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323 - Désillusions (1)

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 19 nov 2010

Rompue, j’ai traînée toute la journée au lit en rentrant de chez Thomas. Ça allait être un longue soirée, ma résistance allait être mise à rude épreuve, alors je voulais récupérer le plus possible. Presque tout le temps stone, je n’étais pas encore totalement rétablie, mais je ne souffrais plus quant je prenais correctement mes médics.

On était les 1ers à arriver au chalet, et on a eu un petit moment de battement à décider si, oui ou non, j’acceptais de partager la chambre à Thomas. Je préférais pas, c’était un peu trop tôt. Thomas était déçu, de voir sa mine triste, j’ai failli changer d’avis, alors je lui ai  promis de me glisser dans sa chambre plus tard. On a même pas eu le temps de faire une sieste crapuleuse que les autres arrivaient déjà!

Une fois le gros de la troupe sur place, on a laissé un mot pour les autres sur la table de la cuisine pour les retardataires, et on est sorti manger au resto. Avant de se retrouver au bar ou en boîte, pour digérer, on a été se faire une partie de bowling. Je ne voulais pas jouer, juste regarder. J’aurai préféré rentrer m’étendre un moment.

J’étais plutôt calme ce soir, je n’avais pas trop la frite. Ou était-ce parce que je ne pouvais rien boire à cause de mes médics?

Les rires hystériques et les chuchotements des filles de la table d’à côté m’ont averti de l’arrivée de Pascal et Caro. Il était à nouveau venu avec elle, grrr. Pas de Jess! Depuis que son secret avait été éventré, elle ne semblait plus vouloir se rappliquer pour le week-end!!! Aoutch, Pascal est vraiment très beau mec, il a toujours un sourire d’enfer. Grand, athlétique, bien foutu au possible, glups, il me faisait toujours beaucoup d’effet.

Discrètement, sous la table, Thomas a pris ma main pour la serrer dans la sienne. Ça n’a duré que quelques secondes, mais ça m’a ramené sur terre.

C’est aussi à ce moment là que j’ai réalisé que Marilou, ce chacal inbuvable était là. Avant j’avais zappé sa présence. De toute manière, on ne se parlait pratiquement jamais, s’évitant autant que possible. Je crois que c’est mon insécurité qui me faisait scanner les alentours dès que Pascal entrait en jeux. Lamentable, une chose urgente à corriger.

Électrifiée par son contact quant il a passé la main autour de ma taille pour me faire la bise, je me suis appuyée contre Thomas. Protecteur, possessif, il a passé son bras autour de moi. C’était rassurant, sinon, je pense que j’aurai versé, poufff, dans les pomme! Comme Pascal s’est installé à côté de moi, je n’osais pas tourner la tête pour le regarder, par contre je l’entendais parler avec Marilou. J’entendais sa voix adorée, afff, je suis toujours à milles lieux d’être guérie de lui! Caro s’était tournée vers moi pour discuter. Elle avait les yeux accrochés sur Pascal et surveillait tous ses faits et gestes. J’avais de la peine à suivre ce qui se passait autour de moi, à part pour les discussions entre Marilou et Pascal. C’était difficile avec la musique à plein tube.

Marilou lui disait devoir venir en Allemagne pour le boulot, et comptait sur lui pour lui faire visiter la ville... Arfff!

On s’est tous installé au fond du bar, à une table. Michael avait prévu et préparé pour former des couples, pour éviter que les filles et les garçons passent la soirée par petits groupes, ou que les couples restent collés ensemble et que les célibataires se retrouvent mis à part.

Ils ont tirés au sort pour savoir qui, des filles ou garçons, choisiraient leurs partenaires; c’était aux filles de choisir. Ensuite, l’ordre, et je me suis retrouvée être la dernière à choisir. Pfff.

De toute façon, je ne crois pas que j’aurai osé choisir Pascal à la place de Thomas, même si j’estimais être célibataire.

La foutue chacal a été la 1ère à choisir, et sans surprise elle a choisi Pascal, ce qui a mis Caro en larmes. Elle était en 3ème, et ne savait pas qui prendre, elle a hésité à choisir Thomas, mais je crois que je l’aurai étripée! L’empêche, je me suis sentie mal, je ne supportais pas que Pascal soit avec quelqu’un d’autre... que moi! Ahhh, je me sentais super mal, au bord de la nausée.

Insupportable la soirée au bar, alors je ne me faisais aucune illusion sur la suite en boîte. J’étais à cran!

------ Désillusions! (1) - (323) - ven.19.nov.10 ------

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322 - Résister à ses formes, ses nibards et touti quanti?

Publié le par JaneDo

Jeudi.... 18 nov. 2010

Thomas avait un match ce soir, je ne pouvais pas aller le voir jouer, j’avais peur que quelqu’un me refile son rhume. Si je devais attraper la toux, ce serait l’horreur. Après, il sortait, comme d’habitude, prendre un verre avec ses potes. Si j’avais été en forme, j’aurai probablement été le rejoindre. Quoique, depuis que Pascal n’est plus là, je n’ai plus tellement envie de sortir.

Je n’avais pas vraiment fait attention au fait que, les week-ends au chalet, c’était toujours lorsque les garçons n’avaient pas de match. Ce week-end, on allait donc au chalet, Thomas n’avait pas de match.

Vers midi, j’ai failli avoir une petite crise cardiaque en voyant le nom de Pascal apparaître sur mon natel. Tremblante, j’ai répondu presque aussitôt. J’avais peur qu’il change d’avis et raccroche!

Pascal avait appris par Caro que j’avais atterri à l’hôpital dimanche et que j'avais passé la journée aux urgences pour des problèmes respiratoires. J’avais papoté avec Caro hier, mais je ne m'attendais pas à ce qu’elle le dise à Pascal. Elle m’avait dit qu’il avait été étonné de ne pas m’avoir vu dimanche, que Thomas lui avait semblé de mauvaise humeur, que Thomas lui avait demandé s’il m’avait appelée, et lui avait posé tout un tas de questions.

Par contre, Thomas, une fois qu’il a su ce qui m’était arrivé, n’en a rien dit à Pascal.

J’aurai pu me fâcher contre Thomas pour ça, mais bon, je le comprenais. Après tout, lui avait été là pour moi, et il n’y avait pas de raison particulière qui l’obligeait à parler de moi avec Pascal.

Pascal semblait inquiet et me reprochait de n’avoir pas pensé lui dire, ou l’appeler pour m’emmener à l’hôpital ou même pour aller me récupérer. Je devais vraiment me sentir mieux, parce que je lui ai rappelé que lui non plus n’avait pas jugé utile de me dire à propos de la grossesse de Jess, par contre, il avait couru le dire à Caro. Hum, on a failli commencer à se prendre la tête, mais heureusement Pascal restait calme. Il a reconnu que j’avais en partie raison et s’est excusé.

Ça m’a un peu coupé les pattes, mais profitant de mon avantage, je lui ai avoué que je savais qu’il avait passé la nuit chez Caro. Oui, oui, je l’avais espionné! Pascal a eu une sorte de hoquet amusé;

  • Je sais que je ne risque pas de faire des bêtises, je ne risque rien avec elle. On ne peut pas en dire autant si... Enfin tu vois quoi!
  • Nooo-on? Je vois pas!
  • De toute façon, ton chéri m’a interdit de t’appeler, alors...
  • Mais, c’était après... avant ça, tu avais déjà été te réfugier dans les jupons de Caro..
  • Ah! Donc tu avoues finalement que tu sors bien avec Thomas!
  • C’est pas la question...

