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240 - Jess? Qu'est-ce qu'elle fait là?

Publié le par JaneDo

Samedi..... 28 août 2010

J’ai passé le week-end le plus mortel de la planète. Cette fois, c’est Pascal qui essayait de me joindre et moi qui ne répondait pas. Je ne savais pas quoi lui dire. Chaque fois que j’essayais de penser à où l’on allait depuis ici, ça me donnait mal à la tête et je préférais l'occulter. Je ne voulais pas y penser. J’étais perdue, je ne savais pas quoi faire, et pourtant, il me manquait tellement.

Une douleur atroce me barrait le cœur et la tête, mais ce n’était rien comparé à la peine que je ressentais pour Pascal. J’avais mal au cœur pour lui. Pas pour lui vis-à-vis de moi, mais parce que sa vie allait changer d’une manière à laquelle il ne s’attendait pas. Il ne devait pas savoir où il en était... Pauvre chou, même si j’étais mal et que je lui en voulais un peu, je continuais à l’aimer tout autant.

Le samedi soir, j’ai été à la petite sauterie chez Thomas. C’était pour voir Pascal. Je ferais tout pour ne pas lui parler, mais mon cœur avait besoin d’être près de lui.

Quant je suis arrivée, Pascal n’était pas là. Quant il est monté un peu plus tard, je m’attendais à tout, mais vraiment à tout tout, mais pas à voir Jess. C’était comme être poignardée en direct pour la 2ème fois. Difficile à expliquer comment je me suis sentie... Tétanisée, mourir, désorientée??? Mon cœur lâchait, et si je n’avais pas pu m’asseoir, je suis sûr que je me serais évanouie.

Mon cœur ne supportait pas de le voir avec Jess. De la voir si souriante, si confiante, radieuse pendu à son bras me rendait malade. Je ne pouvais pas oublier ce qu’elle portait dans le tiroir. Ça me faisait flipper. Caroline a essayé de me convaincre de rester, mais je ne pouvais pas.

Jess est venue me saluer comme si de rien n’était. J’aurai pu la frapper. C’était plus le baiser de Juda qu’autre chose. Elle rayonnait carrément. Ou était-ce parce que je me sentais mourir? Mais qu’est-ce qu’elle foutait là? Pascal est aussi passé me saluer, mais c’était bref et rapide. Je ne pouvais pas rester, c'était trop me demander! Caro a pourtant essayé de me faire changer d’avis, mais c’était peine perdu, autant m’ouvrir les veines.

Mon regard a croisé celui de Pascal à plusieurs reprises, impossible de dire à quoi il pensait, ou de déchiffrer l’expression sur son visage, il restait fermé comme une porte blindée.

Pascal m’a rattrapée dehors quant j’ai voulu partir... Awkward! On ne savait pas quoi se dire!

Encore une fois, Il s’est confondu en excuses pour ne m’avoir pas dit que Jess serait là ce week-end... Trop facile. Excuses rejetés. Pascal a essayé de me convaincre de dormir chez lui... Puis quoi encore? Donner l’occasion à Jess de me faire l'étalage de la manière qu’elle était tombée enceinte? Ou peut-être me le montrer sur vidéo? Non merci.

Pascal a promis, que si je restais, il ne me toucherait pas, ne parlerait pas, que c’était juste pour dormir dans les bras l’un de l’autre. Hum! Peut-être pour m’utiliser pour rendre Jess jalouse? Ou comme paravent? Ou encore, pour me prouver qu’il ne dormait pas avec elle? Encore non merci.

Afff, quoi dire Pascal? Pourtant, j’étais contente qu’il m’ait rattrapée. Mais les mots qui sortaient de ma bouche était loin davoir le pouvoir d’arranger les choses. Je lui ai demandé si Caro savait que Jess venait? Et Thomas? Paul? En fait, tout le monde était au courant, sauf moi quoi! Encore une fois, Pascal n’avait pas osé me le dire.

Je me croyais plus calme que les jours précédents, parce que cette fois, c'en était trop, mais j’ai quand même pleuré toute la nuit. Cette fois, j’aurai donné n’importe quoi pour qu’il vienne me prendre dans ses bras et dormir collée contre lui, j’aurai même oublié d’être fâchée, mais je pense que l’idée ne lui a même pas traversé l’esprit...

Il devait être bien trop occupé à faire des projets avec sa femme!

* * * * *
------ Et Jess? Qu'est-ce qu'elle fou là? - (240) - sam.28.août.10 ------

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239 - Coeurs à la dérive

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 27 août 2010

Je sais que Pascal a été chez ses parents pour annuler et les avertir que je ne serais pas présente à leurs dîner. Aucune idée comment ils ont pris la chose, mais c’était encore une raison pour que ses parents me trouvent antipatique et dédaigneuse. Je me demande si Pascal leur avait donné la vraie raison ou inventé une excuse quelconque???

21h30, il sonnait à ma porte. Je dormais et je n’ai rien entendu, mais JD l’a laissé entrer. Pascal est venu se coucher à côté de moi et m’a serrée contre lui. Je sais qu’à un moment donné, je me suis sentie en sécurité et bien, mais quant je me suis réveillée vers 22h30... J’ai sursauté parce que pendant une demi seconde, j’ai eu peur que ce soit cet idiot de JD, puis une odeur familière de l’after-shave et du champoing de Pascal ont chatouillés mon petit nez. Après la 1ère le sentiment de bien-être ma laissée, je ne ressentais que de la colère.

Je ne pouvais pas me disputer avec lui devant JD. Ça m’énervait qu’il ait osé de pointer chez moi sachant que je n’étais pas seule. Alors on est sorti discuter ailleurs, je le voulais hors de chez moi... Loin.

  • Tu m’énerve à un point que tu ne peux même pas imaginer! Je sais pas, tu... (je n’arrivais pas à parler de la grossesse de Jess) C’est avant que tu aurai dû faire tout ça, avant, au lieu de me laisser sans nouvelle comme une conne. Là t’es à contre courant, je comprends pas. Tu dis que t’étais perdu, que tu savais pas où t’en étais, mais, il me semble qu’à ce moment là, en attendant de décider quoi que ce soit, il me semble plutôt que tu aurai essayé de passer le plus de temps possible avec moi, et pas le contraire! Au lieu de ça, tu m’as rejetté, pas de nouvelles... Je comprends pas. Par contre, tu as tout le temps du monde pour Caro! Faut pas que la petite chérie soit mal... Moi tu t’en fou pas mal... Et maintenant, ça c’est quoi? Pourquoi tu es venu chez moi? Maintenant, tu veux faire le pieds de grue, quant tu as pu m’effacer ces derniers jours? Pourquoi? Tu crois parce que tu m’as raconté pour ta femme, ça te donne le droit de m’emmerder maintenant?
  • Tu ne m’en aurai pas voulu d’avoir passé ces derniers jours avec toi sans rien te dire? Ou au contraire tu m’en aurai voulu encore pire que maintenant?

Sa question m’a coupé la chique. Je détestais quant il avait raison, surtout quant j’étais si mal. J’avais besoin de lui en faire baver pour faire passer la pilule. Je ne voulais pas lui répondre. Inutile, il me connaissait assez bien pour savoir que j’aurai été encore plus furieuse, alors j’ai explosé pour autre chose; le fait de l’avoir vu en compagnie de Caro. Pourquoi? Est-ce qu’elle comptait plus que moi?

Pascal m’écoutait, et je crois qu’il ne savait pas quoi dire. Les seuls mots qu’il savait baragouiner de temps à autre, ce n’était que pour dire qu’il était désolé.

Pascal avait eu peur de me le dire parce qu’il ne voulait pas qu’on passe notre temps à nous prendre la tête jusqu’à son départ pour l’allemagne, alors, il avait même penser me le cacher.

  • Je ne veux pas te parler !

