toute seule et regardait les autres danser. L'attitude de Pascal tout à l'heure avait dû la blesser profondément. De temps à autre, elle jetait un coup d'oeil dans notre direction. Elle avait l'air bien seule. Je l'ai fait remarqué à Pascal. Je tremblais de partout quant j'ai dis à Pascal que j'avais encore demandé à Caroline de venir nous rejoindre, qu'en attendant, il pouvait au moins l'inviter à danser pour se faire pardonner.

Malgré l'affront que Pascal lui avait fait, Caroline était prête à retenter le coup. Moi, ça m'aurait refroidie. Je lui tire mon chapeau. Caroline était amoureuse de Pascal, c'était difficile de ne pas le remarquer. Et ce n'était non plus pas parce que j'avais envie de le partager. Du tout. C'était juste que, je savais ce qu'elle ressentait, en plus, c'était les fêtes, et elle avait tout enduré et depuis des moi
s, juste pour être dans son entourage. Caroline avait vraiment du cran!

J'ai fait un petit sourire à Caroline et je suis sortie fumer pour me calmer. Parce que l'air de rien, j'avais les boules.

Pascal s'imaginait sûrement un truc à 3 ou quelque chose du genre. Je n'arrivais pas à contrôler les battements de mon cœur, ni mes tremblements. Je pouvais les voir danser, Pascal était cuit, alors il souriait non stop. De temps en temps, je ne sais pas ce qu'elle lui racontait, mais il la serrait contre lui.

Ha la la, j'avais une grosse boule à l'estomac. Est-ce que j'avais raison de faire tout ça? Ou est-ce que j'étais complètement à la masse? Est-ce que finalement je ne prenais pas trop de risques? Bah, j'ai essayé de balayer mes doutes. J'avais lancé la balle, c'était trop tard pour reculer. J'avais un peu la trouille quand même. Ça risquait de... (en anglais on dit "backfire", je crois que c'est la meilleure traduction) ...me péter à la gueule?!?

Ceux qui étaient là observaient le spectacle avec curiosité, d'autres en chuchotant. Thomas a voulu intervenir, mais Layne l'a retenu. L'air de rien, ils étaient mignons. J'enviais Caroline. Une demi seconde, j'ai pensé que Pascal devrait l'embrasser, mais en même temps, peut-être pas... Ça me ferait passer pour une idiote? D'après son expression, je sais qu'il y pensait, mais il ne l'a pas fait.

C'était le 2ème slow qu'ils dansaient, à la fin, Caroline l'a pris par la main pour l'entraîner à l'étage, vers les chambres...Les battements de mon cœur se sont accélérés.
Toujours souriant, il l'a suivie sans opposer de résistance. Il fallait que je me dépêche de monter pour arriver à la chambre avant eux. Pascal m'a cherchée du regard. Je me demande s'il avait remarqué les petits sourires entendus autour de lui?

Je lui avais laissé un mot sur le lit; "Commencez sans moi... Je vous rejoins dans un moment...". En pensant que j'allais le rejoindre, Pascal avait bu juste assez pour ne pas trop réfléchir.

Cette fois, moi, j'avais vraiment les boules. Les doutes sont venus sclérosés mes pensées; est-ce que je ne faisais pas une très grosse connerie là? Une main géante me serrait l'estomac. J'avais le trac et de petits tremblements me secouaient de partout. Je n'arrivais pas à les contrôler. Le temps d'allumer quelques bougies, j'ai juste eu le temps de m'enfiler dans la Mezzanine à l'autre bout de la chambre et j'ai tiré les rideaux. Je tremblais tellement que je me suis sentie soulagée d'être couchée.

Je les ai regardé faire l'amour le cœur gros...

