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313/2013 - Supplier... Je sais faire aussi...

Publié le par JaneDo


Samedi, 9 Novembre 2013  - 313/2013 - Supplier… Je sais faire aussi...



Tout le coin au fond du bar était réservé à celui qui fêtait son anniversaire et ses invités. D’après ce que je savais, on bougeait vers minuit, pour aller en boîte. Il faisait si froid dehors, et il pleuvait maintenant à verse. Entouré de Pascal, Thomas, et de nos amis, j’étais bien. Surtout depuis que Pascal m’a fait comprendre que, ce n’était pas parce qu’on se dispute qu’on n’était plus ensemble. Je me demande d’ailleurs pourquoi j’avais pensé ça. Faut toujours que j’imagine le pire. Je les écoutais blablater, rigoler, s’échanger des idées, parlé de leurs boulots respectifs en souriant.

Dans les glaces en face de moi, j’observais Pascal le coeur battant comme tout un orchestre de tambour. J’aimais ce type; son rire, son sourire, sa façon de froncer les sourcils ou son petit nez que j’adore embrasser. Tout chez lui me fichait des palpitations d'amour.

J’avais oublié tout ce qui m’avait traversé l’esprit ses derniers temps. Tous les doutes, les questions, les hésitations et mes petites crises pour je ne sais même pas quelle raison. J’étais bien. C’était toujours comme ça dès que Pascal était à mes côtés. Tout ce qui m’avait fait pleurer, enrager, ou donner l’envie de vengeance disparaissait rien qu’avec qu’un sourire de sa part. Lamentable peut-être. Mais, j’étais si bien maintenant.

On était installé au bar avec Pascal et on discutait du week-end prochain au chalet, avec Michael et Paul. Pascal se réjouissait de remettre son surf. En fait, ils se réjouissaient tous de remettre skis et surf, de dévaler les pistes comme des fous, alors que moi, je me réjouissais pour une toute autre raison. Un bon bouquin, au coin du feu, alors que le chalet serait déserté toute la journée, voilà ce qui me faisait rêver.

Maud est venue se planter entre nous. Pascal avait son bras autour de moi, mais il a dû l’enlever pour se tourner vers elle. Elle en a profiter pour s’insinuer juste au milieu de nous deux. Maud est plus grande que moi, mais pas aussi grande que Pascal, donc il s’est penché vers sa bouche. J’avais pensé qu’elle passait juste pour le saluer avant de partir. Quant il s’est mis à rire avec elle, j’ai su que ce n’était pas ça. Petit à petit, à petit pas, Maud s’est mise carrément entre nous, me tournant le dos. Elle faisait écran. A cause de quelques coup d’oeil de Pascal, j’ai su qu’il s’en était rendu compte.

Maud cherchait à me provoquer, à me mettre mal à l’aise. Ou peut-être à me faire sortir de mes gongs et lui sauter à la gorge pour ridiculiser devant tout le monde, mais elle perdait son temps. Cela a eu pour effet de me rassurer et de faire redescendre la dose de moutarde qui avait commencé à me monter au nez.  J’ai continué la conversation avec Paul, Michael et Julien qui venait de se rappliquer avec Caro.

A sa façon de me regarder en fronçant les sourcils, j’ai compris que Caro se demandait pourquoi je ne faisais rien. Pourquoi je ne réagissais pas. Qu’est-ce que Maud pouvait bien faire de plus que parler avec Pascal? Rien! Donc, pourquoi en faire tout un plat.

J’en avais assez de rester debout, j’ai décidé d’aller m’asseoir à une des tables. En partant, j’ai contourné Maud pour aller faire un bisou à Pascal, qui m’avait déjà saisi le bras. En me voyant bouger, il a dû croire que je partais, ou un truc du genre. J’ai éviter celle où se trouvait Thomas. Je ne voulais pas que Pascal pense que je cherchais à me venger, parce qu’il parlait à la jeune Sophia Loren! Je me suis laissée tomber à une table où se trouvait Sandra (je crois), une copine à Jess. Jess était en grande discussion avec un type qui jouait dans la même équipe que Thomas et Pascal.

Je me sentais tout à coup extrêmement fatiguée. Je rêvais d’être ailleurs… avec Pascal… Chez lui par exemple. Au chaud, enroulée dans ses bras. J’avais envie de dormir dans ses bras, de faire l’amour.

Ok, j’en avais marre. Prenant mon courage à 2 mains, j’ai décidé d’aller vers lui et de lui proposer de partir, de rentrer. Mais pour aller où? En tous cas, pas chez moi. Chez moi, ce n’était pas assez bien pour lui. C’était pas possible. Baf, on pouvait toujours aller chez lui. Enfin, chez Thomas. Si on rentrait avant Thomas, ce serait parfait. On aurait plusieurs heures de tranquillité, et je pourrais toujours filer avant que Thomas ne rentre.

Petit problème; Pascal avait l’air de s’amuser!

Faisant comme Maud tout à l’heure, j’ai tapoté le bras à Pascal et comme avant, il s’est tourné vers moi. Je me suis aussi, comme elle, interposée entre eux, lui tournant le dos. Et comme elle, vu le bruit de la musique, j’ai pris un malin plaisir à chuchoter aux oreilles de Pascal. Je suis sûre que Maud a dû apprécier le retournement de la situation.

Pascal n’avait pas vraiment envi de partir, il était encore trop tôt. Et d’après ce qu’il m’a dit, on était sensé tous se retrouver plus tard, au petit pavillon de son pote. La fête semblait devoir durer toute la nuit. Alors, je me suis mise à le supplier. Et tout ça en chuchotant à son oreille. Il m’a sorti une ou deux bonnes raisons de rester. Des raisons pour que je change d’avis, mais j’étais raide et j’avais envie de l’avoir pour moi toute seule. La foule soudain me sortait par les oreilles. Alors, j’ai joué le tout pour le tout, en lui avouant que j’avais envie de lui.

