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333/2013 - Thom essaie de me secouer...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 29 Novembre 2013  - 333/2013 - Thomas essaie de me secouer…

Une journée plus ou moins tranquille. Le soir, ma frangine est passée et on a chargé le canapé-lit, pour le transporter chez Carmine pour demain soir. Comme d’habitude, faut pas compter sur Tchoy. Carmine avait préparé des Lasagne et a proposé que je reste manger. D’abord, je n’en avais aucune envie. Tout ce que je voulais, c’était rentrer chez moi, me larver un moment devant la télé et dormir tôt, pour être en forme demain pour la fête à Lilice.

Mais, en rentrant, j’ai décidé de faire le gâteau d’anniversaire avant de prendre du temps pour moi. C’était presque minuit quant j’ai terminé le gâteau. Demain matin, en passant prendre Dobby, je ferai le glaçage. Les 4 frères et soeurs sont en montagne pour faire de l’équitation. Leur cadeau d’anniversaire pour leur soeur, Alice;
une sortie à cheval seulement entre frères et soeurs. Pendant ce temps, sa meilleure amie, Fanny, prépare tout à Moudon.

Jeez, le papa à Lilice et Carmine ont décidés de s’habiller en nanas demain soir, Pascale en mec. Hihihi, je mettrais une photo, ce sera trop impayable. J’ai déjà vu les pompes à Carmine, du 45! La vache! Taille 45 en talons aiguilles, c’est énorme! Il a fait les essayages devant nous.

C’était presque minuit quant j’ai terminé la cuisson de mon gâteau… Pendant que mon gâteau était dans le four, j’ai appelé Thomas, qui m’avait laissé une dizaine de messages sur ma boîte vocale.

  • Tu va rester planquer chez toi pendant combien de temps? Allé… Viens prendre un verre à la maison.
  • Je t’ai dis que je pourrais pas. Demain, j’ai l’anniversaire de ma puce, et en attendant, ben, je suis en train de faire le gâteau.
  • Oui, mais après le gâteau, tu peux quand même sortir, non?
  • Pas trop envie… Si je sors, je serais crevée demain, et je dois être chez ma frangine demain à 9h au plus tard, pour ramasser le chien et faire le glaçage.
  • Des excuses tout ça… Tu attends juste que Pascal t’appelles, je me trompe?

Hum… Il ne se trompait pas complètement.  J’aurai bien voulu d’un côté, mais je savais que je serais hyper raide. Et j’étais obligée d’aller à la soirée pour ma nièce.

  • Non, je ne peux pas Thomas, je serais trop raide demain si je fais ça.
  • Cause toujours… Je sais que ça à voir avec Pascal… Tu crois qu’il est en train de se morfondre dans son trou comme toi?
  • Qu’est-ce que tu veux dire?
  • Je veux dire que tu dois te bouger, sortir, t’amuser… Arrête de te morfondre, changer de route… Vivre quoi!

Thomas a continué à me faire la morale. Cherchant tous les arguments possibles pour m’inciter à sortir. Après bien 5mn, il m’a encore demander de les rejoindre.

  • Alors tu viens après... ton... gâteau?
  • Non, je peux pas Thom. Pas ce soir.
  • En tous cas… Pascal est au Time-Out ce soir… sans Jess, et il n’a pas l’air de pleurer ses tripes! Oh, et juste que tu saches, Maud et Elodie sont là. Bon, je te laisse, si tu changes d’avis, appelle moi ok.

Thomas m’a rappelé tout de suite après avoir raccroché pour me dire que je pouvais aussi dormir chez lui si j’en avais envie, que la chienne était bienvenue aussi.

Je suis restée un petit moment avec le natel dans la main; appelé Pascal pour voir si c’était vrai? aller voir? Appelé Caroline? Puis zut non. Dès que mon gâteau sera cuit, je rentre. Je ferai comme j’avais prévu; me coucher tôt. Point final. Je veux imaginer que Thomas m’avait dit ça juste pour me secouer. Pascal n’était sûrement pas sorti.

Si Pascal est sorti… pour Maud… Je me vengerais… S’il sortais, il m’aurait appelée?!


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332/2013 - Crever de chagrin..

Publié le par JaneDo


Jeudi, 28 Novembre 2013  - 332/2013 - Crever de chagrin..

Café avec ma frangine ce matin, cours d’équitation avec ma puce à 16h. J’étais à la sortie de son école à 14h30, comme prévu. Elle avait du jus de pomme de son école pour moi. Le soir, j’ai dîner avec mes 2 nanas avant de rentrer. Pas de nouvelles de l’autre bout du lac. Triste, mais je m’y attendais.

L’empêche, c’est vache, Pascal aurait dû m’appeler au moins pour savoir comment j’allais. Même s’il n’avait rien à me dire. Comment peut-on prétendre avoir aimé quelqu’un et agir comme ça? C’est peut-être les mecs finalement. J’aurai pu appeler, oui mais, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’était pas à moi de le faire.

Bordel, la souffrance est tenace. J’ai du mal à trouver le sommeil et quant j’y arrive, je me réveille en sursaut. Comme si j’avais oublié quelque chose. Comment devrais-je réagir? Que faire? Attendre? C’est une non-solution. Attendre ne sert à rien, et agir non plus. Pffff… Le temps s’écoule lentement, et j’ai toujours aussi mal.

Heureusement, ou pas, ce week-end, c’est l’anniversaire de ma nièce, alors je serais hyper occupée. Il faut que je fasse le gâteau aussi. Le week-end n’a même pas commencé et je me sens déjà épuisée. Quant je dors un peu, je me réveille en ayant mal partout, comme si j’avais passé la nuit dans un machine lave-linge.

