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338 - Vendredi Planète Chagrin (1)

Publié le par JaneDo

Vendredi - 4 décembre 2009;   (1)

Ha la la... même de raconter les événements de ce vendredi soir est pénible et me fait encore mal. J’ai toujours le coeur lourd en me remémorant chaque détail. Je voudrais pouvoir les oublier ou... je ne sais pas... Même si ça va mieux, c’est quand même difficile......

Ce soir, j’avais promis de prendre un verre entre filles. Je pensais m’arranger pour faire ça pendant le match à mon petit coeur de manière à être libre après. J’étais partagée, parce Vania m’avait proposé d’aller voir le match avec elle. J’avoue que ça m’aurait bien dit. De plus, il jouait à l’extérieur et rentrerait donc tard sur Lausanne.

Je passais une bonne soirée et ça m’a fichu un peu le moral dans les tongues quant il m’a appelée pour me dire qu’ils sortaient prendre un verre, qu’on pourrait se retrouver chez lui plus tard? En fait, ça m’a fichu de mauvais poil, alors je lui ai dit qu’on s’appellerait le lendemain, je restais avec les filles. C’était nul. Comme si je voulais le contrarier pour qu’il passe une mauvaise soirée.

Mais, on se s’était pas vu depuis le week-end, non plus jeudi soir, aujourd’hui on avait des difficultés à se retrouver, et samedi, le soir, il mangeait avec Jess. Grrrr, ouais, j’était pas contente. J’étais peut-être injuste. Alors j’ai décidé d'aller l'attendre chez lui et lui faire la surprise en espérant qu'il rentrerait seul.

J'étais décidée à ne pas laisser passer encore une nuit sans  lui et à m'excuser d'avoir eu mes humeurs tout à l'heure au téléphone. J'aurai dû simplement accepter sa proposition, c'était quand même pas si compliqué! Accoudée à la fenêtre de son bureau, je fumais cigarettes sur cigarettes impatiente de le voir se pointer. Il n'arrivait toujours pas, alors je suis sortie par la terrasse dans le jardin pour aller fumer. Faisait froid, mais la promenade jusqu'au bord du lac calmait mon impatience.

Je ne regardais pas la maison perdue dans mes pensées et émerveillée par la beauté de la nuit et le petit picotement froid qui annonçait la neige. Il allait pleuvoir. J'aurai peut-être dû lui envoyer un message pour l'avertir que je l'attendais, ça l'aurait fait se dépêcher un peu? Je n'ai pas tout de suite vu la lumière, le temps que je traverse le jardin pour entrer par la terrasse dans son bureau, ça sonnait à la porte... La peste l'avait suivi chez lui! 

  • Aouwh, Caro... Qu’est-ce que tu fais là?
  • Devine? Envie de te voir peut-être? Ça te surprend?
  • Rentre chez toi Caro. Jane pourrait arriver d’un moment à l’autre, tu peux pas rester...
  • Non, elle est au Tiger avec ses copines, et Layne...

Pouffe. Pascal s’est passé les mains sur la figure, un geste que je l’avais vu faire dans des moments de pression.

  • Est-ce que tu cherches à me causer des ennuis avec Jane ou quoi? Rentre stp. Tu peux...
  • Qu’y a-t-il de mal à vouloir passer la soirée avec un pote et se taper un DVD? Jane va quand même pas te faire une scène pour ça, non? Sinon, mieux vaut rien lui dire.

Elle était entrée et cherchait déjà un DVD dans sa collection. Aussitôt trouvé, elle le lui a tendu et s’est installée sur le canapé après avoir viré ses chaussures. Ben, voilà, c’est comme ça que je devrais faire et me taper l’incruste!

Pascal se mordillait la lèvre inférieur, chose qu’il faisait quant il hésitait. D’habitude, je trouvais ça chou. Les hésitations terminées, il a pris le DVD pour l’enfiler dans le lecteur. Il leur a préparé un bol de popcorn, et s’est installé à côté d’elle sur le canapé. Grrr, je le maudis. La peste a posé sa tête au creux de son épaule, l’obligeant (mon cul, il aurait pu changer de place ou la repousser) à lui passer un bras autour des épaules. J’avais les vapeurs qui me sortaient par les oreilles. 

Mince, qu’est-ce que je pouvais faire? Partir? Rester? Entrer? 

Jeeez, aucune idée. J’étais un peu tétanisée par l’indécision. Un de mes gros défaut. Non. Je ne pouvais que rentrer chez moi la queue entre les jambes. J’avais le coeur qui battait trop fort. Je crois que je reconnaissais les morsures de la jalousie. Je ne pouvais pas me pointer chez lui, j’aurai sûrement pété un câble ou pire, j’aurai pleuré. Devant elle et lui? No way. Rentrer c’était mieux. Ma tête me faisait un de ces mal. Je ne pouvais pas être tout le temps là pour l’empêcher de faire ce qu’il avait envi de faire.

Arffff... Retour sur mes pas. Je n’arrivais pas à partir.

Elle se lovait contre lui, ça me rendait hystérique. J’aurai voulu débouler dans le salon pour lui demander des explications, mais j’étais trop émotive. De temps en temps, elle lui faisait de petits bisous, ça aussi ça m’énervait. Il faisait semblant d’être pris dans le film. Je me demande s’il avait envi de l’embrasser? Sûrement. A sa place, j’en aurai eu envi. L’ambiance était des plus intime; petit feu crépitait dans la cheminée, lumière tamisée... S’il la touche, je le massacre.