Ce n'était pas facile de le voir prendre son visage entre ses mains tout en la couvrant de baisers. (Il mettait un peu trop de cœur à l'ouvrage). Ses mains se promenaient lentement sur son corps. Et il l'embrassait... (Il l'embrassait trop...). Difficile de le regarder l'embrasser avec autant de flammes, la voir passer ses mains dans ses cheveux, le voir embrasser ses seins en remontant doucement le long de ses épaules tout en la déshabillant... Je voyais les muscles de son dos se tendre, Caroline avait le souffle coupé par moments et s'accrochait à lui. Elle a eu un petit cri de douleur mêlé de plaisir vite étouffé par son baiser...

Là, j'ai su que si je voulais tout arrêter, c'était trop tard... Gros coup de poignard... Trop tard. Aïe, c'était dur...

Ses lèvres la cherchait, la taquinait... Pénible d'entendre leurs soupirs, pénible de l'entendre lui, le voir prendre son temps, explorer chaque parcelle de son corps, faire durer le plaisir, leurs souffles haletants et courts...

Trop pénible. J'ai fermé les yeux et caché ma tête entre mes bras. Attendre... Attendre que ça passe, que ce soit fini.

Pascal s'est écroulé de son côté. D'habitude, il m'embrasse avant de se retirer et ne me lâche pas. Au contraire, il est très très câlins après. Ouf, il y avait quand même une différence. Il ne la prenait pas dans ses bras. Les bras croisés sur son front, il a regardé le plafond avant de fermer les yeux. Caroline s'était lovée contre lui. Il lui a passé le bras autour des épaules. Je retenais mon souffle. J'avais peur qu'il y ait un 2ème round. Il fallait moins de 3mn à Pascal pour être d'attaque et remettre le couvert. J'étais au bord de l'évanouissement.

  • On devrait descendre...
  • Mais? On attend pas Jane?
  • Je ne pense pas qu'elle viendra.

Caroline s'est alors mise à califourchon sur lui pour l'embrasser. Aïe, je crois que j'allais avoir droit au 2ème round... Si seulement je pouvais m'évanouir, ou perdre connaissance...

  • Pascal, je t'aime... Je t'aime tellement fort...

Elle l'embrassait tout en lui répétant combien elle l'aimait. Pascal a juste souri. Ouf pour mon coeur. S'il lui avait dit qu'il l'aimait aussi, je serais morte sur place ou je me serais transformée en statue de sel.

Il l'a renversée sur le lit et l'a embrassée encore avant de se lever pour se rhabiller. Il souriait mais semblait légèrement plus tendu. Pascal a demandé à Caroline de ne pas le suivre, il préférait partir à ma recherche tout seul. Ils ont quittés la chambre ensemble. Il y avait du monde jusque dans les étages, on pouvait entendre le bruit des voix quant ils ont ouvert la porte pour sortir.

J'avais une brique au fond de la gorge, j'avais du mal à respirer, mais j'étais encore vivante. J'avais tenu le coup. Je tremblais comme une feuille. Il fallait que j'évite Pascal pour le moment, jusqu'à ce que je retrouve mon calme, je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état.

J'ai foncé voir Caroline...

Elle était allongée dans son lit et serrait un coussin dans ses bras. Caroline était rayonnante je dois dire. Elle avait un petit sourire béat et des étoiles lumineuses pleins les yeux. Elle était transformée, exaltée. C'était bête, mais je l'enviais. Alexia était là aussi. Après un petit coup d'œil en direction de Caroline qui s'était redressée, Alexia nous a laissé.

Mais qu'est-ce que je foutais là? Pourquoi avoir été la voir? Qu'est-ce que j'espérais? Je me sentais bête tout à coup. Est-ce que je voulais regarder la femme qui venait de faire l'amour avec celui que j'aimais? Voir si je me sentais mieux? Je ne sais vraiment pas.

  • Merci...

Ce simple mot m'a rempli de bonheur ou de soulagement, je ne sais pas, mais les tremblements ont cessés. C'est vraiment bête, mais c'est comme ça. J'ai compris qu'elle ne s'était pas doutée de ma présence. Caroline pensant que je m'étais tenue à l'écart pour les laisser seuls.

Il devait être un peu plus de 6h du matin, je n'avais pas eu le courage de descendre retrouver Pascal. J'étais épuisée tout à coup.