Arf, en rentrant de chez ma frangine, j’ai été faire un tour chez Pascal. Il faisait un froid polaire. Emmitouflée dans ma veste, écharpe enroulé autour du cou, j’ai passé une heure é regarder Pascal trier ses DVDs. Assis parterre devant le meuble, il lisait les résumés, le remettait en place. Vachement palpitant. Jess ne semblait pas être à la maison. Thomas non plus.

J’aurai pu en profiter pour aller lui parler? L’appeler? Un petit bruit non loin de moi, m’a fait réaliser que je n’étais pas la seule dans le coin. Caroline sans doute. Elle était debout au coin de la haie et regardait dans la même direction que moi, un moment plus tôt. Au lieu de regarder Pascal, j’ai surveillé Caro. Je ne voulais pas qu’elle sache que j’étais là.

Je ne sentais plus mes pieds. Pourquoi est-ce que je n’avais pas mis des bottes. Les baskets, c’était vraiment une mauvaise idée. Le hic, c’est que je ne sais pas dans quel carton et où j’ai laissé mes pompes. Va falloir que je cherche.

Après 20mn d’observation, alors que je commençais à geler sur pieds, Caro a décidé de monter chez Pascal. J’ai failli partir, furieuse contre moi, de n’avoir pas eu le courage de le faire en premier. Caro est toujours un pas en avant!

Pascal lui a fait la bise et ils ont discuter peut-être 5mn, debout dans l’entrée. Puis, Caroline est passée devant moi pour rentrer chez elle. Elle était bouleversée. Je me demande ce qu’ils se sont dit. Si je voulais le savoir, j’aurai pu passer chez elle? Puis non. Sinon, on finira la soirée à se pleurer dessus. Puis, j’avais encore en travers de la gorge, que Pascal lui ait parlé avant moi.

Zut… Pascal me manque… Je sais qu’au fond de moi, j’ai toujours l’espoir que ce ne soit pas fini… On s’était séparé souvent, mais on avait toujours retrouvé le chemin l’un vers l’autre. Oui, j‘espérais encore. Ce sera foutu le jour où je baisserai les bras. Je n’arrivais pas à croire que ça puisse être sérieux. Non, on ne peut pas aimer, et du jour au lendemain, plus rien. Ce n’était juste pas possible pour moi de croire ça.

J’avais trop froid pour continuer ma surveillance. Depuis ce soir là, je suis toujours glacée jusqu’à l’os, incapable de me réchauffer. Bah, quand même de petits coups de chaleur, mais ça ne dure que 5mn.

Demain, va falloir emmener mon canapé-lit chez Carmine pour l’anniversaire à Lilice samedi… Ça me stress déjà. Je rêve d’un week-end, toute seule, à ne rien faire, juste rester chez moi. Je rêve de pouvoir me larver du vendredi au lundi, sans avoir à mettre le nez dehors, et ne voir personne. Je couperais mon natel, me louerais pleins de films… Quoique, j’ai l’ordi comme cinéma moi. Faut que je trouve une petite prise USB, comme Pascal pour échanger avec la télé, comme ça, je serais sur grand écran.

Pascal me manque tellement… Avec un hiver si froid, je devrais être au chaud dans ses bras. Je dois me secouer, et penser à autre chose!


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331/2013 - Difficile chaque jour plus qu'hier!!!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 27 Novembre 2013  - 331/2013 - Difficile chaque jour plus qu'hier!!!

Mercredi, ma soeur a proposé que je passe manger avec elle et Kaya. Pas faim. J’ai proposé de prendre le café avec elle jeudi matin, comme on avait l’habitude de faire. Je crois que je leur manque un peu. C'est cool, au moins je manque à quelqu'un. Alors, j’ai dis que je dormais chez elle, comme ça, je serais sur sur place le lendemain matin.

En fin d’après-midi, comme ma frangine était surchargée de boulot, je suis passée prendre la petite pour aller lui acheter un nouveau pantalon pour l’équitation. David et Lilice ont transportés des meubles à Moudon, alors Rose a décidé de faire à souper chez Carmine. J’ai donc été obligée d’y aller pour amener la petite. Donc, j’ai finalement manger avec eux.

Gros coup de canif dans le coeur en entendant la voix de Pascal aujourd’hui. C’était bon d’avoir de ses nouvelles. Horrible aussi, parce qu’un jour, il n’y aura plus de petits appels. Je n’entendrais plus sa voix, ne le verrais plus. C’est un cauchemar rien que d’y penser. Encore une journée à faire semblant que c’est la forme alors que je meurs à l’intérieur. La douleur est immense, je n'arrête pas de penser à lui tout le temps. J'ai tout le temps envie de pleurer.

Je devrais peut-être me réfugier dans une autre histoire. Quelqu’un d’autre, pour mettre ma tête ailleurs. Question de ne plus penser à rien.

Je ne supporterai jamais de ne plus le voir... Je suis à 2 doigts de me jeter à ses pieds et le supplier de me garder dans a vie... Humiliant, mais si je dois en arriver là... C'est vraiment trop dur, ça fait trop mal... C'est juste insupportable...

Avant d'en arriver là, je vais me donner une chance de meubler mon manque de lui, en voyant d'autres mecs. Pas le choix. Je vais essayer de laisser passer le week-end... si je peux éviter de lui courir après, ce serait bien... Si la semaine prochaine c'est toujours aussi douloureux, je bâche. De ne pas avoir de nouvelles... je me demande si c'est pire ou mieux??? God, ce qu'il me manque...


