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230 - On a.. rompu.. - (2/2)

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 18 août 2010
(230 ... 2/2)

Jeeez, l’empêche, si j’aurai pu disparaître ou éventuellement m’évanouir, ça m’aurait bien arranger... Je ne rêvais pas, il avait bien dit qu’il l’aimait, et devant moi en plus, devant toutes les 2?!?

Ce qui me semblait bien pire, était qu’il n’avait pas répondu à ma question, à savoir s’il m’aimait... s’il m’aimait aussi! Intérieurement, je fulminais, mais je tremblais aussi. Il allait me falloir faire une sortie digne. Pas question de pleurer, je n’avais qu’à le faire quant je serais toute seule.

Petit frémissement; il avait dit qu’il était fatigué... Mon pauvre bébé, je n’aurai peut-être pas dû lui faire ça ce soir... Crrrrp, hé! Ça va ou quoi? Je ne vais pas chaque fois repousser les choses... Oui, mais, c’est vrai Pascal avait l’air fatigué! Rhhh, ça c’est moi, toujours à avoir des regrets, à chercher des excuses, à faire attention aux autres et m’oublier dans l’histoire!

Pascal me regardait avec une drôle d'expression, je suis sûre qu’il se demandait s’il n’allait pas m’enfoncer le pieux là, tout de suite. Malgré la chaleur, j’avais froid, je frissonnais jusqu'à la pointe des cheveux, et aussi des picotements dans les joues. Est-ce que j’étais rouge là?

  • -Caro sait très bien ce qu'il en ait (comme pour dire, moi non?). Elle connaît très bien mes sentiments.
  • -Qui sont?

Je ne sais pas ce qui m'a pris d'être aussi agressive, aussi chiante. Je n’aurai peut-être pas dû demander ça comme ça, avec le ton que je l’ai fait, mais j’étais à cran là, owh!

  • -Caro sait très bien que je t’aime Jane. D’ailleurs, il y a des moments comme ça, où je me demande bien pourquoi!!! Je t’ai dans la peau, je n’y peux rien, c’est comme ça!!!

Hééééé! Alors... Alors il m’aime? Owhhhh que je l’aime aussi, afff. Là, j’ai commencé à rougir de ma connerie et minuscule, tellement minuscule, encore plus qu’une fourmi. Ce n’était pas la 1ère fois que je l’entendais dire “qu’il m’avait dans la peau”. Je ne comprenais pas exactement ce qu’il voulait dire par là, mais ce devait être un peu plus qu’aimer.

Caro s’est effondrée. Elle a demandé ce qu’elle avait fait de mal? Elle voulait comprendre pourquoi je réagissais si vivement contre elle tout à coup? Elle voulait savoir si Pascal avait menti en lui disant qu’il ne la laisserait pas tomber? S’ils pouvaient se voir ou si ça dépendait de moi, s’ils avaient besoin de ma permission? Le visage ravagé, elle s’est adressée à moi; je connaissais ses sentiments, je savais par quoi elle avait passé, elle s’était confiée à moi et pensait qu’on était amie, alors elle voulait savoir pourquoi je voulais que Pascal la jette comme une vieille chaussette?

Glups! Quoi dire? Je me sentais légèrement mal à l’aise. Je n’ai pas su lui répondre. Je ne savais même plus ce qui m’avait pris de faire autant d’histoires. Je n’arrivais même plus à me rappeler comment tout cette merde avait commencé.

  • -Pascal, tu ne peux pas me faire ça, tu ne peux pas être aussi cruel, Jane non plus? Vous vous foutez de ce que je peux ressentir? Je croyais qu’on s’entendait bien, qu’on avait passé de super vacances? On était bien non? Alors pourquoi?

Afff, elle avait raison, mais en même temps, elle me forçait un peu la main. Caroline s’est mise à pleurer et Pascal s’est précipité pour la consoler. Je dois dire que j’avais eu tellement peur quant il a dit qu’il l’aimait, que là, sous le coup du soulagement, ça ne me faisait rien qu’il la prenne dans ses bras, ni de le voir la consoler. J’avais l’impression d’avoir échappé à une grosse catastrophe.

Une fois calmée, Pascal s’est assis avec elle, face à face. Il a essuyé les larmes qui coulaient sur ses joues en feu, puis, il a pris ses mains dans les siennes.

  • -Écoute... C’est difficile, je ne peux pas me couper en 2...
  • -Mais si tu m’aimes?
  • -Mais J’aime Jane. C’est Jane que j’aime vraiment...

Oh! Mais je l’adore lui. Mes petites jambes étaient en coton, du coup, je regrettais d’avoir provoquer cette horrible confrontation. Je me rends compte que j’avais voulu que ça explose à cause de mes propres insécurités. J’avais eu les boules pendant les vacances. J’avais tellement eu les boules que j’avais même perdu du poids. Pascal s’en était rendu compte et il m’en avait fait la réflexion.

Caro avait à nouveau les larmes aux yeux et Pascal a pris sa tête contre lui. Je commençais à me sentir mise de côté.

Je ne sais pas pourquoi, mais ce soir, je battais les records mondials de conneries. Sans doute frustrée et jalouse, je me suis levée et assez ouvertement, j’ai ramassé mes affaires bruyamment et pris la direction de la porte. Pascal a dû lâcher Caroline et me rattraper avant que je ne passe la porte. Je crois que secrètement, c’était ce que je voulais; qu’il la lâche. C’était vraiment, mais alors vraiment stupide, monstrueusement stupide. Après avoir dit qu’il m’aimait, me voilà agissant comme la dernière des idiotes. Non mais franchement!

Je réalise maintenant que c’était à ce moment précis que j’avais poussé le bouchon un peu trop loin...

J’avais oublié tout ce que Pascal avait dû traverser depuis qu’il était rentré, les problèmes avec sa famille, son prochain départ pour l'Allemagne, toutes nos discussions, toutes les preuves d’amour qu’il n’avait cessé de me donner. Pascal m’avait même fait remarqué que je ramenais toujours Caro à toutes les sauces alors qu’il tentait de rompre avec elle en douceur.

Pascal m’a demandé ce que je voulais faire, de rester... Et j’ai vu une petite lueur de déception traverser son regard... A ce moment là, j’aurai dû vite sortir un truc, comme quoi, je sortais juste fumer une clope par exemple... Mais non, la mine boudeuse, j’ai dit que je rentrais... 1h du matin passé... Le couperet est tombé net sur ma tête...

  • -Ok, j'’en ai assez, je suis fatigué... De toute façon, la seule personne à qui j’ai des comptes à rendre, c’est à ma femme et à personne d’autre. Je n’ai pas le droit de m'engager ou de sortir, ni avec l’une, ni avec l’autre. Il est tard, je suis raide, vous devriez rentrer... toutes les deux.

Abasourdie, je suis restée sans voix. Caro a tenté de parler et de le toucher, Pascal a évité le contact. Sans nous regarder, Pascal a dit que c’était terminé, qu’il était préférable de rompre avec toutes les 2, qu’on s’était tout dit, c’était trop tard, que c’était probablement inévitable, et que c’était mieux comme ça, qu’il valait mieux en rester là. Pascal avait été ferme et plutôt sec.

Je crois que j’avais du mal à saisir ce qui venait de se passer. Même dehors, même en entendant les pleurs de Caro, je crois que je ne voulais pas accepter la réalité. Je savais que ça ne servait à rien de retourner sur mes pas pour essayer de parler à Pascal.

Non??? Ce n’était pas possible que ce soit terminé? Ça devait être une blague? Je me suis retournée pour regarder vers sa maison... Il avait déjà éteint dans le salon et il y avait de la lumière dans sa chambre, on pouvait voir sa silhouette se déplacer. Il n’était même pas caché derrière la fenêtre? Il ne pouvait tout de même pas être sérieux? J’essayais de me convaincre qu’il devait juste être fatigué. Ouais, ouais, il devait seulement être fatigué...

J’ai commencé à ressentir un horrible sentiment d'abandon et une boule commençait à me remplir l’estomac. Je savais que ce qui venait de se passer était sérieux, et que si on en était arrivé là, c’était de ma faute. Je crois qu’au fond de moi, je savais que Pascal était sérieux... J’avais mal, très mal.

* * * * *
------ 230 - On a rompu (2/2) - mer.18.août.10 ------

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230 - Mise au point maladroit - (1/2)

Publié le par JaneDo

mercredi..... 18 août 2010
(230 ...1/2)

Le lendemain matin, en partant au boulot, Pascal avait oublié son natel. J’ai essayé de me retenir de lire ses messages, mais, je suis vraiment trop curieuse quoi. Comme je m’en doutais, il y en avait tout un tas de Caro, par contre mauvaise surprise, il y en avait aussi de la miss Marilou. Surprise aussi, Pascal avait répondu à certains de ces messages. Ça m’a fait une sale impression.

J’ai réalisé que pendant nos vacances, Pascal avait pris la peine de répondre à Marilou et qu’ils s’étaient même parlé au téléphone, c’est ce qui me surprenait encore plus. Je n’avais rien remarqué, ni dans son attitude, ni dans comportement, ni sur son visage. Je ne pensais pas qu’il... je veux dire; Pascal avait bien pris la fuite quant elle avait essayé de lui sauté dessus, alors, c’était quoi ça? Pourquoi lui parler?

Je dois vraiment être aveugle! Ça me fichait mal à la tête et me perturbait beaucoup. Je dois lui en parler ce soir, ça me chauffe trop cette histoire!

J’ai plutôt tendance, d’habitude, à attendre d’avoir un feed-back de Sminette ou Petit Conseil d’une Amoureuse sur mon journal avant d’agir, mais là, j’étais trop tendue pour attendre. Afff, était-ce une bonne idée? Est-ce que je ne devrais pas dormir dessus, que ça se tasse dans ma tête pour éviter de dire des conneries ou de me comporter comme une folle dingue?

Toute la journée, j’ai repensé aux messages, interprété ses réponses... Est-ce qu’il était tendre? Amoureux? Juste gentil? J'avais bien
peur d’être tombée en mode-débile, mais quant j’essayais d’être raisonnable et me convaincre de laisser couler, je trouvais milles autres raisons pour foncer dans le tas!

Quant je suis dans cet état, je suis incapable de penser à autre chose qu’à Pascal. Lamentable. Mais, j’avais aussi la grande faculté de savoir enterrer les choses qui m'embêtent quelque part au fond de ma tête et d’oublier. Alors... Pourquoi pas cette fois?

J’ai posé son natel bien en évidence sur un billet, sur lequel j'avais juste mis 3 points d'exclamation: "!!!". De la journée, je n’ai pris aucun de ses appels, par contre, j’ai répondu à Thomas. Le soir, j’ai attendu que ce soit Pascal qui m'appelle et insiste pour qu’on se voit. Pascal avait bien sûr immédiatement su que j’avais fouillé et lu les messages sur son natel.

  • C’était pour le boulot Jane! Je suis parti un peu à la va vite, j’avais laissé des tas de trucs en plan, notamment le mandat sur lequel je travaille avec Marilou. Je ne pouvais pas ne pas lui répondre! C’était seulement concernant le boulot.

