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296 - Nouvelle Page!?

Publié le par JaneDo

Samedi... 23 oct 2010.....

J’avais décidé de sortir de ma boîte aujourd’hui, malheureusement, j’avais bien peur de n’avoir pas vraiment utiliser ces 3 jours comme je le devais. Ce n’était pas comme ça que je procédais d’habitude. Comme je n’avais pas vraiment fait mon deuil sur ma liaison avec Pascal, j’avais peur de parfois retomber dans une sorte de mélancolie. Normalment, après 3 jours, je clôturais le passé et je repartais sur de nouvelles bases. Hélas, cette fois, il y avait eu le départ de Caro, Thomas... Bref...

Thomas avait voulu qu’on mange ensemble à midi et qu’on fasse les magasins l’après-midi, mais j’étais crevée et je n’avais pas envie de traîner mes guêtres en ville. Il ne faisait pas très beau et il faisait froid.

Le soir, Thomas avait organisé une petite sauterie chez lui comme d’habitude, je voulais me reposer et me préparer tranquillement. Je voulais aussi lui parler, mettre les choses au clair... glups! Je n’étais pas sûre d’être prête à ça, mais je voulais éviter de perdre le contrôle, ou qu’on me force la main dans une direction que je n’avais pas choisi. Pourtant... Dur de me décider à lui parler, j’adorais tellement être avec lui, je me sens si bien prêt de lui, bien dans ma peau... Et heureuse!

22h, en ne me voyant pas arriver, Thomas a commencé à s’inquiéter, il se demandait si j’allais lui faire faux bond. J’ai dû le rassurer. Je me suis pointée chez lui vers les 23h, la moitié des copains étaient déjà parti, on devait se retrouver au bar et Thomas a tenu à m’attendre.

Etrangement, je me sentais toujours avec Pascal, dans mon coeur, j'étais toujours sa petite amie et je pense que je devrais lui parler ou le voir encore une fois avant de me sentir libre de commencer quelque chose avec quelqu’un d’autre, et ça, je devais le dire à Thomas. Enfin disons que j’espérais avoir le courage de le lui dire...

Thomas se comportait comme si on était ensemble. En arrivant au bar, Thomas m’a pris par la main, geste naturel et je dois dire que c’était difficile de ne pas apprécier.

  • Thomas...
  • Yes Babe?

Babe??? Pascal m’appelait aussi comme ça, avec la même intonation... Il a passé son bras autour de mes épaules et m’a fait un petit bisou sur la tempe. Mince, je ne pouvais pas lui parler maintenant! En plus, je sentais que mon courage diminuait de secondes en secondes!!!

Thomas me couvrait de petits bisous par-ci, par là, me prenait par la taille, passait son bras autour de moi, bref, c’était difficile d’imaginer qu’on n'était pas ensemble. Il était vraiment adorable...

On est sorti en boîte, dansé, rigolé, fait la fête jusqu’au matin... J’ai un peu abusé de la vodka et je crois que je lui ai dit que je l’aimais au moins une bonne vingtaine de fois... Glups! Pour la 1ère fois depuis qu’on est ensemble, je lui ai sauté dessus. Je crois que je n’avais jamais été aussi tendre et je ne l’avais jamais autant embrassé que ce soir. Malgré mon état, je pouvais voir à son sourire qu’il était heureux. Et j’aime le voir heureux.

C’était agréable d’oublier pour un soir, ça me donnait même l’impression d’avoir tourné la page...

* * * * *

------ Nouvelle Page?! - (296) - sam.23.oct.10 ------

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295 - 3è jour au fond du gouffre

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 22 oct 2010

2 jours qu’on ne s’était pas vu, Thomas tournait chèvre! Il passait son temps à essayer de me proposer des trucs en espérant que je sortirais de mon trou. Il avait dû oublier que les débuts de semaines, je les passais de mon côté, mais bon, je lui avais sans doute donné de mauvaises habitudes depuis mon retour d’Allemagne. Je me suis un peu trop reposée sur ses épaules et sur sa compréhension.

De plus, je suis en pleine période de reconstruction perso, et j’ai besoin de ces 3 jours à moi, mais je n’ai pas su lui dire non pour ce soir. Normalement, je ne devrais pas sortir, je devais encore m’accorder ce jour de larmes, d’ailleurs ça avait plutôt bien commencer, mais avec l’espoir que Pascal rentrerait peut-être, ben, j’ai dit: on verra... au lieu d’un non. Je suis bête, si je ne fais pas ce voyage au fond de mon chagrin, je risque de craquer plus tard.

Et puis... j’avais les yeux comme des boules de billards rouges... Je ne pouvais pas sortir comme ça... alors j’ai essayé de ne pas trop pleurer... au cas où!

Je suis vraiment tarte, hhhhheh, j’suis nulle... Comme je ne pouvais pas demander à Thomas, osais pas m’adresser à Paul, et que Pascal ne répondait pas à Caro, alors j'ai demandé directement à Pascal par sms... Ben, il ne venait pas ce week-end.

D’un côté; snif, de l’autre; chouette... Après mes 3 jours de détresses, j’aurai tout le temps du monde pour me remettre en selle... Alors je devrais être contente, pourtant ça n’a fait qu’alimenter ma tristesse et j’ai pleuré sans retenue à me remémorer des souvenirs de lui. Après tout, maintenant que je savais qu’il ne rentrait pas, ça n'avait plus d'importance que mes yeux ressemblent à des yeux de vampires!

Caro m’a ensuite appris que Pascal avait finalement répondu à 1 de ses messages en lui disant qu’il ne venait pas en Suisse ce week-end, mais aussi qu’il voulait qu’elle prenne le temps de bien réfléchir, qu’elle ne devrait pas aller en Allemagne pour lui, ils ne se verront pas. Puis elle m’a avoué qu’il le lui avait déjà dit 1 ou 2 fois, mais elle partait quand même.

Caro partait donc demain dans la matinée, et elle avait déjà commencé avec son harcèlement... Elle a averti Pascal qu’elle arrivait dans l’après-midi, qu’elle ne connaissait pas le coin s’il pouvait la conduire à son studio, qu’elle se sentait perdue, qu’il pouvait bien faire l’effort pour son arrivée, etc... Pascal avait fini par lui répondre qu’il n’osait pas faire ça, qu’effectivement ce ne serait pas cool qu’il n’aille pas l'accueillir, mais si sa femme apprenait sa présence, elle risquait de mal le prendre et il ne voulait pas d’histoires. Pascal ne savait pas s’il pourrait aller la chercher! Bref, son manège semblait commencer à prendre!!!