Bref, on tournait autour du pot, chacun bloqué dans sa vision des choses. Il n’en restait pas moins, qu’il s’était tout de même tourné vers Caro en 1er, et pas vers moi. Ça je n’arrivais pas à le lui pardonner, ni à l’oublier. J’aurai pensé, non, souhaiter être la 1ère personne à qui il en aurait parlé. Pour moi, il était clair qu’on se tourne vers celle qui compte le plus en 1er, donc elle, Caro, comptait plus pour lui que moi, alors son histoire, comme quoi il ne risquait pas de faire de bêtises s’il était avec elle, n’arrivait pas à me convaincre du tout, du tout.

Les mecs sont des imbéciles patenter, non mais, me faire croire qu’il arrivait à dormir dans le même lit, avec une fille qui lui plaisait autant que Caro, sans plus, no way. Avec toutes ses formes, ses nibards, et touti quanti, pfff, non je n’arrivais pas à avaler une couleuvre pareille! En plus, ça me faisait mourir de jalousie rien que d’en parler, de l’imaginer.

  • Si tu étais dans les parages, tu devrais le savoir, il ne s’est rien passé. Il ne se passera rien. C’est juste une amie, une bonne amie. Ca t’arrive aussi de dormir avec un bon copain sans qu’il ne se passe rien, comme avec Brian, non? Ou je dois imaginer autre chose?

Baaaahhh, là j’ai failli m’étouffer... Heum, oui, non, heu Brian, ce n’était pas pareille... Arf, j’ai préféré changer de sujet et je ne voulais plus parler de ça, ni me prendre la tête avec lui, parce que j’étais quand même contente de l’entendre.

Pascal m’a dit qu’il serait au chalet ce week-end et a voulu savoir si j’y allais aussi, si j’allais bien ou si je pensais rester sur Lausanne. Il a promis qu’on aura l’occasion de discuter durant le week-end. Les battements de mon coeur se sont un peu affolés à l’idée de le voir, le revoir, l’approcher... Glups, j’étais toujours fragile quant il s’agit de Pascal.

J’allais devoir me contrôler, travailler sur moi-même et me rappeler à tout moment qu’il s’était tourné vers Caro et pas moi. Elle était la 1ère à avoir appris la “bonne” nouvelle, elle comptait plus que moi pour lui, passait avant moi... Je devais juste me répéter tout ça, encore et encore, ça m’aiderait à rester à distance et ne pas m’attendre à un miracle, ni attendre qu’il me demande d’aller me faire pendre ailleurs.

Le soir, après avoir pourtant dit à Thomas que je ne me sentais pas en état pour sortir, j’ai eu envie d’aller le rejoindre. J’aimais être avec lui, je me sentais bien quant j’étais près de lui et ça me faisait plaisir de le retrouver. Je savais toujours où il était, il me laissait toujours des messages sur son parcours, donc je savais où retrouver mon petit homme.

C’est fou comme je me sens à l’aise avec Thomas. Apuyé au bar quant j'ai pointé le bout de mon nez, Thomas m'a acceuilli avec un grand sourire heureux. Il était avec des mecs et des nanas que je ne connaissais pas,  pourtant à aucun moment je ne me suis sentie empruntée pour me joindre à eux. Je lui ai fait la bise en dernier, parce que je ne bougerais pas de là.

Thomas est un peu bagarreur, c’est seulement maintenant que je m’en rend compte. En arrivant, j’avais salué quelques amis, et un peu plus tard, un de mes copain s’est approché pour papoter. On discutait gentiment, Thomas était à côté, je ne pensais pas qu’il faisait attention à ce qui se passait de mon côté, mais c’est là où je me trompe. Thomas, sans que je le sache a toujours gardé un oeil sur moi, et ce depuis longtemps. Il restait toujours discrètement dans les parages, même quant je sortais avec Pascal, petit à petit, je me rend compte de sa gentillesse, de sa tendre amitié qui le fait veiller sur moi sans que je le sache.

En bavardant avec mon pote, un type, sûrement un de ses pote s’est pointé, et par habitude, je lui ai fait la bise et il a essayé de m’embrasser. Le crétin, il avait dû imaginer que j’étais une de ces idiotes qu’il avait l’habitude de côtoyer ou quoi? J'avoue que ce genre de chose ne m'arrive pas souvent, j'avais dû baisser ma garde. En général, je les renifle ces abrutis à des km  Je me suis reculée précipitamment. Le plouk a voulu m’attraper par le bras pour me forcer, mais il n’en a pas eu le temps, Thomas l’a repoussé, et le plouk a atterri sur une table voisine, avant de s’écraser parterre.

Se sentant humilié, il a voulu revenir à la charge, enfin plutôt, s’en prendre à Thomas. Mauvaise idée. Thomas a évité son crochet du gauche et a attrapé son bras pour le traîner dehors, comme un videur l’aurait fait. Dehors, il le repoussait chaque fois que l’autre le chargeait. J’ai pointé mon nez dehors, pour leur dire d’arrêter et demander à Thomas de rentrer. Le plouk m'a lancé;ta gueule la pouffiasse, du coup Thomas lui a balancé son poing dans la gueule. L’autre avait l’air d’un insecte essayant de se remettre sur pied. J’avais envie de rire, mais je me suis retenue, je ne voulais pas que Thomas pense que ça m’amuse.

Les copains du plouk sont sortis, et ils ont disparus. J’étais un peu inquiète quand même, parce qu’on ne sait jamais avec ce genre de taré. Vexé d’avoir été rejeté, mis sur le carreau, ce genre de lâche pouvait très bien se cacher dans un coin pour attaquer par derrière, vu que de face il ne faisait pas le poids. S’il avait attendu, il a dû s’impatienter, parce qu’on est parti qu’env. 2h plus tard.

On a été dormir chez lui. Oui, je crois que Thomas m’aime, je l’aime aussi.

Il a voulu faire l’amour, je m’y attendais. J’aurai préféré qu’il un peu patient, qu'il attende que je sois vraiment rétablie, mais comment résister quant il plonge ses yeux marrons dans les miens et que sa bouche se transforme en caresses!

------ Résister à ses formes, ses nibards et touti quanti? - (322) - jeu.18.nov.10 ------

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321 - Convalescence

Publié le par JaneDo

Lundi à Mercredi... 15/16/17 novembre 2010 - (319/320/321)

Lundi, j’étais sur les rotules avec un mal de tête royal. J’hésitais à me jeter sur d’autres comprimés que ceux qui m’avaient été prescrits. J’avais encore des douleurs du côtés droites, mais je respirais beaucoup mieux. Je me sentais soulagée. Ma voisine du rez m’a fait quelques courses, et est passée avec Roméo, son fils qui s’est accroché à moi. Il voulait que je joue au Monopoly avec lui. Marie avait beau lui dire de me laisser tranquille, rien à faire. Marie est tellement gentille que j’ai décidé d’aller prendre un café chez elle et jouer avec Roméo.

Roméo me rappelait toutes les 5mn de respirer correctement. Ça me faisait rire, ce petit bout de 8ans qui s’inquiète. Toujours accroché à mes basques, Roméo insistait pour que je mange avec eux, Marie aussi. Elle avait fait une soupe aux légumes, exprès pour moi, c’était rempli de vitamines. Je voulais retourner chez moi, mais je n'ai pas su refuser.