Ça a eu de l’effet. Pascal a piqué un fard géant. Il s’est mordu la lèvre en regardant aux alentours, comme s’il vérifiait que personne n’avait entendu, ou que personne ne puisse se douter de ce qui l’avait fait autant rougir. Puis, il m’a demandé; “Là, tout de suite?”. Ça m’a fait sourire. En fonçant mon petit nez et en rigolant, je lui ai dis que je pouvais bien attendre d’être à la maison, qu’un peu de confort ne ferait pas de mal.

Pascal a souri et m’a fait un bisou sur les lèvres tout en me chuchotant; “D’accord”. Iahhh, boum boum boum. Mon coeur recommençait ses conneries de battements désordonnés.

A Maud, il a jeté en passant qu’on rentrait, et main dans la main, on a fait le tour pour dire au revoir à tout le monde. Je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un petit regard ravi et un sourire empreint de fierté à la maudite Maud. Peut-être un peu de mépris aussi. Pascal a discuté quelques minutes avec celui qui fêtait son anniversaire. Quant ils ont eu fini, je l’ai gratifié d’un sourire en lui faisant la bise, réitérant mes voeux et on a filé.

Pascal s’est assuré que Thomas n’était pas près de rentrer… En fait, il passait la nuit ailleurs. Quel bonheur…

Sur tout le chemin du retour, c’était bisous bisous tout le long. Bisous dans le cou pour le distraire alors qu’il essayait de nous conduire le plus rapidement possible à la maison. Lui me faisait des bisous sur la main, dans la paume, m’en volait un à chaque arrêt. A chaque feu, on se jetait l’un sur l’autre.

A la maison, de l’entrée à la chambre, on était déjà à moitié dévêtu. Dès qu’on a passé la porte, Pascal a jeté ses clés sur la petite table, en me prenant dans ses bras. Sa veste à atterri parterre, il a viré la mienne de la même manière. Mon coeur avait perdu le rythme, j’étais hors d’haleine… mais heureuse. Tellement heureuse que c’en était presque douloureux. Je ne regrettais rien de ma vie, puisqu’elle m’a permis de rencontrer l’amour. De rencontrer quelqu’un d’aussi exceptionnelle que lui. Ses mains connaissaient mieux mon corps que moi. Je l’aimais tant que ça me donne envie de pleurer.


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312/2013 - Que je t'aime...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 8 Novembre 2013  - 312/2013 - Que je t’aime...

Pas d’appels, pas de réponses à mes messages; c’était clair, Pascal ne voulait pas me parler, ni me voir. Moi, j’avais besoin, envie de le voir, même s’il me faisait la tête. Ce soir, justement, Thomas m’a prévenue qu’ils avaient d’abord l’intention de monter au chalet, puis finalement, ils restaient ici. Un copain à eux fêtait son anniversaire au Tiger. Donc en principe, ils allaient tous être là. Même Pascal.

J’ai contacté Caro pour qu’on y aille ensemble, après avoir refusé l’invitation de Thomas de l’y accompagner. J’ai mis 3 plombes à me préparer. Aucune idée quoi mettre pour faire mon petit effet. J’ai finalement opté pour la simplicité. Surtout ne pas en faire trop. Et j’avais peur. Je sentais que j’allais morfler ce soir.

Donc on est arrivé très tard. J’ai tout de suite repéré Pascal…

Pascal n’était pas au bar avec ses copains. Il y a des tables à l’entrée, avec quelques petites tables rondes, hautes. Un peu surélevé, 2 marches plus hauts, il y a le bar, et tout autour il a de petites tables rondes.

Pascal était accoudée à l’une d’elle. A cette table, ils n'étaient que quatre personnes; Maud, et un couple d’amis, et Pascal.

Mon coeur a fait un faux pas. Puis un autre. Il battait trop vite. Ma tête perdait le Nord. On aurait dit une sortie à 4. Deux petits couples de sortie. La jalousie et la colère m’ont voilé la vision. Si je n’avais pas été fière, j’aurai laissé les larmes qui se battaient en duel au bord de mes paupières, me ravager le visage.

Alors voilà pourquoi il ne répondait pas à mes appels? Il n’avait pas attendu que mon cadavre soit froid pour se jeter dans un relation avec Maud. Le salaud. L’empêche, si j’avais osé, je me serais jetée à ses pieds pour le supplier de ne pas me laisser tomber. Je me forçais à sourire, mais mon coeur était en larmes.

J’ai dit bonjour aux copains installés au bar avec Thomas. J’ai jeté encore un coup d’oeil à la table du délit, vers Pascal et nos regards se sont croisés. Je m’étais mise de manière à pouvoir être face au spectacle de ma déchéance.

J’étais en chaleur, mon sang roulait trop vite, et je manquais d’air. Pascal m’avait vue. Il a eu un geste qui m’a presque fait imploser. s’est penché pour faire un bisou sur la joue à Maud. Je me suis dit, qu’il avait fait exprès de l’embrasser devant moi, même si ce n’était que sur la joue. Le message semblait clair; "lâche moi les baskets, maintenant, je suis avec Maud". Mourir là tout de suite aurait été une bénédiction suprême.

Thomas, qui était à côté de moi, avait vu mon expression, et m’a frictionné le dos. C’était sensé être un geste pour me rassurer, et j’avais envie de me blottir contre son épaule et pleurer.

