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049 - Nous 2, non... Nous 3!

Publié le par JaneDo

Mardi, mercredi, jeudi..... 16, 17, 18 février 2010

Mardi, mercredi, jeudi... Je n'allais pas mieux. J'ai passé le plus gros de mon temps au lit avec une grippe d'enfer. Grâce aux médics, je survivais, mais ça n'allait pas fort. J'ai évité toutes sorties.

Jeudi soir, alors que Pascal était à l'entraînement, Caroline est passée me voir. Surprenant. En fait, elle voulait s'assurer de mon acceptation et de ma coopération dans sa relation avec Pascal. Est-ce qu'elle aurait fait pareil si j'étais sur mon lit de mort? Grrr. Cette fille est quand même incroyable, mais c'était bizarre, parce que je n'arrivais pas à la détester.

A vrai dire, si je regardais au fond de ma tête, l'idée ne me dérangeait pas vraiment, mais je ne voulais pas que Pascal ose me le proposer en face. C'est pas parce que ça ne me faisait rien qu'elle sorte avec mon mec, non. Parce que je savais bien que ça me fera souffrir.

Je sais que chaque fois que j'aurai l'impression d'être délaissée pour elle, ça me fera péter un câble. Je sais qu'il n'arrivera pas à me le cacher, j'aimerai mieux pourtant. Si seulement il arrivait à le cacher si bien que je ne puisse m'en douter! Je sais que je me demanderais toujours comment il est avec elle, s'il est pareil ou mieux avec moi. Que j'aurai toujours peur que ses sentiments changent et qu'il se mette à avoir des sentiments pour elle. Et horreur et damnation, qu'il tienne à elle beaucoup plus qu'à moi. Et ça, ça ne me plaira pas du tout, ce qui fait que je dois rester vigilante et surveiller. Mais surveiller, veut dire les voir ensemble, et ça, c'est difficile à supporter. De ne rien voir, rien savoir, ça ne me pose pas de problème en soi, tant que je sens et que je sais que je compte plus que les autres, que je suis toujours le no.1 dans son cœur.

Sans détour, elle m'apprend qu'elle allait le retrouver après l'entraînement et pensait qu'ils sortiraient prendre un verre. Elle voulait savoir si ça ne me posait pas de problème. Elle pensait que j'avais réfléchi à ce qu'elle m'avait dit au chalet et que j'étais d'accord. Je me sentais un peu acculée, alors j'ai préféré ne rien dire. Caro insistait, alors j'ai fini par lui dire que cela dépendait de Pascal, pas de moi. Mais, elle voulait juste être sûre que ça ne me dérangeait pas dans l'ensemble.

  • Tu sais Caro, ça m'aurait moins gênée si tu ne m'avais rien dit! Puis non, je préfère savoir... Ça évite que je fasse capoter tes plans!
  • J'avais deviné que tu préfèrerais savoir et c'est vrai, il suffit que tu l'appelle et voilà!

Je lui ai expliqué en gros que ça me gênait si Pascal savait que je savais. Je ne voulais pas qu'il puisse mettre en doute mes sentiments pour lui. Caro m'a expliqué que c'était difficile, parce que Pascal était assez réticent, et que la plupart du temps, elle avait l'impression qu'il devait me demander la permission. Permission? Non, je ne voulais pas qu'il me demande, je préférais faire comme si je ne savais pas.

On a décidé de prendre un moment la semaine prochaine, ou dès que j'irai mieux, pour discuter toutes les 2. Zut, qu'est-ce que ça pouvait être compliqué! Ou c'est moi qui suis compliquée? Fallait vraiment que je prenne le temps de mettre tout ça en ordre dans ma tête, pour ça, il me fallait le mettre par écrit, relire, trier mes idées... pfouuuu trop malade pour ça!

Pour Pascal, on dirait que ma grippe tombait à pic; il m'a avoué avoir eu besoin de quelques jours sans se voir. Hum! Ça ne m'a pas fait très plaisir d'entendre ça, parce que je savais qu'il voyait Caro tous les jours. Mais j'étais trop malade pour m'en formaliser.

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------ Nous 2, non... Nous 3 - 18.fév.10.dim - (049) ------

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046 - Au fond du lit...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 15 février 10

Aujourd'hui, après avoir passé la journée au lit, le soir, j'ai pensé que j'allais mieux, donc je pouvais aller dîner chez ma sœur. En plus, ma petite puce m'a appelée pour être sûre que j'irai, elle avait un truc à me demander.

Elle a un spectacle vendredi soir, et elle tenait à me voir...

Avant d'aller chez ma sœur, je devais rencontrer Wenger. Pfff, j'avais oublié mon natel à la maison, alors il n'a pas pu m'avertir qu'il devait sauter dans le 1er train pour Montreux. On s'est refixé rendez-vous 1h plus tard et j'ai pu poster le courrier qu'il m'avait préparé.

Je n'aurai jamais dû aller chez ma sœur. En rentrant, je n'étais non seulement pas bien, mais tout ce que j'avais avaler m'ont obligé à passer quelques heures la tête plongée dans la chiottes ou dans un bidon. Iaaak.

Après ça, direct au lit. Bravo, ça m'apprendra! J'ai fini par appelé le médecin.... mouais, pas de rendez-vous avant vendredi!

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------ Au fond du lit - 15.fév.10.dim - (046) ------

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045 - Joyeuse St-Valentin!

Publié le par JaneDo

Dimanche.....  14 fév 10

Chez Pascal, je me suis réveillée en plein milieu de la nuit, perdue ne sachant pas où j'étais. Complètement déboussolée. J'étais tellement mal que j'ai décidé de rentrer chez moi cuvé ma grippe toute seule. On avait prévu de manger à la maison, et Pascal voulait nous préparer un bon petit dîner.

Si on avait été au chalet, on avait prévu d'aller manger dehors tous ensemble et de faire de la St-Valentin une fête comme prévu à l'origine; petits mots, fleurs ou chocolats en forme de cœur.

J'ai passé toute la journée et la nuit du dimanche, couchée avec de la fièvre. Je n'arrivais plus à respirer, je n'avais ni faim, ni soif. Je me suis forcée à avaler une soupe qui a fini 1/4h plus tard dans les toilettes. Un vrai jet d'eau! La seule chose qui passait était le coca. Merci à Coca Cola!