Comme c’était sa dernière soirée, j’ai décidé de passer la soirée avec Caro. J’ai pensé qu’Alexia serait sûrement dans les parages, étant donné que c’était la dernière soirée de sa meilleure amie, et qui dit Alexia, dit Layne! J’ai passé plus de 2h avec des lavettes froides sur les paupières, rien à faire, j’avais même l’impression que le résultat était encore pire!!!

Layne s’est gentiment moqué de ma mine de basset... mouais, il savait pourquoi j’avais une tête pareille!

On a passé une soirée sympa, vu la présence des 2 autres, ni Caro, ni moi n’avons pleuré. De toute façon, elle était excitée comme une puce à l’idée d’aller à Munich, même impatiente. Layne m’a demandé si ça ne me faisait rien, j’ai dit que non, que c’était over, mais... bien sûr que ça me faisait chier. Je l’enviais à mort ouais!

Thomas a vu ma voiture chez Caro et il est venu sonner et se joindre à nous. Hum, il n’a rien dit, mais il a vu que j’avais les yeux enflés, il a tout de suite su que je n’étais pas enrhumée comme je le lui avais dit! Il avait un match, alors il n’est pas resté longtemps. Thomas m’a demandé si j’allais voir le match, mais évidemment que non, avec la tête que j’avais, sûrement pas! Je me suis sentie obligée d’accepter d’aller dormir chez lui, mais je lui ai dis oui pour pas lui faire de peine, je savais que je n’irai pas!

Après le départ de Thomas, Layne et Alexia, Caro m’a fait un truc à grignoter et on a papoter tranquillement, sans pleurer. Vers les 23h, je suis rentrée. Je ne voulais pas que Thomas me trouve là après son match, et je ne voulais pas sortir. C’était un peu triste de se dire “au revoir, bizarre même, parce que ça me faisait de la peine de la voir partir.

Pauvre Thomas... Je suis un monstre!!! Vers les minuit, il est venu sonner chez moi, même si JD n’était pas là, je n’ai pas voulu répondre. Arfff.

Demain, je sors de ma boîte... alors je me rachèterai... L’empêche que Thomas me manquait. Ça m’a fait drôle qu’il me cherche partout comme ça, et son petit passage chez Caro m’a fait plaisir. De voir sa frimousse avait réveillé mon envie de le voir, il réussissait à faire battre mon pauvre cœur, que je croyais mort, incapable de frémir à nouveau... J'avais hâte de retrouver la douce sécurité de ses bras et la chaleur de ses baisers... J'espère que je n'avais pas causer trop de dégâts avec mes états d'âmes!

* * * * *

------ 3è jour au fond du gouffre - (295) - ven.22.oct.10 ------

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294 - 2è jour de larmes

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 21 octobre 2010

Le lendemain, jeudi, c’est moi qui ait appelé Caroline pour la voir. A part hanté tous les coins de mon appart le coeur brisé, je n’ai rien fait de la journée. Je n’avais pas très faim non plus. Par contre, j’ai beaucoup dormi pour rattraper mon manque de sommeil de la nuit. Bien sûr, hors de question de sortir avec mes yeux gonflés et rouge comme des boules de billards. Caro n’avait pas envie de sortir non plus, donc on s’est retrouvé chez elle. On pouvait se soutenir moralement ou se lamenter à mort.

D’ailleurs on a fait que ça toute la soirée... C’est vrai que ça me faisait un bien fou d’avoir quelqu’un à qui parler de Pascal. Quelqu’un qui ne regarderait pas en l’air ennuyé à l’énoncé de son nom.

Vania ne voulait plus m’entendre prononcer son nom, elle trouvait que ce n’était pas constructif de ruminer sans arrêt sur le passé. Elle pensait que c’était ça être une bonne amie, mai elle avait tout faux, une amie doit avoir la patience d’écouter son amie lui rabâcher les oreilles, moi je l’accepte bien quant elle me parle de sa copine on and on! D’ailleurs, elle s’en ai rendu compte et a appelé pour s’excuser et me dire que je pouvais lui casser les oreilles avec Pascal si je le voulais. Mais, c’était trop tard, puis j’avais la chance d’avoir Caro.

Thomas est passé chez moi et a constaté mon absence, ça l’a rendu fou. Il s’est mis à me chercher, à m’appeler pour savoir où j’étais, quant j’ai enfin répondu au téléphone, il m’a proposé de passer dormir chez lui. Il se foutait pas mal que je sois malade et que je risquais de le contaminer, alors je lui ai dit que j’étais chez une copine, et j’ai menti en prétendant qu’elle était malade aussi. Je voulais qu’il arrête de s’inquiéter ou de s’imaginer que je n’avais pas envie de le voir. J’avais juste besoin d’espace.

J’avais besoin de ces 3 jours pour descendre au fond du gouffre, pleurer de tout mon soûl, décortiqué mes sentiments... C’était ma manière à moi de faire le deuil...

Chez Caro, on s’est fait livrer des pizzas, et on a refait le monde. On a ri, mais aussi beaucoup pleurniché. J’étais quand même curieuse de savoir ce que Caroline ferait si Pascal refusait de la voir. J’ai appris pleins de choses sur sa relation avec Pascal, je savais déjà la plupart des trucs mais ce que je ne savais pas m’ont fait mal.

Par contre, j’ai été contente et assez fière de lui dans un sens. Quant on s’était séparé alors que je sortais avec Layne, Pascal lui avait toujours dit qu’il espérait qu’on se remettrait ensemble parce qu’il était toujours amoureux de moi. Ca, ça m’a vraiment fait plaisir et rendu hyper fière de lui. Pascal lui aurait dit à plusieurs reprises qu’il l’aimait bien, mais qu’il n’était pas amoureux d’elle. Je crois que ça, je l’avais déjà entendu. Mais elle s’en fichait, elle pensait qu’il se rendrait compte à la longue qu’il tenait vraiment à elle.

Finalement, Caro a osé me poser des questions sur mes relations avec Thomas et là, j’en ai profité pour lui demander de me jurer qu’elle n’en parlerait pas à Pascal, je tenais à le faire moi-même. Puis, je lui ai dit que je ne sortais pas avec Thomas, mais qu’on était proche. Ca m’arrivait de dormir chez lui sans plus, que Thomas connaissait mes sentiments pour Pascal et savait bien que je ne l’avais pas oublié.

Caro m’a fait remarqué que c’était pareil pour elle quant j’étais avec Layne et qu’elle a commencé à sortir avec Pascal, et c’est pour ça qu’elle pense qu’il l’aime plus qu’il ne l’imagine. On s’attache, et ce que je ressentais pour Thomas était comparable à ce que Pascal devait ressentir pour elle. Elle était persuadée que je commençais à ressentir plus que de l’amitié pour Thomas. Hum, sa remarque m’a piquée au vif, elle avait raison, mais je ne voulais pas l’avouer.

