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333 - Equilibrium

Publié le par JaneDo

Lundi.... 29 nov 2010

Le soir, malgré le temps atroce et neigeux, j’ai pris le risque d’aller chez ma frangine, ensuite de passer chez Brian. Il rentrait au États-Unis pour passer Noël avec sa famille, alors je voulais profiter au maximum de son temps ici. Sur le chemin pour me rendre chez Brian, j’ai remarqué que Thomas me suivait. Je me demande bien depuis combien de temps?? Difficile de ne pas remarquer son 4x4, il n’y avait pas grand monde sur les routes.

J’ai fait demi-tour et je suis rentrée après avoir averti Brian. 5mn après être arrivée chez moi, Brian est venu sonner. Hum, pas possible de discuter devant JD. C’est nul de ne pas pouvoir être seule et tranquille chez moi, pfff. J’ai donc accepté d’aller chez lui et j’ai dû laisser ma voiture à la maison.

Ce n’était pas ce soir que je pourrais voir Brian, ni demain d’ailleurs, j’avais l’anniversaire de ma nièce!

Thomas m’a cuisiné dans tous les sens, je lui ai répété encore, et encore qu’il ne s’était rien passé. Pour finir, j’ai un tout petit peu pété les plombs et je lui ai dit que j’étais célibataire après tout, que j’avais le droit de voir qui je voulais, et que s’il s’était passé quelque chose, ça me regardait et je ne vois pas pourquoi je ne lui le dirait pas, parce qu’il est un ami! Glups, je lui ai fais de la peine, mais j’étais contente d’avoir mis les choses au clair.

J’étais triste  parce que je l’adore Thomas, je suis super bien avec lui, c'était vraiment un mec super chouette... mais j’étais contente d’avoir mis les choses au clair. J’avais le droit de faire ce qui me chante, de voir qui je voulais.

Thomas était furax. Je crois que je ne l’avais jamais vu si en colère. Ce n’était pas juste la colère, la déception aussi faisait partie du mix. Il a pesté, essayé de me faire changer d’avis, me faire adopter son poing de vue, et m’a même traitée d’idiote d’être aussi accrochée à un type qui ne voulait plus de moi. Puis, il s’est effondré, s’est radouci, et m’a suppliée de rester avec lui, de passer la nuit chez lui. Il voulait que rien ne change entre nous.

Encore un fois, et il m’a promis que c’était la dernière fois, il m’a redemandé et a voulu que je lui jure que je n’avais pas couché avec Pascal. Je n’ai eu aucun scrupule à le jurer, c’était vrai.

Thomas m’a prise dans ses bras. Je crois qu’il était épuisé par toute la tension qu’il s’était infligé tout le week-end et je crois qu’il avait besoin d’être rassuré et cajolé. Il n’y a pas à dire, mais faire l’amour sera toujours le plus vieux truc de monde pour consoler un homme!!! Waouh, et j’aime faire l’amour avec lui! Rassuré, il s’est enfin endormi comme un bébé. J’étais emprisonnée dans ses bras, impossible de me libérer, mais ce n’était pas grave, sa présence me rassurait. Oui, je me sentais en sécurité, protégée par son amour et sa présence.

Il y avait une chose qui me perturbait quand même... Pascal... Qu’est-ce que j’allais faire?

------ Equilibrium - (333) - lun.29.nov.10 ------
 

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332 - Chaud.. Chaud..

Publié le par JaneDo

Dimanche - 28 nov. 2010...

Ciel, c’était dur de dormir ensemble! Difficile pour moi de ne pas le toucher ou d'avoir envie de plus... Mais je n’étais pas la seule, c’était dur pour Pascal aussi. Et tant mieux!

On a beaucoup discuté. Pour une fois, Pascal m’a raconté ce qu’il avait ressenti quant il a su que Jess lui avait menti pendant tous ces mois. Ça l’avait déboussolé de n’avoir rien remarqué, d’avoir avalé son mensonge sans sourcillé.

Pascal a reconnu lui en avoir beaucoup voulu, parce qu’il imaginait ce qu’il m’avait fait subir. Il ne voulait plus que ça arrive, pour ça, il ne voulait plus s’engager dans quoi que ce soit, avant d’en avoir fini avec ce mariage, qui commençait sérieusement à lui peser.

J’ai voulu protester, mais j’ai préféré me taire.

J’ai osé lui demander ce qu'il avait voulu dire avec le message; Munich Love’s U. Pascal a souri en plongeant ses beaux yeux verts dans les miens.

Ok! Il n’avait pas besoin de me répondre, c’était bien ce que je pensais. Pascal avait pris ma main et jouait avec mes doigts. Ce que j’avais envie de passer les mains dans ses cheveux, de l’embrasser, me noyer dans ses bras... Arf. Je me suis retenue. Un geste de trop et Pascal passera son temps à m’éviter par la suite!

J'ai aussi appris qu'il n'avait pas touchée Jess depuis qu'il avait commis l'irréparable. Caro ne s'était pas gênée pour lui dire que Jess espérait probablement tomber enceinte par la suite, et que c'était pour ça qu'elle avait prétendue être enceinte aussi longtemps. Pascal m'a demandé si je le pensais aussi, et je lui ai dit que oui. Mais, peut-être que ce n'était pas à moi de le lui dire? Bah, et pourquoi pas! C'est clair que je le pensais sincèrement!

C’est lui qui m’a embrassé en 1er. Je blablatais gaiement, lui racontant mes frasques avec mes copines et familiales, et tout à coup, il m’a embrassée. Afff... encore... Son baiser m’a coupé le souffle et regonflé tous mes espoirs. Je ne l’avais pas complètement perdu? J’adore quant il me prend au dépourvu. Après je ne savais même plus de quoi je parlais. Afff, j’ai cru que mon cœur s’arrêtait net. Man... je l’aime!

Pascal s’est précipitamment excusé et s’est levé pour me proposer quelque chose à boire. Glups. J’avais peur que ce soit trop, qu’il ait envi que je m’en aille. C’était un peu plus de 3h du matin, alors je me suis décidée à partir.

A la porte, il m’a pris la main et m’a fait la bise. Arf, la bise quant on aime, c’est vraiment pas assez... Pascal ne me lâchait pas la main. Après une petite hésitation, il m’a encore serrée dans ses bras. Il me tenait toujours la main et je ne voulais pas la retirer. Je ne voulais pas qu’il pense que son baiser m’avait fait fuir, ou me donnait envie de le fuir.

  • Reste... STP...

Pas besoin de me le demander 2 fois!!! Pascal avait demander ça dans un souffle sans me regarder, ses yeux étaient rivés sur nos mains. Puis il a levé ses yeux que j’aime tant, et je n’ai pas su quoi répondre. Je savais que ça avait dû lui couter de me demander de rester. Dangereux aussi. On a pas eu à se dire qu’il ne se passera rien, on se comprenait sans avoir besoin de parler.

J’avais le cœur en fête, je crois qu’il m’aime toujours...

Un T-shirt, ce n’était pas assez pour m’empêcher ma main de se promener sur lui, de le toucher. J’aime trop son odeur, j’aime poser ma joue contre sa peau. Pascal a fini par attraper ma main baladeuse pour arrêter la promenade de mes doigts sur son torse. Son bisou sur la main m’a fait frisonner de la tête aux pieds. Il a dit à plusieurs reprises qu’il était peut-être préférable que je rentre chez moi, mais en même temps, il n’avait pas envi de me laisser partir, alors je suis restée.

C’était l'enfer d’éviter d’aller trop loin ou de s’embrasser. Pascal m’embrassait partout; la tête, les épaules, les bras, les mains, mais pas mes lèvres qui ne demandaient que ça. J’étais contente que ce soit difficile pour lui, comme ça l’était pour moi. Il avait chaud. J’avais chaud.

On s’arrêtait avant que ça ne dérape. Pour finir, on a dormi tout habillé, trop risqué de dormir autrement. Et même, je ne sais pas si on peut appeler ça dormir! Je souris encore en me rappelant les douches froides qu'il a pris...!