Puis qu’est-ce qu’il faisait chez lui? Il n’était pas sensé être avec ses copains? Pourquoi n’avait-il pas essayé de me joindre s'il rentrait? Oh, je crois bien que ça y était, j’étais fâchée contre lui. Très très fâchée. J’étais hyper gelée, mais je n’arrivais pas à me décider à partir. J’avais la nausée causé par un coeur qui se brisait en milles morceaux.

Caroline s’est mis à le matraquer avec un de ses coussins, il essayait d’éviter, ils riaient tous les 2, pour finir il s’est retrouvé sur elle... Un petit moment suspendu dans l’espace temps, en tous cas pour moi, puis... il s’est penché et l’a embrassée.

Mon coeur a explosé. Les larmes coulaient toute seule. J’étais furax? Non, désespérément triste plutôt...

Pascal s’est relevé alors qu’elle essayait de lui passer les bras autour des épaules et l'a repoussée alors qu'elle essayait de s'accrocher. Trop tard, c’était trop tard. Impossible d’effacer ça. Trop trop tard.

Prise d’une crise, folle de colère et de douleur, j’ai contacté Layne. Brian aurait été mon tout 1er choix, mais il n’était pas là. J’ai réalisé qu’avec Layne, j’avais bien des chances de passer à la casserole, mais je pouvais toujours lui dire que j’avais mes bringues. Je ne pouvais pas courir vers lui et après jouer les vierges effarées!

J’aurai peut-être dû gentiment rentrer chez moi?

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------ Vendredi planète chagrin (1) - 338 - (ven.04.déc.09) ------

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337 - J'ai fait le mur!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 3 décembre 2009

Pascal m’avait prévenu qu’il irait prendre un verre avec ses potes de basket après l’entraînement. On aurait pu se voir après, mais il ne l’a pas proposé.

Quand même, j’avais envie de le voir, alors j’ai été l’attendre chez lui. Il est rentré assez tard avec des copains. J’avais l’air maligne moi couchée dans son lit en petite tenue! Iak. Je me suis dépêchée de me rhabiller. J’ai jeté un petit coup d’oeil par la fenêtre pour savoir si je pouvais passer par là pour disparaître, mais, je savais déjà qu’il y avait des ronces. Zut. J’étais coincée. Et moi qui voulait lui faire une surprise!!!

Qu’est-ce qu’elle faisait là, elle? Il fallait vraiment que je lui dise d’arrêter de la voir. Mouais, j’avais beau dire ça, mais je savais que je ne lui dirais rien. Non. Je ne voulais pas avoir à lui dire qui il a le droit de voir ou pas. En attendant, il fallait que je sorte d’ici le plus discrètement possible, qu’il ne sache pas que j’étais là.

Finalement, je me suis faufilée le long de la terrasse et j’ai sauté derrière la maison. Une fois arrivée à ma voiture, je me sentais soulagée, mais j’hésitais à partir. Mon Dieu, je suis folle d’avoir fait le mur comme ça, j’aurai pu me fracasser la tête! Je ne voulais tellement pas qu’il me trouve chez lui que j’ai pris des risques débiles, sans réfléchir. J’aurai pu me faire drôlement mal. Est-ce que j’avais le courage de rester là à les épier? Dans le noir et le froid? Pourquoi faire?

Un petit sourire a illuminé mon humeur. Les copains à Pascal, devant Caroline, lui faisait de petites remarques fumeuses sur leurs relations. Malgré les “ouais, ouais” et les “Arrête ton char, vous êtes toujours collé ensemble”, ça m’a fait plaisir de l’entendre leur dire qu’ils n’étaient qu’amis, rien d’autre. Que j’étais sa copine, pas Caroline. Bien sûr, ils ont voulu savoir pour Jess, mais j’ai pas pu entendre la suite.

Comment est-ce que Caroline faisait pour être tout le temps dans ses pattes? Pourquoi je n’y arrivais pas moi? Je ne connaissais pas les 2 autres filles qui étaient avec eux. Seule critique; il n’aurait peut-être pas dû les ramener chez lui!!!

Après tout, il n’avait pas proposé qu’on se voit ce soir, il avait sûrement ses raisons. J’avais la tête en pagaille. J’essayais de ne pas laisser de mauvaises pensées m’envahir, ne pas tomber en mode-débile. Juste redevenir moi-même, rentrer chez moi et passer une bonne fin de soirée. Voilà.

La jalousie en fait, était-ce ne pas vouloir que l’autre puisse vivre des choses sans nous? Ou parce qu’on ne peut pas les partager? Ou parce qu’on ne peut pas ressentir ce qu’ils ressentent? Iiiiak. Horrible sentiment que je déteste. Je ne veux pas de cette maladie là.

Mince, j’avais eu envie de voir Pascal, et c’est Caroline qui avait la chance de passer la soirée avec lui. Ça me bouffait. Ou était-ce parce que j’étais déprimée? Je sentais que les fêtes allaient être une période très pénible, et je crois que c’est ce qui me perturbait! Mince, je suis bête, j'aurai dû juste sortir de la chambre et lui montrer que j'étais là? Ou lui envoyer un message sur son natel pour lui dire que j'étais dans sa chambre? Pourquoi est-ce que je réalisais ça seulement maintenant que j'avais fait le mur! Trop nul ma fille! Comme ça, j'aurai pu dormir dans ses bras... J'suis zéro!

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------ Faire le mur! - (jeu.03.déc.09) - (337) ------

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336 - Je voudrais être chat...

