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274 - Accroc à lui

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 01 octobre 2010

On a passé la journée en binôme, on ne voulait voir personne. Pourtant, le soir, on a décidé quand même de se forcer à sortir prendre un verre avec tous ses potes; Thomas avait organisé une Garden Party chez eux, donc même si on ne voulait pas, on avait pas trop le choix!!!

Je dois avouer qu’on avait pas trop le moral... On avait envi d'être seul!

Pascal m’a tenu la main toute la soirée, ne me laissant pas m’éloigner d’un pouce. Ce soir, je n’arrivais pas à ouvrir la bouche, j’avais peur de fondre en larmes à chaque mot. Pascal me couvait des yeux, m’entourait de ses bras, me couvrait de petits bisous tout le temps. J’en avais autant à son service. J’étais collante comme une limace, en fait, on était 2 grosses limaces.

On avait fait l’effort ce soir, parce qu’il était clair que samedi, on ne voulait rester que les 2, pas question de voir qui que ce soit. Rhhha, je ne veux pas qu’il parte... Je ne veux pas et je ne peux rien y faire... Je crois que je suis toujours aussi amoureuse de Pascal, comme au 1er jour, non pire, plus un peu plus chaque jour. Je crois que mon cœur va s'arrêter!

Je n'ai jamais aimé quelqu'un aussi fort, aussi désespérément jusqu'à finir par me perdre... Je crois que je ne comprend pas pourquoi ça ne se tasse pas avec le temps, que je sois plus blasée que ça! Au contraire, ça va en augmentant, c'est de la folie furieuse!!!!

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------ Accrochée à lui - (274) - ven.01.oct.10 ------

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273 - Ne pars pas... reste...

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 30 sept 2010

Je crois qu’on commençait à réaliser que c’était nos derniers, derniers jours ensemble. Je crois que Pascal était aussi triste que moi, et que lui aussi faisait semblant d’avoir le moral. Mais c’est vrai qu’on ressentait le besoin de rester collé aux pattes l’un de l’autre. Ciel, qu’est-ce qu’il allait me manquer...

On était 2 grosses larves s’accrochant l’un à l’autre, se couvrant de mots d’amour, cherchant le réconfort auprès l’un de l’autre. C’était tendre aussi et tellement agréable malgré la tristesse de savoir qu’on vivait nos dernières heures ensemble, avant une très longue et peut-être définitive séparation. Non, on savait tous les 2 que c’était définitif, que c’était fini et je crois que c’est ce qui me faisait le plus mal.

Je ne veux pas le voir partir, je ne veux pas... C’était dur de continuer à garder le sourire, j’ai fini par fondre en larmes et je lui ai raconté toutes mes peurs, ma détresse, le gros vide que je ressentais déjà. C’était ridicule, l’image de Caro en larmes hier soir m’a traversé la tête et j’ai essayé de me reprendre. Pascal me consolait et faisait écho à ma détresse, il ne voulait pas qu’on se sépare non plus et l’avenir lui foutait le trac.

Une fois de plus, je lui ai avoué que je ne voulais plus le partager avec personne, même pas avec sa femme. Je crois que ça le rassurait de me voir si amoureuse, si désespérée de le voir partir, de me sentir m’accrocher désespérément à lui et il a tout tenté pour me remonter le moral.

D’un côté, autant qu’il soit au loin... mais la pensée de Caro à Munich, avec Pascal me fichait un cafard monstre!

Penser que Caro sera si près de lui, si proche, l’imaginer en train de se balader main dans la main avec lui... Je me meurs. Je ne voulais plus y penser, ça me rendait folle furieuse. J’avais la stupide envie de lui interdire de la voir, mais ce serait débile; s’il la voit, ça me ferait encore plus mal. Alors autant ne rien demander.

Je me suis même laissé aller à lui demander de ne pas partir... Ça l’a fait sourire, il m’a demandé si je n’aurai pas voulu lui demander ça un peu plus tôt au lieu d’attendre la dernière minute, par exemple dès que je l’ai!?!

Le soir, on aurait pu aller boire un verre avec ses potes, mais Pascal n’en avait aucune envie. Je lui ai rappelé que c’était aussi les dernières fois, avant longtemps, qu’il verrait ses copains, mais Pascal n’avait pas envi de bouger de la maison. Par contre, on est sorti manger, et nos pas nous ont automatiquement conduit à notre petit coin au bord du lac. On a eu envi de re-visiter notre petit coin secret, l'endroit où l'on se cachait pour passer un moment ensemble. On était drôlement nostalgique...

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------ Ne pars pas, reste... - (273) - jeu.30.sep.10 ------

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272 - L'angoisse me ronge les tripes

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 29 sept 2010

On est arrivé chez lui en milieu d’après-midi. On était plutôt fatigué. Il y a eu des moment pendant le trajet où l’on a été chacun plongé dans nos pensées, on a tout fait pour qu’il n’y en ait pas trop. Les jours passaient bien trop vite, on était déjà mercredi. Je crois que l’angoisse commencait à me ronger les tripes.

En fin d’après-midi, après le boulot, Thomas avait réuni quelques copains chez lui et on est monté manger avec eux. Moi, je ne mangeais pas, j’étais invitée à manger chez ma soeur.

Thomas me regardait un peu de travers. Je pense qu’il n’approuvait pas la facilité avec laquelle je tombais dans le bras de Pascal dès qu’il me siflait. Il savait que je l’avais suivi en Allemagne. Thomas n’avait pas besoin de me rappeler que j’allais mordre la poussière dans moins d’1 semaine. Caro était là aussi, elle était au bout du rouleau a fait une petite scène à Pascal en pleurant, et ça, devant tout le monde. La honte. Ca avait l’air de beaucoup amuser Marilou.