Pour éviter que ces pires craintes ne s’avèrent exactes, il ne fallait pas que Thomas nous retrouve ensemble. On avait un peu peur que Thomas trouve le moyen de rentrer plus tôt, et alors là, on serait tous les 2 vraiment mal On a convenu qu’il était préférable que Thomas ne sache pas qu’on s’était vu, avant de réaliser que Marilou le savait. On a donc décidé de dire la vérité, sans pour autant dire qu’on avait passé la nuit ensemble. Thomas lui demanderait sans aucun doute si on avait couché ensemble, et comme après tout, il ne s’était rien passé, on avait pas à mentir.

Il neigeait déjà à mort quant je suis partie en début d’après-midi. L’idée que Pascal prenne la route sous cette tempête ne me plaisait pas, alors il m’a rassurée en me disant qu’il prendrait l’avion. Il récupèrera sa voiture le week-end prochain.

Chouette... Donc Pascal sera là le week-end prochain!

En rentrant, j’étais crevée mortelle, alors je me suis couchée. Je dormais à peine depuis 2h quant Thomas a sonné chez moi. Comme j’ai été heureuse d’être rentrée, d’être chez moi!!!

Je restais sur la réserve, je n’oubliais pas ce qui s’était passé la semaine passée. Thomas a insisté pour que j’accepte d’aller manger avec lui, d’aller chez lui et il a fini par me dire que Pascal était là, il voulait le voir avant son départ. Alors comme convenu avec Pascal, je lui ai dit qu’on s’était vu. Son expression a changé, son visage ravagé d'inquiétude m'a fait accepter pour le rassurer.

Je savais que si je continuais à refuser, il penserait que je ne voulais pas que Pascal nous voit ensemble. Ce qui était d’ailleurs vrai!

Pascal était coincé, pas d’avions, impossible de prendre la route. Il était obligé de retarder son départ à lundi.

On a donc commencé la soirée tous les 3, puis Paul et un autre de leur pote sont venu se joindre à nous pour manger. Je gardais la tête froide malgré la présence de Pascal et me suis faite un devoir de lui parler normalement, détachée et détendue, même si à l’intérieur, c’était comme le temps; la tempête. Pascal aussi se donnait la peine de paraître détendu.

De temps en temps, en rigolant, Pascal me passait le bras autour des épaules et je voyais Thomas flipper. On savait qu’il surveillait nos moindre faits et gestes du coin de l'œil. C’était angoissant. Je pense quand même qu’on a bien joué le jeu.

A 1 ou 2 reprises, nos regards se sont accrochés, mais très vite on détournait les yeux... Pascal se mordillait la lèvre et jetait un regard rapide en direction de Thomas en baissant la tête... Je suis presque sure qu’il m’aime encore. Presque!

La neige tombait fort, de plus, j’avais laissé la chienne à la maison, je voulais rentrer, les routes commençaient à devenir impraticables. Pascal a proposé de me raccompagner, mais c’est Thomas qui l’a fait. Inutile d'espérer qu’il allait laisser Pascal me ramener!!

Mince... J’étais drôlement paumée!

------ Chaud, Chaud... - (332) - dim.28.nov.10 ------

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331 - Tentations

Publié le par JaneDo

Samedi.... 27 nov 2010

Sous le choc de me rendre compte que Thomas avait déjà quelqu’un dans sa vie, j’avais lâchement pris la fuite et je m’étais réfugiée chez Brian. J’avais juste oublié que Thomas savait où habitait Brian. La situation m’embarrassait beaucoup. Je me demandais si les parents à Pascal savait pour sa copine? Et ce qu’ils avaient pensé quant je l’avais accompagné chez eux? Pensaient-ils que j’essayais de m’incruster à tout prix? Coller à Pascal, et pour cela, je profitais de l’amitié de Thomas? Pfff!

Est-ce que le petit cadeau de Pascal signifiait qu’il tenait toujours à moi??? Je pourrais aussi en profiter pour rompre avec Thomas? Rhhh, je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue et désespérée!

Brian m’a proposé d’aller à Cran avec lui pour le week-end. J'hésitais, puis j'ai fini par refuser. En fait, je sais que j’avais refusé parce que Pascal ne saurait pas où me trouver. Si je reste ici, j’avais une chance de le voir, mais s’il ne tente rien, j’aurai gâcher tout mon week-end!!!

Comme d’habitude, Thomas avait organisé et lancé les invitations pour le week-end, donc, il était obligé d'aller au chalet. A contre cœur, il a dû se résoudre de partir sans moi. Toutefois, il ne cessait de m’appeler pour me demander de monter, qu’il me laisserait tranquille, qu’il jurait ses grands dieux qu’il ne penserait pas que tout était réglé, il me laisserait le temps dont j’avais besoin.

En début de soirée, ses messages et appels sont devenus de plus en plus frénétiques et j’ai compris que Pascal avait quitté le chalet. Je l’ai su aussi que
Caro était restée en Allemagne.

Pascal lui avait dit qu’il ne viendrait pas en Suisse, donc elle non plus, puisqu’elle avait pris l’habitude de faire la route avec lui, mais Pascal avait changé d’avis au dernier moment et ne lui en avait rien dit. Il avait appris par Paul ce qui c’était passé avec Thomas.

Caro cherchait à savoir si on était ensemble. Elle avait même hésité à prendre un vol pour rentrer en fin de matinée et elle avait voulu savoir si je pouvais aller la chercher à l’aéroport et tout.

Arf, je crevais d’envie d’appeler Pascal, mais je n’osais pas!

Est-ce qu’il était chez lui? Ou était-il retourné en Allemagne? J’avais décidé que si je n’avais pas de nouvelles, j’irai voir chez lui en début de soirée. J’avais une grosse crainte, c’est qu’il soit descendu pour passer du temps avec le chacal. Si c’était le cas, ça me ferait mal... Est-ce que j’oserais alors l’appeler? Désespoir total, en début de soirée, toujours pas de nouvelles de Pascal. Merde! On savait bien que Thomas était coincé au chalet, alors pourquoi ne cherchait-il pas à me voir? S'il tenait à moi, c'est la 1ère chose qu'il aurait fait en revenant sur Lausanne?!

Temps de merde, il neigeotait et il faisait froid, mais rien n’aurait pu m’empêcher d’essayer de le voir...

Pascal était bien chez lui et jouotait de la guitare devant la cheminée, mais il n’était pas seul, Marilou était avec lui. Je me demande s’il n’avait pas fermé les rideaux ou les stores exprès? Arfff, mes craintes étaient fondées. De plus, elle se baladait dans l’appart comme si elle était chez elle. Le cœur dans les basquettes, anxieuse à mort, des frissons désagréables me parcouraient de la tête au pieds. J’étais tellement déçue.

Voilà donc a raison pour laquelle il n’avait pas cherché à me joindre! Baf, j’ai fait demi tour, le cœur lourd, proche du suicide.

La crainte qu’ils finissent par sortir, ou encore que Pascal disparaisse pour aller dormir chez elle m’a fait revenir sur mes pas. Cette fois, j’ai voulu l’appeler, mais j’ai raccroché quant il s’est levé pour prendre son natel.

En fait, j’ai eu un peu peur de le voir ne pas répondre en voyant que c’était moi. Oups, mais il a essayé de me rappeler droit derrière. Il a laissé Marilou au salon pour aller dans sa chambre pour me parler. C’était au moins ça... Je n’aurai pas apprécié qu’il me parle devant elle!

Pascal avait passé l'après-midi à hésiter à m’appeler, il ne voulait pas avoir l’air de profiter de la situation entre Thomas et moi. Thomas ne lui en avait pas parlé, ça aussi, ça l’avait étonné, d’habitude, ils se confiaient l’un à l’autre. Il avait envi de me voir, mais en même temps, il savait que ce n’était pas une bonne idée, Thomas risquait de le prendre très mal. Il voulu savoir ce que je faisais... J’ai pensé qu’il me baratinait.

  • Hum... Je suis chez toi, dehors... J’ai vu que tu n’étais pas seul et que l’autre là est avec toi.
  • Viens? Ne reste pas dehors, viens.

Si je ne savais pas que Marilou étai là, j’aurai pensé que Pascal était content de me voir. Sans hésitation, il m’a tendu la main pour m’inviter à rentrer. Un truc qu’il faisait si bien et qui me faisait perdre mes moyens. Le contact de sa main... afff... frissons partout!