Curieuse, Marie a voulu savoir à qui était la Bugatti qui était parquée devant la maison hier soir. Arf, Thomas! Déjà qu’il a une voiture ultra voyante, je lui avais pourtant dit de ne jamais parquer devant la maison, sinon toute la planète sait que j’ai une visite, surtout avec Marie qui épie tout ce qui se passe dans la maison! J’ai prétendu que c’était une visite de mon colloc. Je sais qu’elle ne m’a pas crue, parce qu’elle avait remarqué que la voiture avait passé la nuit devant.

Mardi, Brian est passé me faire un coucou. Il a profité du fait que Thomas soit au boulot. Trop chou, il est arrivé les bras chargé de bouffes. Il avait même pris du chinois. Ça c’est un de mes pêchés mignons ;)

Le soir, enfin un peu tranquille! Brian avait filé pour ne pas tomber sur Thomas, qui est d’une jalousie mortelle. Ce qu’il ne savait pas, ou ne se rappelait pas, c’est que Thomas avait l’entraînement ce soir. J’étais contente de me retrouver un peu seule, j’étais fatiguée. J’en ai profité pour dormir un peu. JD avait de la visite, une petite brunette un peu idiote, mais gentille. Elle avait de petits rires hystériques à chacune de ses blagues vaseuses, ce qui signifiait que JD lui plaisait. Il n’y avait que lui qui ne s’en rendait pas compte.

Je me demande s'il lui plairait toujours autant si elle savait qu'avant de lui sauter dessus, il pliait soigneusement ses petites affaires, pendait sa chemise, posait son pantalon en respectant les plis du repassage, etc... Hihihi! Bah, je suis mauvaise langue! Moi, je trouvais que ça avait le don de casser l'ambiance, il était un peu trop méticuleux.

Thomas a voulu passer à la maison, mais je lui ai dit que j’étais couchée et pas très en forme. En compensation, on a discuté plus d'1h au téléphone. Je l'adore même s'il est aussi collant qu'une limace ;)

Mercredi, Thomas m’a fait envoyer un énorme bouquet de roses rouges sangs avec un petit mot qui disait qu’il espérait qu’elles m’aideront à aller mieux. C’était mignon. Je savais bien qu’il espérait que j’accepterais qu’il vienne passer la soirée à la maison, ou que j’aille chez lui, mais j’ai trouvé son geste adorable. Même 1 seule rose ou un message sms aurait suffit.
Je me sentais beaucoup mieux, j’ai donc été passer la soirée chez lui.

Y a rien à faire, je craque pour les mecs gentils, je ne peux résister!

------ Convalescence - (321) - lun 15-mar 16-mer 17.nov.10 ------

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318 - Dimanche aux urgences!

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 24 nov 2010

Après les parties de cartes chez ma frangine, je suis rentrée directement chez moi après avoir averti Thomas. Je ne me sentais pas très bien, j’avais la poitrine compressée et de plus en plus de mal à respirer. Chaque appel d’air était une véritable torture, j’avais l’impression qu’on me transperçait les poumons avec un couteau.

Thomas était déçu, il a voulu faire un saut chez moi, mais j’étais fatiguée, je ne me sentais pas bien et n'avais pas le courage de voir qui que ce soit. Je ne suis pas souvent malade, mais quant je le suis, je suis la pire qu’on puisse trouver. Je lui ai promis d'appeler dès mon réveil.

Mais ça n’allait pas vraiment être possible...

Paris + une nuit entière à me geler le cul dans les buissons sous les fenêtres de Caroline, chocs, chagrins à gogo, c’était bon, mon corps a fini par lâcher! Vers 10h du matin, j’ai été réveillée par un trauma respiratoire. J’avais attrapé froid... Inflammation pulmonaire... L’horreur!

Transportée d’urgence en ambulance à l’hôpital du CHUV, entre les prises de sangs, les radios, les perfusions, les fortes doses de morphines pour calmer la douleur, le reste de la journée n’est qu’un horrible cauchemar. C’était l’enfer. Grâce à la morphine, quelques heures plus tard, la douleur foudroyante qui me transperçait les poumons à chacune de mes tentatives pour respirer, semblait s'atténuer, sans pour autant disparaître. La morphine ne suffisait pas.

Je me souviens d’un infirmier qui me demandait de ne pas bouger ma main, de piqûres à gogos, alors que je me débattais pour faire entrer au moins 1cm cube d’air dans mes poumons. C’était la panique, la douleur était insupportable. Je crois qu’ils ont essayés de m’immobiliser sans trop de succès. Ce n’est qu’après avoir réussi à m’implanter une forte dose de morphine que la douleur a commencé à baisser. Et grâce au calme de la femme médecin qui me répétait de trouver mon point de confort tout en mimant la respiration comme pour un accouchement, que je me suis calmée. Malgré la drogue, l’impression d’avoir toutes les côtes cassés et les os plantés dans les poumons subsistait, mais j’arrivais à avaler un peu plus d’air qu’à mon arrivée. C’était déjà ça! Je ne pouvais pas me laisser aller à dormir, parce que je devais me concentrer sur ma respiration. J’étais épuisée.

De temps en temps, je perdais le rythme et alors bonjour planète souffrance, et je paniquais, et me débattais comme une folle! (j’allais dire; comme une malade... glups!)

Vers les 16h, après avoir vu que tout allait bien, mise à part une grosse inflammation des parois autour du poumon, ce qui indiquait qu’effectivement, j’avais pris froid, ils ont voulu débrancher la morphine, mais 2 mn après, la douleur était revenu en force, donc ils m’ont rebranchés. Après une bonne dose de morphine, une autre série de radios et de piqûres en tous genre, pliée en deux avec mes médicaments sous le bras, je respirais comme si j’étais sur le point d’accoucher incessamment sous peu, une des infirmières m’a accompagnée vers la sortie. Je déteste les hôpitaux, j'étais soulagée de pouvoir rentrer m’allonger chez moi. Mes jours n’étaient pas en danger.

Les parois enflammés, c’est comme avoir les côtes cassées, j’en avais pour quelques semaines, voir 1 mois ou 2. Je devais faire attention pour ne pas aggraver la situation. Rien que l’idée d’avoir des irritations de la gorge et de devoir tousser, me faisait une peur bleu, parce que ça ferait un mal de chien, alors pour une fois, j’allais suivre scrupuleusement les indications du médecin. Je devais rester au calme et éviter tout effort.

Je me suis excusée auprès de Thomas par sms, de ne lui avoir donné aucune nouvelle de la journée. Parler au téléphone m’étais impossible, je devais toujours surveiller le rythme de ma respiration. D’après ce que m’avait promis le médecin, une fois à la maison au repos, avec ce qu’elle m’avait donné, la douleur devrait s’atténuer jusqu’à disparaître. Bien sûr, pour autant que je respecte scrupuleusement les heures de prises de mes comprimés. Des comprimés énormus comme des balles de billard, arrrh, mais bon, quant on a mal!!

Dès que Thomas a su ce qui se passait, ventre à terre, il s’est précipité à mon chevet.

C’est JD qui lui a ouvert. Moi j’étais dans les vapes, allongée sur le dos, à moitié sur Brian et je dormais enfin. Il y avait quelqu’un de sûr pour surveiller ma respiration Je n’avais même pas entendu la porte. En fait, je n’avais rien entendu du tout. Apparemment, après une âpre discussion, Brian a laissé sa place à Thomas. A mon réveil pour ingurgiter mes médics,  j’étais complètement dans le cirage, désorientée de voir Thomas et pas Brian. Mal à l’aise aussi, parce que Brian pouvait me voir n’importe comment et me connaissait mieux que Thomas.!