Je suis rentrée vers les 2h du matin. Thomas était déjà rentré de son côté et me suppliait de passer chez lui, mais je préférais pas.

* * * * *

------ 2ème jour de larmes - (294) - jeu.21.oct.10 ------

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293 - Parle moi de lui

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 20 oct 2010

Et j’ai pleuré encore et encore, toute la soirée, je n’ai pu trouver le sommeil que par intermittence. Entre 2, c’était les rivières de larmes. Je ressentais un gros vide dans le cœur, une grosse pierre occupait l’espace et pesait lourd, j’avais du mal à respirer.

J’ai dû interrompre ma séance pour répondre à Thomas. Ciel, on ne pense jamais que les larmes puissent être entendu dans la voix, mais c’est le cas, tout comme le sourire. Thomas s’est inquiété, il a pensé que j’avais un rhume, et a voulu venir jouer les infirmiers. Ouais, j’étais bien malade, mon cœur était malade de chagrin.

Pas question de le laisser me voir comme ça, il verrait illico que ce n’était pas un rhume. Je ne me voyais pas lui expliquer que je pleurais encore Pascal, que je me sentais désespérée et qu’il me manquait atrocement.

Je lui ai fait croire que JD s’occupait de moi, mais pour ma séance, j’avais réussi à me débarrasser de JD, mais ça, il n’avait pas à le savoir.

Les seules personnes qui pouvaient me voir comme ça étaient Vania ou Caro. Caroline partait ce week-end en Allemagne, alors quant elle a proposé de passer chez moi, j’ai accepté. J’avais les yeux enflés et le blanc de mes yeux était aussi rouge que l’intérieur d’une pastèque. Faut dire que Caro n’avait pas une mine plus réjouis que la mienne. Entre 2 lamentations, on trouvait encore de quoi rire, c’était ce qui nous faisait encore plus pleurer.

Caro est une fille étonnante par moment, je crois que c’était pour ça que je n’arrivais pas vraiment à la détester, ç’aurait été pourtant facile, elle courait après mon mec!

Caroline ne savait pas très bien quant elle partait, tout dépendait, mais lundi, elle devait être à Munich. Si Pascal venait ce week-end en Suisse, elle pensait essayer de s’incruster dans sa voiture pour le voyage, s’il ne venait pas, alors elle prendrait le train samedi dans la matinée. Alexia l’accompagnait à la gare. Elle m’a demandé de venir, mais j’étais presque sûre d’avoir des yeux comme des boules de Berlin, et je ne voulais pas me retrouver seule avec Alexia après.

On a parlé de Munich, je lui ai dit que je trouvais que Munich ressemblait beaucoup à Lausanne, avec ses vieilles bâtisses, et ses hauts et ses bas. Elle voulait aussi savoir s’il m’avait été facile de voir Pascal ou si elle rencontrerait quelques problèmes avec Jess, et sur ça, je ne pouvais pas l’aider. Et même si j’avais su, je n’aurai pas voulu l’aider et je le lui ai dit en face.

Caro m’a demandé si ça ne me gênait pas qu’elle m’appelle de temps à autre, elle ne savait pas à qui d’autre parler, Alexia ne voulait plus l’entendre lui parler constamment de Pascal. Ça m’arrangeait aussi, si elle réussissait à le voir, je pourrais avoir des nouvelles de Pascal à travers elle. La visite de Caro m’a fait du bien. J’ai moins pleuré et j’ai réussi à dormir un peu...

* * * * *

------ Parle moi de lui... - (293) - mer.20.oct.10 ------

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292 - Photo souvenir... Couper le cordon...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 19 oct 2010

J’ai appelé Pascal! Je ne tenais plus, je n’avais pas pu le faire plus tôt, et depuis le moment où je lui avais dis que je rappellerais, il avait attendu en vain mon appel. Il n’a pas cherché à connaître les raisons qui m’avaient empêché de le rappeler. Heureusement, sinon j’aurai dû mentir! On a parlé presque 1h et ça avait été difficile de raccrocher.

  • Oh Jane, c'est tellement bon de t'entendre, j’ai envie de te voir... J’avoue que c’est dur, mais ça me fait super plaisir que tu appelles...
  • J’ai aussi envie de te voir, c’est dur de t’entendre aussi, mais c’est aussi bon... Parle moi, raconte moi n’importe quoi, lis moi le journal, parle moi de la pluie, du beau temps, je m’en fiche, j’ai juste envie d’entendre ta voix...

J’étais tombée dans le mode débile, impossible de faire une phrase sans y mettre un bataillon de “aussi, pfff. Je pouvais l’entendre sourire à l’autre bout du fils. Arf, j’imaginais sa mimique et j’avais envie d’embrasser sa bouche, sentir sa présence. On a folâtré presque 1h au téléphone, nos silences en disaient aussi long que nos bavardes.

Pascal ne comprenait toujours pas pourquoi j’étais partie comme je l’avais fait. Il a d’ailleurs demandé des explications à Jess et elle lui a menti. Elle a prétendu ne pas savoir que j’étais en Allemagne et elle a joué la victime en lui faisant des reproches. Il paraît qu’elle était plutôt tendue ces derniers temps, et elle a fondu en larmes. Quelle comédienne!!!

  • Jess dit que la seule conversation qu’elle a eu avec toi, c’était au téléphone quant tu as appelé l’autre jour?
  • Ha d’accord! Alors, tu ne me crois pas?
  • Si bien sûr, je sais bien que tu n’aurai rien dit autrement... Jess est un peu tendue ces temps, alors je n’ai pas voulu insister, je ne voulais pas l’énerver ou la faire pleurer.
  • Je comprends.

Tu parles que je comprenais! Pfff, je détestais carrément qu’il me parle d’elle, grrrr.

On a réalisé que ce n’était pas une bonne idée de s’appeler. C’est lui qui en a parlé en 1er. Pascal pensait que cela risquait de perturber sa vie de couple. La grosse vache en cloque avait raison, il ne voulait plus que je l’appelle. Il l’avait demandé gentiment, mais le résultat était le même, il ne fallait pas qu’on s’appelle. Pourtant, il s’est contredit presque aussitôt en disant que quoi qu’il se passe, il pensait tout le temps à moi, que je lui manquais et qu’il ramenait tout à moi. J’en avais autant à son service. D’ailleurs, c’était pour ça qu’il ne rentrait pas les week-ends, Pascal a dit que les 1ers jours avaient été un enfer, maintenant que ça allait mieux, enfin... jusqu’à mon appel. Ça allait encore être dur les prochains jours.

Au moins ça avait le mérite d’être clair, je ne devais pas l’appeler. Aïe, horrible de l'entendre me dire ça!