Comme à son habitude, cette pouffe me regardait de haut, avec son petit air de “qu’est-ce que tu fou là toi?”. Quant je l’ai vue, j’ai fait comme si ça me coupait la chique, mais en fait, je ne savais pas quoi dire, je n’avais pas préparé mon entrée. Mais quoi qu’il en soit, j’étais au 7ème ciel qu’il m’ait proposé de passer chez lui, que Marilou soit là ou pas.

J’avais raison, si je n’étais pas retournée en arrière, je l’aurai raté. Marilou lui a rappelé qu’ils avaient réservé au resto, alors, ils devaient peut-être se mettre en route. Pascal a regardé sa montre et lui a dit qu’ils avaient largement le temps et m’a demandé si je voulais me joindre à eux pour manger? J’ai d’abord refusé, mais il a balayé mon refus de la main.

Grrr... Je me voyais mal avec les 2 au resto. Fait chier! Ce n’était pas très drôle.

Marilou monopolisait la conversation choisissant exprès des sujets concernant le boulot où je ne pouvais pas participer! Je restais silencieuse. De temps en temps mon regard croisait furtivement celui de Pascal, il me faisait un petit sourire, mais je n’arrivais pas à décrypter son expression. On dirait que la situation l'amusait! Puis, j'ai senti sa main sur mes genoux. Juste une demi minute, c’était furtif, mais bizarrement, ça m’a drôlement calmée et rassurée.

Marilou avait aussi laissé sa voiture chez Pascal, alors on est rentré ensemble. Pour venir au resto, elle avait voulu se mettre devant, mais j’avais réussi à lui barrer la route et m’asseoir à l’avant, pour le retour, elle a réussi à me battre au poteau. A l’arrière, tête baissée, je suis restée silencieuse pendant presque tout le trajet. Pascal a essayé de m’intégrer à leurs discussions, mais niet, j’étais non communicado. Parfois, nos regards se croisaient dans le rétroviseur.

Et on s’est retrouvé les 3 chez lui. Marilou a proposé qu’on regarde un film, mais Pascal pensait qu’il était tard et qu’on devrait rentrer. Il nous fichait à la porte. Il était évident que l’une comme l’autre attendait le départ de l’autre, alors on traînait. Aucune de nous ne semblait prête à laisser la place à l'autre.

  • Bon les filles, il est tard...

Tu parles, il était à peine 23h! On est partie en pratiquement en même temps. Ma voiture était parquée dans la ruelle, et j’ai bien sûr attendu pour être sûre qu’elle s’en allait. Je n’arrivais pas à me décider à partir, j’avais envie de retourner chez lui. Et il m’a appelée... Youpi!

  • J’espérais que tu restes sans que j’ai à te le demander. J’ai l’air idiot, hein?

Je souriais à l’autre bout du fils, j’étais vraiment vraiment contente qu’il ait osé me rappeler. Ce n’était pas trop son genre, lui étant si réservé, il avait horreur de se dévoiler autant, surtout maintenant que je ne faisais plus partie de sa vie.

  • Reviens, stp? Il ne se passera rien, j’ai juste envie qu’on passe... Oh! Excuse moi, je te rappelle tout de suite...

Mais il n’avait pas besoin de me rappeler, j’étais déjà à sa porte et je n’étais pas la seule. Pascal avait toujours son natel à l’oreille quant il a ouvert à Marilou. Il m’a vue à quelques mètres derrière elle, je m’étais arrêtée net. Il s’est décomposé sur place, tétanisé. Je ne pouvais pas disparaître, trop tard, Marilou a suivi son regard et m’a vue, le natel aussi dans la main, le sourire givré. Glups!  Trop tard pour faire demi tour et disparaître et attendre qu’il me rappelle. Je suis passée à côté de Marilou pour entrer sans un regard pour elle. Après tout, il m’avait demandé de venir, moi, pas elle.

Je suis restée debout dans l’entrée, trop contente de l’entendre chercher ses mots pour lui demander de partir, mais surtout, pour la voir déchanter parce que j’entendais tout.

Enfin on se retrouvait tous les 2... Ça faisait longtemps... Mon cœur battait la chamade alors que je le regardais mettre quelques buches dans le feu de la cheminée. Cette fois, Pascal a tiré les rideaux. Il a essayé d’instaurer une sorte de climat amical. Hum, il rêvait, lui et moi ami? De manière détournée, il a cherché à connaître mes relations avec Thomas, je n’ai pas sincèrement répondu, mais je n’ai pas nié être avec Thomas (merci les copines). Heureusement, parce qu’il s’en doutait. Il m’a laissé entendre que je pouvais en parler si je le voulais, qu’on était ami.

Très bien... Je me suis donc lancée dans une interminable appréciation de toutes les qualités que j’adorais chez Thomas, m’étalant exprès sur son adorable gentillesse, sa tendresse, comme je me sentais bien avec lui, comme jamais avec personne d’autre. Hihihi, Pascal ne l’a pas supporté. Il m’a demandé d’arrêter, il ne supportait pas de m’entendre parler d’un autre, et encore moins s’il s’agit de Thomas.

Après un petit battement de malaise, Pascal m’a dit qu’il était rentré du chalet le samedi matin. Il avait eu envi de m’appeler, mais il n’osait pas et avait passé la journée à chercher des prétextes divers et compliqués, et que si je ne l’avais pas appelé, il m’aurait sûrement appelée. Il ne voulait pas repartir sans qu’on se soit vu. Pascal avait l’impression de planter un couteau dans le dos de son ami, alors il m’a dit que, ce n’était que par amitié, parce qu’on s’entendait bien et qu’on était proche.

On s’était installé sur le canapé et après un petit moment, je me suis appuyée à lui. Pascal ne m’a pas repoussée. Je le sentais tendu. Mais tant pis. Je n’ai rien fait pour le provoquer, parce que j’avais envie de lui demander si je pouvais dormir chez lui.

On a discuté gentiment de tout et rien, en évitant soigneusement de parler de Thomas. Il m’a parlé de son boulot. Puis, Pascal est revenu sur nos dernières conversations, il s’est confondu en excuses et m’a dit qu’il ne pensait pas un mot des choses qu’il m’avait dites. Il savait que je voyais Thomas, mais regrettait pourtant d’avoir été si dur, si horrible. Pourtant, il cherchait à ce que je le déteste assez pour ne pas tenter quoi que ce soit, et lui aussi.

A chaque mot, chaque sourire, chaque petit geste de tendresse, j’avais envie de l’embrasser, de me jeter sur lui... Glups, mais je pensais aussi à Thomas... Je l’aime aussi, mais c’est Pascal que j’aime à la folie... Je l’aime à en perdre la raison. Quant je suis prêt de lui, je perds même tout contact avec la réalité, exit aussi mes principes, exit tout orgueil!

2h du matin... Il se faisait tard, et Pascal ne me demandait toujours pas de partir...

------ Tentations - (331) - sam.27.nov.10 ------

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330 - Il sort avec Maeva depuis 1an!

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 26 nov 2010

Comme j’avais remarqué la voiture à Thomas traîner autour de chez Brian la dernière fois où j’y avais passé la soirée, j’aurai dû me douter qu’il m’y retrouverait. J’avoue que je n’y avais pas pensé avant. Je n’aurai pas voulu discuter avec Thomas après ce qui c’était passé, c’était trop tôt, je me connais, je pardonne bien trop facilement, pour éviter ça, je prends généralement la fuite pour prendre le temps de digérer les choses, après je suis inflexible.

Brian m’a encouragée à rester ferme jusqu’à ce que je sache ce que je voulais faire!

Brian et Paul se connaissent depuis très longtemps, et d’après ce que Pascal lui avait confié, il m’avait toujours dans la peau, ses sentiments n’avaient pas changés. Super, ça me rendait heureuse, mais en même temps, c’était la catastrophe. Bien que j'aimais toujours Pascal à la folie, j’aimais aussi Thomas! J’étais complètement paumée.

Arf, c’était trop tôt pour en discuter avec Thomas, je suis une tendre et je risquais de lui pardonner trop vite, et si on en discutait pas de fond en comble, je risquais de revenir sur le sujet encore et encore, et de devenir chiante.

