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286 - Oh, OK!...

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 12 oct 2010

Mercredi, je me suis encore accordée une journée de farniente, mais la journée a été perturbée par mes voisins du rez. Marie avait besoin de compagnie et m’a invitée à prendre un café avec elle. Elle avait été opérée dans la matinée à cause d'un kyste cancéreux sur sa main, donc elle était coincée chez elle.

Pour une personne hyper active comme Marie, être allongée sur son canapé à de rien pouvoir faire, ce devait être l’enfer. Après, son fils, Roméo n’a pas voulu me laisser partir, il voulait jouer au Monopoly. Il avait son cours de musique après, ouf, je pouvais enfin regagné mon antre adoré, j’avais encore 2h avant d’avoir JD dans les pattes. Rhooo, j’en ai marre, j’aimerai que JD dégage. Bahhh, j’suis pas gentille, c’est juste que j’ai besoin d’un peu de temps seule pour pouvoir pleurer de tout mon soul, et que je ne peux pas, autrement, il ne me dérange pas. Il est discret et n’est presque jamais là.

Je voulais prendre un bain, faire une sieste avant mon rendez-vous avec Layne et je voulais être en forme.

Je n’en avais rien dit à Thomas, et je me suis demandée pourquoi, j’avais l’impression d’avoir des comptes à lui rendre. Je ne me sentais pas libre de mes mouvements, il allait falloir peut-être que je sois au clair avec Thomas. Zut alors! Pourquoi nous les filles, on se sent immédiatement coupable, hein? Un mec ne pense à rien lui! Coupable? C’est un mot qu’ils apprennent juste à écrire, mais qui ne signifie rien pour eux. Grrr.

Je voulais pourtant me sentir libre, m’envoyer en l’air avec qui je veux, quant je veux. Mais bon, je ne pouvais pas faire ça à Thomas, et de plus, j’avais encore de la peine à... à avancer.

En rentrant après mon petit rendez-vous avec Layne, j’ai trouvé des fleurs de la part de Thomas, alors avant de me coucher, je lui ai envoyé un petit message pour le remercier. C’était vraiment chou, il commençait à me faire craquer. Thomas m’a rappelée droit derrière, comme s’il avait attendu toute la soirée un signe de ma part.

On a discuté au moins 1h au téléphone. Je lui ai raconté ma soirée avec Layne, qu’on avait été prendre un verre à Ouchy, qu’il m’avait raconté ses aventures sentimentales, etc, Thomas a juste dit; “Oh OK!. Le lendemain soir, Thomas m’a dit qu’il n’aimait pas me savoir avec Layne. J’aurai dû en profiter pour lui dire que je n’avais pas de compte à lui rendre, mais je n’ai pas pu.

J’ai toujours du plaisir à voir Layne, il est drôle, on s’entend bien et pas seulement parce qu’on est des ex. Il a toujours des histoires abracadabrantes sur ses aventures amoureuses à raconter. On a beaucoup ri. Je n’ai pas eu à lui dire que je fréquentais Thomas, Layne le savait déjà.

Caro m’avait aussi proposé d’aller prendre un verre chez elle, mais j’ai repoussé à demain. Je n’avais pas envie d’être déprimée ce soir.

J’avais eu Brian en ligne et je m’étais déjà assez lamentée pour un soir. J’avais envie de le voir, il me manquait tant. Brian a promis d'être là pour Halloween. Je me réjouissais de voir ses tâches de rousseurs ;)

Thomas aurait voulu que j’aille dormir chez lui, mais je laissais ça aussi pour demain soir. Je l’imaginais étalé sur son lit, la télé allumé, les cheveux en bataille à grignoter avec son bas de pijama à carreau. Hum, ça m’a donné envie d’aller le retrouver, mais non, il fallait que je sois un peu plus réfléchie.

Je gardais au fond de mon coeur un petit espoir que Pascal rentre ce week-end, alors vendredi soir, je pensais rester chez moi dans l’espoir de le voir ou qu’il m’appelle... Encore une fois, je préférais que Pascal ne me trouve pas chez Thomas... C'était un peu bête, parce que irréaliste, mais je ne voulais pas qu'il sache pour Thomas.

* * * * *

------ "Oh ok!" - (286) - mer.13.oct.10 ------

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284 - L'antre des lamentations

Publié le par JaneDo

Lundi... 11 octobre 2010

J’ai dormi chez Thomas dimanche soir, lundi matin, après avoir pris notre café ensemble, je suis rentrée chez moi. J’avais pensé faire pleins de trucs, j’avais des tas de choses que j’avais laissé en plan pour filer en Allemagne avec Pascal, aussi parce que j’avais passé du temps chez mon paps pour peindre des planches, et depuis mon retour de Munich à me réfugier auprès de Thomas, donc j’avais du retard dans mon courrier, etc.

Je commence à peine à savoir utiliser le nouveau natel que Pascal m’avait offert. Ça ressemble à un iPhone, mais il est plus performant et plus maniable qu’un iPhone, mais ça n’empêche pas que, je suis loin de savoir l’utiliser. Ce qui me plaît super, c’est le réveil. Avec l’ancien, j’avais recours à un autre natel pour me réveiller. J’étais étalé sur mon canapé à essayer de transférer mes notes du natel à l’ordi... C’est pas gagné, j’y arrive pas! Idem pour les photos... Je désespère! Donc, pour mettre mon journal à jour, j’ai dû tout retaper... pfff.

Lundi soir, ma sœur, Carmine et mon frère sont venus jouer aux cartes chez moi, donc j’avais expédié JD sur la lune. Je ne le voulais pas dans mes pattes. Ma nièce faisait sa soirée “Dîner Presque Parfait” chez maman, c’est pour ça qu’on se retrouvait chez moi. Ma sœur et moi n’avons fait que battre le frangin et Carmine, mon frère étant un mauvais joueur, il en a eu vite marre.

Thomas avait voulu que je lui permette de passer, il disait être curieux de connaître une partie de ma famille. Curieux? Je ne pense pas. Je n’avais jamais présenter ma famille à Pascal, je n’allais pas le faire avec Thomas, à peine 1 semaine après ma séparation d’avec Pascal. Pascal le prendrait mal et je le comprendrais. A sa place, moi oui!

