341 - Petit pincement au coeur
Mardi, 7 décembre 2010 - Le matin, on a pris le café ensemble, après quoi Pascal m’a encore traînée au lit, puis il est parti au boulot... Afff! Ensuite, on a passé des heures au téléphone pendant mon retour en train jusqu’à ce que je n’ai plus de batterie.
En arrivant à Lausanne, je me suis rappelée de mon dernier voyage en train, de retour de l’Allemagne, j’étais complètement down... Et Thomas était là, il m’attendait... J’ai eu un petit pincement au coeur. Pauvre chou, j’étais monstrueuse!
Il m’avait laissé 2 douzaines de messages et autant d’appels en absences. Je voulais l’appeler, mais j’ai remis ça à demain. Si je l’appelais, s’il était passé chez moi et ne m’avait pas trouvée, il devinerait que je m’étais absentée et se poserait des questions. Brian me couvrait pour la majorité de mes absences.
J’étais presque certaine que Thomas m’espionnerait, donc je voulais qu’il me trouve. Je pouvais toujours dire que je n’avais pas regarder mon natel. Il savait que je pouvais passer plusieurs jours à peindre, sans faire attention à autre chose. Et zut, pourquoi me justifier?!
J’avais raison, en début de soirée, 1h après le boulot, Thomas tournait dans les parages. J’étais au rez à jouer au Monopoly avec le petit Roméo, j’avais laissé mon natel en haut. Je pouvais prétendre n’avoir pas vu ses messages. Je l’ai entendu monter chez moi, je suis sortie de chez Marie alors qu’il quittait l’immeuble. On s’est croisé dans les escaliers.
Je l’ai donc invité à remonter. Il a tout de suite remarqué que je n’avais pas mon natel. Je lui ai dit que je l’avais oublié chez Brian et que depuis, ben, je n’avais pas remarqué non plus, que ma batterie était plate. J’ai donc mis mon natel à charger et hop, ça a commencé à biper à mort. Thomas m’a cru sans broncher. Il avait l’air amusé de voir à quel point je pouvais être tête en l’air. Hum! Je lui ai dit que j’avais été chercher mon natel chez Brian et en rentrant, ben, le petit du rez m’a demandé de jouer avec lui pendant que sa maman faisait sa visite à l’hôpital pour sa main.
Thomas a été soulagé et tous ses doutes se sont envolés!
Je pense que c’est sans penser à mal, ou peut.-être pour avoir une certaine emprise, je ne sais pas, mais Thomas m’entourait de ses bras, me faisait de petits bisous par-ci, par-là, cherchait le contact, et j'avoue que je me sentais légèrement coupable. Il m’a embrassée. Je pense que je me suis un peu raidie, mais il n’a pas eu l’air de s’en rendre compte. J’ai réussi à m’éclipser de ses câlins, je sentais que si je ne le faisais pas, j’allais me retrouver les 4 fers en l’air et je n’en avais pas vraiment envie. C’était... un peu trop tôt... Je venais à peine de quitter les bras de Pascal, et afff, j’étais râpée. Thomas aurait remarqué les marques de doigts, afff, non, je pouvais pas.
Le mensonge, c’est bien! Ca permet de ne pas faire souffrir inutilement quelqu’un qu’on aime. Pourquoi torturer ceux qu’on aime avec des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre, et qui causent souvent des dégâts irréversibles, sous prétexte d’être honnête? Ce qu’on ignore ne fait pas souffrir!
Trop mignon, Pascal m’avait envoyé des tonnes de messages. Il disait qu’il m’aimait à la folie, parce que c’était bien de la folie, qu’il attendait le week-end avec impatience, qu’il n’arrêtait pas de penser à moi, qu’il portait encore mes traces partout, mais qu’il n’avait pas besoin de ça pour penser à moi, que d’ailleurs si je savais à quoi il pensait, je rougirais, même rouge pivoine. Dans un de ces messages, Pascal disait qu’il aurait aimé que je sois en Allemagne avec lui... Owhhh, trop chou!
Thomas m’a invité à manger, j’ai refusé parce que j’étais naze de chez naze-land. J’avais besoin de dormir, et dormir encore. Puis tard dans la soirée, après une bonne sieste, j’avais prévu de passer la nuit à peindre...
Et aussi tiens, je dois me débarrasser de JD! J’en avais marre de l’avoir tout le temps dans les pattes!
J’en ai marre de voir son linge de bain mouillé traîner sur la corbeille à linge au lieu d’être pendu, marre de trouver ses pompes en vrac dans l’entrée, ras le cul de le voir traîner sur mon canapé à moitié à poil avec ses poils qui débordent dans tous les sens, ras le cul de trouver la cuvette WC ouverte, ras le cul du tube de dentifrice sans son bouchon, le rideau de douche pas tiré, ne pas pouvoir sortir de ma chambre sans m’habiller, etc, etc. Assez!
JD me sortait par les trous de nez... Arfff, je dois être fatiguée? Je vais dormir dessus, et on verra demain!
Pourquoi est-ce que Thomas m'aimait? Déjà Pascal, je ne comprenais pas? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien me trouver? Je me posais tout le temps la question, et je ne pigeais toujours pas? Quelque chose que je ne vois pas? Thomas m'avait dit une fois que, j'étais câline et qu'il aimait ça, mais les filles câlines, il y en a à la pelle, alors pourquoi? J'étais plutôt du genre "loup solitaire" et je ne voyais pas ce qu'un mec pouvait trouver de chouette à ça!!
------ Petit pincement au coeur -- (341) -- Mar.07.Déc.10 ------
Mais afff, juste 1 petite dernière... Je rentrerais demain...
On savait qu’on aurait à
Pascal m’a expliqué qu'il avait 
Je sais qu’il pensait que Thomas avait raison, mais il avait tord, j’avais mon mot à dire dans l’histoire, non? En gros Thomas lui disait que s’il tenait à leur amitié, à Jess, bref, il devait penser à tout le monde sauf à lui-même, donc, il devait arrêter de m’encourager et tout faire pour que je comprenne qu’il n’y avait pas d’avenir avec lui. Sympa!
On essayait de 

Je sais bien que Jess se contenait, mais
Mais pendant le dîner, Pascal m’a appelé pour qu’on se retrouve à l’appart. Il n’avait pas envi de sortir trainer dans un pub avec Jess et Caro. Par contre, il me proposait de sortir, rien que les 2, prendre un verre. Je pense que l’idée d’avoir Jess sur le dos à nous surveiller ne lui disait rien. Tant mieux, moi non plus. J’étais contente que ça vienne de lui, je n’aurai pas osé le proposer. Pascal est venu me chercher au pub et on a été déposer Caro chez elle.
J’avoue que je n’arrivais pas à résister à l’envie de l’embrasser. Au pire, il me repousserait, je n’avais rien à perdre. Mais Pascal ne m’a pas repoussée. Il a paru hésitant, je sentais même une certaine résistance, mais ça n'a duré que quelques secondes, puis on arrivait 
Purée, j’étais rouge; les oreilles, les joues, les mains moites, tout. J’avais juste un sac, je n’avais pas l’intention de le vider, mais gênée, je n’avais pas envie de sortir de la chambre non plus, alors je boutiquais, ne sachant pas quoi faire d’autre.
J’ai eu du mal à dormir, sans le vouloir, j’écoutais tous les bruits de l’appart. J’avais pourtant peur d’entendre 

Je savais pourquoi je ne l’avais pas prévenu de mon arrivée; au cas où je n’avais pas le courage de l’appeler, je ferais
Pascal n’était pas chez lui
Je ne voulais pas faire de la peine à