J'ai tenté encore d'avaler du thé, mais recta toilettes encore.... Hahhh, j'étais pas bien. Je ne supportais rien; ni la lumière, les odeurs, les couleurs, tout me fichait la nausée. J'ai fini par avertir Pascal que j'allais devoir lui faire faux-bond pour la St-Valentin et que je le fêterais au fond de mon lit. Je ne voulais pas qu'il passe à la maison, je préférais rester seule, et je ne serais sans doute pas seule.

Le gamin était rentré et avait trouvé un gros bouquet de rose rouge sang derrière la porte pour moi. Iaaak, même l'odeur des fleurs passaient pas.

J'étais obligée de me lever de tant à autre parce qu'à force d'être couchée, j'avais le dos en miettes. Je me traînais lamentablement jusqu'à la cuisine pour essayer d'avaler un peu de liquide, mais si ce n'était pas du coca...

L'année passée, Pascal l'avait fêté avec Jess, et cette année, j'étais malade... Joyeuse St-Valentin...

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------ Joyeuse St-Valentin - 14.fév.10.dim - (045) ------

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044 - Malade comme un chien

Publié le par JaneDo

Samedi.....   13 février 10

J'avais présumé de mes forces et j'avais fait la bêtise de sortir sur les pistes le vendredi matin. Le soir, je n'avais pas pu sortir, ni faire quoi que ce soit, j'étais trop mal. Pascal avait fait son possible pour me forcer à prendre mes médics et à essayer de me faire avaler quelque chose. Mais rien ne passait. Les bruits, les odeurs, les mouvements autour, la lumière, les couleurs me faisaient mal à la tête ou me fichaient la nausée. J'avais passé la soirée à dormir.

Le samedi, j'avais de la peine à quitter mon lit, j'étais malade comme un chien. J'ai voulu faire l'effort de descendre un moment en fin de matinée, mais j'étais toujours fiévreuse, alors je suis retournée me coucher.

Je n'allais pas mieux, j'avais envie qu'on me laisse seule. Pascal a essayé de me forcer à avaler du liquide sous toutes ses formes avant de trouver le liquide miracle; le coca. C'était la seule chose que je réussissais à garder dans l'estomac.

Vers midi, j'étais descendue un moment, mais l'odeur des cuisines, de cigarettes, des parfums m'ont fichu la nausée et je suis remontée me coucher.

Finalement, Pascal ne voulait de toute façon pas rester au chalet, il voulait rentrer. Il ne supportait pas la curiosité et le regard des autres et se sentait légèrement déprimé. Pascal se sentait mal à l'aise et en avait marre de faire semblant, il voulait pouvoir faire la gueule s'il en avait envi.

On a décidé d'attendre le retour des autres, passer encore un petit moment avec tout le monde et rentrer ensuite. A peine rentrée, je suis effondrée directement au lit. J'avais la tête en ébullition et je frissonnais de fièvre. Pascal m'a laissé dormir 2h, puis m'a réveillée pour me bourrer de médicaments. Il veillait sur moi, c'était agréable de sentir sa présence, même pour la pire malade de la planète comme moi!

Je me suis endormie en l'écoutant jouer de la guitare assis près de la fenêtre... Je l'aime tant.

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------ Malade comme un chien - 13.fév.10.ven - (044) ------

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043 - Quelques doutes (2)

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 12 février 2010   (2)

Au petit déjeuner, j'ai pu goûter à ce que Pascal autant que Caroline avait dû ressentir sous le microscope des regards curieux le lendemain matin. Je n'ai osé regarder personne, ni même croisé le regard à Thomas. Je me demande où il avait dormi puisqu'on s'était endormi dans sa chambre?

Quant je pensais ne pas être observée, je jetais un coup d'œil dans sa direction et un petit frisson me parcourait de la tête aux pieds. Je ne pouvais plus le regarder sans penser à cette nuit, sans me rappeler l'autre Thomas, sa voix douce et caressante. Je pouvais encore sentir ses mains sur moi, son souffle dans mon cou et ses baisers sur mes lèvres... Je me demande si Pascal ressentait la même chose le lendemain?

Je ne pouvais plus le voir comme le pote, je voyais l'amant, le Thomas tout feu, tout flamme, passionné. Je remarquais sa carrure, la petite veine qui palpite dans son cou quant il ri, la petite fossette qui se dessine sur sa joue, sa manière de se mordiller la lèvre parfois quant il parle. Je remarquais les traces de griffures le long de son cou, dans sa nuque. Brrr, fallait que je me baffe et que j'arrête de le regarder. Impossible que je commence à tomber amoureuse de Thomas? Non, non non. C'était juste passager. Sûrement. J'aimais Pascal de toutes les fibres de mon cœur, de mon corps, de ma tête, de mon âme.

Pascal ne s'est pas donné la peine de faire semblant, il était tendu comme une arbalète, ne parlait à personne et restait enfermé derrière un mur de silence. Thomas ne devait pas se sentir mieux, mais lui au moins réussissait à donner le change.

Le sale petit rouquin à fini par lui a demandé si oui ou non, il avait couché avec "la nana à Pascal". Jeeez, question discrétion, il se pose un peu là. Thomas lui a lancé un petit regard, mais il a continué à parler d'autres choses avec Paul, sans se donner la peine de relever la question. Pascal est enfin sorti de sa torpeur et a été se joindre à Thomas comme si rien ne s'était passé. J'ai trouvé ça hyper mature. C'était vraiment la preuve d'une solide amitié qui les liait par dessus tout.

Caroline n' pas pu s'empêcher d'aller coller aux basques à Pascal, mais Pascal était sur ses gardes et gardait ses distances. Il ne faisait pas très attention à elle, ça m'a fait plaisir.

Après Pascal est descendu à la piscine pour faire quelques longueurs. Thomas l'a suivi. D'après ce que je sais par Caro, Thomas avait verrouillé la porte et pour qu'on ne puisse pas entendre leurs conversations, ils avaient monté le son de la stéréo.

J'ai fait l'effort d'accompagner Pascal sur les pistes, mais je n'ai pas tenu longtemps. Je n'aurai pas dû exagérer, après 1 descente, je me sentais mal, alors je me suis arrêtée au resto. Je voulais rentrer au chalet mais, je me sentais un peu perdue pour retrouver mon chemin au milieu de tout ce blanc . Inquiets, Thomas et Pascal s'étaient aussi arrêté et on a pu s'asseoir comme des adultes, tous les 3 autour d'un café. Mais on arrivait pas encore à se regarder en face avec Thomas. J'étais contente que Pascal décide de retourner au chalet avec moi.