C’était une constatation. En fait, je ne savais pas non pus où j’en étais, et j’avais peur de flancher à force, d’oublier ma colère et ensuite de me sentir déprimée et vide. Je ne voulais pas non plus dire quelque chose que je risquais de regretter direct après, alors je ne voulais juste pas lui parler, juste pas le voir. Je voulais qu’il s’en aille, qu’il disparaisse tout simplement de ma vue.

  • J’avais peur que tu décide que tu ne voulais plus me voir...
  • Comme j’avais peur ces derniers jours que tu ne veuilles plus me voir? Ben, on n’y peut rien hein! Super manière de montrer qu’on aime quelqu’un... Les ignorer?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour que tu me pardonne?
  • Ta femme est toujours enceinte?
  • Jane...
  • Ben voilà mon cœur, on en est toujours au même point, c’est tout ce qu’on a!

Super, on était en train de se prendre la tête! Si seulement, il était parti comme je l’ai demandé, on ne serait pas en train d’essayer de se blesser.

  • Va-t-en Pace... STP, va-t-en. Rentre chez toi, ou chez Caro, Marilou ou Dieu sait...
  • Arrête avec ça.
  • Va-t-en, dégage, disparaît...

Merde, j’avais été un peu trop loin. Je pouvais voir dans ses beaux yeux verts, que je l’avais blessé. Pascal a compris, il a juste fait oui de la tête et il est monté en voiture et via. J’ai regardé ses phares arrières s’éloigner jusqu’à prendre le dernier virage avant de disparaître de ma vue. C’est ce que je voulais, alors pourquoi je pleurais? Pourquoi seulement maintenant de le voir partir, me rendait si triste, tellement triste que j’avais envie de mourir sur place?

J’ai oublié le danger d’être plantée au milieu de la forêt en pleine nuit, la tête apuyée contre le volant, j’étais secouée par mes pleurs. Je ne me rendais même pas compte que je pleurais sans retenue, et qu’on aurait pu m’entendre. D’ailleurs, je crois que je m’en foutais.. Je me sentais hyper désespérée. Toute les fibres de mon corps, toute mon âme le rappelait, et pourtant, je savais que s’il revenait, on se prendrait encore la tête.

Je n’avais pas entendu Pascal revenir, ni s’approcher de la voiture... La honte... Il a ouvert et a essayé de me prendre dans ses bras et encore, je l’ai repoussé. Pascal m’a assuré que le laisser me toucher ne m'engageait à rien. Mais je ne voulais pas, si je le laisse m'approcher de trop prêt, j’allais fondre, tout oublier et le lendemain, je serais enragée contre moi-même.

Mais qu’est-ce que j’allais bien pourvoir faire??? Je n'arrivais pas à me décider à le quitter, mais je ne pouvais pas rester avec lui non plus? Je me sentais flouée, complètement perdue, anxieuse, malade et dans tout ça, quand même, je le voulais lui...

Pascal s’est accroupi un moment laissant la porte de la voiture ouverte. J’ai arrêté de pleurer parce que je me sentais stupide. Puis, il est venu s’asseoir à côté de moi dans ma voiture et on est resté là sans parler pendant des heures. C’était rassurant et j'avoue que ça me faisait du bien d’être prêt de lui sans parler. C’était apaisant. Quant je me suis sentie moins triste, je me suis décidée à rentrer. Pascal a juste attrapé ma main au passage. C’était un petit geste furtif, un petit geste de rien du tout, mais glups, ça m’a donné envie de me retourner et de lui sauter dans ses bras.

Pascal n’a pas osé me retenir. Cette fois, je suis partie la 1ère.

Purée, j’avais tellement envie de tout oublier et pouvoir juste aller vers lui, poser ma tête sur son torse et le respirer, me sentir en sureté, aimée, emprisonnée dans ses bras encore une fois. Juste un petit moment, juste quelques secondes. Même si j’étais dégoutée pour l’instant, je savais que je ne pourrais pas me détacher de lui, que je ne pourrais pas le lâcher. En plus, j’étais consciente que Pascal devait se sentir très mal, je ne savais pas lequel des 2 se sentait le pire.

L’enfer c’est que malgré tout, je l’aimais toujours...

Vendredi, Pascal m'a laissé un message pour me dire qu'il serait chez lui toute la soirée, si je voulais, je pouvais passer, si je ne voulais pas parler, il l'acceptait aussi, qu'on pouvait bien passer la soirée à ne rien dire, etc. J'ai voulu lui rendre la monnaie de sa pièce et ne pas répondre, mais, je ne suis pas aussi dure, alors j'ai juste répondu; "Non merci". Il m'a renvoyé un message pour me dire que si je changeais d'avis, il serait là.

C'était un vrai supplice de le savoir à la maison, alors que je m'ennuyais de lui. Milles fois j'ai failli sauté dans ma voiture et courir le rejoindre, et milles fois, je me suis flagellé intérieurement pour ne pas le faire. Je ne suis pas sortie, pas le moral. Je ne voulais même pas aller le reluquer, de peur de finir par courir me jeter dans ses bras.

Si je faisais une connerie pareille, il n'y aura plus de limites aux conneries qu'il pourra faire, puisqu'après tout, je lui pardonne tout!

Vers les 23h, il a essayé de m'appeler, je n'ai pas répondu. Quant les sonneries ont cessés, j'étais triste et regrettais de n'avoir pas répondu. Puis, il a ressayé encore, cette fois, j'ai décroché, mais sans dire un mot. Pascal a compris que je ne voulais pas lui parler. Ah, tendre supplice d'entendre sa voix...

On est resté au téléphone plus d'1h, moi sans un mot, lui, il me racontait ce qu'il faisait; le film qu'il avait pensé regardé... De temps en temps, entre 2, il disait que je lui manquais, qu'il m'aimait et qu'il avait tellement envi de me voir, même si je ne voulais pas lui parler. Qu'il comprenait... Que les entrainements de basket avaient repris, qu'il y avait été, même s'il ne faisait plus partie de l'équipe, il pouvait encore s'entraîner avec eux. Que le basket allait lui manquer, comme la natation lui manquait, que je lui manquais encore plus. Qu'il s'excuse d'avoir été aussi stupide de m'avoir laissé sans nouvelles, de n'avoir pas oser me parler.

Il a dû se rendre compte que ce n'était pas la meilleure idée du monde de venir sur le sujet, parce que j'avais raccroché, mais ce n'était pas du tout pour ça. Je voulais lui demander de me jouer quelque chose, comme je ne voulais pas lui parler, je voulais lui envoyer un message. Je pense qu'il a dû flipper quant il a essayé aussitôt de m'appeler et que je ne répondais pas, mais je n'avais pas encore fini mon message. J'imaginais son soulagement quant il a reçu mon sms!

Pendant qu'il jouait, je me suis rendue compte que je me cherchais des tas d'excuse pour lui faire un "booty-call", mais j'étais encore trop fragile, trop accroc à lui pour aller jusque là...

Je l'adore vraiment à mort ce mec!Après le 4ème morceau, cela faisait déjà plus d'1h qu'on était au téléphone, pour ne pas avoir à lui parler, ni devoir ouvrir la bouche pour lui dire; bonne nuit, parce que je savais qu'il insisterait pour que j'aille le rejoindre, j'ai fait semblant de m'être endormie, mais je l'écoutais toujours... Il a jouer une dernière chanson, une qu'il avait composé pour ses potes avant de ne dire "bonne nuit" et de raccrocher.

  • Jane? Tu dors? Je pense que oui... Jane, même si je ne te mérite pas, même si je suis le plus grand des idiots de la terre, je t'aime... Peut-être que j'arriverais à t'atteindre dans ton rêve et que tu entendra... I Love You Babe...