Pascal était revenu dans la chambre à mon retour, donc, il ne se douterait pas que j'avais été là tout le temps. J'aurai voulu avoir la force de lui poser des tonnes de questions, mais je me sentais lourde comme si j'avais des poids collés à mes bras et mes jambes et... j'avais envie de pleurer. Mais surtout pas, je ne voulais pas pleurer. Pas maintenant. Je ne voulais pas qu'il se sente coupable de quoi que ce soit. Comment se comporter dans ces cas là? Aucune idée. On se regardait sans rien dire. J'aurai préféré ne pas me sentir aussi empruntée.

Quelques petits coups à la porte... Pascal a été ouvrir... C'était Caroline; elle demandait si elle pouvait dormir avec nous, dans la même chambre, même parterre. Elle voulait juste être là. Pascal avait refusé, mais elle me suppliait du regard, alors... J'ai dit oui. Pascal est devenu livide. Il ne devait rien comprendre aux filles en ce moment le pauvre. Il était tendu comme une arbalète. Il s'est couché à l'opposé de Caroline en me plaçant entre eux, en me prenant dans ses bras. Trop bon, j'aime tellement être dans ses bras...

On s'est endormi comme ça, tous les 3. J'ai presque immédiatement sombré dans le néant. Je devais être claquée...

* * * * * *
- - - - - - Dur de le voir faire l'amour avec une autre femme - (002..2/3) (sam.02.jan.10) - - - - - -

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002...1/4 - Dur de prêter mon mec...

Publié le par JaneDo

02 Janvier 2010 - samedi
(dans la nuit du 1er après minuit, au matin du 2 janvier)

Pascal était surpris et m'a regardé de travers. Bon, ça l'a un peu dessaoulé. Le 1er janvier commençait à peine et je n'avais rien contre le fait qu'il se tape Caroline? Huh! Il ne m'a pas prise au sérieux. Mais, après 1 verre ou 2 de plus, son sourire était au beau fixe. Pascal était plus détendu et un peu moins sur la défensive quant Caroline l'approchait.

J'ai donc pris Caroline à part pour discuter avec elle. Quant je l'ai approchée, elle avait sursauté. Elle avait pensé que je voulais lui sauter à la gorge ou lui taper dessus, ou un truc du genre. Mais à mesure que je parlais, ses yeux se sont écarquillés. Elle était bouche bée.

J'ai mis les choses au clair; on n'était pas amies pour autant, je lui prêtais Pascal, que c'était juste pour cette fois, parce que je savais ce qu'elle endurait. Elle était follement amoureuse de Pascal elle aussi. Je comptais sur sa discrétion et qu'on en reparlerait pas. Après ce week-end, je préférais qu'on fasse comme si de rien, que tout redevienne comme avant. Caroline me regardait avec de gros yeux, mais je savais qu'elle ne refuserait pas, même si elle aurait préféré que ça vienne de Pascal. Caroline savait que je serais certainement là. Malgré tout, c'était une de ces occasion qu'on ne pouvait pas laisser passer.

On avait fait à peine 1h en boîte. C'était intenable, il y avait trop de monde. En rentrant, on a encore traîné avec les autres au salon à bavarder. Caroline est montée se préparer et attendre mon signal. Elle était tendue comme une arbalète.

Une fois les choses au point, il n'y avait plus qu'à attendre...

Pascal m'attendait et s'était presque endormi. Pour l'occasion, Caroline avait juste passé un déshabillé satiné par dessus ses sous-vêtements. Elle connaissait les goûts à Pascal. Elle s'est glissée sous les draps et s'est collée à lui en le caressant, ce qui l'a quelque peu sorti de sa torpeur. Il s'est retourné pour la prendre dans ses bras.

Pour l'avoir déjà expérimenté, je savais que ce serait dur, mais en même temps, pas tant que ça puisque je serais là.

