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348 - Il aime mes scenes de jalousie... iiik?

Publié le par JaneDo

Lundi - 14 décembre 2009

Je suis ratiboisée, raide morte. J’ai passé toute la journée dans les magasins, entre Ikea et Intério, avec mon neveu David. J’ai les pieds en miette. A 18h30, ma sœur nous a appelé pour nous demander de nous dépêcher, ils nous attendraient pour manger. On a dû donc mettre le turbo et rentrer. Mercredi, je dois emmener mon autre neveu, Marco à l’aéroport. Il part aux États-Unis, en Floride retrouver Ella. Comme Cindy était là, on a pas pu discuter de ça. En partant, je lui ai juste chuchoté à l’oreille qu’il m’appelle pour mercredi. Je suis rentrée un peu après 21h, j’étais naze.

J’ai parlé avec Pascal un petit moment au téléphone. Pascal était à Zurich. Évidemment, j’ai tendu l’oreille pendant notre conversation, en espérant ne pas entendre la présence de Caroline. D’après son ton et la manière qu’il me parlait, il semblait être seul.

Je lui ai raconté ma journée, lui aussi. Il avait eu une journée ennuyeuse à écouter des discours soporifiques. Le seul moment un peu plus intéressant a été à la fin quant ils ont pu bouger et poser des questions au conférencier. Ensuite ils ont eu, l’habituel dîner tous ensemble. Pascal avait essayé de m’appeler, mais j’avais oublié mon natel à la maison. Il a pris un verre au bar avec ses collègues. Il est retourné dans sa chambre quant je l’ai appelé.

J’espère qu’il ne laissera pas Caroline le vampiriser. Mais, loin d’être complètement naïve et idiote, je m’imaginais bien qu’étant loin d’ici, dans un hôtel et Pascal, seul, à 2 pas, je me doutais bien qu’elle tenterait quelque chose. De toute manière, je ne voulais pas laisser mon imagination voguer, et surtout, je ne voulais rien savoir. Je dis ça, mais, je ne pensais qu’à ça. Iiiiak.

C’était dur de raccrocher. Il m’a dit que je lui manquais, que c’était bizarre, on ne se voyait pas souvent en début de semaine, mais il savait que j’étais tout près, à portée. Le fait d’être à des kilomètres faisait que je lui manquais terriblement. Il aurait aimé me retrouver en rentrant, que je sois là. Ça lui fichait le cafard. Ça m’a fait trop plaisir. Il me manquait aussi à mort, peut-être aussi pour les mêmes raisons...

Je lui ai quand même demandé de ne pas faire de bêtises. Pascal s’est un peu moqué de moi et de mes grandes théories sur la liberté dans le couple, il m’a demandé de ne pas m’inquiéter, qu’il sera sage comme une image. Il m’a avoué que ça lui faisait plaisir de sentir que je tenais à lui, qu’il aimait bien quand même que je lui fasse mes petites scènes de jalousie, ça prouvait que je l’aimais. Il est fou!!!

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------ Il aime mes scènes de jalousie... iiik? - (348-lun.14.déc.09) ------

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347 - Faut que ça change!

Publié le par JaneDo

Dimanche - 13 décembre 2009

Après avoir pris le petit déjeuner, Pascal aurait voulu que je l’accompagne voir un match. Ben, il aurait fallu m’extraire de la maison avec une grue, je n’avais pas envie de mettre le nez dehors, il faisait bien trop froid, et le dimanche j’aime flâner.

Aff, j’avais juste oublié, mon neveu devait passer chercher un matelas de la chambre des enfants que je lui avais promis. Zu-uu-t!

Pascal a été à son match et moi à la maison m’occuper de mes chiens en attendant mon neveu. Ha oui, j’ai la petite chienne à mon frère pour le week-end. Hum, comme je connais mon frère, je l’ai pour la semaine. Je devrais faire des pieds et des mains pour qu’il passe récupérer son chien.

Je me demande pourquoi ma famille pense qu’ils peuvent déverser tous leurs petits soucis sur moi; on ne veut plus du chien, ben tiens, pourquoi ne pas la déposer chez Jane, on ne sait pas quoi faire de ses gosses, ha ben... Jane! Grrrr. En plus, je n’aime pas les chiens format poche. Comme le matelas était plus grand que son lit, j’ai proposé à mon neveu de prendre carrément le lit aussi. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, gros défaut, c'est tout moi ça. J’ai fait la même chose avec mon canapé que je l’ai filé à mon frère, ma voiture que je prête à toute la famille.
Hahhh, il va falloir que je change!

Enfin, en début de soirée, j’avais fini avec mes tribulations familiales. Mon neveu m’a demandé de l’accompagner faire les magasins lundi pour des meubles. Je déteste faire les magasins, j’étais bonne pour traîner toute l’après-midi dans les magasins.

Avec du retard bien sûr, parce qu’il m’a fallu des heures pour me décider à virer mon vieux training et à m’habiller pour sortir, j’ai été rejoindre Pascal au resto où il mangeait avec ses copains. Ils avaient déjà fini de manger, tant mieux, je n’avais pas faim, j’avais déjà manger avec mon neveu. Pas de Caroline à l’horizon, chouette. Il y avait Thomas, Paul, Michael, Gloria, Erika et la cousine ou petite soeur à Michael; Loriane. Bon, je ne la connais pas, mais Loriane ne m'aime pas. Elle a passé la soirée à me regarder de travers et à éviter d'avoir à me parler.

Mince, je crois que j’aurai préféré qu’on soit bien au chaud à la maison, sentir sa présence, sa chaleur, enroulé dans le canapé à se larver devant la télé. Juste envie de me frotter contre lui comme un chat. Hélas, devant les autres, il fallait que je me tienne bien. Il faisait super froid dehors, et rien que le trajet de la voiture au resto, j’étais frigorifiée de la tête au pieds.

Je n’ai pas trop participé à la conversation, trop occupée à me laisser dorlotter par le son de la voix à Pascal. J’aime l’entendre rire, le regarder parler. J’allais finir par avoir un torticoli à force le regarder. A la proposition de se retrouver au bar pour prendre un verre, Pascal a refusé. On avait envi de rentrer.

Pascal avait fini par me dire qu’il serait absent 2 jours et 2 nuits à Zurich, mais il n’a fait aucune mention de Caroline.