A part ça, je n’ai rien fait ces 2 jours, rien de rien. Je crois que j’étais plutôt déprimée, et plus d’1 fois, j’ai dû me retenir pour ne pas courir vers Thomas. J’ai beaucoup dormi. Dormir, c’est comme un médic contre la déprime, surtout ça m’évite de penser et aussi de baigner dans les lamentations et les larmes.

Thomas est un peu plus pressant que Pascal et il n’arrêtait pas d’essayer de me faire sortir de mon refuge, de s’inviter chez moi ou chez lui. J’ai tenté de lui expliquer que j’avais besoin de mes débuts de semaines pour faire mes trucs, ça ne l’a pas empêché d’essayer quand même. Pour finir ça me faisait même sourire, je ne pouvais pas lui en vouloir. D’un côté, son insistance m’arrangeait, au cas où je changeais d’avis.

L’empêche que je n’ai rien fait à part dormir, hanter mon appart, empêcher ma tête de penser... Je ne voulais pas me laisser aller à craquer. Et... je n’avais pas de nouvelles de Pascal... Est-ce qu’il pensait un peu à moi au moins? Est-ce que je lui manquais un tout petit peu? Afff... Pas penser à Pascal et bien, c’est pas si facile! En plus, tout me parlait de l’Allemagne... J’allume la télé, et hop un petit reportage sur l’Allemagne, sur internet, et hop la pub pour des vacances en Bavière, non mais... partout, l’enfer!!

* * * * *

------ Le trou des lamentations - (284) - lun.11.oct.10 ------

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283 - Heureuse

Publié le par JaneDo

Dimanche... 10 octobre 2010

Thomas a été doux, mais j’avais l’impression d’avoir la peau brûlante, parce que je ne me sentais encore prête, mais Thomas a été adorablement doux. J’ai serré les poings et je me suis mordue la lèvre, mon corps gardait encore l'empreinte de Pascal, et c’était douloureux de ressentir du plaisir dans les bras d’un autre.

Thomas n’est pas Pascal, mais tout de même, par moment, Thomas me rappelait vachement Pascal. Question de peau, Pascal est plutôt salé, Thomas, un peu plus sucré. Leur femme de ménage utilisait la même lessive, parce que leurs vêtements avaient la même odeur.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’on passe la majeur partie de la nuit réveillé à se faire des câlins. Je pensais que ce serait rapide et qu’ensuite, je pourrais juste dormir serrée dans ses bras. Cette nuit, entourée de tendresses, d’amour, j’ai réussi à oublier Pascal quelques heures, jusqu’à avoir le sentiment d’être heureuse.

La seule petite chose qui pourrait me poser parfois des problèmes, était son réseau social. Thomas était tout le temps occupé à organiser des trucs, entouré de ses copains, avoir les copains qui débarquent sans arrêt, etc.

Dimanche matin, il m’a servi le déjeuner au lit. Trop mignon. Il avait pourtant prévu de retrouver ses potes pour dîner, mais au lieu de ça, il avait attendu patiemment que je me réveille à midi pour me servir le petit déj. C’était vraiment adorable, alors l’après-midi, je l’ai accompagné voir un match de foot. Après le match, on a été prendre un verre avec eux avant de rentrer.

J’ai bien aimé passer la journée avec lui, j'étais vraiment bien avec Thomas. Malgré pleins de petites choses, comme des mimiques, qui me rappelaient Pascal, peut-être parce qu’ils avaient grandis ensemble, il était évident que je serais mieux avec Thomas que Pascal...

Avec Pascal, j’étais tout le temps en palpitations, l’impression d’avoir le cœur posé sur un grand huit en mouvement express, tout le temps envie d’être collée à lui, dans ses bras, de faire l’amour avec lui, c’est carrément invivable! Sa présence me mettait dans tous mes états, mon cœur battait toujours trop vite, sa voix me mettait en transe et s’il avait le malheur d’effleurer n’importe quelle minuscule partie de mon corps, ou plonger ses yeux verts dans les miens, voilà que j’avais des palpitations. C’était effrayant.

Toutefois, je me posais des questions... Est-ce que Thomas tenait vraiment à moi, ou était-ce une sorte de rivalité masculine entre lui et Pascal? Est-ce que je l’intéressais seulement parce qu’il voulait avoir la même chose ou simplement avoir ce que Pascal avait? Je ne sais pas, mais il était gentil avec moi, et j’ai toujours eu un gros faible pour les gentils garçons. J’espérais ne pas être en train de profiter de lui par désespoir!

Ce dimanche soir, alors que d’habitude Thomas sortait avec ses copains, question d’enterrer le week-end, Thomas a voulu qu’on passe la soirée ensemble, rien que les 2. On s’est larvé chez lui, à regarder des DVDs. Un dimanche comme je les aime, et ça m'a fait un bien fou. Ça faisait longtemps!

C’était super agréable et reposant, on se prendrait presque pour un vieux couple d’amoureux, comme si on avait l’habitude de vivre ensemble ou comme si on sortait ensemble depuis longtemps. On s’accorde bien et je me sens à l’aise avec lui. J’ai fait à manger, parce qu’il faut dire que Thomas est vraiment nul en cuisine, rire.

J’avais pensé rentrer dormir chez moi, mais Thomas a réussi assez facilement à me faire changer d‘avis. Oui, j’étais vraiment bien avec Thomas... Calme, moi-même, tranquille, bien dans ma peau, heureuse quoi...

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------ Heureuse. - (283) - dim.10.oct.10 ------


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282 - Thomas me plaisait

Publié le par JaneDo

Samedi..... 9 oct 2010

Thomas avait un match ce soir. Je n’avais pas réalisé que jeudi soir, Thomas avait loupé l’entraînement de basket pour rester avec moi. Trop chou. Tout ça pour rester avec une bonne femme qui pleurait un autre mec et pour des prunes en plus. Vraiment adorable.

Mon paps part en vacances dimanche, on avait pas fini la peinture des plinthes pour l’appart à Jean-Michel, alors je suis retournée donner un coup de main à mon papa. J’ai fini tôt. Le temps de rentrer me changer, je savais que Thomas jouait au billard avec Paul et Michael, alors j’ai été le rejoindre. Je ne sais pas si j’ai traîner avec lui parce que je le voulais ou si inconsciemment, j’espérais tomber sur Pascal s’il rentrait.