Je ne me sentais vraiment pas très bien. Pascal avait retrouvé sa sérénité et son sourire depuis sa discussion avec Thomas. Il jouait les infirmières et faisait tout pour que j'aille mieux; soupe, thé, fruits... mais rien ne restait dans mon estomac. On a passé presque tout le reste de la journée au lit. Pascal ne m'a pas touchée.

Pascal avait essayé de savoir comment ça c'était passé avec Thomas, ce que j'avais ressenti, ce que j'éprouvais pour Thomas... Il avait les larmes aux yeux à nouveau. S'il y avait bien une chose qui me touche au plus profond du cœur, c'est un homme qui pleure. Ça me brise le cœur de voir celui que j'aime en larmes et ça me donne envie de le consoler à vie.

  • Est-ce que c'était ce que tu voulais? Est-ce que tu en avais envie? C'était mieux...?

Pascal avait de la peine à digérer ce qui s'était passé, même s'il était soulagé que ce soit Thomas et pas un autre. Les images tournaient constamment dans sa tête, et il avait de la peine à en parler, moi aussi d'ailleurs. Je ne pouvais pas vraiment lui dire ce que j'avais ressenti, comme lui n'avait pas pu m'en parler non plus à l'époque. On était d'accord qu'il faudrait peut-être mieux attendre un peu pour pouvoir en parler plus sereinement.

  • Tu savais pourtant que je voulais être là... Est-ce que c'était ce que tu voulais? Est-ce que tu en avais envie? C'était mieux...?

J'ai dû lui demander de se rappeler comment c'était pour lui, que ça devait être pareil.

  • Est-ce que tu m'en veux?
  • Non...
  • Et à Thomas?
  • Non, je t'assure que non. C'est juste que... je me sens juste mortellement jaloux. Je voudrais tout lui arracher, lui arracher la mémoire... Je me sens malade de jalousie, c'est tout.

Finalement, Pascal ne voulait pas rester au chalet, il voulait qu'on rentre. On a décidé d'attendre le retour des autres, passer encore un petit moment avec tout le monde et rentrer ensuite. A peine rentrée, je suis effondrée directement au lit. J'avais la tête en ébullition et je frissonnais de fièvre. Pascal m'a laissé dormir 2h, puis m'a réveillée pour me bourrer de médicaments. Il veillait sur moi, c'était agréable de sentir sa présence, même pour la pire malade de la planète comme moi!

Je me suis endormie en l'écoutant jouer de la guitare assis près de la fenêtre... Je l'aime tant.

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------ Des mots d'amours et des doutes (2) - 12.fév.10.jeu - (043) ------

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043 - Des mots d'amours (1)

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 12 février 2010   (1)

Passer la nuit avec Thomas c'était... vraiment très bien. Je rougi encore un peu en y pensant. Ses murmures résonnent encore dans ma tête comme une douce mélodie. J'entends encore les mots d'amour qu'il m'a murmuré à l'oreille. J'entends son cœur qui bat et son souffle près du mien, sur moi... Le son de sa voix, ces mots qu'il murmure, doucement <<je t'aime... je ne te fais pas mal... j'ai rêvé si fort de ce moment... j'aime ta peau, ton odeur...>> et sur ma peau, je ressens encore ses caresses. Je le ressens encore tout contre moi, et j'en frissonne encore. J'ai du mal à revenir à la réalité, et j'en tremble encore.

Je ne regrette rien.

Comme ce soir, en arrivant à la station, j'étais un peu fâchée contre Pascal de ne pas m'avoir cherchée, j'avais assez facilement laissé Thomas m'adopter pour la soirée. J'étais aussi plus sensible à toutes ses petites attentions, surtout depuis qu'il avait osé parlé ouvertement. Je n'avais pas réalisé à quel point Thomas avait toujours été attentionné et attentif avec moi. J'avais pensé que c'était par amitié et qu'il faisait pareil pour tout le monde. Je crois bien que je prenais ça pour quelque chose de normal.

Dès le début de la soirée, Pascal m'avait à l'œil. Chaque fois que j'essayais de filer pour aller rejoindre Thomas, il me rattrapait aussitôt. Il essayait d'éviter de nous laisser en tête à tête. Malgré tout, Thomas restait persistant et faisait semblant de n'avoir pas remarqué le cirque à Pascal. Sans se laisser perturber, Thomas s'est empressé de m'inviter à danser le 1er slow de la soirée. Je dois dire que ça me plaisait bien qu'il agisse comme Caroline le faisait avec Pascal.

Je me suis laissée portée par les événements, Thomas était charmant et j'étais même surprise de le découvrir sous un autre jour. Thomas n'a pas perdu de temps, il m'a tout de suite annoncé la couleur; il avait envi qu'on passe la nuit ensemble, et pas comme de simples potes. Petit à petit, j'ai eu envie de lui aussi, alors ce n'était que naturel de lui dire oui. J'avais envie de découvrir ce qui se cachait derrière le feu que je voyais briller dans ses yeux.

On a dansé et Thomas a proposé qu'on s'éclipse, mais avant ça, il devait parler à Pascal.

Je ne sais pas ce que ça a donné parce que je n'avais pas osé croisé le regard à Pascal. Parfois nous les filles, on est quand même un peu tartuffe, on voudrait tromper son copain, mais une fois au pieds du mûr, voilà les scrupules qui viennent en masse tout gâcher.

Mais Thomas ne m'a laissé le temps de me casser la tête. Je crois qu'il se doutait déjà que j'essayerais de faire marche arrière, et a balayé doucement toutes mes tentatives pour le repousser et... tant mieux.

J'avais déjà embrassé Thomas auparavant, mais ça n'avait rien à voir. Ce soir, pour la première fois, je voyais ses yeux remplis de feu, un feu qui a su attiser la flamme qui brûlait au fond de moi. Sa patience a su conquérir ma résistance, ses lèvres ont capturés mon âme, ont fait taire les mots qui s'échappaient de ma bouche et m'ont fait oublier mes peurs et j'ai capitulé. Aïe... C'était vraiment bien...