C’était hyper gênant, je me suis sentie enbarrassée pour elle. Pascal l’a fait sortir pour discuter avec elle et la consoler, ensuite, j’ai été lui parler. Je me suis rendue compte que, comme moi, elle souffrait de son départ pour l’Allemagne, l’idée de ne pas pouvoir le voir la faisait couler au fond du gouffre. Elle avait peur que ces 3 mois ne le change et le rapproche de sa femme.

J’avais de la peine pour elle, mais je ne pouvais rien faire. Egoïstement, je le voulais à moi toute seule.

Pascal a décidé de la raccompagner chez elle. Il a promis de ne pas faire long. Je l’ai attendu chez lui, et les minutes m’ont semblés être des heures. Je n’ai pas osé aller voir ce qui se passait de peur de me retrouver nez à nez avec lui. C’aurait été gênant. J’ai même failli rentrer tout simplement... mais là aussi, non... Louper des moments avec lui à cause de Caro ou de mon impatience...

J’ai attendu en zappant nerveusement la télé. Je ne sais même pas ce qui passait à la télé, ma tête était trop en ébulition pour que je puisse capter quoi que ce soit. J’étais verte, Caro était en train de grignoter de précieuses minutes sur le peu de temps que Pascal passait encore en Suisse. Je me suis retrouvée en larmes. Je ne sais pas si c’était la rage ou la peine. J’avais les yeux tous rouges et je n’ai pas réussi à faire cesser le ruisellement à son retour. Minable, je me suis sentie minable. Il a essuyé mes larmes avec de petits bisous. Il est tellement doux, tellement choux.

  • Hééé Babe? C’est quoi ça? Tu ne crois quand même pas que j’allais lui sauter dessus, alors que tu étais à quelques pas en train de m’attendre, non? J’ai autre chose sur le coeur en ce moment et c’est sûrement pas des galipettes avec Caro... Allé, fais moi un petit sourire... De toute façon, je n’ai que ma petite femme dans la tête en ce moment...
  • Laquelle?

Pascal a éclaté de rire. J’avais essayé de masquer ma gêne en faisant un brin d’humour. A son contact, sous une pluie de tendresses et de bisous, j’ai très vite oublié mon gros chagrin.

Puis, j’ai dû partir chez ma soeur sur les chapeaux de roues. Alors, faisait preuve de bonne volonté, j’ai dit à Pascal qu’il pouvait en profiter pour remonter le moral à Caro. Pascal n’a rien dit, il pensait que ce n’était pas nécessaire et que ça risquait de juste tout compliquer. Je savais qu’elle devait être mal, alors je l’ai appelée pour lui dire que Pascal était seul à la maison, ou peut-être à l’étage chez Thomas, que moi j’avais un souper et que je ne serais pas de retour avant 2 à 3h. Je savais que Caro saurait en profiter.

Je suis bien sûr arrivée en retard chez ma frangine... J’ai fait mon possible pour avoir l’air enjouée et calme. Après le repas et une fois que la télé avait fini ses prises, j’ai détallé comme une fusée. Ces émissions sont toujours dictées, la responsable  de l'émission avait une idée derrière la tête et a passé son temps a essayé de nous mettre les mots dans la bouche. Ma frangine allait encore s’attirer les jalousies de certaines copines et rivales...

Caro était encore à la maison. C’est drôle mais, j’ai tout de suite remarqué que Pascal se tenait à distance pour ne pas laisser à Caro l’occasion de se pendre à son cou. J’ai bien senti qu’elle n’avait pas vraiment envie de partir, et comme aucun de nous 3 ne travaillons le lendemain, elle pouvait bien rester encore un peu.

Ca ne me dérangeait pas, parce que je l'avais trouvée discrète ces derniers temps, elle n'avait pas été trop dans mes pattes. J'aurai dû me rappeler que Caroline avait plus d'1 tour dans son sac.

En fait, Caro avait été très occupée à chercher du boulot... Elle avait fini par se secouer et peu à peu sortir de sa grosse déprime parce qu'elle avait une idée derrière la tête... Se trouver un travail... à Munich! Ca m'a fait comme une décharge électrique. Morte de jalousie, je n'ai pas fait de remarques. Donc, c'était pour ça qu'elle ne lui avait pas trop collé au cul... Jeeez!

Pascal lui a immédiatement dit de ne pas faire ça. Si c'était pour lui, ça n'en valait pas la peine, il avait décidé de tout faire pour sauver son couple. Glups, ça aussi ça m'a scié les pattes. Donc, il avait l'intention de recréer un véritable couple avec sa femme!!! Pascal a rajouté qu'il avait bien l'intention de couper les ponts avec son passé... Ce qui voulait dire avec moi aussi...

Mais Caro n'en avait cure. Il pouvait toujours essayé, elle, elle avait l'intention de le rejoindre sur place. J'ai serré les poings dans ma poche. Motus et bouche cousus, je n'avais pas l'intention de me laisser abattre, je voulais profiter des moments que j'étais avec lui et surtout, je n'allais pas me mettre à péter un câble devant Caro. Quant je pense que j'ai eu pitié d'elle!!!!

Lumière tamisée, petit feu dans la cheminée, on s’était étallé sur le canapé et on a bavardé tranquillement en sirotant nos drinks. Caro avait la mine triste mais soulagée, ou contente. Bien sûr, elle avait peur qu’à tout moment, on la fiche à la porte, ça se sentait. Puis vers les minuit, Pascal a déclaré qu’il était fatigué et qu’il était temps de se rentrer. Pour éviter qu’elle ne traîne encore, il a décidé de la raccompagné un bout.

5mn après, Pascal était déjà de retour. Allongée devant la cheminée à compter les minutes, je regardais danser les flammes. Pascal m’a soulevée dans ses bras solides et musclées comme un fétu de paille pour m'emporter dans la chambre... Il était l'heure d'aller se coucher!!! Ohhh, son petit sourire coquin, arfff, il est vraiment trop sexy...  Inutile de lui demander ce qu’il voulait...