C'était assez difficile à regarder; le voir l'embrasser, ces lèvres que j'aime se promener sur le corps d'une autre, remonter le long de son épaule, s'attarder au creux de sa gorge pour lentement remonter lui manger les lèvres, de voir ses mains se faufiler sous son déshabillé, ses cheveux lui balayaient le visage. Soupirs de plaisirs, les doigts qui s'entremêlent, se nouent...

Oui, c'était difficile à regarder, j'aurai voulu pouvoir entrer dans la peau de Caroline; entrer dans son corps et son esprit... C'était pas possible. Le seul moyen que j'avais de m'en approcher, était d'être là. Comme ça, ça fait moins mal que d'imaginer...


Pascal a eu un mouvement de recul. Il a voulu allumer, aucune lumière ne fonctionnait dans la chambre, je m'en étais assuré. Pascal a eu une petite hésitation, puis il s'est penché pour l'embrasser à nouveau avant de se laisser tomber de son côté, un bras sur les yeux.

Caroline? Je crois que tu devrais t'en aller. S'il te plaît.
▪ C'est Jane qui...
▪ Ça, j'avais deviné. Va-t-en, s'il te plaît!

Pascal s'est assis au bord du lit en lui tournant le dos à attendre qu'elle s'en aille. Je me demande à quoi il pensait? Caroline a hésité, a voulu le toucher, a changé d'avis. C'était foutu, ça avait foiré. Comme elle devait être triste.

Quant Pascal a quitté la chambre, je me suis précipitée à sa recherche. Pas de panique. Il était au salon, appuyé au bar, il discutait avec une bande de copains. Pascal avait le visage fermé. Pas très souriant. Il m'a jeté un regard indéfinissable avant de me tendre le bras pour que je vienne à lui. Comme on ne s'adressait pas la parole, j'ai voulu aller vers Vania qui discutait avec une copine, mais Pascal m'a retenu fermement. J'aimais bien quant il usait d'un peu d'autorité, mais là, j'étais un peu tendue.

Caroline est redescendue au salon elle aussi. Glups, elle avait les yeux tous rouges. Elle avait dû pleurer. Pascal a évité de croiser son regard. Stupidement, j'ai eu mal au cœur pour elle.

Pascal ne voulait pas parlé de ce qui s'était passé. Il avait la mine boudeuse. C'était chiant, mais j'y tenais, je voulais savoir le pourquoi du comment. Il ne comprenait pas pourquoi j'avais fait ça. Pascal pensait que c'était trop risqué et que ça pouvait tout gâcher entre nous. Il se demandait si je n'essayais pas de le jeter dans les bras d'une autre parce que je cherchais une excuse pour rompre. Pfff, sûrement pas.

Mais, je voulais qu'il puisse profiter de tous, s'amuser, se sentir libre, malgré le fait qu'il soit avec moi, mais pas trop quand même. Parce que je l'aimais. De toute façon, je savais que Caroline ne lui était pas indifférente, qu'elle lui plaisait. Il l'avait reconnu.

C'était un peu difficile de parler en dansant, alors on s'est isolé dans un coin un peu à l'écart du bruit.

Tu en avais envi, n'est-ce pas?
▪ Bien sûr que si! Je ne serais pas normal sinon, non?


Et si je ne le supportais pas, on fera quoi? Je lui ai dit que je ne l'aurais pas proposé si je ne pensais pas pouvoir le supporter. Et si ça nous causait des problèmes? Toucher une autre fille devant moi? Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas.

J'ai voulu savoir quant est-ce qu'il s'en était rendu compte. Ça l'embarrassait de me répondre, mais heureusement il l'a fait quand même... La peau, le toucher, pas la même odeur (pourtant, je lui avais prêté un de mes parfum), la façon d'embrasser et enfin, pas les mêmes soupirs... Je lui avais promis une surprise, mais il ne s'attendait pas à ça.

Comme il était plutôt cuit, son sourire est vite réapparu et on est retourné faire la fête. Pendant qu'on discutait, on avait bu encore quelques verres. Je ne voulais pas le saouler, juste qu'il soit moins coincé, plus détendu et fou-fou. Quant on dansait, j'ai su, comment dire, qu'il était à point. Il avait retrouvé son adorable sourire coquin et farceur.