C'était un Thomas que je ne connaissais pas; tendre et doux, mais en même temps fort et sans retenue. Il était totalement différent du Thomas que je connaissais, le Thomas de tous les jours, le fêtard. J'étais un peu intimidée aussi, mais aussi sous le choc d'éprouver autant de plaisir dans les bras d'un autre que Pascal.

J'ai éprouvé du plaisir à le toucher, à promener mes doigts sur son torse chaud. Mes mains se sont agrippés à lui quant ma tête aurait voulu le repousser et m'enfuir, mon corps refusait de se soustraire à la douce insistance de ses caresses. Je n'avais pas réalisé qu'il était aussi musclé que Pascal. Ses lèvres étaient douces et chaudes. J'ai été surprise de découvrir que j'aimais l'embrasser...

Ses mains ont emprisonnés les miennes, je sentais son souffle contre ma joue, le long de ma gorge, sa voix se faisait câline et murmurait des mots tendres à mon oreille. Bercée par sa présence rassurante et apaisante, je me laissais aller au creux de ses bras, à l'abri de son corps aimant, impatient et passionné. J'avais le sentiment de lui appartenir toute entière.

Emprisonnée dans la douce forteresse de ses bras, sa joue collée à la mienne, je me laissais bercer par sa voix tendre et caressante, par ses câlins et ses bisous. Sa main se promenait sur mon corps et accentuait les frissons qui me secouaient et activaient chaque cellule de mon corps pourtant épuisé.

Je serais bien restée encore des heures emprisonnée dans ses bras. Thomas, tout comme Pascal, ne se tournait pas pour s'endormir dans son coin, c'était des tonnes de bisous et de câlins, avant, après, tout le temps, et j'adore ça. Je me demande encore pourquoi il reste célibataire. Celle qui saura capturer son cœur aura beaucoup de chance. Par moment, il me rappelait Brian.

Puis l'atmosphère a basculé d'un coup quant Pascal a déboulé dans la chambre à Thomas. La pièce n'était éclairée que d'une bougie, alors on ne voyait pas son visage et sa voix était méconnaissable.

  • Sors d'ici, fou le camp, laisse nous.

On a tout de suite deviné qu'il s'adressait à Thomas.

  • Pace...
  • Ne me parle pas. Dégage!

Après le départ de Thomas, il s'est laissé glissé le long du mûr... Pascal pleurait... Je crois que c'était la 1ère fois que je le voyais pleurer. Ça m'a brisé le cœur en mille morceaux.

Je ne savais pas quoi faire, je savais pas si je pouvais l'approcher ou pas. Moi, je n'avais pas envie qu'il me touche après l'avoir vu avec Caro. Il a voulu rester dans le noir accroupi dans son coin, mais je l'entendais pleurer. Sa souffrance me faisait mal, mais je restais tétanisée enroulée dans la couverture. Au bout d'un moment, Pascal s'est levé et il est venu cacher son visage au creux de mon épaule et me serrait si fort que je n'arrivais plus à respirer. On est resté comme ça, sans parler, accroché l'un à l'autre. Pascal était inconsolable, il a pleuré longtemps, et on a fini par s'endormir comme ça.

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------ Des mots d'amours  (1) - 12.fév.10.jeu - (043) ------

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042 - Je passerai la nuit avec Thomas

Publié le par JaneDo

Jeudi.... 11 février 2010

Ce matin, Pascal m'a réveillée. Rhhhh. Bon d'accord, je le lui avais demandé. J'avais l'intention de descendre sur Lausanne et passer la journée à la maison. J'avais des tonnes de trucs à voir. J'avais un peu les flopettes d'utiliser la voiture à Pascal, elle était toute neuve et si j'avais un pépin, hum. Ha oui, hihihi, Pascal avait changé de voiture. Comme je ne voulais plus mettre les pieds dans sa Mercedes jeep, ou land rover. Bref, je ne connais rien aux voiture, je ne savais pas si ce genre de voiture était une traction arrière ou avant, et avec la neige! J'aurai dû le lui demander, mais, ça n'aurait pas changé grand chose. J'ai toujours conduit des tractions avant, et mes seules expériences avec des tractions arrières étaient désastreuses sous la pluie ou la neige. Alors, j'aurai eu les flopettes. Je n'avais plus qu'à rouler prudemment.

J'ai été contente de retrouver mon chez moi. Ciel, que j'aime être chez moi!!! Affolant. J'suis une casanière, l'air de rien.

Vraiment, le rêve serait d'avoir un petit ami ou amant que je verrais 1 voir 2 fois par mois, qu'il ait une copine pour meubler les autres jours et pour éviter qu'il me colle, et je pourrais faire ce que je veux de mon temps... No strings attached... (sans attaches)... Ce serait le pieds. Pas besoin de faire de projets ensemble, ni de vivre ensemble, pas besoin de s'appeler tout le temps... Le pieds quoi! Mais bon, la vie en avait décidé autrement. Là, j'étais embourbée dans un chemin que je n'aurais pas choisi si j'avais eu toute ma tête. Et Dieu sait qu'on a plus toute sa tête quant on tombe amoureux! Sans compter la souffrance qui survient à la fin... Afff.

Je me suis larvée dans un bon bain et fais tous mes petits trucs nanas. Hanté chaque recoin de mon appart. Évidemment, mon cœur a cherché mon petit nounours, il manquait quelqu'un. Je n'arrive toujours pas à mettre une forme ou un visage sur "nounours" sinon je me liquéfie. Dans l'après-midi, j'ai fait une petite sieste et je me suis préparée pour reprendre le chemin du chalet.

Je voulais d'abord attendre le passage de mon neveu qui allait sans doute s'enfermer dans sa chambre, après je pouvais filer, ni vue, ni connue. Il ne saura même pas que j'ai quitté la maison. Mon honneur serait sauf.

Mon neveu est passé et m'a laissé Channa, le petit boxer femelle. Une vraie petite sauterelle. Je n'avais pas le choix, je devais la prendre avec. Mon neveu ne dormait pas à la maison. A la bonheur, encore mieux pour moi. Je me suis arrangée avec un copain pour lui laisser la sauterelle.

Dès qu'ils sont partis, le temps de gicler mon vieux training, et de m'enfiler quelque chose de décent, et hop, en voiture. Finalement, sa nouvelle jeep n'était pas si difficile à conduire, mais utiliser le lecteur CD, stéréo avec le bidule pour la route, iiiiah, impossible. Chaque fois que j'ai voulu mettre de la musique, le truc muche ordinateur de bord, plan de la route, etc, sortait. En plus, je ne savais pas comment l'arrêter. Pfff. Trop compliqué pour moi. J'ai fait la stéréo; j'ai chanté à tue tête, ça m'évitait de m'entendre penser, après tout, il n'y avait personne pour s'en offusquer!!!

