Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

255 - Le temps d'1 w-e, Pascal capitule..

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 12 septembre 2010

Env. 2h du matin... La meilleure surprise a quand même été le coup de fils de Pascal. Enfin meilleure surprise, oui et non, parce que quant un ex téléphone avec de la douleur dans la voix, y a rien de pire pour briser la volonté de l’autre! On dirait que Pascal devinait ce qui se passait dans ma petite tête et réussissait à briser le fragile mûr que je construisais péniblement autour de mon coeur.

Il n’a pas tourné autour du pot, dès qu’il a entendu ma voix, il m’a dit que je ne pouvais pas imaginer à quel point je lui manquais, il redoutait de ne jamais pouvoir tenir le coup. J’entendais du bruit derrière lui, il a avoué être sorti dans l’espoir de m’apercevoir, mais voilà, je n’étais pas là. Le ton et le son de sa voix me donnaient des frissons partout. Bizarrement, malgré qu’il soit entouré de monde, qu’il y ait sa femme à quelques pas, je le sentais seul. Ma résistance à fondu quant il a dit avoir besoin de moi. J’aurai voulu pouvoir courir vers lui et le rassurer, il avait l’air tellement désespéré. C’était rassurant de ne pas être la seule à souffrir...

C’est vrai que je n’aurai pas dû lui répondre, j’aurai dû lui dire de ne plus m’appeler...

Pascal avait voulu planter tout le monde, sa femme y compris et venir me retrouver, mais j’étais presque sûr qu’il le regretterait après, alors je l’ai convaincu de rester où il était, que je n’allais nul part, je serais toujours là. J’étais fière de moi, désespérée aussi, mais j’avais été une grande fille. Je n’ai pas cédé à mon irrésistible envie de le voir.

Env. 4h du matin, Pascal me rappelait encore... Il n’arrivait pas à dormir. Après notre coup de fils, quelques heures plus tôt, Jess et lui étaient rentré. Il tournait en rond, il voulait me voir, il n’arrivait pas à dormir. On a pas fait très long au téléphone cette fois, parce qu’il voulait faire un saut chez moi. Je n’étais pas couchée, je traînais devant la télé. Ses 2 coups de fils m’avaient laissé suspendu et en manque. C’était horrible, mais j’espérais qu’il m’appelle à nouveau. Je n’osais pas l’appeler moi, parce qu’il n’était pas seul. Puis il a sonné à la porte. Je sais qu’en me précipitant vers l’entrée, j’espérais que ce soit Pascal.

Pascal m’a tiré sur le pallier pour me serrer contre lui. Haf, je pouvais rester comme ça jusqu’à perpète. JD n’était pas là, et je voulais qu’il entre, qu’il reste un moment, Pascal ne voulait pas. On savait comment ça allait se terminer, mais son corps et sa façon de se mordre la lèvre me disait le contraire, alors j’ai voulu le tirer à l’intérieur.

  • Pas une bonne idée Babe... Je ne peux pas...

Je savais bien qu’il ne voulait pas, ça me faisait déjà hyper plaisir qu’il soit passé, malgré la présence de Jess, malgré ses résolutions. Je l’ai laissé me serrer encore contre lui. On est resté longtemps comme ça, à s’embrasser, coller l’un à l’autre. Quant il a voulu partir, je me suis accrochée à son t-shirt en lui demandant de rester, et pourtant, je ne voulais pas faire ça, je m’étais jurée de ne pas le faire, mais j’ai manqué de volonté.

Il a voulu résister, a cherché des excuses pour s’en aller, mais en même temps, je sentais qu’il avait envi de rester, Je me suis collée contre lui en lui faisant des bisous dans le cou, afff, le pauvre, je pouvais sentir son coeur battre à la folie comme le mien. Pour finir, Pascal a capitulé...

Jess s’était endormie peu après leur retour à la maison. Pascal n’avait pas sommeil, il était nerveux, je lui manquais, il ne tenait pas en place. Il ne voulait pas m’appeler à cause de Jess, mais après avoir tourné en rond, il n’a pas pu résisté à me rappeler et venir jusque chez moi. Pascal s’est endormi et le matin, il s’est levé en sursaut, parce qu’il devait ramener Jess à l’aéroport. Pascal ne s’attendait pas à sa venue ce week-end, et le jeudi en plus, mais pour éviter que Pascal lui file entre les pattes, elle s’était pointée le jeudi et sans l’avertir. Même s’il était mécontent, il ne lui l’a pas montré, il voulait éviter de l’énerver ou de la perturber.

Et là alors? Ben, il ne tenait plus, malgré toutes ses bonnes résolutions... Et ce n’est pas moi qui me plaindrait...

Jess s’était rendue compte de son absence et avait deviné qu’il s’était précipité chez moi. Elle refusait de partir ce dimanche matin, elle prendrait l’avion du soir. Pascal m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il y avait de petits problèmes à la maison, donc qu’il ne pourrait pas venir. Après avoir conduit Jess à l'aéroport, Pascal pensait revenir pour dormir à la maison. La garce s’en doutait sûrement, et elle faisait tout pour éviter qu’on puisse se voir.

C’était pas grave, j’en ai profité pour dormir. Pendant ce temps, j’imagine que Pascal devait faire face à la fureur de sa femme.

* * * * *
------ Pascal capitule - (255) - Dim.12.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

Publicité

254 - Sminette a raison

Publié le par JaneDo

Samedi..... 11 septembre 2010

Je dois reconnaître que Sminette avait raison, je ne pouvais pas continuer à courir après Pascal comme ça, comme une désespérée, c’est humiliant. Pfff, je devais reprendre ma vie en main, ou du moins en donner l’impression. Je ne pouvais pas nier que j’aimais Pascal plus que tout au monde, mais je devais aussi me rendre à l’évidence; il était bel et bien marié et bientôt... il allait même devenir papa. Il avait l’intention de tout faire pour que Jess soit heureuse pendant sa grossesse, et probablement même après.

Je me préparais à sortir et aller traîner dans les endroits où je pouvais espérer tomber sur Pascal, mais après avoir lu le message de Sminette alors que j’étais sur le point de passer la porte... Je me suis décidée à rester à la maison! Elle avait raison... Ridicule d’aller courir après Pascal dans toute la ville!

Alors, j’ai décidé de mentalement tourner la page. Oh, ça ne voulait pas dire que je ne l’aimais plus, ou que je ne tremblais pas à chaque seconde en pensant à lui. Toutes les fibres de mon corps et de mon coeur me rappelaient à lui, mais je devais, pour mon bien être personnel, mettre un terme à cette folie. Si seulement j’arrivais à arrêter ma tête de penser à lui!