Pascal ne comptait pas rentrer les week-ends, d'ailleurs Jess ne se sentait pas très bien pour faire de longs trajets en voiture. Cela me laissait supposer qu’il ne reviendrait probablement plus après ces 3 mois. Je suis sûre que Jess n'avait pas envie qu'il vienne ici et c'est pour ça qu'elle prétendait ne pas pouvoir voyager. Pascal semblait aux petits soins pour Madame. Pétasse. Apparemment, tout se passait bien avec sa petite femme enceinte, et il ne voulait pas que je vienne perturber tout ça.

Après ce coup de fils, même si j’avais été folle de joie d’entendre sa voix, j'étais lessivée, déprimée à mort. Pendant une 1/2 seconde, j’ai eu l’envie de courir me réfugier dans les bras de Thomas, mais bon, il n’aurait pas compris pourquoi j’étais dans cet état, et j’aurai dû lui expliquer. Je suis donc restée confinée chez moi.

Ce téléphone avec Pascal avait déclenché mon deuil... Les larmes sont venues toutes seules, je savais que c’était parti pour 3 jours... Il ne me restait que quelques photos, pas terribles, pas très nettes, transférées d'un natel à l'autre... Mince, c'est tout ce qui me restait de lui...

* * * * *

------ Photo souvenir... - (292) - mar.19.oct.10 ------
 

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291 - Il me fait craquer...

Publié le par JaneDo

Lundi.... 18 octobre 2010

Sur le chemin du retour du chalet, Thomas n’a pas dit un mot concernant ce qui s’était passé à propos du coup de fils de Pascal, j’aurai voulu pourtant. Cela m’aurait permis d’amorcer la discussion sur le sujet délicat de nos relations. Je voulais prendre du recul, je trouvais qu’on avait été un peu trop vite, et je n’étais pas à l’aise sous le regard des autres.

Ma discussion avec Paul m’avait quelque peu perturbée, notamment une phrase qu’il m’avait dit; On a l’impression que tu passe d’un lit à l’autre... et aussi; ce qui dérange, c’est le fait que ce soit si vite et que ce soit les meilleurs amis du monde....

Thomas avait posé ma main sur ses genoux et jouait avec mes doigts. Il papotait gaiement les yeux rivés sur la route, et il souriait aussi, il était adorable.

  • Les copains ont proposés qu’on aille manger ensemble et prendre un verre, mais je préférais qu’on passe une soirée tranquille à la maison, j’espère que tu ne m’en veux pas?

J’ai souri. J’aimais bien qu’on décide à ma place, alors ça me convenait parfaitement, de plus, ça m’évitait d’avoir à supporter le regard des autres. J’ai aussi pensé que je n’aurai pas l’occasion de rappeler Pascal avec tout ça! Bah, je pouvais toujours essayé pendant que je promenais la chienne... Quoique, non, Jess serait sûrement avec lui... Chiotte.

L’idée d’une soirée tranquille pour Thomas, c’était de faire l’amour toute la nuit... J'suis naze. Peut-être que c’était une manière pour lui de marquer son territoire?

Afff, ça y est, je recommence à chercher un sens à tout et n’importe quoi. J’arrête!

Ce que j'aime chez lui, comme j'aimais chez Pascal, c'est qu'il n'est pas trop poilu. Je déteste les poilus, iark, ça me rebute, me dégoûte. J'aime les hommes qui ont juste un peu de poils, juste ce qu'il faut sur le torse, et pas trop ailleurs non plus. Les bras et les jambes trop polus me rebutent aussi, et je ne parle même pas des poils jusqu'au cou et dans le dos, ieeeerk, je peux pas.

J’ai passé une soirée délicieuse avec Thomas, il est de loin beaucoup plus bavard que Pascal, mais ça ne me dérange pas, je n’ai pas besoin d’en faire autant. Il me donnait l’envie de l’écouter et me faisait beaucoup rire. Je ne sais pas pourquoi, mais ce soir, j’avais envie d’être tout le temps collée à lui, de lui faire des petits bisous tout le temps, surtout quant il parlait la bouche pleine. Hihihi, trop chouky. Ciel, je me rendais compte que j'étais heureuse!

Lundi matin, après notre 1er café de la matinée, Thomas a filé au boulot avec le sourire aux anges, heureux, et moi j'ai filé encore avaler quelques cafés avec ma frangine. J’ai averti Thomas qu’on jouait aux cartes chez moi, pas de dîner en famille, cause Dîner presque parfait de mes neveux, et ensuite, je pensais dormir chez moi. J’avais l’impression d’avoir déserté mon appart depuis des lustres.

Bizarrement, après le départ des joueurs, Thomas m’a manqué... Il me manquait... Glups, c’était étrange!

Thomas me faisait craquer par ses petites attentions, par sa constance, sa gentillesse, ses messages, ses appels... Chaque fois que j’entendais sa voix au bout du fils, ça me donnait envie de le voir. Et pourtant, j’avais l’habitude de ses messages et de ses coups de fils quant j’étais avec Pascal, je ne comprenais pas pourquoi ça avait pris une autre dimension!!!

  • Je peux venir dormir chez toi?
  • Quelle question! Tu ne voulais pas avant, qu’est-ce qui a changé?
  • J’ai envie de toi...
  • Oh! heu... Je serais à la maison dans moins de 10mn... Je suis déjà parti... Jane, je t’aime.

Thomas traînait dehors, il était sorti manger avec des copains. J’aurai dû le deviner sachant qu’il ne supportait pas la solitude. Je lui ai dit qu’il m’avait manqué. Je n’aurais jamais imaginé qu’un petit truc pareil pouvait lui faire tellement plaisir...

Je crois que je sous-estimais ses sentiments pour moi, d’ailleurs Thomas ne manque jamais une occasion de me le dire encore et encore, et j’avoue que ça me fait craquer!

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------ Il me fait craquer - (291) - lun.18.oct.10 ------

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290 - Je n'arrive pas à l'oublier

Publié le par JaneDo

Dimanche... 17 oct 2010

Je n’ai pas osé dire à Thomas que je préférais dormir dans une autre chambre. Puis, j’suis nulle parce que je l’adore et je ne voulais pas agir comme une tarte, ni lui faire du mal, j’étais juste perturbée par mon appel à Pascal. Savoir que je lui manquais m’avait fait du bien, mais me faisait me sentir mal à l’aise. Je l’avais presque rayé de ma vie et voilà que le fait de savoir qu’il pensait à moi me perturbait. Je me sentais perdue, mais je n’avais pas le droit de le montrer.

  • Tu ne va pas bien, hein? Pascal n’aurait pas dû t’appeler, ça ne fait que te perturber... Je me demande s'il se rend compte qu'il te fait du mal.