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------ L’angoisse me ronge les tripes - (272) - mer.29.sep.10 ------

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271 - Le toucher, le toucher encore...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 28 sept 2010

On a passé une partie de la journée à flâner dans les rues de Munich, à manger sur le pouce, à faire les magasins. On a acheté des trucs pour son appart. Je tenais à lui offrir quelques petits trucs qui lui ferait penser à moi, comme des draps de lits autre que ceux de l’hôtel, quelques bibelots comme des bougeoires, etc. Pascal m’avait offert un pull, j’ai trouvé amusant qu’il ait le même, comme ça, même séparé par des centaines de kilomètres, on avait quelque chose qui nous reliait.

Pascal m’a montré où se trouvait son boulot. Il aurait voulu me montrer son bureau, mais par respect pour Jess, je ne pensais pas que ce soit une bonne idée qu’il se pointe avec une autre femme! Pendant notre promenade en direction de son boulot, j’ai senti qu’il m’avait serré la main un peu plus fort, juste une petite seconde. Alors je lui ai demandé ce qui se passait, ce qu’il avait, mais Pascal a prétendu que tout allait bien.

  • Chou? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce que tu as?
  • Rien Babe, ça va. C'était juste pour me rassurer, j’avais juste envie de sentir ta main.

Je savais que ce n’était pas ça, mais si je ne dramatisais pas, il ne parlerait pas. Alors, j'ai dramatisé à fond, lui sortant tout ce qu'il fallait pour l'obliger à m'expliquer.

  • Menteur... Est-ce que c’est moi? Tu t’ennuie? Tu regrette que je sois venue? Est-ce que j’ai dit ou fait quelque chose?
  • Afff, non... Je me suis juste rappelé que... de la semaine prochaine. Juste un rappel de la réalité... Que je n’allais bientôt plus avoir l’occasion de me balader avec toi comme ça...

Pascal ne voulait pas en parler parce qu’il ne voulait pas montrer son désarroi, mais aussi parce qu’il ne voulait pas me flinguer le moral.

Munich est une superbe ville et j’ai adoré nos balades dans les rues de la cité. Je ne sais pas si je trouvais cette ville si belle parce qu’elle était ou si c’était seulement parce que je la visitais avec Pascal. D’habitude, je n’aime pas les balades dans les rues, sans but, je trouve ça rasant, mais bizarrement, cela m’avait vraiment plu. Peut-être parce que je voulais pouvoir l’imaginer dans cette ville que j’avais appris à connaître à ses côtés?

Après avoir mangé un petit truc, on est rentré à l’hôtel. On a passé le reste de l’après-midi à l’hôtel à faire l’amour jusqu’à épuisement. Mon coeur bat si fort, je crois que mon cerveau avait rétréci, parce que je ne pensais qu’à ça; le toucher et le toucher encore! L’enregistrer, prendre son empreinte... On est ressorti manger, au lieu de commander dans la chambre ou de se faire à manger question de mettre le nez dehors. C’était la petite balade de la soirée; allez au resto et retour à l’hôtel.

Petit surssaut; est-ce qu’il ne voulait pas commander dans la chambre parce qu’il voulait cacher ma présence? Pendant quelques secondes cette idée m'a torturée, puis je me suis rendue compte qu’après tout, si c’était le cas, ce n’était que normal.

On a prévu notre retour pour demain, en début d’après-midi. En attendant, on s’est larvé dans la chambre, collé l’un à l’autre. à regarder la télé au lit... En fait, difficile de regarder la télé vraiment... Petite bagarre de coussins pour finir par se sauter dessus, refaire le lit pour éliminer les chips qui avaient fini écrabouillés sur la couverture.

Depuis le balcon de sa chambre, adossée à lui, on a admiré les lumières de la ville qui s’étendaient à nos pieds. J’étais bien, entourée de ses bras, je me sentais en sécurité, aimée.

J’ai eu une petit attaque de cafard; c’était sans doute l’unique et dernière fois que je mettais les pieds en Allemagne, à Munich et dans cette chambre. Ce paysage là, c’est Jess qui l’admirera, tendrement enfermée dans ses bras dans pas longtemps. Je l’enviais à mort... Merde, j’avais vraiment l’art de me fiche le cafard moi!

Ses petits bisous dans la nuque et ses mains caressantes ont réveillés mes sens et réussi à me faire un peu oublié le gros cafard qui tentait de me submerger. Aïe, mardi prochain, il sera ici, et moi là-bas, si loin de lui... Non et non, je n’allais pas laisser quoi que ce soit gâcher ces quelques jours de bonheur ensemble.

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------ Le toucher encore et encore... - (271) - mar.28.sep.10 ------

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270 - Escapade en Bavière

Publié le par JaneDo

Lundi..... 27 sept 2010

J’avais raison, Pascal commençait à ressentir la pression de son prochain départ, ça le déprimait, il a finalement réussi à en parler. Pascal savait très bien que moi aussi, alors il préférait faire semblant que ça allait pour ne pas me flinguer le moral. me l’a dit. Il ne voulait pas partir, il ne voulait pas aller travailler en Allemagne et il ne voulait pas avoir Jess sur le dos; sa grossesse lui cassait le moral et lui faisait peur. Il ne se sentait pas près à devenir père. Il avait bien entendu envi d’avoir des enfants, mais avec une femme qu’il aime, et certainement pas avec Jess. On avait tous deux soigneusement évité le sujet.

Il a voulu savoir si j’étais sérieuse quant je lui ai dit que ce serait fini quant il partira. Évidemment que oui. Je ne me voyais pas languir à attendre un mec qui allait avoir un enfant. De plus, je le connaissais assez pour savoir qu’il serait perturbé, qu’il voudrait faire ce qu’il faut.