Pendant la journée, ma raison s’était battue contre mon coeur, très dur de ne pas me laisser aller à pleurer sur mon sort, à éviter de laisser les souvenirs de lui me descendre. J’ai été courir, puis, je me suis prélassée dans un long bain, ravie que JD ne soit pas dans mes pattes. De petites bougies tout autour de la baignoire, je me suis reposée et détendue en écoutant de la musique. Je n’ai pas pleuré. Oui, j’ai réussi à ne pas pleurer!

S’il tenait à moi autant que je le pensais, il se débrouillerait pour que je le sache. En attendant, je devais commencer à l’oublier. Ce n’était pas si difficile en fin de compte, il fallait simplement que je laisse sortir la vilaine Jane, l’égoïste, l’égocentique, la froide petite Jane, de son petit tirroir cachée dans un coin de ma tête.

Il fallait vraiment que j’arrête de courir après Pascal comme une dingue, c’était humiliant à la longue. Pourtant, ça n’avait pas l’air de trop le perturber. Il fallait vraiment que j’arrête ça, sinon j’allais finir par tomber dans la longue liste de la bonne copine un peu trop collante, dont on arrive pas à se débarrasser.

Thomas a essayé de me forcer à sortir, mais ça ne me disait rien. L’idée de ne pas apercevoir la silhouette à Pascal me fichait le cafard, et si je le voyais, ma résistance s’effriterait... Tétu, Thomas s’est invité à la maison pour prendre un café, puis, je l’ai gentiment fichu à la porte vers les 2h du matin. Il est vraiment chou, j’aime bien sa compagnie. Je ressentais aussi toujours un certain trouble en sa présence et certains souvenirs me faisait encore rougir. Ce serait tellement plus simple de tomber amoureuse de lui...

J’ai su que Pascal avait pris le temps, malgré la présence que Jess, d’aller à l’hôpital pendant la journée pour voir Caro et qu’elle avait été libérée. Je sais qu’ils ont beaucoup discuté. Il était évident que Pascal se sentait coupable, je me demande ce qu’il allait faire maintenant???

J’ai passé la soirée à penser à Pascal, le sachant avec Jess, n’ayant pas vraiment envie d’être seule, j’avais l'envie d’aller rejoindre Thomas... Mais ç’aurait été probablement une erreur, et je ne voulais pas le faire marcher, ce serait pas cool de ma part. Je m’inquiètais aussi pour Caro, pourtant, j’étais aussi presque certaine que ça n’avait pas été une vraie tentative. Je suis sûre que ce n’avait été que dans le but de capter l’attention de Pascal. Quelle idiote!

Mince, je n’arrivais pas à sortir Pascal de ma tête, je ne pensais qu’à ça. Ca me rendait dingue de ne pas pouvoir passer le week-end dans son sillage. Pascal me manquait quoi que je fasse. En plus, ça me rendait aussi dingue de le savoir avec Jess... Vraiment dingue! J’aurai aimé qu’il m’appelle... mais apparemment, il ne devait pas en avoir envi!

Finalement, j’ai fait quelque chose de surprenant pour moi, j’ai envoyé un petit message à Thomas; Merci, t’as raison, je tourne la page... Pleins de smacks, Love. Jane. Surprenant, parce que quant je prends une décision, je n’en parle jamais à personne, parce que si je m’y tenais pas, au moins j’étais la seule à le savoir.

Comme je m’y attendais, Thomas a appelé pour me proposer de sortir avec lui et ses copains, que si j’avais vraiment décidé de tourner la page, etc, etc.

Rien à faire, Thomas a insisté, mais je ne voulais pas que Pascal ait la moindre idée de ce que je faisais, je ne voulais pas le croiser. Pour finir, j’ai dit à Thomas que je devais voir une copine, il ne m’a pas cru. Vers les minuits, Thomas m’a rappelé, comme il n’avait pas vu Layne traîner dans les parages et qu’Alexia, au bord de la crise de nerfs était à sa recherche, il se demandait s’il n’était pas avec moi? Ohhh? Thomas me faisait déjà une crise de jalousie ou je rêve?

* * * * *
------ Sminette a raison - (254) - Sam.11.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

253 - A l'abri dans ma bulle

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 10 septembre 2010

Je m’étais trompée pour le match de son équipe, c’était demain soir et pas ce soir, alors, j’ai pas perdu de temps, je me suis précipitée chez Pascal, et elle, elle était là! J’aurai dû deviner à la tête que Pascal a fait en ouvrant... Jess trop contente d’elle-même, était heureuse de pouvoir se pavaner devant mon nez. Pascal m’a dit que je tombais hyper mal, Jess a renchéri et m’a demandé de partir. Cette garce a voulu me dire de ne plus débarquer chez “eux” comme ça, etc, mais Pascal lui a demandé de se taire. Sans s’énerver, rien, mais d’après son ton et son regard, Jess a fermé sa bouche. Je me suis rendue compte que Pascal ne lui avait pas dit qu’on avait rompu. Curieux!

Pascal m’a raccompagnée à ma voiture. Je me suis renseignée sur l’état de Caro, et Pascal m’a raconté en gros qu’Alexia l’avait trouvée en rentrant. Il se culpabilisait et pour la 1ère fois, je crois que je me suis rendue compte qu’il n’allait pas bien. Il n’était pas heureux, semblait préoccupé et perdu. Pascal devait se sentir traqué. Ça m’a foutu le moral dans les baskets. Je regrettais de ne jamais savoir comment discuter de ces choses là avec lui, sans avoir l’impression de remuer la vase.

Il était aussi assez nerveux et ne voulait pas trop traîner. D’ailleurs, Jess l’attendait sur le pas de la porte, les yeux visser sur nous.

Depuis l’étage, Thomas nous avait aperçu alors il est descendu nous rejoindre. Pascal devait rentrer, mais j’avais l’impression qu’il ne voulait pas me laisser avec Thomas et aurait préféré me voir partir. J’étais contente de voir Thomas, ça me remontait le moral, alors on a été faire quelques pas au bord du lac. Evidemment, je me suis mise à lui poser des questions, même si je savais que je n’aurais pas dû.

  • Pourquoi tu ne laisse pas tomber? Je veux dire, même toi, tu dois te rendre compte que ça ne vaut plus la peine de continuer? Jane, est-ce que tu l’aime tellement pour endurer autant de souffrances? Pascal est à un croisement de sa vie, il n’a pas tellement de choix. Jane, je le connais assez pour savoir qu’il va faire ce qu’il doit faire, il ne va pas la quitter, même pour toi.

Afff, oui je l’aimais à ce point, et aoutch, je ne voulais pas entendre ça!