J’étais en training, des pansements partout où on m’avait piquée, et aussi encore le bracelet de l’hôpital au poignet, du sang encore sur les mains parce qu’une des intraveineuses avait sauté à l’hôpital, j’avais encore de la peine à parler et à respirer, bref, je n’étais pas dans un de mes meilleurs jours!!!

Thomas, ce solide gaillard, ce chouky d’amour s’était transformé en docteur, il a essayé de m’expliquer le pourquoi du comment, mais je n’ai rien capté. La drogue et tout le reste, j’étais naze. Thomas a été au petit soin pour moi toute la soirée, il a même dormi à la maison. C’était touchant, trop chou, ça me faisait l’aimer encore plus. J’suis vraiment une midinette à 2 balles!

Thomas m’a avoué plus tard, qu’il avait tiqué en trouvant Brian chez moi. Il n’avait pas mesuré la gravité de mon état et ce n’est que quant il m’a vu et vu les pansements et que Brian lui a raconté pour l’ambulance et tout, qu’il a réalisé que c’était plus grave que je ne l’avais dit. Thomas m’a avoué s’être laissé aller à imaginer que je n’avais pas voulu le voir, que peut-être je l’avais laissé en plan pour voir Pascal.

------ Hospitalisée d’urgence - (318) - dim.14.nov.10 ------

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317 - Jalousie mortelle

Publié le par JaneDo

Samedi... 13 novembre 2010

Je suis bien rentrée chez moi, mais c’était plus fort que moi, je voulais savoir si Pascal était rentré ou non. Je savais que je n’arriverais pas à fermer l’oeil de la nuit sinon. Alors, après avoir vérifié que Thomas était bien parti et qu’il ne se cachait pas dans un coin pour voir ce que je fabriquais, je suis partie en mission d’espionnage! Ben oui!

Thomas était rentré, mais il ne dormait pas encore. C’est moche ce que je lui faisais, mince, j’aurai dû rester avec lui...

La voiture de Pascal était là, donc il était bien rentré et n’était pas resté avec cette pouffe, qui me regardait toujours de haut. Pétasse. Ha! Je me suis sentie drôlement soulagée. Pourtant à bien regarder, il n’avait pas l’air d’être chez lui. J’ai senti mes poils se mettre au garde à vous, Pascal ne semblait pas être là. C’était à cause de tout un tas de petites choses; Jess regardait constamment par la fenêtre, et je ne voyais pas la silhouette de Pascal se profiler devant aucune des fenêtres.

Jess est montée chez son frère, et ils ont eu une discussion assez animée, puis Jess a claqué la porte et est redescendue chez Pascal. Enfin, ouais, chez elle quoi. Alors qu’ils se prenaient la tête, Thomas avait essayé de m’appeler sur mon portable. Bien sur, je ne pouvais pas lui répondre, autant poser un spot à l’endroit où je me planquais! Il m’a envoyé un message avant de descendre vers sa soeur. Cette fois, j’en étais sûr, Pascal n’était pas là!

Je ne sais pas pourquoi, ni comment, probablement une intuition ou un éclair de génie, j’ai été voir du côté de chez Caro. Pourtant, je le savais, Caro était sensé être en Allemagne, donc Pascal ne pouvait pas être là-bas, de plus, sa voiture était devant sa maison. Alors quel ne fût pas ma surprise de les trouver ensemble, chez Caro. Caroline était donc là! Mon désarroi a fait place à de la colère et à une furieuse jalousie.

Quelle chance, Pascal était avec elle! Elle avait vraiment de la chance, j’aurai voulu être dans ses pompes!

Je suis restée scotchée là, verte, à les regarder, ils ne faisaient pourtant rien de spécial. Ils étaient assis à même le sol, semblaient discuter et grignotaient en rigolant. Ils avaient l’air de bien s’amuser. J'enviais Caro à mort! De temps en temps, Caro se serrait contre lui ou lui passait les bras autour du cou et sa poitrine généreuse s’écrasait contre son bras ou son torse. J’étais verte de jalousie. Même de loin, elle semblait rayonner.

L'empêche... Comment avait-il pu me faire ça? Comment, pourquoi n'avait-il même pas tenté de m'appeler ou de me voir?

Après qu’ils aient éteint et se soient couchés, pétrifiée de froid, furax, j’ai décidé d’aller dormir chez Thomas. Pascal dormait chez Caro. J’imagine qu’ils n’allaient pas jouer au Monopoly! Je n’étais pas tranquille de ne pas savoir ce qui se passait dans la chambre de ma rivale. Il fallait que je sache, pourtant, je priais pour qu’il ne se passe rien. Donc, je suis revenue sur mes pas pour aller me planquer sous les fenêtres de sa chambre. Il fallait que je me casse de là avant qu’il ne commence à faire jour! Pourquoi est-ce que je n'arrivais pas à me détâcher de ce mec? Pourquoi est-ce que j'étais tellement accroc? Pourquoi est-ce qu'il me faisait faire des conneries pareilles et complètement perdre la tête?!

Couchés dans son lit, ils ont discutés et rigolés pendant presque 1/2h.

Pascal lui a raconté, en gros, le dîner chez ses parents. Il était soulagé de n’avoir pas eu à dire à ses parents que Jessica n’était pas enceinte et qu’elle ait été forcée de le leur annoncer elle-même. Pascal n’a pas mentionné ma présence au dîner, ça m’a un peu surprise. Apparemment, il ne voulait pas parler de moi snif.

J’ai entendu la voix adorée dire en rigolant “arrête...”, 1 ou 2 fois. Je pense que Caro avait essayé de profiter de la situation, ou bien, elle lui avait raconté une blague trop drôle :$?

Folle de douleur et de colère que Pascal se soit réfugié auprès de Caro et pas moi. Je suis partie d’un pas décidé chez Thomas, lui au moins était toujours content de me voir!

J’avais de la peine à respirer... Peut-être que j’avais pris froid de rester comme ça sous la pluie et dans le froid, ou parce que j’essayais de ne pas me laisser aller à fondre en larmes et pleurnicher comme une madeleine!!! J’aurai dû faire plus attention!!!

Thomas ne dormait toujours pas, il était heureux comme personne de me voir. Il m’avait envoyé tout un tas de messages et avait été triste de n’avoir reçu aucune réponse. De plus, j’ai cru comprendre qu’il avait pensé que j’étais avec Pascal, qui lui aussi était aux abonnés absents. Anxieux, il n’avait pas réussi à trouver le sommeil.

Pauvre chou, je l'adorais pourtant, il a toujours été adorable avec moi, patient, compréhensif, et le plus important, j'adorais faire l'amour avec lui, alors pourquoi? Encore une fois, je me suis sentie coupable d’avoir un comportement aussi débile. C’était de la faute à Pascal, il avait l’art de me faire perdre la tête.

Le samedi soir, on fêtait en famille l’anniversaire d’un de mes neveux, donc je ne pourrais rejoindre Thomas que tard dans la soirée, ou pas du tout, alors pour me faire pardonner, j’ai été le regarder jouer en début d’après-midi.

Je ne m’attendais pas à voir Pascal, pourtant j’aurai dû m’en douter. Pascal était venu avec Caro. Dire qu'il ne m'avait jamais emmené au match avec lui, j'avais trop de peine! Ca aussi j’aurai dû m’en douter. Pas de Jessica à l'horizon??? Dès qu’il m’a vue, il est venu s’asseoir à côté, laissant Caro plantée vers le banc des joueurs. Elle m’a fait un petit signe et a continué à nous épier tout du long. J’avoue que j’étais furax de savoir qu’il avait passé la nuit avec elle, et j’ai dû faire un gros effort pour ne pas lui montrer ma mauvaise humeur.