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------ Faut que ça change! - (347-dim.13.déc.09) ------

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346 - Raide dingue de moi alors? ;)

Publié le par JaneDo

Samedi - 12 décembre 2009;

Avec Vania, on a passé une après-midi froide mais chouette, chez sa tante. Je n’ai pas voulu faire d'équitation, parce que je n’étais pas montée à cheval depuis plus de 15ans. Après, sa tante nous a proposé de passer la nuit à la ferme, je ne voulais pas, je voulais voir Pascal. En plus, j’avais oublié mon natel, alors j’étais assez impatiente de rentrer, il m’avait manqué.

Vania pense que peut-être Pascal se complaisait dans cette situation, à naviguer entre Caroline et moi. Hum! Elle pense que je devrait franchement confronter Caroline et lui demander de dégager ou sinon, je lui en colle une, et demander à Pascal d’arrêter cette relation ambiguë. Je lui ai un peu expliqué ma façon de voir les choses, et que s’il devait arrêter de la voir, ça devait venir de lui, que je ne voulais pas le lui l’imposer. Ça a beaucoup fait rire Vania, elle pense que je suis un peu naïve, que je ne m’imagine pas ce dont une fille peut être capable pour avoir ce qu’elle veut. Non, je n’étais pas naïve, mais je ne voyais pas ce que j’aurai pu faire.

Les messages de Pascal d’hier soir étaient rempli d’incompréhension. Pour finir, il me disait qu’il arrêtait de me harceler et que si je changeais d’avis, sa porte était grande ouverte. Il ne pouvait pas deviner que j’avais encore oublié mon natel, alors il a pensé que je lui faisais la tête puisque je ne répondais pas.

Pascal avait donc prévu autre chose avec ses copains, persuadé que ce soir, on ne se verrai pas. Mais avant d’aller retrouver ses potes, il avait un truc avec sa famille. J’étais verte. On pouvait se retrouver plus tard chez lui, parce que c’était sensé être une sortie entre potes. Je savais bien que d’une manière ou d’une autre, ils iraient sûrement prendre un verre dans un des bars de la ville.

A la réflexion, ça m’emmerdait de lui faire tout un cirque, ça m’emmerdait de lui faire la tête (même si je prétendais le contraire), ça m’emmerdait de ne pas le voir, parce que si je suivais mes idées, j’aurai dû l’éviter tout le week-end. Et ça, c’était un peu trop dur!

Zut, je m’étais promise de ne plus faire de scènes, d’accepter les choses comme elle étaient, ne plus faire la tête pour rien et ni l’embêter sans arrêt. J’allais finir par agir exactement comme Jess, même si Pascal était de nature calme et s’il aimait beaucoup Jess, ça avait fini par lui commencer à lui taper sur le système. Je ne voulais pas être comme ça.

Alors je lui ai envoyé un message pour lui dire que je ne savais pas encore si j’allais sortir un moment, mais je rentrerais à la maison, chez lui.

J’étais déjà à la maison quant j’ai entendu la bande arriver. Arfff, je me suis sentie un peu prise de cours, je ne voulais pas vraiment me joindre à eux, en plus, j’avais enfiler un de ses training et je portais un de ses sweat beaucoup trop grand pour moi. J’étais pas du tout habillée pour sortir ou voir du monde.

Comme je ne parque presque jamais ma voiture devant chez lui, personne ne pouvait se douter de ma présence. Tant mineux. Pascal n’y a pas pensé non plus. Il est monté avec les autres chez Thomas. Ils n'étaient pas qu'entre potes, il y avait aussi des filles aussi comme je m’y attendais. Pour éviter que Pascal ou quelqu’un d’autre, par exemple Thomas, ne tente de me faire monter, je suis
restée la plus discrète possible. C’aurait été difficile de dormir avec le bruit de la bastringue à l’étage.

Pascal, je t’adore si tu savais...

J’entendais les discussions sur la terrasse; Pascal et quelques copains étaient sorti fumer. Le petit allemand rouquin, un de ses compères de basket, l’astiquait comme d’habitude à propos des filles qui lui tournaient autour, mais surtout à propos de Caroline. Je crois que le rouquin devait être intéressé par Caroline sinon il n’en parlerait pas autant. La réponse a fini de me rassurer, et rien pour ça, je l’adore à mort.

  • Arrête de me casser les pompes avec ça, Caro est une copine et je l’aime bien, mais ne te méprend pas, je suis raide dingue de Jane.

Je me suis dit que j’avais raison de ne plus lui faire de cirque, il fallait que je lui fasse confiance. Pascal était vraiment trop chou. Il est raide dingue de moi alors? Rhhho, trop mignon, ça me faisait rougir de plaisir. Toutefois, je sais bien qu’à un moment ou un autre, à la longue, Caroline arriverait bien à le faire craquer, après tout, il n’est pas imperméable.

Je me demandais ce que Pascal pouvait tellement aimer chez moi? Il fallait que je lui pose la question. Je me surprenais souvent à m’observer dans la glace à m’interroger. Peut-être qu’il avait effectivement besoin de lunettes? Je suis chiante, pas très causante par moments, coincée même, pas vraiment sociable, je reste souvent en retrait... Non, je voyais pas ce qui lui plaisait chez moi!

Après toutes les conneries que sortent les mecs en général pour faire faire un faux pas à un copain, du style; que Pascal avait peut-être besoin de lunettes, que Caro était bonne et touti quanti, j’ai appris qu’en début de semaine, Pascal avait
un séminaire de 2 jours à Zurich, et Caroline y allait aussi. Ha! Il ne m’en avait rien dit?

Malgré les avertissements de Paul, le rouquin continuait à l’asticoter sur la proximité de Caroline, des chambres voisines dans un hotel de luxe, etc., voulant savoir s’ils avaient pas
déjà comploté pour passer leurs nuits ensemble, etc... En fait des questions que j’aurai pu lui poser.

Mince 2 jours à Zurich? Et en plus avec elle aux basques? Crap. Caroline était vraiment tenace. Qu’elle ait réussi à se faire engager dans la même boîte que lui était une sacré opportunité
pour être toujours à ses côtés. Je l’enviais presque.

Ils discutaient de continuer la soirée à la piscine, et Paul avait proposé de bouger pour aller à son chalet, mais ils avaient tous un peu trop bu pour ça. Je n’avais pas réalisé que Pascal avait quitté le groupe pour venir se changer, j’étais toujours assise sous la terrasse en train de fumer quant il est entré. J’ai vite fermé la fenêtre pour pas qu’on nous entende.