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001 - Prise de risques; je lui prête Pascal

Publié le par JaneDo

1er Janvier 2010 - Vendredi

Approx. de minuit jusqu'au dodo...

Pascal a dansé avec un peu tout le monde. Il était souriant, avait l'air de péter la forme et d'être de joyeuse humeur. Il a aussi dansé 1 slow avec Jess et 1 avec Caroline. Aussi avec une fille avec qui je l'avais déjà vu discuté plus d'1 fois, mais que je ne connaissais pas et aussi avec Gloria. Gloria a aussi dansé des slows avec Thomas et Michael, et bien sur, avec son pote Anthony. J'ai aussi dansé avec Layne.

Pendant tout ça, heureusement, j'avais Vania qui me tenait compagnie. Elle avait essayé de draguer une des filles, mais ça avait foiré. La fille était plus intéressée par un des garçon que Vania connaissait et ne s'était liée avec Vania que dans l'espoir de se rapprocher de ce garçon mystérieux.

Layne avait beaucoup de succès avec les filles, et après minuit, il était plutôt bien parti et a commencé à danser un peu trop souvent et trop collé avec une des filles. Alexia était en larmes. Normal.

Elle aurait peut-être dû aller se coucher, mais il faut croire que comme la plupart d'entre nous, notre tête sait ce qu'on devrait faire mais on en est incapable et on reste là à subir les pires tortures.

J'avais aussi perdu Pascal de vue pendant presque 1h après l'avoir vu partir avec Caroline qui le tirait par la main. Je l'avais vu regarder un peu partout, je pense qu'il me cherchait du regard. De toute façon, je n'allais rien lui demander.

Le slow avec Jess était un peu trop langoureusement tendre. Enfin, c'était peut-être moi et mon imagination. Je me sens toujours en danger face à Jess.

Vers les 3h ou 4h du matin, une bonne partie des invités avaient déjà capitulés, ceux qui restaient se sont regroupés à la piscine. La soirée commençaient un peu à dégénérer, mais ce n'était pas pour me déplaire, j'aime faire la fête. J'aime surtout regarder pas vraiment participer, sauf si j'ai plusieurs verres dans le nez. Et j'avais ma dose. Pascal aussi était pompette, ça se voyait à son sourire scotché.

Ç'aurait peut-être été le moment de nous retirer, parce que quant Pascal boit trop, il n'a plus aucune limite. Il risquait de friser le code et moi de péter un câble, mais, j'avais aussi pas mal bu, alors je trouvais tout amusant.

Je n'avais pas envie de me jeter dans la piscine avec mes fringues, ni de jouer au streap-poker. Thomas non plus tant que sa sœur était dans les parages, ce qui était plus que compréhensible. Pascal a dû le remarquer, parce qu'il a voulu qu'on s'éclipse discrètement avant que les choses ne dégénèrent plus.

Pascal s'était arrangé pour que Thomas dorment ailleurs, pour nous laisser sa chambre. C'était une sweet surprise, j'allais enfin pouvoir dormir dans ses bras. J'espérais ça depuis mon arrivée...


La journée du vendredi...

On a traîné au lit presque toute la matinée. Thomas s'est pointé vers midi pour se changer, alors on s'est traîné jusqu'à la salle à manger pour prendre le petit déjeuner.

Normalement, je ne mange pas grand chose le matin. Mon déjeuner se limite à du café à gogo, mais, comment résister aux œufs aux bacons que Pascal m'avait gentiment préparé? Crrrrr, après, je me sentais comme une otarie géante.

Les copains à Pascal ont essayé de l'enrôler dans leurs joutes sportives. Après le déjeuner, Pascal a été faire quelques brasses dans la piscine pendant que je papautais avec Vania. Le rouquin avait suivi Pascal de la piscine et est venu se coller là avec ses blagues éculées. On a ébauché quelques sourires par politesse. Je ne suis pas très blagues. Je ne les comprends presque jamais et je ne sais en général pas où il faut rire.