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330/2013 - Chaque jour des efforts!!!

Publié le par JaneDo


Mardi, 26 Novembre 2013  - 330/2013 - Chaque jour des efforts!!!

Mardi, je me suis reposée. J’avais tellement pleuré le reste du dimanche, et lundi aussi jusqu’au soir pour ne pas montrer que j’étais en dessous de zéro. J’ai tellement tourné en rond dans ma tête, et fait beaucoup d’effort pour ne pas montrer mon désarroi au souper de famille.

Fatiguée, épuisée. J’avais mal partout comme si j’étais passé sous un train. Mal au dos, à tous les os de mon corps, difficile même de faire un mouvement du bras, bref, j’étais sonnée. Et j’avais tellement mal à la tête.

Bourrée de médics, j’ai dormi presque toute la journée. Plus tard, en réalisant que je n’avais pas eu d’appels de Pascal, la déprime m’a ravagée, serré le coeur. Thomas avait appelé lui, mais je ne me sentais pas d’humeur. Quoique, j’aurai peut-être dû me forcer un peu plus. Ça m’aurait peut-être fait du bien de sortir un peu, rigoler… Bah, pas la force.


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329/2013 - Je me meurs!!!

Publié le par JaneDo


Lundi, 25 Novembre 2013  - 329/2013 - Je me meurs!!!

J’ai passé le reste du dimanche en position foetal, dans mon trou. Mon coeur battait trop vite, des palpitations qui me faisaient craindre d’être au bord d’une attaque. Au fin fond de ma déprime, des bribes de conversation entre Pascal et Jess me revenaient; “Il y a 5ans, il m’est arrivé quelque chose, et je regrette, mais je ne peux pas faire comme si rien ne s’était passé. J’ai rencontré quelqu’un qui compte, qui a beaucoup compté pour moi. Je l’aime encore et tu veux que je casse tout en 2 minutes? Je ne peux pas.”.

Est-ce que Pascal parlait de moi? Peut-être pas, c'est peut-être mon imagination, parce que je l'espérais? Sa voix était tellement triste quant il a dit ça. Et Jess lui avait demandé alors pourquoi il l’avait autant trompée! Est-ce qu’elle parlait de moi elle aussi?

Pascal lui avait répondu qu’il ne m’avait pas trompée. Elle lui avait demandé alors ce qu’était Caroline. Caroline. Un nom avait été prononcé, mais ce n’était pas le mien. Jess lui a reproché de l’avoir aussi salement trompée. Là encore, il lui avait dit qu’il ne l’avait pas trompée, elle ne faisait pas partie de l’équation. Qu’est-ce que ça voulait dire.

Ma tête était un gros fromage aujourd’hui, je n’arrivais pas à ajuster les morceaux. Ni à remplir les trous. J’étais fatiguée, mais je ne réussissais pas à trouver le sommeil. Et le dimanche a été long. Je n’arrivais pas à le sortir de mes pensées. Des images de lui me poursuivaient partout; quant je faisais mon café, son sourire m’accueillait près de la machine à café. En prenant ma douche, ses beelles fesses ont traversés la salle de bains. Ça y est, je deviens folle.

Il faisait chaud dans l’appart d’après le thermomètre, mais j’étais glacée. J’aurai voulu pouvoir sombrer dans le coma, dormir pour oublier. Dormir pour ne plus le voir dans ma tête, plus imaginer son sourire, entendre sa voix me dire qu’il m’aimait. Ça n’avait été qu’un gros mensonge. Ciel, je ne pourrais pas vivre sans le voir, le revoir… Comment faire pour ne plus penser à lui? Boire? Me bourrer de calmants? Me droguer? Peut-être que si je l’évite, il n’aura jamais l’occasion de vraiment rompre?

Je lui ai demandé une fois, s’il aurait préféré qu’on ne se rencontre jamais. C’était au début qu’on se connaissait, et après son mariage. Pascal avait souvent l’air si paumé, que j’ai pensé qu’il regrettait ce qu’il infligeait à sa femme. Mais chaque fois, il me regardait comme s’il se demandait d’où me venait des idées pareilles et m’assurait qu’il ne regrettait rien. Alors pourquoi est-ce que je me sens si paumée moi aujourd’hui? Pourquoi est-ce que la tristesse me fait étouffer? Pourquoi est-ce que ça fait si mal? Pourtant, je n’ai aucune plaie ouverte, rien qui se voit en tous cas.


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328/2013 - Donner une chance à leur mariage!!!??

Publié le par JaneDo


Dimanche, 24 Novembre 2013  - 328/2013 - Donner une chance à leur mariage!!!

Rien de plus humiliant que de se trouver, presque à poil, nez à nez avec la bonne femme de ton mec. Premier moment de surprise passé, Pascal lui a demandé ce qu’elle faisait là. Puis, il m’a demandé de les laisser un moment. Comme un zombie, je suis montée pour aller m’habiller dans notre chambre.

Jess a voulu encore savoir s’il m’avait parlé, ce qu'il m'avait dit. En haut des escaliers, j’ai pu enfin me laisser aller. En effet, qu’est-ce qu’elle est venue faire là? Me parler? De quoi donc? Etait-elle enceinte ou un truc du genre? Encore? Est-ce que c’était de ça que Caro avait voulu parler? Encore une fois, Caro était au courant avant moi. Les larmes m’ont brouillés les yeux. Puis, j’ai réalisé que je les entendais.