Pascal est ensuite venu vers moi. Il m’a fait aussi un bisou. On n’était pas du genre à se rouler des pèles, donc rien de surprenant. Mais de l’avoir vu en faire ni plus, ni moins avec Maud, j’ai eu l’impression que son bisou m’avait brûler la joue. Cette bouche s’était posée sur la joue de l’autre vache avant d’atterrir sur la mienne. Ça me démangeait de me frotter l’endroit où ses lèvres se sont posées jusqu’au sang. Mais, je me suis retenue.

Après avoir traîné une minute à la table, Pascal a passé son bras autour de ma taille, et m’a proposé de sortir discuter. Ouhhhh, je sais pas si j’avais vraiment envie d’aller dehors me faire poignarder devant les fenêtres du Pub, au vu de tous! Mais, je l’ai quand même suivi. Frénétique, nerveuse, j’ai aussitôt commencé à parler pour ne pas laissé un lourd silence planer entre nous.

  • Tu as zappé tous mes appels et messages, alors je ne m’attendais pas à ce que tu viennes même me dire bonjour! J’ai pensé que tu m’éviterais toute la soirée...
  • Ah bon! C’est ridicule… Je ne m’attendais pas à te voir ce soir. Mais, on s’est disputé, ça n’empêche pas qu’on est toujours ensemble. Pourquoi tu n’es pas venue vers moi directement? Pourquoi c’est toujours moi qui doit venir à toi?

Wah! Alors je me serais trompée? Apparemment. Je l’adore trop fort. Malgré notre dispute, il me considérait toujours comme sa copine. J’avoue que j’avais eu un tel choc, que je sentais mes jambes me lâcher. Je me suis assise. J’avais déjà tout peint en noir. Je voyais le mal direct, imaginait l’horreur. Pfffouh, j’étais heureuse de m’être trompée.

Du coin de l’oeil, j’ai admiré le profil de celui qui me fait tourner la tête, qui me rend dingue par sa seule présence. Un seul petit sourire de lui, me fait presque grimper aux rideaux. Que je t’aime Pascal. A ce moment précis, je me suis dit que je ne le méritais pas. Si je pouvais, je me pincerais pour me rassurer, pour être sûre que je ne rêve pas. Que lui, Pascal, était bien là à mes côtés.

  • Pourquoi tu me regardes comme ça? A quoi tu penses?
  • Oh… rien… seulement… que je t’aime…

Dans le vert profond de ses yeux, j’ai fondu. Je voyais des tonnes d’étoiles d’amour qui dansaient autour de moi. Pascal m’a relevé pour me serrer contre lui et m’embrasser. Un vrai baiser cette fois. Loin des autres, loin des questions. Puis, il a dit qu’il n’aurait pas dû faire ça, parce qu’il était toujours furax contre moi. Malgré ça, il m’a prise par la main pour retourner à l’intérieur. Ce simple contact me mettait dans tous mes états, mon coeur s'affolait. Je rougissais comme une adolescente, folle d'amour.

Au passage, j’ai croisé le regard méprisant de la Maud. Elle était certainement verte de rage. Si on avait été dans un poulailler, on en serait venue aux mains. Pfff, j’ai pensé; “va te faire voir chez les grecs… il est à moi”. Et je lui appartenais de toute mon âme.


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311/2013 - 2 jours sans nouvelles...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 7 Novembre 2013  - 311/2013 - 2 jours sans nouvelles...

Une horreur. Pascal avait été froid mardi soir, chacun de ses mots ont fait mouches. Plus il était calme, plus je m’énervais. Et je crois que je regrettais un peu d'avoir couché avec Thomas. Enfin, surtout d'y avoir pris tant de plaisir... Si Pascal l'apprend, je suis fichue.

J’ai dit des choses que je ne pensais pas. J’ai crié. L’ai traité par moment avec mépris. Lui que j’aime plus que ma vie, que je respecte. En larmes, je suis rentrée me réfugier chez moi. Mon coeur saignait, brûlait de douleur. Je déteste les disputes. Déteste toutes les horreurs que je lui ai balancé.

J’avais mal à en crever. Le pire, c’est que je n’étais pas fâchée avec Thomas. Thomas cherchait seulement à me défendre. J’attendais que Pascal me rappelle. Deux jours sans donner signe de vie. Horrible. Il ne répondait pas à son natel, ni à mes messages. Un gouffre s’est creusé dans ma poitrine, et j’avais du mal à respirer. La peur de ne plus jamais le revoir était si terrifiante que l’air me manquait. L’idée même m’était insupportable. J’étouffais de douleur.

Deux jours… Tout ce temps perdu… Tout ce temps où je n’étais pas dans ses bras. Où je ne pouvais pas l’appeler juste pour l’entendre, ou juste… Arf, je voulais le voir. Je suis sûre qu’on pourrait tout arranger si on se voyait et qu’on prenait le temps de discuter. J’aurai dû me couper la langue.

J’ai parlé à Thomas aujourd’hui. Il s’est confondu en excuses, regrettant d’être la cause de notre dispute. Mais, je m’en voulais à moi, pas à lui. Je n’ai pas osé lui demander lui poser de questions à propos de Pascal. J’étais tellement persuadée de le voir dans un de nos points de ralliement..

Ce soir, j’ai fait un tour dans les bars où l’on avait l’habitude d’aller avec Caroline. Heureusement qu’elle était là, que je pouvais compter sur elle. Pascal n’était nul part.

Pourtant, Pascal n’était pas chez lui non plus, Caroline s’en était assuré. Tous ses copains étaient là, sauf lui. Le temps de prendre un verre, pendant que Caroline se renseignait sur l’éventuelle venue de Pascal, on est parti voir du côté de chez Maud et Elodie.