Aïe, ce n’était pas lui qui m’avait appelé... mais je n'ai rien dit. Je ne voulais pas le perturber. Enfin, c'est l'excuse que je me suis donnée!

Thomas était tout tendre, me faisant des bisous sur la tempe. Il tenait mon visage entre ses mains, mais ses mains sont descendus, encore et encore... C’était bizarre, parce que je l’aimais et j’aimais faire l’amour avec lui, mais je me serais bien abstenu ce soir parce que je pensais à Pascal. Là toute de suite, j'avais peur que l'image de Pascal vienne se substituer à celui de Thomas.

Puis zut, même si j’aimais Pascal de toute mon âme, j’avais envie de Thomas...

Pascal ne sera jamais à moi, jamais on ne pourra être ensemble, je devais vivre ma vie. Je ne pouvais pas continuer à être en stand-by, à l’attendre indéfiniment. Il fallait que je tourne la page. Point. Thomas était adorable, peut-être un peu plus contrôlant, j’avais l’impression qu’il me surveillait tout le temps, mais c’était peut-être aussi pour voler à mon secours s’il avait l’impression que j’allais mal. Il était toujours très attentif. Zut, ça aussi me faisait penser à Pascal.

Peut-être parce que j’avais l’impression de l’avoir fait souffrir, créer des doutes dans son esprit, j’ai été plus tendre, plus câline. Thomas était étendu sur le dos, les yeux fermés, j’ai commencé à lui faire des petits bisous par-ci, par-là, ça le faisait frissonner. Il a souri tout en gardant les yeux fermés, ses fossettes se sont creusés. Je promenais mes doigts sur son visage, dessinant les contours de son sourire, de son menton. Thomas a ouvert les yeux pour m’observer en souriant.

  • Je t’aime tu sais...

Graouh, j’ai toujours eu du mal à répéter comme un péroquet, alors je n’ai rien dit, j’espérais que mon sourire et les étincelles dans mes yeux lui disait que je l’aimais aussi très fort.

  • Et toi? Est-ce que tu m’aime? Un peu au moins? Beaucoup?
  • Je t’aime... Tu ne le vois pas?
  • Ben disons... (Il a froncé les sourcils)... Non rien.

J’étais collée à lui, il était trop chou avec ses cheveux bouclés en bataille qui lui cachaient presque les yeux. Il était vraiment chou. Ses yeux brillaient, il avait l’air détendu et heureux. Les doutes qui l’avaient assaillis semblaient avoir disparus. Thomas n’a pas mentionné l’incident de tout à l’heure, heureusement.

Le lendemain matin, j’ai été réveillée par l’odeur du café et des croissants. Trop mignon. Thomas avait été me préparer un plateau déjeuner et était venu me le porter au lit. Arf, il me gâtait trop, me traitait bien, ça me faisait complètement craquer.

Après avoir déjeuner, on est desdendu se mêler aux autres. Je devais tenir compagnie à Caro puisque j’avais tellement insisté pour qu’elle monte, mais elle n’avait pas l’air d’avoir besoin de moi. On est resté quand même ensemble. Ca ne servait à rien que je lui demande de garder pour elle que je fréquentais Thomas, Pascal le savait sûrement, ou le saurait bientôt. De toute façon, tout le monde semblait au courant.

D’ailleurs, Paul m’a demandé ce que j’allais faire si Pascal était là? Je n’ai pas su quoi dire. Il a voulu savoir ce que je ressentais pour Thomas, et pour Pascal. Il a paru soulagé de savoir que je tenais toujours à Pascal. Ils se parlaient souvent et Pascal lui demandait de mes nouvelles. Il n’a pas osé lui parler de Thomas. Pascal tenait toujours à moi et la transition était difficile pour lui.

Paul était proche des 2, mais un peu plus de Pascal, tandis que Pascal et Thomas sont extrêmement proche, il pensait que je risquais de me retrouver entre les 2 et provoquer des tensions. Toutefois, il était certain que Pascal ne se mettra pas entre nous. Si j’étais sûre de vouloir être avec Thomas, il ne pensait pas que Pascal interfèrerait. Paul m’a dit que Pascal ne voulait pas revenir les week-end à cause de moi, il faisait des efforts pour que ça marche avec Jessica.

Paul pensait que je devais me décider d’être complètement avec Thomas ou pas. Ce n’était pas juste de l’être qu’à moitié. Ce n’était pas juste pour Thomas, ni pour Pascal, et sûrement pas non plus pour moi.

Pendant qu’on discutait, je regardais Thomas et j’avoue que j’avais le coeur qui battait, je l'admirais et je ressentais de l'amour pour lui...

J’étais vraiment à l’aise et bien avec Thomas, je me sentais complète, moi même, et pas la fille complètement désorientée, en attente, en palpitations toujours en manque. Glups, avec Pascal, j'étais toujours en manque comme une droguée qui a besoin de sa dose. Oui, je crois bien que je me sentais comme ça tout le temps avec Pascal.

Ciel, il fallait que j’arrête de tout ramener à lui, mais... je devais, je voulais, j’avais besoin de lui parler encore, juste pour savoir où j’en étais... Comme si je ne le savais pas déjà... De lui avoir parler m’avait complètement déboussolée... Je l’aimais toujours à mort!

* * * * *

------ Je n’arrive pas à l’oublier, je n'arrive pas à oublier Pascal... - (290) - dim.17.oct.10 ------

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289 - Besoin d'entendre Pascal

Publié le par JaneDo

Samedi..... 16 oct 2010

Samedi matin, Thomas était sorti avec les autres mecs, il ne serait pas de retour avant midi. Arf, je pensais à Pascal et j’ai eu envie de l’appeler. J’ai pourtant essayé de ne pas le faire, mais en me disant qu’on avait qu’une vie et que je ne voulais pas passer la mienne à me contraindre à ne pas faire ce que j’avais envie, j’ai plongé sur mon natel et j’ai composé son numéro.

  • Pascal n’est pas là. Il a été au Fitness. Ne rappelle plus Jane, fiche nous la paix. Il ne veut plus t’entendre, tu n’a pas encore compris ou quoi? Est-ce que Thomas sait ce que tu fais là?

Glups, donc elle savait pour Thomas, Pascal devait aussi le savoir.

  • Dis Jane (Jess a ri), dans le bouquin des conneries à ne pas faire, sortir avec le meilleur ami? C’est la 1ère et pire connerie à ne pas faire... Tu ne dis rien? Bon, arrête d’appeler mon mari, il ne veut plus rien avoir à faire avec toi.