  • Alors?
  • Et tu es venue ici pourquoi’ Pour te moquer? Pour la prendre de haut? Je ne te laisserai pas faire. Je t’ai dis que j’avais besoin de temps. Rentre. Tu n’aurais pas dû venir.
  • Pourquoi? Pour te laisser passer un week-end à t’envoyer en l’air avec elle? Tu te moques de moi? Tu devais lui parler cette semaine, tu me l’avais promis. Tu avais toute la semaine pour le faire. Au lieu de ça, tu attends le week-end, et tu viens t’enfermer ici avec elle. Et qu’est-ce que je constate quant…
  • Jess arrête!

Pascal lui a fait baissé le ton. Ils se sont mis à chuchoter. Donc, il devait me parler de quelque chose d’important. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu froid. Je crois que j’avais aussi un peu les boules. Mon estomac était tout retourné. Tout remontait et j’ai dû courir vomir dans la salle de bains. Je crois qu’inconsciemment, je savais que quelque chose n’allait pas. Je l’avais pressenti. Pascal était vraiment trop adorable. Quelque chose clochait vachement. C’était comme s’il me faisait passé un bon moment avant de me mener à l’abattoir.

Normalement, Pascal aurait dû voir Caro aussi ce week-end, mais j’avais pensé qu’il avait plus envi de me voir qu’elle. Et ça avait fait mon bonheur. Zut, je voulais que mes doutes s’en aillent. Qu’on en vienne direct à ce qu’il avait à me dire et que mon malaise s’en aille.

J’ai voulu regagné le salon et j’ai entendu Pascal lui demander encore de s’en aller. Mais Jess n’en avait aucune intention. Elle voulait rester, et voulait qu’il me parle ce soir. Ils se sont tus en me voyant en haut des escaliers. J’étais habillée, mon sac prêt. Prête à m’en aller si elle restait.

Jess m’a croisé dans les escaliers pour monter aux étages, sans un regard, sans un mot. En bas, Pascal se frottait le front, les yeux clos. Il semblait ennuyé. Ou était-ce ma présence qui l’ennuyait? J’ai attendu qu’il parle en premier. J’ai remarqué l’expression fugace d’embarras dans ses yeux. Une fraction de seconde d’hésitation. Il cherchait sûrement quoi dire, comment commencer une phrase. Mais il m’a seulement tendu la main. On s’est assis sur le canapé. De longues secondes. Une éternité qui nous séparait aussi surement que la distance. Pascal aurait aussi bien pu être à l’autre bout du monde. C’était un grand moment de solitude.

Jess est redescendu pour dire qu’elle voulait que j’enlève mes affaires de leur chambre. Glups. Alors elle restait? Peut-être que je devrais faire comme j’avais pensé; partir. Mais je suis restée. Je voulais rester. Je voulais être à ses côtés, qu’il me parle, qu’on en finisse avec les mystères. Pascal a fait la grimace, une petite grimace qui me montrait qu’il ne savait vraiment pas quoi faire. Il ne s’attendait sûrement pas à se retrouver dans cette situation. Moi non plus. La poisse.

On a laissé Jess au salon pour s’évader d’abord au salon d’hiver. Mais Jess était trop près, alors on s’est réfugié à la piscine. Pascal ne semblait toujours pas prêt à parler. Il restait murer dans un silence qui commençait à me terrifier. Je lui ai pris la main, il a tourné la tête vers moi avec un sourire torturé; “tu cherches comment me plaquer, c’est ça”. Il a froncé les sourcils en baissant la tête.

Alors c’était ça!!! Menteur. Pourquoi me faire croire le contraire? Pourquoi ce week-end? C’était monstrueux.

J’avais envie de lui gueuler dessus, mais quant il a plongé son regard dans les miens, j’ai remarqué sa souffrance. Pascal était au bord des larmes. Je n’avais plus envie de gueuler. Pascal ne savait pas quoi dire, ne savait pas quoi faire. Il se sentait piégé. Je ne pouvais pas l’accabler encore plus.

Jess a tenté de rentrer dans la piscine. C’était fermé à clé. Je ne m’étais pas aperçu que Pascal avait tout bouclé. D’une presque éteinte, il m’a dit qu’il ne se sentait pas la force de parler ce soir, mais qu’effectivement, il fallait qu’on parle; “Est-ce que tu veux qu’on s’en aille d’ici? Jess ne veut pas..”. Oui, je sais, elle ne voulait pas partir. En jetant un regard à la petit fenêtre derrière laquelle Jess était toujours, il m’a dit que ce serait peut-être mieux si on allait ailleurs pour discuter.

Je voulais aussi être seule avec lui, ne pas avoir Jess sur les talons. Dès qu’on a passé la porte, Jess nous a talonné jusqu’au salon. Pascal avait l’air abattu. Ça me faisait mal au coeur. Je l’avais rarement vu dans cet état. Jess s’est plantée devant moi, à quelques centimètres de mon visage; "Pascal et moi avons décidé de donner une chance à notre mariage. Et pour ça, il doit mettre un terme à votre petite…".

“Jess ça suffit. Arrête.” Sa voix était basse, mais son ton était tranchant. Pascal s’est mis entre nous faisant face à sa femme. Imperceptiblement, il m’avait fait passer derrière lui. Il lui a demandé de nous laisser, qu’elle en avait assez dit. Essayant de capter mon regard, Jess continuait à lui dire d’en terminer, qu’il le lui avait promis. Les choses s’envenimaient, alors j’ai pensé que je devais dire quelque chose pour désamorcer la situation. Clamer les choses; “Je crois que je ferais mieux de rentrer”.

Pascal ne voulait pas. Je me suis faufilée pour monter prendre mes affaires. Pas question qu’elle me fasse dormir dans une autre chambre à me morfondre toute la nuit. Je savais que c’était lâche et que je ne cherchais qu’à fuir l’évidence.

