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265 - Je suis bien près de toi...

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 22 sept 2010

J’avais entendu Thomas rentrer pendant la soirée, j’avoue que j’ai eu un petit pincement au cœur en pensant à ce que je lui faisais. Ha lala, qu’est-ce que la vie était devenue compliquée! J’ai essayé de me persuader que je ne lui devais rien, que de toute façon, il savait dès le départ que j’aimais Pascal. Je me sentais quant même coupable.

Le matin, même si c’était tôt et que j’étais fatiguée, j’aime être dans ses pattes quant il se prépare pour aller bosser. Je restais couchée en travers du lit à le dévorer des yeux. Arf, Pascal est mon plus grand phantasme :) J’aime le regarder traverser la chambre avec son linge autour de la taille après la douche. Il allait mieux qu’hier en tous cas, il était souriant. Entre 2 bisous bisous, on a avalé notre café du matin et il a filé.

J’ai quitté la maison peut-être une 1/2h après Pascal, je suis presque certaine que Thomas m'avait attendu. Je ne m’attendais pas à le voir, normalement Pascal et lui ne prenait qu’une voiture pour aller au boulot, étant donné qu’ils bossent dans la même boîte. Il a proposé qu’on aille se prendre un café. J’ai voulu prétendre avoir quelque chose, mais ne voulais pas qu’il ait l’impression que je cherchais à l’éviter, alors j’ai accepté.

J’en ai profité pour le remercier de n’avoir pas raconté à Pascal ce qui s’était passé.

Malgré la fatigue, je n’ai pas réussi à aller me coucher en rentrant, l’air de rien, je devais être un peu perturbée par mes relations ambigüe avec Pascal et Thomas. J’ai fait de la peinture avant de me rendre chez Vania, on a passé l’après-midi à papoter. Elle ne travaillait pas cet après-midi. Je lui ai raconté en gros ce qui se passait, et comme le départ de Pascal me rongeait. Ça me flinguait le moral.

Vania me disait de rompre avec Pascal au moins avant qu’il ne parte, persuadée que je me sentirais mieux que d’attendre et de voir qu’il ne rentrait plus, que petit à petit, je ne recevais plus de nouvelles, jusqu’à plus rien du tout. On en avait déjà parlé au téléphone. J’avais compris et je pensais qu’elle avait raison donc, j’avais déjà dit à Pascal que ce serait fini, mais je n’étais plus très sûr d’avoir eu raison de faire ça.

Vania m’a dit que j’étais idiote si je pensais qu’il allait quitté sa femme enceinte pour moi. Elle pensant que cette relation allait droit dans le mûr et pensait que j’avais de la chance d’avoir Thomas.

Pascal m’avait dit qu’il devait bosser avec Marilou ce soir, chez lui, j’ai donc proposé de passer plus tard, puis, je ne sais pas pourquoi, je lui ai demandé si je pouvais venir avant et si ça le dérangeait que Marilou soit là? Pascal m’a dit que ça ne le gênait pas du tout, que je pouvais venir quant je voulais. Ils avaient rendez-vous chez lui à 20h, Pascal me proposait de venir plus tôt et on pouvait manger ensemble.

Je crois qu’il avait envi de me voir et que ça lui faisait plaisir que je sois là, donc, quant il est rentré du boulot, j’étais là.

J’avais préparé un petit truc à bouffer, mais on avait pas très faim... 18h... forcément. Pascal avait faim d’autre chose. Je l’ai un peu charrié en lui disant qu’il ne pensait qu’à ça. Ça l’a fait rire. God, je l'adore, j’adore l’entendre rire, j’adore voir son visage amusé et ses yeux rieurs, ça le rendait encore plus beau, si c’était possible. En riant, il a dit que comme tous les hommes, bien sûr qu'il pense à ça tout le temps et qu’après notre coup de fils, il m'attendait avec impatience...

Pascal sortait de la douche quant Marilou a sonné. Elle était légèrement en avance.

Jeeez... Elle s’était mis sur son 31, le décollé vertigineux qui descendait presque jusqu’à son nombril, un jupe à ras la touffe... Depuis quant est-ce qu’on va travailler chez un mec habillée comme ça??? Bref, j’étais ravie de voir sa mine déconfite quant je suis sortie de la chambre après avoir pris le temps de prendre un douche et de me flanquer en training. Je crois qu’elle a tout de suite compris que je restais là, donc ses plans de séduction était à la flotte! Pourtant, elle a continué à tenter sa chance.

J’étais contente d’avoir déjà épuisé mon homme et annihilé ses envies, elle aura beau se frotter et branler ses fesses, ça ne servirait à rien. De toute façon, elle était beaucoup trop maigre.

J’ai entendu Marilou lui poser des questions à mon sujet en chuchotant. Elle pensait qu’il voyait plutôt Caro... J’aurai pu lui dire que chaque fois qu’elle entendait le natel à Pascal buzzer, c’était Caro... parce que ça n’arrêtait pas! J’étais presque sûre qu’elle était dehors quelque part devant la maison à observer chez Pascal.

En tous cas, je suis contente de ne pas être à sa place. J’avais toujours des bouffées d’angoisse en pensant que bientôt, je ne pourrais plus le voir... Je n'ose pas imaginer ce que Caro devait ressentir; il était encore là, et elle ne pouvais même pas l’approcher!

J’ai lu dans le canapé en les observant du coin de l’oeil. Je me suis endormie un moment et j’ai été réveillée par un bisou de mon petite cœur pour manger. Marilou avait déjà le nez dans mes casseroles, bouffant ce que j’avais préparé pour Pascal, grrrr. J’avais préparé un poulet grillé au four, avec patates et carottes. Comme je n’avais pas faim, il a proposé à Marilou de continuer à travailler tout en grignotant. En fait, je préférais manger qu’avec Pascal et aucune envie de faire pote-pote avec Marilou.

En fait, Pascal avait envi de boucler ce mandat pour pouvoir prendre la semaine prochaine, ne pas avoir besoin de travailler pour qu’on puisse passer quelques jours ensemble avant de partir pour l'Allemagne. Il n’en avait parlé à personne, il ne voulait laisser personne tenter de l'en empêcher. Pascal essayait de tout boucler cette semaine.

Cette fois, je n’avais pas refusé de passer la semaine avec lui...

* * * * *
------ Je suis bien près de toi - (265) - mer.22.sep.10 ------

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264 - J'ai peur...

Publié le par JaneDo

Mardi... 21 sept. 2010

On avait presque pas fermé l’oeil de la nuit et le matin est arrivé bien trop tôt, si j’étais fatiguée, Pascal l’était tout autant. On était parti un peu sur les chapeaux de roues de Gstaad, Pascal devait encore passer chez lui pour se changer. Pascal aurait voulu qu’on mange ensemble à midi, je le voulais aussi, mais faut pas exagérer, on se voyait déjà le soir.

Normalement, Pascal avait l’entraînement avec son ex-équipe, mais il n’avait pas envi d’y aller ce soir et voulait plutôt passer une soirée tranquille à la maison. J’ai voulu lui faire une surprise et avant qu’il ne rentre du boulot, j’ai été nous préparer un petit truc à manger.

J’avais pensé que Jess était repartie pour l’Angleterre après avoir quitté le chalet, mais je me trompais. En début d'après-midi, elle est passée chez moi pour parler. Jess voulait être sûre que ce serait fini, que je sortirais définitivement de leur vie dès que Pascal quitterait la Suisse, elle voulait qu’ils repartent à zéro et j’étais toujours dans leurs pattes. Elle me demandait de respecter leur couple, et si je tenais un temps soit peu à Pascal (culot!), que je lui fiche la paix,

Pour elle, j’avais donné de mauvaises habitudes à Pascal, que je ne m’en rendais peut-être pas compte, mais je le détruisais, je détruisais sa vie. Pascal avait toujours été ce garçon droit comme un “i”, bourré de principes, fidèle comme une montre suisse et je l’avais changé. Jess voulait que ça cesse, donc elle pensait que la meilleure chose pour lui est que j’accepte de le laisser partir, sinon un jour, il pourrait me reprocher tout ça. Je lui ai dit que je savais pertinemment que ce serait fini dès qu’il partira, qu’elle n’avait pas besoin de me le dire, on avait déjà discuté avec Pascal, c’était assez clair pour moi.