Ça m'avait fait du bien de m'éloigner un peu du chalet. Je me sentais plus sereine, moins stressée. C'était comme si j'avais laissé les paquets de problèmes quelque part en chemin. Enfin... peut-être que je les avais seulement laissé à Gstaad en fait.

Je n'avais pas été très pressée de remonter au chalet et je suis arrivée assez tard, passé 23h, et ils étaient déjà tous sortis. Personne ne m'attendait. Ça m'a un peu déçue étant donné que, Pascal ne m'avait pas appelée pour me dire où ils étaient, et je n'avais pas envie d'aller courir tous les bars pour les trouver, alors j'ai décidé de rester au chalet à bouder.

Thomas ne me voyant pas arriver, s'est inquiété et a eu la brillante idée de m'appeler. J'étais déçue que ce ne soit pas Pascal. Très déçue.

Parce qu'il a beaucoup insisté, j'ai été les rejoindre au Clochard. J'étais un peu furax que mon mec ne se soit pas préoccupé de savoir où j'étais, ni rien, trop pour apprécier qu'il me prenne dans ses bras dès mon arrivée, quant c'est Thomas qui avait eu la gentillesse de m'attendre, dehors dans le froid devant le bar. C'était vraiment adorable de la part de Thomas. Comme c'était lui qui m'avait cherchée, lui qui m'avait appelée, qui m'avait attendu, je trouvais normal de passer du temps avec lui. Ça n'a pas manqué d'attirer l'attention à Pascal qui a essayé de monopoliser mon temps.

Mais par sa faute, ce soir, j'étais de mauvaise humeur. Pascal a voulu discuter. Il était nerveux, cherchait ses mots, ce qui ne lui ressemblait pas. Pascal cherchait à être rassuré et quelque part à me contrôler. Il a voulu me rassurer aussi en me disant qu'il ne se passait rien avec Caro. Il avait presque réussi à me culpabiliser, avant de me balancer qu'il avait changé d'avis, et qu'il ne pouvait pas supporter qu'il se passe quoi que ce soit avec Thomas.

Trop tard...

Mon petit ordinateur de bord m'a rappelé... que l'avant dernier week-end de janvier, il en tenait une autre dans ses bras, et ce n'était pas moi... Je me rappelais aussi une conversation qu'il a eu avec Thomas... Pascal lui a dit que Caroline lui plaisait beaucoup. Il aimait ses formes généreuses et qu'elle avait presque autant de poitrine que moi. Qu'il ne pouvait pas nier que ça lui plaisait de coucher avec elle, et qu'il recommencerait volontiers. Même, il ne verrait aucun inconvénient à sortir avec nous 2 en même temps. Pascal avait admis avoir de la peine à résister aux avances constantes de Caroline. Qu'il avait aimé ces moments avec elle, parce que ça c'était plutôt bien passé.

En plus, je suis tombée sur une photo de Pascal et Caro. Ça ne m'a pas plu du tout. Je n'avais même pas de photo avec Pascal et elle... oui. J'étais jalouse. Je me suis crevée les yeux sur la photo essayant d'interpréter l'expression de Pascal, la sienne... pourquoi ils s'étaient cachés dans un coin, bref... j'étais remontée. J'ai subtilisé la photo, elle ne le reverra plus. Je pensais à tout ça quant Pascal me parlait...

Donc, je savais que, si Thomas le voulait, je passerais la nuit avec lui... C'était décidé.

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------ Trop tard, je passerais la nuit avec Thomas - 11.fév.10.jeu - (042) ------

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041 - Feu vert pour Thomas... Caro... Trop de feu vert!

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 10 février 2010

Le lendemain, ils ont tous filés sur les pistes et j'ai pu me reposer. Il avait des moments où j'étais bien, et dès que je mangeais quelque chose, iaaak, j'étais mal. Alors ce soir, je n'avais pas envie de manger. J'ai avalé une soupe.

En rentrant du ski, Pascal a été faire une sauna avec sa doublure; Caro. De mon côté, j'ai fait une partie de billard avec Thomas. On faisait équipe contre Paul et Michael. Bon, je suis hyper nulle au billard, mais c'était amusant. Inutile de dire qu'on a perdu. Vania était monté enfin, elle avait pris congé cette semaine. J'étais contente de retrouver ma comparse.

Après la sauna, j'avais remarqué que Pascal avait un petit air renfermé, j'ai pensé que c'était la fatigue. Mais ce n'était pas ça. Il avait eu une discussion avec Caro à la sauna et il a attendu la fin du repas pour m'en parler.

  • Viens... Il faut qu'on parle...

Pascal m'a prise par la main pour m'obliger à le suivre. Glups, il n'avait pas l'air de bonne humeur, mais il le cachait du mieux qu'il pouvait. Pascal voulait savoir ce que c'était cette histoire avec Caroline. En fait, Caroline lui a fait croire que j'étais d'accord qu'il sorte avec nous 2 en même temps.

  • Et ça ne te poserait vraiment aucun problème?
  • Non. Je crois pas. Qu'est-ce que t'en pense?
  • Tu aurais peut-être dû me demander avant de lui dire oui, tu ne crois pas?

Pascal était vraiment surpris et peut-être un peu déçu, je n'en étais pas sûre. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai fais croire que ça ne me dérangerait pas. Peut-être que je voulais savoir ce qu'il en pensait lui, s'il le voulait lui. Après un moment de silence...

  • Jane... Est-ce que tu m'aime vraiment où tu sors avec moi, juste... pour t'amuser?
  • Afff... C'est incroyable... On donne à un mec ce qu'il veut et paf, il se met à se poser des questions! Sors avec elle si tu le veux.
  • Et? Tu imagines les choses comment? Et pour la St-Valentin, on fait comment? On fête ça tous les 3? Enfin, comment tu envisages les choses? Je préfère savoir ce que vous avez prévu!