Et elle m’a raccroché au nez. J’étais tellement dépitée d’être tombée sur Jess, je m’attendais au pire au répondeur, mais pas que Jess réponde à son téléphone. Je suis restée un petit moment le natel en main, la tête vide. Je ne pouvais pas le rappeler, j'essayerais plus tard parce que j’étais sûre qu’elle effacerait mon appel. Et je voulais que Pascal sache que j’avais appelé, je voulais lui parler. Enfin, plutôt l’entendre, j’avais besoin d’entendre sa voix. J’ai rappelé pour écouter son message sur sa voice mail, encore et encore. Hum, un peu désespéré quand même.

Approx. 1h plus tard, j’ai rappelé... Ahhh, sa voix si douce, légèrement rauque atteignait le cœur de mon cœur. Pendant quelques secondes, on est resté silencieux, comme bloqué.

  • Tu me manques tellement...
  • Rha, tu me manques aussi. J’espérais tellement que tu m’appelles... Ça fait du bien de t’entendre. Je pensais que tu m’avais déjà oublié!
  • Idiot... Je me suis forcée à ne pas t’appeler, rhhhh, mais je ne tenais plus... Je sais que je ne devrais pas. J’avais aussi un peu peur que tu me dises de ne plus t’appeler...
  • Pfff... God, ça me fait plaisir d’entendre ta voix... Je pense à toi souvent, mais aussi à ta fuite sans un mot. Tu ne m’as même pas laisser un mot... un tout petit, j’sais pas; “Je m’en vais”... Je comprends toujours pas?
  • Afff... Jess ne t’as pas dit qu’elle était passée à l’appart?
  • Hein? Non!
  • Ben oui. Elle savait que j’étais là.
  • C’est elle qui t’a demandé de partir ou quoi.
  • Ben oui.
  • D’accord...
  • Puis, quant je t’ai appelé au boulot, la manière que tu as dit que tu devais y aller, j’ai pensé que tu étais fâché!
  • Nooon, j’étais pas fâché, mais ça faisait encore mal... Tu étais si loin, c’était trop dur de te parler.
  • Si je n’étais pas partie là, je ne crois pas que j’aurai eu le courage de le faire, alors... J’ai pensé que Jess avait probablement raison. C’était ce que j’avais de mieux à faire...
  • C’est vrai? Tu serais restée?
  • Ç'aurait été...

Glups, Thomas est arrivé là-dessus et j’ai raccroché. Merde, encore un fois sans lui dire au revoir et en plein milieu d’une phrase!!! Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis sentie coupable. Pascal a essayé de me rappeler, je ne pouvais pas répondre devant Thomas, je voulais sortir de la chambre, mais Thomas m’a pris le natel des mains, il a regardé qui appelait, puis il m’a tendu mon natel sans rien dire. Je me suis sentie comme une gosse prise en flag de mensonges. Je ne savais pas s’il fallait que je lui explique ou pas, aucune idée ce qu’il espérait.

Rhhh, j’avoue que je me sentais légèrement mal...

Juste à ce moment là, Caro a appelé, et là j’ai répondu. Je lui ai demandé si elle avait changé d’avis et si elle venait nous rejoindre au chalet. J'étais contente qu'elle ait appelé, je voulais faire croire à Thomas que j'avais été en ligne avec elle, et non avec Pascal. Thomas faisait semblant de ne pas faire attention, mais je savais qu’il écoutait. Moi qui voulait lui parler et mettre les choses au clair, après avoir vu l’appel de Pascal, ce n’était pas le bon moment. Poisse.

Caro a décidé de venir nous rejoindre parce qu’après tout, c’était le dernier week-end qu’elle passerait avec nous avant longtemps. Le prochain week-end, elle sera en Allemagne. Il fallait vraiment que je parle à Thomas... mais quant? et comment engager la conversation sur le sujet? Puis comment lui parler de ce que je ressentais???

Après avoir essayé de m’appeler encore une fois, Pascal m’a envoyé un message pour me demander ce qui se passait, mais bon, il devait y aller aussi et qu’il essayerait plus tard. Je me demande ce qu’il pouvait bien avoir à faire là-bas? Il avait déjà des trucs à faire? Arffff, ça y était, je commençait à nouveau à me torturer la tête à propos de Pascal, c’est le genre de truc que je ne faisais pas avec Thomas!

Mais bon, au moins, je lui manquais aussi... Hahh, ça m’a fait tellement plaisir de l’entendre. Ciel, le soir je ne pouvais pas sortir avec Thomas, il fallait que je lui parle avant, ça devenait urgent. Quant Pascal rentrerait dans 3 mois, j’allais me retrouver entre 2 feux, ce serait l’horreur! Mais en même temps, ça me faisait de la peine de laisser tomber Thomas comme ça, il se réjouissait sûrement de sortir avec moi?

Le soir, j’ai trouvé la bonne excuse de rester au chalet pour attendre Caro. A l’expression de Thomas, il était déçu. Il m’a rappeler que Caro savait parfaitement où nous trouver et où était la clé, mais je voulais l’attendre. Je voulais surtout m’assurer qu’1 fois en Allemagne, qu'elle ne dirait rien à Pascal, alors je voulais la voir seule à seule.

Ce que je faisais n’était vraiment pas cool, mais je me sentais prise au piège...

Après avoir envoyé un message à Pascal pour lui dire que Caro et les autres ont interrompu notre conversation et que je n’avais presque plus de batterie, que je l’appellerai dimanche soir ou lundi, Pascal m’a coincée en me disant que Thomas avait le même natel, donc je pouvais recharger mon natel. Glups. J’ai coupé mon natel pour me donner le temps de réfléchir.

J’ai fait une petite sieste en attendant Caro. J’ai essayé de discuter avec elle, mais je n’ai pas su comment aborder le sujet. J’avais le week-end pour trouver, sinon la semaine prochaine, je ferais un saut chez elle avant son départ.

On a discuté de ce qu’elle allait faire de son appart, de son boulot en Allemagne, de ses moyens... Dire qu’elle a eu le culot d'espérer que ça ne me gênait pas trop qu’elle aille rejoindre Pascal à Munich! Elle n’a pas attendu ma réponse pour enchaîner. Caro savait que j’avais vu Layne et m’a dit qu’Alexia m’en voulait un peu. Je lui ai rappelé que Layne était un pote aussi, tout autant que mon ex, et qu’on s’entendait bien, qu’il ne s’était rien passé.

On était toutes les 2 curieuses de savoir comment l'une et l’autre vivait l’absence de Pascal. J’aurai préféré passer le reste de la soirée au chalet, mais Caro avait envie de rejoindre les autres en boîte...

L’attitude de Thomas avec moi ne laissait pas beaucoup de doutes sur nos relations, mais j’ai l’impression que Caro le savait déjà. Si Layne le savait, Alexia aussi, donc forcément Caro aussi!!!