  • Alors comme ça t’es raide dingue de ta petite emmerdeuse?
  • Huh... alors comme ça, tu écoutes aux portes?

Ça l’a fait sourire, il m’a attrapé dans ses bras pour me serre très fort. Miam, j’adore. Pascal était content de me trouver là dans ses fringues trop grands pour moi. J’avais pourtant de la place dans ses armoires, mais j’avais toujours de la peine à prendre mes affaires chez lui.

Pascal n’est pas retourné à la petite sauterie à l’étage. J’ai pourtant essayé de lui dire qu’il pouvait y retourner, je n’irai nulle part, que je l’attendrais bien tranquillement à la maison.
Mais rien à faire. Après avoir entendu ce qu'il avait dit au rouquin, je pourrais l'attendre jusqu'au déluge sans broncher. Il n'y a rien de plus efficace que d'entendre des mots pareils pour faire chavirer le coeur d'une fille. Quelques copains ont tentés de venir le récupérer, mais c’était aussi peine perdu.

Pourtant, je sais que si ça avait été moi, rassuré de savoir ma nana tranquillement à la maison, bien là, je serais allé faire la fête, sachant que je la retrouverais en rentrant en train de m’attendre... Ouais, j’y serais allé!

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------ Raide dingue de moi alors? - (346-sam.12.déc.09) ------

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345 - Kaiiie kaiiie.. faut que je prenne du recul...

Publié le par JaneDo

Vendredi - 11 décembre 2009

Kaïe-kaïe-kaïeeeeh! Non mais, qu’est-ce que j’aurai dû faire, hein? Caroline avait invité Pascal et quelques potes dans un refuge après le match. J’ai pas très bien compris si c’était son anniversaire ou un truc du genre.

Je n’étais bien sûre pas invitée, donc pas la bienvenue. Pascal pensait que ce ne serait pas très cool pour elle devant ses amis s’il se pointait avec moi. La plupart de ses amis savaient qu’ils étaient, en quelque sorte, sorti ensemble, ils savaient que c’était terminé parce qu’ils nous avaient vu ensemble. Pascal avait d’abord refusé l’invitation, mais ses copains et Caroline avaient tellement insisté, qu’il avait fin par se laisser convaincre. Grrr. Il s’était assuré que ce ne serait pas comme la dernière fois, qu’elle lui avait fait croire qu’elle invitait du monde mais en fin de compte, c’était pour se retrouver seul à seul, ils avaient rendez-vous avec les autres après. De toute manière, je n’ai pas posé beaucoup de questions, ni rouspété, j’ai juste dit; "okay". Humhhh, je ne voulais pas m’imposer, et j’en profiterais pour sortir de mon côté avec mes potes et Vania.

J’étais rentrée bien avant minuit, contente d’avoir pu passer une partie de la soirée avec mes friends à moi. Elle est vraiment très cool et on rigole bien ensemble. Elle a parfois des histoires si croustillants à raconter qu’on est toujours plié par terre de rire. Vania a quand même vécu des trucs plutôt bizarres, sans compter avant de virer de bord, elle était sortie avec des mecs carrément dérangés!

La soirée au refuge se prolongeait et Pascal n’avait pas voulu rester. Je pense qu’il avait peur que je pète un fusible. Mais non, ça allait bien. Il est passé me chercher pour aller rejoindre ses autres potes de basket en boîte. Comme toujours je me sens comme une petite fleur quant je suis avec lui. ;))) J'ai toujours des tonnes de papillons dans l'estomac. J'adore son sourire, son odeur, sa peau, sa voix... Hahhh, suis vraiment foutue.

Ça m’a fait plaisir, parce que même s’il était à la soirée de Caroline, il marquait le fait qu’il avait une copine et l’a retrouvait pour finir la soirée en sa compagnie. Donc même quant on a croisé quelques uns des amis à Caroline qui avaient aussi été au refuge, ça m’était égal leur petit air surpris et leurs regards en coin, même s’ils m’ignoraient et s’adressaient uniquement à Pascal. Pascal n’est jamais avare de tendresses, de câlins et ses bisous sur ma main quant il parle ou sa main qui courait le long de ma nuque ou le long de mon bras, me faisaient toujours autant frissonner.

Parce que j’avais son natel dans mon sac, je savais que Caroline essayait de le joindre. Je l’ai averti. Même s’il aurait voulu la rappeler, il ne l’a pas montré et n’a pas semblé préoccupé non plus. Après tout, il avait déjà passé une partie de la soirée avec elle, alors hein, faut pas pousser!

Suivant mon plan “anti-caroline”, puisque Pascal avait commencé notre week-end en passant le vendredi soir d’abord avec Caroline, je n’allais pas aller dormir chez lui. Je n’ai montré aucune mauvaise humeur durant la soirée, de toute façon, j’adore être avec lui. C’était le début du week-end et apparemment, il continuait à vouloir la voir aussi durant le week-end. Il fallait que je protège mon petit coeur fragile et que je prenne du recul.

Bien sûr, je me suis cherchée tout un tas d’excuses pour rester avec lui, mais la raison a repris le dessus. Il fallait que je fasse ce que j’avais décidé, je rentrais chez moi. De toute façon, demain vers midi, Mathieu passait sortir son chien, fallait que je sois à la maison. J’avais ensuite rendez-vous avec Vania. On allait à la ferme d’une de ses tante et passer l’après-midi à s’occuper des chevaux.

Pascal a été surpris, il ne s’attendait pas à ça et a tout essayé pour me convaincre de dormir chez lui. Il ne comprenait pas et je ne voulais pas expliquer plus, il n’avait qu’à y réfléchir. Bien sûr, j’avais un peu les boules en me doutant que, peut-être que Caroline se pointerait pour lui tenir compagnie, mais c’était un risque à prendre. Si c’était le cas, je ne le verrais pas du week-end.

Tant pis pour moi et peut-être un peu pour lui? Peut-être que je me punissais moi-même? Peut-être que j'aurai dû rester dormir chez lui?C'était peut-être un peu enfantin et pas très malin de rentrer chez moi? Et pourquoi est-ce que je me posais autant de questions?