Difficile de dire si elles étaient chez elle. On ne connaissait pas assez les lieux. Je crois qu’il y avait de la lumière aux fenêtres, mais comment être sûr. En tous cas, la voiture à Pascal n’était pas dans le coin. Ça au moins, c’était rassurant. Pour ma part déçue, mais je ne pense pas être la seule, Caro semblait, elle aussi, passablement préoccupée, on est rentrée chacune chez soi. Je n’étais pas d’humeur à faire des civilités. Caroline non plus.


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309/2013 - Horrible dispute… Bravo le retour!

Publié le par JaneDo


Mardi, 5 Novembre 2013  - 309/2013 - Horrible dispute… Bravo le retour!

Parfois les hommes sont d’une bêtise incommensurable! Je pensais que Thomas savait qu’il y avait des limites à ne pas franchir, mais apparemment, je me suis trompée. Il a fallu qu’il essaie de se mesure à Pascal. Ce n’était pas son rôle. Il a voulu savoir à quoi Pascal jouait, avec qui il voulait finalement être. Thomas voulait savoir ce que Maud, Elodie et le reste signifiait. Quel rôle elles jouaient. Savoir où il en était. Connaître ses sentiments à mon égard.

Ça ne le regardait pas. Il n’avait pas à essayer de défendre ma place. C’était à moi de le faire, si d’aventure ça m’intéressait. Ce n’était certainement pas à lui de demander à Pascal de se justifier. Ou lui rendre des comptes. Ça paraissait trop louche. Surtout juste après son absence, et sachant que j’avais dormi chez lui.

Du coup, Pascal s’est senti acculé. Il a dû penser que j’avais passé mon temps, alors qu’il était à New York, à pleurer dans le gilet de Thomas, à me plaindre de lui. Ridicule. Ce n’était pas le cas. Parfois les amis veulent ou pensent vous aider, en fait, ils empirent les choses. Pascal a donc eu l’impression que j’avais des choses à lui dire, alors il voulait m’entendre. Je n’avais rien à dire. Je ne savais pas que Thomas entreprendrait une telle action. Quelle idée débile.

Pascal était vert. Ses yeux d’habitude si velouté, lançait des éclairs. Son regard me transperçait. J’ai presque failli me mettre à table! C’est pour dire! Il sentait qu’il y avait quelque chose sur laquelle il n’arrivait pas à mettre le doigt. Ne me croyait même pas quant je lui ai dis que, je ne comprenais pas pourquoi Thomas a jugé utile de lui faire la morale.

Mince… On a eu une grosse dispute. Une dispute énorme. Une dispute qui après coup, on ne se rappellerait plus comment ça avait commencé. Le genre de dispute pendant laquelle, on sait qu’on devrait la fermer. Qu’on a tord, mais on continue quant même à cracher des conneries qu’on invente à mesure. Question de faire baster l’autre. Pour cacher ses tords. Imaginant que celui qui criera le plus fort remportera… Remportera quoi? On n’en sait rien. On élève la voix, se bute, se détourne, on crache des horreurs. Question de blesser l’autre, de lui faire porter le chapeau.

Je me déteste de n’avoir pas su garder mon calme. D’avoir tout gâché. Il venait à peine de rentrer, et voilà que je me laisse aller à flinguer nos retrouvailles. J’aurai simplement dû passer dessus, lui dire que je ne savais pas ce qui se passait dans la tête de Thomas. Me jeter dans ses bras et lui faire oublier les mots que Thomas avaient pu prononcer. Au lieu de ça, je me suis braquée et j’ai foncé tête baissée. Pfff, trop nulle.

Pascal doit sûrement regretter d’avoir eu envi de me voir ce soir… Et moi, il me manque tant… Pourquoi je n'ai pas su la boucler!


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308/2013 - Bien sûr que je t’aime voyons!

Publié le par JaneDo


Lundi, 4 Novembre 2013  - 308/2013 - Bien sûr que je t’aime voyons!

J’avais passé un super week-end avec Thomas. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi détendue, et triste que le week-end soit terminé. Très longtemps. Alors pourquoi est-ce que je me sentais presque sale??? Les hommes ne se sentent pas comme ça après nous avoir planté des tonnes de canifs dans le dos? Fallait que je me débarrasse de toute cette saleté de sentiment de culpabilité.

Ce matin, Thomas m’a serré très fort dans ses bras, comme si lui aussi regrettait qu’on soit obligé de se séparer. On a préféré ne rien dire. Même le café, on l’a pris en silence. Devant les voitures, le moment fatidique, le “et là, nos routes se séparent”, nos doigts sont restés longtemps enlacés, tout comme nos yeux.

   -    Trop court ce week-end...
   -    Oui. J’ai ri. Tu es un indécrottable romantique.
   -    Ça n’empêche pas que j’ai toujours peur de me prendre des baffes…


J’ai encore ri. C’était surtout pour cacher mon embarras. J’étais loin d’être aussi romantique que lui. J’aurai préféré écourté le moment des “adieux”. Je n’aime pas trop ça. Maintenant le week-end terminé, malgré mes sentiments confus pour Thomas, j’avoue que je me réjouissais et impatiente de revoir le visage et le sourire adorés de Pascal. Etais-je un petit monstre?

   -    Est-ce que tu m’aimes Jane?
   -    Quelle question! Bien sûr que je t’aime voyons!
   -    Alors pourquoi on n’est pas… ensemble?