Je suis restée bloquée en haut, dans le coin de l’escalier. Mon coeur battait trop fort, d’entendre sa voix me troublait. Mais je n’étais pas très à l’aise d’entendre la colère dans la voix de Jess. Je me sentais coupable et remplie de pitié en même temps que Pascal ait à subir tout ça par ma faute.

Jess lui rappelait sa promesse lors de leur week-end en Corse. Pascal lui disait rappelait qu’il lui avait demandé un peu de temps. Mon coeur l’aimait tant de l’entendre lui dire qu’ils parlaient de moi, et qu’il tenait à moi. Pascal lui a rappelé aussi qu’on avait passé des années ensemble. Malgré mon désarroi, ça m’a fait sourire. On ne peut pas appeler 5ans des années. Il avait passé plus de temps avec sa femme qu’avec moi. C’était étrange d’entendre ça.

Ok, assez. J’ai déboulé dans les escaliers. Pascal s’est retourné, Jess a souri. Mince, c’était ce qu’elle espérait? Me voir fuir? Zut, je jouais dans son jeu? Zut, je ne voulais pas que ce soit Pascal qui soit blessé! Ni moi non plus! Pascal s’est précipité pour me prendre mon sac des mains. Il voulait que je reste, ou qu’on aille ailleurs pour discuter tranquillement. Ses yeux me suppliaient. Jess s’est alors interposée. Elle m’a tendu les clés de sa voiture.

Elle avait deviné qu’on était venu ensemble. Ben non, il fallait que je reste. Mais comment faire sans avoir l’air idiote maintenant.

J’ai laissé Pascal me soulager de mon sac. Les bras ballants, j’attendais la suite. Pascal a demandé à Jess de ne pas nous attendre, on sortait parler. Elle a voulu nous suivre. Comme une bille, je suivais le mouvement sans réagir. Pascal m’a tendu ses clés et m’a demandé d’attendre dans la voiture. Il a assuré à Jess qu’on allait juste au village. Qu’il rentrerait dormir. Il l’a promis.

Jess s’est précipitée dehors se jeter sur le siège arrière de la voiture. Tout ça commençait à tourner au ridicule. Pascal est resté devant la voiture, ne sachant pas quoi faire. Il ne pouvait pas arracher sa femme de la voiture, ç’aurait été humiliant devant moi. Et il ne pouvait pas la prendre avec non plus. Je l’ai compris tout de suite, alors je suis descendue pour retourner dans le chalet. Pascal lui faisait remarquer que mes affaires et les siennes étaient au chalet, qu’est-ce qu’elle imaginait? Qu’on allait prendre la fuite? Pour aller où? C’était clair qu’on reviendrai au chalet, alors pourquoi faisait-elle ça?

Butée, les bras croisés, elle restait plantée sur le siège sans bouger. Après une minute, Pascal a ouvert la portière et lui a tendu la main. Elle avait les yeux rouges. Les larmes ont commencés à couler et Pascal l’a prise dans ses bras. En haut des marches du porches, je le regardais la consoler.

Je n’avais rien à faire là. C’était mieux que je m’en aille. Dans ma précipitation tout à l’heure, j’avais oublié que je n’avais pas ma voiture. Si Pascal m’avait laissé partir, j’aurai eu l’air fine une fois dehors! Je n’avais même pas pensé appeler un taxi. Je ne sais pas ce que j’aurai fait.

En ce moment, je me sentais si mal. Je voudrais disparaître d’ici. Je ne voulais pas savoir ce que Pascal avait à me dire. Pas entendre toutes les excuses et les raisons qu’il s’apprêtait à m’abreuver. L’empêche, mon coeur saignait pour lui. Il devait se sentir si mal.

Quoique… Je me faisais peut-être des illusions C’était peut-être du cinoche? Il en avait peut-être rien à foutre de moi en fait? Il était peut-être seulement embarrasser de se retrouver acculé? Mais, c’était de sa faute aussi. Il avait laissé Jess lui bourrer la tête. Quel manque de caractère. Puis non, il ne pouvait pas être aussi machiavélique?

J’ai essayé de suggérer à Pascal qu’on pouvait parler une autre fois, un autre jour, qu’il était préférable que je rentre. Cette fois, il n’a pas insisté. Je crois qu’il était épuisé. Pascal avait l’air triste, déprimé… Il a pensé que c’était peut-être préférable qu’on rentre tous.

Mais voilà, Jess rechignait à nous laisser rouler ensemble, et il n’était pas question que je monte dans sa voiture! Alors on fait comment. Nerveusement, Pascal s’est passé les mains dans les cheveux, s’est frotté les yeux. Il était à bout, je connaissais les signes. Jess était pâle elle aussi. On était tous les 3 épuisés. Elle s’est mise à pleurer quant Pascal à suggérer de me ramener, ce qui nous permettrait de parler sur la route. Elle ne voulait pas.

J’ai appelé un taxi pendant qu’ils préparaient leurs affaires. Pascal a tenu à régler le taxi. Chacun dans une voiture différente, on a pris la route. Je voyais bien que le chauffeur m’observait. Il devait se demander ce qui se passait, et franchement, je le comprenais. 2 voitures, et chacun part avec une. Jess suivait la voiture à Pascal, et nous, on était derrière. Le taxi ne roulait pas très vite, alors on a très vite été distancé.