Si j’avais le malheur de lui dire que je l’attendrais, je ne serais qu’une épine dans son pied, parce qu’il serait torturé à ne pas vouloir me décevoir, ni décevoir Jess. Donc, le plus simple était que je me retire du jeu. Je ne voulais pas qu’il ait l’impression d’avoir des obligations envers moi, mais je lui ai dit que ça ne changeait pas le fait que je l’aime, et que quoi qu’il arrive, je continuerais sans doute à l’aimer très très longtemps.

Comme si rien n’avait changé, je voulais aller prendre le café avec ma sœur, mais j’ai préféré lui téléphoner. Je l’ai averti que je ne pourrais pas venir le soir, pour le dîner familial. Ça tombait bien, c’était annulé et reporté à mercredi. J’avais envie de lui dire que je ne pourrais pas mercredi non plus, mais elle aurait sûrement cherché à savoir pourquoi, alors je n’ai rien dit.

J’avais pris un café avec mon petit cœur avant de filer. Je savais qu’il serait assez occupé, parce qu’il avait encore des tas de choses à régler avant son départ. En fin de matinée, une entreprise de déménagement passait chercher des affaires à livrer à son hôtel à Munich, et il devait encore faire le tri de ce qu’il voulait prendre. Et moi, je voulais me rattraper sur mon capital sommeil, et préparer mes affaires.

Pascal avait prévu de partir dans l’après-midi, et avait réussi à me convaincre de l’accompagner. Et en fait, je commençais à m’en réjouir. C’était comme une petite escapade en amoureux, comme de petites vacances. Mouais, je me réjouissais. Rien que lui et moi pendant 24h, trop cool.

En début de soirée, on est arrivé en Bavière. Les lumières du soir baignaient la ville dans un halo romantique. Je me sentais toute excitée. Pascal était amusé. Après tout le cirque que j’avais fait pour partir en vacances avec lui, là, j’avais presque immédiatement accepté.

Ses affaires avaient déjà été livré dans sa suite, on a été se changer pour sortir manger. On était pas pressé, et envi de se balader un peu. Enfin, surtout moi. On pouvait se balader main dans la main, sans risquer de tomber sur quelqu’un qu’on connaissait. Je me sentais vraiment en vacances. C’était l’occasion de faire un peu de repérage, connaître les petits endroits sympa, les boutiques, etc. J’avais l’impression d’avoir les joues toutes rouges, enthousiasmée par notre balade et par le plaisir d’être avec lui.

Pascal avait le sourire scotché, il semblait heureux, alors je crois que ça me rendait heureuse aussi. Après avoir mangé, on a encore été se balader. On a traîné longtemps dans les rues de Munich. Je trouvais que ça ressemblais beaucoup à Lausanne ou Genève, sauf que tout le monde parlait allemand. Pascal se débrouille un peu en allemand (sourire), il a un charmant petit accent. Difficile de ne pas deviner qu’il est américain.

J’ai évité les boutiques cette fois, parce que Pascal avait la fâcheuse habitude de me gâter en m’achetant tout ce qui fait briller mes yeux, et pourtant, je mets toujours les mêmes fringues. J'aime mes vieilleries, alors c’était du gâchis. Je ne suis pas très dépensière et je n’aime pas essayer les vêtements, ça me donne chaud. Et je déteste que quelqu’un soit en train de m’attendre. Je n’achète pratiquement jamais rien quant je suis avec quelqu'un, j’aime faire mes achats seule.

J’avais envie d’aller danser... Bizarre... Mais, j’avais envie de danser avec mon petit cœur, envie qu’on aille faire les fous quelque part; se péter la tronche quoi! Alors on a été danser, mais avant ça, on a pris un verre dans un chouette petit pub. Pascal était surpris de voir à quel point ça me faisait plaisir d’être à Munich. Je lui ai dit que ce n’étais pas seulement d’être là, mais surtout avec lui.

Petit ombre au tableau... le regard des filles sur lui... ça me foutait déjà les boules!

Il n’aura aucune peine à se faire des amis sur place, et même... me remplacer??? Les allemandes sont beaucoup plus agressives que les filles en Suisse en tous cas!!! Elles ne se gênent pas pour lancer des œillades, offrir des verres, même si le type est accompagné... Mais bon, rien n’allait gâcher ma 1ère soirée en Allemagne avec mon pti chou. Rien.

On est rentré en taxi vers les 2h du matin... Ahhh, la chaleur de son corps, sa peau, ses baisers... Affff, il me faisait frémir de la tête au pieds... Encore... encore... Pourquoi on était pas rentré plus tôt déjà???

Hum! J’adore Munich, j’adore la Bavière, j’adore... Pascal... Je voudrais le croquer à tout heure du jour comme de la nuit!

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------ Escapade en Bavière - (270) - lun.27.sep.10 ------

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276 - En route pr l'Allemagne

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 03 oct 2010

Je ne peux pas me résoudre à le laisser partir. On arrivait pas à se séparer. Demain matin, il commence à son nouveau boulot, dans un autre pays, et c’est trop loin de moi. L’imaginer tout seul sur les routes, trop dur, alors à la dernière minute, j’ai décidé de l’accompagner.

Disons qu’hier, j’avais préparé à tout hasard quelques affaires, au cas où je me décidais au dernier moment de ne pas le laisser voyager seul. Là, on est sur les routes, toujours dans nos frontières, alors j’en profite pour vite poster ça... Bientôt on sera sur les routes allemande...