Je ne suis pas rentrée tout de suite, j’ai tourné un peu en voiture avec la tête remplie de questions. Je voulais éviter d’être à la maison si Pascal tentait de passer, j’aurai sûrement jeté toutes mes résolutions aux orties. Pascal a essayé de me rappeler, certainement pour me faire changer d’avis, alors je n’ai pas répondu. Maintenant, pas de doute, il devait savoir qu’il y avait un problème. Il m’a envoyé quelques messages que je préférais ne pas lire.

Après avoir tourné comme une hélice, j’ai fait un saut vers chez lui avant de rentrer. J’ai eu un peu mal au coeur, et j’ai failli courir me jeter dans ses bras. Chit, il me manquait. Apparemment, Pascal n’arrivait pas à dormir et jouait à la guitare devant la cheminée. Qu’il était chou quand même mon petit chou. Peut-être qu’il attendait mon retour? Ou de la visite?

Je suis rentrée. J’ai trouvé un petit mot de sa part sur ma porte, j’ai préféré ne pas le lire avant demain. Rhhhaah, je n’arrivais pas à dormir, quelle poisse géante! Rétamée, j’ai regardé des animés sur mon ordi tout en mettant mon journal à jour, jusqu’à ce que mes yeux se ferment toutes seules très tard dans la nuit. Tout pour ne pas penser. Peut-être que quelque part, j’espérais qu’il insiste?? Mince, j’allais être crevée demain...

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------ Kaïe-kaïe... il faut que je prenne du recul - (345-ven.11.déc.09) ------

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344 - Photo de Pascal

Publié le par JaneDo

Jeudi - 10 décembre 2009

Après avoir déposé ma puce à l’école et avoir fait du baby-sitting tout le reste de la matinée, j’étais naze. Je n’avais pas beaucoup dormi et je rêvais de pouvoir me coucher un moment, question d’être en forme pour la soirée.

Ahhh, Vania est trop géniale, elle m'a fait une photo de Pascal, avec sa nouvelle coupe de cheveux. Une vrai, pas une comme celle que j’avais tiré du journal d’équipe, photocopiée en grand, découpé le tour, re-photocopiée, pffff. Bon, Caroline est juste devant, alors je l’ai coupée, il ne reste plus qu’une oreille, hihihi. Maintenant, je peux vraiment voir sa frimousse, passer le début de semaine en la regardant amoureusement, aussi quant je lui parle au téléphone. Iiiiaaahhh, trop coool. Mince, j'suis une vrai midinette!

Miam, qu’est-ce que j’adore sa bouche, elle embrasse si bien, et ses yeux, humm, et son petit menton que j’adore embrasser... Quant j’y pense, l’autre photo était vraiment mauvaise! Du coup j’ai été la changé dans l’article 190 de juillet ;))). Je l’aime bien comme ça avec les cheveux plus long, mais aussi avec la tête rasée ou la coupe militaire... Ciel, c’est quand même l’enfer d’aimer quelqu’un autant que ça! Je me répète à longueur de journée; faut que je me détache, faut que je me détache... Mais dès que j’entends sa vois, arfff, je fonds. J’suis mal barré.

Layne m’avait invitée à manger et je devais retrouver Vania plus tard pour aller prendre un verre. Pascal avait son entraînement de toute façon, et je pense qu’il rentre après parce qu’il a dit ne pas vouloir traîner dans les bars. Il ne voulait pas se coucher trop tard, le lendemain, il avait un match. Il m’avait proposé de passer dormir chez lui, mais je ne savais pas encore.

Layne était trop chou. Il a passé la soirée à me faire rire en me racontant ses dernières péripéties. Il est vraiment trop drôle avec son petit air pince-sans-rire. Tout en essayant de me convaincre à redevenir sa maîtresse, il tentait de me séduire avec son charme. Hum. C’est vrai que je ne suis pas complètement immunisée, mais le souvenir de certaines de ses infidélités et le fait qu’il soit trop proche de Thomas, donc de l’équipe à Pascal, surtout, m’ont fait garder les pieds sur terre.

Malin, il a soigneusement évité de parler de sa vie privée; petites copines et consœurs. Peut-être pour l'embarrasser et pour éviter qu’il insiste trop, je n’ai pas arrêté de cuisiner sur le sujet. Layne sait très bien que parler de ses copines ou de ses ex fait basculer dans une relation amicale, donc il ne voulait pas en parler. Flûte.

Il a tenu à m'accompagner retrouver Vania. Je n’ai pas refusé, j’aime mieux ne pas avoir à entrer dans les bars toute seule.

C'est là qu'elle m'a offert la photo. Je l’adore cette fille, elle est vraiment du tonnerre. Qui d'autre aurait pu penser à une chose pareille? C’est le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire; une photo de mon petit cœur. Vraiment trop cool. Du coup, ben, j’avais envie de voir Pascal. Avant de prendre la route, je lui ai envoyé un message et il m’a rappelée pour me dire qu’il ne dormait pas, il m'attendrait.

Quelle joie! Jess est partie quelques temps à Londres pour rejoindre Éthan. Je n’aurai plus à avoir peur de lui faire de la peine. Hahhh, je ressentais un étrange sentiment de liberté. J’étais soulagée par son absence. On allait fêter ça en restant à la maison ce soir ;)) et qui sait, peut-être demain aussi tant qu’à faire!

Thomas était chez Pascal et ils discutaient autour d’un verre. A mon arrivée, Thomas est parti pour aller rejoindre ses potes en ville. Je l’avais tout à moi... Miam! Cette bouche, j’adore ses lèvres...

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------ Photo de Pascal - (344-jeu.10.déc.09) ------

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343 - Début de semaine tranquille !

Publié le par JaneDo

Mardi 8, mercredi 9 décembre 2009

Tout ce que Pascal avait dit était vrai, mais quand même! La pensée qu'il avait pu avoir envi d'elle me faisait mal au cheveux.

Okay... Ce n'était pas parce qu'il avait des sentiments pour elle, juste l'envie de s'amuser, passer un bon moment. Mouais, mais pourquoi passer un bon moment signifiait faire des galipettes hein? Iaaah, je ne sais pas si j'aurai trouvé la force de lui pardonner. C'était pas moi qui rêvait de vivre une relation avec un polygamme?