Je ne sais pas si Pascal a réussi à s'endormir tout de suite, il n'avait pas l'air de vouloir raccrocher, mais moi, calmée, parce que j'avais eu l'impression de passer la soirée avec lui, sans me mouiller, j'ai dormi comme une bébé!

* * * * *
------ Cœurs à la dérive - (239) - ven.27.août.10 ------

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238 - Jess, sa femme est enceinte :(

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 26 août 2010

Avec son petit message inquiet, après avoir remarqué que je passais la soirée avec Thomas, je ne voulais pas bouger le petit doigt, et pensais attendre tranquillement que Pascal m’appelle. Puis vers midi, j'ai lu le petit mot de Sminette, et j’ai décidé de me bouger les fesses et montrer à Pascal que je pouvais faire autre chose que rester planter sur ma chaise à attendre.

Encore une fois, Sminette avait raison, je pouvais continuer à utiliser mon orgueil comme excuse et laisser Caroline tranquillement occuper la place que je laissais désespérément vide. Après je pouvais toujours m’amuser à me plaindre, pleurer sur mon sort, mais ce sera entièrement de ma faute et bien fait pour ma tête! J’ai donc décidé de braver ma timidité et de faire quelque chose que je n’aurai jamais pensé être capable de faire; me pointer à son boulot.

Intérieurement, je transpirais de trac, mais à voir l’expression de Pascal, rien de pouvait lui faire plus plaisir que de me voir apparaître dans son bureau! C’était horrible de le demander à la réception, de voir les réceptionnistes me suivre d’un regard amusé en chuchotant, et ce, jusqu'à ce que la porte de l'ascenseur se ferme.

Avec la furieuse envie de disparaître, j’avais peur de le déranger et qu’il me demande gentiment de repasser plus tard, ou qu’il me balance un truc genre; me faire dire par sa secrétaire qu'il me rappellerait. C'en aurait été fini de mon courage. Je me serais retirée chez moi, et j’aurai coupé mon téléphone jusqu'à ce que les flammes de l'enfer s'éteignent. Mais non, Pascal était effectivement occupé, mais il a tout planté pour me recevoir. Carrément adorable.

Le hic était que je n’avais pas prévu mon entrée en matière. Quoi dire? Comment l'aborder? Poufff, je n’y avais pas réfléchi. Heureusement pour moi, Pascal était tellement surpris, que c’est lui qui a brisé la glace.

  • Si je m'attendais à te voir ici? Qui l'eut cru!!!
  • Bah, en plus, je te dérange en plein boulot... Désolée!
  • C’est pas grave, je peux bien prendre quelques minutes.
  • Je t’ai vu chez Caroline hier soir...
  • Oh!
  • J’ai trouvé ça vraiment dègue. Après avoir évité de répondre à mes coups de fils, je te retrouve chez elle? J’étais vraiment déçue!
  • Caro n’allait pas très bien...
  • Et on se fiche de comment j’allais donc?
  • Du tout... Jane...

On est venu nous interrompre, il fallait qu’il retourne à son meeting.

  • Il faut que je te parle. T’as raison... J’ai... Hahhh, heu... (gros soupir). Est-ce qu’on peut se voir ce soir? Ou demain soir?

Oh la la, de la manière qu’il a dit ça et avec la tête qu’il faisait, j’avais envie de trouver une excuse pour éviter ça. Salut ma petite lâcheté!!! Mais voilà, il me manquait trop et inutile de pousser à plus tard, j’avais bien trop envie de le voir!!!

Avant qu’on ne quitte son bureau, Pascal m’a attrapé par la main. Un petit geste de rien du tout, mais c’était la manière qu’il l’a fait. A travers ce petit geste, c’était comme s’il donnait un sens plus profond à ses mots me disant que ça lui avait vraiment fait plaisir de me voir, vraiment plaisir que je sois passé à son boulot. Je lui aurait bien sauté au cou, mais le temps d'hésitation et la porte était ouverte. Il était tellement chou. J’avais l’impression de lui avoir manqué, alors pourquoi ne pas m’avoir appelée?

Je réalisais après coup, que Pascal avait paru nerveux, edgy, quant il avait dit qu’il devait me parler, je ne sais pas mais, quelque chose dans le ton de sa voix, ou dans ses yeux, ou peut-être dans son attitude? Oui, définitivement nerveux! Je n’avais plus qu’à attendre.
Pendant que j’y étais, j’ai fait un saut vers Thomas... Zut, ça, je n’aurai peut-être pas dû! C’était peut-être ce qui a déclenché le reste...

Les parents à Pascal nous ont invités à dîner le soir même. Je n'avais aucune envie d'y aller, Pascal n'était pas enchanté non plus et avait refusé. Mais son père ne lui a pas laissé le choix et m’a appelé directement, c'était paraît-il important, il avait à nous parler à tous les 2. Ça a obligé Pascal à m'appeler pour confirmer et passer me prendre. Il tenait à discuter avant qu'on aille chez ses parents. Je me suis dit que son père voulait probablement nous remonter les bretelles, donc je n'étais pas impatiente d'y être.

Comme je suis toujours super ponctuelle, hum, on est parti en retard et sur le chemin, Pascal a commencé à chercher ses mots; il était presque sûr de savoir de quoi son père voulait parler, il pensait que c'était préférable que je l’apprenne par lui. A notre retour de vacances, il avait appris une nouvelle qui l'avait démoli et il savait qu'il fallait qu'il me le dise. De toute façon, j'allais l'apprendre tôt ou tard. Pascal cherchait désespérément ses mots, ses phrases, tournait autour du pot... La nouvelle l’avait choqué et traumatisé. Il voulait que je sache que, s’il pouvait voir Caroline, ce n’était pas pareil me concernant, parce qu’alors, il aurait dû me parler et qu’il ne savait pas comment le faire. Puis c'est sorti comme un coup de massue....

Jess, sa femme était... enceinte!

Afff, ça m'a sonné..... Abasourdie, terrassée, je ne pouvais plus parler. Je le regardais la bouche ouverte comme du poisson frit.... Je ne voulais, ne pouvait pas aller chez ses parents dans cet état... Les larmes perlaient au coin de mes yeux, j'avais la bouche sèche, la mine éberluée. Des milliers d'images ont défilés dans ma tête à vitesse grand V, et des tonnes de questions se bousculaient dans ma tête. Impossible d'y mettre de l'ordre, et, une horrible impression d'étouffer littéralement sur place... Jess enceinte? Comment? Pas de lui non? Mais... Du fait qu'ils sont... il devra... Non, ça ne pouvait pas être possible, je devais faire un mauvais rêve...

Je lui ai demandé d'arrêter la voiture, je manquais d'air. J'ai giclée hors de la voiture pliée en 2, vraiment sonnée, frappée en plein cœur. Je ne voulais pas qu'il me parle ou me touche. Quant je l'ai repoussé, Pascal s'est assis sur le marche-pied la tête entre ses mains, il n'arrêtait pas de dire qu'il était désolé, qu'il aurait peut-être dû avoir le courage de me le dire plus tôt. Désolé? Ça veut dire quoi ça? C'est quoi comme mot? C'est sensé faire quoi? Guérir? Faire oublié? Ou c'est moi qui devrait être désolée?

  • Est-ce... Est-ce que... (je n'arrivais même pas à aligner 2 mots) De toi?
  • Je n'en sais rien... C'est possible.
  • Possible? Donc, vous avez... Donc, quant elle était ici, vous avez...?
  • Je suis désolé...
  • Waouh! Et il est désolé! Ça veut dire quoi; désolé? De t'être jeté sur elle? De l'avoir déshabillée, de t'être déshabillé, de t'être jeté sur elle, et de lui avoir fait un enfant? T'as sûrement une bonne explication? T'avais bu?