Ok... Voilà... Je venais de me rendre ridicule. Je m’étais conditionnée à rester calme, à ne pas faire de scène, juste mettre les choses au clair, pffff. Mom m’avait toujours dit de tourner 7x la langue dans la bouche avant de parler, j’aurai dû écouter. Tant que j’y étais, je n’étais pas à 1 ridicule près, autant y mettre la sauce!

  • Et Caro?
  • Quoi Caro?
  • Tu sais ce que je veux dire, est-ce que tu pense continuer à voir Caroline? Qu’est-ce que tu va faire?
  • Rien. A quoi tu pensais?
  • Tu ne lui as pas promis de ne pas la laisser tomber, non?

Comme pour foutre la merde, voilà Caroline qui vient sonner chez Pascal. Pourtant elle avait dû voir ou entendre que j’étais là. Merde. J’ai rougi jusqu’au plafond. Ça me gênait de parler devant elle. Pas terrible d’avoir l’air d’être la jalouse du coin, en train de faire une scène à son mec, justement à propos d’elle. Vraiment pas top, Caro tombait hyper mal. Elle rapportait un pull que Pascal lui avait prêté pendant les vacances. Elle a dû penser qu’elle pouvait s’inviter puisque j’étais là, le pull n’était qu’un prétexte.

Petit courant froid!!! Je n’avais pas l’intention de lâcher l’affaire, même si elle était là.

Pascal m’a demandé de dire ce que je pensais, moi j’estimais qu’il devait le savoir. J’avais posé une question et j’attendais sa réponse, mais, j’avais l’impression qu’il tournait autour du pot.

Caro ou pas Caro, j’ai répété ma question, je voulais savoir ce que Pascal avait l’intention de faire. Caro interloquée a tourné son regard vers lui. Elle n’a rien dit, ce qui me donnait le sentiment de jouer le rôle de la méchante. Je pense que Pascal a dû se rappeler sa promesse et il ne devait pas se sentir très à l’aise. Ou peut-être que je l’énervais?

Pascal avait rougi et cherchait ses mots. C'était dingue, mais même dans une situation pareille, embarrassé et les joues en feu, je le trouvais mignon. En fait, je crois qu’on était tous les 3 rouges! Pascal a insisté pour savoir ce que je voulais, ce que j’attendais de lui.

C’était clair, Pascal tournait carrément autour du pot. Caro s’était faite toute petite dans son coin et attendait. J’avais le cœur qui battait dans les tempes et j’attendais aussi que Pascal se décide à parler. Il a voulu que Caro nous laisse. Il avait pris son pull et avait voulu la mettre à la porte. Je crois qu’elle en avait pas envie, elle voulait aussi savoir ce qu’il avait à dire. J’avais l’impression que Pascal allait encore essayer de m'embobiner dès qu’elle serait partie en me racontant ce que je voulais entendre et par derrière, il raconterait autre chose à Caro et continuerait à jouer sur les 2 tableaux.

  • Ça veut dire que... qu’on... Tu ne pensais pas ce que tu m’as dit? (Caro)
  • Qu’est-ce que t’as dit? (moi)
  • Wowhh, on va pas... (Pascal)
  • On est là tous les 3, autant mettre cartes sur la table. Si tu lui as fait des promesses et qu’elle veut savoir ce qu’il en ait, laisse la parler!
  • Tu as dit... Tu as dit que tu m’aimais, tu as promis de ne pas me laisser tomber, c’est vrai, non?

Pascal se mordillait le coin des lèvres. Il m’a lancé un drôle de regard. Je pense qu’il m’en voulait de le mettre dans cette situation, qu’il devait probablement m’en vouloir de faire souffrir Caro et ça m’enrageait encore plus. Pascal a poussé un long soupir et il s’est adressé à Caro.

  • Caro, je tiens beaucoup à toi, je t'aime beaucoup, tu le sais...

Caro a paru soulagée, mais moi, j’étais à 2 doigts de tomber dans les pommes ou d’éclater comme une bombe nucléaire! J’avais la nausée.

  • Tu l'aime?
  • Bien sûr que je l'aime sinon je n'aurai pas autant de mal à me détacher d'elle, non?
  • Vous voulez que je vous laisse là ou quoi?
  • Jane, calme toi...

Pascal m’a fusillé du regard, il contractait dangereusement sa mâchoire. Ça me faisait un peu peur. J’aurai peut-être dû la fermer. Et à nouveau en s'adressant à Caro, comme si je n’étais pas là.

  • Caroline, je t'aime, tu le sais bien, mais... Je suis avec Jane, tu n’avais pas à me forcer à te faire des promesses que je risquais de ne pas pouvoir tenir, et puis, c’était les vacances et je ne voulais pas te rappeler tout ça ou te faire de la peine. Écoute, je suis crevé, je n’ai vraiment pas envi de me prendre la tête ce soir. Caro, laisse nous... Je crois que Jane et moi avons des choses à nous dire.
  • Tu l’aime, mais tu es avec moi? Ça veut dire quoi? Tu m’aime ou tu l'aime elle?

Pascal lui a demandé de rentrer, qu’il était crevé et qu’il avait à me parler? Je me suis énervée. J’ai ramassé mes clics et mes claques et j’ai voulu partir, mais Pascal m’a rattrapé par le bras et m’a intimé l’ordre de me poser. Glups, il avait été sec. Quant Pascal s'énervait, ça se sentait dans le ton de sa voix, ce n'était pas la peine de le pousser. J'avais la tête en feu, mais je n'ai pas osé bouger.

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------  (230) - Mise au point maladroit - (1/2)  ------

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229 - JD le scouateur

Publié le par JaneDo

Mardi 17 août 2010

Je suis vraiment maudite! Un de mes pote m’a demandé si je pouvais l'héberger et je ne savais pas comment dire non. Non, je ne voulais pas, je veux qu’on me foute la paix enfin, que je puisse vivre seule chez moi, je ne veux plus personne dans les pattes. Je n’ai pas su dire ce que je pensais, j’ai donc accepté que JD scouate chez moi, 2 mois maxi. J’étais assez fâchée contre moi!

J’étais denouveau coincée, je ne savais pas comment cacher ma vie privée et l'existence de Pascal. De plus, Pascal s’en va dans 1 mois, et je voulais pouvoir profiter de chaque seconde que je pouvais avec lui.

Pascal avait eu affaire à sa famille aujourd’hui, son père était furax qu’il ait disparu de la circulation sans avertissement et sans donner de nouvelles. L’heure n’était plus à la plaisanterie, son père voulait qu’il se ressaisisse et qu’il prenne ses responsabilités, le temps de s’amuser était terminé. Pascal n’avait pas voulu m’en parler au téléphone, mais j’ai tellement insisté, je ne voulais pas attendre le soir.

Pascal mangeait avec ses parents le soir, parce qu’ils partaient bientôt en Angleterre, probablement pour voir Jessica. Son père voulait également qu’il profite d’aller ces prochains jours en Allemagne pour préparer son séjour. Il devait voir avec la responsable du personnel les arrangements qu’elle avait prévu pour lui, si l’appartement lui convenait etc.

Toutefois, Pascal n’avait pas l’intention de prendre un appart là-bas, il resterait à l’hôtel.

Pascal voulait passer chez moi après, alors j’ai dû lui dire que j’avais quelqu’un à la maison. Il a insisté, il voulait qu’on se voit et aurait voulu passer, mais je l’avait anticipé, et je ne voulais pas qu’il rencontre mon coloc. Je ne voulais pas que JD sache que je fréquentais un homme marié.

Vers 23h, Pascal m’a appelé en arrivant chez lui.

Avant, j’avais toujours l’excuse de sortir le chien pour vite voir Pascal, là c’était chiant, fallait que je trouve autre chose. j’ai balancé une excuse bidon; je devais passer chez une copine.

Pascal cachait son humeur sous un grand sourire, mais je n’étais pas dupe, il avait dû passer une soirée stressante avec ses parents. j’ai un peu insisté, mais Pascal n’avait pas envi d’en parler. Chaque fois que je revenais sur le sujet, je remarquais sa tension, alors j’ai laissé tombé. Je voulais aussi lui poser des questions à propos de Caro, je l’avais entendu lui promettre de ne pas la laisser tomber, alors je voulais savoir ce qu’il pensait faire, mais ce n’était pas le bon moment non plus.

Petit chouky, il avait juste besoin de câlins. Il m’a serré fort, encore et encore, couverte de bisous, il n’avait pas envi de me laisser rentrer. Je l’ai quitté les jambes tremblantes. Je ne pouvais pas le laisser me mettre à l'équerre chaque fois qu’on se voyait quand même! J’étais à 2 doigts de craquer, alors j’ai préféré prendre la fuite.

Presque chez moi, j’ai eu un frisson... Et si son besoin de sexe était tel qu’il finissait chez Caro, beaucoup plus conciliante que moi? Demi tour, il me fallait vérifier. Je me suis faite peur pour rien, il était chez lui, et se préparait à aller se coucher je pense, dès que Thomas partirait.

D’après sa gestuelle et la manière qu’il avait de se passer la main sur la figure et dans ses cheveux, il devait sûrement discuter de ce qui s’était passé chez les parents. Il était trop chou et me donnait des palpitations, je n’allais pas le laisser dormir comme ça. Il avait besoin de câlins, alors j’allais lui en donner.

J’ai ri quant il a regardé distraitement le message qu’il a reçu sur son natel. Il l’avait lu distraitement, et les mots ont dû s’imprimer la seconde d’après, illico il l’a relu et je l’ai vu sourire. Il m’a tout de suite répondu; "viens!" Je ne me suis pas faite priée ;)

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------ JD le scouateur - 17.août.10.mar - (229) ------

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228 - Pascal sera 3 mois en Allemagne

Publié le par JaneDo

Lundi..... 16 août 2010

On ne pouvait pas rester debout toute la nuit, sinon lundi, on passerait la journée à dormir puis de devoir partir sur les chapeaux de roues. Caroline n’avait pas son avion en même temps que nous, elle devait partir beaucoup plus tard. Elle a demandé à Pascal s’il pouvait s'arranger pour qu’on parte ensemble, ce qu’il avait fait.

En fait, sans vraiment le demander, elle voulait qu’il lui prenne un autre billet, elle n’avait pas les moyens de le faire. Je m’en suis doutée, ça ne me plaisait pas beaucoup, mais je n’ai rien dit.

Il est vrai que Pascal me suivait souvent du regard, hum, je n’y avais pas vraiment fait attention avant. De nous deux, je pensais être la seule à le manger des yeux comme ça quant il ne regardait pas. J’ai essayé de voir s’il faisait la même chose avec Caro, mais apparemment pas. Je me demandais si c’était comme moi, parce que j’adorais le regarder et que je l’aimait tellement que je ne pouvais pas m’en empêcher.

Vers les minuit, on est rentré et Pascal a voulu nous parler. J’aurai vraiment préféré qu’il m’en parle avant, qu’on en parle avant tous les 2. Il nous a appris qu’il allait être posté pendant quelques mois en Allemagne, que Jess allait le rejoindre là-bas. Je savais maintenant ce qu’il me cachait depuis son anniversaire.