  • Tu as dit que tu n’étais pas avec Thomas, mais tu passes tout ton temps avec lui à ce que je vois!

Le culot! Et c’est lui qui ose dire ça!? Lui qui n’avait pas cherché à me voir, ou savoir ce que je faisais hier soir et qui avait été en rejoindre une autre? Lui qui avait passé une bonne soirée à s’amuser, rigoler, comme si je n’existais pas?

Je lui ai redit que je ne sortais pas avec Thomas, et avec un brin d’ironie, j'ai ajouté que, Thomas au moins m’appelait, m’invitait, et était toujours heureux de me voir et voulait me voir et que je n’avais pas de raisons de refuser ses invitations. J’ai failli lui dire qu’hier soir, lui, n’avait pas eu envi de me voir, et qu’au contraire, il s’était précipité vers Caro.

De nous voir discuter ensemble semblait perturber Thomas dans son jeu, alors Pascal a fini par descendre rejoindre Caro. A la fin du match, on s’est retrouvé vers les vestiaires à attendre la sortie des joueurs.

Thomas était un des 1er à sortir. Il était inquiet, ça se voyait. Je me demande pourquoi? Pascal et moi n’allions pas nous grimper dessus là au milieu de la foule quand même!!!

On a été prendre un verre avec l’équipe. Boudeuse, je n’ai pas adressé la parole à Pascal et j’ai soigneusement évité de regarder dans sa direction. Thomas possessif a passé son bras autour de mes épaules, je n’ai rien fait pour l’en empêcher. Pascal était drôlement silencieux, malgré les questions de ses anciens coéquipiers sur Munich, sur son nouveau boulot, etc, il répondait que vaguement et changeait illico de sujet.

Après 1/2h, on les a planté la-bas, Thomas voulait rentrer, il espérait qu’on puisse passer un peu de temps ensemble avant que je n’aille à l'anniversaire de mon neveu. Je pense aussi que c’était pour me soustraire à l’influence de Pascal.

Il savait hier soir que Pascal serait au souper chez ses parents, il n’avait pas voulu me dire où on allait de peur que je ne change d’avis. Finalement, il regrettait de m’avoir imposé cette réunion de famille. Je l’ai un peu taquiné sur son inquiétude pendant le match, j’avais bien remarqué qu’il ne nous quittait pas des yeux et n’arrivait pas à se concentrer et l’entraîneur l’avait engueulé à plusieurs reprises.

Thomas ne m’a pas redemandé si j’étais d’accord de sortir avec lui ou non, il partait du principe qu’on était ensemble, point. Ca m’arrangeait qu’il ne me pose pas la question, parce que franchement, je ne savais pas quoi lui répondre.

Je suis arrivée un peu en retard chez ma frangine, vers 21h au lieu de 20h. Ils étaient déjà en plein dans un jeu, une sorte de "Dessiner, miner, etc, c'est gagné". Il y avait Gillou, l’ex mari de ma frangine et papa de ses 3 aînés, sa copine, des copains aux garçons, des copines à mes nièces; Alizée et Fanny. Tiens! Il manquait Pochon, le meilleur ami à David! Je n’ai même pas pensé lui demander où était Pochon!

Vers 23h, les enfants ont commencés à partir pour sortir en boîte. Ma frangine avait envie de jouer aux cartes et je n’ai pas osé dire que je pensais aller retrouver un mec, alors je suis restée. J’ai vite averti Thomas. Je dois avouer qu'il me manquait, j'aurai aimé passer la soirée avec lui, en tête à tête, tous les 2 chez lui. Après avoir vu que Pascal avait préféré finir la soirée d'hier avec Caro et n'avait même pas cherché à me voir, j'avoue que je n'avais aucune envie de le voir non plus. S'il voulait me voir, il n'avait qu'à se débrouiller tout seul, je n'avais pas à me rendre disponible.

Les garçons sont partis en 1er, parce que la table était réservée jusqu’à minuit. Pas de bol, ils ont été bloqués dans l’ascensseur qui est tombé au sous-sol. Ouf, ils n’avaient rien, ils étaient déjà au rez-inférieur quant l’ascensseur a lâché. On a dû appeler les pompiers!

On a joué aux cartes jusque vers les 4h du matin... J'avais un peu mal à la poitrine, de la peine à respirer... J'ai mis ça sur le compte de la peine que je ressentais à cause de ce qui se passait avec Pascal...

------ Jalousie féroce!!! - (317) - sam.13.nov.10 ------

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316 - Il fleurte avec Marilou sous mon nez!

Publié le par JaneDo

Vendredi... 12 novembre 2010

Malgré la trahison de sa femme, Pascal n’avait pas l’intention de changer quoi que ce soit. Je me demande combien de fois idevra-t-il me le dire pour que j’en prenne bonne note!!! Il avait été un peu froid et je le lui ai fait la remarque. Pascal s’était excusé, ça lui faisait toujours bizarre mes appels; je l’appelais soit fréquemment, ou rien du tout pendant de longues périodes. Chaque fois qu’il s’habituait, je l’appelais, comme si c’était exprès.

Peut-être était-ce enfantin, mais je lui ai demandé s’il voyait souvent Caro? Pourquoi fallait-il que je m’abaisse à lui demander ça! En plus, je connaissais la réponse, alors pourquoi? Est-ce que j’espérais que la douleur de l’entendre m’aiderait? Sûrement, mais ça faisait vachement mal. Rhhhah, malgré tout, j’avais envie de l’appeler... mouais, encore...

Thomas est passé me prendre vers 20h. Il avait prévu quelque chose, je ne savais pas quoi. J’ai vite réalisé qu’on allait chez les parents, ils avaient changé la date prévu du dîner en famille. Arf, je ne voulais pas, j’ai essayé de me tirer de là, mais ça n’a servi à rien. J’avais prévu de voir Vania en début de soirée et rejoindre Thomas plus tard, j’avais dû tout annuler. Je n’allais pas me sentir à l’aise, ça allait être une soirée galère.

J’ai tout de suite remarqué la voiture à Pascal... Il avait dû quitter le travail plus tôt... De le savoir sur place me rendait les choses encore plus difficile. C’était évident que ça allait être embarrassant aussi pour Pascal. Ça allait être encore pire que je ne le pensais. Pourquoi Thomas me faisait un coup pareil? C’est l’horreur. C’était comme si j’essayais de forcer le passage pour entrer dans leur famille; on ne m’a pas accepté par cette porte, ben hop, je passe par l’autre!

Évidemment, en me voyant apparaître, le sourire accueillant de la maman a disparu instantanément. Même Pascal avait perdu son sourire. Le pauvre, il a essayé d’éviter de croiser mon regard pendant le restant de la soirée. C’était clair que ma présence dérangeait, l’ambiance était mortelle. On ne m’adressait la parole que par pure politesse. Étouffante et longue soirée...

Grâce au ciel, ce n’était pas mon cas qui était à l’honneur, mais Jess. Ils ont longuement tourné autour du pot, et je pense que c’était à cause de moi. Les parents ont voulu savoir pourquoi Jessica avait inventer un mensonge aussi monstrueux; leur faire croire qu’elle était enceinte? Nourrir l’espoir de tous pour les décevoir aussi atrocement? Jess n’a pas manqué de m’accuser et je ne pouvais pas répondre. Je ne voulais pas provoquer la dispute, j’essayais déjà d’être invisible, et ç’aurait été malvenu de me mettre à me justifier. J’ai préféré garder les yeux rivés dans mon assiette.