Il avait une mine de chien battu, non abattu et n’osait pas me regarder en face. Tu parles! Je ne savais pas si j’étais furax, triste, remontée contre lui, fatiguée ou si ma tête allait exploser! J’aurai voulu avoir la force d’aller le prendre dans mes bras, mais en même temps, la haine? ou une rage folle dingue me retenait. Et pourtant j’avais vraiment envie de le prendre dans mes bras pour que ses yeux tristes changent d'expression. Rien à faire, j’avais les pieds pris dans du béton armé, sec depuis un siècle et demi.

  • Je ne savais pas comment te le dire! Si seulement j’aurai pu trouver le moyen de te le cacher... J’avais peur de ta réaction. Je préférais occulté mon envi de te voir, comme ça, je n’avais pas à te le dire. Même profiter de la situation de l’autre jour pour provoquer une dispute... Ça me donnait le temps de réfléchir et essayer de trouver comment t’apprendre une chose pareille. Tu vois, ça me posait moins de problèmes de voir Caro, ce n’était pas aussi important, tandis que toi... Te voir et j’étais obligé de te parler de ça...
  • Donc tu as, non... Tu couchais avec Jess en même temps? Dire que tu avais l’air si... innocent!
  • Mais Jane, c'est ma femme tout de même...
  • Ta femme tout de même hein... Ha oui, c'est vrai, moi je suis??? Alors le truc des chambres séparées, c'était du pipo?

Je me sentais malade, il fallait que je me concentre pour ne pas vomir. Bon, si je pouvais être sourde et muette pour un moment, ça m'aurait bien arrangé!

  • T'aurai dû me le dire... Dire que tu couchais avec moi et en parallèle avec Jess, oh, qu'est-ce que je suis conne, et même Caro...
  • Tu m'accusais déjà pour Caro, alors comment voulais-tu que je te balance un truc pareil!

On est resté un moment comme ça, séparé par un gros mûr qui étaient tous ces mots, beaucoup trop lourds et par Jess encore une fois, chacun perdu dans ses propres pensées... je crois... Quant je pense qu'il a osé me demander de l'attendre? Jusqu'à quant? Que le gosse ait 20ans?

  • Jane? Je ne savais pas comment te le dire, ni quoi faire... Je suis sûr que c’est de ça que mon père veut nous parler. Je ne veux pas te perdre, mais en même temps... Je devrais... Je devrais arrêter de te voir, je devrais redevenir... marié! Redevenir un mari, et bientôt un père, et pourtant, je ne veux pas. Je ne sais pas quoi faire, je me sens mal, je suis complètement perdu...

Ciel, ce qu’il avait l’air malheureux, ça me fendait le cœur, mais je ne pouvais absolument rien faire. Je crois que je ressentais une peur panique, je crois que je venais de réaliser que je l'avais perdu, que je ne l'avais jamais vraiment non plus trouvé!?!

  • Quant on est rentré de vacances, j’ai appris qu’un des actionnaires, un des associés de mon père... Afff, il avait des tas de photos de nous, de Caro aussi... Je me suis senti piégé et il m'a appris aussi pour Jess et le bébé...
  • Est-ce que tu veux bien me ramener chez moi?
  • Jane...? Mes parents...
  • Je veux pas... Je veux rentrer.

Pascal a essayé de me toucher, mais j’ai évité son geste. Des millions de fourmis rouges me bouffaient la tête, rien à faire pour qu'il me pose le bout d'un doigt sur moi, que dalle. Un regard a suffi pour qu’il comprenne qu’il n’avait pas intérêt à m'approcher. Aowh, il avait l’air si malheureux. J’avais envie de me serrer dans ses bras et en même temps, je voulais qu’il disparaisse de ma vue. J'avais des frissons d'horreur qui me parcouraient de la tête au bout des pieds. Je veux RENTRER illico presto.

  • Pourquoi étais-tu nerveux en vacances? J’ai senti que quelque chose te tracassait, c'était ça?
  • J’étais loin de me douter de ça, non, je te l'ai dit, l'Allemagne... Mon père le savait déjà, je crois que c'est pour ça qu'il m'expédie en Allemagne. Jane, je ne me sens pas très bien...
  • Je veux rentrer, ramène moi STP.
  • STP, reste, reste avec moi?
  • Je veux rentrer chez moi.
  • J’ai besoin de toi, STP reste.
  • Retourne auprès de Caro, c’est moins problématique. C’est toi qui l’a dit.
  • Reste je t’en supplie.
  • Non merci. Pascal, je VEUX rentrer.

C'était rare que je l'appelle par son prénom, j'avais plutôt l'habitude de l'appeler Pace, comme Thomas et ses proches. Si je l'appelais par son prénom, c'était pour garder la distance. Je ne pouvais pas le regarder et je ne voulais pas pleurer, pas devant lui, ni devant qui que ce soit d'ailleurs, juste rentrer retrouver la sécurité de mon antre. Je me sentais fatiguée, un besoin urgent de dormir. Juste dormir. Juste dormir pour vider ma tête, ne plus penser, ne plus rien ressentir.

* * * * *
------ Jess est enceinte - (238) - jeu.26.août.10 ------

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237 - Action / Réaction

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 25 août 2010

L'euphorie est passée, Pascal me manque à mort. Je n’ai toujours pas de nouvelles et je ne trouve pas ça normal. Ce n’était pas humain de me laisser aussi longtemps sans nouvelles, ça commençait à me rendre dingue. Je commençais à être tellement en manque, que n’importe quel petit bout de ficelle, aussi mince soit elle qui me donnait l’impression d’être près de lui était bon à prendre, donc, j’ai failli accepté l’invitation de Thomas de prendre un verre avec lui.

Le soir, je n’en pouvais plus, j’ai eu envie d’aller zoner autour de chez Pascal. Il me manquait trop, même si je ne l’appelais pas, au moins je pourrais le voir. C’était une très mauvaise initiative parce que, comme il n’était pas chez lui, j’ai été vérifier chez Caro et j’ai eu la mauvaise surprise d’y voir Pascal.

Alors il se parlait, passait même chez elle, tandis qu’à moi, niet, il ne donnait pas de nouvelles?

Dégoûtée, je voulais rentrer bouder chez moi, mais par esprit de revanche, j’ai décidé d’appeler Thomas et de passer la soirée avec lui. C’était juste pour mettre Pascal en colère. Il ne pouvait pas ignorer ma présence, ma voiture était parquée devant la maison, pour être précise, sur son passage. Même dans la lune, il se cassera la figure sur ma voiture.

Thomas m’a bien sûr demandé si ça me faisait plaisir de le voir lui, ou pour faire enrager Pascal? J’ai menti. Thomas n’était pas un con, je pense qu’il se doutait bien de mes raisons de vouloir passer chez lui et de ne pas avoir voulu aller prendre un café ailleurs.

Pour le faire enrager encore plus, je ne suis partie seulement qu’après 2h du matin. et paf! J’espère que Pascal avait passé le reste de sa soirée, derrière sa fenêtre, à se ronger les sangs et à épier mon départ. Bien fait.

Avec Thomas, on s’est regardé un DVD, au cas où Pascal aurait eu l’idée de passer chez Thomas, je m’étais carrée dans ses bras pour regarder le film. Mais, Pascal n’est pas passé. J’ai réussi à éviter les milliers de questions que Thomas avait envie de me poser et évité de parler de mes relations avec Pascal. J’ai réussi à étouffer sa curiosité, en lui disant que si je passais la soirée avec lui, ce n’était pas pour débattre à propos de Pascal.

A son retour de chez Caro, Pascal avait bien dû passer le reste de sa soirée scotché à sa fenêtre, parce que sur le chemin du retour pour rentrer chez moi, il m’a envoyé un message... hihihi... Donc, ça l’a fait réagir...; “J’ai l’impression que tu ne m'attendras pas!”. Il parlait de l’Allemagne. Je n'ai pas répondu, je ne voulais pas engager des réponses aller-retour par sms. Il ne lui restait plus qu’à m’appeler s’il voulait me parler! Hihihi, j’étais contente qu’il ait réagi, ça me montrait qu’il n’était pas si indifférent. J’aurai aimé encore plus le retrouver derrière ma porte, mais bon, faut pas trop demander au bon Dieu!