  • Tu aurais dû m’en parler.
  • Comment? Tu voulais que je fasse quoi? Que je te demande d’attendre? Me laisser le temps de la plaquer? Je n’aurai réussi qu’à te faire penser à Pascal... Je me voyais pas comment t’en parler!
  • Tu aurais dû essayer! Tu pensais pouvoir me le cacher?
  • Je pensais que tu n’en saurais rien c’est tout!
  • Mais Thomas... Tout le monde était au courant! Sauf moi!
  • Je sais pas, je ne pensais pas que tu le découvrirais. J’avais tord. Je suis désolé! C’est du passé.
  • Du passé? Vous êtes ensemble depuis plus de 6 mois?
  • Oui.
  • Depuis combien de temps?

A voir son expression, c’était une question qu’il aurait préféré ne pas avoir à répondre!

  • C’est terminé, c’est inutile de revenir là-dessus.
  • Depuis combien de temps?
  • Tu le sais, depuis plus de 6 mois, mais c’était pas vraiment sérieux, c’était juste comme ça. Ça ne marchait pas très bien, on se prenait souvent la tête et on finissait par se quitter, et...
  • Combien?

Il a eu un profond soupir, je pense qu’il avait compris que je ne lâcherais pas l’affaire.

  • 1an...
  • Pfffffffou!

Thomas s’excusait, me demandait pardon. J’étais choquée de savoir qu’il sortait avec cette fille, Maeva, depuis presque 1an, que ses parents et tous ses copains le savaient. Je me sentais con! Il ne l’invitait jamais au chalet, et je me rendais compte que toutes les fois qu’on avait couché ensemble, il était déjà avec elle, donc pas célibataire, contrairement à ce que je pensais.

Non, je ne voulais pas en parler maintenant, je n’avais pas eu le temps d’y penser, je n’avais pas assez de recul. J’ai donc dis à Thomas qu’il me fallait un peu de temps. Lui bien sûr ne voulait pas partir tant qu’on avait pas tout réglé. Typiquement mec quoi!

Ce que je trouvais affreux, c’est que Thomas n’avait rien trouvé de mieux que de rompre avec sa copine par sms! Comment peut-on faire un truc aussi dégueulasse? Au moins, lui parler en face? C’était un peu vache ce qu’il avait fait, je ne reconnaissais pas l’adorable Thomas que je croyais connaître!

J’ai donc décidé de ne pas aller au chalet avec lui ce week-end. Ça me laissait un peu de temps...

Le soir, j’ai compris que Pascal était rentré pour le week-end. Ça me déchirait le cœur. J’aurai pu le voir même si je ne l’approchait pas. Mais bon, c’était mieux de ne pas être là-bas, ce n’était pas ma place! Je me suis rendue compte que j’espérais qu’il m’appelle, et l’air de rien, j’ai attendu un appel de sa part toute la soirée. Nul!

Mince, je regrettais de ne pas avoir été au chalet!

------ Il sort avec Maeva depuis 1an! - (330) - ven.26.nov.10 ------

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329 - Pas la seule dans sa vie?!

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 25 nov 2010

Ben je croyais tout connaître de Thomas, enfin, presque tout... Ben je me trompais!!! On ne connaît jamais tout d’une personne quant on ne vit pas dans son intimité... et encore! Alors Thomas avait une copine... Ben ça alors... blurp, je ne le savais pas!

On est sorti prendre un verre avec ses copains. Avant ça, j’avais été voir son match. J’avais été avec lui pour voir le match, et pendant son échauffement, je lisais tranquillement dans mon coin dans les gradins. Je n’avais pas pris ma voiture, parce qu’on passait la soirée ensemble, et ensuite, je dormais chez lui. Donc ma petite voiture m’attendait tranquillement chez Thom.

Je n’avais pas fait attention à la fille qui s’était installée non loin avec sa copine, pourtant je l’ai entendu mentionner 1 ou 2 fois le nom de Thomas, mais je n’ai pas fait attention à leurs conversations. Des "Thomas", il y en a plein! De toute façon, je ne l’aurai pas reconnue. La semaine passée, j’avais vu Thomas discuter avec une fille, assez vigoureusement, mais je n’avais pas fait attention. C’était elle!

Après le match, j’ai été l’attendre dans la voiture.

Au Tiger, alors qu'on discutait tranquillement au bar, cette fille est venue nous interrompre pour parler à Thomas. Je me suis mise à discuter avec quelqu'un d'autre, et tout à coup, elle lui a fichu une baffe! Glups???
Bah? C'était quoi ça???

Ensuite, elle s’est mise à m’insulter, à demander si les mecs déjà pris était mon sport favori? Elle savait pour Pascal et a insinué que Thomas était le lot de consolation parce que je n’avais pu avoir Pascal. Re-Glups! Thomas a voulu intervenir et elle l’a giflé. J’ai appris qu’elle était à l’étranger et que Thomas n’avait rien trouvé de mieux que de rompre avec elle par sms. Depuis, il avait évité ses appels, ne répondant plus à ses messages.

Thomas l’a embarquée à l’extérieur. Ils ont été obligés de rester devant les baies vitrées du bar parce qu’il neigeait. La discussion semblait assez animé. Encore une fois, j’ai remarqué les regards de ses copains se détourner et ça m’a rappelé la fois où j’avais aperçu cette nana pour la 1ère fois. Ces copains avaient aussi agi bizarrement.

  • Qu’est-ce que...
  • C’est sa copine...
  • Oh?!

Je me suis adressée à Paul qui était juste à côté de moi. Il était embarrassé, mais il m’a répondu. Je dois dire que j’étais même un peu choquée! Comment se fait-il que je ne savais rien pour cette fille? J’aurai remarqué si elle était venue au chalet? Non? Donc, il ne devait jamais l’inviter? Ça m’a complètement perturbée! Alors Thomas aussi me cachait des choses? Il avait une copine depuis combien de temps? Sortait-il avec nous 2 ne même temps? Comment est-ce que je ne m’en étais pas aperçue? Est-ce que j’étais si idiote ou dans la lune? Oui, je devais être dans la lune :(

Je n’ai pas voulu rester là à attendre le retour de Thomas, j’ai préféré partir.

Comme j’ai dû passer à côté d’eux en partant, Thomas a essayé de me retenir, mais il était hors de question que je reste. J’avais besoin de rassembler mes idées et ce n’était certainement pas le bon moment pour moi de lui parler. Ni à elle non plus. Je ne savais strictement rien de cette nana! J’étais choquée!

Je ne pleurais même pas. J’ai appelé Brian. Je voulais aller me réfugier chez lui, je savais que Thomas tenterait de passer chez moi pour discuter et je ne voulais pas lui parler pour le moment. Brian était sorti, mais il s’est précipité chez lui. C’est une des raisons pour laquelle je l’adore.

Je lui ai raconté ce qui c’était passé et à ma surprise, mais autre surprise, Brian était au courant pour la copine de Thomas!!! Alors, il n’y avait que moi qui ne savait rien? Apparemment, Thomas et elle sortaient ensemble depuis plus de 6 mois, et effectivement il ne l’invitait jamais au chalet et il était rare qu’il sorte avec elle et ses copains.

Glups, il n’y avait que moi qui était dans l’ignorance complète...

------ Pas la seule dans sa vie?!- (329) - jeu.25.nov.10 ------

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328 - Nouveau boulot!

Publié le par JaneDo

Mercredi... 24 nov 2010

Enfin réussi à à trouver du boulot, un contrat de freelancer. Peut-être que le père à Pascal avait décidé de me laisser finalement tranquille? Je suis toute excitée. Je commence début décembre, et je peux travailler à la maison comme avant. Je suis impatiente de connaître mon 1er challenge.

Ce soir, Brian m’avait invitée à sortir. Là aussi j’étais impatiente, il m’avait manqué ces derniers jours et j’avais plein de trucs à lui raconter. Je lui ai tout raconté en détail, ce que Pascal m’avait dit, tout.

Brian ne croit pas que Pascal pensait ce qu’il me disait. Pour lui, Pascal cherchait à se protéger, s’il était dans la même situation, pour éviter de craquer, il ferait tout pour que l’élue de son cœur le déteste, ce serait le seul moyen de l’éloigner. J’étais sceptique, il avait été tellement froid, et tout de même extrêmement persuasif!!! Si c’est ce qu’il cherchait, il avait bien réussi. Brian était persuadé que le message sur le bonnet signifie qu’il m’aimait toujours. C’était un moyen détourné de me le dire.

Super! J’étais retour au poing de départ!!!

Tout de même, je n’avais pas l’intention de m’amuser à spéculer, je n’aime pas les zones gris, c’est blanc ou noir, je n’aime pas interpréter. En général, je cherche toujours à vérifier, et là, je l’avais fait, et Pascal avait été clair; c’est over!

Après avoir mangé, on est rentré chez lui. J’aurai préféré qu’on aille chez moi à cause de son pote, mais Brian m’a assuré que ça ne gênait pas du tout Aaron. Quand même, on s’est réfugié dans sa chambre. On est resté là à bavarder jusque tard, puis peu après minuit, je suis rentrée. Demain, je devais aller me présenter chez mes futurs contractants pour finaliser et signer mon contrat, alors je ne pouvais pas faire tard...

Je crois avoir aperçu la voiture à Thomas dissimulée près de chez Aaron. Je n’ai pas voulu aller voir, parce que si c’était lui, il aurait été embarrassé d’être pris sur le fait.

Mercredi soir, Brian m’a encore invitée à manger pour fêter mon contrat. Hum, j’aurai peut-être dû en parler à Thomas et le fêter avec lui aussi, mais bon, je n’y avais pas pensé! Ou peut-être parce que je ne voulais pas que le père à Pascal soit au courant, au cas où il ne l’était pas!!!

Trop contente, alors qu’on parlait comme d’habitude pour se dire bonne nuit, je le lui ai dit. Thomas a été déçu que je ne lui en parle pas et que je ne pense même pas à le fêter avec lui. J’aurai peut-être dû la fermer! Aussi, ces appels tous les soirs, j’aime pas trop, j’ai l’impression que d’une certaine manière, il me surveille? Arf, peut-être que je me fais des idées!

------ Nouveau boulot - (328) - mer.24.nov.10 ------

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326 - Munich Love's U ???

Publié le par JaneDo

Lundi..... 22 nov 2010

On a passé une chouette soirée chez Thomas. Comme il est carrément nul en cuisine, il a voulu nous commander à manger ou m’inviter au resto. J’avais envie de l’avoir pour moi toute seule, envie d’une petite soirée tranquille à la maison. J’ai préparé à manger. Miam, il faisait froid dehors, et on est resté collé l’un à l’autre devant la télé.

En tous cas, vive l’invention des vidéos et aujourd’hui des DVDs! On peut les stopper à tous moments et remettre où on en était. Vraiment cool.

Je suis vraiment toujours épatée par le bien être que j’éprouve avec Thomas. Je n’arrive pas à comprendre comment je peux avoir été si amoureuse de Pascal, tout en ayant jamais éprouvé autant de plaisir à être avec quelqu’un comme ce que j’éprouvais avec Thomas. Je me sens complète, calme et tellement... satisfaite! Ouais, je crois que ce sont les mots; la satisfaction et le bien être.

Pascal est beaucoup plus sensuel, moins bavard, tendrement câlin, Thomas est tout aussi câlin et me convenait mieux!

En pleine forme, j’ai passé la journée à peindre. Le soir, j’ai mangé en famille comme d’habitude. Shanna, la petite boxer est rentrée avec moi. D’ailleurs, il est évident que chaque lundi, elle s’attend toujours à rentrer avec moi, elle ne veut pas suivre Marco et vient toujours s’asseoir à mes pieds. On a été faire notre petit balade pipi et retour à la casba.

Mince, JD était là et regardait la télé avachi dans mon canapé. Grrrh, j’aurai aimé être seule.

Avec Thomas, on a bavardé pendant plus d’1h au téléphone. Il a essayé de me convaincre d’aller dormir chez lui, mais niet. Je voulais reprendre mon train-train habituel et passer les débuts de semaines comme je l’entendais, il fallait que Thomas s’y habitue. On devient vite dépendant de l’autre si on s’habitue à passer tout son temps ensemble, je ne voulais pas de ça.

De plus, Pascal m’avait dit qu’il ne pensait pas descendre le week-end prochain, donc on pourra même peut-être passer le week-end entier scotché ensemble.

Dans mon sac, j’ai trouvé un paquet, et je suis sure que ça venait de Pascal. C’était un bonnet avec inscrit dessus; Munich Love’s U... Pourquoi ce geste? Pourquoi m’avait-il laissé ça? Est-ce que ça voulait dire qu’il m’aimait toujours? Est-ce que c’est moi ou il y avait un double sens à ce message sur le bonnet? Et s’il m’aimait toujours pourquoi ne pas me le dire en face? Pourquoi de manière détournée? Dois-je l’appeler pour le remercier? Quant avait-il posé ça dans mon sac? Avant de me dire froidement que c’était fini ou après? Avant de partir? Pendant la nuit alors que j’étais avec Thomas? Si oui, alors il m’avait cherchée et avait dû deviner où j’étais? Alors pourquoi me laisser ce cadeau? Mince, pourquoi? Est-ce qu’il cherchait à me perturber? Et qu’est-ce que j’étais sensée faire maintenant?

Zut, il n’y avait que lui pour me mettre dans des états pareils!!!

------ Munich Love’s U??? - (326) - lun.22.nov.10 ------

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325 - Enfin, je tourne la page!

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 21 nov 2010

J’avais assez souffert, assez pleuré du rejet de Pascal, je tourne la page et je passe à autre chose. J’en avais assez de ramasser les morceaux de mon cœur au fond de mes tongues.

Pourtant, je dois être dur à la souffrance, parce que je suis sortie avec le reste de l’équipe, parce que ça faisait plaisir à Thomas. Il était adorable. Je crois qu’il savait que les choses s’étaient mal passés entre Pascal et moi, et se douter que maintenant, j’étais libre, célibataire. Il se comportait en chevalier servant, bon copain et un peu plus comme un petit ami. Il me tenait par la main où qu’on aille, m’attendait, etc. Adorable quoi.

En boîte, je ne faisais pas attention à Pascal. Je voulais plus avoir mal. Thomas m’avait fait retrouver le sourire, son calme, sa gentillesse réchauffaient mon cœur. Ça avait aussi réveillé mon envie de câlins et j’en avais un gros gros besoin. Alors quant on se retrouvait séparé un petit moment, parce que j’étais restée à discuter avec quelqu’un, je courais vite après me coller à lui, lui faire un câlin ou un bisou.

Hum! Je crois que Pascal et moi n’arrivions plus à être sur la même longueur d’ondes! Cette fois, c’est lui qui restait dans son coin, entouré de ses copains, comme pour se protéger des filles gloussantes autour de lui. Il tenait même Caro et Marilou à distance, alors que moi, je me rapprochais de Thomas et ne cachait plus qu’on était peut-être plus que simplement amis.

Pascal avait même l’air de faire la gueule...

Si Pascal n’avait pas été aussi clair hier soir, j’aurai pensé qu’il souffrait de me voir aussi proche de Thomas! Mais je savais que ça n’était pas le cas. Donc, quelque chose d’autre le tracassait. Amicale, j’ai même été jusqu’à discuter avec lui. Il n’a pas voulu me dire pourquoi il avait l’air si sombre. Il fallait s’y attendre, je n’ai pas trop insisté.

J’ai aussi longuement discuté avec Caro. Elle ne regrettait pas d’être allée en Allemagne. Caro était contente d'avoir été là quant Pascal a eu besoin d’une amie à qui parler. Elle prétendait qu’il ne s’était rien passé, parce que Pascal n’était pas d’humeur. Je ne lui avais rien demandé, je ne voulais même pas parler de Pascal. Par contre, je lui ai dis que Pascal m’avait clairement fait comprendre que c’était fini, qu’il ne voulait pas se jeter dans une histoire. Caro m’a appris que Pascal avait dormi chez elle 2 nuits d’affilées, il n’avait pas voulu rentrer. Elle m’a raconté en long et en large comme elle avait été heureuse de le voir et ne s’y attendait pas, puisqu’il lui avait demandé de ne pas aller à Munich.

Pour Caro, Jess n’avait jamais été enceinte, elle espérait qu’avec leur rapprochement en Allemagne, qu’elle allait finir par tomber enceinte pour de bon. Jess avait dû remarquer le changement chez Pascal et avait dû se rendre compte qu’elle avait trouvé un bon moyen de le tenir en laisse.

  • Qu’est-ce qui s’est passé hier soir entre Pascal et toi? Tu l’aime toujours n’est-ce pas?

Glups! Quoi répondre? Je ne pensais pas que Thomas me poserait aussi directement des questions à propos de Pascal. En fait, je pensais qu’il continuerait à faire semblant de ne rien remarquer. On dansait, camouflé au milieu de la piste, mais il a dû sentir mon corps se raidir. J’avais raison, avant que je n’ai pu lui répondre, il a rajouté qu’il ne voulait rien savoir et espérait juste que rien ne change entre nous. Il savait que je l’aimais toujours, mais il espérait juste que l’ombre de Pascal ne plane pas sur nous alors qu’il était en Allemagne.

Tant mieux! Je n’aurai pas su quoi lui dire, à part peut-être lui dire que Pascal ne voulait plus de moi, et il aurait eu l’impression qu’il était mon prix de consolation. Par contre, il a été un peu plus courageux que d’habitude et a osé m’embrasser. Comment lui dire que ça me faisait des frissons partout? Que j’aimais ses baisers, ils étaient doux,  sucrés, tendres, que l’inquiétude qui traversait parfois son regard me donnait le courage de faire des efforts pour être forte et de ne pas agir de manière qui risquerait de le ridiculiser aux yeux de son entourage.

Pascal nous avait vu. Il était debout vers la table et a détourné son regard pour ne pas croiser le mien.

Avec Thomas, on se faisait de petits bisous, discrets mais quand même tout tout plein. J’avais vraiment besoin de tendresses et d’être entourée, chapeautée de douceur. Heureux, Thomas s’en donnait à cœur joie. Il me faisait tout plein de sourires si on était à distance, et dès qu’il le pouvait, venait me prendre dans ses bras et me faire des petits bisous tout chaud dans le cou, la nuque, sur l’épaule. Arf, je l’adore, il me donnait envie de lui sauter dessus!

Je crois que Thomas ressentait la même chose, alors discrètement, on s’est éclipsé pour rentrer au chalet... Au moins, je n’ai plus à avoir de regrets, je me sentais libre d'avoir le droit de l'aimer.

Dimanche, vers midi, je suis enfin descendue pour prendre le petit déj, c-à-d du café et encore plus de café. J’étais cassée parce que je n’avais pas beaucoup dormi, Thomas avait passé la nuit à me faire des câlins (hum), à me dire combien il m’aimait. Ça fait un bien fou!

Je dois dire que le dimanche, j’aime pas trop la foule, j’aime bien le passer dans un cocon, devant la télé au coin de la cheminée. Et aujourd’hui, je l’aurai bien passé collée à Thomas, au lit ou enfoncé dans les canapés de son salon. J’en étais à mon 3ème café quant Thomas est passé me serrer dans ses bras avant de filer en ville avec les autres. Moi, je ne bougerais pas du chalet.

Une grosse partie de l’équipe était partie et j’ai été surprise de voir que Pascal était resté au chalet. Je lisais tranquillement vers la cheminée et je ne m’attendais pas à le voir. Il est venu s’asseoir à côté de moi à chercher la discussion. Pascal avait l’air préoccupé, mais on ne pouvait pas vraiment parler avec Caro et Marilou dans les pattes.

Quant Marilou nous a interrompu pour mettre son grain de sel dans notre conversation, j’ai ramassé mon bouquin et je me suis tirée pour aller préparer mes affaires pour quitter le chalet tout à l'heure. Je suis surtout partie parce que Pascal s'était détourné pour lui répondre. C'était ma manière de montrer ce que je pensais; s'il veut lui parler, moi, je me casse!

Pascal et Caro sont parti vers les 16h, les autres sont partis par petits groupes et vers les 18h, on a fermé le chalet pour rentrer.

J’avais eu l’impression que Pascal avait cherché à me parler... Mais hé! Débrouille toi, je n’ai plus la force de lutter pour te garder!

Les copains à Thomas nous ont proposés d’aller prendre un verre plus tard. Thomas m’a demandé si ça me disait, ça m’était égal, s’il en avait envi, j’irai aussi, j’avais juste envie d’être avec lui. Mais Thomas, lui aussi avait envi qu’on passe la soirée à la maison, rien que les 2.

------ Enfin, je tourne la page! - (325) - dim.21.nov.10 ------

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324 - Et la désillusion continue

Publié le par JaneDo

Samedi..... 20 nov. 2010

Après m’être faite remballée par Pascal, je n’éprouvais pas le besoin de rester pour le voir s’amuser avec une autre, en plus j’avais les yeux tous rouges, et je ne pouvais pas empêcher les larmes de couler. Thomas n’avait pas besoin de voir ça.

J’étais toute seule au chalet, j’aurai pu pleurer de tout mon soul c’est sûr, mais à un moment ou un autre, l’équipe rentrerait, alors je me suis retenue. Déprimée, l'âme en peine, je suis allée hanter la chambre à Pascal dans l’attique, j’avais envie de me remémorer les bons souvenirs que j’avais vécus dans cette chambre. Les draps n’avaient plus son odeur, mais je me suis enroulée dans le lit quand même. Prise au piège, je me suis cachée dans la mezzanine, quant j’ai entendu quelqu’un monter. Ça faisait à peine une 1/2h que j’étais rentrée, alors j’étais surprise.

C’était Pascal. Apparemment, il s’installait là et pas dans la chambre du bas, qu’il partageait normalement avec Jess. Poisse, j’allais devoir sortir de ma cachette ou y rester jusqu’au lendemain matin!!! J’étais coincée!

De le voir me brisait le cœur... Qu’est-ce que j’avais envie d’être dans ses bras...

Pascal a jeté son sac sur son lit et s’est étendu sur le dos, les mains derrières la tête, les yeux fermés. Je n’osais plus regarder à travers les rideaux, ça risquait de bouger et Pascal risquerait alors de découvrir ma cachette. La porte de sa chambre était entre-ouverte, Paul est entré.

  • Ça va?
  • Est-ce que j’ai l’air d’aller bien?
  • C’est vrai que tu as été plutôt dur, mais, tu as fait ce qu’il y avait de mieux à faire.
  • Alors pourquoi je en me sens pas mieux que ça? C’était dur, ça me rend malade.

Pascal soupirait lourdement, il avait une expression triste. Je me demandais de quoi est-ce qu’ils parlaient, ce qui c’était passé après mon départ? Je ne reconnaissais pas celui qui m'avait appelée quelques jours plus tôt pour me demander comment j'allais! J'avais cru que Pascal s'inquiétait sincèrement pour moi, mais apparemment, je m'étais faite des idées!!!

  • J’ai regardé partout en arrivant, elle n’est pas ici. Elle n’est pas dans sa chambre, ni dans celle de Thomas.

Je me suis rendue compte que je n’avais pas averti Thomas et qu’il devait me chercher. Pas de chance, ce n’était surement pas le moment d’allumer mon natel et d’envoyer des messages! De toute façon, je n’aurai pas su quoi dire. Donc, c’était moi qu’on recherchait partout, pfff.

  • Et si tu l’aurai trouvée, qu’est-ce que t’aurais fait?
  • Aichchhh... Je n’en sais rien...

Thomas a passé la tête par la porte, il me cherchait toujours. Thomas a demandé directement à Pascal s’il savait pourquoi j’étais partie, et s’il n’avait pas une petite idée ou je pouvais être. Il nous avait vu partir ensemble et après j’avais disparu, alors il voulait savoir ce qui s’était passé. Je me souviens avoir commencé à prier qu’on ne me trouve pas ma planque, ce serait le summum,  j’aurai l’air vraiment idiote. Je n’osais plus bouger et la tension m’avait fait oublier mon chagrin.

Pascal a prétendu n’avoir aucune idée de l’endroit où je pouvais être. Marilou est venue toquer à la porte et sans attendre d’invitation, elle est entrée. Caro suivait à la trace. 30 secondes plus tard, elle entrait à son tour. Sa chambre était devenu un vrai hall de gare, ma parole! Thomas a décidé de continuer ses recherches, et Paul l’a suivi. Il voulait retourner à la discothèque au cas où j’y retournerais. Ciel, j’allais devoir rester planquée là pendant des heures?

Pascal restait seul avec les 2 filles. Caro a été s’asseoir à côté de lui sur le lit. Bien sûr, impossible de ne pas regarder ce qui se passait. Marilou restait debout. Caro avait posé la tête sur l’épaule à Pascal et lui marmonnait je ne sais quoi. Marilou a demandé à Pascal si je mettais enfuie à cause d’elle, que je m'attendais surement à ce qu'il me cours après, et elle a voulu savoir ce qui s’était passé entre lui et moi. Pascal a passé son bras autour des épaules à Caro et l’a serré contre lui en lui faisait un bisou sur la tempe.

Pascal a dit à Marilou que ça ne la concernait pas du tout. La pétasse a dit qu’elle avait peur que je fasse un connerie, j’avais l’air vraiment mal en point. Il l’a coupée pour lui dire que je voulais juste lui parler, qu’on s’était un peu pris la tête un peu plus tôt, c’était tout. Il mentait, mais j’ai trouvé adorable qu’il ne la conforte pas dans son rôle de briseuse de couples. Pascal était drôlement tendre avec Caro, ça me faisait bouillir d’envie.

Puis, il a décidé qu’ils devaient descendre attendre les autres en bas, et ils sont partis... Ouf, je pouvais sortir de ma cachette. Une chose est sûre, j’avais eu chaud, et ce n’était pas demain la veille que je remettrais les pieds dans la mezzanine!

J’aurai voulu descendre pour m’enfiler à la cuisine et me faire un café et faire semblant que je venais de rentrer, mais, il y avait du monde au salon. Pascal était avachi sur un des canapé, les mains derrière la tête et discutait avec Julien. Caro s’était incrustée à côté de lui bien sûr.

Discrètement, j'ai regagné ma chambre, de là, j’ai envoyé un message à Thomas pour lui dire que j’étais rentrée, que je n’étais pas très bien, mon rhume sans doute, j’avais de la fièvre, alors j’allais me coucher. Qu’il pouvait me réveiller en rentrant ou même dormir chez moi s’il n’avait pas peur d’attraper mon rhume, mais je préférais dormir. Peu après Thomas est arrivé et j’ai fait semblant d'être endormie. Après m’avoir fait un petit bisou, sans me réveiller, il est reparti, sans doute rejoindre les autres au rez.

Quand je suis descendue peu avant midi, ils se préparaient à sortir boutiquer en ville. Je n’avais aucune envie de bouger du chalet, il faisait moche, je préférais lire au coin du feu. Thomas a demandé à Pascal de me préparer une soupe et se proposait à rester pour me tenir compagnie, mais il a très vite compris que je préférais être seule.

Après une bonne nuit de sommeil, j’avais retrouvé le sourire. J’avais décidé de ne pas montrer ma déchéance à qui que ce soit, mon chagrin m’appartenait, c’était privé. Pascal avait été plus que clair que je ne comptais plus pour lui, que c’était fini, alors j’accueillais les gestes de tendresses de Thomas sans arrière pensée.

Thomas m’a demandé où j’avais passé hier soir, qu’il avait été très inquiet et m’avait cherché partout. J’ai prétendu être dans ma chambre, plongée dans un bain parce que j’avais eu froid jusqu’aux os. Pascal m’a glissé en douce, qu’il savait que je n’étais pas dans ma chambre. Je lui ai lancé un petit sourire malicieux.

Je me suis bien reposée pendant l’après-midi, c’était très agréable. Je n’étais pas complètement seule, mais on me fichait la paix.

Le soir, ils ont voulus aller patiner, j’ai suivi, mais je suis nulle sur des patins, alors j’ai été en spectatrice. Après on est retourné au
chalet pour manger. J’étais curieuse de savoir si Pascal avait dormi avec Marilou, vu qu’elle l’avait choisi comme compagnon pour la hier soir? Pour ne pas me torturer plus, j’ai décidé de ne pas chercher à le savoir. Pascal avait raison, ça ne me regardait pas après tout.

On a commencé à faire la fête et jouer à des jeux stupides. C’était amusant et il y avait une bonne ambiance. Je crois que personne n’avait envi d’aller en boîte ou traîner dans les bars. Yumi est arrivée en cours de soirée et est restée un petit moment. 1h plus tard, elle repartait, sa copine et elle avait rendez-vous avec du monde

Comme j’étais hors jeu, je pouvais voir Caro et Marilou rivaliser d’astuces pour capter l’attention de Pascal, qui ne voyait rien. Il était occupé à rigoler avec ses copains. Il avait l’air différent ce soir, je ne sais pas; détendu, plus jovial, plus fou-fou? Pascal riait plus que d’habitude et faisait le clown avec ses potes. Je remarquais quand même que Pascal regardait de temps à autre dans ma direction, quant nos regards se croisaient, il me faisait un petit sourire, moi non.

Thomas se rendait compte qu’entre Pascal et moi, ça n’allait pas, on ne se parlait pas et évitait soigneusement de se retrouver près l’un de l’autre. En fait, je crois que tout le monde s’en rendait compte.

Plus tard, alors que Thomas jouait au billard en bas avec ses potes, je suis remontée pour aller lire au salon. Pascal était là avec Michael, Paul, Julien, un autre dont je ne me rappelle pas le nom, Marilou, sa copine et Caro.

Marilou était appuyée au canapé où Pascal était assis et avait passé ses bras autour de son cou et lui chuchotait des trucs à l’oreille. En fait, quant elle m’a vue, elle a dû dire à Pascal un truc du style; “Oh, la voilà”, parce que Caro, qui était assise à côté de Pascal a penché la tête pour regarder.

En tous cas, maintenant Pascal faisait bande à part avec sa petite clique... Je n'avais pas l'air de lui manquer du tout!

Jouant les victimes, Marilou a fait semblant de sursauter et a vite enlevé ses bras, l’air de dire que sinon, j’allais faire une crise. Détestable petite vache. Pascal m’a souri et fait un petit signe. Je n’avais pas envie de m’incruster, alors je me suis mise dans un coin éloigné pour lire. J’avais de la peine à rester concentré sur mon livre. Discrètement, je les observais et cette saleté de chacal m’observait aussi. Je crois qu’elle cherchait à me faire péter un câble.

J’avais vu qu’elle avait regardé dans ma direction avant de tirer Pascal par la main pour l’emmener dans le jardin d’hiver. Je la voyais me regarder du coin de l’œil quant elle a passé ses bras autour de son cou. Quelle pétasse!

Cette fois, j’en étais sûre, Marilou draguait Pascal...

Je n’avais pas envie de rester là pour subir des minis crises cardiaques. Clairement, elle cherchait à m’atteindre. Je me suis tranquillement éloignée pour monter à la bibliothèque à l’étage. Elle pouvait continuer son cirque sans moi. J’avais essayé d’allumer un feu, j’ai ouvert pour fumer sur le balcon.

Si tout le monde allait en boîte plus tard, je n’avais pas encore décidé si j’y allais ou pas... Supporter de voir Pascal se laisser draguer toute la soirée, ce serait un peu dur. Rester au chalet et lire bien au chaud me semblait une bonne option.

------ La désillusion continue - (324) - sam.20.nov.10 ------

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323 - Désillusions (2)

Publié le par JaneDo

Vendredi... 19 nov 2010 (2)

La soirée en boîte était une longue agonie où je me suis forcée à sourire, rire, faire comme si de rien n’était, mais voir Pascal en tenir une autre dans ses bras était une torture. Même me rappeler des évènements de la soirée est encore pénible et insupportable. Sa manière de la regarder, de lui sourire me laissait entrevoir la suite. Je ne pouvais pas le laisser seul avec elle, j’avais beau me répéter, encore et encore, de ne pas me ridiculiser ou faire d’esclandre, je cherchais le moyen d’intervenir.

Pour me calmer les nerfs, je suis sortie fumer quant j’ai vu que Thomas discutait avec une nana qui avait l’air bien remontée. J’aurai dû faire plus attention, mais j’étais trop préoccupée à essayer de garder un semblant de dignité et ignorer Pascal le plus possible.

J’aurai dû remarquer le regard fuyant des copains à Thomas, leur manière de me regarder en coin, ou de détourner la tête dès que je les regardais, mais j’avoue que j’ai pensé qu’ils lisaient sur mon visage, la torture que je ressentais à propos de Pascal.

Pascal m’avait suivi à l’extérieur, et on a fumé un moment en silence. Je me suis lancée. Pas top! C’était brouillon, j'étais nerveuse, ma voix tremblait un peu.