Pascal a essayé de m’appeler, mais aussitôt, Jess l’a appelé sur l’autre ligne. De toute façon, avec ce chauffeur curieux, je n’aurai pas pu parler. J’ai même été soulagée d’être obligée de raccrocher. Pascal a proposé qu’on se voit dimanche en fin de journée, j’ai accepté. Je crois que je n’arriverais pas à me reposer tant que je ne l’aurais pas vu. Tant qu’on aura pas crever l’abcès. De toute façon, maintenant, je sais de quoi il voulait me parler, mais je voulais l’entendre de sa bouche.

Et savoir pourquoi! Après toutes ces années à s’accrocher, comment avait-il pu vouloir redonner une seconde chance à son mariage? C’était horrible de penser que je m’étais laissée bercer d’illusions… A quoi je m’attendais de la part d’un homme marié! J’avais la détestable impression de m’être faite roulée… D’avoir servi de colle entre sa femme et lui...


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327/2013 - Sa femme vient foutre le bordel (3)

Publié le par JaneDo


Samedi, 23 Novembre 2013  - 327/2013 - Sa femme est venu foutre le bordel (3)



Pascal avait déjà tout préparé avant mon arrivée au chalet. Il faisait bon dans le chalet, la cheminée crépitait en silence, baignant l’atmosphère de douceur. Le son d’une guitare jouait une mélodie romantique, nostalgique et triste. Ses boucles châtains penchées au-dessus de sa guitare, il chantait et ses doigts parcouraient les cordes avec dextérité.

A ce moment là, j’ai pensé combien je l’aimais. J’aime ses mains, ses doigts, ses cheveux aussi. J’aurai aimé être les cordes de cette guitare.

Il a dû sentir ma présence et il a relevé la tête. Il a souri. Mon coeur a loupé un tour. Je suis allée m’asseoir parterre à côté de lui. Je voulais l’écouter. Pascal a terminé la chanson les yeux plongés au fond des miens. Oui, je l’aime. Et beaucoup plus que les mots ne puissent signifier.

Pascal avait mis des bougies un peu partout, un futon contre le canapé. La table était déjà mise. Il avait préparé la salade de riz et différentes sauces pour la viande. Zut, je tenais à faire les salades. On avait la dalle, alors on a commencé à préparer nos brochettes à griller. Puis, une lueur est passé dans son regard. Hihihi, pas difficile de deviner à quoi il pensait.

Il m’a poursuivi à l’étage. Je sais bien qu’il court plus vite que moi, mais il m’a laissé juste assez d’avance avant de me faire une prise de rugbyman et on a atterri dans le lit en riant. Ciel, ce que j’étais heureuse d’être là, avec lui. Contente qu’il fasse froid dehors, qu’on soit seul ici.

Une heure plus tard, on a fait grillé la viande et on s’est installé devant le 1er film; The Hunger Games; Catching Fire. On s’assoit parterre devant la table du salon pour manger, on la déplace après pour étendre nos jambes. J’aime me coller contre lui. Pendant le film, on se fait de petits bisous. Ses mains jouent avec ma nuque, mes cheveux, ses lèvres avec mes oreilles. Le film était à la hauteur du livre, à mon avis. Dès qu'il sort en DVD, je sais que je l'achèterai illico. Je veux avoir la trilogie. J’ai adoré. Pascal a trouvé l’entrée en matière un peu longue. Normal, il n’a pas lu les livres.

Après le film, on a fait une petite pause câlin, aussi pour discuter du film qu’on venait de voir. C’est ce que j’adore avec Pascal, pas comme certains qui n’ont rien à dire, qui se fichent pas mal de ce qu’ils viennent de voir. On discute des scènes, de la signification de certains indices, des sentiments des protagonistes et tout. Pendant tout ce temps, on n’est pas avare de bisous, de caresses, et on fini toujours par passer à l’acte. Difficile de résister à nos envies.

On riait beaucoup, s’amusait énormément, c’était juste trop cool d’être ensemble. Enfin seuls. Mais, tout a basculé par l’arrivée inattendue de sa femme, Jess...

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327/2013 - Escapade au chalet avec Pascal (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 23 Novembre 2013  - 327/2013 - Tête à tête avec Pascal au chalet (2)

Pascal s’est un peu dégelé au contact de ma main sur son genoux. Il a un de ses sourire qui me fait fondre à chaque fois. Son visage s’illumine et me donne de petites attaques cardiaques. J’adore. Il s’est excusé d’avoir voulu me cacher qu’il partait avec sa femme. Pourtant, il aurait bien aimé ne pas avoir à me le dire. Je l’ai rassuré, je n’étais pas si fâchée. Je comprenais.

En fait, sur le moment, je n’avais pas compris qu’il n’ait rien dit, mais maintenant qu’il était là, à côté de moi, je ne me souvenais plus de ce que j’avais ressenti. Soulagé, il a pris ma main, et mon coeur a fait encore de petits bonds alarmants.

Comme on n’avait pas pu se voir depuis son retour, il a fait une remarque sur le fait que j’étais toujours très occupée. Bon lui aussi. Il a même eu de petits doutes, il craignait que je sois furax et que je prétendais être occupée pour ne pas le voir.

Ridicule. Je voulais le voir. Je lui ai raconté que j’avais eu un petit accès de jalousie, de savoir que Caro avait eu la chance de le voir, pas moi. Il m’a jeté un petit regard amusé. Il était content que j’aie encore des crises de jalousie.

Mais, après avoir dit ça, son sourire s’est effacé quelques secondes.. Glups. C’était comme s’il n’aurait pas dû dire ça. Bizarre!!!