Bon, là il était un peu fâché. Je ne pensais pas que ça le gênerait autant ou il faisait du cinoche? Ou peut-être qu'il préférait juste s'amuser avec elle de temps en temps, mais il ne voulait pas s'engager? C'est bien un mec ça tiens! J'étais un peu secouée de savoir qu'il en avait parlé avec Caroline, je ne comprenais pas pourquoi il ne m'en avait rien dit. Pascal se doutait que c'était pour cette raison qu'elle était venue m'en parler parce qu'il n'en était pas question. Il ne voulait pas sortir avec elle. Ils en avaient parlé à plusieurs reprises et moi j'avais été tenue à l'écart.

La petite vache! Je lui avais dit que je voulais réfléchir, je n'avais jamais dis que j'étais d'accord! Ça m'a fâchée de savoir qu'ils discutaient de ce genre de truc derrière mon dos. Un truc qui engage notre avenir ensemble et il ne m'en parle pas.

  • Écoute, je lui avais dis qu'il n'en était pas question, alors, c'était inutile de t'en parler.
  • Pfff... ben tiens! Et si tu lui avais dit oui, vous m'auriez mis devant le fait accompli?
  • Tsss, apparemment ça ne te pose aucun problème, j'ai raison?
  • T'as raison, aucun.

Là, j'étais fâchée, mais j'ai continué sur ma lancée, impossible de me retenir...

  • Non, tant qu'elle arrête de te tourner autour quant c'est pas son jour, ça ne me gênera pas.
  • Hun! Alors, t'es d'accord? Ben ça alors!

Pascal me regardait bizarrement. Ça avait l'air de fumer dans sa tête. Je crois qu'il ne comprenait rien. bon, j'avoue, moi non plus. Je ne sais pas pourquoi je ne lui disais pas tout simplement que je ne le voulais pas.

  • Ok. C'est d'accord.
  • D'accord? Alors tu...
  • Ouais... Mais, je veux lui en parler, comme si ça venait de moi, je pense que ça lui fera plaisir.

Ha! Je sais pas, mais quelque part, j'avais espéré qu'il refuse tout court. J'étais sure qu'il refuserait en fait... Je me suis trompée. Du coup, j'avais l'estomac dans les pompes! J'étais hyper en colère. Donc, il le voulait, il y avait pensé, mais n'avait pas osé l'envisager... Ha! Okay, d'accord... Peut-être parce qu'il ne me disait pas clairement qu'il ne voulait pas, grrr, ouais, j'étais verte. J'aurai dû savoir qu'il était, lui aussi, plutôt en colère; la couleur de ses yeux avait changé. Pour ça, on se ressemble trop, quant on est super fâché, on a l'air calme. J'avais de la peine à déglutir, mais j'ai réussi à garder le sourire. J'étais un peu déçue je crois! Mon mal de tête a recommencé.

Pour couronner le tout, Pascal m'a donné son feu vert concernant Thomas. Je comprenais mieux pourquoi ces derniers temps, il avait voulu savoir ce que je pensais de Thomas, si je sortirais avec Thomas si je n'étais pas avec lui, etc. Il a eu de la peine à trouver ses mots, il tremblait même. Il savait que Thomas avait fini par m'avouer qu'il avait envi de plus et il n'avait pas arrêté de le travailler au corps. Même si c'était égoïste de sa part, parce qu'il choisissait mon partenaire à ma place, Pascal préférait que ce soit Thomas et personne d'autre. Il pouvait lui faire confiance parce que c'était son meilleur ami et qu'il ne chercherait pas à lui piquer sa copine. Il eu du mal à m'avouer que l'idée d'accepter que son meilleur ami touche à sa copine le faisait frémir et qu'égoïstement, il aurait préféré être le seul à avoir le droit de s'amuser. Il avait du mal à accepter que certains de ses copains veuillent se taper sa copine. Il avait espéré qu'avec le temps, tout le monde oublie, mais Thomas ne l'avait pas lâché, ni Paul d'ailleurs. Pascal se doutait que j'avais toujours eu un petit faible pour Thomas, mais il avait peur que je tombe amoureuse de lui.

  • Je comprends mieux ce que tu devais ressentir... Je comprends pourquoi tu voulais être là... L'idée que tu puisse être plus tendre avec lui ou lui dire que tu l'aimes... Ca me rend fou! Jane... Je ne supporte pas l'idée que quelqu'un d'autre te touche, que tu puisses avoir envie d'un autre, que tu aies envie de l'embrasser... rhhhrh...

Il cherchait à être rassuré, il aurait voulu que je lui dise que je ne le ferais pas, que je ne voulais que lui... J'aurai pu le rassuré, mais je ne l'ai pas fait, j'étais bien trop furax... C'était bien lui qui avait passé ses nuits avec Caro au chalet parce que je n'étais pas là, c'était encore lui qui voulait aller demander à Caroline, en bonne et due forme, de sortir avec lui, sans penser à ce que je pouvais ressentir, et il y avait sûrement des tas de choses que je ne savais pas... Non, j'étais trop furax pour le rassurer, au contraire, je voulais le faire payer la douleur que je ressentais, lui donner le plaisir de ressentir la même ou au moins, un peu... Je serais contente de le voir morfler.

On se demande parfois où et quant les choses ont commencés à aller tellement mal... Je crois que c'était probablement ce moment là...

Voilà. Je venais de me foutre dedans, mais c'est sa faute, il m'a prise par surprise. Pascal me regardait les yeux plissés, je n'arrivais pas vraiment à deviner ce qu'il pouvait penser. Mais je crois que ça lui convenait. Super décevant. L'idée aussi qu'il était près à me partager avec Thomas me rendait aussi furieuse.

J'ai gardé la tête froide et le sourire et je l'ai laissé redescendre rejoindre les autres. Une fois seule, j'ai eu de la peine à ne pas envoyer valdinguer tout ce qui se trouvait à ma portée, mais quant je suis descendue, j'avais retrouvée mon calme. Il n'y avait rien qu'une bonne douche ne pouvait pas arranger.

Bah. Ma tête me faisait vraiment mal, j'aurai bien été me coucher, mais comme il m'avait demandé devant les autres de discuter, je ne voulais pas disparaître tout à coup, sinon il y aura encore des spéculations fantaisistes. Avec mon sourire d'occas, j'ai fait des efforts pour ne rien montrer pendant toute la soirée. Crevant. J'étais mal, mais pas seulement à cause de ma crève.