Thomas ne pouvait pas dire grand chose, il n’était pas concerné, mais Pascal l’a repris et a pris ses reproches sur ses épaules, en lui disant que je n’avais rien à voir là dedans, c’était lui le fautif. Si j’avais pu, je l’aurai embrassé sur place! En tous cas, Jess en a pris pour son grade! Ses parents avaient commencé à préparer l’arrivée du bébé, avait fait des arrangements pour qu’ils puissent se ré-installent à New-York, avaient des tas de projets pour eux et ils ont été très déçus d’avoir été trompés.

J’avais l’impression que le dîner avait duré des heures, j’étais super hyper soulagé d’en voir le bout!

Après ce dîner mortel, j’étais claquée, mais je n’ai rien laissé paraître, je me réjouissais de voir Pascal et j’espérais pouvoir lui parler un peu, plus tard, quant on serait en territoire neutre, à notre bar habituel. Mais, il n’est pas venu au bar.

J’avais pensé qu’il avait juste été ramener Jess... Plus tard en boîte, Pascal est arrivé bien après nous, mais il est resté à l’écart avec ses potes. Il ne regardait presque jamais dans notre direction. J’avais commencé à perdre espoir quant il s’est finalement décidé à venir s’asseoir à côté. Enfin...

On a parlé un peu, mais de rien de bien sérieux, Thomas restait planté à côté, comme un garde du corps en service.

Caro n’était pas là. Je le savais, elle m’avait appelée en début de soirée. Elle était restée en Allemagne et pensait que Pascal y serait aussi. Je n’ai pas jugé nécessaire de lui dire que je pensais que Pascal serait là, et pendant le dîner, j’ai répondu à un de ses messages, sans lui dire qu’il était effectivement ici. J’en ai profité pour me renseigner à propos d’elle, de ses relations avec elle. Je ne sais pas si c’est parce que Thomas nous écoutait, mais Pascal m’a rappelé qu’il était déjà engagé envers Jess, et qu’il n’avait de compte à rendre à personne d’autre.

Quant les slows ont commencés, Thomas m’a traînée sur la piste. J’avais refusé de danser jusque là, alors, il ne m’a pas posé la question cette fois.

On avait à peine fait quelques pas que je voyais Pascal danser avec Marilou. La jalousie m’a fichu un gros coup de chaleur. J’avais de la peine à les quitter des yeux. Pascal l’a remarqué et m’a fait un petit clin d’oeil amical de loin. Grrr, s’il pensait qu’on allait devenir pote, alors il se trompait. Je n’ai pas souri, ni répondu à son salut.

Je suis sûre que Pascal faisait exprès pour me faire enrager!

Sa manière de la regarder, son sourire, tout indiquait qu’il était en train de fleurter avec elle. J’enrageais littéralement.  Chaque fois qu'il se penchait vers elle, mon cœur s'arrêtait net. J’ai dû faire un gros gros effort pour me rappeler tout ce qu’il m’avait dit et fait ces derniers temps pour retrouver un peu de contrôle sur moi-même et garder la tête haute. Et surtout, ne pas faire honte à Thomas.

Leurs copains nous observaient surement, alors me voir les yeux rivés sur Pascal n’était certainement pas la meilleure des choses à faire, et ce serait humiliant pour Thomas.

Pascal a passé toute la soirée à fleurter avec cette pouffe, et ils sont partis ensemble assez tôt. Pour mon pauvre cœur meurtri, il aurait été préférable que je parte avant, et je ne l’aurai pas su. Après son départ, j’avoue que je n’avais qu’une envie; rentrer chez moi. Thomas m’avait proposé de dormir chez lui, mais wohhh, je me connais, j’allais surveiller ce qui se passait à l’étage en-dessous! Surveiller pour savoir s’il rentrait, et à quelle heure, etc, et s’il ne rentrait pas, j’allais fondre en larmes comme une tâche... Pas sympa pour Thomas non plus!

C’était mieux que je rentre chez moi!

------ Il fleurte avec Marilou sous mon nez! - (316) - ven.12.nov.10 ------

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315 - Oui ou Non?!?

Publié le par JaneDo

Jeudi... 11 novembre 2010

Zut, samedi Thomas devait aller manger chez les parents, et ha ha ha, il voulait que je l’accompagne... Ha! Ha! Ha! Je peux déjà imaginer la tête qu’ils vont faire!!!!! Heum, je veux pas, je ne pouvais pas y aller! Thomas devrait le comprendre, les parents à Pascal me détestent! Alors après Pascal, Thomas??? Glups, no way!

S’ils organisent un dîner, c’est que Pascal sera là... Avec Jess? Un cocktail qui rendait ma présence encore moins acceptable.

J’avais beau essayer de l’expliquer à Thomas, il ne voulait rien savoir. Pour finir, on a dû changer de sujet pour que ça ne tourne pas en dispute. Thomas pensait que je ne voulais pas l’accompagner parce que je ne voulais pas qu’on sache qu’on se voyait. Il n’avait pas tout à fait tord. J’avais donc une bonne excuse pour appeler Pascal.

Pascal est parfois d’une franchise absolument désarmante, cette dualité entre force et sensibilité me touche énormément, pour moi, c’est carrément irrésistible!

J’ai appris que Thomas lui a demandé de rester à distance, parce qu’il me faisait du mal, que s’il tenait à moi, il devait me laisser tranquille. Thomas lui a raconté à quel point j’étais effondrée à mon retour d’Allemagne, j’avais passé plusieurs jours à pleurer. Il trouvait que Pascal m’avait assez fait souffrir comme ça. Thomas lui a aussi dit qu’on était ensemble maintenant, que je commencais à être heureuse à nouveau, qu’il fallait vraiment qu’il me fiche la paix.

Ooooh, mais non, je ne suis PAS D’ACCORD MOI!

Après leur discussion, Pascal avait préféré quitter le chalet et était rentré, il m’a avoué que ça lui avait fait un coup de savoir que je m’étais déjà consolée, tourné la page, etc. Je lui ai dit que je n’étais pas avec Thomas, on se voyait, mais on n’était pas officiellement ensemble; Thomas ne m’avait rien demandé, donc j’étais célibataire!

Pascal m’a avoué être venu à Halloween dans l’espoir de me voir, même s’il ne pouvait m’approcher. Et le week-end suivant aussi. D’avoir appris que Jess n’était pas enceinte, il avait eu le fol espoir que rien n’était perdu. Mais il se faisait apparemment des idées, Thomas lui a remis les idées en place en lui rappelant qu’enceinte ou pas, il était tout de même marié et qu’il ne pouvait pas espérer ou vouloir me laisser pendu au bout d’une laisse à l’attendre!

Drôle d’image... Moi, au bout d’une laisse?

Pascal a dit qu’il avait durement accusé le coup sur le moment, mais que ça allait maintenant, il avait tourné la page. Glups, j’aurai préféré que non! D’avoir quitté le chalet pour réfléchir tranquillement chez lui lui avait fait beaucoup de bien. Il en avait marre des trahisons.

D’entendre Pascal me dire que, finalement, il n’y avait que Caro qui ne l’avait pas trahi, m’a fait comme une claque allez-retour! Il disait avoir trouvé en elle, une amie sûre, et s’était réfugié auprès de Caro, pour s’éloigner de Jess. Pascal était content qu’elle ait décidé de s’installer à Munich en fin de compte.

Je me demande s’il se rendait compte qu’il me faisait du mal en disant tout ça? Si oui? Alors il le faisait exprès? Pourquoi? Avant de raccrocher, il m’a demandé si on pouvait rester ami? Non mais franchement, il abusait non?