Toute la soirée, j’ai essayé de garder Thomas à distance, j’ai été assez distante et faisait tout pour rester dans mon coin. Thomas l’a remarqué et je l’ai senti mal et ça m’a fait de la peine. C’était moche, mais je ne savais pas comment faire. Je ne voulais pas trop que les autres pensent que j’étais avec Thomas et en même temps, jusqu’à présent, je lui avais laissé pensé le contraire. Mon attitude a eu pour effet de rendre Thomas plus froid et distant aussi, et j’avoue que ça me faisait mal.

J’ai papoté et dansé avec Caro, la distance entre moi et Thomas ne faisait que se creuser et j’avais du mal à le supporter. Nul. J’ai choisi de briser la glace, malgré tout, il allait falloir qu’on se parle.

Thomas était assis à discuter avec ses potes et j’ai été glisser ma main dans la sienne en me scotchant sur le siège à côté de lui. Mon geste l’a agréablement surpris, il a pris ma main sans rien dire, en me tirant plus près de lui. C’était mignon, ciel, j’allais avoir du mal à lui parler!!!

Après, même si on était presque tout le temps côte à côte, main dans la main, on se parlait pas vraiment. Je crois que Thomas était fâché avec moi. J’ai voulu rentrer au chalet, mais Thomas n’y tenait pas. J’ai compris plus tard qu’il voulait éviter toute discussion et surtout éviter une confrontation. Il n’aurait pas pu se retenir de mentionner les appels avec Pascal.

* * * * *
------ Besoin d’entendre la voix de Pascal - (289) - sam.16.oct.10 ------
 

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288 - J'adore Thomas!

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 15 oct 2010

Avec Thomas, j’avais l’agréable sensation de ne pas être seule, déprimée, d’être en couple, un duo. J’avais papoté avec Vania au téléphone pour savoir si elle montait au chalet, elle m’a dit d’arrêter de comparer tous les mecs à Pascal, surtout Thomas.

  • Tu dois vraiment faire entrer dans ta tête que c’est fini, over, caput avec Pascal. C’est de l’histoire ancienne. Si tu continue à tout comparer à Pascal, tu ne sera que triste. Personne ne pourra jamais être Pascal, ok.
  • Je sais bien. Tu as raison, mais je ne peux pas m’en empêcher.
  • Empêche toi. T’étais dingue de lui, ok, mais maintenant, le mec veut que son mariage fonctionne, être un bon père, alors tout ce que tu réussira à faire, c’est de te faire du mal, et à lui du même coup. Laisse tomber, oublie, ou plutôt essaie d’oublier. Jane... Je sais que c’est dur. Je me dis que je dois aussi être dur avec toi pour que tu arrête de te faire des idées. Pascal ne rentrera pas pendant ces 3 mois, les week-end, il les passe avec sa femme, et après, il va sûrement s’installer en Allemagne. Tu dois tirer un trait définitif sur ta liaison avec Pascal, c’est finito, terminé.

Bien sûr Vania avait raison, Sminette m’avait dit la même chose, il faut juste que ma tête et mon cœur suivent...

Arf, jamais prête à l’heure moi! Thomas lui était pile, poil à l’heure dite. C’est drôle, je n’arrive pas à décrire le bien être que je ressens avec Thomas, c’est vraiment comme si on était ensemble depuis longtemps, mais d’une manière agréable, pas du style ça fait des lustres et bof, bien au contraire. Ce serait plutôt; ça fait des lustres et c’est bon. Enfin, je me comprends!

Sourire heureux, petit bisou quant il m’accueille dans la voiture, il m’aide à accrocher ma ceinture et en route, me prends la main pour le poser sur ses genoux et on bavarde de tout et de rien pendant le trajet., c'est agréable. Thomas m’a raconté son match, boulot, etc et moi mes déboires avec JD. Je me rends compte à quel point je vis dans ma bulle; son match, c’était hier et j’avais cru que ce n’était qu’un entraînement. Je me suis promise d’aller voir son prochain match!

Quant il avait posé ma main sur sa cuisse, je pouvais sentir ses muscles à chaque changement de vitesses ou freinages. Du coin de l'œil je l'ai observé discrètement; suivi le dessin de ses lèvres, j'aimais les fossettes qui se creusent sur ses joues quant il souri, ses mains sur le volant, glups, sentir ses muscles sous mes doigts me rappelaient aussi d'autres petits souvenirs et ça me faisait rougir. Thomas était mignon; ses cheveux bouclés, son sourire, son menton volontaire me plaisaient bien, et il était tellement adorable avec moi. Pourquoi je n'étais pas tombée amoureuse de lui tout de suite? Pourquoi Pascal?

3 ou 4 copains étaient déjà sur place... On aurait dû être là les 1ers, mais c’était sans compter mon incapacité à être à l’heure!!!

Sans me poser la question, Thomas a porté mes affaires dans sa chambre. Il partait du principe qu’on était ensemble. Ça m’a un peu mise dans l’embarras. Je pensais avoir ma propre chambre, même si je passerais mes nuits avec lui... Je ne me sentais pas si libre que ça, si j’avais eu le choix, je n’aurai probablement pas passé la nuit avec lui, ni avec personne d’ailleurs, le chalet me rappelait... Pascal. God, que les choses sont compliqué dans ma tête!!!

Le temps d’accueillir tout le monde, on sortait tous prendre un verre au Clochard... Évidemment, c’était toujours Thomas qui s'occupait de tout ça. Tout se passait toujours comme sur des roulettes, et je ne m’en étais pas rendue compte avant aujourd’hui. Il faisait ce qu’il avait à faire, avec le sourire, calme et détendu, alors qu’il n’attendait que de les voir partir pour qu’on puisse rester un moment seuls, tous les 2.

Dès qu’ils ont tous quitté le chalet, Thomas m’a entraînée vers sa chambre. Il avait attendu ça avec impatience toute la journée. Ça m’a fait sourire de l’entendre me raconter comme il avait eu peur qu’au dernier moment, je  ne change d’avis. Il n’a pas eu besoin de le dire, mais je savais qu’il était tendu à l’idée que je refuse d’aller au chalet, parce que ça me ferait penser à Pascal. Hum, il avait raison, j'avais effectivement cherché des excuses, mais j’avais envie de lui faire plaisir, alors j’ai étouffé mes craintes.

J’étais claquée après et j’avais envie de traîner au lit, Thomas a quand même réussi à me faire changer d’avis.

Malgré tout, Thomas savait que je voulais être discrète, je ne voulais pas qu’on me taxe d’opportuniste; Pascal n’est plus là, vive Thomas!! Comme j’étais naze, je suis restée dans mon coin, assise la plupart du temps à la table à regarder les autres, et à faire des petits sourires à Thomas. J’ai tout de même dansé avec lui. J’adore danser avec lui. Tout comme... rhaaah, voilà que je recommence... tout comme Pascal, Thomas danse comme un Dieu!