  • Je ne veux pas que... enfin, je veux dire avec Marilou... Ne fais rien avec elle. Je crois pas que je supporterais. Est-ce que... Est-ce que Caro et toi, est-ce que vous vous voyez de nouveau?
  • Si tu cherches à savoir s’il se passe quelque chose avec Caro? Non. Les choses sont claires avec Caro, elle sait que pour l’instant, je n’ai pas envi de me retrouver coincé dans une histoire avec qui que ce soit. C'est bon, je crois que j'ai donné! Je ne veux pas d’une fille qui me colle aux basques. Je fais ce que je veux, je veux juste qu’on me fiche la paix.
  • Et avec Marilou...
  • Jane, désolé, mais ça ne te regarde pas. Tu es avec Thomas, non? Alors ce que je fais et avec qui ne te concerne pas.

Glups! Pascal était dur, ça m’a fait mal qu’il me réponde de cette manière. Ça me choquait aussi un peu, m’a coupé la chique, les larmes se bousculaient dans ma gorge, et je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais pas rester là, j’allais me mettre à pleurer comme une madeleine, il fallait que je trouve un endroit où me cacher. Ou qu’il se tire.

De retour vers le groupe, j’ai éviter de le suivre du regard au maximum, mais je n’ai pas tenu longtemps. En le voyant tendrement enlacer Marilou et jouer à remettre une mèche de cheveux derrière ses oreilles alors qu’ils dansaient, mon sang n’a fait qu’un tour, j’avais les fournis jusqu’à l’extrémité des doigts.

Pascal a regardé aux alentours comme pour vérifier si personne ne les regardait, puis il a pris le visage de Marilou entre ses mains et il l’a embrassée. Hhhhh, j’ai cru que j’allais mourir.

Je n’ai pas pu me contrôler, j’ai déboulé sur la piste pour lui dire que je voulais danser avec lui. Je tremblais de la tête au pied. Je crois que mes genoux s’entrechoquaient. Ils m’ont tous les 2 regardés comme si j’étais une extra terrestre. Après quelques secondes qui m’ont parues longues, Pascal a dit quelque chose, mais j'entendais rien. Il avait toujours ses mains sur elle, et n’avait pas fait mine de se détacher d’elle. Et elle, comme si j’avais l’intention de l’agresser, Marilou s’est collée à Pascal comme si elle était menacée. Ça m'a donné envie de lui sauter à la gorge, de lui arracher les yeux, de la taper, l’écraser du pieds, je bouillonnais de chaud.

Mon Dieu, j’étais en train de me ridiculiser à mort. Jamais, jamais je n’aurai dû faire un truc aussi ridicule, aussi barge. Mal à l’aise, stupidement plantée au milieu des gens qui dansaient, je regardais son bras autour de ses épaules dans un geste de protection. Je ne savais pas quoi faire et les larmes se pointaient à l’horizon sans que je puisse rien y faire. Je me suis accrochée à la manche de son t-shirt, la tête baissée, honteuse. Je ne voulais pas pleurer devant cette pétasse, je ne voulais pas qu’il la choisisse elle, plutôt que moi.

Je nageais en plein désarroi. Je voulais qu’il me prenne dans ses bras, qu’il l’envoi sur les roses, mais rien ne se passait comme ça. Hélas, j'avais perdu le contrôle de mes actes, j'étais en mode-débile profond!

Pascal ne se rendait peut-être pas compte, que ses gestes étaient toujours remplis de tendresses, que ce soit sa manière de mettre ses cheveux en place, doucement, cette manière caressante, sa manière de sourire rempli de douceur. J’étais en nage, les palpitations m’empêchaient de fonctionner. Rien à faire, je ne pouvais pas le laisser aller plus loin avec elle!

Je ne voyais rien, ni personne, j’étais dans une bulle sans son, complètement insonorisé par les battements précipités de mon cœur. Je n’entendais même pas la musique, et je ne pensais pas à Thomas non plus. Je ne savais pas ce que je faisais, j’étais paumée, complètement à la masse.

Heureusement, on était quelque part au milieu de la piste, Thomas était occupé, il ne nous voyait pas. J’espère. Comme Pascal n’avait pas l’intention d’abandonner Marilou et avait l’air de mépriser mon intervention, j’ai dû battre en retraire. J’étais mortifiée, le cœur brisé en 36 milles morceaux. Je suis partie au hasard, vite, il me fallait de l’air... rentrer, partir, disparaître, vite.

Pascal m’a saisi par le bras et on s’est retrouvé sur le balcon de la boîte, dans un coin où il n’y avait personne, caché derrière les colonnes vers une des sorties de secours.

  • Arrête ça! Mais qu’est-ce qui te prend?
  • Je ne supporte pas de te voir fricoter avec Marilou devant mes yeux. Tu as dit que vous n’étiez qu’amis, et pourtant tu joues avec ses cheveux, caressant sa joue au passage, tu la dévores des yeux...
  • Qu’est-ce que tu raconte? De toute manière, je ne vois pas en quoi cela te regarde? Marilou, Caroline? Jane, je fais ce que je veux! Je pensais que tout était clair entre nous à ton départ d’Allemagne, on savait tous les 2 que c’était fini, terminé. Je pensais avoir fait ce qu’il fallait pour que tout se passe en douceur. Je n’ai pas de compte à te rendre Jane. Tu sors avec Thomas maintenant, alors qu’est-ce que tu fabriques? A quoi tu joues là?

J’évitais juste de pleurer à haute voix, mais j’avais du mal à contenir mes larmes ou la douleur qui me fendait la poitrine. J’avais perdu mon calme, j’avais mal et il me faisait mal. Et pourtant, je l’aimais encore.

  • J’imagine que tu me déteste de te dire ça, mais Jane, c’est over, fini. Tu devrais aller rejoindre Thomas, il doit surement se demander où tu as passé et te chercher dans tous les coins.
  • Tu ne m’as même pas dit pour Jess, c’est à Caro que tu en as parlé en 1er. Comment est-ce que tu as pu me faire un truc pareille?
  • Tu ne devine pas? De toute façon, je n’ai de compte à rendre à personne, ou éventuellement à ma femme, et elle se fiche pas mal de ce que je fais quant elle n’est pas dans les parages.

Pascal évitait de me regarder,  ses yeux fixaient les lumières qui tournoyaient au plafond. Les mains enfoncés dans ses poches, il avait l’air détaché, loin, distant et ça faisait mal. Il se foutait pas mal de me faire de la peine. Comment pouvait-il être aussi froid? Lui que j’aimais et que je pensais m’aimait aussi. Je me sentais ridicule, j’avais mal et j’avais envie de mourir sur place. Avec beaucoup d’effort, j’ai réussi à ressusciter le peu de force qui me restait pour ravaler mes larmes, du moins pour un temps, le temps de pouvoir dire quelques mots et donner le change.

  • Tu as raison... Comme j’suis nulle...

J’ai eu une sorte de faux rire, légèrement trop aïgus et hystérique!

  • ...Tu ne m’aimais pas. J’aurai dû le comprendre. Apparemment mon décodeur était en panne! C’est vrai que si tu m’aimais autant que tu le disais, j’aurai été la 1ère personne à qui tu aurai raconté pour Jess et son bébé fantôme!!! Pfff, j’suis nulle.

A travers la souffrance, j’avais planté un faux sourire sur mon visage.

  • Jamais. Tu n’aurai pas été la 1ère, sûrement pas. Surtout après t’avoir dit qu’on ne devait plus se voir, que je voulais tout faire pour que mon mariage fonctionne? Non, tu aurai même été la dernière personne à qui j’en aurai parlé. J’aurai attendu que tu l’apprenne par quelqu’un d’autre, je n’aurai jamais osé te faire de nouveau attendre... Rhhh, qu’est-ce que je raconte moi! Écoute, essayons d’être de bons amis, et évitons de nous faire plus de mal.
  • Je t’aime moi... Je t’aime toujours autant, alors être amis, je sais pas si j’y arriverais...

Pascal s’est passé la main dans ses cheveux, chez lui, c’était un geste nerveux. Il espérait surement que j’arrête de lui casser les pieds. Il avait dit tout ce qu’il avait à dire, il n’y avait plus rien à ajouter.

------ Désillusions! (2) - (323) - ven.19.nov.10 ------

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