En me faisait un dernier petit bisou dans le cou, Thomas a demandé presque en chuchotant d’une voix suave; “Si on mangeait un truc ensemble ce soir? Chinois? Ça te dit?”. Bien sûr que ça me disait, mais j’avais mon repas en famille, donc, je ne pouvais pas. Alors, pour qu’il sache que j’avais envie de le voir quand même, j’ai promis de passer après, si on ne finissait pas trop tard. Thomas se foutait de l’heure. Je n’avais qu’à passer quelque soit l’heure à laquelle je finissais.

Ce qui était sûr, c’est que je ne resterais pas dormir. Je ne voulais pas qu’il se fasse des idées. Inutile de lui rappeler que Pascal était rentré plus tôt que prévu une fois, et n’avait pas apprécier ce qu’il avait vu. Pas question de répéter les mêmes conneries.

Ce soir, on était vraiment que la famille, à part Carmine. A un chouilla près, une fois de plus, on a failli se prendre la tête. On parlait des vacances de Nouvel An, qui, combien, etc. Kaya a dit qu’il y aurait sa meilleure amie, et son petit copain.  Et le plouk, le débile, lui a demandé s’ils seront encore ensemble d’ici là. Non mais quel crétin!!! Ou il va cherché ce genre de stupidité. Des fois, je me dis qu’il n’est pas net, que c’est un détraqué.

Ni une, ni deux, j’ai pris la défense de ma puce. Je lui ai dis que ce n’était pas un garçon et je lui ai demandé si, Lucas, son fils, serait avec la même qu’il y a 1 mois, ou une autre. Qu’on n’était pas tous comme son fils. Nous les filles de la famille avons tendance à rester avec le même pendant un bon moment. On ne changeait pas toutes les semaines. J’ai vu que ça l’avait piqué au vif.

J’ai immédiatement changé de sujet pour ne pas envenimer les choses. Le connard n’a pas trouvé de réponse. Je lui avais coupé la chic. Quel trou de balle. On dirait presque de la jalousie mal placée.

Après le souper, j’ai ramené Lilice. Sur la route, j’ai hésité. J’avais envie de voir Thomas, mais en même temps, je trouvais un peu risqué de passer la soirée avec lui. Pascal pouvait aussi bien être déjà rentré, ou presque. Et s’il nous attendait au contour? Est-ce que je pouvais passer la soirée avec Thomas, sans devoir lui demander de ne pas me toucher ce soir? Trop risqué, donc, j’ai pris la décision de rentrer sagement chez moi.

A la maison, j’ai appelé Thomas pour l’avertir. Comme je m’y attendais, il était déçu. Il avait passé la soirée à m’attendre. A espérer. Quelque part, il se doutait bien que je trouverais une excuse bidon et que je ne viendrais pas. J’étais triste de lui faire de la peine. On est resté plus d’1h au téléphone. Ridicule. C’aurait été plus agréable d’être face à face, on aurait pu parler la même chose. On aurait passé un moment ensemble au moins!

Demain, j’ai prévu de passer l’après-midi avec ma nièce. Elle est encore en congé maladie. Son angine ne s’améliore pas.


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307/2013 - Faute à moitié avoué…!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 3 Novembre 2013  - 307/2013 - Faute à moitié avoué…!

Pascal m’a appelé dimanche matin, très tôt. J’imagine que c’était pour vérifier si j’étais sortie, au cas où je ne répondais pas au téléphone. J’ai pensé que je devais dire à Pascal que j’avais dormi chez Thomas, vendredi soir. Il finira sûrement par l’apprendre, alors autant l’avouer.

Pascal s’est fâché. Il m’a posé des tonnes de questions, que je lui retournais. Je n’ai pas osé tout lui avouer, vu le ton qu’avait pris la conversation. Pascal semblait au bord de l'explosion. Carrément en colère.

  • Et, vous avez couché ensemble? Est-ce que tu as couché avec Thomas?
  • Et toi et Jess?

Silence à l’autre bout. Il est nul, il aurait pu mentir tout simplement. Son silence en disait long, il n’avait plus besoin de répondre. Je devinais parfaitement la réponse qu'il ne voulait pas me donner.

  • C’est ma femme, Jane…
  • C’est mon ex, Pascal…

Autre silence. Aïe, je n’aurais peut-être rien dû dire et on ne se serait pas pris la tête. Je crois que Pascal se doutait que j’avais couché avec Thomas. Mais, moi aussi, je me doutais que lui aussi avait couché avec Jess. Bref, personne ne peut lancer la pierre à l’autre. Malheureusement, les femmes supportent mieux, ou devrais-je dire; digère mieux, que les hommes.

Pascal a prétexté un truc à faire, et il a raccroché. J’avais des palpitations, le coeur effondré au fond de mes pompes. Je regrettais d’avoir voulu être honnête. Par contre, je n’étais pas fâchée avec lui. Lui oui.

1h après, Pascal a rappelé. Il s’est excusé de la tournure qu’avait pris la conversation. Il semblait persuadé qu’il ne s’était rien passé avec Thomas, sinon, je ne lui aurais rien dit. Je pense qu’il avait dû appeler Thomas, qui avait dû nier. Merci Thom. Pascal semble croire que j’avais juste voulu le provoquer, et le rendre jaloux. J’ai préféré ne pas épiloguer.

Pascal disait que je lui manquais beaucoup. Que le week-end loin de moi semblait long. J’ai demandé où il était, et su qu’il était en Allemagne. Je crois que c’était la curiosité qui m’a fait lui demandé s’il avait des nouvelles de Nina. De mon côté, j’étais presque persuadé qu’il n’avait pas vu Nina, vu que je semblais lui manquer. Les petites secondes d’hésitations avant de me répondre ne m’ont pas échappés.