Puis, il y a eu les slows, on en a dansé qu’une et Thomas a voulu rentrer, alors on s’est éclipsé... On avait le chalet pour nous, mais on a été se coucher. Enfin... mouais... se coucher...

Quelques heures plus tard, quant les autres sont rentrés, je suis restée au lit et Thomas est descendu les rejoindre. Une fois seule, je ne pouvais pas m’empêcher de rougir en pensant à lui, c’est vrai que je l’aimais beaucoup, même de plus en plus. Non, c’est pas vrai, je l’aime, il est gentil avec moi et me couvre d’attention et je ne peux pas m’empêcher de ressentir de la reconnaissance, mais pas seulement. Sa gentillesse et son amour tranquille me touchaient. Je dormais quant il est monté se recoucher. Ses petits bisous m’ont réveillés... oui, je l’adore!

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------ Je l’adore mon petit Thomas! - (288) - ven.15.oct.10 ------

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287 - Page déjà tournée!!

Publié le par JaneDo

Jeudi... 14 octobre 2010

J’ai passé l’après-midi avec une copine, Rozanna. Je n’ai pas voulu lui raconter mes déboires avec Pascal, pourtant elle m’a demandé comment ça allait avec lui, et j’ai juste dit que tout allait bien. Je ne voulais pas parler de Pascal, ni m’étaler sur le sujet, ça n’aurait fait que me faire penser à lui. J’suis nulle, parce qu’en début de soirée, j’allais chez Caro, donc forcément on ne parlera que de Pascal... arf.

J’avais promis à Thomas d’aller le rejoindre ensuite au Lézard après l’entraînement de basket.

Rozanna avait de petits problèmes de couple, elle pensait que son mari la trompait et elle en souffrait. Il lui mentait en prétendant travailler tard, après la 2 ou 3ème fois, elle a commencé à avoir des soupçons et était passé à son travail, il n’y était pas. Son mari avait aussi commencé à sortir prendre des verres avec des copains, ce qu’il ne faisait jamais avant. Glups, j’ai été bien avisée de ne pas vouloir parler de Pascal en fin de compte, je doute qu’elle trouve amusant le fait que je fréquente un homme marié, qui comme son mari, trompait sa femme.

Comme je m’y attendais, avec Caro, on a passé la soirée à se lamenter. Enfin, Caro, moi je me suis abstenue. Caro m’a raconté qu’elle allait souvent du côté de chez Pascal en pleine nuit, ça lui faisait toujours bizarre de ne pas voir de lumière, de ne pas le voir. D’ailleurs, elle ne sortait pratiquement plus, l’idée qu’il ne soit pas dans les endroits qu’on fréquente la déprimait.

Vers le 20, Caro partait pour l’Allemagne. Elle avait trouvé du boulot dans une agence de tourisme. Elle avait trouvé un petit studio près de l’hôtel où vivait Pascal et sa femme. Caro avait réussi à me transmettre sa déprime, sans compter que son départ pour l’Allemagne me foutait les boules aussi.

Dire qu’elle me raconte tout ça comme si elle parlait de quelqu’un qui ne m’était pas cher, comme si c’était tout à fait normal.

Pendant une petite seconde, j’ai pensé lui dire que je ne trouvais pas normal qu’elle me raconte ses projets, puis, j’ai réalisé qu’au contraire, heureusement. De plus, j’arrivais même pas à lui en vouloir, j’aurai aimé avoir le courage d’en faire autant. Je lui ai demandé si elle pensait vraiment que c’était une bonne idée; Pascal lui avait demandé de ne pas le suivre. Caro pense que Pascal finira par se radoucir. Elle est persuadée qu’il n’aime pas Jess, donc il y aura des moments où elle lui sortira par les oreilles, donc, il se tournera vers elle. Caro n’a pas l’intention de le laisser oublier qu’elle sera là-bas, à 2 pas de lui.

Ça m’a retourné l’estomac de l’entendre me parler de ses petits plans... J’ai serré les dents. Ce devait être un peu de jalousie aussi... C’était assez difficile de penser qu’il passera probablement beaucoup de temps avec elle, dans ses bras et moi non.

A la limite de couler dans les méandres de la déprime, j’ai été retrouvé Thomas. Dès que je l’ai vu, dès que j’ai été avec lui, je me suis sentie mieux, soulagée, sereine. Son sourire en me voyant entré dans le bar et le chercher des yeux m’a fait chaud au cœur. Même de petits frissons de plaisirs, je faisais partie de lui, de sa vie. Hum, hihihi, je l’avais tout de suite vu, mais j’ai fait semblant de le chercher du regard, un truc de fille.

Dur quand même que Pascal ne fasse pas partie de la troupe, mais aussi, j’ai remarqué le regard curieux de leurs copains. Ils devaient se dire que je me consolais bien vite... S’ils savaient...

Tout de même, leurs regards me gênaient un peu et involontairement, j’ai essayé de tempérer les gros élans de tendresses de Thomas. Quant on était que les 2, j’ai dit à Thomas que je préférais qu’il soit plus discret, je ne voulais pas qu’on pense que je n’avais pas de cœur, ou que j’avais si rapidement oublié Pascal.

Thomas n’avait pas besoin de me dire ce qu’il pensait, je le devinais à son regard soupçonneux...

Thomas a fait comme si je ne lui avais rien dit, et continuait à me faire de petits bisous dans la nuque, sur la main, et je ne pouvais pas le repousser devant les autres. Je me suis promise d’en parler quant on rentre, mais il ne m’a pas laissé le temps de commencer à discuter de ça. Thomas ne voulait pas en parler. Monsieur têtu... Mais tellement chouky quand même.

On est pas rentré très tard. L’air de rien, Par certains côtés, Thomas est très stricte, il avait du boulot demain, il n’était pas du genre à faire des conneries ou à se laisser détourner, même pour une fille.

Pascal avait lui, ce côté un peu fou que j’aimais bien et qui me faisait complètement craquer, mais le côté stricte de Thomas avait du charme aussi. Thomas n’était pas aussi sensoriel que Pascal, mais j’avoue que j’aime faire l’amour avec lui. Thomas était beaucoup plus perso, mais je sentais qu’il voulait être le meilleur, le boss.

Thomas avait décidé qu’on passerait le week-end au chalet. Pascal, une fois de plus, ne rentrait pas. Snif. Ça allait être un crève cœur total que Pascal ne soit pas au chalet avec nous. Glups, je ne dois juste pas y penser, point final. Pourtant, j’avais la folle envie de l’appeler... J’avais besoin de toute mon énergie pour ne pas le faire!

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------ Page déjà tournée!! - (287) - jeu.14.oct.10 ------

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