  • Ils ont une longue histoire de “je t’aime, moi non plus”, c’est leur façon de fonctionner. Je sais bien que ma soeur est une peste, elle le tourne souvent en bourrique, Pascal essaie parfois de se rebiffer, mais il fini toujours par retourner auprès d’elle.
  • Alors, il avait déjà eu des aventures avant?
  • Non, c’est pas ce que j’ai voulu dire. Non jamais, bizarrement, même si on peut pas en dire autant pour Jess, Pascal a toujours été droit comme un “I”. Je ne sais pas pourquoi tout à coup... enfin, il y a eu toi... Je crois que Pascal n’a pas compris non plus ce qui lui arrivait.
  • Est-ce que tu pense qu’il veut retourner auprès d’elle? Donc, il ne m’aime pas. Tu pense que je ne suis qu’une aventure?
  • J’ai pas dit ça non plus. De toute façon, qui peut savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un???
  • Est-ce que tu en as parlé avec lui?

Thomas m’a lancé un regard bizarre, comme pris en faute. Il devait se demander aussi s’il avait le droit de me parler de ses discussions avec Pascal à mon sujet.

  • Thomas, je suis concernée aussi...
  • Jane, c’est ma sœur, et lui mon meilleur ami... Ne me demande pas...
  • Est-ce qu’il tient à moi? Ou est-ce qu’il t’as dit qu’il voulait se débarrasser de moi? Ou retourner avec Jess? Dis moi, ça m’aiderait...
  • Jane, ne me met pas dans cette position... J’ai pas le droit... Je ne peux pas trahir les confidences de l’un ou l’autre, tu peux comprendre ça, non?
  • Thomaaaas...?

Thomas a eu un gros soupir. Je ne voulais pas lui laisser le temps de trop réfléchir, sinon il ne parlera pas, alors je tirais sur sa manche.

  • Ses sentiments pour toi le perturbent pas mal... Hahhh, Jane, je suis sûr que je n’ai pas le droit de te parler de ça.

Thomas a ensuite changé de sujet. Il m’a proposé d’aller prendre un verre ailleurs, de parler d’autre chose. Il se proposait de me changer les idées. N’ayant rien d’autre à faire, j’ai accepté.

En revenant vers la maison, j’ai aperçu Pascal debout sur la terrasse en train de fumer, il nous observait. Jess après nous avoir fait signe, a passé ses bras autour de lui en un geste possessif. Elle voulait que je sache qu’il était à elle, toutes les traces de sa victoire transparaissait dans son sourire. Ils sont rentré avant qu’on arrive devant la maison. J’ai attendu Thomas debout en pleine lumière, je voulais que Pascal me voit.

C’était jeudi, alors qu’est-ce qu’elle foutait là, elle? Elle ne devait pas être en Angleterre, en train de roucouler avec Ethan?

On a pas été rejoindre les potes, mais plutôt prendre un verre en tête à tête. Chaque fois que j’ai cherché à revenir sur le sujet de Pascal, Thomas secouait la tête et changeait de sujet. Il ne voulait plus en parler. Grrr. On a parlé de tout autre chose. Thomas se demandait s’il devait organiser un truc pour le départ de Pascal, si ce ne serait pas une bonne idée d’aller tous au chalet le week-end prochain, etc.

Quant Thomas a parlé d’organiser une soirée pour le départ de Pascal, ça m’a quelque peu tordu le moral et rappelé l’imminence de son départ pour l’Allemagne. J’ai fait l’effort de ne pas montrer mon sentiment de désespoir, et j’ai souri, rigolé. Mais j’étais triste!

Le vendredi, je ne suis pas sortie. Jess était là, donc Pascal serait avec elle. Je préférais faire la morte. J’avais commencé une toile en me levant, et c’est ce que j’aime dans la peinture, ça me transporte ailleurs. Dans ma bulle, j’étais en paix, détendue, dans ma sphère, et l’air de rien, je ne pensais à rien, ni personne. J’avais bouclé mon natel, donc personne ne pouvait me déranger, ni s’immiscer dans mon monde. JD était parti en suisse allemande pour le week-end, c’était le pieds.

Je n’ai pas entendu les appels de Thomas, ni vu ses messages.  Je ne suis pas sortie, j’ai passé ma journée et ma soirée en training avec mes pinceaux. Est-ce que je devrais me faire une raison comme me le suggérait Thomas?

* * * * *
------ A l'abri dans ma bulle - (253 ) - ven.10.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

251 - Vivre dans l'angoisse

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 8 septembre 2010

Samedi, j’ai appris la tentative de suicide de Caroline par Thomas. Pascal avait essayé de me joindre pendant la journée, j’ai essayé de le rappeler, mais je n’arrivais pas à l’avoir en ligne, j’ai fini par passer par Thomas. Je m’étais promise de ne pas aller vers Pascal, mais je suis faible quant il s’agit de lui. Mon cœur contrôle ma tête et je n’arrive plus à fonctionner raisonnablement.

Je n’ai pas revu Pascal du week-end. Normal, il y avait sa femme Jessica et Caroline... Moi, je dépérissais dans mon coin.

J’avais très peu de nouvelles, quant on se parlait au téléphone, j’évitais le sujet. Je l’ai senti préoccupé et tendu. Embarrassé, à un moment donné, Pascal m’a dit que Jess était là. Il avait très rapidement changé de sujet, mais j’ai compris qu’il voulait éviter que je débarque chez lui, pour me retrouver nez à nez avec Jess. Je me demande ce qu’il ferait si c’était le cas et que je poussais Jess à m’agresser??? Me défendra-t-il? Prendra-t-il le parti de sa femme?

Samedi, en début d’après-midi, j’ai voulu passer à l’hôpital pour voir Caro, mais à part Alexia et Pascal, elle ne voulait voir personne!

C’était dingue ça! Tout le monde se débrouillait mieux que moi pour s’accaparer Pascal, je ne savais pas comment faire pour aussi l’avoir un peu à moi. Je ne pouvais pas jouer le suicide? Ni la grossesse? Alors que pouvais-je faire pour attirer son attention? Pour l’instant, je ne vivais que dans l’angoisse!

Malgré ça, il était tendre et adorable au téléphone. J’avais l’impression de lui manquer mais qu’il se retenait de courir vers moi, et aussi, il était beaucoup trop occupé. Mais était-ce suffisant pour moi? Je pouvais entendre le stress dans sa voix adorée, alors je n’ai pas voulu lui forcer la main en lui cassant les pieds pour le voir.
J’étais en manque, je crois que je suis accroc au sexe avec lui, c’est lamentable, parce que je n’ai jamais été vraiment porté sur la chose!

Même en le notant là, ça me fait rougir, mais je dois reconnaître que dès que je le vois, j’ai envie de me retrouver à l’horizontale, sentir sa peau brûler la mienne, ses mains, j’aime sa manière de me couvrir du regard, son sourire, etc, mouais, je suis accroc! Alors je ne voulais pas penser à son départ, 3 mois sans le toucher, ça me semble irréel. Comment j’allais faire pour me passer de lui?