Nina et lui avaient rendez-vous ce soir pour dîner. Ça m’a retourné l’estomac. Encore plus perplexe, j’ai voulu savoir ce qu’il avait fait hier soir, et encore plus dépitée, j’ai su qu’ils avaient passé la soirée ensemble. Alors, j’ai demandé ce qu’il advenait de son copain? Pascal ne l’avait pas encore rencontré. Grrrh! Donc, elle s’était débrouillée pour le voir seule.

J’ai préféré ne pas lui en demander plus. Il y a des choses qu’il était préférable de ne pas savoir.

Après le téléphone avec Pascal, j’ai immédiatement appelé Thomas et on a convenu que je passais chez lui, dès que je serais prête. J’étais encore fatiguée, j’aurais bien dormi encore quelques heures, mais, rester seule était une mauvaise idée. Je risquais de m’abîmer à penser à Pascal et à me faire des films. Autant tout annihiler en étant hyper active; prendre une douche, me dépêcher de me préparer, prendre quelques affaires, et foncer chez Thomas. Comme ça, pas le temps de penser.

Aoutch, j’ai quelques petites piques au niveau du coeur. J’espère que je ne fais pas un infarctus. Les petites attaques ont commencés juste après le téléphone avec Pascal. Si je crève, ce serait de sa faute. Il soumets mon coeur à trop d’épreuves et de tensions.

Thomas avait quelques copains à la maison. J’aurai dû le savoir. C’était pareil tous les dimanches.

Toutefois, Thomas les a fichu à la porte sous prétexte qu’on avait des trucs à organiser pour les fêtes. C’était faux, mais c’était une sacrée bonne excuse. Depuis quant je l’aide dans ses préparatifs? Aïe, encore une pique. Je devrais aller me faire contrôler au plus vite, c’est pas normal.

On a passé une fin de journée et une soirée tranquille remplie de câlins. Thomas avait tout le temps envi de faire l’amour. Il ne pensait qu’à ça. Je n’ai pas eu besoin de lui demander si Pascal l’avait appelé, il me l’a dit d’entrée.

Effectivement, il avait nié qu’il se soit passé quoi que ce soit. On avait, soi-disant, dormi dans les bras l’un de l’autre, certes, mais sans qu’il se passe quoi que ce soit. Ni bisous-bisous, ni rien.

La meilleure défense a toujours été l’attaque, alors Thomas lui a demandé s’il ne se trouvait pas un peu culotté de lui poser de telles questions, alors qu’il me trompait à tout-va. Thomas se sentait un peu honteux d’avoir menti aussi effrontément à son meilleur ami. Mais c’était préférable à la vérité toute crue.

Cette fois, j’ai dormi chez lui. Je ne me voyais pas rentrer et dormir toute seule, avec tout le temps nécessaire pour me faire peur toute seule, ou à me mastiquer le cerveau à imaginer ce que Pascal faisait.

Pourtant, je suis toujours incroyablement surprise de constater, qu’on peut aimer quelqu’un de tout son coeur, à la folie, et pourtant, coucher avec quelqu’un d’autre, sans que l’amour qu’on éprouve pour quelqu’un d’autre soit remis en question.

Caroline m’a envoyé un message pour me demander si je dormais chez Thomas! Que je ne devrais pas, Pascal l’apprendrait et je pourrais dire adieu à notre relation. Je n’ai rien répondu. J’étais heureuse d’être là, d’être avec Thomas.


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306/2013 - Ballet au Théâtre ce soir!

Publié le par JaneDo


Samedi, 2 Novembre 2013  - 306/2013 - Ballet au Théâtre ce soir!

Thomas était assis au bord du lit, le petit déjeuner servi et m’attendait sur un plateau, à côté de lui, et un sourire en prime. Ça me rappelait pleins de souvenirs. Thomas faisait souvent ça, comme il ne savait presque rien faire d’autre en cuisine.

Dieu sait la tête que j’avais! J’espère que mes cheveux étaient en place et pas comme si j’avais reçu une bombe atomique sur la tronche! Thomas s’est penché pour me faire un bisou sur le front. Il sait que je ne parle jamais et ne fait jamais de bisous sans avoir passé à la salle de bains. Donc, avant même de lui dire merci, j’ai foncé aux toilettes.

Oufff! J’avais une bonne tête. Je n’étais que légèrement ébouriffée, pas coiffée, mais c’était quand même mignon. Même un peu sexy je dirais. On devinait aisément que j’avais passé une nuit plutôt agitée. Prévenant, Thomas m’avait laissé un t-shirt et un pantalon de training. Je crois bien que c’était un des miens que j’avais oublié chez lui, il y a plus d’un an. Waouh!

 

  •  Qu’est-ce que tu fous? Et si j’avais dormi encore 1h?
  • Thomas a rigolé; Je savais que tu allais te réveiller à l’odeur du café. D’ailleurs, tu bougeais comme si t’allais te réveillé, et je ne savais pas si j’aurai le temps de te réveiller en douceur.
  • Tu sais que d’habitude, je ne suis pas du matin? Que j’ai plutôt tendance à être bougon?
  • T’as jamais été bougon… Hum… Je dirais plutôt un petit Caliméro du matin!
  • Pfff, pas vrai. 

 

On a rigolé. Thomas était déjà habillé. Il avait enfilé un jean et une chemise noire. Mignon. J’espère qu’il n’avait pas l’intention de me faire faire un marathon en ville dès le matin!!! Je lui ai demandé ce qu’il avait au programme aujourd’hui. En fait, il recevait la nouvelle femme de charge pour le chalet. Ils avaient rendez-vous à 14h à Gstaad. Thomas voulait savoir si je voulais l’accompagner.