En tous cas, ça m’a permis d’apprendre que Pascal ne rentrait pas, il était en Angleterre avec Jess et ses parents pour aller chercher le reste de ses affaires. De plus, s’il revenait en Suisse dans 3 mois, Jess rentrait avec lui et elle s'installait chez lui cette fois, définitivement. Sacré coup de poignard, j’espère que personne ne s’était rendu compte que j’ai perdu le sourire en entendant ça.

Dépitée, j’ai compris que c’était bien fini avec Pascal, mais je n’arrivais pas entièrement à l’admettre. Ma tête le savait mais mon cœur le refusait. Purée, je devais vraiment arrêter de penser à lui, de conjuguer ma vie en pensant à lui. Ça allait finir par me détruire.

Hum, je n’ai pas eu le courage d’aller voir le match de Thomas, j’avais peur de ne penser qu’à Pascal et de mourir sur place de ne pas le voir.

Très tard dans la soirée, j’ai été rejoindre Thomas au Lézard après le match. Arrrfff, c’était dur dur. Sans le vouloir, mon regard recherchait la silhouette de Pascal, pourtant mon cerveau savait qu’il n’y avait aucune chance qu’il soit là. Je pense que Vania était venue nous rejoindre avec sa copine, pour me soutenir moralement. C’était sympa et ça m’a fait drôlement plaisir de la voir, même si elles ne sont restées qu’1h.

Caro avait tenté à milles reprises d’appeler Pascal, mais il ne lui répondait pas, alors elle m’a appelée. Elle n’était pas sortie, elle n’en avait pas le courage. Elle aussi ne supportait pas de voir les autres, sachant que Pascal ne serait pas là. Elle m’a invitée à passer chez elle. En tant que les 2 ex de Pascal, elle pensait qu’on pouvait se tenir compagnie.

J’avais aussi accepté d’aller dormir chez Thom. Après tout, je devais faire un effort pour tourner la page, Pascal était perdu pour moi. L’air de rien, Thomas me plaisait et m’attirait physiquement. Puis, je ne supportais pas non plus de rester chez moi avec JD dans les pattes. L’enfer, même chez moi, je ne pouvais pas pleurer en paix.

J’ai bu un peu plus que de raison, peut-être pour me donner du courage...

Apparemment, Thomas était pressé de rentrer. Il était à peine minuit quant il a décidé de rentrer, ça ne lui ressemblait pas. Thomas a deviné que j’étais encore chez Caro, alors il est passé me chercher. Je n’avais pas entendu ses appels, j’avais planté mon natel sur “réunion”, donc motus. Il y avait des potes chez Thomas.

Quant on s’est retrouvé seuls, j’avoue que j’ai pensé prendre la fuite. Je ne me sentais pas encore prête et je savais bien que j’allais passer à la casserole. Je ne pouvais pas continuer à le repousser sans cesse, sinon, j’allais finir par le perdre.

* * * * *

------ Thomas me plaisait.. - (282) - sam.09.oct.10 ------

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280 - Affronter Pascal, m'excuser..

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 7 oct 2010

Quant je me suis réveillée le jeudi matin, Thomas était déjà parti au travail. Abattue, j’ai réussi à me traîner jusqu’à la machine à café, et à côté de la machine, j’ai trouvé un petit mot de Thomas; il espérait me voir en rentrant, sinon lui téléphoner, il m’invitait à manger dehors. Il avait aimé me regarder dormir, j’avais l’air épuisée, des bisous etc... Aïe, encore un truc qui me rappelait Pascal et j’ai fondu en larmes. Pascal avait l'habitude de me laisser des petits mots et me regardait dormir, et moi aussi, j’avais passé des heures à le regarder. Il me manque, il me manque tellement, la souffrance est intolérable.

Quelques brides des prises de tête entre Pascal et Jess m’ont traversés l’esprit... Je me rappelais aussi quant Pascal lui a demandé d’arrêter de s’immiscer entre nous, il ne supportait pas ça. A ce moment là, je me rappelle avoir pensé que Pascal m’aimait et c’était tout ce qui comptait. Je me suis souvenue aussi comme il avait été bouleversé et s’était précipité vers elle quant elle a eu des douleurs au ventre à cause de leurs disputes. Après ça, Pascal s’était promis de ne plus la perturber...

Oh, il fallait que j’arrête de penser à lui, il le fallait... Mais, afff, je me suis permise une dernière petite souffrance; aller traîner dans son appartement.

L’âme en peine, j’ai hanté les lieux pour finir enrouler dans son lit. Je n’avais aucune peine à imaginer son hombre se profilant d’une pièce à l’autre, ou en train de jouer à la guitare. Mais... tout était vide, il n’était plus là, il était là-bas, en Allemagne. Je ne pouvais même pas l’imaginer à son travail, je n’y avais pas mis les pieds. Les bras en croix, j’ai sondé le plafond à réfléchir si je devais au moins l’appeler pour m’excuser d’être partie comme je l’avais fait. Oui, je crois que je le lui devais, sinon mon silence serait blessante.

Entendre sa voix me faisait mal d’avance... Je n’étais pas sûre de pouvoir tenir le coup après... ni de pouvoir raccrocher non plus...

Après avoir remarqué mon départ, Pascal avait essayé de m’appeler, mais je n’avais pas répondu parce que j’étais encore en Allemagne, je ne crois pas que j’aurai pu m’empêcher d'avoir envie de le voir une dernière fois, probablement que je ne serais même pas partie. Le lendemain, après mon arrivée, je m’étais endormie dans les bras de Thomas, épuisée par le chagrin.

On imagine mal comme la souffrance intérieure, causé par les sentiments, peut faire mal. C’est tellement lourd, on a l’impression d’avoir une main qui nous étrangle, nous serre la gorge tout le temps, qu’on manque d’air, que cette main nous serre le cœur entre ses griffes, sans parler de la fatigue énorme, d’avoir tous les membres engourdis, lourds, trop lourds. Et l’abattement énorme, le vide... Et les larmes qui attendent pour nous sauter aux yeux à n’importe quel moment.

Aïe non, il fallait que j’anesthésie toutes ses pensées, ses souvenirs, il fallait que j’arrête de penser à lui... Avant ça, il fallait que je l’appelle... Et il fallait que je le fasse tout de suite avant de trop y penser, tant que j’avais encore du courage...

  • Jane...

Pascal n’a réussi qu’à prononcer mon nom, puis il m’a écoutée sans rien dire. Je me suis excusée, lui ai expliqué que c’était mieux comme ça, que je n’aimais pas les adieux, que je pensais que c’était le mieux pour lui. Au fond de ma poitrine, mon cœur se suicidait, poignardé de douleurs. Je voulais entendre sa voix, mais aussi non. Comme il ne disait rien pendant toutes mes lamentables explications, je n’ai pas osé lui dire que je l’aimais et que ça m’avait déchiré le cœur de partir.

  • Tu n’aurais pas dû partir comme ça... On ne s’est même pas dit au revoir...

Sa voix était douce, il me parlait presque dans un souffle. Je n’osais pas parler, pas l’interrompre. J’enregistrais sa voix, son intonation, j’avais tellement besoin de l’entendre, de le voir... Afff. Il a eu un moment de silence avant de rajouter;

  • Ça m’a fait mal...

Je crois que quelqu’un lui parlait, ou il était demandé, mais il restait au téléphone. On ne savait plus quoi rajouter, mais on ne voulait pas raccrocher. J’aurai peut-être dû lui dire que j’avais vu Jess et que ça ne s’était pas très bien passé, mais j’avais compris que je devais partir... Mon natel commençait à me brûler les doigts parce que je sentais que le moment de raccrocher approchait dangereusement, la communication arrivait à son terme.

  • Il faut que j’y aille, désolé...
  • Je comprends...

Je crois que comme moi, il ne voulait pas raccrocher parce qu’on est resté encore 1mn suspendu au bout du fils sans rien dire. Puis, il a fallu raccrocher, il n’y avait rien d’autre à faire.

  • I love you Jane... and I miss you... (Je t’aime Jane... et tu me manques...)

Je me suis mise à pleurer. Pascal m’a demandé de raccrocher parce qu’il n’y arriverait pas. On s’est renvoyé la balle un moment, ce qui a eu pour effet d’arrêter mes pleurs. J’avais appelé, c’était à moi de raccrocher. Je suis restée une bonne vingtaine de minutes avec mon natel dans les mains, il n’y avait plus personne à l’autre bout, mais je n’arrivais pas à me décider à poser mon natel. J’étais à 2 doigts de rappeler.

Pendant ce temps, ma tête tournait à plein régime; arrêter de penser, de penser à lui, arrêter de pleurer sur le passé, ça ne servait à rien, ça ne changerait rien, effacer tout ce qui concernait Pascal, etc, etc... Je savais très bien que j’allais flancher encore, et souvent, mais avec le temps, ça passera...

Je l’avais appelé depuis son appartement, alors je suis remontée prendre un douche, me changer et attendre Thomas.

Le soir, en me trouvant chez lui, le sourire heureux de Thomas m’a réconforté. Thomas aurait voulu que je l’accompagne prendre un verre avec les potes, mais c’était un peu trop tôt pour moi, j’avais besoin d’un peu d’espace. Je pense que je n’avais pas besoin de lui expliquer comme ce serait dur d’être entouré de nos amis et comme l’absence de Pascal se ferait cruelle.

Thomas a voulu rester à la maison, mais ça non plus, je ne voulais pas. Je voulais qu’il ne change rien à ses habitudes pour moi, surtout pas. J’avais vraiment besoin d’un peu de solitude, en tous cas ce soir. Pourtant, plus tard dans la soirée, j’ai ressenti le besoin de le retrouver, peut-être aussi me remettre en selle. Je n’avais aucun problème à aller, même seule, retrouver Thomas, ça ne me mettait pas dans tous mes états.

Ouf, je n’ai pas eu besoin de supporter la foule et les endroits que Pascal fréquentait. Thomas n’est pas resté longtemps dehors, vers 23h, il était rentré, alors j’ai été le rejoindre chez lui.

Je n’avais pas vraiment envie d’être seule, je voulais éviter de laisser mes démons me polluer la tête. Je n’aurai peut-être pas dû. J'avais besoin de la présence de Thomas, mais pas de sexe. Encore un peu trop trop tôt pour moi. Dès que Thomas a tenté quelques timides approches, j’ai voulu fuir... Fuir à nouveau... Afff, ça commençait à devenir une habitude chez moi! Thomas l’a compris, alors il m’a juré qu’il ne tenterait rien, parce qu’il voulait que je reste. Moi aussi.

Je crois que quant j’arriverai à faire le pas, je serais en bonne voie de guérison...

C’est assez difficile de demander à un homme de rester coucher près d’une fille sans essayer quoi que ce soit, c’était dur pour Thomas. Mais il a tenu sa parole tant bien que mal. Je ne pouvais pas empêcher les bisous, mais il s’en ait tenu à ça, sans pousser plus loin.

Thomas était vraiment chou et gentil avec moi, et j’’avoue que par moment, j’avais envie de laisser la facilité l’emporter et laisser le plaisir physique prendre le dessus...

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------ Affronter Pascal, m’excuser - (280) - jeu.07.oct.10 ------

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281 - Faux espoir!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 08 oct 2010

Vendredi, j’ai voulu me laisser encore dorloter par Thomas, mais je ne voulais pas dormir chez lui vendredi soir.. Faut dire que j’espérais que Pascal rentrerait pour le week-end, et je ne voulais pas qu’il me trouve chez Thomas. Je préférerais rester chez moi pour la soirée, dans l'espoir d'un appel de Pascal.

Faux espoir! Pascal n’a pas appelé, et il n’est pas rentré pour le week-end non plus... Ça m’a déprimée de l’apprendre... J’avais passé toute la journée à espérer et à attendre!

J'ai aussi passé la journée à courir, 150 km, magasins... C'était l'anniversaire d'une de mes puces et je devais aller peindre les plinthes avec mon papa. Mon natel n'a pas quitté mon chevet. En partant de chez paps, courir acheter de quoi préparer un cake pour poupette, prendre une douche, afficher un sourire heureux et me pointer chez ma frangine avec le gâteau d'anniversaire dans les mains! Pourtant, j'étais sur les rotules, ratiboisée!

Pas d'appels de Pascal... snif... Évidemment, mon imagination a fait le reste; Il préférait passer le week-end avec sa femme en Allemagne, loin de moi. Je ne devais pas lui manquer tant que ça!

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------ Faux espoir - (281) - ven.08.oct.10 ------

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279 - Thomas me sauve du désespoir

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 6 oct 2010

Je n’étais pas belle à voir; les yeux enflés, le visage bouffi, le regard triste. Le voyage en train, je l’ai fait dans une sorte de brouillard, me raccrochant à ma résolution, le coeur complètement à la dérive. Intérieurement, je me battais pour ne pas faire demi tour et courir me jeter à ses pieds, lui demander de bien vouloir me prendre dans ses bras et de ne jamais me laisser partir, et lui promettre de ne plus jamais le faire pleurer.

Je devais oublier le bonheur d’être dans ses bras, ses sourires, ses baisers, ses rires, son visage, son corps... Je devais tout oublier.

Epuisée après un voyage interminable en train, je ne rêvais que de rentrer m’enterrer chez moi et laisser libre court à mon chagrin.

Devant la station des taxis, Thomas surveillait la foule qui débarquait de la gare. Evidemment, je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un vienne m’attendre à la gare, alors je ne l’ai pas vu. D’ailleurs, je ne cherchais même pas, distraitement mon regard s’est porté sur les taxis et j’étais contente de voir que j’allais pouvoir en prendre un tout de suite pour rentrer au plus vite.

Thomas avait deviné que je prendrais un taxi et attendait tranquillement appuyé contre le truc des bus. Une main d’homme a saisis mon sac et il m’a fallu quelques secondes avant de le reconnaître. Quant mon esprit a enfin fait le lien, je lui ai sauté au cou. A une heure aussi tardive, je trouvais ça tellement adorable, tellement adorable qu’il ait pensé à venir me chercher. Je n’ai même pas cherché à savoir comment il avait fait pour me retrouver, mais c’est vrai qu’on s’était parlé au téléphone alors que j’étais dans le train, je crois bien le lui avoir dit.

  • Huh? Mais qu’est-ce que tu fais là?
  • J’ai pensé que tu avais besoin de voir un visage connu... J’aime bien voler au secours de demoiselles en détresse!! Qui mieux que moi pouvait jouer ce 1er rôle?

Thomas était tout sourire et plaisantait pour me remonter le moral, oui, ça me faisait drôlement plaisir de le voir. Inutile d’être devin pour savoir comment je me sentais, un coup d’oeil sur mon visage suffisait. Une fois dans sa voiture, Thomas m’a dit que je pouvais me laisser aller, je n’avais pas besoin de faire semblant pour lui. Mais exclu que je me mette à pleurer devant lui, et pour Pascal... Il m’aurait sûrement trouvée idiote!

Haaaa Thomas, il savait être tellement chou, dommage que ça me faisait penser à Pascal. Crrriiiiip, non, pas penser à Pascal. Effacer Pascal, doit pas penser à lui. Je n’étais pas très bavarde, il faisait la conversation, me racontant les petits potins du week-end, c’était véritablement distrayant. Adorable. Thomas m’a emmenée chez lui sans me demander, il pensait avec raison que je n’avais pas envie de rester seule.

Dire que Thomas savait supporter mon mutisme, il me traitait comme un grand blessé, ce que j’étais, et me couvait d'attention et de gentillesse. C’était drôlement agréable et je me suis laissée faire, soulagée de n’avoir pas à bouger le petit doigt, ni à décider de quoi que ce soit. J’étais épuisée, j’avais le cerveau en plâtre et j’avoue que je me suis raccrochée à Thomas espérant qu’il arriverait à faire fondre mon désespoir, faire disparaître ma peine.

Dès que Thomas a posé ma tête au creux de son épaule, je me suis presque aussitôt endormie. Sans doute, le ronronnement de la télé, la châleur et la sécurité de ses bras, et l’épuisement par un chagrin trop lourd à porter, je n’ai pas eu la force de lutter.

Enroulée dans ses bras, j’étais vraiment reconnaissante à Thomas d’être venu me chercher, reconnaissante aussi qu’il m’ait guidé pas à pas depuis mon arrivée, soulagée par son bavardage. Il avait réussi à endormir mes pensées. Je lui étais aussi reconnaissante de ne pas essayer de me sauter dessus, pas aujourd’hui, je crois que je n’aurais pas supporter. Alors que je sombrais, Thomas me faisait tout plein de bisous, c’était chaleureux et doux. A aucun moment Thomas n’a essayé de me tripoter, ses bisous avaient plutôt un effet calmant sur moi.

Je crois qu’à ce moment, j’ai ressenti une grosse bouffée de tendresse, un sentiment d’amour pour Thomas... Il était tellement gentil et j’adore les hommes gentils.

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------ Thomas me sauve du désespoir - (279) - mer.06.oct.10 ------

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278 - C’était le moment de partir, de sortir de sa vie...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 5 oct 2010

Des coups répétés et insistants à ma porte m’ont réveillé. J’ai regardé l’heure... Bizarre... Pascal avait la clé, alors les coups à la porte, ça ne pouvait pas être lui...

Je m’étais levée en même temps que Pascal, question de passer un petit moment avec lui, avant qu’il ne parte au travail. J’adore le regarder naviguer à travers la chambre, sortir de la douche, s’habiller et touti quanti.

On a pris le café ensemble et dès qu’il est parti, je me suis jetée au lit. Naze la miss.

La porte... C’était Jess... Mon ennemie et rivale!

Elle savait où j’étais depuis hier déjà. Là, debout devant moi, elle n’avait certainement pas l’air d’avoir des douleurs au ventre!!! J'ai compris que ses, soit-disant, douleurs étaient imaginaires, ce n’était qu’un moyen comme un autre pour que Pascal reste à ses côtés.

  • Rentre chez toi et fiche nous la paix une fois pour toute. Qu’est-ce que tu es venue faire ici, hein? Ça ne te suffisait pas de nous pourrir la vie en Suisse, il faut que tu viennes jusqu’en Allemagne lui coller au cul? Fout le camp, dégage... Tu ne te rend pas compte que tu fais de sa vie un enfer? Et tu as le culot de prétendre l’aimer, non mais je rêve! Tu ne vois pas que tu le rend malheureux?

Jess m’a promis que je n’aurai pas l’occasion de le voir plus qu’hier, donc je n’avais rien à faire là. Et j’avoue que quelque part, elle avait raison; je n’avais pas ma place ici!

Jess m’a conseillé de partir sans imposer à Pascal des adieux déchirants. Elle ne le laisserait pas venir m’accompagner ni à la gare ou ni à l’aéroport non plus, il ne fallait pas que je me fasse d’illusions. Probablement qu’il serait torturé, mais elle pensait que c’était mieux comme ça. J’avais causé assez de dégâts dans sa vie.

Après son départ, ses mots continuaient à me poursuivre; Jess avait raison. D’ailleurs, je ne pense pas pouvoir supporter non plus des adieux, je n’arriverais pas à grimper dans le train ou passer la douane de l’aéroport avec lui présent. Jess avait raison... Il allait falloir que je sois une grande fille, et que je parte. J’avertirais Pascal seulement quant je serais partie.

J'ai préparé mon sac en pleurant. J’avais réussi à trouvé un vol pour Genève dans l’après-midi.

Comme je l’avais pensé, à midi Pascal est passé à l’appartement et il a tout de suite remarqué que quelque chose n’allait pas. Et pourtant, je faisais tout mon possible pour qu’il ne se doute de rien, mais il l’a senti. Pascal m’a cuisiné pour essayer de me tirer les vers du nez.

  • Qu’est-ce qui ne va pas? Qu’est-ce tu as?
  • Heu, rien... Pourquoi tu me demandes ça?
  • Jane, qu’est-ce qu’il y a? Tu... Raconte moi, parle moi!
  • Rien chou, je t’assure, tout va bien. Je suis juste un peu inquiète de te voir courir dans tous les sens c’est tout!
  • Ça m’est égal, il n’y a pas d’autre endroit où j’aurai envi d’être, je t’assure. La matinée est supportable en pensant que je te verrais à midi, et j’attends la fin de l’après-midi avec impatience pour te retrouver, alors ce n’est pas courir. T’es sure que ça va? Tu t’ennuie?

J’ai fermé les yeux pour qu’il ne devine pas en plongeant son regard vert au fond de mon âme. J’avais bien fait de ne pas prendre la fuite avant midi, sinon, il n’aurait sans doute pas pu se concentrer au travail, et son après-midi aurait été foutu, stressante.

  • Serre moi fort...
  • Je sais que tu me caches quelque chose... Dis Jane... Tu ne va pas filer sans me le dire, hein?

Glups, Pascal avait deviné, je lui ai alors menti comme un arracheur de dents. Malgré tout, dans ses yeux, je voyais qu’il devinait. Oui, c’était sûr, il le savait parce qu’il me serrait fort, son regard cherchait la confirmation de ses doutes sur mon visage. Je devais changer mes plans, je ne pouvais pas partir l’après-midi, j’attendrais qu'il passe après le boulot, en fin de journée.

En me trouvant toujours à l’hôtel, il sera rassuré, et je partirais après. Pascal finissait le travail vers les 17h30, et il serait là vers les 18h au plus tard. Vers 19h30-20h, il retournerait auprès de sa femme et attendrait qu’elle s’endorme pour revenir me rejoindre... Je ne serais plus là. C’était clair qu’il ne pouvait pas continuer comme ça, il allait finir par s’épuiser. Immanquablement, il commencera à souhaiter me voir disparaître, alors autant ne pas attendre ça!

10mn après le travail, Pascal est passé comme je le pensais. J'ai immédiatement remarqué le soulagement sur son doux visage de me voir. Je crois qu'il avait sérieusement eu peur que je ne sois plus là, et ça a bien failli être le cas. Je le sentais inquiet et il a eu toutes les peines du monde à partir rejoindre Jess. Je crois qu'il sentait que c'était la dernière fois qu'il me voyait. A voir l'expression tendu sur son visage, j'ai bien failli éclater en sanglots plus d'une fois. Je ne voulais pas le laisser partir non plus, sans le vouloir, je tremblais, ma voix aussi, alors j'ai évité le flot de paroles inutiles.

C'était la dernière fois que je le voyais, alors c'était vraiment dur. J'avais le cœur lourd et l'angoisse me tordait le vendre. Lui non plus ne parlait pas beaucoup, il voulait juste me garder serrer contre lui, et j'avoue que je n'avais pas envie de quitter ses bras.

J''ai remarqué les regards inquiets qu'il lançait autour de lui, pour ça, j'avais laissé des affaires éparpillés ça et là. Rassuré, 2h plus tard, Pascal a été rejoindre sa femme. Je savais qu'il ne repasserait pas avant 23h-minuit, ce qui me laissait le temps de disparaître.

J'ai rapidement rassemblé mes affaires pour partir, mais je n’ai pas réussi à trouver un vol pour Genève. Flûte.

Rien à faire d’autre que de trouver un endroit dans la suite pour me planquer après avoir aussi cacher mes affaires. Il n’y avait pas d’autres endroits à part, dans la douche. Le balcon, c’était trop risqué, s’il lui prenait l’idée de sortir sur la terrasse ou de fermer les fenêtre, je serais cuite.

En entrant dans la chambre, Pascal a immédiatement remarqué mon absence. Je l’ai entendu ouvrir les armoires, les tiroirs, puis il s’est ensuite dirigé vers la salle de bains et j’ai bien cru que j’allais être découverte, mais il n’est pas entré, ses pas se sont arrêtés... L’entendre pleurer m’a brisé le cœur en milles morceaux. Je n'aurai peut-être pas dû partir sans le lui dire? J'aurai au moins dû lui dire au revoir, lui envoyer un message? Il pleurait pour moi, et personne n’avait jamais pleuré pour moi! Je l’aimerai pour le restant de mes jours.

J’ai pleuré aussi avec les 2 mains sur la bouche pour ne pas laisser échapper le moindre son. Je l’aime et partir, me séparer de lui est bien la chose la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire de toute mon existence! Et ça faisait un mal de chien!

Il y a rien à faire, j’aime les hommes normaux, sensibles, ce sont les seuls qui me touchent vraiment. J’ai pleuré le reste de la nuit jusqu’à J’ai fini par m’endormir épuisée d’avoir tant pleuré... Le savoir si près et ne pas pouvoir le voir, je crois que c’est tout aussi dur que d’être à des milliers de kilomètres, sinon pire.

Le lendemain matin, Pascal est repassé par l'appart avant de partir au boulot.

Heureusement que je connaissais ses horaires, et je commence à le connaître depuis le temps, alors j’avais prévu son passage. Pascal a été jusqu’au lit et s’est assis la tête plongé dans mon coussin qu’il serrait entre ses bras. Comme je l'aime fort fort. Le voir comme ça me faisait souffrir l'enfer et brisait le peu de courage qu'il me restait, et plus d'une fois j'ai failli courir vers lui.

Pascal est resté env. 10mn, puis il est parti. Derrière les rideaux de la fenêtre, je l’ai regardé traverser la rue pour se diriger vers son travail. God, c'était trop dur, j’avais envie de lui courir après juste pour avoir un dernier bisou, sentir une dernière fois ses bras autour de moi... J’avais le cœur brisé, je me sentais lourde, sans énergie... Je pensais avoir épuisé toutes les larmes de mon corps, mais apparemment pas, ma source était intarissable...

Au moins, j’avais vu sa silhouette une dernière fois... Je suis pourtant restée derrière mes fenêtres, tétanisée un long moment à regarder dans la direction qu’il avait pris, espérant contre toute attente, le voir revenir...

* * * * *

------ C’était le moment de partir, de sortir de sa vie - (278) - mar.05.oct.10 ------

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277 - Il va falloir tirer un trait sur nous 2...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 4 oct 2010

Hum.. Normalement, Pascal aurait dû commencer le 1er octobre à Munich, mais il avait réussi à les faire accepter qu’il commence le 4! Tout ça pour rester ici quelques jours de plus. Je l’adore ce petit monstre d’amour. Inutile de dire qu’on avait pourtant eu le moral dans les chaussettes tout le dimanche.

Pascal n’arrivait presque plus à sourire, son visage était tendu, ses yeux sombres, il n’arrivait pas à me lâcher 2mn. Faut dire que je ne faisais rien pour me détacher non plus. Pascal est quelqu’un de très sensible, sa sensibilité me rend encore plus amoureuse de lui, je trouve ça vraiment trop trop mignon. Il le cache généralement en prenant des airs détachés, mais je lui ai dit qu’il n’y avait rien de plus adorable chez un mec, il n’avait pas besoin de me le cacher.

Dimanche, Pascal aurait dû partir vers les 16h pour bien faire, question d’avoir un bout de sa soirée pour s’installer correctement... Je voyais bien qu’il n’arrivait pas à se décider à partir, je n’arrivais pas à accepter de le laisser partir non plus... Donc, finalement, je lui ai proposé de l’accompagner et il a accepté avec joie. L’idiot... Il n’aurait pas osé me le proposer! Ben voilà... j’ai donc décidé de l’accompagner!

On a grignoté sur la route. Faut dire qu’on avait pas très faim non plus. J’avais remarqué les sonneries de son natel, c’était probablement Caro. En fait, il avait reçu plusieurs appels de Caro, des appels plus ou moins larmoyants, mais il n'a répondu à aucun, pour autant que je sache. Mais ils n’étaient pas tous de Caro, Pascal m’a appris que Jess était arrivée à Munich dans la matinée et s'était déjà installée dans l'appart.

Glups... Je me suis demandée ce que j’allais faire une fois sur place... Mais, tout de suite, Pascal m’a rassurée; il avait réservé autre chose pour nous. Il a voulu savoir si je voulais bien rester 1 jour ou 2 ou plus... Quelle question, bien sûr voyons! Pascal pensait qu’on pouvait rester ensemble ce soir, Jess n’avait pas besoin de savoir qu’il était en Allemagne. Lundi, il pensait partir directement au travail sans passer par son appart, par contre le soir, après le boulot, il sera bien obligé de rentrer un moment.

Pascal pensait qu’il serait probablement obligé de lui dire que je l’avais accompagné. Il n’avait pas l’intention de le lui cacher, et d’ailleurs, il ne savait pas comment il pourrait le lui cacher. Il ne pensait pas nécessaire qu’elle sache que j’étais dans le même hôtel. C’était parfait pour moi...

On est arrivé à l’hôtel vers les 1h30 du matin... Pascal avait réservé une autre suite, jeeez... On était voisin!

Boh, j’avoue que je m’en foutais, tout ce qui comptait, c’était d’être avec lui. Je l’adore ce mec! Bon, il était tard, et comme on avait pas beaucoup dormi les jours précédents trop triste pour ça, et comme il commençait dans un nouvel environnement... Mais on était soulagé et heureux d’être encore ensemble. Quelque chose comme si on avait réussi à combattre l’inévitable... On était vraiment super heureux... et amoureux.

En fait, une suite, c’est un appartement de luxe avec tous les avantages d’un hôtel; pas besoin de faire sa chambre, ranger, nettoyer, il y avait des employés pour faire tout ça... Pas besoin de cuisiner si on en avait pas envi, on pouvait commander des plats de 1er choix et pour l’heure désiré... Ouais, y avait pas à dire, c’est chouette d’avoir les moyens de s’offrir ce qu’on veut!

Lundi matin, Pascal s’est levée tôt et on a pris le café ensemble. Il n’était pas très loin du boulot, donc il y allait à pieds. J’aurai bien voulu l’y accompagner, mais on risquait de croiser des collègues, ce ne serait pas très recommandé qu’ils l’aperçoivent avec une autre nana que sa femme.

J’avais toujours ce sentiment d’excitations comme si j’étais dans un nouveau monde. Je me demande si c’était parce que c’était Munich, ou si c’était seulement parce que j’étais loin de chez moi, ou tout simplement parce qu’il était là?

A midi, Pascal avait été invité à se joindre à l’équipe de son département pour dîner, mais il s’est précipité à l’hôtel pour qu’on mange ensemble. J’aurai dû deviner qu’il ferait ça et lui dire que ce n’était pas la peine, étant une solitaire invétérée, je ne m’ennuie jamais. Les artistes sont généralement de grands solitaires je crois! On a l'avantage d’avoir toujours des tonnes de trucs à faire, mais... seuls.

Installées dans le canapé moelleux du salon, je lisais tranquillement en attendant le déjeuner copieux que j’avais commandé. Je ne savais pas que Pascal avait commandé autre chose pour midi. Quel adorable petit chou. Il était si prévenant, avait si peur que je m’ennuie, il est trop chou.

Je me rends compte avec le recul, qu’on avait oublié que la séparation était tout de même imminente... On avait l’impression que tout ça était derrière nous, en tous cas, moi. Je n’y ai pas pensé une seconde. Je ne savais pas encore que tout allait m’éclater dans la gueule le soir même...

Après le boulot, Pascal est passé en vitesse me faire un bisou, il était temps qu’il affronte sa femme. Jess a alors eu une crise et des douleurs terrible au ventre, pris de panique, et se sentant coupable de son état, Pascal l’a accompagnée à l’hôpital. Ca m’énerve parce que j’avais l’impression qu’elle jouait avec sa grossesse pour le piéger.

Pascal m’a appelée depuis l’hôpital pour me mettre au courant de ce qui se passait. Il ne savait pas très bien quant il pourrait venir me rejoindre. Je pouvais sentir la tension dans sa voix. Evidemment, j’ai pensé qu’il s’inquiétait pour Jess, mais non, c’était parce qu’il ne savait pas ce qui allait se passer, ni s’il pourrait venir me rejoindre. L’idée que je risquais de m’ennuyer le paniquait probablement aussi, alors je l’ai rassuré, ça allait, qu’il fasse ce qu’il avait à faire.

Je ne voulais pas qu’il panique en ayant la trouille que je fiche le camp, je n’irais nul part.

Dans la soirée, le visage décomposé, il est passé en vitesse un tout petit moment. Pascal m’a tenu serrée contre lui tout le temps. Il ne parlait pas. Je n’ai pas posé de questions non plus, je ne voulais pas l’obliger à me parler de Jess, je ne voulais pas entendre son nom. Dans ma tête, je l’avais effacée, je voulais oublier qu’elle existait et je me suis fabriquée une réalité alternative dans lequel Pascal était ailleurs, il devait rentrer chez papa, maman, et non aller “la” rejoindre.

Je crois que malgré tout, petit à petit, pour Pascal comme pour moi, on savait qu’on ne pouvait pas continuer comme ça!

Dès que Jess s’est endormi, Pascal est venu me rejoindre. Hum, je n’avais pas réussi à fermer l’oeil et j’ai failli pleurer de joie en le voyant. Mon petit coeur, trop mignon. C'était pratique d'être voisin! J’étais quand même consciente que je ne pouvais pas lui imposer ce chassé-croisé infernal. Même si je prétendais l'ignorer, je savais bien que Pascal se sentait coupable.

Il allait falloir que je rentre... et le laisser derrière moi... Il fallait que je tire un trait sur notre histoire!

* * * * *
------  Tirer un trait sur nous 2... - (277) - Lun.04.oct.10 ------

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275 - Plus que 24h.. et ma vie est finie...

Publié le par JaneDo

Samedi..... 02 octobre 2010

Samedi, on pensait passé la journée ensemble, rien que les 2. On n’avait pas prévu de sortie, on ne voulait voir personne. Le temps commençait à nous échapper, ça avait passé si vite, j’avais un cafard monstre en réalisant qu’on était à la veille de son départ. Tout m’amenait au bord des larmes, même rire, parce qu’immédiatement je pensais que c’était la dernière fois que je riais avec lui... L’horreur. Pourtant, on se donnait beaucoup de peine pour faire semblant d’avoir le moral et ne pas laisser paraître la tristesse qui nous rongeait l’estomac.

Puis, de concert, on a décidé qu’on avait pas besoin de continuer à se forcer à sourire, si on en avait pas envi.

Pascal et Thomas ont dû aller manger à midi chez les parents... Forcément, j’aurai dû m’en douter, lui aussi! On est un peu nul. On aurait dû prévoir que ses parents voudraient le voir avant son départ, mais on était tellement ibnobulé par notre propre séparation, qu’on avait oublié les autres... sa famille!

J’en ai profité pour rentrer chez moi et là, à tout hasard, j’ai préparé mes affaires. Si c’était trop dur, je lui proposerais de l’accompagner un bout, ou peut-être jusqu’en Allemagne, on verra. Surtout, je ne voulais pas avoir à le quitter d’une semelle, ou avoir à rentrer chez moi me changer ou quoi que ce soit, jusqu’à dimanche soir. J’avais les boules. Je n’arrivais pas à croire que ce moment était arrivé, je naviguais encore dans une sorte de... “dénégation”.

Quant il est rentré, Thomas était avec lui. J’ai compris qu’ils ressentaient le besoin d’être ensemble aussi.

Ils ont à nouveau survolé les détails de son absence; Pascal tenait à ce que la femme de ménage continue à venir 1x par semaine, qu’elle n’oublie pas ses plantes, bref, que ce soit prêt pour son retour à tous moments. Je les regardais discuter, passer en revue les détails et j’étais dans le brouillard; il allait vraiment partir demain... Demain soir, ici, ce sera tout vide... Il n’y aura plus sa silhouette se promenant ça et là...

Puis Thomas a insisté pour qu’on sorte prendre un verre avec lui et quelques copains, mais Pascal ne voulait pas. Il disait ne pas être de bonne compagnie. Il a raconté à Thomas qu’il avait les boules, que ce déplacement le mettait à cran. J’ai compris que c’était la 1ère fois qu’il allait quelque part sans son compère de toujours; Thomas. Thomas aussi appréhendait, lui aussi avait toujours été avec Pascal, c’était la 1ère fois qu’ils se séparaient aussi! C’était comme si leurs vies partaient dans des directions opposés.

Je réalisais que pour eux aussi ça devait faire mal... mais les garçons n’ont pas le droit de pleurer... en tous cas, pas comme les filles.

Après le départ de Thomas, on est resté collés comme des siamois. On avait pas envi d’aller dormir, parce que si on fermait les yeux, en les rouvrant ce serait; Heure H moins X... Il allait devoir commencé à se préparer à partir... Mon Dieu, j’avais le moral dans les baskets. Non, pire, sous les baskets!

Diantre... On a fini par s’endormir... Enfin, moi... quant j’ai rouvert les yeux, Pascal m’observait... Il me regardait dormir! J’espère que je n’avais pas trop manifesté les cauchemars que j’avais eu!!!

Merde... Dimanche... C'est dimanche... Je ne veux pas de dimanche...

* * * * *
------  Plus que 24h et ma vie n’a plus de sens  (275) - sam.02.oct.10 ------

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