Publié le par JaneDo

Mercredi - 2 décembre 2009

Rien fait de la journée. Comme Pat n’était pas là, je pouvais me larver toute la journée. J’étais crevée mortelle. Après la journée éreintante de mardi, et la soirée à boire avec Jess, j’étais sur les rotules. En plus, j’étais un peu énervée. Rien ne va ces temps ci, ça me flingue carrément le moral. En plus, Pascal avait ramené Jess chez lui. Quel idiot! Après il s’étonne qu’elle n’arrive pas à se détacher!

Patricia a dit que c’était bien fait pour ma gueule, je n’avais qu’à pas appelé Pascal au secours de Jess. Elle m’a traitée d’idiote de n’avoir pas été vérifier ce que Pascal faisait. Grrr. Paka. A quoi ça m’aurait servi de prendre le risque de conduire à moitié givrée (saoule), avec des pneus ultra lisses, juste pour aller trouver toutes les lumières éteintes???

Puis zut, Pascal est un grand garçon. Je n’ai pas à trembler chaque fois qu’il est avec une autre fille quant même, c’est crevant.

Vers les 16h, j’avais un mal de tête à faire pâlir la tour Eiffel, alors je me suis couchée. Bavarder avec Brig au téléphone à propos de ses sentiments pour le nouveau arrivant dans sa vie sentimentale n’avait fait qu’empirer mon mal de tête. Je n’ai pas réussi à me relever avant 19h. Pauvre Maxou. Même en me forçant à me lever, j’étais encore crevée et mon mal de tête n’avait pas encore disparu.

Arf, pourvu que mes maux de tête ne sont pas en train de refaire leurs apparitions! J’ai souffert d'atroce maux de tête pendant 10ans, ils ont disparus du jour au lendemain. Il m’a fallu une année pour me rassurer et me convaincre qu’ils avaient disparus. Pourvu que ça ne recommence pas, je ne suis pas sûre de pouvoir le supporter à nouveau.

Quant c’est comme ça, je n’ai envie de voir personne. Je voulais ma mom. J’avais envie de me rouler en boule dans ses bras. Mais mom n’est plus là, qu’est-ce qu’elle peut me manquer. Bizarrement, ça m’a donné envie de voir Brian. Quelqu’un qui sait se taire et me caresser gentiment et doucement la tête.

Mince, Brian me manquait. Pourquoi faut-il qu’il soit à Chicago? Sa douce présence chaleureuse était rassurante. Pourquoi je n’ai pas eu envie de me réfugier vers Pascal?

Hum! Peut-être parce que ma tête m’aurait sûrement fait encore plus mal? Peut-être parce que mon coeur débloque dès que je sens sa présence? Ou peut-être que j’avais peur de l’ennuyer? Peur qu’il me voit faible? Peur de m’apercevoir qu’il ne me comprendrait pas? Qu’il ne saurait pas juste me laisser tranquille et faire comme si je n’étais pas là? Qu’il ne sache pas de temps en temps me faire juste un petit câlin comme on ferait à un petit chat?

Pascal n’a essayé qu’une seule fois de me joindre aujourd’hui. Il n’est pas très doué côté message, il ne sait pas que cela fait partie des petites choses qui me fait vibrer? Arf, voilà, suis injuste! Je crois que j’aurai voulu qu’il me tienne au courant sur ce qu’il a fait de Jess? Savoir comment ça c’était passé. Crrrip. Non. Voulait rien savoir finalement. Ohhhh, ma tête!

Mince, pourquoi est-ce que j’ai souvent l’impression de ne pas vraiment faire partie de sa vie? Aïe. Désespérant... Je dois être déprimée!

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------ Etre chat... - (336) - (mer.02.déc.09) ------

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335 - Baby-sitting encore!

Publié le par JaneDo

Mardi - 1er décembre 2009

Hahhh, journée de hics! Mon frère m’a fait courir lui apporter les jantes de ma voiture, que j’ai dû aller les chercher au garage qui les entrepose. Je lui ai envoyé un message l’avertissant de mon arrivée, et il n’était même pas là. Je lui aurai arraché la tête et jeté aux ortilles. Grrr. Au garage qui stock mes pneus, j’ai attendu le déluge pour qu’ils me les sortent en plus, mince! Après, il m’a fallu traverser toute la ville.

J'ai passé la matinée à faire des recherches, à envoyer mon book dans quelques boîtes qui me semblent assez intéressantes... On verra. Pour l'instant, je suis assez grinchu. Avec les fêtes qui approchent, je suis assez stressée, rien ne va comme ça le devrait. Mon moral frisait la marrée basse, j'étais à prendre avec des pincettes.

En partant de chez moi, j’avais croisé ma voisine du rez qui m’a demandé de passer chez elle après pour l’aider à faire 1 lettre concernant la copropriété. Donc, j’ai foncé à la maison. Hin hin, 1 lettre? Mon oeil! Il m’a fallu lui en taper une autre et lui faire un petit cours d’internet, mais bon, elle m’avait fait des tartes aux pommes :) Et ses tartes aux pommes sont de vrais délices.

Mon frère m’a demandé de faire du baby-sitting ce soir. Il emmenait sa copine au cinéma pour voir... je crois “ 2012 “. Donc après le garage, après Marie, me voilà reparti chez mon frère. Juste le temps d’embarquer mon ordi, mon chien, chercher encore mon natel que j’avais à nouveau perdu, un message à mon frère en vitesse vu mon retard à chercher ce fichu natel et j’étais partie. Oh la la, suis naze! Même pas eu le temps de faire une petite sieste entre 2.