Une fois au chalet, on a voulu tout de suite ranger nos affaires. Mais… on était dans une chambre… seuls tous les deux… personne pour nous déranger… Un regard et on est tombé dans les bras l’un de l’autre. Après tout, on pouvait très bien défaire nos sacs plus tard. J’ai frissonné de bonheur quant il m’a dit qu’il avait eu envi de moi depuis des jours. Pour finir, c’était presque devenu une obsession. Encore une fois son sourire a disparu. Pascal a fermé les yeux pour que je ne vois pas son trouble.

Mon coeur me faisait mal tellement j’étais bien. Heureuse à en mourir… Il y avait de l’impatience, de l’amour et beaucoup de tendresse. J’ai failli tout gâcher en lui demandant s’il avait aussi fait l’amour à Caroline de la même manière. Ou… à sa femme! J’ai réussi à me taire et profiter de chaque seconde de ces moments précieux. On avait réussi à fuir les copains, sa femme, ses autres femmes qui lui couraient après, sa famille, on était seul au monde, avec toute la nuit devant nous.

Samedi matin, on est descendu à pieds au village pour s’approvisionner pour le week-end. On avait l’intention de passer ces 2 jours en vase clos. C’était super, super chouette. D’avoir son bras autour de moi me faisait planer au-dessus du sol enneigé. Je me sentais heureuse comme jamais.

On a pris quelques films DVDs. Pourtant, Pascal avait pris avec lui 2 films que j’étais impatiente de voir; Gravity et The Hunger Games; Catching Fire. Il les a fait expédié directement des US. Il savait que je sillonnais le net pour les voir. Si ce 2ème volet des Hunger Games est aussi bien que le 1er, je l’achète direct. Je dois l’ajouter à ma collection. J’ai lu les 3 livres, et j’ai trouvé que le premier film respectait bien le livre. A ma surprise, j’ai rapidement plongé dans le film et j’ai adoré. A la fin, j’en voulais encore, ça faisait plus d’un an que j’attendais la suite.

Pascal a pris de gros morceaux de viandes à griller dans la cheminée. On a hésité entre frites et de grosses salades de riz, maïs, etc. Pour finir, on fera tout, et on verra ce qu’on aura envie de manger. Je m’occupe des salades et Pascal des frites. Je ne sais pas utiliser sa friteuse de toute façon. Je sens que je vais encore trop manger. Qu’est-ce que je suis impatiente de voir les films moi!

Je n’ai pas trop envie de parler ce soir. Puis, il faudra que je ramène le chien. Donc, un rapide aller-retour jusqu’à Cheseaux. Après notre promenade, allongé au bord de la piscine, Pascal a voulu parler… me raconter un peu ce qui s’est passé en Corse. Mais, à voir l’expression de son visage, j’ai proposé qu’on discute plus tard, ou demain. Pascal a paru soulagé et il s’est aussitôt détendu.

L’après-midi, c’était; câlins, amour, baignade, multitudes de tendresses, de petites siestes.. C’est le meilleur amant de ma planète, le Dieu du sexe, et j’avais la chance d’être celle qui était dans ses bras. J’aime ses sourires, son odeur, ses gestes, les expressions de son corps, de son visage, de ses yeux. Je l’aime de la tête aux pieds. Je n’échangerais ma place pour rien au monde, même pas pour un million ou plus. Je m’estimais la plus chanceuse de la planète de faire partie de sa vie. Même si je n’étais pas la seule.

Non, je ne laisserais rien assombrir mon humeur. Si j’avais le choix entre un million ou le reste de ma vie avec lui, je choisirais sans hésiter la 2ème; ma vie avec lui.

Bref, j’étais crevée. mais j’avais promis de ramener la chienne, alors, j’ai dû prendre la route avec la voiture à Pascal. Une petite pression sur les pédales de l’accélérateur et la voiture file comme une fusée, dans un silence moelleux. J’adore conduire cette voiture. J’ai peut-être tendance à rouler un peu vite, mais j’ai fait attention de ne pas trop exagérer. Je devais être chez mon neveu vers 18h30, donc de retour au plus tard à 20h.

Sur la route, au volant de l’Audi de mon chéri adoré, je souriais béatement, me réjouissant et palpitais d’impatience à l’idée de notre petite soirée en amoureux, au coin de la cheminée, avec l’homme qui me fait frémir d’amour. La journée avait été un rêve, et la soirée sera certainement tout aussi palpitante. Le coeur en fête, amoureuse comme ce n’était pas permis de l’être, je l’ai appelé juste pour lui dire que je l’aimais.

Mon sourire s'est un peu évaporé au souvenir des quelques mots de Caroline… “Il t’en parlera lui-même, je n’ai pas le droit…”. Qu’avait-elle voulu me dire, ou me faire comprendre??? Non. Je refusais de me laisser abattre ou envahir par de sombres pensées. Je l’aime, et il m’aime, et ce soir, on va passer une soirée de rêve.


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327/2013 - Escapade au chalet avec Pascal

Publié le par JaneDo


Samedi, 23 Novembre 2013  - 327/2013 - Tête à tête avec Pascal au chalet (1)

Vendredi soir, le trajet jusqu’au chalet a été plutôt long. Pascal avait l’air perdu dans ses pensées. C’était bizarre. D’habitude, il cherche le contact, me prend la main, me fait de petits bisous dessus, et on parle à bâton rompu. Mais ce vendredi soir, il était accoudé à sa fenêtre, les yeux rivés sur la route. Il faisait très froid.

La chienne dormait tranquillement à l’arrière. Dobby ne connaissait pas cette voiture, alors elle l’a snifée dans tous les sens, avant de se rouler en boule sur les sièges arrières. Pascal n’a pas voulu la reléguer dans le coffre. Je l’avais promenée pour éviter qu’elle ne fasse de bêtises dans sa voiture.