Tout de suite après, j'étais bombardée de remords; je n'aurai pas dû lui faire ça, c'était pas cool, le pauvre avait assez d'autres soucis probablement, etc, etc... Je suis vraiment nulle! Apparemment, il tenait plus à Caro qu'à moi puisqu'il passait son temps avec elle, et n'avait aucun remords à me laisser sans nouvelles!

Ciel, je n’arrive pas à penser à autre chose, ou même faire autre chose que penser à lui. J’étais consciente que toute ma petite vie ne tournait qu’autour de lui; ce qu’il faisait, où, quant, comment... Je ne pensais à rien d’autre. Toute ma vie était lamentablement en suspens, à ne penser, vivre, respirer et autres que dans l’attente de LUI.! C’était carrément dingue et surtout assez déstabilisant.

Est-ce que je n’oubliais pas de vivre moi? Comment est-ce que j’ai pu en arriver là? Pourquoi? Est-ce ça l’amour?

* * * * *
------ Action / Reaction - (237) - Mer.25.août.10 ------

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236 - Vania donne son avis aussi

Publié le par JaneDo

Mardi.... 24 août 2010

J’ai passé la journée à peindre. J’avais une ou deux idées que j’avais envie de coucher sur la toile. Passé une petite heure au téléphone avec Vania; ça va mieux avec sa copine. J’ai raconté de long en large mes dernières péripéties à Vania. Pour Vania, j'étais complètement idiote d’avoir permis à Caro de venir s'incruster dans nos vacances. Tout comme Layne, elle pense que j'aime un peu trop jouer avec le feu!

Vania pense que le mal est fait. J’avais tout fait pour rapprocher Pascal et Caro, donc maintenant, je ne pouvais pas me plaindre qu’il ait fini par avoir des sentiments pour elle. Elle trouve que ce serait mal venu et même limite suicidaire de lui demander maintenant, d’arrêter de la voir.

Je me demande si elle a raison? Est-ce que le mal était fait? Je pense qu’autant Pascal que Caro savaient que ce n’était pas parce qu’on passait des vacances ensemble, qu’ils sortaient à nouveau ensemble? Ou je batifole dans ma tête?

Mon dieu, écoute ce que tu vient de dire ma fille! Autant Pascal que Caro...

Comme si c’était des pions sur un échiquier, comme si je pouvais savoir ce qui se passait dans leur tête, comme si c’était à moi de décider, comme si je pouvais estimer les sentiments qui les animaient! Glups! Mince, ça va pas bien dans ma tête!

Arf, toujours pas de nouvelles de Pascal, ça commence à faire long... Est-ce qu'il pensait au moins un peu à moi? Est-ce que je lui manquais? Les réponses à ces questions semblent évidente; NON. Sinon, il aurait répondu à mes messages, ou m'aurait déjà rappelée depuis longtemps... Afff, je me meure...

* * * * *
------ Vania dit ce qu’elle pense - (236) - Mar.24.août.10 ------

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235 - Layne me donne son avis

Publié le par JaneDo

Lundi..... 23 août 2010

Le lendemain, comme si j’avais été malade, j’ai passé toute la journée au lit devant la télé, je n’avais pas la force de sortir du lit. JD était au boulot et le soir, j’avais le souper chez ma frangine, et c’est tout ce que je voulais prévoir au programme.

Layne, s’était pris la tête avec Alexia ce week-end et m’a proposé de passer chez lui, il cherchait une oreille pour s’épancher. Je pense qu’il n’avait pas envi d’être seul. Normal quand même, il avait fleurté et embrassé une autre fille devant elle. Et pas seulement, il l'avait ignorée toute la soirée! Bon, j'’étais d’accord de passer chez lui, j’avais aussi envie de compagnie, mais pour autant que je n’ai pas à me battre toute la soirée pour éviter ses assauts. Ça l’a fait marrer, mais il était d’accord.

Je crois que s’il essaie à chaque fois, c’est pour, quelque part, se mesurer à Pascal, il jouait aussi beaucoup sur le fait qu’on était sorti ensemble. Ou peut-être pour voir si son charme fonctionnait toujours sur moi? Baf, en ce moment pour moi, c’est difficile de dire exactement ce qui se passe dans la tête des mecs.

Après le souper chez ma soeur, on a joué aux cartes et j’ai failli oublier Layne. En partant, j’ai été directement chez lui. On n’a pas regardé la télé, en fait Layne ne l’a même pas allumée, on a juste bavardé couché sur le canapé, dans les bras l’un de l’autre.

Glups!!! Si Pascal en faisait autant avec une autre fille, je me poserais des questions et je serais sûrement jalouse, mais, je ne voyais pas le mal quant c’est moi qui le faisait. Pourquoi? Peut-être parce que je sais ce qui se passe dans ma tête et pas dans la sienne!

J’ai raconté à Layne ce qui s’était passé. Je le voyais secouer la tête à mesure. Évidemment, il savait en gros par Alexia. Peut-être que je n’aurai pas dû lui raconter? Dabord, il trouvait que, d’avoir invité Caroline était stupide, même si en tant que mec, il n’aurait pas refusé, Layne pensait que je jouais avec le feu. Il pense que ce doit être assez difficile pour Pascal, qui n’est pas du genre “tromperie”, c’est pas son truc, et que fatalement à la longue, il ne pouvait que s’attacher à Caroline.

Connaissant Pascal, il est sûr que le “pauvre gars” doit être assez perdu, parce que Pascal ne pouvait concevoir que, coucher c’est juste une partie de jambes en l’air, et que ça n’a rien à voir avec les sentiments. Il était persuadé que Pascal doit se dire que s’il ressent l’envie de coucher avec une autre fille, c’était parce qu’il avait des sentiments pour elle. Glups.

Layne connait Caro, et l’aime bien, mais il savait aussi qu’elle était du genre à s’accrocher, à se faire des films, et de l’avoir laissé venir en vacances, elle doit être sûre que c’était reparti comme en 14. Layne avait bien peur que, autant Pascal que Caro, ils doivent mélanger le sexe avec les sentiments.

Arf, cette discussion avec Layne m’a foutu le moral en bas. Ça l’avait quand même surpris que Pascal nous ait foutu à la porte, pour lui, c’était le signe que les choses avaient été un peu trop loin ou qu’il avait de gros soucis, parce que c’était pas son genre. Pascal était une bonne pâte, limite même, un peu trop gentil. J’avais un peu peur maintenant, mais en même temps, je ne savais pas quoi faire pour changer les choses. J’avais été trop loin pour reculer.

Je suis rentrée à, un peu plus de 2h du matin... Je me suis retenue d’aller faire un détours par chez Pascal.

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------ Layne me donne son avis - (235) - Lun.23.août.10 ------

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234 - Visite Nocturne

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 22 août 2010

En descendant de chez Thomas, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas de lumière chez Pascal. Je n’ai pas osé scruter en profondeur parce qu’il pouvait être derrière la fenêtre. Je n’ai pas osé aller vérifier dans le garage, mais dans la rue, pas de voiture. Marilou avait aussi disparue en même temps que Pascal et ça me faisait un peu frémir. Caro m’a proposé d’aller chez elle, nous saouler la gueule par dépit chez elle, mais je préférais rentrer déprimer toute seule chez moi. Caro avait vu Pascal partir avec Marilou droit derrière. Si c’était pour me faire douter et me foutre le moral dans les pompes, c’était réussi.