Mardi soir, j’ai finalement décidé de sortir de ma léthargie, j’ai été au ciné avec Layne. Ensuite, on a été manger un truc.

Layne était persuadé que la supposée tentative de suicide de Caroline n’était que de la fiction. Il était persuadé que Caroline avait manigancé le tout, et avait compté sur la présence d’Alexia. En plus, c’est Alexia qui s’est chargée de prévenir Pascal. Layne était sûr que s’il n’avait pas voulu courir à l’hôpital, elle se serait chargée de le culpabiliser un max.

Vu sa réaction, je lui ai demandé ce qu’il aurait fait, et il a reconnu qu’il aurait aussi agit comme Pascal. On ne sait jamais, du coup que la nana le fait vraiment. Même s'il s’était douté du simulacre, c’était impossible de faire la sourde oreille. Layne s’est un peu moqué de moi en me disant qu’une fois de plus, j’étais reléguée au dernier plan. Sympa! Pendant le film, Layne m’avait pris la main, je n’ai pas trouvé nécessaire de la lui retirer, pourtant, ça me gênait un peu. Il m’a aussi fait quelques bisous dans la nuque, je savais bien qu’il tâtait le terrain. Il a essayé de m’embrasser, mais j’ai mis la main et je lui ai demandé d’arrêter. Il a quand même continué sans trop forcer. Après le resto, j’ai refusé le dernier café chez lui, je savais comment ça se terminerait.

Mercredi soir, Pascal est enfin sorti du bois pour me proposer un petite balade au bord du lac. Il avait juste envi de me voir un moment sans plus. On s’est balader en silence, main dans la main. On est resté peut-être 1h ensemble, ensuite il est rentré sagement chez lui.

Il ne m’avait pas embrassée, ni fait de gestes qui auraient pu être mal interprété, juste la balade main dans la main. Ça, il n’en avait pas vraiment le droit, mais c’était agréable, j’adore qu’il me tienne par la main. Par moment, il me serrait doucement les doigts. Ces petits jeux de mains avaient la douceur d'un câlin. Je n’ai pas tenté quoi que ce soit non plus, je voulais qu’il puisse me proposer des rencontres comme ça à l'avenir sans se sentir en danger.

Pascal a voulu savoir ce que je faisais les prochains jours, je ne le savais pas moi-même. J’ai osé lui demander si Jess comptait encore une fois venir pour le week-end, et il m’a dit que non. Il lui avait demandé d’arrêter ça, parce qu’ils auront tout le temps du monde en Allemagne, alors il voulait qu’elle le laisse respirer le week-end.

Pascal m’a demandé de ne pas me gêner de l’appeler, ça m'a fait plaisir. Il m'a fait remarquer que je ne l’appelais plus depuis quelques temps, que c’était toujours lui qui appelait. C'était gênant pour lui, étant donné qu’il m’avait bien fait comprendre qu’on ne devait plus se voir.

Ce qui m’a rappelé que je devais éviter à tous prix, de tomber dans la fosse des bonnes copines!! Je n’avais pas l’ambition de jouer d’autre rôle que celle de l’amante, même si ça voulait dire qu’il pourrait essayer de m’éviter s’il ressentait l’envi de me sauter dessus.

On s’est quitté sans prévoir de se voir prochainement. Je ne savais pas ce qu’il faisait demain soir, ni vendredi, ni samedi, ni... Hehhhh, gros soupir! Demain soir, jeudi, je savais que son ex-équipe avait un match, d’après ce que j’avais compris, Pascal allait les voir jouer, mais qu’il n’avait pas prévu de sortir avec eux après. Donc, je pouvais toujours débarquer chez lui!?!

* * * * *
------ Vivre dans l'angoisse - (251 ) - mer.08.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

Publicité

246 - Caro a fait une tentative de suicide

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 03 septembre 2010

Curieusement la nuit a été plutôt mouvementée... Pascal est venu sonné 1h après qu’on se soit quitté; on avait pas fini notre discussion. Il ne voulait pas qu’on se sépare comme ça. Hmm, comme si ça changeait quelque chose d’ajouter 1 mot ou 2!!

JD avait son petit sourire d’avorton, ça m’énervait. Que Pascal se permette de passer sachant qu’il y avait du monde à la maison m’énervait aussi. Je n’étais pas très juste de penser comme ça. Je me permettais aussi parfois de me pointer chez lui à l’improviste, et même, de le lorgner chez lui sans qu'il le sache. Pfff. On a dû sortir pour discuter.

Pascal m’a reproché de péter facilement un câble dès qu’il essaie de me parler de ce qui le travaillait, ça rendait toute discussion impossible. Et pourtant, je continuais à vouloir qu’il me parle. Le pire était, qu’il n’avait pas tord, alors pour une fois, et peut-être parce que j’étais trop énervée pour parler,
j’ai gardé ma grande bouche fermée.

Il a continué avec les reproches... A peine qu’il ouvrait la bouche que j’avais déjà monter les choses en épingles, sans vraiment écouter, puis je m’enfermais, ne disais plus rien ou je prenais la fuite, comme je l’avais fait ce soir. Glups, c’est vrai que c’était assez moi ça! Parce que pendant qu’il me parlait, je me demandais si je n’avais pas été en larmes, ni pleuré, en rentrant, est-ce que ce n’était pas parce que quelque part, je me doutais qu’il viendrait à la maison?

Alors, il a voulu que je sache que s’il avait gardé ses distances, c’était simplement parce qu’il savait qu’il ne pourrait pas me voir et faire comme de rien,
il aurait été obligé de me dire pour Jess et qu’il redoutait ma réaction. Il savait que ce serait en quelque sorte me jeter à la figure sa relation avec sa femme. Il ne voulait pas que je me mette à lui poser des questions là-dessus, il ne voulait pas en parler, c’était déjà assez embarrassant. Que même s’il le devrait, parce que c’était la bonne chose à faire, contrairement à ce que j’avais l’air d’imaginer, il n’avait pas envi de rompre. Il avait beau tourner les choses dans tous les sens, il ne voyait pas comment faire autrement.

Sur ce, il m’a plantée là. J’avoue que je n’ai rien dit, je suis restée
muette comme une carpe!

Hum... Pascal me rendait dingue! Je voulais ne pas lui courir après. C’était préférable que je m’abstienne de le voir pendant quelques jours. Je regrettais d’avoir accepté de le voir aussi facilement ce soir! Rhhh et me voilà encore en train de chercher des excuses pour aller chez lui!!! Non, non et non, je ne devais pas, 1h du matin passé, non, demain il travaillait... Mais rien à faire, j’avais envie de ses bras, de lui, de sa chaleur. Impossible de me retenir de faire cette bêtise... Donc, pour me pardonner à moi-même cette bêtise, je me suis promise de ne pas le voir le soir, même si c’était vendredi, je ne sortirais pas.