Pourtant, si j'avais été un mec, à sa place, j'aurai couché avec elle. Sa manière de lui tendre son visage, de se laisser aller contre lui en lui passant les bras autour du cou... c'était chou... Grrrr, je débloque! Je ne crois pas que ce que j'éprouvais pour une autre m'en aurait empêché! Ça n'avait rien à voir avec les sentiments.

Jeeez.... Pourquoi quant il s'agit de Pascal, je sautais au plafond moi! Il fallait que je travaille sur moi, il fallait que je me calme. Il fallait que je trouve le moyen de l'aimer moins...

Je n'arrivais pas à me raisonner malgré toute la logique dont j'étais capable, rien à faire, ça me bouffait. Le moral légèrement sclérosé, j’avais furieusement envie de rentrer chez moi. Quant ça va pas, je veux rentrer. Je préféraias être chez moi pour faire la tête et pleurer sur mon sort. Mais, pour éviter que Pascal rechigne à me parler franchement la prochaine fois, je suis restée dormir chez lui.

Mardi, j’ai rencontré une nouvelle agence pour mon boulot, je crois que l’interview c’est bien passé. Juste avant les fêtes n’est pas la meilleure période pour commencer avec une nouvelle boîte, tout est déjà bouclé. Je devrais recevoir leur réponse la semaine prochaine, j’espère qu’elle sera positive. Peut-être à cause de l’appel du secrétaire du père à Pascal, une petite voix dans ma tête me disant que c’était foutu. Je décidais de ne pas l'écouter.

Mercredi après-midi, j’ai été cherché ma petite nièce pour passer l’après-midi avec elle, vu que ses parents travaillent. Finalement, on a décidé qu’elle dormirait chez moi et demain matin, je l’emmène à l'école. On a fait de la peinture et vers 20h15, on a fait un saut chez David, son grand frère. Il aimerait que je lui fasse un tableau pour son salon.

Jeudi, le lendemain matin, 07h45, j’ai déposé ma puce à l’école. En rentrant, j’ai croisé Maria, ma voisine du rez, et elle m’a demandé de jeter un coup d’oeil de temps à autre, parce que Roméo sera seul toute la matinée. Roméo m’a fait les yeux doux pour que je reste avec lui, alors je suis restée! Maria est rentrée vers 13h.

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------ Début de semaine tranquille - (343-mer.09.déc.09) ------

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341 - Je me fais du mal toute seule!

Publié le par JaneDo

lundi - 07 décembre 2009

Je n’ai pas réussi à me retenir, j’aurai peut-être dû me couper la langue, mais c’était trop tard, les mots étaient déjà étalés sur la table, avaient fait leurs chemin jusqu’à ses oreilles et son cerveau. Hihhhh! Poisse! Mais c’est vrai je voulais savoir si j’avais raison de penser qu’il avait eu envi d’elle au moment où il s’était penché sur elle pour l’embrasser. Je voulais aussi savoir pourquoi il s’était arrêter... En fait, je voulais être dans sa tête?

Évidemment, il ne voulait pas en parler, la question dérangeait. Pascal s’était demandé ce que je voulais; qu’il me serve un bon gros mensonge? La vérité? Si je cherchais une raison pour qu’on se dispute? Il m’a carrément posé la question. Du coup, je devinais qu’il avait forcément eu envi d’elle et ne voulait pas me répondre.

Hum, une raison de se disputer? J’avoue qu’il n’avait pas tout tord. Je crois que je ne savais pas comment lui avouer que je ne pensais pas passer Noël avec lui et peut-être même Nouvel An...

  • Je me demande si je ne devrais pas te redemander de changer de sujet, parce que franchement, même si c’est un truc qu’on sait, qu’on devine, ça change de l’entendre sortir de la bouche de la personne qu’on aime... Tu cherche des raisons pour te fâcher contre moi ou quoi?

Il avait raison, et je ne sais pas pourquoi j’ai insisté, mais j’ai insisté. Peut-être que je voulais me faire du mal?

Oui, l’envie l’avait effleuré. Pour sa défense, il pensait qu’aucun homme normal n’aurait pu résister à la pensée, à l’envie de passer du bon temps. Pas parce qu’il avait des sentiments, mais c’était là, offert sur un plateau...

  • Au moment précis où tu t’es penché pour l’embrasser, ça te trottait dans la tête, non? Tu as eu envi d’aller plus loin non?
  • Jane.... Tu crois pas qu’on ferait mieux d’éviter le sujet?
  • Je suis d’accord, mais... Je veux savoir...
  • Affff... peut-être parce que c’est offert sur un plateau, c’est juste là... c’est facile... peut-être l’envie de goûter au fruit défendu, de s’amuser, je sais pas vraiment, en espérant qu’on ne perd pas tout ce pourquoi on s’est battu. Au fait... Jess s’en va quelques jours à Londres, si ça te gêne pas trop, j’aimerai l’accompagner à l’aéroport , d’accord?

Pascal avait cherché encore à changer de sujet. J’étais vraiment une peste, je l’ai embêté et on a fait le tour de la question dans tous les sens. Le pauvre, ma pauvre!!! Comme je le pensais, ça fait mal de l’entendre mais je l’ai cuisiné quand même. Je ne sais pas ce que j’espérais, peut-être que dans tout ce qu’il disait, je finissais par entendre quelque chose de rassurant? Aucune idée. Ça n’a pas marché.

Après ces discussions que j’avais moi-même provoqué, des tas de petits diables rouges se battaient en duel au-dessus de ma tête. Même si ce qu’il disait était vrai dans tous les sens, j’étais fâchée contre lui, contre moi, contre la terre entière. Une chose était sûr, j’avais eu raison d’engager l’opération “anti-caroline”. Hum! Ça valait la peine qu’il me demande de passer la soirée avec lui...!!!

Pour ça, j’avais été prendre le café avec ma soeur en fin de matinée, ce qui fait que je n’avais pas à aller au dîner familial le soir.

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------ Je me fais du mal toute seule! - (341-lun.07.déc.09) ------

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340 - Début Opération "Anti-Caroline"

Publié le par JaneDo

Dimanche - 6 décembre 2009;

A force de discuter et pour le plaisir d’être tranquille à la maison, on arrivait plus a arrêté de parler et s’est couché relativement tard. Dimanche en fin de matinée, après une petite balade silencieuse au bord du lac (Pascal commence à me connaître, hihihi), Thomas est descendu déjeûner avec nous.