Mais bon, je ne pouvais pas lui lancer la pierre, il avait raison quelque part; Caro avait était la seule plus ou moins constante, moi; j’avais été lamentable. Finalement, Caroline gagnait toujours. Elle s'arrangeait toujours pour se pointer au bon moment, savait toujours être là quant il le fallait! Flûte, ça me rendait jalouse!

Je comprenais Pascal, mais à ma place, je pense que j’avais eu raison d’essayer de reprendre ma vie en main. J’avais eu beaucoup de chance d’avoir Thomas... Je ne regrettais pas!

Le coup de fils avec Pascal m’avait un peu déprimée, mais j’ai vite retrouvé le sourire, dès que j'ai vu Thomas. Il jouait ce soir, et je voulais être là. Après le match, on a été manger avec ses copains de baskets.

On était ensemble, sans être ensemble; 2 bons copains très proches. Ça lui arrivait de me prendre la main, ou de me passer le bras autour des épaules, mais rien qui sortait de l’ordinaire, parce qu’il le faisait déjà quant j’étais avec Pascal. Par contre, à la différence d’avant, je restais près de lui, me collait beaucoup plus à lui, ou enfilait ma main dans la sienne plus souvent. En fait, c’était même moi qui lui passait le bras autour de la taille.

Ce soir en rentrant, Thomas m’a officiellement demandé d’être sa moitié...

------ Oui ou Non!!! - (315) - jeu.11.nov.10 ------

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314 - Pacte MayFair

Publié le par JaneDo

Mardi, Mercredi... 09/10 nov 2010

Désolation Jane a été passer la journée avec Brian. God, je l’ai bassiné de long en large avec mes hésitations débiles; aller en Allemagne ou pas aller en Allemagne??? J’ai voulu tirer au sort, c’est tomber sur “pas aller en Allemagne”, alors j’ai recommencé jusqu’à ce que j’ai la réponse qui me convient.. mouais!

Brian a eu envi, ou il devait, je ne sais pas, mais on est parti à Paris passer 2 jours à faire la fête, et visiter. Ses amis sur Paris nous avait réservé au MayFair. Ses potes auraient préférés qu’il scouate chez eux, mais je n’y tenais pas. Je crois que Brian non plus d’ailleurs. On dirait qu’il voulait tout revoir avant de repartir pour Chicago.

Moi qui pensait que mes potes sur Lausanne étaient des fêtards, alors là je me trompais, les potes à Brian sont de vrais fêtards. Quant on ne connaît pas Paris, on a aucune idée où se passe les soirées, on ne devinerait jamais les restos incroyables cachés dans les petites ruelles, des rues banales, voir même sinistres. Sur Lausanne, on fait la fête, classiquement le week-end, avec parfois, un début de week-end le jeudi soir, mais à Paris, il n’y a pas de soir pour sortir, tous les soirs c’est la fête!!

Brian me traitait comme sa petite nana, mais il ne peut s’empêcher de suivre des yeux presque toutes les nanas qui passaient. Puisque j’étais sa copine, je lui ai fait une scène. Brian a prétendu avoir fait exprès pour voir ma réaction, je ne l’ai pas vraiment cru, mais lui non plus n’avait pas vraiment cru à ma scène.

On a conclu un Pacte... Si d’ici 5ans... Je deviendrais Mme NcNeil...

Si d’ici 5ans, on n'était avec personne de spéciale, on se marie. Voilà, plouf. Brian a noté ça sur la carte de l’Hôtel, c’est officiel comme ça. Ou, on se mettra simplement ensemble, pas besoin d’aller jusqu’au mariage selon moi, je n’avais pas vraiment envie de me marier. On a discuté et rigolé sur le sujet; il fallait décider si on allait vivre ensemble sous le même toit? Séparément? En Suisse? Aux States?

Le mardi soir, on a été à une soirée “privée” chez l’une de ses amies qui a un appart sur les toits de Paris. On avait les lumières de la villes sous les yeux, la tour Eiffel sur la droite, magnifique, mais, il faisait froid!

Et mercredi soir, c’était une autre soirée. On a dansé jusqu’au matin, ensuite on a bouclé la soirée en allant déjeuner chez son amie du mardi soir. On est rentré vers les 9h du matin. J’étais raide moi, mais pas Brian, lui non plus n’est jamais fatigué pour la bagatelle!

Thomas n'était pas content que je sois à Paris avec Brian sans rien lui dire, ou du moins, il pensait que j'aurai pu le prévenir!

------ Pacte MayFair - (314) - mer.10.nov.10 ------

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312 - Besoin de savoir

Publié le par JaneDo

Lundi... 09 nov 2010

Hier soir, après avoir mal dormi pendant approx 1h, je me suis réveillée encore plus down que down. J’’étais sur le point d’aller me réfugier chez Brian, mais en sortant de chez moi, je suis tombée nez à nez avec Thomas. Il m’avait trouvée triste et n’avait pas voulu me laisser toute seule. Il avait essayé de m’appeler,  comme je ne répondais pas, soucieux, il était venu chez moi. Prise presque la main dans le sac, j’ai prétendu que j’allais chez lui.

Thomas, adorable, est resté jusqu’à ce que je me sois endormie profondément avant de filer en douce. C’était chou, sa présence chaleureuse m’avait rassurée et j’ai finalement réussi à dormir comme un bébé, sans cauchemard.

J’étais triste que Pascal n’ait pas cherché à me parler, il aurait pu au moins essayer de me parler, mais non. Apparemment, il réservait sa conversation pour Caroline. J’ai passé la journée à chercher comment lui parler, à me demander si je ne devais pas aller à Munich pour essayer de le confronter directement. Mais, s’il ne voulait pas me parler? Je ne comprenais pas ses réactions, ni rien de sa façon d’être de tout le week-end.

Puis, je me suis rappelée que son comportement avait changé après sa disparition, après sa discussion avec Thomas en fait et je me demandais ce qui s’était passé??? Thomas lui avait-il fait des reproches à propos de Jess? L’a-t-il, comme son père, rappelé à l’ordre? Ou, il se passait autre chose que je ne voyais pas? A-t-il rencontré quelqu’un d’autre? Non, Caro serait au courant et elle me l’aurait dit, ou.... Caro? Noooon, non non, ça je ne pouvais pas le concevoir, j’aurai senti quelque chose.

En allant au souper chez ma frangine, j’avais décidé d’aller en Allemagne, en rentrant du souper, j’avais changé d’avis. Cela ressemblerait à du harcellement, et Pascal devinerait à quel point j’étais accroc et désespérée.
Par contre, j’allais lui demander s’il venait le week-end prochain, et là, je lui parlerais. Il le fallait. Je l’aimais toujours autant, et je voulais savoir s’il ressentait la même chose ou s’il m’avait rayé de sa vie!

------ Besoin de savoir - (312) - lun.08.nov.10 ------
 

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311 - Week-end Cauchemar

Publié le par JaneDo

Week-end - 6 & 7 nov 2010

Pascal n’était toujours pas là. Installée devant la cheminée, j’avais pris un air détendu et je faisais semblant de lire, parce qu’en fait, j’espérais et attendais son arrivée. 00h00, rien. 00h30, toujours personne. L’anxiété commençait à me bouffer le ventre, et s’il ne venait pas? 1h toujours rien, la déprime commençait à s’installer. Ou est-ce qu’il pouvait bien être? Et... avec qui?

Le temps passait lentement, très très lentement, la tête vide, je n’arrivais plus à lire et la folle envie de l’appeler. Au moins, je saurai s’il venait ou pas, et j’arrêterai de me ronger. Mais, j’ai juste attendu.