Ben, pourquoi pas! Je n’avais rien prévu moi…

C’était intéressant. Elle était à l’heure, devant la poste, comme convenu. Incroyable! On a fait le tour du chalet, Thomas lui montrait les pièces à tenir, lui définissant les tâches, les chambres à préparer pour les week-ends, etc. Il lui a désigné leurs chambres, celles qui ne sont occupées que par les membres de la famille. Thomas lui a désigné aussi la mienne comme étant une chambre d’un membre de la famille. Ça m’a touchée. Il était si prévenant.

J’essayais de ne pas être dans ses pattes, mais Thomas avait de petits gestes, comme le bras sur mes hanches pour me laisser passer en premier, ou me tenir la pore. Il me faisait toujours passer avant la gouvernante, et aussi avant lui. Tout ça, tout naturellement. Pourtant, il avait l’air concentré, occupé, alors ça me surprenait. Comme si ça faisait des lustres qu’on était ensemble. Bizarre. Je décris mal, mais j’avoue que j’ai trouvé tout ça plutôt charmant.

Il m’a même appelée “chérie” en me demandant si j’avais des exigences particulières. Hum, je n’en avais aucune.

Au retour, j’ai voulu rentrer rendre un douche, me changer, parce que je crois que Thomas avait prévu qu’on passe la journée ensemble. Je ne savais pas comment faire pour passer un moment chez moi. Et peut-être dormir un peu. Ou juste ne pas me sentir stressée par la présence de quelqu’un d’autre. J’avais besoin d’un moment à moi avant d’entamer la soirée.

J’avais raison, Thomas m’invitait au Théâtre ce soir… C’est ma première fois! Je ne suis pas sûre que j’aime ça...

Ah ben, je me suis trompée! C’était pour voir un ballet;  “La Belle Au Bois Dormant”, et c’était exceptionnel, magnifique, beau. Waouh. J’ai encore des étoiles pleins les yeux. C’était vraiment, absolument géniale. Merci Thomas!

Petite, quant nos parents sortaient en amoureux, on se relevait pour regarder la télé. On avait l’impression qu’il y avait sûrement des trucs super intéressant, puisqu’on avait pas le droit de regarder sans surveillance. Je me rappelle avoir vu des ballets. Un qui m’avait marqué, était “Le Lac des Signes”.

Aucune idée des titres à l’époque, ni ce que signifiait le ballet en lui-même, mais c’était juste beau. Les costumes étaient somptueux, les tutus, les ballerines et tout ça. J’en ai souvent rêvé.

Une fois adulte, j’ai revu “Le Lac des Signes”, mais ce n’était plus aussi féérique que quant j’étais petite.

Thomas était heureux et tout fier de m’avoir emmenée au Théâtre pour la première fois de ma vie. Heureux aussi de voir mes yeux émerveillés. J’étais toute amoureuse après, et si reconnaissante pour le bon moment que je venais de passer.

Thomas a voulu m’emmener chez lui après, mais je préférais pas. Je me rappelais trop vivement la fois où Pascal était rentré à l’improviste, ça nous avait presque mené à la rupture. Au cas où Pascal m’avait seulement fait croire qu’il ne rentrait que mardi, je préférais qu’il ne me retrouve pas chez Thomas comme la dernière fois.

Thomas m’a tellement cuisinée, que j’ai fini par lui expliqué ce que j’avais sur le coeur, et le pourquoi de mon refus de dormir encore chez lui. Pourtant, j’en avais envie. Par contre, j’ai accepté de sortir avec lui et ses potes, pour autant qu’il ne fasse rien qui puisse nous mettre en mauvaise posture vis-à-vis de Pascal. Malgré sa petite grimace, je savais que Thomas ferait attention.

Hum, dire que je lui ai demandé de se tenir tranquille, alors que toute la soirée, je n’ai fais que le provoquer.

Ce n’était même pas exprès, j’aime seulement être en sa compagnie. Et je me sens toujours très à l’aise avec lui. C’est moi qui recherchait le contact, qui lui prenait la main ou qui m’accrochait à son bras. Heureux, il se laissait faire. Même quant il me prenait par la main, je ne rechignais pas. J’avais oublié mes restrictions. La seule chose à laquelle j’ai fait attention, c’était de ne pas me laisser emporter et l’embrasser ou le laisser m’embrasser.

Mais après, je suis rentrée sagement dormir chez moi… C’était dur, parce qu’il m’a fallu me battre pour ça. Parce que, aussi, j’avais envie de rester avec lui. Mais trop peur. On a passé plus d’une heure à se dire bonne nuit, et encore 1h à se parler au téléphone. Ridicule. Comme des amoureux fraichement en couple!

Arf, j’avais passé une chouette soirée en compagnie de Thomas. J’avoue que mon coeur chavire et balance. Si seulement je n’avais jamais rencontré Pascal, je pourrais voir jusqu’où cette histoire pouvait me mener. J’adore vraiment être avec lui, il me convient, on s’entend super bien sur tous les points importants. Avec lui, je sais que je serais heureuse.

Je connais son petit côté manipulateur et sa soif de contrôle, mais avec moi, il ne le montre pas trop. Je crois que je peux le supporter. Avec Thomas, je me sens heureuse et bien. Complète. Il me donne l’impression d’être quelqu’un d’important, de spéciale. Je crois que je l’aime aussi…  Et j’aime faire l’amour avec lui.

Je sais pourtant qu’il a une copine, mais je n’en ai pas parlé… Je crois que je m’en foutais… Ce soir, il était avec moi...
(Pfouh, pourvu que Pascal ne tombe jamais jamais sur mon journal, sinon, ce sera fini!)


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305/2013 - Tête à tête avec Thomas!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 1er Novembre 2013  - 305/2013 - Tête à tête avec Thomas!