Mince... Mathieu voulait passer promener son chien. Je n’ai vu son message qu’après la promenade de Max et après le déjeûner... je n’avais pas eu envie de rentrer...

Pendant le déjeûner, j’ai un peu taquiné Thomas pour savoir pourquoi il était encore célibataire. Quoique, en y réfléchissant; Thomas aime être entouré, donc il était tout le temps avec du monde, organisait des trucs, même le dimanche et quant tu sors avec quelqu’un, au bout d’un moment,
les copains tout le temps dans les pattes, ça devient un peu encombrant.

Lorsque je le taquinais, à une des réflexions de Thomas, comme quoi, il attendait toujours qu’une fille qui lui plaît ait le courage de débarquer au milieu de la nuit pour s’offrir à lui, j’ai compris que Pascal lui avait raconté comment on avait commencé. Mes oreilles ont virés illico presto au violet. Ha, ha, alors il savait. Man, c’était gênant. J’ai voulu savoir à qui il en avait parlé, est-ce que Jess savait? Et oui, elle savait, mais pas seulement... Caroline savait aussi. Hum... Je comprenais mieux pourquoi
elle avait débarqué, elle aussi, en pleine nuit chez Pascal...

Pascal avait un peu rougi aussi. Zut, il n’aurait pas dû le raconter, surtout pas à Thomas. Je me sentais un peu embarrassée, parce que j’étais sûre que la plupart de ses copains étaient au courant. La hONte!

Thomas était encore chez Pascal quant ses potes sont arrivés, alors ils se sont arrêtés. Après 15mn, Pascal les a tous virés. Il les retrouverait plus tard pour faire de la musique, cela faisait partie de leur nouvelle petite routine pendant l’hiver.

Jeeez... je ne savais pas que Pascal jouait de la guitare électrique?! Je suis nulle vraiment. J’avais pourtant ses affaires sous les yeux et je n’ai pas fait attention à un truc pareil... pffff! Je remarquais tout changement ou nouvelle expression de son visage, les variations dans le ton de sa voix, mais je ne remarque pas les objets.

J’avais envie de les voir jouer, surtout Pascal. J’aimais le regarder jouer. Je pourrais le regarder des heures, j’aime aussi l’entendre. J’avais prévu de retourner lire à l’appartement, mais j’ai fini par rester là.
Pascal était à CROQUER. Ses cheveux avaient beaucoup poussés, et une mèche lui barrait le front et tombait devant ses adorables yeux verts. Arf, j'adore le regarder jouer. Il restait concentré, impassible comme s'il était sur une autre planète. De temps en temps, il se mordait les lèvres... Miam... Cette image m'en rappelait une autre... 

Pascal a refusé la proposition de Thomas, de manger tous ensemble. Pascal et moi avons été mangé, que les 2. C’était super chouette. Après tous ces mois, on a encore des tonnes de choses à se raconter. Je m’émerveillais encore devant ses sourires, l’éclat de ses yeux... ouais positivement, je l’adore ;))

En rentrant, comme prévu, on a rejoins toute la bande chez Thomas. Caroline était là avec sa soeur siamoise, Alexia. J’avais décidé de changer de tactique et
d'engager l'Opération Anti-Caroline; chaque fois que Caroline viendrait se coller à Pascal, je me casserais tout bonnement. A lui de savoir avec qui il avait envi de passer la soirée. Et, c’est ce que j’ai fait.

Dès qu’elle est venue vampiriser Pascal, je me suis éloignée et me suis tenue à distance. Pas longtemps. Après 1/4h, je suis partie pour me réfugiée chez Pascal. J’avais décidé aussi, que s’il n’apparaissait pas dans la 1/2h qui suivait, je rentrerais chez moi. Après, il serait inutile qu’il essaie de me joindre, je ne lui répondrais pas. Cela pourrait durer plusieurs jours jusqu’à ce que je me calme ou qu’IL réussisse, Dieu sait comment, à transpercer le mur que j’aurai mis entre nous!

10mn plus tard, heureusement pour lui, il descendait me rejoindre, surpris que je sois partie sans rien lui dire. Hum... s’il savait! J’avais mis en route mon plan, j'étais passée à l'attaque.
Fini d’être trop gentille, ça paie pas! Je n’ai fait aucun commentaire se rapportant à la pouffe, juste que j’avais envie de passer la soirée avec lui, mais si c’était pour être chacun à l’autre bout de la pièce et ne pas se parler ou être ensemble de la soirée, autant rentrer.

La pouffe était coriace! Caroline s’est pointée quelques minutes plus tard à sa porte. Je ne voulais pas qu’elle sache que j’étais là, alors je me suis réfugiée dans une autre pièce. Pascal ne voulait pas répondre à sa porte, mais hé, elle savait parfaitement qu’il était chez lui, et je ne lui ai pas laissé vraiment le choix.
A lui de se débrouiller...

Hihihi, il s’est rapidement débarrassé d’elle... Enfin, je l’avais tout à moi... Ennnnfin miam!

* * * * * *
------ Début opération “Anti-Caroline” - (dim.06.déc.09) - (340) ------

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339 - Pas touche aux friends.

Publié le par JaneDo

Samedi - 05 décembre 2009

Je suis rentrée chez moi, peu après 10h, je devais m’occuper de mon chien. J’étais raide morte, je n’avais pas beaucoup dormi et les fâcheries de la nuit derrière me faisaient encore mal à la tête.

Pascal m’a déposée chez Layne et a attendu de me voir partir. Hum, il voulait s’assurer que je ne passais pas chez Layne. Mais, je devais au moins le remercier d’être toujours là pour moi, même si on n’était plus ensemble. Comme Pascal a attendu de me voir quitter les lieux, j’ai appelé Layne. On a prévu de se voir la semaine prochaine.

Je devais retrouvé Pascal pour manger ensemble à midi, mais il m’a appelé pour savoir si je ne préférais pas manger à la maison, il ferait à dîner. Sauf que je savais que je ne serais jamais prête à midi et que je n’arriverais jamais à être chez lui pour dîner. L'après-midi, on a traîné dans les magasins. Je l’ai accompagné dans les magasins de sport pour une nouvelle paire de pompes. J’en ai profité pour faire un tour chez un fournisseur de matériel de peinture. D'habitude, j'aime faire les magasins toute seule, si je suis avec quelqu'un, je n'achète jamais rien ou rien d'important. J'aime aller à mon rythme c'est tout. On a croisé Sacha, un de ses copains, et on a été manger ensemble un hamburger au White. C’est là qu’ils font mes hamburger/frites préférés. J’étais contente de retrouver la maison, même si ce n’était pas vraiment chez moi. Je n’aime pas me balader en ville le samedi, c’est trop l’enfer.