Je suis rentrée la queue entre les jambes, comme un chien abattu J’étais un peu plus que déprimée, mais heureusement, je n’ai pas pleuré même si je tremblais un peu. J’aurai voulu savoir où il avait été, j’espérais pas avec Marilou, j’aurai voulu en avoir le cœur net, mais je ne savais pas où habitait Marilou. Puis zut, non, je n’aurai pas perdu mon temps pour aller voir, ça ne m’aurait fait que du mal s’il y était, s’il n’y était pas, j’aurai encore laissé mon imagination formenter des scénarios qui aurait fini par me descendre le moral encore plus bas.

Perdue dans mes pensées, je suis montée chez moi pieds nus pour ne pas faire de bruits dans les escaliers. J’aurai dû sentir l’odeur de sa cigarette, mais je n’avais pas fait attention. Pascal m’attendait en haut des marches, devant ma porte.

Mon coeur a gonflé, doublé de volume. Tous mes doutes se sont envolés d’un coup, il était là, bien là, en chair et en os. La seule chose qui a traversé mon esprit était; "comme je t’adore toi".

  • Si tu veux bien... Je ne suis pas venu pour discuter...

Ok. J’avais compris. De toute façon, j'étais trop trop contente de le voir, je n’aurai pas su quoi dire à part poser des questions, et ce n’aurait pas été la plus brillante des idées. J’ai fait oui de la tête. Mon scouateur n’était pas à la maison, Pascal le savait sans doute, ou l’a compris en me voyant récupérer la clé dans une des bottes à l’entrée. L’aurais-je laissé entrer si ça n'avait pas été le cas? Non, je ne pense pas.

Il m’a suivi à l’intérieur, me prenant la main, sans un mot, il m’a emmené dans ma chambre. Même s’il aurait parlé, je pense que je n’aurai rien entendu tellement le bruit des palpitations de mon cœur étaient assourdissant.

Après nos 2 précédentes disputes, on avait décidé que, même si on était en froid, tant qu’on s’aimait, on pouvait à tous moments se retrouver comme ça, juste pour faire l’amour. Sans prises de têtes, sans explications. Tous mes sens se réveillaient à son contact, afff, Pascal avait l’art de me faire perdre la tête, il me rendait dépendante, je devenais sa chose. Je l'ai regardé se rhabiller, j'avais envie qu'il reste et je l'aurai bien supplié, mais je me doutais que ça ne servirait à rien. Un dernier bisous et il était parti.

En extase, heureuse, soulagée, je me suis enroulée dans les draps qui résonnaient encore de sa présence. Une fois de plus, j’avais dramatisé, Pascal n’était pas si fâché que ça, on n’avait pas rompu. Enfin, je veux dire que, tous les liens n’étaient pas rompu. Il avait été un peu plus brusque, mais qu’importe, je pense que 3 jours de sevrage l’avait rendu légèrement plus impatient. Il n’avait pas pris la peine de me laisser me déshabiller. J’étais aux anges et j’ai dormi comme un bébé.

J’espérais qu’après la nuit passée, Pascal me rappellerait ou m’enverrait un message, mais je me leurrais. Niet, que pouïk, que dalle. Rien. Je n’ai pas osé l’appeler, j'aurai l'air de le harceler, et je ne voulais pas qu'il pense avoir fait la bêtise d'être venu. J'ai quand même passé la journée avec un sourire béat sur la figure. Donc, quant Caro avait vu Pascal partir, c'était pour venir chez moi? Trop mignon. J'avais été à milles lieux de m'en douter. Je l'adore grave.

JD était absent, et d’après ce qu’il m’avait dit au téléphone, il ne rentrait pas avant demain soir, après le boulot. Grâce à cette absence, j’ai pu profiter de mon canapé dans tous les sens. Après avoir pu profiter de Pascal, j’étais plus détendue, je me sentais bien. Je me suis accordée une journée de farniente devant ma télé.

Comme je n’avais aucune nouvelle de Pascal, je n’en ai pas donné non plus. Secrètement, j'espèrais qu'il passerait aussi ce soir... Tout de même, j’aurai peut-être dû envoyer un message à Pascal avant de me coucher!

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------ Visite nocturne - (234) - dim.22.août.10 ------

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232 - 2è jour sans news...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 20 août 2010

J’ai été présenter mon book aujourd'hui dans une nouvelle agence. Espérons que ça marche, je commence à me sentir financièrement le dos au mur! En fin de journée, j’ai été prendre un verre avec Jean-François, un de mes ex. Je n’en avais pas envie, je n’étais pas d'humeur, mais cela faisait des semaines que je repoussais, alors, c’est fait.

Toujours pas de nouvelles de Pascal. Ça me rendait dingue. J’hésitais; ou je continue à le harceler au téléphone pour lui prouver que je tenais à lui, ce que faisait très certainement Caro, ou, je lui fiche la paix et me faisait désirer.

Ça n’a jamais été mon truc d’appeler comme une malade, je déteste ça, je préfère les sms. mais parfois, il faut savoir faire un effort pour que l’autre sache qu’il compte. Pour moi, ce serait plus simple, même si j’en souffrais, de ne pas l’appeler, et s’il veut me voir, ben il savait où me trouver. J’arrive à me conditionner facilement pour ça, parce qu’après tout, il ne me répondra pas, alors pourquoi essayer? Pour se faire du mal? Je n’étais pas trop adepte à ce genre de souffrance.

Je pourrais tout aussi facilement arrêter d’aller tourner autour de chez lui comme une âme en peine. Mais voilà, si on se remettait ensemble, et qu’il avait reçu Caro, ou qu’il la fréquentait, elle ou une autre, je ne saurais pas s’il me ment. L’idée de boire un mensonge et de planer sur un petit nuage alors qu’il me raconte des histoires me rend malade. J’aurai besoin de savoir s’il me dit la vérité, et connaître ses expressions s’il ment.

Peut-être que j'aurai dû l’appeler x-milles fois aujourd'hui, mais afff, je me donnais des vacances. Après tout, j’avais l’excuse de mon message sur sa boîte vocale; qu’il m'appelle quant il sera moins fâché! Je me suis donnée une 2ème excuse, beaucoup plus lourde celle-là et qui me facilitait encore plus la tâche; chez lui, mercredi soir, pas une fois il ne m’a touchée, il y en avait que pour Caro. C’est elle qu’il a consolée, c’est elle qu’il a pris dans ses bras. Tout le temps qu’on a passé chez lui, toutes les 2, jusqu’à ce qu’il nous fiche à la porte, il n’a touché qu’elle.

Penser à ça me faisait monter la sauce et ne me donnait aucune envie de l’appeler, encore moins de lui dire que je l’aimais. En fait, dès que j’y pensais, je l’aimais nettement moins, jusqu’à même pas. Hum, il n’aura aucune idée de ce qui m’aurait retenue, aucune idée pourquoi je garde mes distances. Et si d’aventure on se reparlait, il n’aura aucune idée que je suis fâchée... Une fois de plus, je passerai pour la froide! Mouais!

Tout de même, j’ai fait un tour chez lui. Pascal était à la maison, donc il n’était pas sorti. Thomas oui. Il avait dû insisté pour qu’il l'accompagne, mais Pascal reprenait petit à petit ses habitudes. Ou peut-être que c’était le plus sûr moyen de ne pas nous voir, que ce soit Caro ou moi?

J’ai décidé d’aller faire un tour chez Caro. Je n’ai pas eu à aller très loin, elle était, elle aussi, dans le jardin à observer Pascal. Quant elle m’a vue prendre la direction de sa maison, elle m’a rattrapée.

  • Cet hiver, on va se les geler! Quoique, s’il reste en Allemagne... J’ai été le voir... Il voulait seulement qu’on le laisse tranquille. Et toi?
  • Non... Pas eu le courage! Pas envie! (ça c’était un mensonge)

On avait l’air maligne toutes les 2 au bord du lac, en training, à se lamenter.