Une petite balade avec Maxou, les pieds dans la neige boueuse, parce qu’il n’avait pas voulu faire ses besoins dans le jardin chez Mark et c’était pratiquement 1h du matin quant je suis rentrée. Enfin maison... Je suis raide.

Même pas pu parler à Pascal de la journée, ni même répondre à ses adorables messages... Pffff!

Chez mon frère, j'ai eu Jess en ligne! Jess... hum! Elle avait envie de passer prendre un verre chez moi. Moi être ratiboisée, pas envie, mais pas pu dire non. J'avais la bonne excuse de ne pas être chez moi, mais là aussi, pffft ça n'a pas marché, Jess attend mon appel dès que je rentre. Pas envie, mince! Puis, j'aurai pu être chez Pascal? J'aurai dit quoi?

Le temps de rentrer, de ranger en vitesse et de me mettre dans un de mes training défoncé favori, Jess était à ma porte. Jess avait juste envie de parler à quelqu'un, envie de se détendre. En fait, je ne sais pas vraiment ce qu'elle voulait. On a parlé en vidant une bouteille de vodka. Enfin, elle l'a vidait et moi, je faisais semblant. J'avais un peu les boules pour rien, parce que j'avais un peu la frousse qu'elle soit là pour me rabâcher les oreilles à propos de Pascal, mais non. Elle m'a juste remerciée d'avoir accepté de jouer le jeu, s'est plainte de l'absence de Barbie, d'Ethan. Elle avait voulu passer chez Pascal, mais il avait l'entraînement, et elle n'avait pas pu le joindre. Elle avait été l'attendre chez lui, mais apparemment, il n'était pas rentré directement???

Elle avait bien sûr pensé qu'on aurait pu être ensemble, mais ce n'était pas le cas. Je crois qu'elle avait cherché à fuir la maison des parents à Pascal ou elle avait juste eu envie de sortir. Jess semblait avoir le cafard. Je n'y ai pas trop réfléchi, parce que j'étais assez près du bord aussi. Je peux avouer que Jess me fait un peu peur, elle souffle le chaud et le froid avec autant de facilité. Parfois, elle est agréable, et les choses se passent bien, et d'autres fois, c'est la galère, elle est détestable.

Elle était un peu raide à 3h du matin. Je ne pouvais quand même pas la laisser rentrer comme ça. Patricia avait déjà été se coucher en faisant la tête.  Je ne savais pas quoi faire; je ne pouvais pas la garder ici, et je ne pouvais pas la ramener avec mes pneus ultra lisse! Malgré l'heure tardive, j'ai appelé Pascal pour lui demander de la ramener chez ses parents... Ben, j'aurai pu appeler Thomas, mais, je sais qu'elle préférerais que ce soit Pascal.

Le pauvre! Le sortir du lit à des heures pareilles... Mais il avait une jeep et c'était sa femme après tout. Pascal était un peu interloqué mais il l'a embarquée. Il ne pouvait pas la ramener jusque chez ses parents, en plus dans cet état, alors Pascal l'a ramenée chez lui. Hum, je regrettais de l'avoir appelé du coup. Mince, qu'est-ce que je me sens déprimée...

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------ Baby-sitting encore! - (335) - (mar.01.déc.09) ------

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334 - Quelqu'un d'autre peut-être!

Publié le par JaneDo

Chère Jane, La vie est bien compliquée n'est-ce pas? Ce garçon est chou comme tout, mais je pense que tu avais raison en disant qu'il te faudrait peut-être porter ton regard sur quelqu'un d'autre pour t'éloigner de lui. Comme on dit "un train en pousse un autre"! Il est marié et vous avez passé une année à vous fréquenter, et c'est pas tous les jours roses, et ça a très peu de chance de l'être davantage. Tombe amoureuse de quelqu'un d'autre et ton coeur sera libéré de lui. Ça ne te servira pas à grand chose de passer les prochaines années à lui servir de bouée de sauvetage, rien ne garanti qu'il se tournera vers toi une fois libre? Et si tu reste toujours aussi dingue de lui, tu risques de souffrir encore plus terriblement! Tu es encore très proche de Layne d'après ce que j'ai lu non? Enfin, ce n'est que mon avis.

Commentaire posté par Barbara | Mardi 01.Déc.09 | Article; 332-Thanksgiving

C’est vrai que c’est une solution que j’avais déjà envisagé, mais voilà, il faut encore rencontrer quelqu’un qui m’intéresse! Et ça, crois moi, c’est pas évident. La plupart des mecs sont... pas jolis à regarder, idiots, n’ont aucune idée de ce que recherche une femme, aucun sens du romantisme, sont handicapés côtés gestes de tendresses, sont pas terrible au lit, etc... C’est justement tout ça qui me fait craquer pour Pascal. Chez lui c’est naturel, spontané et en plus, ce qui ne gâche rien, il est agréable à regarder!

Pour être carrément franche et honnête , même si personne n’oserait l’admettre, comme la plupart des femmes, je n’accepte pas la connerie machiste chez un mec qui n’a pas de quoi se le permettre. Comme je n’admets pas qu’un moche me trompe, je le quitterais illico presto. Non mais! Ben, à voir, je l’admets mieux s’il est mignon!

C’est vrai; un train en pousse un autre, je devrais tomber amoureuse de quelqu’un d’autre pour être libérée de cet amour aveuglant que j’éprouve pour Pascal. Mais, trouver un mec gentil, tendre, romantique, passionné, galant etc, etc...
ça ne court pas les rues!
Je vais encore m’accorder quelques mois pour profiter de sa tendresse et espérer qu’entre temps...