Après avoir passé la fin de la journée à se larver, Pascal devait se préparer à dîner avec Jess et il n’avait pas l’air d’avoir envi de quitter la maison. En plus, il faisait moche, je compatissais. En attendant, je me suis écrasée dans le canapé devant la télé, mon ordinateur sur les genoux.

Petit feu de cheminée, télé, ordi, mon chien adoré à mes pieds, je nageais dans le bonheur parfait d'être toute seule, mais ça n'allait pas durer. Vania avait envie de sortir, après tout, rien ne me retenait vraiment à la maison, et je ne l’avais pas vue depuis un moment. Le temps de laisser un petit mot à Pascal, de passer me changer chez moi, Vania m'attendait déjà.

En route pour déposer Jess après leur petit tête à tête, Pascal m’a envoyé un sms pour me dire qu’il rentrait. J’avais décidé de rester avec Vania et mes potes, mais Pascal a décidé de passer me chercher, au lieu de rentrer. Ils sont arrivés ensemble, donc Jess avait dû changer d'avis aussi.

Après ce qui s’était passé vendredi soir, Pascal n’était pas très à l’aise d'avoir Jess à son bras, ni quant Caroline est venue se pendre à son cou. Garce! Pauvre chou, il devait avoir peur que je lui fasse encore un caca nerveux. Caroline savait que j’étais au courant et se doutait sûrement que je lui avais fait une scène. Honte à moi. Me laisser submerger et me sentir menacée par une autre femme, c’était nul. D’habitude, je suis plus forte que ça, plus détachée aussi. J’ai de la peine à m’attacher aussi facilement et aussi totalement à quelqu'un. Pascal... c’était une 1ère pour moi.

Ce que j’aime chez Pascal, c’est qu’il sait faire en sorte que je ne me sente pas mal à l’aise ou rabaissée, surtout en présence de ma rivale. C’est une qualité plutôt rare chez un mec en fin de compte. Tiens... Mathieu mon ex avait aussi cette qualité. Alain M.; non, carrément pas, c’était un manche. Dieter; non plus, trop flatté pour ne pas profiter de la situation...

En rentrant, on s’est planté devant la télé qu’on ne regardait même pas. On a encore discuté un peu, aussi à propos de ce qui s’était passé le soir d’avant.

Oui, c’est vrai que la présence constante de Caroline me tapait sur les nerfs, mais je n’ai pas à choisir ses amis, comme je n’accepterai pas qu’il émette des réserves sur les miens. Ça laisse trop de place pour des dérives jusqu’à se transformer en l’un essayant de contrôler l’autre. Trop despotique. Je lui ai dit qu’après tout, c’était une de ses amie, même si je ne la supportais pas, ça ne me donnait pas le droit de lui demander de ne plus la voir. Quand même, le week-end quant il la voyait déjà toute la semaine, c’était un peu fort. Je ne lui aurai jamais permis de décider si j’avais ou non le droit de voir Layne, Tchoy, Fred, Jean-Pascal, Gregory ou d’autres de mes copains. Et Brian? Même s’il me le demandait, je n’accepterais jamais d’arrêter de le voir.

Ce genre de chose commence toujours de manière anodine, ensuite ça dégénère; interdiction de voir tel ou tel, interdiction de sorties entre potes, puis après carrément sans l’autre... puis interdiction d’avoir un avis autre... et ça ne s’arrête jamais!

Niet, ça deviendrait l’enfer! Puis, s’il m’a plu, c’était parce qu’il était ce qu’il est, je ne veux pas que ça le change! Bon ok, je ne savais pas qu’il était du genre à rouler des pattins à d’autres nanas dans mon dos... quoique?!

A chacun de ses “je t’aime”, à chacun de ses petits bisous, à chacun de ses câlins, je fondais comme une glace... Pfff!

Je n’arrivais pas à être fâchée contre lui, même pour le baiser, même si ce souvenir me créait des sueurs froides. En plus, ça m’arrivait encore de laisser Layne m’embrasser. Arf! Toute de même, j'allais garder les yeux grands ouverts et surveiller Pascal de plus près; il était préférable de savoir à quoi m'attendre avant de lui accorder une confiance aveugle!!!

Pourvu que Pascal ne tombe jamais sur mon journal, ce serait terrible... Afff Afff Afff!

* * * * * *
------ Pas touche aux friends - (sam.05.déc.09) - (339) ------

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338 - Vendredi Planète Chagrin (2)

Publié le par JaneDo

Vendredi - 4 décembre 2009;  - (2)

Sachant que j’allais voir Layne, ma colère a diminué de moitié. Pourquoi Layne? Etait-ce parce que cela rendrait Pascal jaloux? Dans mon état, avec qui que ce soit d’autre, je me serais ennuyée comme un rat mort et toutes mes pensées auraient été dirigées chez Pascal. Avec Layne au moins, j’éprouverais probablement des sentiments similaires à ceux qu’éprouvait Pascal avec Caroline.

Avant de partir, j’ai envoyé un message à Pascal; "Bonne soirée avec ta Caroline... oh excuse... Caro! et Bon film!" La rage, il n’a pas réagi à la réception de mon message et je regrettais déjà de l’avoir envoyé. Ma tête se faisait un petit un match de box, tous les coups étaient pour ma pomme.

Ils ont fait une pause, j’étais frigorifiée. Pascal a jeté un oeil sur son natel. Après l’avoir regardé fixement... Je pense qu’il a dû se repasser le film de ce que j’avais pu voir, réalisé que si je les avais vu, c’était que j’étais dans les parages, regretté de ne pas avoir fermé les rideaux... Puis, il a composé un numéro, sûrement le mien, en sortant sur la terrasse. Il scrutait l’obscurité. Je me suis cachée. Il a ressayé mon numéro. Toujours pas de réponses. Il n’imaginait quand même pas que j’allais lui répondre, non? Pascal est retourné à l’intérieur, alors j’ai filé.

  • Vous vous êtes engueulés, hein? Qu’est-ce qu’il a encore fait?