Après quinze minutes de ce traitement, j’ai posé ma main sur sa cuisse. J’adore ses cuisses, elles sont fermes, musclées, puissantes. Il m’a regardée, un peu surpris, puis il a enfin pris ma main et m’a fait un petit sourire. Mais rien de plus. Sa main était chaude comme toujours. Pour une fois, je n’étais pas si impatiente d’arriver au chalet. Je ressentais une certaine pression, et un manque d’assurance certain.

Je crois que j’ai aussi un peu mal au coeur. Et maintenant, franchement, j’ai un peu la trouille! Ça avait l'air plutôt sérieux. Je crois que je me doutais que Pascal essayait de rompre avec moi.


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326/2013 - Pascal veut me parler???

Publié le par JaneDo


Vendredi, 22 Novembre 2013  - 326/2013 - Pascal veut me parler???

Comme prévu, j’ai pris Dobby, la petite labrador de mon neveu. David sort sur Genève ce soir, donc la puce aurait été toute seule. Je ne pensais pas sortir ce soir, alors la compagnie de la petite fofollette sera la bienvenue. J’avais envie que Pascal remarque mon absence et m’appelle.

Vers 22h, je tenais pas. Pascal m’avait appelée en fin de journée pour savoir comment j’allais, ce que je faisais. Gaiement, je lui ai raconté que je m’étais remise à la peinture, que j’étais presque installée, et que ce soir, j’avais la chienne jusqu’à demain soir. Il a dit qu’on pourrait aller la promener demain au bord du lac, si ça me disait. Mais rien sur ce soir? Alors j’ai demandé ce qu’il faisait. Il ne savait pas très bien. Il était content de ne pas monter au chalet ce week-end. J’ai donc appris que Thomas, ainsi que nos amis, restaient eux aussi par ici.

J’ai insisté. Je voulais savoir s’il sortait un moment, au moins prendre un verre. Pascal n’en avait pas envie. J’ai demandé si Jess n’avait pas envie de sortir? Ça me surprenait. Et effectivement, Jess voulait sortir en boîte, alors Pascal a dit que, peut-être qu’il sortirait un petit moment.

Vers 22h, je ne tenais plus. Si Pascal sortait, même un petit moment, je voulais être là. Je voulais le voir, l’apercevoir. Etre dans le même espace que lui. Ni une, ni deux, je me suis préparée vitesse grand V, et j’ai foncé au Time Out. Je savais qu’ils y serait. Sur le chemin, j’ai embarqué Caroline, qui a semblé heureuse d’attraper la perche que je lui tendais.

Caroline avait été voir chez Pascal avant de partir. Elle m’a dit qu’ils étaient encore à la maison, que Jess était prête à sortir. Pascal, lui, jouait à la guitare. A l’arrivée de sa femme dans le salon, assis devant le piano, Pascal a posé sa guitare pour regarder sa femme tourner sur elle-même. Elle était sans doute en train de lui demander ce qu’il pensait de sa robe. Jess avait déjà son manteau et son sac à main sous le bras. ils discutaient encore quant elle est rentrée m’attendre.

Je suis sortie souvent fumer, espérant voir Pascal arriver. Ce serait super de le voir avant qu’il n’entre dans le bar. Au passage d’une Audi, la même que celle à Pascal, mes oreilles ont pris feu, et mon coeur faisant la course, mais c’était une fausse alerte. Ce n’était pas lui. Gelée, je suis retournée à l’intérieur avec Caro.

Puis, tant pis pour la honte… J’ai appelé Pascal pour savoir s’il passerait ou non. Cool, il était en voiture, donc en route.

  • Tu as pris la chienne avec toi?

Hé? C’est quoi comme question ça??? Bien sûr que la chienne est avec moi. Elle préfère être dans la voiture à m’attendre, que seule à la maison. Il sait bien que je prends toujours mes chiens partout où je vais!

  • Alors écoute… Il faut qu’on puisse parler un peu tous les deux. Ça te dit de monter au chalet avec moi ce soir?
  • Heu… Oui… Mais, je n’ai pas mes affaires?
  • Tu n’as pas laissé quelques affaires en haut?
  • Heu, ben non…
  • On peut vite passer chercher des affaires, ou tu veux aller chercher des affaires pour cette nuit et on se retrouve quelque part?
  • Ou on se retrouve en haut.

A peine avais-je dis ça, que je me suis vue, seule en haut, en train d’attendre son arrivée en vain. Non, non. Je préfère nettement qu’on y aille ensemble. Alors, j’ai dis que je rentrais vite chercher quelques affaires, et que je le retrouve au parking de Bellerive. Pascal m’a dit que c’était idiot, autant laisser ma voiture sur ma place de parc, ou chez lui. C’était trop loin pour aller chez lui, et chez moi, heu, je voulais pas. Alors, j’ai raccroché après avoir dit que je l’attendrais à notre parking habituelle.

Peut-être que je devrais me méfier? Pascal aurait pu simplement dire qu’il voulait me voir, mais insister qu’il voulait me parler n’augurait rien de bon. C’est Caroline qui m’a fait la remarque. Elle n’a pas voulu me raconter ce qui s’est passé quant ils se sont vu en début de semaine. Elle me dit qu’elle n’a pas le droit de m’en parler, Pascal m’en parlera lui-même. C’est la première fois qu’elle me fait des cachoteries du style.

Mais bon, avec ma tendance à tout voir en noir, je me faisais peut-être seulement des idées.


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