Tout le reste de la soirée, Pascal avait été plus distant, détaché. Il ne m'avait pas collée à lui comme d'habitude. Il évitait aussi soigneusement Caro, ce qui la faisait dépérir de ne pas pouvoir le coller comme d'hab. Pourtant, il avait l'air tout à fait normal. Hahhh! Qu'est-ce qu'on fabrique? Mais bon, comme il avait tout de suite été d'accord, c'est qu'il voulait sortir avec elle aussi, qu'il y avait pensé. Mais quand même, qu'il soit si... distant, ça, ça me traumatisait.

Je n'avais pas aimé le voir prendre Caro par la main pour filer, dès que j'ai salué tout le monde pour monter me coucher. Il devait sûrement être en train de lui faire une déclaration, rhahhh, ça me rendait vraiment malade. Je connaissais Pascal et pourtant, je n'avais même pas réalisé qu'il était furieux et plutôt fâché contre moi! J'aurai pourtant dû reconnaître cette petite flamme dans ses yeux, mais j'avais pris ça pour de la satisfaction! Et il était vraiment furax.

Mais bon... quant on est furax, on explose, on ne reste pas tout calme et posé, non? Sa faute.

1/2h après, Pascal est venu se coucher et m'a prise dans ses bras comme si de rien n'était. Ça aussi, ça avait le don de m'exaspérer. Mais, je n'ai rien dit, j'ai fait le poing dans la poche... 5mn. J'avais l'impression que la situation m'échappait. Je crois que je commençais à avoir un peu peur.

J'ai fini par lui demandé ce qui se passait avec Caroline. Honteuse de devoir montrer mes faiblesses. Pascal l'avait confrontée avec son mensonge et lui a dit que je n'avais pas donné mon accord et qu'il n'aimait pas qu'elle essaie de le manipuler. Il lui a dit que c'était à lui de décider, qu'il lui dirait quant il aurait pris une décision, qu'il ne voulait pas qu'elle essaie encore une fois de lui forcer la main.

Grrr... En tous cas, c'était pas très dur de lui forcer la main... Mince, j'étais vraiment furax pour penser comme ça et tout tourner à l'envers!

* * * * * *
------ Feu vert pour Thomas! Feu vert pour Caro! - 10.fév.10.mer - (041) -----

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040 - Thomas propose, Caroline s'incruste

Publié le par JaneDo

Mardi.... 09 février 2010

Mardi, j'allais nettement mieux, mais je ne voulais pas trop forcé. Ils sont tous partis faire du ski ou du snowboard. J'étais contente de rester toute seule et de me reposer. J'aime bien être seule et faire comme je veux.

Ils ont mangés quelque part sur les pistes et ne sont rentrés qu'après la fermeture des pistes. Pascal m'a appelé pour savoir si j'avais envie de me joindre à eux pour manger, mais je n'avais pas envie de sortir. J'avais peur de présumer de mes forces et d'avoir une attaque de fièvre ou de me sentir fébrile à nouveau. Donc, il est resté manger avec eux. De toute manière, moi je n'avais l'estomac que pour une soupe.

Mais, j'étais un peu déçue. C'était normal que je lui dise de rester et manger avec les autres, il savait bien que je ne lui aurais pas demandé de rentrer. Du coup, je n'avais même pas envie de manger. Ils ne sont rentrés qu'après 19h. Mentalement, je faisais la tête même si je gardais le sourire pour la galerie. Ce n'était pas très logique, mais j'avais l'impression d'avoir été abandonnée toute la journée.

J'ai surpris une conversation entre Pascal et Caroline; elle voulait savoir s'il m'avait dit qu'ils avaient couchés ensemble le week-end où je n'étais pas venu au chalet. Elle estimait que j'avais le droit de le savoir. Ben tiens! Je doute qu'elle le pensait vraiment.

  • Elle s'en doute. C'est mieux qu'elle l'apprenne par l'un de nous que par quelqu'un d'autre.
  • Par qui? Non. Elle n'a pas à le savoir, je ne veux pas qu'elle le sache. C'est clair. C'était une connerie. Je t'interdis de lui en parler, même d'y faire allusion.
  • Tu exagères, je ne crois pas que Jane se fâcherait. Je crois que ça ne la gêne pas tant que ça. Je crois qu'elle préférerais le savoir. Par contre, lui mentir, le lui cacher... ça...
  • Back off Caro. Reste en dehors de ça. Il y a des choses que Jane préfère ne pas savoir. Jane est spéciale, tu ne sais rien d'elle, alors ne fais pas comme si, ok.

Pascal n'avait pas tord; il y avait des choses que je préférais ne pas savoir, et ça c'en était une.

  • Je suis sure qu'elle préfère qu'on soit honnête avec elle.
  • Arrête ça. Je ne veux pas que tu te mêle dans ma relation avec Jane. Je suis sérieux Caro; pas touche.

C'est fou, mais Pascal finalement était un très bon comédien. Quant il est sorti de là, je ne remarquais rien sur son visage ou son attitude. Ça, ça m'a un peu perturbée; je ne savais pas si bien "le lire" comme je l'avais pensé. Dès que j'en ai eu l'occasion, je lui ai posé la question et il m'a dit que non. Il a voulu savoir pourquoi je lui posais tout à coup la question? Je lui ai dit que c'était sans raison, juste par curiosité, j'avais toujours voulu savoir. Pour le faire payer, je lui ai dis que j'étais contente qu'il ne m'ait pas trahie, ça m'aurait vraiment fait beaucoup de peine. Là, je pense qu'il a dû se sentir mal.

Il se sentais tellement mal, qu'il a essayé tout le reste de la soirée de se rattraper en étant encore plus tendre, collant et plus qu'adorable. Hum, ce qui fait que je ne lui en voulais même pas. J'suis vraiment super lâche! On a passé une soirée absolument adorable. J'étais sa petite princesse adorée.

La moitié de l'équipe avait pris congé et était remonté au chalet, ce qui fait que c'était presque comme si le week-end recommençait. On est sorti jouer au bowling. Je n'avais pas vraiment envie de jouer. Restée assise à les regarder me convenait très bien. J'aime ça comme ça, c'est ma manière de participer.

Pauvre Caro! Pascal était tellement à mes trousses qu'elle dépérissait dans son coin. Elle a fini par me dire qu'elle avait envie de lui, qu'il n'y avait qu'à moi qu'elle pouvait dire ça et parler aussi franchement. Elle m'a dit qu'elle nous enviait, elle m'enviait d'être avec lui. Caro avait les larmes aux yeux et elle a dû aller se cacher un moment dans les toilettes du bowling.