Jess m’a dit avoir aussi discuter avec lui, et Pascal semblait vouloir encore "jouer" avec moi avant de partir, alors elle avait décidé de lui faire ce plaisir, elle partait. Elle voulait juste me faire mal en me rappelant que je n’étais qu’une aventure, une petite anicroche dans sa vie, que je devais bien me rendre compte que je ne pourrais jamais être autre chose. Elle savait aussi pour Thomas mais, elle n’en avait rien dit à Pascal. Elle voulait faire planer la menace au dessus de ma tête, si je continuais à me mettre en travers de son chemin, mais, je savais que Thomas ne dirait rien. Sa menace ne m’atteignait pas.

J’étais un peu déprimée, il restait environs 10 jours avant le départ de l’amour de ma vie, et ça me rendait malade. J’avais un énorme noeud à l’estomac. Mon cerveau avait enregistré le renseignement, mais une autre partie de ma tête refusait d’admettre que ça allait vraiment arriver. L’idée de son départ m’était insupportable.

La journée, je voulais me reposer mentalement, j’avais des tonnes de données à trier dans ma tête, et aussi, effacer la conversation avec Jess de ma tête. Je savais bien qu'elle essayait de me blesser, mais quand même, elle réussissait à atteindre la cible. Mais bon, je n'allais pas lui donner le plaisir de le lui montrer. Je devais aussi penser à remercier Thomas de lui avoir dit qu’il ne s’était rien passé. Pascal a cru sans broncher ce que Thomas lui avait affirmé, il n’avait même pas jugé utile de me demander de le confirmer. En pensant que je l’avais trahi, Pascal avait préféré quitter le chalet. Hum, quant je pense que la preuve de sa trahison à lui se trouvait dans le ventre de Jess! Grrr, zut, je ne voulais plus penser à tout ça.

Le soir on a mangé à la maison. C’était vraiment chouette de manger devant la cheminée, de se sentir seuls au monde. Pascal est toujours tellement câlin que je me sens si bien, comme si j’étais au paradis. Pourtant, c’était difficile d’oublier l’échéance de la fin du mois. Je sentais que j’allais avoir du mal à cacher ma détresse, c’était un effort de tous les instants. Je ne savais pas si j’arriverais à m’en remettre, à m’habituer à l’idée ou à son absence... J’avais peur.

* * * * *
------ J'ai peur... - (264) - mar.21.sep.10 ------

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263 - Sans toi, je ne suis rien

Publié le par JaneDo

Lundi... 20 sept 2010

Jess n’était pas contente, ça c’était peu dire et c’était normal. Je ne pouvais pas supporter de passer les prochains jours sans Pascal, c’était au-dessus de mes forces. J’avais voulu qu’il réagisse, il l’a fait, je voulais savoir si malgré tout, il tenait à moi un peu plus que peu, je me suis rendue compte que oui.

Je l’ai laissé avec sa femme et je retournée rejoindre Thomas. J’avais prévu de ne sortir qu’1 petite heure et de retrouver Pascal plus tard. Il était préférable de le laisser régler les choses avec Jess. Thomas n’a pas été très surpris par la réaction de Pascal, apparemment, ils avaient eu une petite discussion. J’avais bien fait de retourner vers Thomas, ça lui a fait plaisir de voir que je ne le reléguais pas au rang de 5ème roue du char. Je crois que ce qui lui faisait surtout plaisir, c’est d’avoir l’impression de compter vraiment et que ses sentiments comptaient aussi. Son humeur maussade a vite disparu.

On a dansé et rigolé avec les autres, j'étais de bonne humeur, j’étais hyper soulagée que Pascal ne m'ait pas tout simplement jetée tout à l'heure. J’étais tellement détendu qu’il n’a suffit que d’1 verre pour que l’alcool me monte direct à la tête. Et aussi, j’étais impatiente de rentrer le retrouver. Tout le reste, la sortie elle-même, tout n’était que du remplissage, question de m’occuper en attendant...

Quant j’avais été parlé à Pascal, Jess et lui se préparaient à aller se coucher, alors j’ai été un peu surprise de voir Pascal débarquer en boîte, et surtout rester. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais j’ai appris que Jess était rentrée. Clair que j’ai évité de me montrer trop curieuse en posant des questions.

A peine 1h plus tard, on rentrait au chalet tous les 2.

On est pas descendu avant midi. D’habitude le matin, Pascal sortait souvent faire son jogging, mais pas ce matin. On avait passé une grand partie de la nuit à... et à discuter. On avait pleins de choses à se dire, mais la seule chose qui comptait est que Pascal m’aime et que je l’aime. Ciel, parfois, je me demande bien ce qu’il peut bien aimer chez moi!! La la, ça y est, je recommençais avec mes doutes!

On a traîné avec les autres, participé aux activités, en attendant avec impatience que tout le monde s’en aille. Vers 16h, enfin, on avait tout le chalet pour nous. On avait décidé de passer la nuit au chalet et rentrer demain matin. Pascal passerait se changer avant d’aller au boulot. On supposait que Jess serait déjà repartie en Angleterre. Ca lui évitait un face à face désagréable.

On a beaucoup parlé; on s’est raconté les phases par lesquelles on avait passé, les questions qu’on s’était posé, les tortures qu’on s’était mutuellement infligés, sans compter à nous mêmes. Pourtant, Pascal a soigneusement éviter de mentionner la soirée précédente, et moi, ça ne me gênait pas d’éviter le sujet. J’ai encore voulu jouer à la grande en spécifiant qu’à la fin du mois, quant il partira pour l’Allemagne, ce sera fini. Je voulais tirer un trait sinon j’allais souffrir.

Je lui ai dit que j’avais plus d’1 fois pensé à lui demandé de rester, mais j’étais consciente qu’il ne pourrait pas alors je n’avais rien dit. Pascal aussi avait pensé plus d’1x envoyer tout balader et rester. Il n’avait vraiment pas envi d’aller là-bas et j’ai trouvé la force de l’encourager. Je ne me rendais pas compte que l’idée de partir le désespérait, j’avais toujours pensé, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, que ça ne le perturbait pas plus que ça. J’avais tord, il était triste. Pour la 1ère fois, il m’a avoué que la grossesse de Jess le terrifiait, il se sentait piégé, coincé et malheureux. Il ne voulait pas qu'on se sépare, mais comprenait mon besoin de commencer autre chose, même si ça le rendait encore plus malheureux.

C’était bon de se retrouver enfin seuls et de passer une soirée en tête à tête...

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------ Sans toi, je ne suis rien - (263) - lun.20.sep.10 ------

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262 - Harcèle moi...

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 19 sept 2010  - 262

J’avais appris en rentrant au chalet hier soir, que Jess était là aussi. Elle ne s’était pas sentie très bien et s’était couchée tôt laissant Pascal sortir tout seul. Je ne savais pas que Jess était encore ici, en Suisse, encore dans mes pattes. Pourquoi est-ce qu’elle ne restait pas en Angleterre? J’ai appris plus tard que c’était Pascal qui lui avait demandé de rester au chalet.

Le lendemain, Pascal n’était pas là, il était parti. Il avait quitté le chalet, sans un mot. J’avais bien peur qu’il soit très déçu de ma part, et même carrément fâché contre moi. Caro poussait une tête long de 3 pieds. Elle voulait rentrer et cherchait désespérément quelqu’un qui voulait bien la ramener. Rhoo la la, je ne pouvais quand même pas moi aussi quitter le chalet, Thomas penserait immédiatement que c’était pour aller le rejoindre. J'étais complètement dévastée.

Moi qui pensait redescendre dans la journée, Pascal m’avait devancée!

Pascal avait passé la soirée à essayer de capter mon attention. D'après Caroline, après que je sois montée en compagnie de Thomas, apparemment Pascal avait attendu dans les escaliers que je ressorte de la chambre de Thomas.