Vers les 2h du matin, le gros de la troupe et rentré, Pascal était avec eux. Oh, le gros coup de cœur! Ma tension a chuté dans mes grolles, mais ciel, j’étais soulagée. Jess n’était pas venue, par contre Caro avait fait le voyage en voiture avec Pascal.

On est sorti sous prétexte de fumer une clope pour discuter et être un peu seul, mais on a pas eu le temps de parler, Thomas est venu me demander si je pouvais les laisser 5mn, alors je suis retournée à l’intérieur.

Après ça, Pascal avait disparu. Je ne l’ai plus vu de la soirée. Thomas restait près de moi et me demandait sans arrêt si j’allais bien. Arf, est-ce que ce que je ressentais se voyait sur ma figure? Après 1h, j’ai essayé de le joindre, mais il ne répondait pas à son téléphone. Il l’avait peut-être oublié? Caro inquiète, a aussi essayé. Rien. J’ai demandé à Thomas s’il savait où il était passé? S’il avait une idée de l’endroit où il était allé? Thomas ne savait rien.

Je n’arrivais pas à me résoudre à aller me coucher, et franchement, j’étais inquiète. S’il y avait des problèmes, Pascal m’en aurait-il parlé? Ou à quelqu’un d’autre? S’il avait dû rentrer en Allemagne... Non, certainement pas, Jess n’était pas enceinte, alors je ne voyais pas où il avait pu aller! Et sans rien dire à personne, en plus!

Caro et moi avons fini par nous endormir au salon, assommée de fatigue. Vers les 8h du matin, j’ai ouvert un oeil en sursaut, Caro dormait, alors je l’ai réveillée. On a été faire une petite vérification dans la chambre à Pascal. Il n’était pas là, son lit n’était pas défait et ses affaires n’étaient pas là. Caro lui a envoyé un message, et on a décidé d’aller se coucher.

Caro m’avait demandé si elle pouvait partager ma chambre, j’avais accepté. Thomas dormait, allongé tout habillé, en travers de mon lit. Je m’y attendais un peu, c’est pour ça que j’avais dit oui à Caro, parce que je ne voulais pas de confrontation, et surtout parce que je me sentais un peu coupable vis-à-vis de lui. Il a sursauté et s’est réveillé quant on est entré dans la chambre. La présence de Caro m’a sauvée de l’embarras, et Thomas est parti dormir dans sa chambre. Il a prétendu s’inquiéter, c’est pour ça qu’il m’avait attendu. Mais je crois que c’était pour savoir si j’arriverai avec Pascal ou si je dormais ailleurs!!

Ni moi, ni Caro n'avons bien dormi. Toutes les heures, ou les 2 heures, on se réveillait, parfois, on allait vite vérifier si Pascal était rentré. Mais non, Pascal n’était toujours pas revenu.

Hum, maintenant, avec le recul, je me demande pourquoi je ne m’étais pas demandée pourquoi Thomas s’inquiétait pour moi et non pour Pascal, parce qu’après tout, c’est lui qui avait disparu!!

Le matin, vers midi, la tête dans le cul, on est descendue. Il y avait quelques retardataires qui déjeunaient, alors que d’autres dînaient juste à côté. Moi, sans café, je ne sers à rien, je n’arrive pas à désserrer les dents. Je n’osais pas demander à Thomas s’il avait des nouvelles de Pascal, alors, c’est Caro qui lui poserait la question. Thomas ne savait pas où il était, mais il était sûr qu’il allait bien.

Il avait raison, Pascal est rentré en début de soirée...

La tête vide, incapable de penser à autre chose que Pascal, j’ai passé la journée au chalet. Je n’avais pas envie de sortir, mais plutôt de rester au coin du feu à lire, ou disons plutôt, à essayer de m’occuper en attendant de le voir apparaître.

Pascal est arrivé vers les 20h. Il n’a donné aucune explication sur son absence, et ébauchait un semblant de sourire à ceux qui lui posaient la question. Je n’ai pas osé lui demander. J’étais contente qu’il soit là, et j’ai espéré toute la soirée qu’il trouverait le moyen qu’on puisse discuter un peu seul à seul, mais il n’a fait aucune tentative.

Pascal restait avec le groupe, et quant il s’éloignait de temps à autre, il était toujours accompagné, donc, impossible de discuter. Ce n’est que le lendemain que j’ai réalisé, qu’en fait, il était sympa, sans plus, et qu’il avait évité tout le week-end de se retrouver seul avec moi. J’ai essayé 1 fois de demander à lui parler, mais il a juste dit; “plus tard”, mais le plus tard ne s'est jamais présenté et je n’ai pas osé réitérer ma demande.

Le samedi soir, j’avais pensé passer à sa chambre, mais il n’était pas dans sa chambre. Complètement histérique, je n’ai pas résisté à passer voir s’il n’était pas avec Caro. Même pas. Je pense que Caro, elle aussi, se torturait la tête pour savoir où Pascal passerait la nuit, donc, on est resté ensemble.

Je l’ai revu le lendemain matin, dimanche après le déjeuner. Tôt le matin, Pascal était sorti avec Paul et Julien et ils sont rentré vers le milieu de l’après-midi.

Enfin, j’ai pu m’approcher de lui... Il était au salon à discuter avec 2 potes, et pour une fois, j’ai pris mon courage à 2 mains pour aller vers lui. Je me suis assise à côté de lui. Caro était appuyée au dos du canapé derrière lui et participait à la discussion. Moi, je n’arrive jamais à entrer dans les discussions, et j’envie à Caro cette qualité. Je me sentais toujours hyper coincée pour approcher Pascal, je n’ose jamais me laisser aller, ni à être naturelle.

On a échangé que quelques mots, rien de spécial, il y avait trop de monde autour. J’espérais pouvoir lui parler plus que ça, mais je n’en ai pas eu le temps. 1h plus tard, lui et Caro reprenait la route.

J’étais anéantie, déprimée, au bord des larmes... Il n’avait pas cherché à me parler, ni à se rapprocher, ni même me toucher. J’étais même plus que déprimée, je ne savais pas quoi faire. J’avais mal partout et la tête avec. Je suis tombée dans une sorte de mutisme, qui m’évitait de fondre en larmes.

Il m’avait fait la bise, comme à toutes les filles, salué ses copains, embarqué les affaires à Caro... Et ils sont partis...

Désemparée, j’ai regardé la voiture s’éloigner à 2 doigts de lui crier de revenir. Gentiment, Thomas m’a pris la main. C’est à peu près à ce moment là que j’ai réalisé que Thomas avait été presque tout le temps à mes côté, mais que je l’avais complètement zappé, ibnobulé par Pascal.

J’étais dans une espèce d’état comateux, je ne parlais pas, ne souriait pas, n’écoutais rien; j’étais larguée! Je n’arrivais même pas à pleurer, ou peut-être était-ce parce que je n’étais pas seule, j’étais amorphe! Je n’attendais qu’une chose; rentrer chez moi. Je n’avais même pas l’envie d’appeler Pascal, Caro était avec lui et je ne voulais pas me payer la honte de l’emmerder, ou pire, me mettre à pleurer ou à le supplier...

Ce week-end avait été le pire week-end de ma vie, un vrai cauchemar, je me sentais détruite, cassée, épuisée. Sans avoir même la force de pleurer, je me suis effondrée sur mon lit, et je me suis endormie presque immédiatement.

------ W-E de cauchemar - (311) - dim.07.nov.10 ------

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