Ce n’est pas évident d’écrire avec ce petit écran de natel, alors voilà ;)

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------ En route pr l'Allemagne - (276) - dim.03.oct.10 ------

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269 - Mon homme à moi

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 26 sept 2010

Arrrh, dormir dans ses bras, c’est vraiment le rêve. Je me sens en sécurité, aimée, même endormi, il me couvre de câlins même quant il dort, me tient collée à lui, et ce qui me fait toujours frémir de plaisir, ce sont les petits bisous qu’il me fait en dormant. Je l’aime de plus en plus, encore plus qu’hier, et carrément moins que demain. L’attirance fatale que j’éprouve pour lui ne s’estompe pas, je pensais qu’avec le temps, mais même pas. Je n’arrive pas à m’éloigner de lui, ni à cesser de l’aimer.

Caro est venu sonner, ainsi que quelques copains, mais on a ouvert à personne. C’était déjà assez tôt de les voir dimanche soir.

Petit changement de programme en cours de journée, Pascal et Thomas devaient manger avec les parents, donc Thomas ne pouvait faire la soirée chez lui. On ne l'a su que le soir. Pascal a cru que la soirée tombait à l’eau, ben pas du tout.

Comme Pascal et Thomas allaient manger chez les parents, Paul et Julien organisaient la soirée, et ça s’est transformé en une soirée entre mecs.

Les sous qu’ils avaient réunis avec les jeux de la soirée d’hier payaient largement le resto et les verres de leur soirée. Je savais qu’ils ne sortiraient pas dans les bars habituels pour éviter les filles. Les rats. Pascal n’était pas emballé, il voulait m’appeler pour que j’aille le rejoindre, ce qui me gênait, je ne voulais pas être la seule fille. Je l’attendrais à la maison. Je suis sûre que tout se passerait bien et que je ne lui manquerais pas tant que ça, surtout s’il sait qu’il me retrouvera en rentrant.

Thomas m’a dit que ça ne s’était pas très bien passé avec les parents, son père était furax étant au courant des frasques de son fils. Il reprochait à Pascal de ne pas être responsable et surtout de manquer de discrétion. Il lui a rappelé qu’il allait bientôt être père et qu’il ne pouvait pas continuer à faire n’importe quoi. Sa mère a essayé de calmer les choses et a réussi à faire en sorte qu’ils ne passent pas tout le dîner à se prendre le chou. Une petite discussion en tête à tête avec son père et tout semblait s’être arrangé.

Caro m’a suppliée de la laisser passer la soirée avec nous. Je savais ce qu’elle voulait dire; elle voulait rentrer avec nous et dormir chez Pascal. Mais désolée ma belle, je me sentais plutôt égoïste ces temps et je n’avais aucune envie de supporter sa présence, même si j’avais de la peine pour elle. Je le voulais tout à moi.

Vers 23h, j’ai été rejoindre Pascal et tant pis pour tout le reste. J’étais triste et j’ai avalé 2 verres à la suite pour tuer le cafard qui commençait à m’étouffer. J’adore être avec lui, si seulement il était célibataire!

Je ne sais pas ce qui s’était passé dans le bureau avec son père, mais Pascal se comportait comme si Jess n’existait pas. On a passé la soirée collé-collé, main dans la main, comme n’importe quel couple d’amoureux. J’avais presque oublié tout le reste. Jess ou pas Jess, quoi qu'on en dise, c'est mon homme!

J’aime danser avec lui, Pascal danse super bien, et danser enfermé dans ses bras, miam miam.

Hummm, j’ai passé une super soirée, j’ai même oublié la présence des autres, oublié Jess, oublié bébé, les potes, Caro et tout le reste.

Pascal a été adorable, tout amoureux, il ne me laissait pas m’éloigner de lui, et m’a tenu par la main presque tout le reste de la soirée, dès le moment où je l’ai rejoins. N’empêche, Pascal parlait avec tout le monde, pourtant, on se serait cru seul au monde. On a beaucoup dansé, beaucoup ri aussi. Je l’adore.

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------ C'est mon homme à moi - (269) - dim.26.sep.10 ------

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268 - Pas touche à mon homme!

Publié le par JaneDo

Samedi..... 25 sept 2010

Samedi après-midi, il faisait moche, les garçons avaient prévu de faire une partie de Baseball, mais il faisait moche, alors ça tombait à l’eau. Tant mieux, je ne pouvais pas y participer, j’avais promis d’aller faire de la peinture avec mon papa, et ça me mettait à cran de ne pas pouvoir passer chaque moment avec Pascal.

9h du matin, j’étais donc chez mon paps et on a travaillé jusque vers 15h, ensuite je suis rentrée me changer. Pascal avait essayé de m’appeler, n’ayant pas réussi à me joindre il m’a envoyé un message pour me dire qu’il allait voir le match de foot d’un copain. Il aurait aimé que j’aille le rejoindre, j’étais un peu intimidée de me retrouver au bord d’un terrain inconnu, ça me rend complètement aveugle. Mais bon, je pense que je repairerais immédiatement la silhouette de Pascal, et j’avais envie d’être avec lui, alors après m’être rapidement changée, j’ai filé.

En effet, j’ai immédiatement repéré Pascal, Thomas et Michael.

Hum, j’ai toujours des frissons quant je le vois, aïe-aïe-aïe, je me demande quant ça allait passer ça! Il m’avait vue et il est venu à ma rencontre. Il a pris mes mains pour les bisouter avant de m’embrasser sans aucune gêne. Encore ces petits frissons de la tête aux pieds, hum. Il me tenait par la main même quant je faisais la bise à Thomas et à Michael. Je n’ai pas manqué de remarquer le petit coup d’oeil de Thomas en direction de nos mains.

Haaah Pascal... Il avait tendance à oublier toute prudence un peu trop souvent... Mais je crois que je l’aime aussi pour ça! Il agissait comme s’il n’était pas marié du tout.