A voir sa tête quant il m’a ouvert, je ne pense pas qu’il dormait. Il a eu un petit sourire en secouant la tête, qui m’a fait complètement craquer. Grrrr, j’suis vraiment trop faible. Pas besoin de s'étaller, je crois qu’il savait très bien pourquoi j’étais venue jusque chez lui, et je voyais bien aussi dans son regard, qu’il cherchait comment me dire de partir... Alors, j’ai pris les devants. Encore une petite douche froide... :(

Alors que je tournais les talons, il m’a attrapé par la main pour
me tirer à lui et me serrer dans ses bras. J’avoue que je n’avais plus envie de partir, mais comme je savais qu’il préférerait que je ne sois pas venue, après ce petit câlin, je suis quand même partie. C'était mieux que d'attendre qu'il me le demande.

Mais, je me suis arrêtée en route en me targuant d’idiote. Pourquoi je n’avais pas eu l’idée de lui dire tout simplement que je ne voulais pas parler? C’était une sorte d’accord entre nous, qu’on soit fâché, ou même qu’on ait décidé de ne pas se voir. Alors, j’ai fait demi tour et je lui ai
balancé la phrase que j’avais répété. Les jambes tremblotantes, je me sentais hyper ridicule, surtout après les scènes que je lui ai fait un peu plus tôt!!!

Pascal ne m’a pas laissé terminé ma phrase pour me prendre dans ses bras. Malgré son regard triste, je crois qu’il était soulagé et heureux de me voir, comme s’il m’avait espéré et attendu. Son impatience faisait battre mon coeur et j’ai fondu sous ses baisers comme une glace au soleil. Mes mains ne pouvaient s’empêcher de caresser ce corps tout en muscles qui me rendait dingue. Chaque millimètre de moi lui appartenait.

Après, Pascal ne voulait pas me laisser partir, mais vers les 3h du matin, un coup de fils à propos de Caro et il a filé comme une flèche. Juste le temps de baragouiner quelque chose à propos de Caroline, hôpital. Ca m’a un peu agacée. Qu’elle soit à l’hôpital et alors? Pourquoi est-ce qu’il avait besoin d’y aller, en plus à des heures pareilles? Pfff. Je n’étais pas fâchée, juste un peu déçue de n’avoir pas pu dormir avec lui à cause de Caro.

Pendant la journée, plus calme après avoir passé quelques heures dans les bras de l’homme que j’aime, j’ai réussi à trouver la force de m’occuper.

L’après-midi, j’ai fait une longue balade avec Balthazar, le chien d’un copain et en fin de journée, j’ai été prendre un verre avec une copine. Le soir, après m’être assurée de ne pas avoir JD dans les pattes, j’ai été louer un DVD et me suis préparée à passer une petite soirée tranquille devant un bon film. Comme je me l’étais promise,
je ne sortais pas et ne ferais rien pour voir Pascal ce soir.

J'avais de quoi avoir honte de moi... Je ne pouvais pas m'empêcher de courir vers lui, à le laisser partir... Je savais bien que je devais me détacher de lui, parce que sinon, c'était comme aller au cassee pipe. J'allais finir en lambeaux et ce sera tout de ma faute; c'est moi qui vais le chercher et dans 30 jours, il ne me restera que mes yeux pour pleurer, il sera parti loin de moi et sera bien au chaud dans les bras de sa femme Rhhh! Si seulement ma tête pouvait se remettre à fonctionner!!!

J’avais mis mon natel sur silencieux et l’ai abandonné dans ma chambre. Je ne voulais pas qu’un appel puisse perturber ma soirée... Ce qui fait que je n’ai pas su que Pascal avait dû m'abandonner, le soir d’avant, parce que
Caroline avait fait une idiote tentative de suicide...

* * * * *
------ Caro a fait une tentative de suicide - (246) - ven.03.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

245 - Dans le ventre de la mère...

Publié le par JaneDo

Dans le ventre de la mère...
Jeu.02.sept.2010 -- (245/10)

Je savais que la plupart de nos potes se retrouveraient au Tiger pour prendre un verre. Je ne voulais pas y aller,  j'avais un peu peur que les copains insistent pour me faire rester, mais Caro avait tellement insisté. Déjà que je n’étais pas d’humeur à faire la fête, en fait, je voulais éviter de croiser Pascal. Il n’avait pas l’air d’avoir envi de me voir, alors pas question de lui forcer la main.

Bon, ce qui m’a fait encore moins plaisir, ce sont les petites plaisanteries des copains, et j’ai fini par apprendre que Pascal était sorti de son côté prendre un verre avec sa grande copine du moment; Marilou, le chacal. C’était une chance que Caro soit là, parce qu’elle au moins, elle posait toutes les questions que je n’aurais jamais osé poser.

Ensuite, Caro a voulu qu’on aille faire les pieds de grue, cachées dans le jardin chez Pascal. Niet. Pas envie. En fait, je crois que je n’avais pas envie de le voir. Intérieurement, je me battais contre une furieuse envie de faire la fête. Heu, quant je dis faire la fête, je veux dire sortir pour faire la folle, comme une célibataire... Et je n’avais pas envie de penser à Pascal, ni l’envie de le voir, ça ne ferait que foutre en l’air mon humeur. Mais, c’était peut-être un peu trop tôt pour que je me lâche.

Caro évidemment, quant elle ne déprimait pas au coin de la table, elle était pendue au téléphone à envoyer des messages, à Pascal sans aucun doute, ou à essayer de l’appeler.

J’ai eu une bonne surprise; Pascal a voulu savoir si j’étais avec elle et lui a demandé de me passer son téléphone. Pascal voulait me voir. Ça m’a fait drôlement plaisir, et je me suis félicitée de n’avoir pas tenté de l’appeler tous ces jours. Mais j’étais triste aussi, parce que, depuis qu’on était rentré de vacances, ça n’avait été que de mal en pire! Alors enfin, j’étais contente de pouvoir le voir. Layne s’est un peu moqué de moi, parce que, comme une idiote, je courais dès que Pascal me sonnait.

En cette horrible soirée, les mots prononcés par Pascal résonnaient encore à mes oreilles. Je le revoyais debout, face au lac, les mains dans les poches, son expression, et aussi, le sentiment qu’il préférait éviter de me regarder. Pascal avait proposé qu’on aille faire quelques pas au bord du lac, je pense qu’il préférait aussi éviter qu’on se retrouve dans l’intimité de son appart et que je tente de lui sauter dessus?