Tu crois que je suis une distraction? Aïe, j’espère que non. De toute façon, je ne pense pas que ça durera toujours, je ne pense pas finir ma vie avec lui pour pleins de raisons. Une des raisons importante est que je ne peux pas envisager de vivre ma vie avec quelqu’un qui me fait autant perdre la tête. Ce serait trop douloureux!!!

Aujourd’hui, c’était
l’anniversaire de ma nièce et de mon frère... Hahhh, une journée à faire des gâteaux, sortir le chien, prendre le café avec ma voisine du rez, faire les magasins avec Pat pour regarder ce qu’on offrira à Noël... Journée qui m’a foutu sur les rotules. En plus, ici, il neigeottait et je n’ai pas encore changé les pneus de ma voiture. Nul.

A 19h, je suis arrivée chez ma soeur en même temps que mon frère. C’était “faritas” au menu. Je ne suis rentrée qu’à 23h. Entre temps,
j’avais perdu mon natel, impossible de mettre la main dessus. J’ai essayé de me souvenir ou j’avais bien pu le mettre ou le perdre, mais rien. J’avais pourtant cherché partout. Au cas où on aurait essayé de me joindre, c’était râpé. Finalement, je l’ai retrouvé posé sur mon meuble à chaussures!

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------ Quelqu'un d'autre! - (334) - (lun.30.nov.09) ------

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333 - Pascal adore ses parents

Publié le par JaneDo

Mince, je ne savais pas quoi faire, pour ses parents, si j’aimais Pascal, je devais sortir de sa vie. Ça c’était un peu jouer avec mes sentiments, et peut-être aussi avec celui de leur fils, non? Pour prouver que je l’aimais je devais le quitter? Nous faire du mal à tous les 2? Je me demande s’ils avaient fait les mêmes propositions à Caroline quant elle sortait avec Pascal?

Dimanche, il neigeait. C’était beau. Le temps était opaque, ça donnait l’impression d’être dans un monde à part, sur une île, coupé du monde extérieur. J’aime. Ça me donnait envie de me carrer dans un fauteuil près de la cheminée et passer la journée à lire.

C’était plus détendu après le départ de la plupart des invités vers midi. J’ai pu passer beaucoup plus de temps avec Pascal, même si on évitait d’avoir des gestes un peu trop affectueux. J’ai réalisé que malgré leurs fréquents prises de têtes, Pascal adorait son père!

Vers les 13h, pour le dîner, on a eu un barbecue autour de la piscine pour le dîner, moi je préférais les restes de dinde que je n’avais pas eu l’occasion d'apprécier le soir d’avant. Pascal et la plupart de ses potes ont ensuite joués au water-polo dans la piscine. Avec Layne, Miss Tennis, Jess, Fred et Thomas, on s’est tapé un DVD tranquillement dans le petit salon et surtout beaucoup discuté. J’ai essayé de faire participer Miss Tennis à la discussion, mais difficile de la décoincer. Layne n’était pas très tendre avec elle, presque froid! Peut-être parce qu’elle était plutôt froide ou à cause de la présence d'Alexia? Elle n’était pas très sociable. Elle a pourtant mentionné qu’elle aimait bien les week-end entre amis au chalet!!

En début de soirée, on a quitté le chalet pour rentrer chez nous. Hahhh, j’étais contente. Enfin retrouver mon chez moi. Je me suis assise à l’arrière parce que Jess faisait partie du voyage. J’ai fait semblant de somnoler pendant la plupart du trajet en écoutant le babillage de Jess.

Pascal m’a déposé à la maison avant d’aller déposer Jess chez ses parents. Il mangeait avec eux. J’étais contente de voir mon chien. Petit chou, je lui avais manqué je crois. Je l’ai sorti, puis je me suis noyée dans un bon bain. Il m’a appelé en rentrant et on s’est retrouvé chez lui.

On a un peu parlé du week-end. Je lui ai menti en lui disant que c’était vraiment hyper chouette, que j’avais adoré. En fait, j’étais contente qu’on soit rentré. Pascal avait pensé que ce serait horrible d’avoir les parents dans les pattes et s’attendait à pire. C’était plus calme que d’habitude, mais ça lui avait bien plu.

J’aime ses yeux, j’aime sa bouche, le timbre de sa voix. J’adore son sourire. Je pourrais le regarder et l’écouter parler pendant des heures... Pascal est tellement tendre et doux, que rien que pour ça, je retombe amoureuse de lui à chaque fois.

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------ Pascal adore ses parents - (333) - (dim.29.nov.09) ------

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332 - Thanksgiving

Publié le par JaneDo

Samedi matin, on s’était fait servir le petit déjeuner au lit. Quant Pascal est descendu, j'ai encore traîné au lit à lire. Je l’ai vu de la fenêtre partir faire un jogging avec Caroline et Paul. Jeeez, comment est-ce que Caroline avait réussi un tour pareil? Elle attendait planquée qu’il se lève ou quoi? Et aller faire du jogging sous la pluie, fallait vraiment être mordue? Euhm, mouais... je l’étais aussi!!!

La maman à Pascal a passé une grande partie de la journée occupée à superviser la préparation de la dinde et des festivités de la soirée. J’ai automatiquement proposé mon aide mais sa maman a gentiment refusé. Normal, avec la panoplie de domestiques, mon aide aurait été superflu. J’avais noté un subtil changement dans le comportement de ses parents, ils essayaient de rester poliment courtois.

J’essayais de rester la plus discrète possible, donc le plus possible dans mon coin.