  • Il t’aurai sûrement parlé à toi...
  • Super! J’aurai pas su quoi dire...

Ça aussi, ce n’était pas tout à fait vrai. Comme il n’avait répondu à aucun de mes appels, je n’ai pas voulu prendre le risque de me faire remballer, et bien sûr, j’aurai pas su quoi dire. J’aurai peut-être dû essayer pour voir? Caroline m’a proposé de passer chez elle, mais je n’en avais pas trop envie. Je voulais éviter de reparler de ce qui s’était passé l’autre soir, mais pas Caro. Elle voulait savoir ce qu’elle avait fait de mal ou de faux, si je tenais à la rayer de nos vies . J’ai dû lui rappeler que ce n’était pas ce qu’on avait convenu, les vacances, c’était les vacances, rien de plus. Ce n'est pas parce qu'on était copines que je me devais de partager mon homme! Si les choses redevenaient comme avant ou pas, ce n’était pas à moi de décider, mais moi aussi, j’avais voulu savoir ce que Pascal avait l’intention de faire.

Caro a compris, un peu de travers. Elle croit que si Pascal voulait continuer à la voir, ça ne me dérangera pas...

J’allais rentrer quant on a décidé de concert de faire un dernier tour devant chez Pascal. C’était bizarre d’être complice dans un truc aussi débile. En fait, non, c’est elle qui voulait y retourner, moi, je voulais rentrer, mais je l’ai accompagnée. Hum, Caro a bien fait d’insister... Cette peste de Marilou, cette pouffiasse était chez Pascal.

Je croyais que Pascal ne voulait plus bosser avec elle en privé? Je croyais qu’elle devait venir au travail, ou qu’il irait à son travail? Oh, je fulminais, mais je pense que je n’étais pas la seule. Du coup, je n’avais plus du tout envie de rentrer. Je crois qu’il doit y avoir une part de voyeurisme en chacun de nous, parce que regarder des gens fonctionner à leur insu, c’est vachement captivant.

Ils ont pris un verre sur la terrasse avant d’aller à l’intérieur pour bosser. Pascal les a installé sur la table de la salle à manger, alors on a dû changer de poste d’observation, parce que de là où l’on était, on ne voyait que les têtes.

Cette vache ne pouvait pas se pencher sur les planches sans le toucher, ni parler sans poser sa main sur son épaule. Pascal était en training, tandis que la miss s'était mise sur son 31. Petite jupette à ras les fesses, elle s'amusait à se pencher, de manière à ce que Pascal puisse avoir une vue imprenable. Elle me donnait des envies de cogner! Ils avaient l’air de s’amuser aussi., parce qu’ils riaient pas mal. Caro a voulu se rapprocher pour entendre ce qu’ils se disaient, mais moi, j’avais la trouille de me faire prendre, alors je voulais pas. Je l’ai laissée y aller toute seule. Si elle se faisait repérée, je prendrais la fuite directe.

Après 1h, j’en avais marre, je voulais rentrer me planter devant ma petite télé, sachant que de toute manière Caro ferait le guet à ma place et me raconterait tout. J’étais certaine qu’elle allait rester là jusqu’à ce que Marilou s’en aille.

En tous cas, j’étais contente, je n’avais pas appelé Pascal de la journée, et n’en ait pas eu envie!

Après avoir travailler jusque vers les minuit, ils sont restés à discuter tranquillement, assis par terre le dos appuyé contre le canapé. C’était notre position préféré, je détestais l’idée qu’une autre en fasse autant. Marilou a essayé de l'embrasser en se mettant à califourchon sur lui. Il paraît que Pascal l’a soulevée comme une feuille pour se lever de là. Grrr, donc elle l’avait pris en chasse! Faudra que je me méfie d'elle. God, s'il l'avait embrassée, j'aurai été hyper, super déçue, et je lui en aurai voulu à mort!

Caro était verte. Elle a voulu débarquer chez moi vers les 2h du matin, mais JD traînait là, alors niet. Sa voix tremblait au téléphone. Hum, il allait falloir que je mette peut-être un peu de distance entre nous, parce que si les choses s'arrangeaient avec Pascal, elle resterait dans nos pattes. Pas facile, elle m’était bien utile, comme en ce moment!!!

Je ne devais pas manquer beaucoup à Pascal, il avait l'air de bien s'amuser et d'être assez occupé...

Tranquille, parce que Caroline faisait le sale boulot à ma place, j’ai peint une partie de la soirée malgré la présence oppressante de JD. Ciel, j’aurai dû mettre une pancarte “La Ferme” ou "Fiche moi la paix" dans mon dos. Le pauvre, il se sent obligé de faire la conversation, il ne se rend pas compte que je n’aime pas trop la compagnie, et je n’aime pas qu’on me tienne la jambe.

JD m’avait entendue pleurer l’autre soir...

Je me suis même mise à penser que ce serait super si le prochain scouateur avait une copine chez qui il passerait le plus clair de son temps! Ou encore mieux, s’il pouvait être juste muet!

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------ No communicado - (232) - Ven.20.août.10 ------

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233 - Minable contact de 6 secondes...

Publié le par JaneDo

Samedi..... 21 août 2010

Layne m’a appelé hier soir. Il avait dû apprendre par Alexia ce qui s’était passé avec Pascal. Grrr, Dieu que Caro avait une grande G! Je dois dire que j’ai failli accepter de le voir, l’idée d’une petite partie de jambe en l’air sans plus me plaisait assez. Mais c'était trop risqué. Autant choisir quelqu'un loin de la sphère à Pascal.!

God, j’avais tellement envie de voir Pascal que j’en avais mal à la tête, même à la peau.

Si on ne se voyait pas pendant quelques jours durant la semaine et tout ça, ce n’était pas la même chose que quant on se fâche. Quant on se dispute, c’est beaucoup plus dur, et il me manque beaucoup plus. Quant mon couple est menacé, ça me perturbe et je n’arrive pas à penser à autre chose. Et j’ai peur, et je déteste ça. Je ne savais pas si on était encore ensemble et qu’il avait juste besoin d’un peu d’espace, où si, de la manière qu’il nous avait jeté à la porte signifiait que c’était fini ou pas. L’empêche qu’il n’avait pas répondu à mes appels, ça c’était mauvais signe à mon avis.

Ce soir, quoi qu’il arrive, j’avais décidé d’aller à l'inhabituelle pré-soirée chez Thomas, j’avais 90% de chance d’y croiser Pascal. Toute la journée, j’ai réfléchi au comportement à adopter.

J’étais très nerveuse et anxieuse. Je voulais arriver tôt à la soirée et attendre pour de si Pascal allait m’ignorer ou se déplacer pour me dire bonjour. S’il ne venait pas, je ne le ferais quant je le croiserais non dans le futur, mais je suis arrivée bien trop tard, et il était déjà là. J’ai senti sa présence en entrant et ça m’a fichu des frissons partout. Zut.

Pascal était debout, appuyé contre le manteau de la cheminée du salon. Évidemment, mes yeux l’ont immédiatement repéré. Comme toujours, j’avais le souffle coupé rien que de le voir et de le savoir dans la même pièce que moi. Malgré les frissons qui me parcouraient tout le corps, je me suis appliquée à ne plus regarder dans sa direction et faire semblant de ne l’avoir pas vu, et surtout, ne pas aller dans sa direction dans ma ronde de salutations.

Il m’avait vue. Il discutait avec 2 copains, dont Paul, que je n’irais pas saluer pour le coup. Marilou et une nana que je ne connaissais pas étaient avec eux.