  • Tu savais que, déjà dans le ventre de sa mère, un enfant ressent sa frustration, tension, sa nervosité ou ses peines... Il paraît que d’une certaine manière, ça conditionne son développement, sa confiance en lui, son caractère... Je ne voudrais pas avoir à expliquer un jour à mon gamin que, pendant qu’il poussait dans le ventre de sa mère, je courais après une autre femme qui comptait plus pour moi que sa mère, ou que son bien-être m’importait peu...

Aoutch! Ça voulait tout dire. Qu’il se taise, qu’il la ferme, je ne veux pas entendre la suite... Pascal essayait de rompre. Il n’avait pas besoin d’en dire plus, je ne suis pas idiote, j’avais compris!

Pascal s’est ensuite lancé dans une longue série de justifications pour m’expliquer qu’il allait tout faire pour que la grossesse de sa femme se passe bien (...et il utilisait le terme “ma femme”, pas Jess...).!!! Qu’on ne pouvait plus continuer à se voir, etc... Avec ses mots, il me poignardait en plein cœur. Et dire que je m’étais réjouie de le voir? Si j’avais su que c’était pour entendre ça!!

Au détour de la discussion, j’ai appris que sa grande copine Marilou, l’avait poussé à me parler, à mettre les choses au clair avec moi... Owhhh! Folle de rage? C’est un léger euphémisme!!! Mon sourcil gauche est parti aux fraises! Non mais attend, c’est cette pouffe qui doit lui dire de me parler pour qu’il le fasse? Et donc, elle savait qu’il avait l’intention de me planter? Hooooh! La moutarde m’est monté direct au cerveau.

  • Tu veux dire qu’au lieu de me parler à moi, tu parle de nos histoires à cette chèvre? Tssssh... C’est une blague! Ben, écoute, on va faire très court; Retourne parler avec cette pétasse et laisse moi en dehors de vos histoires. Je n’apprécie pas, mais pas du tout que tu as l’idiotie de parler de nous avec cette chèvre, qui n’a jamais été même polie avec moi, et pendant ce temps. tu me laisse moi, ta soit-disant copine, hein? C’est juste non, j’suis la 1ère concernée? Et c’est moi que tu laisse dans le noir!?!
  • C’est pas comme ça...
  • Ha non? Tu as pris le temps nécessaire pour que Caro sache où elle en était? Tu papote avec l’autre pouffe et moi? Heum... Je suis où dans tout ça? J’suis qui? En tous cas ce qui est clair, c’est que d’après ce que je vois, je ne mérite même pas...
  • C’est pas ça. C’est juste...
  • Arrête... Je veux pas le savoir. Là, franchement? Tu...

Je voulais lui dire qu’il m’avait blessé... Mais à quoi ça aurait servi? Il le savait sans doute, et l’avait sûrement fait exprès. C’était bon, je ne voulais plus parler. C'était quand même chiant de se prendre la tête. Merde, il m'avait tellement manqué, il avait l'air si seul planté là, avec ses mains enfoncés dans ses poches... Il restait maintenant moins d'un mois avant son départ, et on arrive encore à se prendre la tête? Non mais, c'était vraiment lamentable. Mais je n'arrivais pas à calmer l'orage qui grondait dans ma tête!!!

  • Tu, rien. Laisse tomber. Bonne soirée, je rentre... Oh et si jamais tu avais quelque chose à me dire... Je pense que tu ira le dire à Marilou? Hein? Ou attend... Caro? Pourquoi pas? Ou Jess pendant qu’on y ait!? Vraiment, t’es trop nul.
  • Attend....

Je me suis arrêtée, mais je suis restée le dos tourné, je n’avais plus envie de le voir. Je lui ai demandé s'il avait oublié encore quelques poignards aiguisés à me lancer ou quoi!!! C'était pas la peine, j'avais ma dose!!

  • Ça me fiche mal à la tête de te regarder. Je n’ai plus envie ni de t’entendre, ni de te voir, je crois qu’on a meilleur temps d’en rester là pour ce soir, alors fiche moi la paix, fous le camp.
  • Je comprends... J’ose te demander une faveur?
  • Non. (...mais évidemment, j’étais curieuse...) C’est quoi?
  • Est-ce que je peux juste... te serrer...

Pfff, ben quoi encore?

  • Va faire ton câlin à Marilou, ou Caro, ou Jess, ou je ne sais qui... Puis t’aura qu’à me le dire, ce sera pareil. Bonne nuit.

Je l’ai planté là et je suis rentrée. Pour une fois, je n’ai pas pleuré une fois dans ma voiture, ni sur le chemin, ni même à la maison, je devais être trop enragée. Mince, est-ce que c’était ce qu’il cherchait? Est-ce que je marchais dans son jeu? Oh, et puis je m’en fou.

A la maison, après avoir enfilé un vieux training, je me suis installée pour me larver devant la télé. Je ne voulais pas penser à ma discussion avec Pascal, je ne voulais pas penser à lui non plus.

* * * * *
------ Dans le ventre de sa mère - (245) - jeu.02.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

244 - Je lui colle aux pattes

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 01 septembre 2010

Mercredi soir, Thomas recevait quelques copains à la maison. Un truc entre mecs. J’ai deviné que ce devait être Pascal qui cuisinait, parce que Thomas était loin d’être un chef dans la cuisine. Contrairement à mes habitudes, je lui ai demandé s’il voulait que je vienne, ignorant le fait qu’il m’avait déjà précisé qu’ils étaient qu’entre mecs.

Thomas a surement deviné que j’avais envie de voir Pascal, sinon, jamais je ne me serais pratiquement  invitée comme ça. Il n’a pas su résisté ou pas osé me dire non. J’ai essayé de demander à Vania de m’accompagner, mais elle avait déjà un truc. J’ai donc dû y aller toute seule
, mais on a rien sans rien... J’étais la seule fille!

Je suis arrivée dans les premiers, en training, décontrac. Ça me gênait moins que d’arriver après tout le monde. Je voulais donner un coup de main à Pascal dans la cuisine et essayer d'en profiter pour lui parler. Ça n’a pas été possible, Le moment privilégié, sympa que j’imaginais n’est jamais arrivé.

Je suis encore plus déprimée que les jours précédents....

Sans avoir besoin de le dire clairement ou ouvertement, je crois qu’il était évident, pour Pascal, comme pour moi, qu’on avait rompu, que notre lien était dissout... On était plus ensemble. Je pouvais le lire dans ses yeux, dans sa manière d’être avec moi. C’était pénible. Le temps de la soirée, j’ai fait l’effort de jouer à la copine sympa, mais le cœur n’y était pas, c’était vraiment très dur, dur aussi de garder le sourire.

Pascal a juste mangé avec nous, après il est parti, il n’est même pas resté pour le café. Il n’a fait aucune tentative pour me parler plus que de nécessaire. Rien. Mon cœur s’est brisé en morceau tout au long de la soirée. En fait, heureusement qu’il y avait Layne et Thomas. Je crois qu’ils devinaient que ça n’allait pas.