Je n’ai rien trouvé à dire. Caro, au contraire, s’est montrée à la hauteur. La parfaite petite amie, proposant même de le rejoindre en Allemagne. Dire qu’il allait disparaître de ma vie pendant 3 mois! J’étais trop triste, désespérée pour avoir une réaction.

On a quitté la maison vers midi, après l’arrivée de la femme de ménage à qui Pascal a remis les clés. A l'aéroport, j’ai un peu fait la tête de voir Pascal et Caro toujours fourré ensemble. Pascal a tout de suite compris que j’étais juste angoissée à l’idée de rentrer en Suisse.

Le voyage s’est bien passé. J’ai eu le méchante plaisir d'apprécier que Caro soit obligée de s'asseoir ailleurs dans l’avion. Après avoir déposé mes affaires à la maison, j’ai été passer la nuit chez Pascal. Désespérant, mais on était rentrée avec tout ce que cela comporte comme contrainte!

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------ Pascal va partir 3 mois en Allemagne - 16.août.10.lun - (228) ------


Lundi..... 16 août 2010

On ne pouvait pas rester debout toute la nuit, sinon lundi, on passerait la journée à dormir puis de devoir partir sur les chapeaux de roues. Caroline n’avait pas son avion en même temps que nous, elle devait partir beaucoup plus tard. Elle a demandé à Pascal s’il pouvait s’arranger pour qu’on parte ensemble, ce qu’il avait fait. En fait, sans vraiment le demander, elle voulait qu’il lui prenne un autre billet, elle n’avait pas les moyens de le faire. Ça ne me plaisait pas beaucoup, mais je n’ai rien dit.

Il est vrai que Pascal me suivait souvent du regard, hum, je n’y avais pas vraiment fait attention avant. De nous deux, je pensais être la seule à le manger des yeux comme ça quant il ne regardait pas. J’ai essayé de voir s’il faisait la même chose avec Caro, mais apparemment pas. Je me demandais si c’était comme moi, parce que j’adorais le regarder et que je l’aimais tellement que je ne pouvais pas m’en empêcher.

Vers les minuit, on est rentré et Pascal a voulu nous parler. J’aurai vraiment préféré qu’il m’en parle avant, qu’on en parle avant tous les 2. Il nous a appris qu’il allait être posté pendant quelques mois en Allemagne, que Jess allait le rejoindre là-bas. Je savais maintenant ce qu’il me cachait depuis son anniversaire.

Caro a presque fondu en larmes, moi je suis restée prostrée. Je n’ai rien dit, j’étais complètement anéantie. Caroline s’est jetée dans ses bras et il la consolait en chuchotant doucement à ses oreilles. Il n’y avait pas de place pour 2, que pouvais-je faire? En plus, j’étais incapable de montrer ce que je ressentais. Pascal ne me quittait pas des yeux et je restais de marbre. Crap. Dans ma tête, j’étais en larmes, je pestais contre le mauvais sort, j’en voulais à son père. J’étais persuadée que ça venait de lui, mais je ne pouvais pas le dire.

  • C’est une idée à ton père, hein?
  • Je sais pas, c’est pour le boulot.

J’avais l’impression d’être hors de mon corps à nous observer tous les 3. Caro jouait le rôle de la petite amie avec brio, et moi? Ben, on se demandait bien ce que je foutais là! Pourquoi est-ce que j’étais si coincée, incapable d’avoir une réaction valable.

La question que Caro lui a posé, si simplement, pourquoi je n’ai pas été capable de trouver des mots aussi simples? Pfff. J’avais envie de me lever, de m’éloigner. J’avais mal à la tête. Peut-être que si je marchais un peu au bord de la plage? Non. Pascal ne pourrait pas repousser Caro pour me suivre, s’il ne le faisait pas et restait là à la consoler, j’allais me sentir blessée. Mais rester planter là à le regarder la consoler me blessait aussi. J’aurai dû trouver quelque chose à dire, mais rien ne sortait de ma bouche. Mon cerveau devait être sur pause!

Pascal pensait pouvoir rentrer de temps à autre le week-end, mais c’était même pas sûr, et puis Jess l'accompagnerait probablement. Son visage avait à nouveau l’expression que j’avais cru voir le 1er jour, il était triste.

  • Alors je viendrais aussi en Allemagne, je pourrais peut-être trouver un petit boulot là-bas...

Bah, 2 coups de poings dans la gueule, j’étais K.O. technique. C’est moi qui aurait dû dire ça, non? Putain, dis quelque chose, parle, qu’est-ce que t’attend? Caro dit tout ce que tu devrais dire et toi tu reste là comme une cruche. Vas-y ouvre ta big G bordel; voilà ce qui se passait dans ma tête, au lieu de trouver quelque chose de censé à dire!

Je crois que c’est là que j’ai commencé à sentir les larmes se précipiter et je me suis levée pour aller dans ma chambre. Lamentable. Je ne pouvais pas l'accompagner en Allemagne moi, je n’en aurai jamais le courage. Je ne pouvais pas tout laisser en plan ici et partir juste pour passer quelques soirées avec lui. Je me sentais terriblement désespérée. Je ne savais pas quoi dire ou quoi faire.

J’ai planté ma tête dans le coussin et je me suis mise à pleurer en silence. Je ne pleurais non parce qu’il partait, quoique j’en avais envie, mais je pleurais de n’avoir pas su quoi dire, d’être complètement coincée. L’empêche que de sentir la main de Pascal se poser sur ma tête m’a fait beaucoup de bien. Heureusement que j’avais les larmes aux yeux, sinon il aurait pu penser que j’en avais rien à cirer. Pascal m’a prise dans ses bras. Je n’ai pas voulu lâcher le coussin, je ne voulais pas qu’il me voit pleurer.

  • J'essayerais de rentrer le plus souvent possible Babe... D’accord?

D’accord ou pas, je ne voyais pas ce que ça pouvait bien changer. J’ai enfin pu balbutier quelques mots pour lui demander combien de temps.

Pascal avait l’impression que c’était un test, s’il supportait, si tout se passait bien pendant ces 3 mois, il avait l’impression que son père allait le planter là-bas. Il ne savait pas très bien comment ça se passerait, et il se demandait comment faire pour montrer que ça n’allait pas. Mais, il n’allait pas saloper son travail pour autant.

  • Tu m’attendras?

Ce n’était qu’un murmure, mais sa voix était si douce. Bien sûr que je l’attendrais. Je n’ai pu que secouer la tête pour dire oui. Qu’est-ce qu’il imaginait, que j’allais me jeter sur le 1er caleçon qui passe? Mais en même temps, ça me faisait carrément chier. J’étais triste et furax en même temps. Dire qu’il allait partir et au lieu de profiter de nos vacances pour qu'n emmagasine une pile de bons souvenirs, j’avais eu la bêtise de faire venir Caro! Ciel, comme il allait me manquer, il n’en avait aucune idée!

Il m’a forcée à lever la tête vers lui pour me faire un petit bisou. Caro était là aussi, sur le lit derrière lui et avait passé ses bras autour de lui. Pascal a demandé si on pouvait faire un effort, faire comme s’il n’avait rien dit, parce que ce ne serait pas cool d'aller se coucher comme ça. On pouvait en reparler quant on sera rentré en Suisse, mais là, ça le déprimait trop. On a donc décidé d’aller prendre un dernier verre sur la terrasse.

  • Déjà que l’idée me déprimait... Alors, si on pouvait parler d’autre chose, j’aimerai autant...

Caroline a proposé de préparer des cocktails et elle a filé. Je me suis essuyé les yeux du revers de la main et je m'apprêtais à la suivre, Pascal m’a retenue pour me serrer fort contre lui.

  • On peut dire que j’ai l’art de gâcher l'ambiance hein?

J’ai secoué la tête.

  • Tu le montre peut-être moins, mais tu es probablement celle qui en souffre le plus. Je t’aime tu sais...
  • Je t’aime encore plus fort

Ciel, que je l’adore. Heureusement qu’il me connaît si bien. J’ai voulu parler, mais le coin de ma bouche tremblait dangereusement, j’étais toujours au bord des larmes, frustrée d’avoir été si nulle.

  • Tu le savais depuis combien de temps? Est-ce que c’était pour ça que tu voulais qu’on prenne des vacances?
  • Un peu... J’avais surtout qu’on s’éloigne un peu, être un peu seul. J’ai hésité à te le dire quant tu parlais de faire venir Caro, mais je n’avais pas envi qu’on passe ces quelques jours avec la mort dans l’âme en pensant seulement à la séparation. Bon, je suis encore là pendant un bon mois,
  • Donc, d’octobre à décembre tu sera en Allemagne?

Caro nous avait rejoins sur la terrasse.

  • Mouais... Je n’ai pas très envi que Jess vienne en Allemagne, j’en ai parlé avec elle, qui sait, peut-être qu’elle me fichera la paix.
  • Alors là, ça m’étonne qu’elle ne vienne pas! Je crois que si tu as été expédié en Allemagne, c’est tout une combine pour rapprocher, j’en suis sûre... (Caro)

Je crois que Pascal le savait. Moi aussi je pensais la même chose. Je me suis rappelée la dernière discussion que j’avais eu avec son père, je me sentais légèrement mal de n’avoir pas su laisser tomber Pascal, ça lui aurait prouvé que je tenais vraiment à lui. Mais, ça avait été trop dur, même si je l’aimais à mort. Je n’avais pas pu me résoudre à couper les ponts. Est-ce que ça voulait dire que j’étais égoïste, que j’en avais rien à foutre? Je ne pense pas. Il ne connaissait pas bien son fils, il ne savait pas que c’était difficile de s’éloigner de lui.

On a dormi tous les 3 dans la même chambre. On avait réussi à faire semblant de rien, à rire, même si un petit nuage planait au-dessus de nos têtes. Je crois que l'incertitude du lendemain nous faisait peur à tous les 3.

Le lendemain matin au réveil, Pascal était au bord de la piscine en train de jouer à la guitare. Ciel, ce qu’il allait me manquer, ça me faisait peur. Pourquoi fallait-il que j’aime autant ce mec? Pourquoi est-ce que le fait de simple relever la tête dans ma direction et me lancer un sourire me faisait autant vibrer? Glups, Caroline est entrée dans mon champ de vision et a gâcher mon doux paysage rempli de Pascal. En fait, le sourire était destiné à Caro qui lui apportait du café. Une fois de plus, j’étais hors jeu!

A midi, une femme de ménage est venue prendre les clés pour remettre la maison en ordre. Nos bagages ont été vite fait, il s’agit seulement de tout entasser pêle-mêle dans nos valises ou sac. Le retour, c’est toujours le plus facile.

Caro était bien trop présente, je ne voulais pas faire la bêcheuse, alors je restais de mon côté, à faire semblant de ne pas être avec eux, à regarder les vitrines, à me balader de mon côté dans l’aéroport. Ça avait déjà commencé à m'énerver quant on s’était arrêté sur le chemin parce que Caro voulait acheter un petit truc pour Alexia, c’est Pascal qui a payé comme s’il était son mec. Je n’ai rien dit. A l’aéroport, après le check-in, ils se sont installés pour prendre un café. Ils avaient décidé sans me demander mon avis, mise devant le fait accompli, ça m’a fait tiquer. Je n’ai rien dit, après leur avoir lancé un petit sourire, je suis partie flâner. Après avoir tripoté les livres dans le petit kiosque, je me suis prise un café et je me suis plantée sur un banc, loin d’eux en tournant les pages du bouquin que je venais d’acheter.

Pascal a remarqué que quelque chose clochait et il est venu s’asseoir à côté de moi. J’avais des mitraillettes dans les yeux quant j’ai vu Caro se rappliquer. Je savais parfaitement que j’avais hyper pas raison, que j’agissais comme une gamine. C’était nulle. Comme Caro était venue se planter là, j’ai dit que tout allait bien. Pascal n’en croyait pas un mot. J’ai voulu faire semblant d’aller aux toilettes, mais Pascal m’a retenue. Il a planté mon sac dans les mains de Caro en lui disant d’aller nous attendre à la table. Je me sentais un peu ridicule, mais du moment que j’y étais, je ne voulais pas avoir tord.

  • T’es tout le temps planté avec Caro, je devrais rester ici et vous laisser tous les 2.
  • Arrête... C’est qu’elle au moins, elle vient vers moi, pas toi. Tu veux que je fasse quoi?

Boohhh, j’ai l’air encore plus stupide. Il avait raison, je suis juste un peu trop effacée, coincée à mort.

  • Tu as raison, mais comment venir vers toi si la place est déjà prise?
  • En venant tout simplement...
  • Toi aussi tu peux venir vers moi...
  • C’est pas ce que je fais tout le temps déjà?

Merde, je venais vraiment de me ridiculiser à mort. J’ai meilleur temps de rester comme d’hab, rien dire, point final.

  • Babe... Je crois que t’es juste hyper tendue, angoissée de rentrer. C’est rien. Allé, viens là. (Il m’a enfermé dans ses bras, hum, il sentait bon, je me sentais en sécurité.) Tu peux continuer à faire ta mauvaise tête si tu veux, ça me gêne pas. Si ça peut te détendre, disputons nous (il a rigolé)... tout de même, si on pouvait éviter ça dans un aéroport et faire ça à la maison, ça serait pas mal?

Pascal riait. Il se moquait un peu de moi, mais ça m’a détendue. On a été rejoindre Caro assise toute seule à la table et qui nous regardait parler. Elle m’a demandé si elle avait fait quelque chose, si j’étais énervée à cause d’elle. Hhuh, hum. J’avais l’air maligne!!!

Moche et méchant à dire mais, on a pas pu avoir 3 places les unes à côtés des autres, Caroline a du aller s’asseoir ailleurs, ça m’a fait plaisir. Rohhh, c’était méchant d’être contente pour ça!!! Pascal m’a déposée en 1er, je devais le rejoindre à la maison après.

Chiant que Caro habite à côté de chez lui, parce que je ne savais pas ce qu’ils se disaient pendant le trajet. Si d'aventure j’aurai eu envie de rester chez moi pour lui manquer un peu, ç'aurait servi à rien, Caro m’aurait remplacée avec plaisir, alors après avoir presque jeté mon sac, le temps de me changer, j’ai sauté dans ma voiture pour filer chez Pascal. Je suis même arrivée avant lui!!!

Pendant qu’il rangeait, je me suis étalée sur le lit à le regarder. Je me demandais ce qui pouvait bien se passer dans sa tête, je me demande à quoi il pensait? Mon Dieu, et s'il rencontrait une autre fille là-bas? Hahhh, je crois que j'en mourrais! Non, non et non, pas de pensée destructeur. Stop.

On aurait bien été s’installer dehors sous la pergola, mais on était rentré et toutes les contraintes avec nous. Pascal avait le cafard. J’ai pensé que ce devait être à cause du boulot, j’espérais que ce n’était pas parce que Caro lui manquait, sinon, je préfère qu’il me le dise et je rentre illico. En parlant d’elle, elle m’a envoyé un petit message avec un gros merci pour les vacances. C’était un bon geste, ça m’a fait plaisir qu’elle y pense.

Moi aussi j’avais le cafard. J’étais triste d’être rentrée, de devoir recommencer toutes ces cachotteries, de ne pas pouvoir être naturelle... Pascal était doux et câlins, même si je pouvais voir de la tristesse au fond de son adorable regard.

* * * * *
------ Pascal va partir 3 mois en Allemagne - 16.août.10.lun - (228) ------

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227 - Triste, fini les vacances en Sardaigne!

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 15 août 2010

Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que j’avais envie de faire la tête sans raison!!! Peut-être parce que j’étais un peu triste que les vacances soient finies? L’angoisse de rentrer? Baf, je ne savais pas, mais j’avais envie qu’on me laisse dans mon coin. En même temps, je m’en voulais un peu, parce qu’au contraire, j’aurai dû profiter de ces derniers instants à fond, au lieu de me morfondre.

J’ai prétendu que je voulais aller en ville pour aller me chercher des bouquins. Pascal n’en avait pas très envi. J’en ai déduis qu’il préférait rester avec Caro. Il ne m’en fallait pas plus pour faire la tronche, mais, je ne voulais pas qu’il s’en aperçoit, surtout qu’il a préféré retourner à la piscine. Mais... je n’avais pas l’intention d’aller en ville toute seule, ça me faisait chier, mince. En même temps, je voulais me montrer indépendante et tout, mais, je n’irai pas toute seule en ville, quelle idée!!!

Ni 1, ni 2, je me suis cachée dans les combles au-dessus des chambres.

J’avais remarqué la trappe avec les escaliers encastrés au plafond de notre chambre. En fait, c’est là que les propriétaires enfermaient leurs affaires quant ils louaient la maison. La clé était cachée parmi les autres clés de la maison. J’ai laissé un mot à Pascal et Caro pour leur dire que je faisais un saut en ville. Ensuite, je me suis installée confortablement en haut. Il y avait 2 lucarnes, une qui donnait à l’entrée, l'autre côté piscine, face à la mer. Il fallait faire attention parce qu’à travers les plaintes, on pouvait voir dans les pièces en-dessous et on pourrait m’entendre si je ne faisais pas gaffe.

J’avais prévu de dormir comme une grande, pour récupérer de ma nuit sans sommeil. Mais, je ne pouvais pas m’empêcher d’observer Pascal et Caro à la piscine. Ils avaient collés leurs chaises longues et étaient tendrement enlacés. L'empêche que c'est assez difficile à encaisser de voir son mec tendrement enlacer une autre nana. De le voir si bien, si à l'aise, si... Pascal jouait avec ses cheveux et ils bavardaient comme s'ils étaient seuls au monde. Il se foutait pas mal de ce que je pouvais faire?
Snif.

Ne me voyant pas, Pascal est revenu dedans et a trouvé mon mot. Hihihi, ça l’a drôlement surpris et quelque peu déstabilisé.

  • -Tu crois qu’elle est fâchée contre nous?
  • -Jane? Non, du tout. Ça va pas, c’est pas son genre. Pourtant... C’est plutôt étrange qu’elle soit partie comme ça...

Hum! Il présumait de mes forces!!! Mais il avait aussi raison; je n’avais pas de raisons d’être fâchée contre eux. Pascal a regardé dehors et était surpris de voir que je n’avais pas pris la voiture. Pascal relisait encore mon mot, retournait la feuille comme s'il pouvait y avoir un message caché au dos. Caro est venue par derrière lui passer les bras autour et il a eu un geste de tendresse automatique, en passant sa main par dessus la sienne, lui caressant les doigts.

  • -Je n’arrive pas à croire à la chance que j’ai d’être ici avec toi, hhhh, je suis tellement contente. Je t’aime, je t’aime, je t’aime...
  • -Ce n’est pas de la chance ou sinon ta chance s’appelle Jane.
  • -Oui t’as raison. Dis moi que tu m’aimes? Tu... Est-ce que tu m’aimes Pascal?
  • -Oui, tu le sais bien.
  • -Alors dis le.
  • -Qu’est-ce qui t’arrive?
  • -Tu vois, tu tourne autour, tu le fais exprès hein, pour m’embêter? Je t’aime tu sais.
  • -Moi aussi.
  • -Non pas de moi aussi, je veux l’entendre. Je suis un peu jalouse, à Jane tu le dis sans arrêt, et moi j’ai droit le plus souvent au: moi aussi. J’ai vu comme tu la regarde quant elle ne le sait pas. Tu la regarde tout le temps, tu la suit du regard et je vois le petit sourire qui traîne sur ton visage. Je suis jalouse. D’ailleurs, elle aussi passe son temps à te regarder discrètement.
  • -Ha bon?
  • -Qu’est-ce que vous avez à vous cacher comme ça? Est-ce que tu me regarde aussi comme ça quant je ne le sais pas? Dis le moi, dis moi que tu m’aime?

Pascal l’avait embarquée dans la chambre et gentiment poussée sur le lit en lui passant la main sur la bouche pour qu’elle se taise. Il souriait. Dieu qu'il est beau! Il semblait aimer la taquiner. Je me suis retournée pour regarder le plafond, je connaissais la suite du programme. Je croyais qu’il n’y avait que moi qu’il taquinait comme ça. Ciel, je n’allais pas pouvoir dormir s’ils passaient tout leur temps dans la maison, j’étais bien trop curieuse.

  • -Dis le moi...
  • -Je t’aime Caroline.
  • -Tu m’aimes comment?

C’était juste une discussion de couple, rien de space. J’avais l’impression d’être une intruse, mais d’un autre côté, je pouvais voir comment ils étaient quant ils ne sont que les 2. Pascal lui a dit qu’il aimait qu’elle soit si constante, si présente, si adorablement elle. Ça m’a un peu rendue jalouse. Il lui parlait tendrement et caressait son visage. J’aurai voulu pouvoir voir le visage de Pascal, j’aurai ensuite pu analyser chacune de ses expressions. Caro lui faisait des trucs qu’elle ne faisait pas quant j’étais présente. Lui aussi... Normal, il y a des choses que je ne lui ferais jamais devant quelqu'un.

L'empêche, j'apprenais... J'apprenais ses petits trucs, j'apprendrais à faire mieux qu'elle!

Ciel, de la manière qu’il lui faisait l’amour, j’avais vraiment l’impression qu’il l’aimait, qu’il était fou d’elle. Il était nettement plus câlin et tendre que je ne l’avais imaginé! Ça m’a un peu rappelé la 1ère fois qu’ils avaient... Afff, petite crise de jalousie.

Pascal l’embrassait continuellement. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais imaginé que ce n’était qu’avec moi qu’il faisait l’amour encore et encore. J’avais l’illusion que les 3 minutes entre 2, ce n’était qu’avec moi, hum, je me trompais lourdement. Je me suis consolée en me disant que c’était métaphysique.

Collée contre lui, Caro lui demandait ce qu’ils allaient devenir après les vacances, est-ce qu’ils continueraient à se voir? S’ils pourraient filer en douce un week-end que les 2? Pleins de questions auxquels Pascal répondait gentiment. Il lui a promis qu’ils se verront, qu’il ne la laisserait pas tomber, mais il n’a pas répondu pour le week-end! Si une fois, Pascal disparaissait un week-end, je saurais pourquoi!!! Glups, alors il ne la laisserait pas tomber? Ils continueront à se voir? Est-ce que ça me convenait?

Caro s’est endormie et Pascal en quittant la chambre lui a fait un bisou sur les fesses. On ne fait pas ça si on aime pas la personne? Donc, clairement il l’aimait. Il l’a recouverte et il est sorti avec sa guitare pour jouer près de la piscine.

J’étais tendue. Je ne pouvais pas dormir. Ils avaient passé plus de 2h dans la chambre, si je m’endormai, je risque de ne pas pouvoir redescendre et je ne pouvais pas rester là haut indéfiniment. Purée, elle allait dormir combien de temps? Tout doucement, je me suis approchée de la lucarne donnant vers la piscine, Pascal grattait sa guitare le regard perdu au dessus des vagues. Je me demande à quoi il rêvait?

J'aimais ses épaules musclées et larges. J'aimais la manière que ses cheveux flottaient autour de sa tête. J'aimais son menton carré, ses sourcils souvent froncés, sa bouche pulpeuse et ses lèvres douces. J'aimais ses longs doigts fins. J'aimais qu'ils ne soient pas poilu comme un yéti. Je déteste le torse, les bras et les jambes excessivement poilus chez certains mecs. Berrk.

Je n’ai pas pu fermer l’œil. Autant pour moi. 1/2h plus tard, Caro s’est levée, douchée et elle a quitté la chambre. J’en ai profité pour vite redescendre, après m’être assurée qu’ils étaient bien tous 2 à la piscine. Dehors quoi. J’avais aussi besoin d’une douche pour me réveiller.

C’était déjà la fin de l’après-midi, la journée avait passé si vite. La faute à s’être couché au matin!!! On n'avait plus grand chose de la journée, en plus, je n’avais pas pu dormir dans ma cachette. J’allais devoir tenir et j’étais un peu raide. Pascal est venu se coller dans la douche, une chose qu’il ne faisait pas d’habitude. Il savait que je n’aimais pas trop ça. Mais après ce que j’avais vu, je ne voulais pas me montrer chiante sinon, je perdrais vis-à-vis de Caro.

On batifolait et Caro a tenté de s'immiscer. Elle s'est approchée et a voulu me caresser  et Pascal a arrêté sa main et lui a dit qu’il me voulait pour lui tout seul. Ça voulait dire qu’elle devait se tirer, mais elle est restée étendue à côté à nous regarder. Ça m’embarrassait un peu, et j’ai dû faire un effort pour oublier sa présence. Elle aurait pu s’en aller? Moi je les laissais souvent tous les 2? Crrrrp, effacer. Je ne voulais pas laisser mon cerveau gambader là. Quant Pascal s’est écroulé sur le dos, avec moi dans les bras, elle s’est incrustée de l’autre côté en posant sa tête sur son épaule. Crrrr. Y a pas eu de 2ème et 3ème round pour moi. Je lui en voulais un peu de n’avoir pas su nous fiche la paix. Caro était plus maligne que moi!

On est sorti manger ensemble. C’était amusant, on faisait vraiment ménage à 3. Quant on marchait, Pascal avait un bras autour de mes épaules et tenait la main à Caro. Je crois que j’aurai préféré lui tenir plutôt la main. On a flâné pour la dernière fois en ville. J’avais le bourdon et j'essayais d'enregistrer dans ma tête les impressions, les lumières, odeurs, couleurs, je ne voulais rien oublier.

On est tombé sur nos voisins et on a pris le café ensemble. Ils avaient envi de remettre ça, et je ne sais pas si Pascal et Caro étaient comme moi, mais j’avais plutôt envi qu’on rentre passer cette soirée que les 3. Afff, j’en avais aussi envie, ç'aurait été sympa et j’aurai sûrement moins le bourdon. J’étais indécise. Finalement, on a décidé de traîner avec eux.

Pendant la soirée, Pascal m’a juste rappelé qu’il leur avait dit qu’on resterait que les 3 pour le reste de notre séjour et nous voilà quand même tout le temps fourré ensemble. Pour le rassurer, je lui ai dit que j’avais la nostalgie, ça avait passé trop vite et que c’était peut-être plus sympa comme ça, sinon, je suis sûre que j’aurai déprimé que les vacances soient terminées. Que fêter ça, me faisait oublier que c’était la fin. Son grand sourire m’a rassurée.

Dire que c’était fini... L’empêche que j’étais triste...

* * * * * *
------ Triste, les vacances c’est fini - 15.août.10.dim - (227) ------

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226 - Pascal & Caro plus proche que jamais

Publié le par JaneDo

Samedi..... 14 août 2010

On traînait sur la terrasse à bavarder et dès que Caro a eu la mauvaise idée d’aller chercher à boire, je me suis cassée dans les bras à Pascal. La place était prise et je n’avais plus à languir dans mon coin. Caro a eu envie d’un bain de minuit, Pascal et moi sommes restés sur la terrasse à discuter.

Pascal avait toute une panoplie de questions; il a voulu savoir comment je vivais cette situation avec Caro avant de se rappeler que c’était moi qui l’avait fait venir. Il voulait tout de même savoir ce que je ressentais vraiment, s’il y avait quelque chose qui me dérangeait, comment je voyais les choses après les vacances...

Bêtement (oui, vraiment bêtement), je lui ai dis que j’étais contente que Caro soit là avec nous, que j’aimais bien les vacances en équipe, c'était génial de s’entendre si bien tous les 3, qu’on formait une bonne équipe, un bon trio quoi, et tout le tralala. Dès fois, je suis vraiment à la masse.
J’aurai dû penser à lui demander ce qu’il ressentait lui aussi... mouais...

Puis Pascal a eu envi de se baigner aussi, je ne voulais pas, alors je suis restée sur la terrasse pour lire et fumer à les regarder s’amuser. Non mais, lire à passer 4h du matin, faut vraiment être dingue!

Petit à petit les choses dans la piscine ont commencés à pointer dans une tout autre direction. Ciel, j’aurai peut-être dû aller me baigner avec lui? Je sais pas pourquoi, mais j’ai éprouvé une violente jalousie de les voir si... proche, les voir s’embrasser, se caresser, se chercher.

Quelques longues minutes plus tard, Caro est sortie de l’eau pour aller lui chercher un linge. En passant, elle m’a fait un bisou alors que je faisais semblant d’être plongée dans mon bouquin. J’étais tétanisée. J’aurai dû lever mes fesses et aller le rejoindre dans la piscine, mais mes jambes étaient comme paralysés et j’avais la boule à l’estomac. Mon cerveau n’arrivait pas à fonctionner. Je crois qu’il devinait ce qui était en train de se tramer. Pascal était resté dans l’eau. Je pense qu’il ne voulait pas que je vois son "état". Caro est repassée en courant avec le linge. Je n’avais toujours pas bougé de ma chaise.

Avec toute l’énergie tremblante qui me restait, j’ai réussi cependant à aller jusqu'à notre chambre. Je crois que mon esprit savait qu’il allait se passer quelque chose que j’aurai du mal à supporter, je crois que j’avais ressenti les signes.

Caro avait posé le linge au bord et s’était penchée pour embrasser Pascal et il l’a tirée dans l’eau avec un petit sourire coquin.

God, ce que j’étais jalouse! J’ai deviné qu’ils allaient finalement rester dans la piscine. Ils ont parlés un moment en jetant un œil en direction de la maison. Flûte, j’aurai dû rester dehors. Pourquoi est-ce que j’étais rentrée? J’avais pensé qu’ils allaient rentrer et je me suis trompée. Comme j’étais à l’intérieur, Pascal a préféré rester dehors. Ils ont recommencés à s’embrasser, Caro avait passé ses jambes autour de Pascal, ça devenait de plus en plus chaud. Les mains de Caro se sont agrippés sur les bords de la piscine. C’était glissant, alors Caroline s’est agrippée à Pascal. Les mouvements de l’eau et de leurs corps ne trompaient pas, ils faisaient l’amour. Dire qu’on ne l’avait pas fait nous, c’était avec elle qu’il inaugurait la piscine.

1h plus tard, après être restés un moment serré l’un contre l’autre, ils s’embrassaient et se faisaient des câlins. Pascal lui caressait doucement le visage de petits bisous, tandis que ses mains se promenaient lentement le long de son dos. Clairement, Pascal était nettement plus tendre avec elle, qu’il ne l’avait jamais été, d'après ce que j'avais vu jusqu'à maintenant. Ils sont finalement sortis de l’eau pour remonter vers la maison. J’ai sauté au lit pour faire semblant de dormir, j’avais trop les boules pour avoir envi de lui parler ou quoi que ce soit d’autre.

Ce n’était pas très malin, ce n’était non plus pas la chose à faire, mais quant on débloque, on débloque!

Ils se sont dit bonne nuit sur le pas de la chambre et Caroline a filé à sa chambre sur la pointe des pieds pour ne pas me réveiller. Pascal est venu se coller à moi, j’ai eu comme un haut le cœur, je n’ai pas réussi à trouver le courage de me tourner vers lui.

Pascal me faisait de petits bisous dans le cou, sur les épaules, la nuque, le dos. Il essayait de me réveiller. Ses mains chaudes caressantes se baladait sur mon corps, j’avais envie de me tourner pour me réfugier contre lui, mais en même temps, niet. J’ai donc continué à faire semblant de dormir. Et ça, c’était vraiment stupide!

Après toutes ses tentatives, Pascal a fini par se résigner et s’est discrètement éclipsé pour aller rejoindre Caro dans sa chambre.

Voilà, j’avais tout fait de travers. Pourquoi je n’avais pas eu l’idée de la piscine avant? Pourquoi, je n’avais pas eu l’idée, même après coup quant Caro est rentrée chercher un linge pour Pascal, d’aller le rejoindre dans la piscine avant que ce ne soit trop tard? Pourquoi avoir fait semblant de dormir comme une planche en bois? Ou pourquoi n’avoir pas été les rejoindre quant j’ai vu les choses déraper? Rhhhha... Pourquoi être restée comme une saucisse coincée?

La porte était entre-ouverte et leurs murmures et les bruits de leurs ébats me parvenaient de la chambre voisine. Là aussi je pouvais aller les rejoindre, mais, paralysée, je suis restée dans mon lit.

Mouais, ça faisait partie des choses que j’avais noté dans mon journal-mode d’emploi, mais je dois avouer qu’il y a une grosse marge entre la théorie et la pratique!!! On ne réalise pas qu’il y ait des sentiments derrière les mots. Je me demandais si Pascal dormirait avec elle ou s’il allait revenir vers moi? Et même s’il le revenait, est-ce que ça me suffirait?

Je n'arriverai sûrement pas à fermer l’œil de la nuit...

Je n’étais pas jalouse parce qu’il s’occupait plus d’elle que moi, ou parce qu’il était avec elle, mais de n’avoir pas été celle avec qui il avait inauguré la piscine, aussi parce que j’avais l’impression que ça avait eu l’air d’un moment privilégié, spécial, et j’étais jalouse de n’avoir pas été celle qui avait réussi à faire ça.

Pascal n’est revenu que 2h plus tard, 5 min après que les bruits de soupirs et autres ont cessés. Enfin. J’avais le cœur lourd, mais je me sentais mieux emprisonnée dans ses bras, même si 5 min plus tard, Caro se rappliquait parce qu’elle voulait dormir près de lui.

En chuchotant, parce qu’ils pensaient que je dormais, Pascal lui disait qu’ils étaient pourtant d’accord, qu’elle resterait dans sa chambre cette nuit, mais il l’a laissée venir se coucher dans notre lit. Heureusement qu’il ne s’est pas retourné vers elle. Comme il était collé à moi, j’ai senti sa main prendre et caresser celle de Caro et leurs doigts s'emmêler.

Je n’ai effectivement pas fermé l’œil de la nuit...

Le matin, pour une fois, je me suis levée tôt et pendant que Pascal faisait son jogging, je me baladais sur la plage, la tête dans le vague. Caroline dormait encore. J’aimais beaucoup ces promenades en solitaire, sans être vraiment solitaire. Comme les femmes ne sont en sécurité nulle part, j’aimais savoir qu’il y avait quelqu’un tout prêt, c’était rassurant.

Je ne pouvais pas faire la tête pour hier soir, je n’avais aucune raison. Pascal n’avait rien fait que je ne l’avais pas autorisé à faire. C’était juste difficile à supporter sur le moment. J’avais eu l’impression d’être délaissée, d’être la 3ème roue du char, d’être l’autre. Mais, à la lueur du jour, c’était passé. Je ne leur en voulais pas, ni à l’un, ni à l’autre. Tout allait bien. Même, je l’enviais et j’étais contente qu’ils aient partagé un moment aussi palpitant. Va comprendre!

Je crois que ce que j’apprécie particulièrement, c’est, qu’après une soirée comme ça, dans les bras d’une autre, même s’il n’en parlait pas, Pascal était beaucoup plus attentif et câlins, comme s’il essayait de se racheter et j’aimais bien ça. Ce qui fait que je ne lui en voulais jamais, bien au contraire, ça me donnait envie d’en faire encore plus.

J’ai vu Lisa descendre sur la plage à la rencontre de Pascal. Je me demande si elle passait sa matinée tapie derrière la fenêtre à guetter son passage? Quant Pascal est revenu vers moi, il m’a dit que ceux d’à côté nous proposait de sortir avec eux en boîte le soir et voulait savoir si ça me tentait ou pas? Pascal n’était pas chaud, moi indécise, Caroline pour, donc on sortirait sans doute.

Il commençait à pleuvoir, mais on a continué notre balade tous les 2 sur la plage. J’aimais la pluie moi.

Par contre, quant Pascal a été un peu trop entreprenant après dans la piscine, je suis sortie de l’eau. Je ne voulais pas passer après une autre. C’est inconscient, mais imparable. Dès que j’ai tourné les talons à mon homme, Caro a voulu aller se jeter sur lui. Je pense que Pascal a dû remarquer mon léger froncement de sourcils et il est immédiatement sorti de l’eau.

Malgré tout, on a passé une douce journée rempli de tendresses à se faire des tonnes de bisous et de câlins, d’amour, de farniente et de siestes aussi, collé tous les 3 comme des huîtres. Après le coup de la piscine, j’ai évité de trop m’éloigner.

Le soir, après avoir mangé sur notre propre terrasse, on s’est préparé pour aller prendre le café chez les voisins et sortir.

Pendant la soirée en boîte, Caroline est restée un peu en retrait. Ce n’est pas pour autant que Pascal l’a ignorée, de temps à autre, il se penchait vers elle et lui faisait tendrement un bisou sur la bouche. Lisa a réussi à approcher Caro, et une fois que Caro avait avalé 1 ou 2 verres, elles ont complotés toutes les 2 une bonne partie de la soirée. Je n’avais pas envie de me rapprocher de Lisa, alors j’ai gardé les distances, puis j’avais un Pascal tout amoureux pour moi toute seule.

On a aussi dansé toutes les 2 avec Pascal. Ciel, ce qu’il bouge bien, à croire qu’il a du sang africain qui coule dans ses veines. Pascal a discuté et rigolé avec les 3 mecs du groupe, ils avaient l’air de bien s’entendre. De toute façon, les mecs s’entendent assez facilement, ce qui n’est pas le cas des filles. Pascal me tenait par la main pour empêcher de m’éloigner. Puis on a dansé les 2 et à peine le slow terminé, Pascal a eu envi de rentrer, mais rien que les 2. Ça m’a fait ultra plaisir.

Pascal a été chuchoté quelque chose à l'oreille de Caro, puis il m’a embarquée et on est parti. Je voulais lui demandé si ça ne gênait pas Caro, mais je me suis abstenu. Inutile de parler d’une autre quant j’avais l'occasion d’être seule avec lui, non!

Caro est rentrée 1h plus tard, quant on était à la cuisine en train de se préparer un petit truc à grignoter. Je me suis demandée si la lumière à la cuisine, qui donnait du côté des voisins, n’était pas un code pour Caroline; elle pouvait rentrer et j’avais raison. Ça m’a un peu titillé l’esprit qu’ils aient de petits codes comme ça et nous pas. Ça me donnait l'impression qu’ils étaient plus proche que lui et moi.

Les voisins sont venus illico nous harceler pour aller finir la soirée chez eux. On avait pas vraiment sommeil, alors on a accepté. On s’est bien amusé. On a joué à des jeux débiles, comme le jeu de la vérité et autres. 2 des voisins ont finis à poils dans la piscine, complètement bourrés. On est rentré vers les 9h du matin assez bourré nous aussi, mais on avait passé une chouette soirée.

Merde... Ça avait passé trop vite, c’était déjà dimanche et notre dernier jour sur l’île... Snif.

* * * * *
------ Pascal et Caro plus proche que jamais - 14.août.10.sam - (226) ------

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225 - Farniente sous la pluie

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 13 août 2010

Yo! il ne faisait pas très beau aujourd'hui! C’est couvert, nuageux et pluvieux, un temps idéal pour une journée de farniente et de siestes à répétition. On a traîné sur la terrasse, pieds nus dans des t-shirts trop grands, à regarder la pluie tomber, agglutinés les uns aux autres comme des huîtres. D’ailleurs, Pascal portait celui que Caro lui avait offert. On a eu envi d’aller se baigner dans la mer enragée. Étonnamment, on dirait que l’eau est plus chaude. On s’est amusé comme de vrais gamins déjantés. 

J’aime ce temps, ça m'apaise et me rappelle des tonnes de souvenirs d’enfance. J’ai voulu traîner sur la terrasse et lire, même si la plupart du temps mon regard traînait au loin dans les vagues. Je voyais les ombres du passé s’amuser au bord de l’eau, je pouvais même entendre nos rires d’enfants courant à travers la maison, par moment aussi, je pouvais presque entendre Mom chanter au loin dans la cuisine et même sentir l’odeur des cup cakes qu’elle nous préparait...

Pascal avait été s’étendre sur le lit, la porte de la chambre était restée entre-ouverte, on voyait son magnifique corps d'athlète allongé en travers du lit, et ses adorables fesses à moitié couvertes ;) Caro a voulu aller le rejoindre. Je me suis installée avec une couverture sur la terrasse pour lire un moment. Je n’ai pas tenu longtemps. Après avoir rêvassé, l’appel de la sieste m’a fait réintégrer la chambre. Pascal et Caroline faisait toujours l’amour.

Je me suis allongée à côté, je crois qu'ils n'avaient pas tout de suite senti ma présence. Je les ai regardé un moment. J'ai cru remarqué que Pascal semblait un peu plus passionné que d'habitude, plus tendre aussi, ça n'avait pas l'air d'être juste pour le plaisir. Mais j’avais les yeux qui se fermaient toutes seules, j’ai fini par m’endormir. Même quant Pascal a enfilé ses mains sous mon t-shirt, ça n’a pas suffit pour me sortir de ma torpeur, et je crois que j’aime me laisser faire.

Le soir, les voisins sont venus nous donner un coup de mains pour transporter la bouffe chez eux pour faire un barbecue tous ensemble, sous le couvert de leur terrasse. On a bien rigolé, c’était sympa. Quant ils ont proposés qu’on sorte tous ensemble, c’était déjà passé minuit, on a préféré refusé pour se retirer chez nous après leur avoir fait nos adieux.

Pascal a fait un truc super que je n’aurai jamais su faire; il leur a fait savoir, gentiment, qu’on avait plus que quelques jours sur l’île, et qu’on voulait le passer en comité fermé. Que c’était super gentil de nous inviter, de faire leurs connaissances, mais qu’on était plutôt du genre à rester dans notre coin.

Caro et moi avons compris plus tard qu'il y en avait quelques uns qui lui ont posés des questions sur de nos relations à tous les 3. Sans qu’il ait eu à entrer dans les détails, ils ont compris qu’on formait un petit trio, donc ils ont compris notre envie de rester entre nous. On était déjà un groupe à nous trois ;)

Lisa s’était carrément proposée de se joindre à nous, et je crois que c’était la raison qui a fait que Pascal a préféré couper les ponts. Ou était-ce parce qu’il ne nous restait plus que 2 à 3 jours sur l’île? J’étais un peu triste que les vacances soient bientôt fini, ensuite ce sera le retour aux distances, aux manques de bisous et de câlins à gogo. Snif. Aujourd’hui, je ne regrettais pas que Caro soit là.

Pascal était plus détendu qu’à l’arrivée de Caro. Il souriait et semblait prendre plaisir à être avec nous 2 à la fois. Il jouait le jeu. Peut-être même un peu trop bien. Pascal avait l'air heureux. Plus réservée, et me voulant mettre personne mal à l’aise, je me retenais de me jeter sur Pascal tout le temps, Caro non. Elle s’était installée entre les jambes à Pascal et moi, comme une cruche, je restais plantée sur le fauteuil en osier face à eux.

Je ressentais de petits picotements d’envie de voir ses bras autour d’elle, le voir lui faire des bisous sur le bras ou rire de ses bavardages. On hésitait à sortir. Je crois qu’on n’avait pas vraiment envi de quitter notre refuge pour se retrouver baigné dans la foule. En même temps, on voulait faire plaisir, donc prêt aussi à sortir si l’un de nous en émettait le désir.

En parlant de ça, je me demande bien ce qu’ils se racontent quant ils se baladent les 2 sur la plage???

* * * * *
------ Farniente sous la pluie - 13.août.10.ven - (225) ------

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224 - Notre Trio marche bien

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 12 août 2010

On avait passé les jours précédent l’arrivée de Caroline presque tout le temps collé comme de grosses limaces. Dire que j’avais pensé que je n’aurai pas grand chose à noter dans mon journal, à part; ça baigne, c’est génial, on passe beaucoup de temps ensemble, c’est super. Par contre, une chose est sûr, ça passe trop vite!

J'aime être avec Pascal, il est vraiment facile à vivre. J'aurai pensé, qu'étant sportif, il aurait besoin de bouger tout le temps, mais je me trompais; Pascal était calme et tranquille. Quant il n'était pas sur moi, il jouait à la guitare, lisait dans le hamac, courait au bord de l'eau, se baignait. Un après-midi, il m'a fabriqué un cerf-volant. Waaaouh. Je l'ai regardé le faire émerveillée, collée à ses basques comme une enfant qui suit son aîné, pourtant, je suis plus âgée que lui. Ça lui a pris des heures parce que je n'arrivais pas à le laisser tranquille, j'avais tout le temps envie de lui sauter dessus.

Je crois qu'on a passé plus de temps entre les draps que sur les chaises longues, plus de temps à l'horizontale que debout sur nos pieds. Le paysage était vraiment magnifique, que demander de plus. Mon homme adorait tout comme moi les siestes. Je n'arrivais pas à me concentrer quant j’avais un petit moment pour boutiquer sur mon ordi, mes yeux étaient invariablement attiré par la splendeur de la vue devant mes yeux.

Mardi matin, le jour de son anniversaire, alors qu'il était debout à regarder la mer, j'avais cru remarqué un air morose sur son doux visage, et je me suis rappelée qu'il avait voulu me parler avant les vacances. Les choses se sont si vite enchaîné qu’on n’avait pas eu le temps de se parler. D’ailleurs, ce n'était pas vraiment l'endroit, ni le moment pour le lui rappeler. Quant je suis allée vers lui, son air préoccupé avait disparu remplacé par un sourire à faire fondre les glaces du Pôle Nord.

Le dîner chez les voisins avait été sympa, sans plus. J'ai essayé de rester le plus possible dans mon coin, enfermée entre les bras de Pascal. Je n'avais pas beaucoup parlé, répondant que quant on me parlait, évitant de sourire tout en restant polie. On formait le duo parfait, lui sympa et sociable, moi renfermée et peu causante. D'ailleurs, dès qu'on les a quitté, j'ai aussitôt oublié leurs noms et visages.

Afff, j'adore de chez j'adore être avec lui. J'avais l'impression d'être en Lune de Miel. Pascal était tendre, tout le temps tendre, et super câlins. Du coup, je l'étais aussi, je tombais même dans le bêbête total. Je passais mon temps à me coller à lui, à lui roucouler sans cesse que je l’aimais, que je l’aimais à la folie. Hum, ça ne me ressemblait pas trop!

Dans une espèce d'harmonie, de tendre langueur, on a fait pas mal de balades, passer des heures à bavarder, fait les magasins, en ville sur des terrasses illuminés de milles petites lampiottes. C'était le bonheur parfait, alors pourquoi avoir fait venir Caroline???

Je le regrettais un peu, mais en même temps, je me dis qu’il aura un parfait adorable souvenir des 2 jours qu’on a passé ensemble seul. Ca ne pouvait que lui donner envie de recommencer. Je me suis rendue compte que je n’avais eu aucune peine à être 24h sur 24h avec lui et que j’aimais ça.

Thomas avait essayé de m’appeler à plusieurs reprises, je n’ai pas répondu. Je savais qu’il me poserait des questions. Dans ses messages, j’ai senti qu’il se doutait que j’étais avec Pascal. Personne ne savait où il était, et Thomas trouvait assez suspect que j’aie disparu en même temps. Forcément.

Je sais que Pascal a aperçu de loin mon journal sur internet, quant il a essayé d’approcher, j’ai fermé mon ordi. Il allait falloir que je fasse attention qu’il ne touche pas mon ordi, ce serait facile pour lui de trouver la trace de mon journal. Même s’il ne pouvait pas accéder à l’admin, il pourrait aller le lire et là, je n’aurai plus qu’à m’enterrer sous le 1er tas de sable du coin.

Nos voisins ont tentés plusieurs approches, pour finir on a dû plier. Je n'avais pas vraiment envie de faire copain-copain, mais on tombait souvent sur eux, que ce soit le soir en se baladant en ville, ou quant on se promenait sur la plage. C'était une bande de jeunes qui avaient loué la maison d'à côté et ils nous ont invités à manger avec eux plus d’une fois. Ils étaient une dizaine; 3 mecs et 6 filles et ils étaient Suisse aussi. Bon, à la limite, Pascal aurait des copains avec qui faire du sport, ou avec qui parler?

Rire... Pascal n'avait pas envi de faire connaissance non plus.

Hier soir, après l’arrivée de Caro, on est sorti, et on est bien sûr tombé sur les voisins. On s’est baladé en ville, mais c’était tard, donc il ne se passait plus grand chose, sauf quelques touristes perdu dans les rues à la recherche d’un bar ou d’une boîte. Nous aussi, on s’est faufilé dans un bar pour prendre un verre avant de se décider à aller danser en boîte.

Je crois qu’on réussissait petit à petit à trouver une sorte de... façon de fonctionner, et ça marchait bien. Elle était comme une bonne copine avec qui on sortait, toutefois, il était évident qu’elle était un peu plus que ça à cause de la tendresse qu’elle lui témoignait, ou ne serait-ce que sa main qui le caressait un peu trop fréquemment.

En boîte, on s’était installé au bar. De temps en temps, Pascal et Caro se faisait un petit bisou sur la bouche, mais rien de plus. Pourtant, Caro se collait à lui, lui passait un bras autour de la taille assez souvent, lui faisait de petits bisous par-ci, par-là, mais rien de trop. En public, je n’avais jamais été très expansive, mais ces derniers jours je m’étais beaucoup décoincée, alors je lui faisais aussi des tonnes de bisous. J’avais la chance, contrairement à Caro, de pouvoir l’embrasser ouvertement ou de me coller carrément sur ses genoux, mais je faisais attention de ne pas embarrasser Caro tout de même.

Nos voisins sont arrivés après nous, ils avaient pris une table et nous ont demandés de nous joindre à eux, on pouvait difficilement refuser.

Je crois que je devais faire pote-pote avec les filles d’à côté si je voulais être occupée ailleurs pour laisser Pascal et Caro un peu seul de temps en temps, alors je me suis mise au boulot. Je trouvais Brigitte assez sympa et on s’est tout de suite bien entendu. Alors on a commencé à parler de nos voyages et tout.

Caro a alors demandé à Pascal de danser avec elle. J’ai essayé de ne pas trop les regarder, mais pour le peu que j’ai vu, il était clair qu’ils étaient un peu plus que de simples amis, ça se voyait à la manière que Pascal et Caro se serraient l’un contre l’autre ou à leurs regards. Pourtant, ils ne sont pas embrassés à proprement parler, juste 1 ou 2 petits bisous sur les lèvres. Caro l'embrassait où elle pouvait, cachait sa tête contre son torse, par moments, ça me donnait quelques sueurs froides.

Après avoir dansé, Pascal est venu se coller à moi, Caro s’est assise à côté sur un des tabourets.

Toujours hyper câlin comme à son habitude, Pascal me faisait des tas de petits bisous, dans le cou, sur mon épaule dénudé. Bien sûr que je sentais le poids des regards interrogateurs, se demandant si je voyais ce qui se passait entre Caro et Pascal, mais personne n’a osé me poser de questions. Ça me donnait envie de rire, et j’ai décidé de les laisser dans le doute.

Lisa a essayé de s'immiscer dans notre petit cercle... Sans succès.

Je trouvais dommage de confiner Caro à sa chambre, surtout le 1er soir alors que d'entente tacite, il avait carte blanche puisqu’elle était son cadeau. Caro le savait aussi. L’air de rien, Caro et moi nous nous entendons très bien, on a pas eu besoin plus que d’1 petit regard pour se comprendre, alors toutes les 2, on s’est relayé pour le faire boire un peu, question de le décoincer. Quant ils dansaient, Caro avait essayé de l’attirer ailleurs, mais Pascal n’avait pas voulu.

On a décidé que c’était le moment de rentrer quant on a senti que Pascal était chaud. Les voisins ont insisté pour qu’on fasse une "after" chez eux, mais on avait d’autres projets. Ce ne serait pas une si mauvaise idée, je pouvais ainsi rester chez eux pendant que Pascal et Caro... heum... allaient se changer... ;) Peut-être la prochaine fois...

A les voir, je crois que Caroline avait dû lui manquer, et vice versa... Je me suis sentie légèrement de trop à un moment, alors j’ai préféré les laisser et me tourner pour dormir. Je ne leur en voulais absolument pas. Petit pincement quant même, je crois que j’étais jalouse. Jalouse de ne pas être capable de ressentir ce qu'ils ressentaient à ce moment là, j'aurai voulu pouvoir partager ce qu'ils ressentaient.

Comme souvent, j’ai été la dernière à me lever. Caro et Pascal ont été faire du jogging presqu’au saut du lit et ont pris une douche ensemble. La 1ère fois que j’avais voulu me lever, je les ai vu se balader sur la plage, bras dessus, dessous, alors je me suis recouchée encore un peu. J’avais envie de les laisser ensemble.

Pascal avait beaucoup manqué à Caro ces derniers temps, il avait été distant avec elle, et même si parfois il était passé chez elle, il était resté sur la réserve. Je le savais par Caro qui m’avait un peu raconté ces dernières semaines. Elle s’était doutée que Pascal avait tenté de mettre de la distance entre eux et elle en avait beaucoup souffert. Paniquée, elle ne savait pas comment rattraper les choses, ni quoi faire et elle savait qu’elle avait dû être un peu trop larmoyante, ce qui avait dû agacer un peu Pascal, et ça n’avait fait que l'éloigner davantage.

Mon empathie me causait quelques problèmes; je ressentais le besoin de Caro de passer du temps avec Pascal, je sentais que lui aussi était partagé entre son envie de bien faire et aussi d’être avec elle, ce qui me donnait envie de tout faire pour eux, en même temps, je m’oubliais dans l’histoire. Quant j’essayais d’être un peu plus égoïste, je me sentais coupable et méchante. Je n’arrivais pas à stopper ma tête qui me faisait ressentir leurs peines, leurs envies et je me perdais avec toutes ces émotions qui me submergeaient littéralement. C'est ma nature, je n'y peux rien, j'ai essayé de changer, mais rien n'y fait!

On a été déjeuner en ville tous les 3 et faire quelques courses. C’était agréable, et j’étais contente que Caro soit là. Ses yeux pétillaient de bonheur, j’espère que les miennes aussi? Puis on est rentré se larver. Pendant que Pascal faisait une sieste, on a été se balader toutes les 2 sur la plage. Ça nous a permis de parler, partager nos émotions et de se rapprocher encore un peu plus. On se comprenait.

Les voisins allaient devenir un vrai problème si on ne réussissait pas à sortir de la maison sans se faire vampiriser. Ce serait le comble de devoir se cacher ou sortir de la maison en catimini!!

On a passé une journée tranquille de détente, même si les voisins nous scouataient par moment. Pendant que je discutais avec Brigitte et un de ses copains au bord de la piscine, Caro s’est éclipsée à l’intérieur. On avait pris l’habitude de mettre de la musique de fond, mais on entendait les bruits provenant de la chambre. Normal, la fenêtre donnait sur la terrasse. Ça m’a fait rougir. Pascal m’avait déjà fait ma fête en rentrant de sa promenade sur la plage avec Caroline, maintenant c’était au tour de Caro ;)

Le soir, malgré l’insistance de nos voisins, on a pas voulu sortir... On a fait la fête à la maison, tous les 3 ;)

C'était agréable de retrouver la chaleur de nos 3 corps emmellés. Quant il s'agit du sexe, les hommes sont si facilement à bloc ;) On avait pris une douche toutes les 2, sous prétexte de se mettre à l'aise pour s'installer sur la terrasse et prendre un dernier verre avant d'aller se coucher. De toute manière, on avait pas d'horaires, on pouvait traîner des heures, alors on ne s'en privait pas.

Innocemment, alors que Pascal se changeait, on a commencé à se badigeonner de crème tout en batifolant un peu. Sans avoir besoin de le regarder, on savait qu'il avait suspendu son geste et nous regardait. Exprès, nos lèvres s'effleuraient, nos gestes étaient calculés, nos positions aussi. Tout en douceur, on se passait de la crème, remontant lentement et doucement le long de la jambe de l'une et l'autre, effleurant la poitrine de l'autre, se faisant de petits bisous par-ci, par-là, sur l'épaule, au coin de la bouche...

Ça n'a pas manqué, Pascal ne pouvait pas nous résister!

* * * * *
------ Notre trio fonctionne bien - 12.août.10.jeu - (224) ------

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223 - Arrivée de Caro/Mode d'Emploi

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 11 août 2010

Ces vacances étaient comme une petite Lune de Miel, on passait tout notre temps ensemble, on parlait beaucoup, se promenait au bord de la mer, flemmardait au bord de la piscine, on passait des moments merveilleux. On en avait jamais assez des bisous-câlins et quant on ne sortait pas se baladait, on était presque tout le temps au dodo.

Ce qui m’étonnait c’est qu’on ait encore des choses à se dire, à se raconter après tout ce temps. Mais bon, il faut dire que d’habitude, on ne parlait pas beaucoup, c’était pas notre style. Tandis que là en vacances, on se rattrapait.

Plus je passe du temps avec Pascal, plus je l’aime. J’aime ses manières, sa discrétion, sa manière de respecter mon intimité, une certaine pudeur que je trouvais extra charmant, j’aime tout chez lui. Et ce qui me fait craquer hyper grave est sa tendresse. Je suis éperdument et follement amoureuse de Pascal...

Sous prétexte que leurs piscine était en plein nettoyage, les 2 miss d’à côté sont venus se baigner dans notre piscine sans nous en demander l’autorisation. Incroyable! Je croyais que ça n'arrivait que dans les films des trucs pareils!!! J’avais l'impression d'assister à un mauvais remake d’un James Bond. Je n’étais pas une lève tôt, mais je pense que le bruit m’a sorti de mon état de légume. Pascal, en rentrant de son jogging les a trouvées dans notre piscine.

Le jour de notre arrivée, elles nous avaient fait des signes en guise de bienvenue et avaient déjà essayé de nouer le contact, mais on n’avait pas trop envi de socialiser. C’était nos voisins immédiats, une bande de jeunes, des suisses aussi, qui avaient loués la villa d’à côtés. En début de soirée, les 2 filles de l’après-midi et un des mecs sont passés nous inviter à nous joindre à eux pour dîner et sortir. Je dormais encore et Pascal leur avait dit que, peut-être une autre fois, qu’on était pas encore d'attaque.

J'entendais des bruits de voix provenant de la terrasse, mais j’étais trop fatiguée pour me lever. Aussi, je me sentais moins coupable de rester au lit si Pascal avait de la compagnie. J’avais peur qu’il finisse par s’ennuyer avec moi.

Elle le soumettait à un véritable interrogatoire. Pauvre chou!

Pascal est entré chercher à boire et a voulu que je sorte aussi sur la terrasse. Hum, je venais de me lever, et il me faut quelques heures jusqu'à ce que le café réveille mon cerveau, et je ne suis pas très bavarde au saut du lit. Je n’étais pas sûre de vouloir faire copains-copains avec les voisins.

Pascal subissait un chassé-croisé de questions; combien de temps on restait, si on était en Lune de Miel, depuis combien de temps on était ensemble, si ça marchait bien, s’il sortait beaucoup, etc. Une des filles lui a dit qu’elle le trouvait mignon et que c’était bien dommage qu’il avait déjà une copine, mais que ça ne l’a dérangeait pas plus que ça. Elles ont proposé de rencontrer le reste de leur troupe, mais Pascal a répondu qu’il verrait avec moi. Petit à petit, presque toute la bande s’est pointé chez nous, ce qui rendait ma sortie encore plus difficile, alors je me suis installée dedans, avec un bouquin.

Une des filles a été directe avec Pascal, en annonçant la couleur, je me suis approchée de la fenêtre pour voir sa tête. Ciel, c’est pas tous les jours facile d’être avec un mec un peu trop mignon, c’est même souvent déstabilisant. Pascal lui a répondu qu’il n’avait pas l’intention, même pour plaisanter, de faire des infidélité à sa copine.

Hum, j’ai failli m’étouffer quant je l’ai su, et je me suis dit que j’aurai peut-être dû l’avertir plus tôt de l’arrivée de Caro.

  • Ah mais non... Mais pourquoi? On est pas bien tous les 2? Tu t’ennuie avec moi? Je te stress? Je te colle trop? Je comprends pas?

J’ai dû lui déballer que j’avais pensé lui faire plaisir, que Caro, c’était un peu son cadeau d’anniversaire. Du coup, il n’a rien osé dire. Pascal ne pouvait tout de même pas me dire que mon cadeau d’anniversaire était nul à chier! Glups, il allait avoir l’air malin avec 2 femmes après ce qu’il avait répondu à la voisine!!!

Je savais que Pascal avait trouver mon petit “journal”, le petit journal-mode d'emploi que j'avais préparé exprès pour lui, où je parlais de la manière que je voyais les choses et comment j'espérais que ça se passe entre nous 3. Le cheveux que j’avais coincé au milieu des pages avait disparu. Il s’en ait rappelé je pense, donc il savait aussi que je ne voulais pas en parler ouvertement.

Caro n’avait pas réussi à avoir un vol hier soir, donc elle arrivait ce soir. Pascal était d’accord qu’on aille la chercher. Je ne sais pas si c’était pour me faire plaisir ou quoi, mais il m’a dit que, finalement, ça lui faisait vraiment plaisir de voir Caro. Je me suis sentie drôlement soulagée.

On avait passé la journée à se larver, profiter de coller l’un à l’autre, à faire de petites escales dans la chambre quant ça devenait trop chaud au bord ou dans la piscine. Ciel, j’en avais jamais assez de lui.

Je commençais à douter de ma brillante idée de faire venir Caro. A vrai dire, je commençais à ressentir de l'anxiété; est-ce que sa venue allait tout gâcher? Je n’étais plus très sûr de moi!

Pascal m'a aidé à préparer le dîner entre-coupée de petites pauses ;)) On a fait une grosse salade avec les énormes tomates qu'on a trouvé au marché et on a mangé sur la terrasse face à la mer. Je portais une de ses chemises et pas grand chose en dessous, lui était toujours à torse nu. On était pieds nus et le sol de la terrasse était chaude.

Mince, mais pourquoi j’avais dit à Caro de venir moi???!!! Pour une fois que je l’avait pour moi toute seule!

Depuis leur terrasse, un des mec d’à côté nous a crié de nous joindre à eux. Rhhhh, impossible d’y couper encore. Zut. On a été juste prendre un verre. On s’est excusé parce qu’on devait aller chercher quelqu'un à l'aéroport. Je suis restée muette comme une carpe. Michel, Dominique, Lisa et... Je ne me souviens pas des noms, pourtant, j’avais fait bien attention pour m’en rappeler. Lisa, c’est celle qui avait fait du rentre dedans à Pascal, ça, j’ai noté. Ils étaient tous célibataire, mais Lisa avait l’air de se taper les 3 mecs de la bande.

23h, Caroline était là, toute souriante, irradiant de bonheur. Trop tard pour reculer, autant prendre les choses du bon côté. Elle s’est jetée au cou de Pascal et ils se sont fait un bisou sur la bouche, ensuite elle m’a sauté au cou aussi. En tous cas, j’avais fait une heureuse. Non, 2 heureux...

On avait un peu discuter à propos du “problème Caroline” comme Pascal appelait ça; il pensait qu’il était temps de mettre les distances avec elle, qu’il fallait qu’elle fasse sa vie loin de nous. Il pensait qu’un trio ne pouvait pas durer indéfiniment, et qu’à un moment ou un autre, il fallait y mettre un terme, et que c’était le moment.

Je me suis renseignée pour savoir si c’était parce qu’il ne l’aimait plus? Ce n’était pas ça. C’était seulement parce qu’il était persuadé que ça ne pouvait pas durer, mais il tenait toujours beaucoup à elle. Donc, sa présence ne pouvait que lui faire plaisir. En allant à l’aéroport, il m’a dit que finalement, ça lui faisait plaisir de la voir. En fin de compte, Caroline était un bon cadeau d’anniversaire.

Une fois Caroline installée dans la chambre voisine de la notre, on a pris un verre ensemble sur la terrasse. Caro a allumé les bougies, avec la lumière tamisée de la terrasse ça donnait un air de fête. Elle lui avait apporté un cadeau d’anniversaire, que Pascal a eu de la peine à accepter. Un t-shirt super cool Big Heart, Big Love, que j’allais sûrement lui emprunter assez souvent, hum.

On a passé une chouette soirée de détente à bavarder, rempli de joies, de plaisanteries, de rires. On a pas vu le temps passer. C’était très sympa. Au moment d’aller nous coucher, Pascal nous a laissé seules, sous prétexte d’aller prendre un douche. Il voulait me laisser le soin de lui dire de dormir dans sa propre chambre et de ne pas venir dans la notre, en tous cas pour ce soir. Gênant, mais je l’ai fait.

Caro l’a bien pris, elle était déjà contente d’être là, alors elle n’a pas trop insisté. Elle a dû comprendre que ça venait de Pascal.

Suprenant, mais Caro n’était pas fatiguée du tout et à proposer qu’on sorte. Elle avait envie de visiter un peu et de voir comment c’était Alghero by night. Je n’étais pas contre. Même s’il aurait préféré rester à la maison, Pascal a dû se rallier à la majorité.

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------ Caro & Journal - 11.août.10.mer - (223) ------

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Hello !

Publié le par JaneDo

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BONJOUR à tous les visiteurs qui se sont perdus
ou ont atterri par hasard sur ma petite page... sur mon journal...

  
 

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