Pascal n’avait pas osé venir me chercher. Caro m’a dit qu’il avait été agressif et qu’à un moment donné, qu'elle avait même cru qu’il avait les larmes aux yeux. Il n’avait pas quitté la porte des yeux et faisait même les 100 pas dans le couloir. Elle l’avait même surpris à 1 ou 2 reprises à 1m de la porte, il avait eu l’air bloqué, comme s’il n’osait pas franchir le petit mètre qui le séparait de la porte. Alors Caro m’a demandé s’il s'était passé quelque chose avec Thomas, quelque chose que Pascal aurait peut-être entendu et qui l’avait empêché de frapper à la porte?

Oh my God! j’espère qu’il n’avait rien entendu, j’avais mal jusqu’au plus profond du cœur. Tout marchait selon mes plans, sauf le départ de Pascal. Je ne pensais pas qu’il serait parti, j’espérais une autre réaction. Je n’avais pas planifié non plus de coucher avec Thomas, c’était arrivé comme ça. Pourquoi les femmes devraient être plus raisonnable et réfléchi que les hommes, hein?

J’aimais Thomas, mais c’est Pascal qui me fait perdre la tête et que j’aimais jusqu'à la limite de la folie...

Je me sens mieux dans ma peau avec Thomas, Pascal me faisait perdre mes moyens. Avec Thomas, j’étais calme, à l’aise, confiante, je peux le rejoindre partout sans trembloter comme une collégienne débile. Ça ne veut pas dire que je ne ressens rien, bien au contraire, mais c’est un amour plus pondéré, plus rassurant. J’ai le cœur qui bat de le retrouver, mais pas de manière désordonné, avec sueur froide et tout le reste.

Quant Thomas me prend dans ses bras, ça me fait frissonner de partout, quant je l’attend mon cœur bat la chamade. J’aime faire l’amour avec lui, il est rassurant et tendre. Il est absolument à la hauteur. J’aime ses expressions, son odeur, son toucher, sa peau, j’aime comment je me sens quant je suis prêt de lui... Mais avec Pascal, tout est amplifié, je suis complètement éblouie, je n’ai plus le contrôle de mes émotions, ça part dans toutes les directions. Arghhh, je suis perdue...

Thomas était prêt de moi quant Caro m’a raconté tout ça, et il m’a embarquée par le bras dans la bibliothèque.

  • Vas-y... Je sais que tu as envie d’aller le retrouver... Vas-y.
  • Non, je...
  • Ça ira... Je savais très bien depuis le début. Tu ne me dois rien, je sais que tu l’aime. Je peux attendre.

Comment ne pas l'aimer? C'était tellement chou. J'imaginais bien qu'il devait se sentir floué, il me devinait si bien! Puis il a souri en prenant les choses à la plaisanterie.

  • Je savais bien que je ne pouvais espérer que quelques miettes par-ci, par là. Je sais que je n’ai aucune chance face à lui.
  • Arrête tes bêtises, c’est pas...

Puis en reprenant son sérieux;

  • Puis, il va bientôt s’en aller, moi je serais là... Tu vois, je peux bien attendre. Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver n’importe quant... Merci pour l’effort, mais je sais très bien que tu as envie de lui courir après. Je ne veux pas que tu reste là en espérant être ailleurs. Après tout, on ne sort pas ensemble, alors vas-y avant que je ne débite encore plus de conneries.

Arf, je ne pouvais pas aller lui courir après, ça ne faisait pas parti de mes plans. Si Pascal avait choisi de partir, c’était sa décision, je ne pouvais rien y faire.

J’avais pensé que Pascal et Jess étaient parti ensemble, alors que ne fût ma surprise de voir Jess débouler dans le salon. J’ai failli avaler mon bouquin. Si j’avais su que Jess n’était pas avec lui, je lui aurai certainement couru après? Non. Non, parce que ça ne faisait pas partie de mes plans. J’avais bien pensé que Jess allait nous gratifier de sa présence ce week-end, et je voulais forcer Pascal à clairement montrer où son cœur penchait; elle ou moi! Je voulais le faire réagir... Malheureusement, il était parti.

Dimanche après-midi, je me suis effondrée dans ma chambre pour faire une longue sieste. Mais c’était probablement aussi pour endormir l’angoisse et la désespération. Pascal était parti, et du coup, c’était comme si l’endroit avait perdu tout attrait. Mais c’était passager... après une bonne sieste, je serais à nouveau d’attaque.

Thomas était absolument adorable. Je me sens toujours super à l’aise avec lui, je n’ai aucun problème pour aller vers lui et tout. Par contre, on est devenu un peu plus familier, on se touche beaucoup plus par de petits gestes affectueux. Ces gestes affectueux de sa part m’attirait vers lui, et me donnait de plus en plus envie d’être près de lui. Comme Pascal n’était pas là, je laissais Thomas m’approcher plus volontiers, tout en gardant une certaine distance.

On a fait a manger à la maison et on s’est lancé dans une partie de mimes... God c’était drôle. On était tous mort de rire tellement que certains mimes sont délirants à faire. Non mais, miner la Tour Eiffel.! Caro nous a fait mourir de rire avec son mime de l’âme. Hihihihi... Moi ce n’était pas mieux... Mimer un train!!! Et sans le son!!!


A la surprise générale, Pascal est arrivé, là, au milieu de notre jeu. J’avais pris mes aises et m’étais installée entre les jambes à Thomas. Rien que de voir Pascal, j’avais de nouveau le cœur qui partait en vrille! C'était vraiment ce qu'on appelle "une fatale attraction". Dès qu'il apparaissait, mon regard convergeait vers lui, tous mes sens sont en alerte et je ne fais rien d'autre que palpiter.

Il n’avait pas l’air d’être dans un de ses meilleurs jours, il avait la mine renfrogné et restait à l’écart, ne parlant à personne.

Jess, sa femme s’est approchée de lui et je ne sais pas ce qu’il lui a baragouiné, mais elle a très vite repris sa place sur le canapé. Pareil pour Caro. Il a suffit d’un regard pour qu’elle laisse ses fesses posés dans le canapé. Moi, ben, je restais dans mon coin et j’évitais de le regarder. Quant on a fait la pause café, Pascal a voulu qu'on parle juste 1mn et on a été dans le bureau.

Pascal a voulu savoir si je l’aimais, si je l’aimais malgré son prochain départ, malgré Jess et le bébé, malgré tout. La réponse était évidente, oui je l’aimais, quelle question et malgré tout ça. Il voulait savoir si je préférais qu’il me fiche la paix, si c’était le cas, je n’avais qu’un mot à dire et il me laissera tranquille. Là aussi, la réponse était évidente, mais j’ai menti;

  • Je veux que tu me laisse tranquille, oui absolument. Je passe toujours après ta femme, après tout le monde. Et de toute façon, c’est fini, non? Dès que tu partira, je ne te reverrai plus, alors oui, je veux que tu me foute la paix, retourne vers ta femme et amusez-vous bien.
  • C’était bien ce que je pensais... Je suis désolé de t’embêter...

Mince, il avait l’air si triste et moi, je tremblais de la tête aux pieds. J’ai regretté presque immédiatement d’avoir dit ça. Non? Je ne voulais pas qu’il me laisse, au contraire, je voulais qu’il me poursuive jusqu’à plus soif, qu'il me harcèle  à mort. Au contraire, je voulais passer chaque seconde avec lui, même si je savais que je ne le reverrai plus, ou que la prochaine fois, il aura peut-être un bébé dans les bras. Je ne voulais pas qu’il parte, et même, et malgré, je voulais faire partie de sa vie d’une manière ou d’une autre.

Thomas attendait derrière la porte quant je suis sortie du bureau. Malgré les tremblements qui me secouaient, je lui ai fais un grand sourire et on est parti rejoindre les autres pour continuer notre partie.

Pascal est revenu au salon et s’est assis à l’écart. Paul a arrêté de jouer pour aller vers lui. Moi, j’évitais de le regarder et faisais mon possible pour paraître suivre le jeu et m’amuser. Mais, comme j’étais assise entre les jambes de Thomas, il a ressenti mes tremblements et m’a serré les doigts. C'était réconfortant, il est vraiment trop chou! Je ne voulais pas le regarder et qu'il remarque mon désespoir. J'évitais aussi de regarder qui que ce soit, pour ne pas voir les gros points d’interrogations dans leurs yeux.
Puis Pascal et Paul ont quitté le salon, Jess et Caro sur les talons.

Impossible d’arrêter les tremblements, même quant on est sorti prendre un verre au Clochard. J’avais froid. Le savoir à quelques pas, d’entendre sa voix, de deviner sa présence juste à côté me faisait mourir sur place. J’avais envie de me tourner vers lui et lui dire que j’avais menti, j’acceptais n’importe quoi, et que tout ce que je voulais; c’était lui. Mais, j’avais honte, je ne pourrais jamais faire un truc pareil. Thomas m’observait discrètement, je crois que je devais avoir les joues en feu et le regard perdu.

Pascal a discuté un moment avec Thomas. Je me suis éloignée. Je pensais qu’en m’éloignant, je m’éloignerai aussi de mes sentiments, mais rien à faire. Pascal et Jess n’avaient pas envi d’aller en boîte, ils sont rentrés au chalet.

Dans la voiture, alors qu’on était sensé partir en boîte, Thomas m’a demandé si c’était vraiment ce que je voulais. Il savait ce qui s’était passé avec Pascal et m’a demandé si je ne préférais pas qu’il me dépose au chalet? Il pensait que j’avais des choses à régler, que ce serait mieux que de continuer à trembler comme une feuille ou de tirer la tête. Personne n’était dupe.

Thomas avait raison, j’avais fait tout ça pour faire réagir Pascal et quant il le fait, je l’envoi balader? J'étais vraiment une pauvre idiote. Mais voilà, comment me rattraper? Et il n’était pas seul, Jess était avec lui. Mais je ne pouvais pas le fuir, je devais lui dire ce que je ressentais; je voulais être avec lui... Quant j’ai pris la décision de retourner au chalet, les tremblements ont cessés et au lieu du froid, je pétais de chaud!

Comme une droguée, je suis partie à la source chercher ma dose... J’ai été frapper à la porte de leurs chambres...

C’est Jess qui m’a ouvert. Ils se préparaient à aller se coucher. Je n’ai pas entendu un mot de ce qu’elle disait, je cherchais Pascal des yeux. Torse nu, Pascal sortait de la salle de bain, les cheveux mouillés. Dès qu'il m'a vue, debout à la porte de leur chambre, avec mon air de chien battu, il s'est précipité vers moi.

Je n’étais plus très consciente de ce qu’il y avait autour, ni ce que faisait Jess, ni si elle était là, à côté de lui ou pas, ni s’il y avait du monde ou non dans les couloirs... Je lui ai dit que je lui avais menti, que je ne voulais pas qu’il me fiche la paix, au contraire, je voulais qu’il me harcèle... Au milieu de mon discours, j’ai juste senti ses bras se refermer sur moi, puis il m’a embrassée. Et là, j’ai perdu pieds, et la mémoire et tout le reste. Pascal m’a emportée dans sa chambre dans l’attique et ce n’est que quant Jess a débarqué que je suis un peu redescendue sur terre.

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------ Harcèle moi stp! - (262) - dim.19.sep.10 ------

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261 - Dans les bras d'un autre, pourtant je l'aime...

Publié le par JaneDo

Samedi..... 18 septembre 2010

J’ai déjeuner avec ma soeur et mes 2 nièces. Kachouka et moi avions dû descendre les escaliers à pas de loups pour éviter que ma voisine du rez nous chope au passage. On est arrivé chez ma soeur vers 11h. Je pensais être de retour chez moi pour dormir un peu et me préparer à aller au chalet, mais ça ne s’est pas passé tout à fait selon mes plans.

Lilice et sa mère ont commencés à se prendre la tête, et je me sentais obligée de jouer les tampons. Je devais aller dans le sens de l’une ou de l’autre par intermittence, équitablement. Pffffou, comme si j’avais envie d’entendre crier!!!

C’est fou comme la plupart du temps les gens ne s’écoutent pas Chacun parle dans son coin, c’est lamentable, comme si elles étaient chacune sur une planète différente! De plus, ma soeur étant butée et têtue, ça n’aide pas! Bref, au lieu de rentrer vers 13h comme je l’avais prévu, il était plus de 17h quant je suis arrivée chez moi. Grrrr.

Je me suis immédiatement plongée au lit, je n’avais dormi qu’env. 3h dans la nuit de vendredi à samedi! J’ai dormi jusqu’aux environs de 21h... Et il était un peu plus de 23h quant j’ai atterri au chalet à Gstaad.

En arrivant au Clochard, évidemment que j’ai tout de suite remarqué Pascal, mais aussi Thomas. C’était difficile de ne pas remarquer une bande de grands beaux mecs. Immédiatement je me suis mise en mode contrôle pour éviter que les palpitations de mon coeur, à la vue de Pascal, ne me fassent perdre mes moyens.

J’ai salué Pascal presque en 1er. C’était voulu. Les risques cardiaques ont frôlés le rouge quant il a passé son bras autour de ma taille pour me faire la bise. Mais, j’ai très vite repris le contrôle de mes émotions. Icy Jane était dans la place! J’ai salué les autres à mesures que je m’avançais vers Thomas, que j’ai salué en dernier et je me suis installée à ses côtés, tournant volontairement le dos à Pascal. Enfin presque, il me voyait de profil, si je voulais le regarder, je devais me retourner.

Ensuite, j’ai essayé d’oublier sa présence, mais j’avais des fourmis dans la nuque. Chaque fois que quelqu’un prononçait son nom ou que j’entendais sa voix, je frémissais de la tête au pied. Involontairement, j’arrivais à trier les voix, donc j’entendais presque tout ce que lui baragouinais Caro. La pauvre, elle tentait tant bien que mal de capter son attention, mais il semblait renfermé et distant. Pascal ne parlait pas beaucoup, mais, je l’entendais pouffer de rire de temps à autre.

Pour finir, il est venu se planter vers nous. Je lui ai souri comme si de rien n’était, comme j’aurai souri à n’importe qui attablé avec nous. Je souriais à la ronde, l’air calme et complètement à l’aise, mais intérieurement, c’était la tempête.

Vers les 2h du matin, ils ont tous voulu aller en boîte, et je voulais en profiter pour m’échapper et rentrer sur Lausanne. Rien à faire, Thomas ne voulait pas me laisser partir.

En boîte, je suis restée un moment accrochée au bar à discuter avec Layne. J’avais peur de me retrouver à la table avec Pascal, et surtout, très peur qu’il m’invite à danser. Me retrouver dans ses bras serait la fin des haricots. Trop risqué. Layne a voulu m’inviter à danser, mais j’ai prétendu avoir mal à la cheville. Ensuite, j’ai utilisé cette excuse tout le reste de la soirée. Je n’ai ni dansé avec Thomas, ni avec Pascal qui s’était empressé de m’inviter dès que les slows ont commencés. Je n’avais pas eu le temps de filer me planquer aux toilettes!

Pascal a essayé de me tirer à l’extérieur pour discuter, mais j’ai fait celle qui avait un verre dans le nez, et en rigolant, j’ai dit qu’il n’y avait rien à faire pour me faire bouger de ma place.

J’allais commettre une erreur après, mais sur le moment, j’ai seulement pensé à éviter de retourner dans ma chambre. J’étais presque sûr que Pascal chercherait à me voir. Donc, en rentrant, après avoir mangé un petit truc avec ceux qui étaient rentré en même temps ou avant, on s’est réfugié, Thomas et moi dans sa chambre pour blablater tout en grignotant des chips. Pour finir, je me suis endormie chez lui.

Je suis nulle... J’ai fait exactement ce que je ne voulais pas faire! Vraiment zéro la fille!

Après tout ce mic-mac pour éviter de penser à Pascal, je me suis soudain rappelée qu’il restait moins de 15 jours avant que Pascal ne disparaisse loin de moi... On était en pleine discussion, on riait... Thomas me racontait quelque chose de drôle et tout à coup cette pensée à traversé mon esprit et en plein rire, les larmes ont commencés à couler sur mon visage...

Je regrettais que Pascal ne trouve pas le moyen d’escalader mon mur pour me sauver de moi-même, de mon orgueil débile. Je pleurais bêtement sans pouvoir me contrôler. Thomas a voulu me consoler, il savait très bien ce que j’avais, alors il n’a pas posé de questions. Il s’est mis à m’embrasser et je me suis accrochée à lui, comme à une bouée de sauvetage. Inconsciemment, j’ai probablement pensé que le sexe, comme une drogue, me ferait oublier. Thomas ne s’est pas fait prié et sans penser plus loin, je me suis retrouvée dans ses bras. On a fait l’amour et c’était bien. Pendant quelques instant, je n’ai pensé à rien d’autre que Thomas.

Mais, ce n’était que temporaire. J’avoue que sur le moment, j’ai oublié ma peine et je me suis donnée à lui, corps et âme. Tout de suite après, le souvenir de Pascal est venu me hanter. La présence aimante et tendre de Thomas m’a rassurée un moment, mais l’anxiété ne me quittait pas. J’ai dû m’enfoncer les ongles dans les paumes pour ne pas hurler comme un animal blessé à mort. Thomas toujours aussi chou, me serrait contre lui. Je crois qu’il savait que je pleurais encore.

Je dois avouer que j’aurai voulu que Pascal vienne me chercher... Mais il n’est pas venu... Je me demande ce qu’il faisait? Et avec qui? Est-ce que je lui manquais autant qu’il me manquait? Et comment peut-on aussi facilement faire l’amour avec un autre quant on aime quelqu’un d’autre? C’était si facile, c’était dingue!

* * * * *
------ Dans les bras d’un autre, pourtant je l’aime... - (261) - sam.18.sep.10 ------

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260 - Soirée sans hommes!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 17 septembre 2010

Ok... Je ne sors pas avec Thomas, mais je n’ai pas de compte à rendre à Pascal non plus... Mais, je ne pouvais pas, je ne me sentais pas encore la force, ni le droit de me pointer au chalet et de partager la chambre à Thomas. J’avais beau retourner les choses dans tous les sens, ç’aurait été vraiment la rupture si je faisais l’erreur d’aller en ayant prévu de dormir avec Thomas, et aussi, cela lui donnerait un faux message; il penserait qu’on sort ensemble. Après ça, je ne pourrais plus retourner vers Pascal, si d’aventure il voulait encore de moi!!!

De trop y réfléchir me fichait mal à la tête. Je n’avais pas prévu le coup du chalet; je me voyais très mal en présence de Pascal, dormir avec Thomas. Je n’imaginais non plus pas comment cela pouvait se passer? Eviter tout un week-end Pascal, ce serait impossible là-bas, et je ne pouvais pas flancher tout de suite, Pascal ne pourrait pas apprécier vraiment la “rupture” si je me laissais fléchir aussi vite!

J’ai donc décidé de ne pas aller le vendredi soir au chalet, de ne monter que le samedi soir, mais je voulais ma chambre. Le hic c’est que, si Pascal décidait de venir dans ma chambre, j’étais foutu. Le mieux serait de faire des allés et venus, de ne pas rester au chalet. C’est bizarre, mais si je monte, je penserai à appeler Thomas, jamais Pascal???? Bizarre!

Thomas a insisté désespérément pour que je monte, il regrettait déjà d’avoir organisé ce week-end au chalet si je n'y allais pas. J’ai trouvé pleins d’excuses. Puis, en fin de journée, ma soeur m’a demandé si je pouvais prendre ma nièce pour la nuit, sinon la petite serait toute seule. Donc, j’avais une bonne excuse pour ne pas aller au chalet. Ca m’évitait aussi de me poser trop de questions!

J’ai donc passé la soirée avec la petite et le lendemain matin, on avait prévu d’aller déjeuner chez ma soeur.

J’ai eu des appels de DOL, de Thomas et aussi surprenant que ça puisse paraître de Pascal. Caro aussi m’a appelée pour savoir si je monterais plus tard ou quoi. C’est après son coup de fils que Pascal m’a appelée. J’ai su qu’il avait demandé à Caro de m’appeler. Pascal n’avait pas osé m’appeler de peur que je ne lui réponde pas. Hum, heureusement que je lui ai répondu, il était juste à côté de Caro, si je n’avais pas répondu, il n’aurait plus osé m’appeler!!!

En tous cas, c’était chouette de voir que je manquais à tout le monde!

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------ Soirée sans hommes - (260) - Ven.17.sep.10 ------

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259 - Ne me fais pas ça!

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 16 sept. 2010

Hahhhh, bizarrement j’étais nerveuse un pour mon rendez-vous avec Thomas. Je ne savais pas si c’était parce que je redoutais de croiser Pascal, si je me faisais du soucis que Thomas prenne ça pour un rencard, ou si c’est parce que c’était moi qui considérait ça comme un rendez-vous! J’ai donc décidé d’annuler le ciné. Je voulais éviter le coup de la salle obscur; que Thomas ne tente de me rouler un patin. On devait se retrouver au XIII ce soir. Comme je n’aime pas entrer dans les bars toute seule, j’ai essayé de trouvé une copine pour m’accompagner, mais niet. Pourtant, je n’ai aucun problème pour entrer au XIII toute seule, je sais où ils se mettent en général. Arf, je n’allais quand même pas demander à Caro??

Bizarrement aussi, je me sentais beaucoup plus à l’aise avec Thomas qu'avec Pascal!!! Mystère! Peut-être parce qu’on ne sortait pas ensemble? Non, ça n’était pas ça. C’était probablement parce que je considérais Thomas, plus comme un copain qu’autre chose. Ce que pouvaient penser ses copains m'indifféraient, s’il était avec une fille, ça ne me traumatiserait pas, je n’aurais aucun problème, si je me sentais de trop de tourner les talons... Bref, j’étais plus à l’aise.

Arf, j’étais hyper en retard, je suis arrivée vers 22h30. Lamentable.

Mon cœur a failli lâcher, et j’ai senti mes jambes se dérober quant j’ai aperçu les épaules épaules larges et carrés de Pascal. Mentalement, je me suis donnée une bonne claque pour ne pas chavirer. Thomas était juste à côté de lui, j’ai salué d’abord Thomas en lui passant les bras autour de la taille avec le sourire. Ensuite j’ai fait la bise aux autres, en commençant par Pascal comme si de rien. Pour ne pas perdre mes moyens, je me suis mise de l’autre côté de Thomas, de manière à ne pas voir Pascal ou qu’il ne puisse pas me regarder. Je me suis retrouvée entre Thomas et Paul avec qui je me suis mise à discuter. J’aurai préféré que Pascal ne soit pas là, les battements de mon cœur faisaient trembler ma voix et j’étais contente que la musique soit si assourdissante pour dissimuler mon état.
 
Je gardais le sourire et évitait soigneusement Pascal. Thomas me chuchotait parfois des trucs à l’oreille et ça me faisait rire et j’ai fini par me détendre. 1h plus tard, Thomas m’a proposé de partir et j’ai sauté à pieds sur sa proposition d’aller prendre un verre chez lui. Il travaillait le lendemain, on ne pouvait pas faire très tard.

Je ne voulais saluer personne, surtout pas Pascal, alors je me suis éclipsée avant Thomas. On s’est retrouvé pile poil devant chez lui, en même temps, vers minuit.

J’avais oublié qu’un long week-end, le week-end du Jeûne Fédéral, se profilait à l’horizon et Thomas proposait qu’on le passe au chalet. J’avoue que ça me faisait très peur, mais je n’ai rien osé dire. J’avais un peu les boules d’être enfermée en vase clos avec Pascal à 2 pas. Ce serait une grande épreuve, mais je ne pouvais pas le dire à Thomas.

1/2h plus tard, j’ai entendu la voiture de Pascal. Il avait dû voir ma voiture et savait donc que je me trouvais chez Thomas. A moins... qu’il ait pensé que j’étais chez lui? Non, il savait bien que je respectais sa situation, je n’aurai jamais parqué devant la maison pour aller chez lui. Non, il devait se douter. Je me suis sentie un peu coincée chez Thomas en attendant que Pascal aille se coucher pour oser partir, sans me retrouver nez à nez avec lui.

Thomas a osé me proposer de partager sa chambre au chalet et je n’ai pas su quoi lui répondre. Pendant qu’on discutait, je réfléchissais activement; après tout, je n’ai pas de compte à rendre à Pascal, si? Alors, j’ai accepté en lui disant “pourquoi pas”. Il a eu un sourire heureux.

C’est vrai; pourquoi pas? Pourquoi je dormirais seule, à me ronger les sangs? Je finirais pas passer toutes mes soirées à espérer que Pascal ait l’idée de me rejoindre? Et s’il ne le faisait pas, je me morfondrais. Mouais, pourquoi pas.

On était assis sur le canapé et pendant qu’on discutait, Thomas s’est penché pour m’embrasser. Je crois que la milli-seconde qui a précédé son geste, je l’avais senti, je savais ce qui allait se passer, je l’avais vu dans son regard.

J’aurai pu me lever, ou me pencher pour prendre mon verre, ce qui l’aurait coupé dans son élan, mais je n’ai pas bougé. Je pense que je devais en avoir envie, pourtant, je ne voulais pas que ça dérape trop.

C’était un baiser plein de tendresse et de douceur. Peut-être est-ce un peu trop rapide? Je ne voulais juste pas qu’il pense qu’on sortait ensemble, j’ai voulu parler mais il m’en a empêché. Il devinait ce que je voulais lui dire, et il pensait être assez grand pour savoir ce qu’il voulait et les risques qu’il prenait.

Je n’ai pas eu le temps de me poser trop de questions, ça a frappé à sa porte. C’était Pascal. Ça nous a coupé. Après une petite hésitation, Thomas a été ouvrir. Je ne sais même pas pourquoi je me suis levée, j’aurai pu m’asseoir tout simplement dans le canapé, à faire semblant de zapper la télé! La mauvaise conscience sans doute.

Ha, mon Dieu, je suis vraiment toujours amoureuse de ce type... Rien que de le voir, mes pulsations s’accélèrent. Ça doit vraiment cesser, sinon j’allais souffrir le martyre. J’ai évité son regard et essayé de concentrer mon attention sur les sentiments de Thomas et pas ceux de Pascal. Le pauvre ne devait pas se sentir très à l’aise entre nous 2; il savait que je l’aimais toujours. Ça tombait mal de voir Pascal se pointer à un moment où on essayait de tourner une nouvelle page.

Pascal nous a dévisagé, l’air un peu choqué. Puis Thomas a brisé le silence pour lui demander ce qu’il voulait, mais Pascal ne se souvenait plus pourquoi il était monté, alors il est parti. Son regard blessé me brisait le cœur. Du coup, je voulais partir, mais je ne voulais pas blesser Thomas non plus, alors je me suis forcée à rester encore un peu, en faisant tout pour cacher mon malaise. L’apparition de Pascal nous avait bloqué.

A 2h du matin, je me suis décidée à rentrer, si je restais Pascal en souffrirait. Rhhh, je ne m’attendais pas à ce que Pascal soit encore debout, dehors sur sa terrasse à attendre de me voir partir. Dès que j’ai pris les escaliers, je l’ai vu, il m’attendait en bas des marches. Non, non, non.

En arrivant en bas des marches, Pascal a voulu me prendre la main, mais j’ai plongé les mains dans mon sac pour éviter son geste et je me suis mise à chuchoter;

  • Non, ne me fais pas ça, stp, non... Ne me mets pas dans cette situation...
  • Je veux juste parler?
  • Je peux pas, sorry, je peux pas...

Thomas observait certainement, je ne pouvais pas suivre Pascal chez lui après avoir passé dans les bras de Thomas? Qu’est-ce qu’il penserait? Que je passe de l’un à l’autre? Parce que c’était sûr, il pensera que... afff non, je pouvais pas lui faire ça, même si j’adore Pascal. Chaque minute que je passerais chez Pascal serait comme une claque pour Thomas. Je ne pouvais vraiment pas. je ne voulais pas qu’il puisse penser que j’étais venue chez lui juste dans l’espérer de voir Pascal. Ce serait dègue.

Pascal m’a suivi jusqu’à ma voiture, j’ai continué à lui demander de s’éloigner, de ne pas me mettre dans cette situation. J’ai dû lui arracher mon bras, et ma main, ça m’a fait mal.

C’était une torture, je n’aurai pas voulu avoir à faire ça, à lui faire ça. Je n’ai pas osé regardé en direction de l’appartement à Thomas, je l’imaginais derrière la fenêtre à se demander ce que j’allais faire. Le visage torturé, surpris par mon geste, Pascal a reculé et a levé les yeux en direction des fenêtres de Thomas.

J’ai filé comme si j’avais le feu aux fesses... Une fois dans ma voiture, les larmes sont venus inonder mes yeux, mais je ne voulais pas ça, et je n’avais pas le temps. J'allais devoir m'habituer à vivre sans lui... J’ai dû rapidement me reprendre parce que Thomas m’a appelé sur mon natel pour me demander si ça allait. Il était bien derrière ses fenêtres à nous observer. Je pense qu’il devait être rassurer de m’avoir vu partir, surtout de ne pas profiter de la 1ère occasion pour courir vers Pascal.

* * * * *
------ Ne me fait pas ça - (259) - Jeu.16.sep.10 ------

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258 - Je tiendrais le coup.

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 15 septembre 2010

D’habitude, Thomas m’envoyait toujours un message dans la matinée, avant midi généralement, et si non, il m’appelait à la fin de sa pause déjeuner, et là, rien. Ça m’a un peu surprise. Vers les 16h, il a téléphoné... En fait, après la soirée d’hier, après avoir annoncé la couleur, Thomas ne voulait pas que ses messages sonnent seulement amicales, mais il ne voulait pas non plus avoir l’air de me mettre la pression. Bref, il ne savait pas comment agir. Ça m’a fait rire qu’il ose me le dire, je n’arrivais pas à cacher mon amusement, c’était trop mignon.

  • Rhhhaf, je savais que tu te ficherais de moi...
  • Disons que je préfère que tu ne change rien à cause de ce que tu as dis, je n’irai pas essayer de lire entre les lignes (je riais, c’était difficile de résister). Par contre, ça m’a surprise de ne pas recevoir de messages ce matin...
  • Haaaah! Alors ça t’a manqué?
  • Idiot...

Thomas riait aussi. Je l’ai taquiné encore un peu, j’étais curieuse de savoir ce qu’il aurait voulu changer à ses messages et tout. 1/2h après son coup de fils, il m’a envoyé un petit clin d’œil par sms. J’étais contente, parce que s’il se mettait à m’appeler au lieu de m’envoyer des messages, ça ne ferait que me rappeler Pascal, qui lui, n’était pas très messages, avant, il m’appelait tous les jours. Ce qui me rappelait que ses appels me manquaient drôlement. Je préférais vraiment que Thomas ne change rien. Après tout, on était qu’amis, rien de plus pour l’instant. Mince, Brian me manquait, j’aurai tellement voulu qu’il soit là. Ça commençait à faire long. Gros soupir.

Thomas aurait voulu qu’on se voit pour prendre un verre, mais je ne voulais pas, on avait déjà rendez-vous demain. Il m’invitait au ciné.

C’était une journée tranquille à peindre. J’ai aussi fait l’effort de ne pas trop penser à Pascal. Chaque fois que son visage apparaissait devant mes yeux, je l’effaçais, si une musique me rappelait l’intonation de sa voix, je changeais de chaîne, je ne voulais pas me laisser aller à penser à lui.

Le soir, je devais passer chez Vania, mais j’étais fatiguée. Je crois que je subissais le contre coup de ma rupture d’avec Pascal. Si j’allais chez elle, on parlera forcément de Pascal, et je ne voulais pas le mentionner, ni le penser... Puis, je devais reprendre des forces et me préparer psychologiquement au cas où je le croiserais demain soir. Arf, ça promettait d’être très difficile, très très!

J’ai quand même vérifié mon natel plus d’1x pour voir si... par hasard... Pascal avait essayé de m’appeler, ou laissé un message!

* * * * *
------ Je tiendrais le coup - (258) - Mer.15.sep.10 ------

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257 - Partie d'Echec

Publié le par JaneDo

Mardi..... 14 sept. 2010

J’ai lu le message de Sminette; elle pensait qu’il était temps que je demande à Pascal s’il pensait encore jouer avec mes sentiments encore longtemps, et surtout, s’il y avait encore de l’espoir. Oui, je pense qu'il était temps que j'affronte la réalité! Je savais qu’il allait sans doute à l’entraînement avec son équipe, mais je devais lui parler quand même. J’étais remontée à bloc; il fallait que je sache où j’en étais! Je préférais éviter le face à face sinon j’allais fondre ou me transformer en gros marchmallow, donc ce serait par téléphone.

S’il y avait quelque chose à faire, c’était maintenant ou jamais. D’après ce que j’avais compris, il allait tout faire pour m’éviter, ce qui faisait qu’une fois en Allemagne, il ne rentrerait probablement pas les week-ends. Jess l’aura alors tout à elle, et après 3 mois, s’il rentre ici, il sera changé. S’il avait pu se passer de la tentation de me voir pendant ces 3 mois, ce sera définitivement fini.

Jess avait peut-être sa grossesse, Caro lui avait fait le coup du suicide, il me restait une carte à jouer...

Avant de la jouer, il me fallait savoir s’il me laissait un espoir ou pas! J’avais repris le jeu en main, la partie d’échec allait commencer... J’allais le pousser dans ses retranchements... Je ne voulais pas lui faire du mal, non, j’allais lui donner l’impression de lui avoir laissé le choix. Quoi qu’il arrive, je ne voulais pas avoir le mauvais rôle, ce ne sera que le résultat de ses choix, de sa décision...

A ce jeu là, je suis imbattable. Assez pleuré, à mon tour de jouer!

Je l’ai appelé pendant sa pause de midi pour lui proposer qu’on mange ensemble, parce que j’avais à lui parler. Je savais qu’il ne pourrait pas, Thomas m’avait proposé de manger avec lui, et dans la conversation, j’ai su que Pascal devait se déplacer pour aller travailler avec Marilou, donc qu’il devait aller sur Genève. Après le boulot, il avait l’entraînement, je savais qu’éventuellement, il me proposerait qu’on se retrouve après.

Je n’avais pas l’intention de l’avoir sous les yeux, j’étais encore trop fragile. Ce n’était pas le moment de laisser les sentiments prendre le dessus, ça me rendait faible...

Plan B: j’avais accepté de voir Thomas après son entraînement, ça évitait que je me laisse aller à accepter de voir Pascal. De toute façon, j’avais misé sur le fait que Pascal essayait de remettre de l’ordre dans sa vie, et ça voulait dire, m’effacer, donc même si on se voyait, je doutais qu’il se passe quoi que ce soit. Je ne voulais plus être son petit jouet, une petite distraction pour l'occuper jusqu’à son départ. Je ne voulais pas l’entendre encore une fois me dire, qu’il m’aime mais qu’on ne pouvait pas être ensemble, qu’il avait un devoir envers son futur enfant, etc, sinon je vais hurler!

Donc, en rentrant de Genève, Pascal m’a rappelée sur le chemin de l’entraînement. Il m’avait bien proposé de nous retrouver après l’entraînement et d’aller se balader au bord du lac, mais il voulait aussi, comme à midi, que je lui donne un indice. Alors je lui ai posé la question; je voulais savoir si on avait encore une chance ou non?

C’était bien ce que je pensais, ce que je redoutais... En résumé, il ne voulait pas me donner de faux espoir, même s’il m’aimait, il devait avant tout penser à Jess et le bébé. Il voulait tout faire pour devenir un bon mari, et un bon père. Ce qui fait, qu’il ne pensait pas rentrer les week-ends, ou Jess l’accompagnerait et il ne voyait pas comment on pourrait se voir sans que cela ne l’affecte.

J’avais bougé mes 1ers pions, poser les 1ers pièges, et il était tombé droit dedans... Ha! Si prévisible!

J’ai fait celle qui avait de la peine, le laissant penser que je devais fondre en larmes à l’autre bout du fils. Ça n’a pas manqué, il insistait pour qu’on se voit, qu’on discute... Mais de quoi? Tout était dit, qu’est-ce que discuter aurait bien pu y changer? J’ai donc refusé doucement, en lui disant que j’avais compris que ça ne valait pas la peine. J’ai répété ça à plusieurs reprises. Je savais que Pascal se sentirait coupable, pour tenter de me consoler, je devinais qu’il essayerait de me persuader d’accepter de le voir.

J’ai refusé et j’ai réussi à raccrocher en le laissant dans la panade, quant il a voulu passer me voir au lieu d’aller à l’entraînement. Pascal a très bien compris que ça ne lui servirait à rien, je ne voulais pas le voir pour le moment.

Pour éviter toute surprise, j’avais rendez-vous avec Thomas en ville...

Si Pascal passait chez moi, je n’y serais pas. Il savait que je n’apprécierait pas, et JD me le dirait. J’allais aussi lui donner un avant goût de ce que ce serait s’il me perdait... A lui de savoir si c’était vraiment ce qu’il voulait. Après tout, les théories ont toujours l’air plus simple que la réalité... en tous cas pour moi! Pffffou, j’espère que j’aurai la force d’aller jusqu’au bout! Il me restait peu de temps...

Thomas avait dû mettre le turbo, parce que 15mn après son entraînement, il était pile poil au rendez-vous. Je ne voulais pas être trop en avance, alors l’ayant à l’œil, j’ai attendu les 5mn réglementaires pour me pointer à mon tour. C’était chou et bizarre, comme un 1er rendez-vous, Thomas m'a offert une rose. Ciel, je savais pas quoi en faire et j’ai dû le trimbaler toute la soirée pour lui montrer que ça me faisait plaisir.

On a été se manger un truc et on a papoté. Je ne lui ai pas caché que j’avais parlé à Pascal; entre Pascal et moi, c’était terminé, il n'y avait plus d'espoir.

Thomas avait de gros gros doutes. Avant de me raconter ce que Pascal lui avait dit, il m’a rappelé qu’il était là et qu’il espérait toujours. Il voulait que je sache que même si je retournais vers Pascal, il était prêt à prendre toutes les chances qu’il pouvait avoir. Bref, il voulait que je sache que même si c’était temporaire, il espérait que je me tourne vers lui, même s’il perdait en fin de compte, et même s’il savait pertinemment que j’aimais toujours Pascal. Il espérait aussi qu’à la longue, je finirais par l’aimer aussi fort. Il se fichait de jouer les bouches trous, c’était toujours bon à prendre. Ça m’a fait rire.

Je crois que Thomas se doutait bien que Pascal était coincé, donc, je finirais bien par me faire une raison...

Après m’avoir dit tout ça, Thomas m’a dit que malgré ce que Pascal m’avait dit, il savait qu’il tenait énormément à moi, qu’il m’aimait toujours. Que la violente passion qu’il éprouvait avait de la peine à s’atténuer, malgré la grossesse de sa femme. Pascal lui a avoué qu’il n’arrivait pas à se faire à l’idée de ne plus me voir, qu’il m’aimait plus que les mots ne pouvaient exprimer (c'était pareil pour moi... snif) et ne pouvait accepter la situation. Thomas m’a avoué que Pascal souffrait beaucoup, mais il ne voulait pas me faire souffrir non plus, il ne se sentait pas le droit de me demander de rester avec lui et pourtant par moment, il en avait bien envi. Il a eu souvent envi de tout envoyer balader et me retenir de toutes ses forces. Dans ses moments de folies, il a même eu envi de me demander de le suivre en Allemagne et tant pis pour tout le reste.

Thomas m’a avoué qu’il aurait voulu ne rien me dire, mais, il aurait été malhonnête de ne pas me dire tout ça. Trop mignon...

J’ai joué mon rôle... Je lui ai dis que je ressentais la même chose pour Pascal. J’étais déraisonnablement et follement amoureuse de lui, mais... ça ne menait nul part. Qu’on ne ferait que se compliquer la vie. De plus, je lui ai rappelé que malgré tout ça, Pascal tenait à faire du mieux qu’il peut pour Jess et le bébé. Je lui ai avoué que, malgré ce que je ressens pour lui, je ne pouvais pas me mesurer à sa femme et son enfant, c’était perdu d’avance et Pascal me l’a bien fait comprendre.