Pendant tout le trajet du retour, j’ai pleuré comme une madeleine. J’ai même dû m’arrêter en chemin parce que, je n’arrivais même plus à voir la route. J’avais tellement mal au cœur que j’avais envie d’appeler Pascal, mais je n’arrivais pas à aller jusqu’à composer son numéro.

De quoi j’aurai l’air? Après avoir fait la tête, il suffit qu’il se montre distant et je deviens frénétique? Non, je pouvais pas, et c’est bien ce qui me rendait encore plus triste.

Est-ce que c’était possible de se sentir si mal? D’être aussi triste? Est-ce qu’un jour j’oublierai? La peine disparaitra?  Cette douleur s’effacera-t-elle? Cette fois, c’était évident, c’était foutu entre nous... Ça avait été la douche froide ce soir, il avait vraiment été distant.

Jess avait finalement réussi.... Elle avait gagné!

* * * * *
------ Je lui colle aux pattes - (244) - mer.01.sep.10 ------

Partager cet article
Repost0

243 - Et il a du temps pour Marilou?

Publié le par JaneDo

Mardi..... 31 août 2010

Mardi... Chiotte, j’étais pratiquement au bord du suicide. J’ai réussi à noyer mon anxiété dans la peinture un petit moment, mais trop souvent des flashs du visage de Pascal venait perturber mon moral, ou sa manière de me serrer désespérément dans ses bras, comme s’il risquait de me perdre s’il me lâchait. J’avais mal jusqu’à l’os tellement il me manquait.

Le soir,
la présence de JD m'irritait carrément. Il était vraiment tout le temps dans mes pattes. Pire, il essayait de me faire rire pour me remonter le moral et ça m’énervait encore plus. Le pauvre, c’était même pas de sa faute. JD me trouvait silencieuse, et renfermée. Il me trouvait complexe, que ça faisait un gros contraste avec la fille en boîte, celle qui papote et rigole bien volontiers, et celle de la maison, qui ne pipe pas le mot de la journée. Je ne suis pas fana des moulins à paroles, et je suis toujours sortie avec des mecs calme et indépendant. Je préfère.

Du coup, ça m’a fait penser à Pascal. En fait, tout me ramenait à
Pascal, tout me faisait penser à lui. J’étais au bout du rouleau. Il ne m’a pas donné de nouvelles aujourd’hui non plus, alors en fin de journée, avant qu’il quitte le bureau, j’ai tenté un petit appel. j'espérais qu’il me propose de passer, ou d’aller prendre un verre.

J’avais décidé de m’asseoir sur ma fierté, après tout, je ne voulais pas passer tout le mois de septembre, alors qu’il était encore là, à lui faire la gueule. Pourtant, après ce qu’il avait fait, il aurait été normal qu’il passe chaque seconde à essayer de faire amende honorable. Au lieu de ça, il me laissant
encore une fois sans nouvelles. Mais bon, les hommes ne sont pas très malins, faire des conneries, ça ils sont forts, mais se racheter après, pas terrible. Heureusement pour moi, il n’était pas disponible! Je n'allais pas le rappeler, c’était trop dur pour moi de faire le 1er pas.

Caroline, qui sait toujours tout, a su que Pascal allait s’entraîner avec son ex équipe de basket, donc, elle avait été à l’entraînement. La pauvre, après elle avait le moral dans les tongues.

Il paraît que Pascal ne lui a même pas dit 2 mots, à part les salutations habituelles. Elle s’était faite déposée, espérant rentrer avec lui et avoir l’occasion de lui parler, mais pas de chance, il n’avait pas pris sa voiture. Pascal devait bosser avec Marilou, qui pour l’occas, était venu le chercher après l’entraînement. Donc, Caro avait dû rentrer avec Thomas. J’étais morte de rage que cette garce soit venu le chercher...

* * * * *
------  Il a le temps de voir Marilou, grrr? - (243) - mar.31.août.10  ------

Partager cet article
Repost0

Publicité

242 - Silence Radio

Publié le par JaneDo

Lundi..... 30 août 2010

Complètement à la masse, à la tombée de la nuit, je me suis laissée convaincre par Caro d’aller jusqu’au chalet pour aller reluquer Pascal. En rentrant me changer, j’avais aussi changer d’avis, mais Caro à réussi à m’entraîner.

Caroline ne savait pas que Jess était enceinte, apparemment Pascal ne lui avait rien dit. Heureusement que je conduisais, parce qu’elle a passé pratiquement tout le trajet en larmes à me bombarder de questions. Comment? Pourquoi? Pourquoi ne lui avait-il rien dit?

Pascal, Jess et ses parents étaient tous les 4 au chalet. Ils n’avaient pas l’air de se faire chier. Ils avaient l’air de fêter l’annonce de la grossesse de Jess. Une jolie petite famille tout à la joie de se retrouver. L’empêche, j’étais hyper angoissée de les voir, si j’avais pu être invisible, je crois que je serais restée là à les regarder jusqu’au lever du jour, ou même fait une petite incursion dans la maison. Pascal n’avait pas l’air très malheureux, en tous cas, pas autant que je l’avais imaginé. Il suivait, à mon avis, un peu trop Jess du regard, ça me rendait presque jalouse. Enfin, presque, non, complètement; on aurait dit que Pascal la redécouvrait.

Je pense que Caro devait éprouver la même chose que moi... Tout en est-il qu’elle a suggéré qu’on l’appelle pour voir ce qu’il ferait...

C’était affreux, parce que ça donnait l’impression de jouer avec lui... J’étais embêtée aussi, parce que je ne voulais pas lui parler, pas encore, mais l’envie de savoir s’il planterait sa famille là pour courir me rejoindre m’a donné envie de le faire. Comme c’était son idée, Caro l’a appelé en 1er, si elle ne réussissait pas, j’attaquerais à mon tour. Avec son père présent, je doutais fort qu’on réussisse à le faire quitter le chalet!!!

Dès que Caro a entendu sa voix, elle a fondu en larmes. Pascal lui a expliqué qu’il était avec sa famille, sans préciser qu’il était au chalet, et qu’il ne pouvait pas s’éclipser quoi qu’il fasse. Caro n’a pas réussi, ça n’a pas marcher. Elle avait beau le supplier, il disait ne pas pouvoir s’absenter.

Quant ce fût à mon tour, j’ai essayé de trouver toutes les excuses du monde pour éviter d'avoir à l’appeler. Glups, je ne savais pas quoi lui dire, Pascal serait surpris que je lui parle tout à coup, encore plus que je veuille le voir!!! Ça me faisait rougir de m’être laissé entraîner aussi loin! Pascal a répondu presque aussitôt, et je me suis sentie fondre sur place. Pourtant, Pascal m’a répété les mêmes choses qu’à Caro; il ne pouvait pas, c’était impossible, il était avec sa famille.