Jess m’avait demandé de ne pas la mettre dans l’embarras, de faire en sorte de ne pas faire étalage de la nature de nos relations sous le nez de tout le monde. Ça allait sans dire, elle n’avait pas besoin de me le rappeler. Pascal et moi avons passé la journée à éviter de faire quoi que soit qui puisse mettre ses parents ou Jess dans l’embarras.

Pendant que Pascal et quelques cops jouaient au billard, j’ai lu dans un coin de la pièce, près du feu de cheminée. Je me sentais quand même mal à l’aise, c’était pénible d’être au chalet, j’aurai vraiment dû rester chez moi. Mais en regardant Pascal, non, j’aimais être là où il était.

Dans l’après-midi, soudainement, Pascal a décidé qu’il devait aller en ville pour un truc, et il m’a embarquée avec lui. Il avait simplement envie qu’on s’éloigne de toute la bande pour se retrouver un moment rien que les 2. J’aurai dû le deviner à son petit sourire coquin. On a traîné dans le village, pour ensuite se trouver un petit coin en amoureux dans le pub du centre et s’embrasser en paix. C’était chouette, ça m'a fait du bien.

Layne était arrivé entre temps avec Miss Tennis, et ma foi, j’étais drôlement contente de le voir. Brigitte? Je n’arrive pas à me rappeler son nom!

Le dîner de Thanksgiving s’est plus ou moins bien passé. On était environs une trentaine de personnes. Incroyable. La maison était rempli de quelques voisins et amis des parents. C’était une énorme tablée et je comprenais mieux pourquoi ses parents avaient embarqués leurs employés de maison. Les places à table étaient définies, mais Pascal m’a placée à côté de lui, et non à l’autre bout de la table entre Layne et Thomas, comme cela avait été prévu. Ouf. C’était délicieux. La dinde était juteuse à souhait et la purée j’adore, mais j’avais les oreilles en feu, j’étais extrêmement mal à l’aise, ce qui fait que je n’avais pas très faim.

Au cours de la soirée, Pascal gardait toujours un oeil sur moi près de lui. Alors, j’ai fait l’effort, pour lui, d’avoir l’air de m’amuser et de ne pas avoir besoin qu’il passe son temps à surveiller. Je voulais qu’il s’amuse, qu’il passe un chouette Thanksgiving et ne s’occupe pas de moi. J’espérais surtout qu’il ne garde pas, de ce jour, un souvenir de malaise et de tension. Je crois que j’ai assez bien réussi.

Caroline collait Pascal, comme d’habitude, mais de manière discrète et amicale. Toujours présente dans son cercle et des trucs du genre. Elle n’était pas la seule, Jess était presque tout le temps à ses côtés. Au bras de Pascal, Jess et lui ont fait le tour des invités des parents, tout comme Thomas. Ils se devaient de dire quelques mots à chacun des amis de la famille, et apparemment, ils en avaient l’habitude. Jess était dans son élément en tous cas.

Peu avant le dîner, le père à Pascal m’avait fait appelé dans le bureau. Il voulait me parler. C’était clair, même sans le dire, que pour lui, ce n’était qu’une aventure. Ce n’était pas faux, je ne pensais pas passer le reste de ma vie avec Pascal. Si je tenais un temps soit peu à Pascal, je mettrais un terme à cette relation qui n’avait aucune chance de durer. De plus, si je n’étais pas égoïste, je penserais d'abord à Pascal et à son bonheur. Son père s’était assuré que je connaissais la nature des relations de son fils et Jess et les clauses de leurs unions. Sur ce, il m’a fait comprendre qu’à cause de moi, Pascal risquait, si par hasard il n’y tenait pas, de devoir quand même prolonger ce mariage. Donc, je risquais de gâcher sa vie, et surtout, son avenir.

Heureusement que Pascal avait remarqué mon absence et m’a retrouvée avant que je n’ai à répondre de mes actes. Mes oreilles étaient violettes et Pascal devinait que ce n’était pas une discussion amicale ou pour faire connaissance. Même si je l’aurai voulu, il m'était difficile d’ignorer ce que son père m’avait dit. Contrairement à ce que j’avais pensé, il n’a pas été vindicatif et insultant, il avait juste l’air d’un père concerné.

Mon coeur était déchiré; je ne me voyais pas plaquer Pascal et l’idée de ne plus pouvoir me réfugier dans ses bras était une vrai torture mentale. Je me voyais aussi très mal en train de tout faire pour qu’il me déteste et finisse par me plaquer? Afff. Je me suis promise d’y réfléchir après le week-end, là c’était pas possible. Mais, je me suis surprise à passer mon temps à l’observer et à penser à comment survivre sans lui... Intérieurement, je suis tombée dans une sorte de tendre mélancolie, à l’extérieur, je gardais un visage calme et le sourire.

L’atmosphère, pour moi en tous cas, s’est énormément allégée quant ses parents se sont retirés... On s’est bien amusé tout en gardant nos distances. Pascal et le gros de l’équipe se sont retrouvés dans la piscine, alors que je jouais au Billard ou au Frisbee avec Layne, Miss Tennis et Fred. Je dois dire que je suis assez mauvaise, mais c’était amusant. Hum, Miss Tennis est un peu renfermée et distante, un peu comme moi, je crois que ça doit être de la timidité.

Quant je me suis enfin retrouvée seule avec Pascal, j’ai réalisé que je gravais toute sa tendresse dans ma mémoire, comme chaque geste, chaque parole, comme si c’était la dernière fois. Pour finir, je me suis réfugiée un moment dans la salle de bains pour me soulager en pleurant un bon coup. J’étais trop triste.

Pascal n’a rien remarqué, il dormait... comme il est chou quant il dort... J’ai passé un long moment à le regarder dormir et à “LE” graver dans ma mémoire; le petit sourire qui se dessine au coin de ses lèvres, sa respiration calme et sereine, comme sa mèche qui tombe sur ses yeux, la manière que sa main cherche ma présence, sa caresse le long de mon corps, puis rassuré, il pose sa main contre ma peau. Miam, j’avais envie de le manger tout cru. Quant il s’est tourné pour me prendre dans ses bras, je me suis enfin couchée enroulée contre lui.

Finalement, les choses s’étaient mieux passé que je ne l’avais espéré. Pfffouuu, plus qu’un jour! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour celui qu’on aime!!

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------ Thanksgiving - (332) - (sam.28.nov.09) ------

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331 - Acceuil glacial

Publié le par JaneDo

Hahh, le week-end a vraiment mal commencé. Avec les parents à Pascal, c’était une horreur. Même si j’ai gardé un visage impassible, intérieurement, c’était une épreuve qui m’a fait énormément souffrir.

Pascal m’avait averti que ses parents seraient au chalet le vendredi pour le week-end de Thanksgiving. Je n’étais pas la bienvenue. Ce n’était pas grave, je préférais ne pas y aller, mais je l’encourageais à rejoindre sa famille et ses amis. Ça ne me dérangeait pas de rester chez moi. Mais rien à faire, Pascal ne voulait pas y aller sans moi. Trop chouky.

Comme Patricia était à la maison, on pensait passé le long week-end chez Pascal. Thomas, de même que Jess, n’ont pas arrêté d’appeler Pascal pour essayer de le convaincre, mais Pascal était intraitable; si ses parents ne m’acceptaient pas, il n’avait rien à faire là-bas et ne voulait pas que j’aie à les supporter. Le pauvre, je le sentais en colère et blessé.

Finalement, je l’ai convaincu de changer d’avis. J’étais prête à faire n’importe quoi pour lui, et je ne voulais pas que cette fête soit marquée par son absence et reste à jamais gravée dans sa mémoire. Je supporterais ses parents. Gros mensonge, afff, j’aurai préféré rester tranquillement chez moi. Après tout, il y avait aussi ses amis, je me tiendrais à l’écart de ses parents et c’est tout. Oh, grave erreur! J’ai eu droit aux petites remarques, aux questions indiscrètes et j’en passe. C’était embarrassant devant ses potes qui, ensuite, essayaient de m’éviter autant que possible, mais assez difficile avec Pascal à mes côtés.

Nous sommes arrivés au chalet tard dans la soirée et 1er affront de ses parents; ils m’avaient mise dans la chambre avec Thomas, Pascal bien sûr avec Jess. Évidemment, je ne pouvais pas dormir avec Thomas et Pascal n’a pas apprécié. On a évité de faire des histoires et on s’est arrangé. Elfy, la gouvernante, nous a préparé l’ancienne chambre à Pascal dans les combles.

Pascal me prenait la main malgré la présence de ses parents, gênés, ils détournaient le regard. C’était une ambiance désagréable et pénible. Ciel, ce que j’avais envie de rentrer chez moi! Mais je devais soutenir Pascal, je ne pouvais pas le lâcher, lui qui essayait d’affronter ses parents pour moi!

J’ai découvert que tous ces efforts pour moi me faisait, non seulement l’aimer encore plus, mais
je le respectais et l’admirais. C’était mon Prince, le Chevalier de mon coeur.

Ses petites attentions, sa gentillesse et ses petits gestes de tendresses me comblaient, je pouvais tout encaisser. Je ne voulais juste pas que ma présence cause du tord à Pascal ou le rend malheureux, c’est ce qui me ferait le plus de mal.

C’était assez facile pour moi de me retrancher dans ma bulle et rien ne pouvait m’atteindre. Dès que je l’ai pu, j’ai filé dans ma chambre lire et boutiquer sur mon ordi. Je préférais éviter les confrontations, je ne voulais pas non plus que ses parents pensent que j’essayais de m’imposer. Aussi, je ne voulais pas que Pascal se retranche dans notre chambre non plus. Il était de mauvaise humeur, et j’espérais qu’au contact de ses amis, il arriverait à se détendre. J'aimais le voir sourire, rire et faire le pitre avec ses amis. Je trouvais adorable toute l’énergie qu’il mettait à combattre ses parents, ça me faisait de la peine, mais je l’adorais pour ça aussi.

J’étais contente d’être avec Pascal et je dormirais dans ses bras, le reste, je m’en tape!

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------ Acceuil glacial des parents de Pascal - (331) - (ven.27.nov.09) ------

 

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330 - Repos!

Publié le par JaneDo

J’ai décidé de commencer mon week-end aujourd’hui. Demain ou samedi, ma nièce dort chez moi, je reprenais en quelque sorte mon jour! J’étais drôlement embêtée avec Thanksgiving au chalet... Je ne savais pas encore comment j’allais m’organiser. De plus, comme c’est l’anniversaire de ma nièce lundi, je crois bien qu’ils le fêteront samedi... Comment faire pour être partout !?!

Faut que j’aille sortir Maxou, et si possible, changer les pneus de ma voiture. Pascal avait voulu le faire pour moi, mais, suis une grande fille. Tout ce que je peux faire sans avoir besoin d’aide me botte! J'aime mon indépendance.