En plaisantant, Thomas m’a dit qu’il avait pensé tenté sa chance une fois que Pascal serait en Allemagne. Ça nous a fait rire. Mais même si on en riait, je savais qu’il parlait sérieusement... C'était ce que je voulais savoir...

Après avoir mangé, on a traîné encore à discuter jusqu’à la fermeture. J’avais passé une délicieuse soirée avec Thomas, je ne regrettais pas d’avoir accepté son invitation.

A un moment, Thomas m’avait pris les mains, son geste m’avait surpris et j’ai sursauté et retiré mes mains. Hum, mais c’était quand même calculé. Mon geste était juste pour l’avertir de ne pas tenter plus, en tous cas, pas aujourd’hui. Après, j’ai tendu mes mains vers lui et il s’est empressé de prendre mes mains dans les siennes, à travers la table et on a continué à bavarder comme de rien. Je voulais que les choses aillent lentement, qu’il me fasse la cour. Ça a l’air con de dire ça, je ne voulais rien précipiter, j’aime la lenteur et la douceur, je voulais laisser du temps au temps, qu’il prenne le temps de me séduire.

Qui sait? Je pouvais réussir, dans le processus, à oublier Pascal?

Thomas a essayé de me planter encore un rendez-vous pour demain soir. Ha! les mecs, toujours super pressé! Non, non. Il fallait que Thomas s’habitue à mon rythme aussi, on allait pas commencer à se voir tous les soirs quand même! L’empêche, quant il m’a embrassée au coin des lèvres... Je me rappelle qu’il embrasse pas mal... J’avais drôlement envie d’accepter, mais pour éviter que je me laisse aller à flancher, j’avais repris un de mes vieux trucs; le fameux slibar grand-mère. Hihihi, impossible de laisser un mec que j’aime bien poser les yeux sur des dessous aussi affriolants!!!!!

Hum... pourvu que je n’ai jamais d’accident avec ÇA sous mes vêtements! Iak!

On se voit jeudi soir... Hum! Je l’aime bien Thomas...

* * * * *
------ Partie d’Échec...  - (257) - Mar.14.sep.10 ------

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256 - Tentations & Regrets

Publié le par JaneDo

Lundi..... 13 sept. 2010

Jess avait pris le dernier avion dimanche soir. J’ai appelé Pascal alors qu’il rentrait de l’aéroport. Il avait envi de me voir, mais il pensait ne pas être de bonne compagnie. C’était ce que je pensais, il ne voulait pas passer!!! Dire que j’avais passé tout le dimanche à l'attendre son passage... Lamentable mauviette que je suis!

Je ne me sentais pas très bien, j’étais déprimée, triste et je voulais Pascal. Je le voulais tellement que j'ai passé une bonne partie de la journée à tirer des plans sur la comète; débarquer chez lui? l’appeler? l’attendre dans le jardin, il viendra surement me rejoindre? Rhhh! Le seul petit problème; je ne savais pas si Jess était encore là! Rhhh!

Il n’allait tout de même pas encore une fois me laisser sans nouvelles????

Oh, évidemment Pascal se sentait coupable pour hier soir, évidemment il s'inquiétait pour Jess qui s’était plainte de douleurs au ventre, regrettait de n’avoir pas été plus fort, était perturbé de ne pas arriver à me sortir de sa tête, de penser tout le temps à moi ou, d’avoir tout le temps envi de me voir. Pour lui, il m’empêchait de vivre ma vie. J’ai insisté que je ne voulais rien d’autre que faire partie de sa vie, même un petit bout me suffisait. J’ai regretté immédiatement d’avoir dit ces trucs, parce que je savais que je n’arriverais pas à me contenter de si peu, j’ai essayé de me rattraper, Pascal l’a compris.

J’étais occupée à essayer de le convaincre de ne pas me laisser de côté, qu’il pouvait me parler, que je l’aimais, alors je ne lui en voulais pas, et ça a sonné à la porte.... Caro!

  • Caro? Rhhh, qu’est-ce qu’elle me veut encore!?

Aïïïïe, il devait penser la même chose de moi qui le harcelait au téléphone, alors j’ai voulu raccrocher.

  • Attends, raccroche pas ok.

Je l’ai entendu demander à Caro ce qu’elle voulait et ce qu’elle faisait là. Caro voulait attendre qu’il ait terminé son coup de fils, mais il n’en avait pas l’intention. Au ton de sa voix, il était clair que Pascal voulait qu’elle s’en aille. Comme Caroline faisait semblant de ne pas l’avoir compris, il lui a demandé de rentrer chez elle, mais avant il a fait semblant de raccrocher. Sans doute pour ne pas la gêner, j’étais toujours en ligne. Caro pensant qu’elle pouvait parler en toute liberté, a demandé si elle pouvait rester, Pascal a refusé.

J’ai appris que Pascal avait menti à sa femme en prétendant être chez Caro hier soir. Maligne, Jess avait fait venir Caro, donc il avait finalement avoué être avec moi. Caro lui a demandé pardon de n’avoir pas su ce qui se passait et de n’avoir pas menti pour le couvrir, mais en même temps, elle s’accrochait à sa promesse de ne pas la laisser tomber. Pascal lui avait dit qu’il se rangeait, et pourtant, il continuait à me voir. Pascal lui a redit, qu’il ne la laisserait pas tomber, qu’il sera toujours là pour elle, mais en tant qu’amie, rien de plus. Concernant ses relations avec moi, il n’était pas disposé à se justifier envers elle. Ils ont continués comme ça encore environs 5mn, puis Pascal lui a demandé de rentrer.

Légèrement mal à l’aise, après avoir entendu Caro, je lui ai demandé ce qui s’était passé quant il était rentré et il m’a raconté. C’était de ma faute, alors je me suis confondue en excuses.

Je savais que je ne devais pas aller chez lui ou lui demander de venir, ça ne ferait que le renforcer dans son idée d'avoir commis une erreur hier soir. J’étais quand même contente qu’il soit passé, de lui manquer à ce point, parce que lui me manquait à mort. La question qui me martelait l’esprit était; qu’est-ce qu’on va devenir? qu’est-ce qu’on va faire?

Sans avoir besoin de le dire, je comprenais que Pascal voulait tout faire pour entrer dans les rangs et qu’il voulait tout faire pour éviter de me voir. Il ne voulait pas que Jess souffre à cause de ses sentiments pour moi! Mouais, et moi alors? Et j’ai fait la connerie que je n’aurai pas dû faire; demander à le voir!!! Zut.

Gentiment, il a refusé. En tous cas, plus gentiment qu’avec Caro! J’ai raccroché la mort dans l’âme, incertaine et encore plus perturbée. Peut-être que je n’aurai pas dû l’appeler? Quand même, j’étais contente qu’il pensait tout le temps à moi, mais désespérée aussi de savoir qu’il cherchait à m’oublier, à me rayer de sa vie.

Il fallait que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas, ne voulait pas rendre les armes sans combattre. Je ne pouvais pas laisser, Jess ou qui que ce soit d’autre me l’enlever. Je ne crois pas que j’arriverais à survivre sans lui.
Pfff... Et pourtant, je savais aussi que je devais tourner la page, courir dans l’autre sens, et aussi essayer de l’oublier, tout oublier de lui, tout effacer. Zut, j’avais mal à la tête, ce n’était pas tard, mais il fallait que j’aille dormir pour oublier mon stress.

Lundi matin, je n’ai pas été prendre le café avec ma sœur puisque j’allais au dîner avec les enfants le soir.

Après le dîner et le départ des enfants, on a joué aux cartes jusque vers 23h avec Carmine et mon frère. Au lieu de rentrer, j’avais envie d’aller chez Pascal, mais je suis rentrée sagement chez moi. J’étais crevée, Pascal aussi, on avait du sommeil à rattraper.

Évidemment, j’avais passé une bonne partie de
la journée à penser à Pascal, à me demander quoi faire pour ne pas le perdre, pour essayer de regagner ma place. Je ne pouvais pas le laisser prendre toutes les décisions sans moi. j’étais concernée après tout, non?  Je devais aussi faire attention de ne pas trop le coller non plus maintenant, et attendre un peu pour savoir ce qu’il voulait... Et aussi, ce que je devais faire!

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------ Tentations & Regrets  - (256) - Lun.13.sep.10 ------

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