Je la comprenais si bien. Il était tellement sexy et charmant que c'en était renversant. Même moi, je devais me pincer de temps en temps pour être sûre de ne pas être en train de rêver. Qu'un mec si mignon que Pascal veuille de moi, m'aime comme je suis, me semblait hallucinant. Je crois que c'était pour ça que je l'aimais tant.

Thomas n'avait pas voulu jouer non plus et on c'était retrouvé tous les 2 dans un coin à papoter. Thomas m'a avoué avoir dit à Pascal qu'il espérait être celui que je choisirais si jamais Pascal acceptait de faire comme moi à Nouvel An concernant Caroline. Hum... Gênant. On a tous les 2 virés au rouge. Ils en avaient reparlé, mais il voulait évité d'avoir l'air de lui forcer la main.

Thomas m'a dit que Pascal avait semblé carrément contre et peut-être un peu choqué. Même s'il avait rougi jusqu'aux oreilles, il m'a avoué avoir présenté les choses de manière à ce que Pascal n'ait pas envi que ce soit quelqu'un d'autre. Il voulait juste savoir si je pouvais l'envisager "lui". Ha! Il me prenait un peu par surprise là! Je n'avais pas pensé à lui comme ça.

Je dois être bien aveuglée pour ne pas m'être rendue compte qu'il était toujours autour de moi et qu'il me faisait du charme...

Je dois dire que je comprenais mieux ce que Pascal voulait dire quant il m'a dit qu'il avait commencé à regarder Caro autrement après que je lui ai fait cette proposition et qu'il avait commencé à l'envisager comme une éventuelle partenaire sexuelle. C'était pareil pour moi, je me suis rendue compte que j'observais Thomas et que je le regardais autrement... Glups!

J'étais plus attentive. Je remarquais que Pascal évitait aussi de toujours venir s'interposer quant je me retrouvais seule avec Thomas. Il évitait d'intervenir même s'il ne nous quittait pas des yeux.

Après ce qu'elle m'avait dit, Caro était plus...; à cran, triste, morne? Je sais pas. Elle n'appréciait pas de voir Pascal discuter avec Yumi et essayait de s'incruster dans leurs discussions. Ça énervait Pascal qui l'évitait.

Thomas m'a appris que Yumi était la fille d'amis de la famille et qu'elle était déjà venue au chalet. Maintenant, je réalisais que je l'avais déjà vue au Tiger, je l'avais vue discuter parfois avec Pascal, mais je n'avais pas vraiment fait attention à elle.

On est pas rentré trop tard et on a été se coucher presque aussitôt. Pascal m'avait averti que Caroline avait voulu dormir avec nous et qu'il avait refusé, alors quant elle est venu taper à la porte de notre chambre, c'est lui qui a été répondre et il l'a renvoyée à sa chambre. Elle voulait évidemment me demander à moi, elle savait que je n'aurais pas su dire non.

Après avoir fait l'amour, on a pas réussi à s'endormir. D'imaginer Caroline en train de tourner en rond dans sa chambre, toute seule, ça nous a fait mal au cœur. L'air de rien, on ne pouvait pas penser à autre chose! Pour finir, après en avoir discuté, Pascal l'a appelée sur son natel.

Caro avait pleuré, ça se voyait. Quant Pascal lui a ouvert, elle s'est littéralement jetée dans ses bras. C'est bête à dire, surtout venant de moi, mais j'ai trouvé chou comme Pascal l'a serrée dans ses bras.

Elle allait finir par s'incruster dans notre chambre!!! Le pire de tout, c'est que ça ne me dérangeait pas tant que ça, et c'est ce qui, justement, me dérangeait... Va comprendre! Je crois même que je commençais à prendre l'habitude (!!!) qu'elle soit là!!! Trop bizarre non!

Pascal avait raison... ça allait devenir difficile de se débarrasser d'elle... ce n'était pas aussi simple!

* * * * * *
------  Thomas propose, Caroline s'incruste - 09.fév.10.mar - (040) ------
 

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039 - Toujours malade

Publié le par JaneDo

Lundi..... 08 février 2010

A voir sa tête, Pascal n'avait pas l'air d'avoir quelque chose à se reprocher. Il était comme d'habitude me couvrant de bisous et étant aux petits soins. Carrément adorable quoi! Je crois que je lui faisais confiance. Peut-être que je l'aime trop pour imaginer qu'il puisse être en train de sauter une autre fille alors que j'étais malade comme un chien. Je voulais quand même lui demander, dès qu'on serait seul, s'il avait pensé à la dernière fois qu'on était dans le sauna ensemble et tout... mais je ne l'ai pas fait.

Pascal était content de me voir debout, et était tout câlin, alors je ne me sentais pas inquiète. Il a remercié Thomas pour m'avoir obligée à boire un thé et prendre un truc contre les refroidissements, content de ne pas être le seul méchant à me forcer à prendre mes médics.

Caro est arrivée 1/4h après. Elle par contre, faisait tout pour me mettre dans le doute; regard fuyant, s'asseyant à l'autre bout de la table à bonne distance de Pascal, faisant mine de ne pas oser le regarder et gardait un silence douteux. On est resté encore un autre 1/2h tous réuni à la cuisine à blablater. C'était passé 4h du matin.

Lundi matin, je suis restée au lit comme dimanche. C'était pas le pieds, j'avais la toux maintenant et j'étais hyper naze. Pascal a fait des tonnes d'aller retour, mais il m'a laissé me reposer.

J'ai fait un petit saut au salon dans l'après-midi, mais ils étaient tous sur les pistes. J'ai pu profiter de la tranquillité du chalet, et j'avoue que c'était nikel. J'étais dans ma chambre quant ils sont rentrés.

Le soir, après le dîner, je me suis installée au coin du feu pour lire. Je n'avais pas la frite. Plus tard, ils ont décidés d'aller prendre un verre au pub du coin. Je suis restée au chalet. Je dormais quant ils sont rentrés. Je n'ai même pas été réveillée par leur retour, mais seulement quant Pascal est venu se coucher. S'il avait eu l'intention de faire l'amour, il a dû changer d'avis parce que j'étais brûlante de fièvre.

* * * * * *
------ Toujours malade - 08.fév.10.lun - (039) ------

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