Avec ses mains baladeuses et son petit sourire coquin, j'avais compris que Pascal voulait retourner à la chambre avant qu'il ne me le chuchote à l'oreille.

On a passé le reste de l'après-midi enfermé dans sa chambre, collé comme des limaces, à se faire des mamours. Le déjeuner nous avait suffit. Arfff, j'aurai pu y rester encore. L'année commençait bien ;))


La soirée du vendredi...

Mise à part le DJ, un groupe de musiciens avait animé la soirée de Nouvel An. Je n'avais pas réalisé que c'était des copains à Pascal et Thomas. Le soir, après le dîner, Pascal et Thomas ont joués avec eux.

Ouf, heureusement que Pascal n'est pas musicien, je crois que je n'aurai jamais eu la chance de l'approcher ou de le rencontrer. Je le trouve vraiment trop mignon quant il joue ou quant il chante. Sa voix est suave, trop sexy. On pouvait aussi participer, c'était comme un karaoké amélioré.

Pascal m'a tout spécialement dédiée une chanson que j'aime beaucoup et que j'écoute souvent en boucle; "Fading like a flower de Roxette". J'ai adoré. Qu'est-ce que j'aime les expressions de son visage et ses différents sourires. Comme j'avais quelques verres dans le nez, je ne me suis pas gênée pour aller chanter avec lui. Ce que je n'aurai jamais, au grand jamais, fait autrement! On a enchaîné avec "Your Beautiful de James Blunt". C'était peut-être aussi parce qu'il chantait avec moi. Mais quant je chantais le refrain "your beautiful, your beautiful, it's true..." Je le pensais.

Quant on est sorti en boîte, c'était clair, Pascal était déjà cuit, parce que son sourire restait accroché à ses lèvres. L'empêche que je l'adorais comme ça. Il est moins réservé et distant avec les autres. En plus, il était marrant.

Ce soir, j'étais beaucoup plus détendue. Cette soirée n'était pas aussi importante que le soir de Nouvel An. Caroline se frottait à Pascal et est venu l'invité à danser à plusieurs reprises. Il refusait. Il ne dansait avec elle que quant ils étaient en groupe. Pour finir, je l'ai presque forcé à accepter. Je n'aurai peut-être pas dû vu son état.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu pitié d'elle.

Parce qu'elle était venue au chalet, malgré le fait qu'elle savait que Pascal serait avec sa copine et sa femme. Parce que malgré tout, elle avait supporté de passer des soirées comme le Nouvel An, seule, sans même se laisser consoler par quelqu'un d'autre. Pour tout ça, si j'avais été à sa place, j'aurai espéré, et espéré, et espéré que ce ne soit pas dans le vide. Qu'il me donnerait un peu de son temps, un petit baiser... quelque chose... Qu'il ne m'ignorerait pas totalement.

J'ai donc décidé de lui prêter Pascal...

Je ne sais pas pourquoi j'avais pensé à ça, ni pourquoi je me laissais aller à penser à l'autre fille, mais, elle aussi, était amoureuse de Pascal. Un trop de générosité? Je ne sais pas. J'ai eu envie de lui faire ce cadeau, à Caroline, mais aussi à Pascal. Parce que si j'avais été à la place de Caroline, j'aurai espéré passer un moment avec lui. Ou peut-être était-ce à cause de son regard triste quant on s'était croisé dans la salle de bains?

Mais je voulais être là, je ne sais pas vraiment pourquoi. En tous cas, je ne voulais pas que ce soit derrière mon dos. Peut-être parce que sinon, mon imagination aurait fait des siennes. Je voulais être là.

Étant donné son état, j'ai pensé que ce serait plus facile d'amener Pascal à participer. Ça éviterait qu'il y réfléchisse ou se pose trop de questions, ou qu'il se demande si c'était parce que j'avais envie d'en faire autant et toutes ces conneries. Je sais être convaincante et persuasive quant je le veux. Et je l'ai été.

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------ Prise de risques; j'ai décidé de lui prêter Pascal - (001-ven.01.jan.10) -----

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