Pascal avait un match ce soir. Je crois que c’est un match amical. On devait se retrouver directement en ville. Je n’avais personne avec qui sortir, Vania était malade avec la grippe. Je n’avais rien organisé, et rentrer seule dans un truc bondé, très peu pour moi. Il jouait à l’extérieur, ça ne me disait rien non plus d’aller presque jusqu’à Genève pour l’attendre après son match, et pourtant, je savais bien que la pétasse irait sûrement. Au lieu de rentrer avec celui ou celle qui l’avait déposée, elle en profiterait pour rentrer avec Pascal. Ça me faisait grimper les cheveux sur la tête.

En fait, je n’avais pas envie de sortir, j’étais mal dans mes basquettes... A cause de mon boulot sans doute!

Sachant que je ne sortais pas, après le match, Pascal est sorti prendre un verre avec son équipe et l’équipe adverse. Ils se connaissaient presque tous. Je ne lui ai pas demandé si Caroline était avec lui, il n’en a pas parlé non plus. Il est rentré peu avant minuit et on a bavardé au téléphone. Demain soir, vers les 19h, il passe nous chercher, Maxou et moi, pour aller au chalet.

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------ Repos - (330) - (jeu.26.nov.09) ------

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329 - Type bizarre / RV à l’agence

Publié le par JaneDo

(Mardi.24.nov.09) - (328)

Pascal avait l’entraînement. Il m’avait averti qu’il irait sûrement prendre un verre avec Caroline. Je me suis un peu énervée; il la voyait toute la semaine au boulot et on l’aura sur le dos tout le week-end, et il faut encore qu’il aille prendre un verre avec? Ben non alors!

Pascal a essayé de minimiser les choses en me disant que c’était la même chose que s’il allait prendre un verre avec un de ses potes. Pfff, sûrement pas, un pote n’essayerait pas de l’attirer dans son lit!!! Il m’a demandé si j’aurai aimé qu’il passe chez moi après? Euh, non. Mais je me suis calmée. C’était décidé, j’allais lui demandé d’arrêter de la voir en dehors du boulot, point final, mais je n’allais pas faire ça au téléphone. Je voulais l’avoir en face pour voir ses réactions et ses expressions, je saurais ce qu’il en pense même s’il ne dit rien.

Il m’a demandé si j’aurai préféré qu’il me raconte des cracks? Euhm, je crois que oui, mais je ne lui l’ai pas dit. Bah, pourquoi j’en fais toute une histoire? Après tout, moi aussi j’allais très souvent prendre des verres avec des potes! Des potes, qui parfois, essayaient aussi de me jeter à l’horizontale! Merde, je n’aurai rien dû dire, c’était nul.

On pensait passer le week-end au chalet, mais je ne voulais pas y aller si je ne pouvais pas passer le week-end avec Pascal... C’est Thanksgiving, je suis presque sûre que ses parents avaient d’autres projets. Hum, petit doute; je pense qu’ils allaient se pointer au chalet! C’est une fête qui se fait en famille, et si Thomas et Pascal allaient au chalet... les parents sûrement aussi!

J’avais un peu le moral dans les basquettes, je devais passer demain à l’agence. Je n’allais ni accepter d’arrêter de voir Pascal, ni accepter le chèque, donc, dès demain je ne travaillerais plus pour eux!


(Mercredi.25.nov.09) - (329)

Baby-sitting de Roméo mercredi vers midi. Marie avait la physio à Morges à 13h. On a sorti le chien, joué à la Wii, puis au foot dans le jardin. J’ai pris un café avec Marie avant de remonter chez moi. A 17h, Burki passait pour une mise à jour de mon iMac. A cause de l’horloge de Marie, j’avais 1h d’avance, ni la confirmation que Burki passait ou pas. Il a voulu s’assurer que je n’avais pas la grippe avant de venir. Non, je touche du bois.

J’ai sorti le chien vers le réservoir de mon village. Il y a des travaux en ce moment. Un type tout à fait bizarre, que j’avais croisé en voiture, 500m plus haut, s’est enfilé dans le chemin, pour faire quoi? Je me le demande!

Les ouvriers rangeaient leurs affaires, le terrain était boueux, et ce type bizarre a rebroussé chemin pour s’enfiler sur la petite route boueuse où j’allais promener Maxou. J’ai eu l’impression qu’il m’avait suivi. Ce type avait une tête de serial killer. Mal fringué, moche, les cheveux disparates, hirsutes, le regard bas, il n’inspirait pas la confiance. J’ai prestement ranger mon chien et on est reparti. Dans le rétroviseur, j’ai remarqué que le type ne savait plus quoi faire. Il m’a regardé passer, j’ai fait mine de l’ignorer. Il a fait demi tour! Trop bizarre!

Hum... je le note, on ne sait jamais. Il va falloir que je change mes routines de promenade, que je sois attentive, au cas où je croiserais à nouveau ce bizarre! Faire attention, peut-être prendre une photo et enquêter pour savoir qui c’est et ce qu’il fait dans le coin!!! On est jamais trop prudent. Ça me ferait chier de faire partie des faits divers!

En attendant, je me demande comment on allait s’organiser avec Pascal pour se voir...!

Le rendez-vous à l’agence concernant le contrat avec Black Pencil s’est mal passé comme je le pensais. Le directeur a essayé de me convaincre de réviser ma position en me parlant de concessions, etc. C’était inutile, je ne laisserais personne empiéter sur ma vie privée. Désormais, je ne risque plus de travailler pour eux! Ça allait faire un gros gros trou dans mon budget, en fait, plus de budget du tout. Ça me déprimait.

Je n’allais pas être de très bonne humeur ces prochains temps!!!

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------ Type bizarre / RV à l’agence - (mer.25.nov.09) - (329) ------

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