J’avais beau lui dire que non, mais Layne n’était pas dupe. Pour pousser le comique de la situation, je lui ai proposé de se regarder un DVD aussi. Hi, après tout!

Pascal était plus malin que je ne le pensais, peut-être 1h plus tard, il sonnait chez Layne. Je ne voulais pas le voir. Aïe, là, j’avais un peu mal au coeur. Je n’aurai pas aimé qu’il me fasse un coup pareil, même si on était fâché, on ne laisse pas son copain derrière la porte chez un autre mec. Pascal a fait le tour pour toquer à la baie vitrée.

  • Et vous ne vous êtes pas disputé, hein?

Là, faut remettre les choses en perspectives; si je me pointais chez Caroline pour lui demander de rentrer avec moi, ça passerait mal s’il refusait, donc... Heureusement que malgré ma colère, quelques fois, ma tête fonctionne.

Le seul hic est que je n’avais pas envie de parler, de lui parler. Il ne m’avait pas proposé de se voir ce soir, donc, il n’avait rien à faire là. On s’est quand même pris la tête propre et en ordre. Lui, furieux de m’avoir retrouvé chez Layne, moi furieuse qu’il n’ait pas su résister à Caroline, ni comment se débarrasser d'elle. Apparemment, ce qui faisait mal, c’est qu’on avait aucune confiance l’un dans l’autre. L’horreur.

Pascal voulait qu’on aille chez lui. Rien que l’idée me donnait de l’urticaire. Aller chez lui après le passage de Caroline? En plus pour s’engueuler? Non merci. Avec Patricia peut-être à la maison, je ne voulais pas qu’il vienne chez moi non plus. Impasse. Et il faisait froid.

  • Super! On commence bien le week-end... Vraiment super!
  • C’est pas moi qui batifolait avec Caroline!

On arrivait pas à se séparer et être ensemble était tout aussi douloureux.

  • J’en ai assez, tu la vois déjà toute la semaine plus le week-end. On ne s’est pas vu de la semaine, et le vendredi...

Fallait que je fasse un pause, sinon ce serait l’explosion en pleurs. Ridicule.

  • Et le week-end, la voilà même à domicile...!?! Trop c’est trop. Elle te manque à ce point que tu ne peux pas te passer de la voir dès le vendredi soir? Faudrait savoir...

Trop. Les larmes menaçaient dangereusement, fallait que je fasse des pauses entre 2 phrases pour ne pas pleurer lamentablement.

  • Ça commence à bien faire. Il va falloir que tu fasses un choix. Si tu continue à la voir, on arrête. Je peux plus continuer.
  • Your kidding, right? Tu te fou de moi là?
  • J’en ai l’air?
  • Jane... Je peux pas faire ça! Je peux pas l’empêcher d’aller dans les endroits qu’on fréquente et... je peux pas non plus ne pas lui parler?
  • Comme tu veux.
  • T’es pas sérieuse?
  • Tu veux bien me ramener stp. J’ai laissé ma voiture chez Layne.

Je n’avais pas envie de rentrer sans lui, et je n’avais pas envie d’être avec lui. Je me sentais mal, ma peau me faisait mal, mon coeur ha lui... douloureux, lourd. J’aime Pascal mais, en ce moment là de suite, je le détestais aussi. Rien que d’être avec lui me rendait malade. Sans lui aussi d’ailleurs.

  • Non en fait... Tu peux continuer à la voir autant que tu veux. Je veux juste rentrer.
  • Jane...
  • Fiche moi la paix. Ne fais pas semblant d’être triste, tu aurais dû y penser avant de l’embrasser...
  • Viens, on va à la maison et on discutera.
  • Y a rien à discuter de plus. Tu peux pas effacer ce baiser, non? T’aurais dû y penser avant, maintenant c’est trop tard.
  • Le moment même où je l’ai embrassé, je l’ai regretté..
  • Super! Ça me fait une belle jambe! Trop tard.

Il réalisait ou essayait de deviner ce que j'avais dû ressentir et espérait que je lui pardonne. Mais va te faire cuire un œuf! Te pardonner? Ça sûrement pas.

  • Quant je pense à tout ce que j’ai enduré... Jess... La vidéo de vous 2... Les petites remarques de tes potes... Avoir Caroline à tous les contours... J’en ai assez. Il est tant que je raccroche.

Pascal se confondait en excuses, mais rien ne semblait atteindre mon coeur. J’avais trop mal; l’image de lui se penchant sur elle pour l’embrasser n’arrivait pas à s’effacer de ma tête et maintenant que j’en avais parlé; la vidéo non plus. Pascal a essayé de me prendre la main. Mauvaise idée. Et pourtant, je n’avais pas d’autre envie que d’être dans ses bras. Mes maux de têtes avaient atteint leurs paroxysmes, ça m’a rendue muette et fatiguée. On restait assis l’un et l’autre, têtes basses, perdu dans nos pensées, ne sachant pas quoi dire.

On a fini par aller chez lui. Au milieu de tous ces énervements, j’ai fini par réalisé que s’il avait abandonné et m'avait laissé rentrer toute seule, j'aurai été encore plus malheureuse que d’être énervée mais avec lui, alors je l’ai suivi.

Après plusieurs tentatives, où je l’ai repoussé assez méchamment, Pascal a réussi à me prendre dans ses bras. Je salue sa ténacité. J’étais épuisée.

  • Jane, je suis désolé. Je t’aime et la dernière chose que je voudrais c’est de te faire de la peine.

Peut-être la fatigue, peut-être parce que je l’aimais trop pour faire autrement, j’ai accepté sa désolation. De toute façon, réaliste, je savais qu’à sa place, je ne me serais pas limité à un petit baiser de rien du tout...

  • Moi aussi j’suis désolée. Je n’aurai pas dû réagir comme ça. C’est de ma faute, j’avais refusé de te voir, puis j’ai changé d’avis. Je ne m’attendais pas à la trouver ici, et je ne pensais pas la moitié de ce que j’ai dis. Tu peux voir qui tu veux...
  • Chuuuut...

Y pas à dire, y a rien de mieux que faire l’amour après une sordide dispute! Et une homme jamais avare de tendresses, qui sait dire “Je t’aime” comme Pascal, y a pas mieux comme aphrodisiaque! ... Il peut bien les embrasser toute!

* * * * * *
------ Vendredi Planète Chagrin (2) - (ven.04.déc.09) - (338) ------

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