Caroline n’a pas pu se retenir de courir se jeter à son cou pour lui dire bonjour. Je lui enviais son courage. Il aurait fallu me déplacer avec un treuil pour ça. D’ailleurs, je ne suis même pas sûre que mes jambes m’auraient porté jusqu'à lui. Tout souriant, comme si de rien n’était, Pascal a discuté un petit moment avec Caro. De quoi est-ce qu’ils pouvaient bien parler. Elle l’a scrutée de la tête au pieds d’un air hautain, même légèrement méprisant. Quelle pouffiasse. Caroline ne m'avait pas menti, il me cherchait souvent du regard, ça au moins, ça fait plaisir. Il s'est mis à se mordiller la lèvres tout en suivant mes mouvements... Qu'est-ce que j'avais envie de lui sauter dans les bras, sentir ces lèvres se poser sur ma peau... Afff, c'est vraiment impossible de ne pas penser à lui, je l'avais aussi dans la peau, pas de doute!

Grâce aux vitrages, je pouvais discrètement suivre ses déplacements. De temps à autre, il regardait dans ma direction pour voir ce que je faisais. Les longues minutes jusqu'à ce qu’il se décide à venir me saluer m’ont sembler éternelles!!! Quant enfin je l’ai vu s'approcher, dire que je me sentais au bord de l'évanouissement est un euphémisme. Pour me soutenir et me donner une contenance, je me suis appuyée contre le bar en prenant une pause des plus détendue, mon cœur, lui, dansait la java. Je me suis mise à rire aux éclats aux blagues que je n’avais même pas saisi. Mon rire n’était-il pas légèrement hystérique?

Pascal m’a fait la bise et je n’ai rien trouvé à dire. Rien, le néant total. Je n’ai pu que lui renvoyer un vague sourire, qui j’espère, ne reflétait pas mes états d’âmes! Il n’a fait que me saluer, ensuite, il a tourné les talons pour s’en aller...

Je me suis sentie malade et j’ai fichu le camp, illico presto aux toilettes pour vomir. Merde, je n’avais rien avalé de la journée, tellement j’étais tendue pour ce soir, et en 6 secondes, c’était fait! Quant je suis ressorti, Pascal avait disparu. J’ai appris par Caro que Pascal était parti après m’avoir dit bonjour. Il n’avait pas prévu de rester de toute façon, et ne sortait pas non plus prendre un verre ailleurs ou en boîte.

Pour donner le change, je suis restée encore une bonne heure, à moitié dans les vapes, et je suis rentrée.

* * * * *
------ Minable contact de 6 secondes - (233) - sam.21.août.10 ------

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231 - Douloureuse Rupture

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 19 août 2010

Le lendemain, après avoir passé la nuit à pleurer, je voulais tenter de parler à Pascal. Je ne voulais pas laisser les choses se terminer comme ça. J’avais trop trop mal. Pascal ne m’avait pas appelée de la journée. Je ne sais pas pourquoi, mais j’espérais un petit signe, quelques chose. Je n’ai rien fait d’autre que d’attendre son appel ou un mot. Rien.

S’il m’aimait tellement, il ne pouvait pas m’avoir effacée de sa tête aussi facilement, si?

Le soir, j’ai été faire un tour chez Pascal. Personne. Arfff, où est-ce qu’il pouvait bien être? J’avais un petit espoir, il ne m’avait pas demandé de lui rendre sa clé! Je me suis glissée chez lui pour l’attendre. Ce n’était peut-être pas une idée brillante, parce que du coup, il pourrait me réclamer sa clé. Glups, alors je suis sortie m'asseoir sur la terrasse. La honte.

Des copains à Thomas sont passés un à un, ils devaient tous bien rigoler de me voir plantée devant chez Pascal à l’attendre. Ils étaient probablement tous au courant, Pascal avait dû en parler avec Thomas, et de Thomas... Je devais avoir l’air vraiment conne. Ils devaient sûrement tous être au courant et avaient certainement dû se moquer de moi. Apprenant ma présence, Thomas est descendu. Il a été surpris d’apprendre que je ne sache pas que Pascal était parti en Allemagne dans l’après-midi.

  • -Vous vous êtes disputé ou quoi? A propos de Jess?

Jess? Ma non! Pourquoi est-ce qu’il me parlait de Jess?! Caro avait aussi essayé de joindre Pascal, puis elle avait fini par appeler Thomas. Apparemment, Pascal avait été de mauvais poil toute la matinée et Thomas avait eu l’impression que c’était pour prendre la fuite qu’il s’était organisé à la dernière minute pour aller en Allemagne.

Pascal n’avait rien dit à Thomas, donc il y avait peut-être encore une chance?

Thomas m’a proposé de monter prendre un verre avec lui et ses copains. Surement pas. Pour qu’ils puissent tous se moquer de moi? Non merci. Et Pascal n’était pas là, donc...

Désœuvrée, lamentablement déprimée, mes pas m’ont conduites chez Caro. Elle devait être dans le même état que moi et je ne me sentais pas l’âme d’entendre ses lamentations, ni de consoler qui que ce soit. J’ai essayé d’appeler Pascal, mais il n’a pas décroché. Il ne voulait surement pas me parler, alors je lui ai envoyé un message pour lui dire qu’il me manquait. Pas de réponse.

Comme il était dur... Il aurait au moins pu m’envoyer un petit message... Soupir. Pascal n’avait pas encore déménagé en Allemagne et je souffrais déjà de son absence. Ciel, comment est-ce que j'allais pouvoir exister sans lui, je me le demande. Comment est-ce que j'allais supporter son absence, le vide qu'il allait laisser? Est-ce que je ne devrais pas profiter de cette séparation pour m'habituer?

Je suis rentrée finir mes pleurs dans mon lit. Dormir me faisait oublier, je n’avais plus que ça à faire.

J’ai dormi un petit peu, puis vers les 22h30, comme s’il n'y avait qu’un chemin sur cette terre, mes pas m’avaient ramenés chez Pascal. Thomas n’était pas là, il devait être sorti, mais Pascal était rentré. Même si ce n’est pas grand chose, j’étais drôlement contente de le voir là, à la maison. Je me demande s’il a remarqué mon passage?

Je suis restée un moment à le regarder boutiquer à travers son appart et jouer à la guitare. Pascal avait toujours été mon spectacle favori. Avant de partir, j’ai essayé de l'appeler. Pascal regardait le nom affiché sur son natel, mais n’a pas voulu répondre. Il a juste regardé son natel sonner jusqu'à ce que ça passe sur son répondeur.

Puis, il a appeler sa boîte vocale pour voir s’il y avait un message, mais je n’avais pas laissé de messages. J’aurai peut-être dû, j’aurai vu comment il écoutait mon message? J’ai rappelé. Une fois de plus, il a regardé son natel sonner, mais n’a encore une fois pas décroché, et il a ensuite rappelé sa boîte:vocale. Cette fois, je lui avais laissé un message vocale;

“Tu me manques à mort Pace... J’ai essayé de t’appeler toute la journée, tu n’a pas voulu me répondre je pense. Je sais bien qu’hier soir tu étais fatigué, mais être fâché à ce point là? Fais moi signe dès que tu es un peu moins fâché alors? I Love You Pace”.

Après avoir écouté mon message, il a appuyé la tête contre le mur un long moment. Pascal a rappelé sa boîte vocale pour écouter encore une fois. Il m’aimait toujours, j’en suis sûre. Je lui manquais aussi. C'est triste de rentrer après de si belles vacances et de se disputer, et finir par se séparer... Triste.

J’ai hésité à rappeler en me demandant si cette fois il me répondrait, mais bon... Sûrement pas! C’est trop dur, je ne peux pas imaginer que ça se finisse comme ça, On ne pouvait pas rompre sur un malentendu? Pascal ne pouvait pas être sérieux, c’est impossible. Comment pouvait-il prétendre m'aimer, et du jour au lendemain, me couper de sa vie?

Il allait bientôt partir, et chaque seconde que je n’avais pas l'occasion de passer avec lui me blessait. Il me blessait...

* * * * *
------ Douloureuse Rupture, c’est trop dur - (231) - jeu.19.août.10 ------

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