Puis, tout à coup, Pascal a changé d’avis et il m’a dit qu’il serait là dans la 1/2h... Huh?!

On devait filer illico presto, sinon, il allait encore nous tomber dessus sur la route? Incapable de bouger, je restais plantée avec mon téléphone encore à l’oreille, après qu’on ait raccroché. Perdue dans mes pensées, je n’avais pas remarqué la mine boudeuse et déçue de Caro. Non, non et non, je ne pouvais pas accepter de le voir... Pascal aura l’impression que je n’étais plus dégoûtée, que ma peine s’était évaporée, que je ne lui en voulais plus de m’avoir menti et trahie? Non, je ne pouvais pas. Rien à faire.

Pendant ce temps, un mini drame se déroulait dans le chalet. Ils avaient dû entendre que Pascal rentrait. On ne pouvait pas entendre ce qu’ils se disaient, mais son père le retenait par le bras. On ne voyait pas Jess, il y avait juste Pascal et ses parents. Ils gesticulaient tous les 2 et son père paraissait en colère. Puis Jess est descendue avec son sac à main sur l’épaule. Ça a eu pour effet de les calmer. Pascal a eu un mouvement de la tête, comme pour dire non. Je pense que Jess avait décidé de l’accompagner et Pascal ne le voulait pas.

J’ai décidé de le rappeler pour lui dire de ne pas bouger, que je ne me sentais pas le droit de le déranger chez ses parents. Mais quant il a voulu répondre, son père lui a arraché le natel des mains pour le balancer à l’autre bout de la pièce. On a pu voir les morceaux gicler en l’air. Glups.

Le 1er moment de surprise passé, Jess lui a tendu son natel à elle, mais Pascal a refusé. Alors. Jess s’est mis a composé un numéro; le mien! Ça n’a sonné qu’un coup, Pascal le lui a pris des mains pour raccrocher. Il m’a alors rappelée depuis le bureau pour savoir pourquoi j’avais essayé de le rappeler.

Là, je n’ai pas voulu lui cacher qu’on était là. De toute façon, je suis sûre que Caro finirait par le lui dire. Je lui ai dit que j’avais vu ce qui c’était passé avec son père et que c’était mieux qu’il reste là où il était. Pascal a voulu qu’on se retrouve dehors, mais j’ai menti en disant que j’étais déjà repartie, que je ne voulais pas que ça lui fasse des histoires.

Sur tout le chemin du retour, Caro a boudé et n’a pas arrêté de se morfondre. Je pense que quelque part, elle en voulait à Pascal d’avoir accepté de venir après mon appel et pas le sien. Je lui ai quand même rappelé que, depuis qu’il nous avait mis à la porte de chez lui, elle l’avait vu en tête à tête, pas moi. Il n’avait répondu à aucun de mes appels. On a failli se disputer toutes les 2.

Lundi, le matin, j’ai été prendre un café chez ma sœur, et l’après-midi, je me suis rongée les ongles en espérant un appel de Pascal. J'étais devenue une de ces idiotes qui passe leur temps à lorgner le téléphone! Lamentable! La journée, niet, rien, pas de nouvelles de Pascal.

Après avoir passé le dimanche à m’appeler x-milles fois, et le soir, la dispute au chalet avec son père, silence radio complet. Aghrrr, dans ma tête tournoyait des images de lui et Jess, heureux d’être ensemble, en train de faire des plans pour l’avenir, ce qui devait être vraiment le cas d’ailleurs. Ça me rendait dingue.

* * * * *
------ Silence Radio - (242) - lun.30.août.10 ------

Partager cet article
Repost0

241 - Accrochée à une photo

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 29 août 2010 - (241)

Un dimanche triste et sinistre. 10’000 fois, j’ai eu envie d’appeler Pascal, et 10’000 fois, je me suis faite violence pour ne pas le faire. Il n’y avait rien à faire, il me manquait trop fort. Des visions du petit couple heureux me causaient des coups de chaleur. Est-ce que je lui manquais, au moins un peu?

A la maison, je devais donner le change, JD traînait sa carcasse sur mon canapé, donc me laisser aller à montrer ma déprime et avoir une mine boudeuse, n’était pas une option. Je ne pouvais pas faire un pas sans marcher sur JD. JD sortait de la salle de bains quant je voulais y entrer, traînait devant la télé, envahissait la cuisine quant je voulais me tirer un café, bref, trop de JD partout.

Après avoir avalé une rivière de café, je me suis cloîtrée dans ma chambre pour regarder la télé.

Pour me consoler et me raccrocher à quelque chose, je n’avais qu’une petite photo que Vania avait fait de nous, avec son portable, à la sortie d’un de ses matchs. Bafff, j'avais au moins ça. Merci à Vania, même si la photo est loin d'être exceptionnelle. J'étais quand même jalouse de la photo de Caro et Pascal, je l'avais réduite en morceau, il n'y en a qu'une copie dans mon journal..
J’avais beau tout retourner dans tous les sens, je n’avais pas tellement le choix, il me fallait m’éloigner de Pascal. Pourtant, je me cherchais toutes les excuses du monde pour ne pas le faire.

L’après-midi, Caroline, aussi déprimée que moi, m’a proposé de passer chez elle. J’ai accepté avec plaisir et j’ai filé comme si j’avais le feu aux fesses. Tout était bon pour ne pas avoir à supporter JD toute la sainte journée.

Arf, je pensais que Caro et moi serions seules, mais Layne et Alexia étaient là. Heureusement, Alexia ne passait que pour ramasser quelques affaires, donc je n’ai pas eu à garder un sourire forcé trop longtemps. Ensuite, on a pu se laisser aller à pleurer sur notre sort, à discuter de long en large à propos de Pascal.

Je n’aurai peut-être pas dû discuter de ça avec Caro, mais je n’avais personne d’autre avec qui en parler! Je me suis abstenue de lui parler de la grossesse de Jess! Il est certain que je me sentais moins menacée par Caroline que par Jess.

Apparemment, Caroline en savait toujours plus que moi sur les faits et gestes de Pascal... Elle savait par exemple que Pascal était au chalet avec sa femme et ses parents. Je n’ai pas voulu lui demander comment elle l’a su, ç’aurait été bien trop voyant que j’étais dans l’ignorance totale. Elle savait aussi qu’il avait congé lundi, et qu’il resterait au chalet avec sa femme. Arrrgh, ça m’a déprimé.

Pascal a passé la journée à essayer de me joindre, mais je n’ai pas répondu. J’avais peur de me laisser aller à demander à le voir...

* * * * *
------ Accrocher à une photo - (240) - dim.29.août.10 ------

Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité