Lundi..... 16 août 2010
On ne pouvait pas rester debout toute la nuit, sinon lundi, on passerait la journée à dormir puis de devoir partir sur les chapeaux de roues. Caroline n’avait pas son avion en même temps que nous, elle devait partir beaucoup plus tard. Elle a demandé à Pascal s’il pouvait s'arranger pour qu’on parte ensemble, ce qu’il avait fait.
En fait, sans vraiment le demander, elle voulait qu’il lui prenne un autre billet, elle n’avait pas les moyens de le faire. Je m’en suis doutée, ça ne me plaisait pas beaucoup, mais je n’ai rien dit.
Il est vrai que Pascal me suivait souvent du regard, hum, je n’y avais pas vraiment fait attention avant. De nous deux, je pensais être la seule à le manger des yeux comme ça quant il ne regardait pas. J’ai essayé de voir s’il faisait la même chose avec Caro, mais apparemment pas. Je me demandais si c’était comme moi, parce que j’adorais le regarder et que je l’aimait tellement que je ne pouvais pas m’en empêcher.
Vers les minuit, on est rentré et Pascal a voulu nous parler. J’aurai vraiment préféré qu’il m’en parle avant, qu’on en parle avant tous les 2. Il nous a appris qu’il allait être posté pendant quelques mois en Allemagne, que Jess allait le rejoindre là-bas. Je savais maintenant ce qu’il me cachait depuis son anniversaire.
Je n’ai rien trouvé à dire. Caro, au contraire, s’est montrée à la hauteur. La parfaite petite amie, proposant même de le rejoindre en Allemagne. Dire qu’il allait disparaître de ma vie pendant 3 mois! J’étais trop triste, désespérée pour avoir une réaction.
On a quitté la maison vers midi, après l’arrivée de la femme de ménage à qui Pascal a remis les clés. A l'aéroport, j’ai un peu fait la tête de voir Pascal et Caro toujours fourré ensemble. Pascal a tout de suite compris que j’étais juste angoissée à l’idée de rentrer en Suisse.
Le voyage s’est bien passé. J’ai eu le méchante plaisir d'apprécier que Caro soit obligée de s'asseoir ailleurs dans l’avion. Après avoir déposé mes affaires à la maison, j’ai été passer la nuit chez Pascal. Désespérant, mais on était rentrée avec tout ce que cela comporte comme contrainte!
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------ Pascal va partir 3 mois en Allemagne - 16.août.10.lun - (228) ------
Lundi..... 16 août 2010
On ne pouvait pas rester debout toute la nuit, sinon lundi, on passerait la journée à dormir puis de devoir partir sur les chapeaux de roues. Caroline n’avait pas son avion en même temps que nous, elle devait partir beaucoup plus tard. Elle a demandé à Pascal s’il pouvait s’arranger pour qu’on parte ensemble, ce qu’il avait fait. En fait, sans vraiment le demander, elle voulait qu’il lui prenne un autre billet, elle n’avait pas les moyens de le faire. Ça ne me plaisait pas beaucoup, mais je n’ai rien dit.
Il est vrai que Pascal me suivait souvent du regard, hum, je n’y avais pas vraiment fait attention avant. De nous deux, je pensais être la seule à le manger des yeux comme ça quant il ne regardait pas. J’ai essayé de voir s’il faisait la même chose avec Caro, mais apparemment pas. Je me demandais si c’était comme moi, parce que j’adorais le regarder et que je l’aimais tellement que je ne pouvais pas m’en empêcher.
Vers les minuit, on est rentré et Pascal a voulu nous parler. J’aurai vraiment préféré qu’il m’en parle avant, qu’on en parle avant tous les 2. Il nous a appris qu’il allait être posté pendant quelques mois en Allemagne, que Jess allait le rejoindre là-bas. Je savais maintenant ce qu’il me cachait depuis son anniversaire.
Caro a presque fondu en larmes, moi je suis restée prostrée. Je n’ai rien dit, j’étais complètement anéantie. Caroline s’est jetée dans ses bras et il la consolait en chuchotant doucement à ses oreilles. Il n’y avait pas de place pour 2, que pouvais-je faire? En plus, j’étais incapable de montrer ce que je ressentais. Pascal ne me quittait pas des yeux et je restais de marbre. Crap. Dans ma tête, j’étais en larmes, je pestais contre le mauvais sort, j’en voulais à son père. J’étais persuadée que ça venait de lui, mais je ne pouvais pas le dire.
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C’est une idée à ton père, hein?
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Je sais pas, c’est pour le boulot.
J’avais l’impression d’être hors de mon corps à nous observer tous les 3. Caro jouait le rôle de la petite amie avec brio, et moi? Ben, on se demandait bien ce que je foutais là! Pourquoi est-ce que j’étais si coincée, incapable d’avoir une réaction valable.
La question que Caro lui a posé, si simplement, pourquoi je n’ai pas été capable de trouver des mots aussi simples? Pfff. J’avais envie de me lever, de m’éloigner. J’avais mal à la tête. Peut-être que si je marchais un peu au bord de la plage? Non. Pascal ne pourrait pas repousser Caro pour me suivre, s’il ne le faisait pas et restait là à la consoler, j’allais me sentir blessée. Mais rester planter là à le regarder la consoler me blessait aussi. J’aurai dû trouver quelque chose à dire, mais rien ne sortait de ma bouche. Mon cerveau devait être sur pause!
Pascal pensait pouvoir rentrer de temps à autre le week-end, mais c’était même pas sûr, et puis Jess l'accompagnerait probablement. Son visage avait à nouveau l’expression que j’avais cru voir le 1er jour, il était triste.
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Alors je viendrais aussi en Allemagne, je pourrais peut-être trouver un petit boulot là-bas...
Bah, 2 coups de poings dans la gueule, j’étais K.O. technique. C’est moi qui aurait dû dire ça, non? Putain, dis quelque chose, parle, qu’est-ce que t’attend? Caro dit tout ce que tu devrais dire et toi tu reste là comme une cruche. Vas-y ouvre ta big G bordel; voilà ce qui se passait dans ma tête, au lieu de trouver quelque chose de censé à dire!
Je crois que c’est là que j’ai commencé à sentir les larmes se précipiter et je me suis levée pour aller dans ma chambre. Lamentable. Je ne pouvais pas l'accompagner en Allemagne moi, je n’en aurai jamais le courage. Je ne pouvais pas tout laisser en plan ici et partir juste pour passer quelques soirées avec lui. Je me sentais terriblement désespérée. Je ne savais pas quoi dire ou quoi faire.
J’ai planté ma tête dans le coussin et je me suis mise à pleurer en silence. Je ne pleurais non parce qu’il partait, quoique j’en avais envie, mais je pleurais de n’avoir pas su quoi dire, d’être complètement coincée. L’empêche que de sentir la main de Pascal se poser sur ma tête m’a fait beaucoup de bien. Heureusement que j’avais les larmes aux yeux, sinon il aurait pu penser que j’en avais rien à cirer. Pascal m’a prise dans ses bras. Je n’ai pas voulu lâcher le coussin, je ne voulais pas qu’il me voit pleurer.
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J'essayerais de rentrer le plus souvent possible Babe... D’accord?
D’accord ou pas, je ne voyais pas ce que ça pouvait bien changer. J’ai enfin pu balbutier quelques mots pour lui demander combien de temps.
Pascal avait l’impression que c’était un test, s’il supportait, si tout se passait bien pendant ces 3 mois, il avait l’impression que son père allait le planter là-bas. Il ne savait pas très bien comment ça se passerait, et il se demandait comment faire pour montrer que ça n’allait pas. Mais, il n’allait pas saloper son travail pour autant.
Ce n’était qu’un murmure, mais sa voix était si douce. Bien sûr que je l’attendrais. Je n’ai pu que secouer la tête pour dire oui. Qu’est-ce qu’il imaginait, que j’allais me jeter sur le 1er caleçon qui passe? Mais en même temps, ça me faisait carrément chier. J’étais triste et furax en même temps. Dire qu’il allait partir et au lieu de profiter de nos vacances pour qu'n emmagasine une pile de bons souvenirs, j’avais eu la bêtise de faire venir Caro! Ciel, comme il allait me manquer, il n’en avait aucune idée!
Il m’a forcée à lever la tête vers lui pour me faire un petit bisou. Caro était là aussi, sur le lit derrière lui et avait passé ses bras autour de lui. Pascal a demandé si on pouvait faire un effort, faire comme s’il n’avait rien dit, parce que ce ne serait pas cool d'aller se coucher comme ça. On pouvait en reparler quant on sera rentré en Suisse, mais là, ça le déprimait trop. On a donc décidé d’aller prendre un dernier verre sur la terrasse.
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Déjà que l’idée me déprimait... Alors, si on pouvait parler d’autre chose, j’aimerai autant...
Caroline a proposé de préparer des cocktails et elle a filé. Je me suis essuyé les yeux du revers de la main et je m'apprêtais à la suivre, Pascal m’a retenue pour me serrer fort contre lui.

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On peut dire que j’ai l’art de gâcher l'ambiance hein?
J’ai secoué la tête.
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Tu le montre peut-être moins, mais tu es probablement celle qui en souffre le plus. Je t’aime tu sais...
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Je t’aime encore plus fort
Ciel, que je l’adore. Heureusement qu’il me connaît si bien. J’ai voulu parler, mais le coin de ma bouche tremblait dangereusement, j’étais toujours au bord des larmes, frustrée d’avoir été si nulle.
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Tu le savais depuis combien de temps? Est-ce que c’était pour ça que tu voulais qu’on prenne des vacances?
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Un peu... J’avais surtout qu’on s’éloigne un peu, être un peu seul. J’ai hésité à te le dire quant tu parlais de faire venir Caro, mais je n’avais pas envi qu’on passe ces quelques jours avec la mort dans l’âme en pensant seulement à la séparation. Bon, je suis encore là pendant un bon mois,
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Donc, d’octobre à décembre tu sera en Allemagne?
Caro nous avait rejoins sur la terrasse.
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Mouais... Je n’ai pas très envi que Jess vienne en Allemagne, j’en ai parlé avec elle, qui sait, peut-être qu’elle me fichera la paix.
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Alors là, ça m’étonne qu’elle ne vienne pas! Je crois que si tu as été expédié en Allemagne, c’est tout une combine pour rapprocher, j’en suis sûre... (Caro)
Je crois que Pascal le savait. Moi aussi je pensais la même chose. Je me suis rappelée la dernière discussion que j’avais eu avec son père, je me sentais légèrement mal de n’avoir pas su laisser tomber Pascal, ça lui aurait prouvé que je tenais vraiment à lui. Mais, ça avait été trop dur, même si je l’aimais à mort. Je n’avais pas pu me résoudre à couper les ponts. Est-ce que ça voulait dire que j’étais égoïste, que j’en avais rien à foutre? Je ne pense pas. Il ne connaissait pas bien son fils, il ne savait pas que c’était difficile de s’éloigner de lui.
On a dormi tous les 3 dans la même chambre. On avait réussi à faire semblant de rien, à rire, même si un petit nuage planait au-dessus de nos têtes. Je crois que l'incertitude du lendemain nous faisait peur à tous les 3.
Le lendemain matin au réveil, Pascal était au bord de la piscine en train de jouer à la guitare. Ciel, ce qu’il allait me manquer, ça me faisait peur. Pourquoi fallait-il que j’aime autant ce mec? Pourquoi est-ce que le fait de simple relever la tête dans ma direction et me lancer un sourire me faisait autant vibrer? Glups, Caroline est entrée dans mon champ de vision et a gâcher mon doux paysage rempli de Pascal. En fait, le sourire était destiné à Caro qui lui apportait du café. Une fois de plus, j’étais hors jeu!
A midi, une femme de ménage est venue prendre les clés pour remettre la maison en ordre. Nos bagages ont été vite fait, il s’agit seulement de tout entasser pêle-mêle dans nos valises ou sac. Le retour, c’est toujours le plus facile.
Caro était bien trop présente, je ne voulais pas faire la bêcheuse, alors je restais de mon côté, à faire semblant de ne pas être avec eux, à regarder les vitrines, à me balader de mon côté dans l’aéroport. Ça avait déjà commencé à m'énerver quant on s’était arrêté sur le chemin parce que Caro voulait acheter un petit truc pour Alexia, c’est Pascal qui a payé comme s’il était son mec. Je n’ai rien dit. A l’aéroport, après le check-in, ils se sont installés pour prendre un café. Ils avaient décidé sans me demander mon avis, mise devant le fait accompli, ça m’a fait tiquer. Je n’ai rien dit, après leur avoir lancé un petit sourire, je suis partie flâner. Après avoir tripoté les livres dans le petit kiosque, je me suis prise un café et je me suis plantée sur un banc, loin d’eux en tournant les pages du bouquin que je venais d’acheter.
Pascal a remarqué que quelque chose clochait et il est venu s’asseoir à côté de moi. J’avais des mitraillettes dans les yeux quant j’ai vu Caro se rappliquer. Je savais parfaitement que j’avais hyper pas raison, que j’agissais comme une gamine. C’était nulle. Comme Caro était venue se planter là, j’ai dit que tout allait bien. Pascal n’en croyait pas un mot. J’ai voulu faire semblant d’aller aux toilettes, mais Pascal m’a retenue. Il a planté mon sac dans les mains de Caro en lui disant d’aller nous attendre à la table. Je me sentais un peu ridicule, mais du moment que j’y étais, je ne voulais pas avoir tord.

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T’es tout le temps planté avec Caro, je devrais rester ici et vous laisser tous les 2.
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Arrête... C’est qu’elle au moins, elle vient vers moi, pas toi. Tu veux que je fasse quoi?
Boohhh, j’ai l’air encore plus stupide. Il avait raison, je suis juste un peu trop effacée, coincée à mort.
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Tu as raison, mais comment venir vers toi si la place est déjà prise?
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En venant tout simplement...
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Toi aussi tu peux venir vers moi...
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C’est pas ce que je fais tout le temps déjà?
Merde, je venais vraiment de me ridiculiser à mort. J’ai meilleur temps de rester comme d’hab, rien dire, point final.
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Babe... Je crois que t’es juste hyper tendue, angoissée de rentrer. C’est rien. Allé, viens là. (Il m’a enfermé dans ses bras, hum, il sentait bon, je me sentais en sécurité.) Tu peux continuer à faire ta mauvaise tête si tu veux, ça me gêne pas. Si ça peut te détendre, disputons nous (il a rigolé)... tout de même, si on pouvait éviter ça dans un aéroport et faire ça à la maison, ça serait pas mal?
Pascal riait. Il se moquait un peu de moi, mais ça m’a détendue. On a été rejoindre Caro assise toute seule à la table et qui nous regardait parler. Elle m’a demandé si elle avait fait quelque chose, si j’étais énervée à cause d’elle. Hhuh, hum. J’avais l’air maligne!!!
Moche et méchant à dire mais, on a pas pu avoir 3 places les unes à côtés des autres, Caroline a du aller s’asseoir ailleurs, ça m’a fait plaisir. Rohhh, c’était méchant d’être contente pour ça!!! Pascal m’a déposée en 1er, je devais le rejoindre à la maison après.
Chiant que Caro habite à côté de chez lui, parce que je ne savais pas ce qu’ils se disaient pendant le trajet. Si d'aventure j’aurai eu envie de rester chez moi pour lui manquer un peu, ç'aurait servi à rien, Caro m’aurait remplacée avec plaisir, alors après avoir presque jeté mon sac, le temps de me changer, j’ai sauté dans ma voiture pour filer chez Pascal. Je suis même arrivée avant lui!!!
Pendant qu’il rangeait, je me suis étalée sur le lit à le regarder. Je me demandais ce qui pouvait bien se passer dans sa tête, je me demande à quoi il pensait? Mon Dieu, et s'il rencontrait une autre fille là-bas? Hahhh, je crois que j'en mourrais! Non, non et non, pas de pensée destructeur. Stop.
On aurait bien été s’installer dehors sous la pergola, mais on était rentré et toutes les contraintes avec nous. Pascal avait le cafard. J’ai pensé que ce devait être à cause du boulot, j’espérais que ce n’était pas parce que Caro lui manquait, sinon, je préfère qu’il me le dise et je rentre illico. En parlant d’elle, elle m’a envoyé un petit message avec un gros merci pour les vacances. C’était un bon geste, ça m’a fait plaisir qu’elle y pense.
Moi aussi j’avais le cafard. J’étais triste d’être rentrée, de devoir recommencer toutes ces cachotteries, de ne pas pouvoir être naturelle... Pascal était doux et câlins, même si je pouvais voir de la tristesse au fond de son adorable regard.
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