Aïe, Caro m’a appelée pendant le match, complètement effondrée et en larmes. Je n’ai pas osé dire à Pascal qui était au bout du fils. Elle s’est mise à me supplier, elle voulait savoir où l’on était, voulait voir Pascal, passer la soirée avec nous en promettant ses grands dieux qu’elle resterait en retrait. Elle a reconnu que ce n’était peut-être pas à la copine qu’il fallait demander ça, mais elle ne savait pas quoi faire pour le voir avant qu’il ne s’envole pour l’Allemagne. Elle avait essayé de parler à Pascal mais, il avait refusé tout contact. Là, son natel étaient coupé, elle avait deviné qu’on était ensemble alors , elle voulait savoir si j’accepterais sa présence, elle promettait de garder ses distances, mais elle avait juste besoin de le voir, juste lui parler.

Pauvre Caro.... mais désolée, je ne vais pas demander à mon mec d’aller voir une autre fille non??? Je n’aurai jamais imaginé Caro dans cet état, elle me faisait vraiment de la peine.

Après le match, l’équipe voulait aller manger un truc ensemble, mais pas Pascal. Il voulait qu’on passe la soirée tous les 2, mais c’était mal juger Thomas qui avait encore organisé une petite soirée chez lui. Avant ça, on voulait quand même rester rien que les 2. On a donc été manger chinois en tête à tête. J’adore à mort nos têtes à têtes, n’être qu’avec lui. Même si on est tous 2 pas des gros bavards, on a toujours des tonnes de trucs à se raconter.

Pascal me proposait de l’accompagner en Allemagne la semaine prochaine pour commencer à déménager quelques affaires. C’était surtout pour que je sache où il serait, c’était aussi une petite escapade pour s’éloigner et qu’on nous fiche la paix. Je pense aussi qu’il sait comment je suis pour ce genre de chose et il voulait que je sois la 1ère à poser le pieds dans son appart la-bas. J’avais des sentiments mitigés pour ça, je savais qu’après, Jess envahirait les lieux, donc ça ne me disait pas grand chose. Alors, on en a discuté et il a réussi à me convaincre.

22h, corvée suprême, on devait passer chez Thomas... Arf... Ce qu’on ne savait pas, c’est que la soirée se passait à Montreux, donc on a dû se laisser entrainer jusque là-bas, et sans prendre notre voiture! On dormait sur place. Je comprenais mieux pourquoi Thomas nous avait demandé de prendre de quoi dormir et de quoi se changer. Je ne sais pas, mais j’avais pensé qu’on restait chez Thomas et comme l’appartement à Pascal était à l’étage inférieur, je pensais qu’on se glisserait chez lui pour dormir.

Je crois que Pascal était un peu déprimé. Il ne voulait pas que je m’éloigne et m’entourait sans arrêt de son bras et me collait à lui. Je sais que Thomas lui a dit d’être prudent, qu’il devrait faire attention à tout le monde, ne pas se faire remarquer, mais bon! J’ai dit à Thomas qu’on aurait préféré rester que les 2, et il m’a dit qu’il s’en doutait bien, Pascal devait sans doute être partagé entre ses potes et moi, qu’il risque de regretter plus tard de ne pas avoir vu ses copains aussi avant de partir. Soit Pascal sait exactement comment me prendre et quoi dire pour me rendre malléable, mais en l’entendant dire à Thomas qu’il voulait passer la soirée avec la femme de sa vie, je me suis transformée en marshmallow et je l’ai encouragé à rester et profiter de la soirée.

Je n’avais plus qu’à rester à l’écart et subir la majorité de la soirée...

Ha la la, parfois ils ont de ces jeux carrément débile! Pour 1 fois, j’ai pu voir Pascal presque s’énerver et mettre les pieds au mûr. A croire qu’ils font parfois exprès de choisir des jeux qui me font presque tomber dans les pommes. Je crois que c’est 1 de ses ex coéquipiers qui a organisé le baiser à la ronde. Les filles avaient placé leurs noms dans une boîte et les garçons devaient les tirer au sort et embrasser les noms de celles qu’ils avaient tirés. Evidemment, je n’étais pas au courant, donc mon nom n’était dans aucune boîte. Pour placer son nom dans la boîte d’un des garçon, la fille devait payer, et le montant servirait à l’équipe à sortir le lendemain soir manger au resto. Pascal ne voulait pas jouer. Je l’ai entendu argumenter avec Thomas, il ne voulait pas passer ses dernières soirées à embrasser d’autres filles, ce qui risquait de me faire du mal. Il ne voulait pas me laisser ce genre de dernier souvenir.

Dernier souvenir??? Ça m’a fait un peu flipper, mais j’ai gardé le sourire et j’ai dit que ça ne faisait rien. Là dessus, j’ai avalé 1 ou 2 verres presque cul sec, c’était difficile à supporter. Comme j’étais un peu pompette, j’ai dit à Pascal après que je ne voulais plus qu’il regarde une autre fille que moi, même sa femme. Je voulais être son seul et unique centre d’intérêt.

On a passé la soirée dans la villa de Paul, au-dessus de Montreux. Les amis proches dormaient sur place, les autres ben, débrouillez vous! C’était bien organisé, mais pour moi, ce fût un supplice. Supplice de devoir supporter qu’il danse avec d’autres filles, déjà le trucs des baisers, arf, très très dur.

Caro avait la chance d’avoir été au courant pour la boîte, donc elle avait mis plus de 20x son nom dans la boîte portant le nom de Pascal. La plupart de la soirée, elle restait collée à mes basques, je crois qu’elle savait que je devais morfler à fond.

Elle a réussi à ce que Pascal tire son nom au sort 5x, et Marilou 2x. Yumi aussi avait placé son nom dans la boîte à Pascal et Thomas. Je crois que ce devait être la 1ère fois que Pascal embrassait Yumi, ça l’a un peu désarçonné, mais il n’avait pas l’air de le prendre de la même façon quant il s’était agit de Marilou. L’avait-il déjà embrassée? Nah! Je devais juste être dans un de mes jours hyper jalouse!!!

Les choses se sont un peu clamées vers les 3h du matin, et j’ai pu retrouver ma place aux côtés de Pascal. Mais j’étais pas mal saoule déjà, donc j’étais moins coincée et beaucoup plus expansive, j’étais aussi moins gênée de dire à Caro ou à Marilou de ne pas s’approcher de mon homme, sinon je leur ferais une tête au carré.

Mon état devait amuser Pascal parce qu’il me trouvait marrante, il ne me quittait plus d’une semelle, et j’adorais ça. On nous avait foutu dans une chambre à 4 lits, et Caroline s’était arrangée pour se retrouver dans la même chambre que nous. On a voulu s’éclipser avant les autres pour avoir un moment d’intimité, mais on avait oublié que Caro ne lâchait pas facilement prise et a décidé, comme par hasard de monter dans la chambre.

Pascal, chaud comme un lapin m’a entraînée dans une des pièces d’en bas où on a pu s’isoler. On en est ressorti les yeux brillants, le sourire aux anges et plus calme. J’étais aussi beaucoup moins saoule. On a rejoint les couches tard au salon, dont Caro, qui elle, avait les yeux larmoyants. Pascal m’a demandé de ne pas me laisser fléchir par les supplications de Caro, il ne voulait pas qu’elle nous suive partout.

Pascal a réussi à trouver quelqu’un qui rentrait sur Lausanne, et qui acceptait de nous emmener. Pour pouvoir filer, on a accepté de passer le lendemain soir avec ses potes chez Thomas. Tout ce qui nous importait était de rentrer pour dormir dans notre petit nid et surtout, se retrouver tous les deux, seuls.

* * * * *
------ Pas touche à mon homme! - (268) - sam.25.sep.10 ------

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267 - Il me manque déjà

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 24 sept 2010

Après le départ de Marilou, Caro est venu frapper chez Pascal. Je n’avais pas à me cacher, j’étais sûre qu’elle savait déjà que j’étais là. Pascal est sorti discuter avec elle.

Je n’entendais pas grand chose de leur discussion, je voyais seulement que ça n’avait pas l’air de se passer très bien pour Caro. Elle avait essayé de le toucher, Pascal avait retirer ses bras et la maintenait à distance. Je le voyais secouer la tête pendant qu’elle parlait et reculer, chaque fois qu’elle s’approchait. Caro s’était mise à pleurer quant Pascal a tourné le dos pour rentrer. Ca avait dû lui faire quelque chose, parce qu’il s’est retourné pour aller la consoler. Il l’a ensuite raccompagnée jusqu’au bout du jardin, au bord du lac.

Pauvre Caro, j’avais quand même de la peine pour elle. En d’autres circonstances, je lui aurai surement proposé de rester, mais là... désolée Caro...

Je crois qu’on a dû s’endormir vers les 3h du matin. Pascal sera crevé, ce n’était pas de ma faute, il n’y a rien eu à faire pour qu’il soit raisonnable. c’était aussi assez difficile, sinon impossible de lui résister. Puis, il restait si peu de temps, j’étais comme une énorme batterie qui avait besoin d’emmagasiner tout ce que je pouvais. Malgré le fait que j’avais envie que le temps s’arrête, j’étais assez impatiente d’arriver au vendredi soir pour savoir si Pascal avait, comme prévu, tout bouclé au boulot et si on pouvait passer la semaine prochaine ensemble...

Mince, je me sens si bien avec lui, j’aimais tellement dormir dans ses bras, comment j’allais faire quant il ne sera plus là? Pour finir, je me mettais même à envier Jessica, elle l’aura pour elle toute seule, 24h sur 24. Elle aura tout le temps devant elle pour le faire tomber à nouveau amoureux d’elle, j’avais bien peur de le perdre. En fait, je l’avais déjà perdu, dès le moment où son père avait décidé de l’envoyer en Allemagne, je l’ai perdu.

Quant il est parti au boulot, nostalgique, mon regard s’est promené d’une coin à l’autre de l’appartement le coeur serré, il allait me manquer, sa présence, son appart, tous ces souvenirs perdus dans ces mûrs. Ca allait être très dur. Il n’y aurait plus de petits billets d’amour qu’il avait l’habitude de me laisser dans tous les coins de l’appart, plus de “I Love U” sur le mirroir de la salle de bains. Je ne pourrais plus voir son adorable sourire et toutes ses petites mimiques, plus personne pour me serrer si fort ou me faire croire que j’étais la seule et unique merveille du monde. Sa manière d’avoir toujours besoin de me prendre dans ses bras, ou de me toucher allait me manquer à mort, et aussi sa façon de me serrer dans ses bras pour dormir, de me chercher de la main dès que je m’éloignais, ses lèvres si sensuelles et douces... J’ai pensé que c’était l’avant dernier vendredi qu’on passait ensemble et j’ai eu les larmes aux yeux.

Je devais me dépêcher, j’avais un rendez-vous de boulot... J’espère que ça allait marcher... Ensuite, je me suis tapée une sieste, j’étais raide et je voulais être en super forme le soir. J’espèrais lui faire passer une soirée inoubliable, mais c’était foutu, Thomas avait prévu, après son match, une petite pré-soirée pour Pascal. Quelle pou- assssse!

Thomas a voulu savoir comment Pascal avait réagi après le coup de fils d’Ethan... Le coup de fils d’Ethan??? Je n’étais pas au courant!!! En fait, de retour en Angleterre, Jess s’était plainte de douleur au ventre, elle avait raconté à Ethan la manière dont Pascal l’avait traitée, et Ethan avait appelé Pascal. En tous cas, Pascal n’avait rien montré, aucun signe. Quel petit cachotier! Je pense qu’il n’avait pas voulu m’inquiéter ou, ça ne lui avait rien fait?

Le soir, dépitée, je suis restée à un peu à l’écart, enregistrant dans ma mémoire des images de lui, à le regarder parler avec ses potes, les petits clin d’oeil qu’il me faisait, comme ses sourires et ses éclats de rire. God que je l’aime lui!

Pascal voulait que je reste près de lui, mais j’ai préféré rester assise au bar avec Thomas. Près de lui, j’aurai été trop près pour pouvoir le dévorer des yeux. De loin j’avais une meilleure vue, et aussi, j’avais moins de chance qu’il ressente ma tristesse cachée sous un sourire joyeux. Caro était collée à ses basques comme d’habitude, à 1 ou 2 reprises elle lui a chuchoté quelque chose à l’oreille, Pascal l’a regardée de travers et lui a répondu à l’oreille aussi. Je trouvais chou même sa manière de se pencher... grouuuuh, je suis grave! Caro a essayé d’enfiler sa main dans la sienne, gêné Pascal a retiré sa main en regardant autour de lui, puis Pascal est venu se réfugier vers moi. Discrètement il m’a pris la main, mais à peine 5mn après, il me faisait de petits bisous dans la nuque, ce qui me donnait envie de lui sauter dessus. Ou il avait trop bu, ou 1x de plus, il oubliait toutes les règles de discrétions!!!

On fêtait son dernier jour de boulot, Pascal avait posé les plaques aujourd’hui même si cela avait grandement contrarié son père. On avait toute la semaine prochaine à nous, je me réjouissais trop fort. A peine arrivé en boîte, Pascal voulait rentrer, alors on s’est éclipsé en douce. Il est vrai que je n’avais qu’une envie, d’être absorbée par lui, noyée dans ses bras, alors je l’ai suivi sans arrière pensée. Entre ses mains, je n'étais qu'une femme amoureuse.

Thomas avait essayé de me prévenir de faire attention, de me forcer à me détacher de Pascal sinon j’allais souffrir. Mais j’étais sourde...

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------ Il me manque déjà! - (267) - ven.24.sep.10 ------

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266 - Petite Soirée Tranquille

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 23 sept 2010

Dans la journée, j’avais des tonnes de trucs à faire et je me suis dépêchée pour pouvoir passer la soirée collée à Pascal. C’était horrible parce que plus je passais du temps avec lui et plus je voulais être avec lui. Son départ allait vraiment être très difficile à supporter. Sa tendresse et ses tonnes de câlins allaient me manquer. Penser ne plus pouvoir le toucher, le respirer, ne plus voir son sourire, ses yeux... Aïïïïe.

Ce soir aussi Pascal devait travailler avec Marilou, ils n’avaient pas tout à fait terminer la paperasserie, et devaient aussi mettre la touche finale. Hier soir, Marilou avait passé plus de temps à bavarder et à rigoler, au lieu de travailler, Pascal l’avait avertie que s’ils ne terminaient pas ce soir, elle devra continuer avec son remplaçant.

Vers les 21h, je suis arrivée chez Pascal après avoir passé la fin de l’après-midi et le début de soirée chez une copine. Ce soir, Marilou avait l’air de travailler plus sérieusement. Elle s’était habillée encore plus sexy que le soir d’avant!!! On avait prévu d’aller manger dehors, en tête à tête, mais comme ils avaient encore du boulot, on s’est fait livrer des pizzas.

Sans prêter trop d’attention à la présence de Marilou, Pascal me faisait des bisous et se comportait comme avant, avant que son père nous fasse la morale, sans prêter attention à la présence de Marilou. J’ai vu Marilou hausser les sourcils plus d’une fois d’ailleurs. J’avais pensé qu’il avait peut-être oublié qu’on devait se tenir à carreau, mais Pascal n’en avait rien à foutre, on n’allait pas se voir pendant longtemps, alors qu’importe.

D’après mes souvenirs, je crois que c’est toujours Pascal qui oublie les règles, pas moi. Cette situation devait vraiment lui peser.

Je les regarder travailler, je le trouvais vraiment trop chou son petit air concentré. Je regardais ses mains parcourir les objets de la maquette et j'avais envie de les embrasser ces mains qui savaient être si tendre, caressantes. C'est Marilou qui s'était attelée à taper les rapports, ils les relisaient ensemble, faisaient les modifs. Pascal se penchaient sur son épaule pour lire ce qu'elle avait tapé. C'était un contraste étrange; Marilou habillée comme une danseuse de cabaret et Pascal en jean, décontracté.

C’était presque 23h quant ils ont eu fini. Thomas était passé après l’entrainement pour demander à Pascal s’il le rejoindrait pour prendre un verre avec les potes plus tard. Il a proposé que je l’accompagne et que Pascal, et si Marilou le voulait, qu’ils nous rejoingnent après. Malgré l’insistance de Thomas et de Marilou, on n’en avait pas envi. On attendait avec impatience que Marilou s’en aille pour qu’on puisse avoir un bout de la soirée.

Dès qu’on s’est enfin retrouvé seuls, on a enfin pu se larver dans les bras l’un de l’autre... C’était pas trop tôt!

C’est un vrai bonheur de passer mes soirées avec Pascal. Assise entre ses bras dans le canapé du salon, il me faisait de petits bisous dans le cou, et on essayait de regarder un film. Pas de petits bisous juste comme ça, non, des bisous qui me font penser que je suis mangeable :)) Je ne me lassais pas de l'entendre me dire qu'il m'aime, j'en avais autant à son service. C’était difficile de voir un film de bout en bout, je crois bien qu’on avait jamais réussi à voir un film en entier ensemble!!!

Je ne veux pas qu’il parte, je ne veux pas qu’il aille en Allemagne, pourtant ça ne servait à rien que je lui demande de rester, il ne le pouvait pas... Si seulement... Je ne veux pas...

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------ Petite soirée tranquille - (266) - jeu.23.sep.10 ------

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