Je n’ai pas oublié l’anniversaire de ma meilleure amie, Dani, qui vit à Milton, près de Cambridge. Grâce à internet, j’ai trouvé une boutique de fleurs, et je lui ai fait livrer des fleurs. Je sais qu’elle l’a bien reçu, parce qu’elle m’a envoyé un message dans l’après-midi. Si je n’avais pas été en train de courir partout, on aurait pu faire un “Skype”. Avant de foncer chez Thomas, on s’est parlé à travers nos écrans d’ordinateur. Ciel, sans ordi, je me demande ce que je ferai!!!

Ma nièce était malade aujourd’hui, donc à la maison. Je suis passée lui faire à manger, et on en a profité pour monter son meuble. Ensuite, je suis rentrée pour ranger chez moi, prendre un bain et me changer pour le souper de ce soir, avec David et s copine. Vers midi, alors qu’il était 7h du matin à New York, Pascal a téléphoné pour me faire un petit coucou.

J’ai compris qu’il rentrait seulement après avoir fait la fête toute la nuit. Il n’allait pas se coucher, mais plutôt se préparer pour le boulot. Il avait rendez-vous à la première heure ce matin. J’en connais un qui va être crevé. D’après ce que je pouvais entendre, Pascal avait dû pas mal boire aussi!!! Il était tout gai. Je me demande si Jess était dans le même état?!

Après le souper, avec David et sa nouvelle copine, j’ai vu que j’avais des tonnes d’appels en absence et reçu une douzaine de messages de Thomas.

J’ai rappelé Pascal aussitôt. Il était 22h ici, et 17h à New York. Pascal avait essayé de me joindre avant de se préparer pour la soirée d’Halloween. D’après le bruit et les rires qui fusaient, il y avait du monde chez eux. Pascal m’a raconté que Jess, sa femme, avait organisé une petite réunion avec leurs amis. Il y avait même son cousin. Il avait l’air pressé, alors je ne l’ai pas retenu au téléphone. J’avais déjà de la chance qu’il m’appelle.

J’ai ensuite appelé Thomas. Il insistait pour que j’accepte de manger avec lui. J’ai proposé qu’on fasse ça demain soir, parce que là, je n’avais plus faim. Je sortais de table.

Légèrement boudeur, Thomas a continué d’insister. Il avait même fait un gros effort pour tout préparer lui-même. Ça m’a fait rire, parce que je sais qu’il est nul en cuisine. J’ai essayé de reporter à demain soir, mais Thomas n’a rien voulu savoir, insistait pour que je passe, juste pour goûter. J’ai fini par capituler, je n’avais pas le coeur de le rejeter. Je ne me sentais pas à l’aise. Enfin, c’est ce que je pensais les 10 premières minutes.

Thomas avait préparé des pâtes au fromage. Simple, mais il s’était donné beaucoup de mal. Rire. C’est ce qu’il faisait de mieux. Sa cuisine ressemblait à un champ de bataille. Comment réussi-t-on à faire autant de désordre pour quelques pâtes!!! Il avait rempli le salon de petites bougies pour un dîner romantique en tête à tête. Je n’avais pas faim, mais j’ai goûté quand même, pour lui faire plaisir. C’était pas si mal pour une première fois.

Pascal me manquait déjà. Pourtant, je ne le voyais pas des masses ces derniers temps.
J'ai été très déçue quant il m'a appris qu'il ne rentrait pas avant mardi. 10mn après, j’avais oublié mes petits soucis, mes blocages et le reste. Je me suis surprise à rire, à être vraiment contente d’être là avec Thomas.

Ce qui me surprenait, c’est qu’il ne semblait pas avoir prévu de sortir avec ses potes. Flanqué dans le canapé, on a bavardé à bâtons rompus, en faisant des plans sur la comète pour le Nouvel An. J’avais eu peur qu’il fasse des tentatives d’approchent, mais on dirait qu’il s’en était douté, alors il n’a rien tenté tant qu’il m’a sentie tendue et sur la réserve.

Finalement, Thomas m’a dit qu’il pensait bien que j’allais être sur mes gardes. Il me connaissait bien. Il savait que j’étais passé hier soir pour voir Pascal, sa soeur lui l’avait raconté. Thomas voulait que je reste cette nuit, et j’avoue que je n’avais pas envie de partir. Il m’a prêté un training deux fois trop grand pour moi.

Des copains à lui sont passés à la maison, persuadé que Thomas sortirait avec eux pour une nouvelle soirée d’Halloween.

Pendant qu’ils étaient là, j’avais pris la fuite dans la cuisine et j’ai commencé à ranger sa cuisine. Je ne me sentais pas à l’aise en training, alors qu’ils étaient tous habillés et déguisés pour sortir. C’était trop le bordel.

Thomas est venu me faire un petit bisou dans le cou. C’était pour me remercier, un geste tendre et naturel, sans arrière pensée. Enfin, je crois.

Thomas a dit qu’il préférait passer la soirée avec moi. Ça m’a plaisir et énormément touchée. Coincée contre le frigo, à l’abri des regards, je me suis laissée aller dans ses bras, tout en répondant à ses bisous, qui ont déviés en baisers. Heureusement que ses copains étaient là, sinon je crois bien qu’on aurait fini à l’horizontal.

C’était vendredi soir, donc no stress. Quant ses potes sont partis, on a regardé des films… tout en se faisant des petits câlins, de petits bisous, en bavardant…

Sa main se baladait sous mon t-shirt alors qu’il me faisait de petits bisous dans le cou. J’ai entendu le rythme de sa respiration changer. Il était rasé tout frais, tout chou, et tout tendre. Impossible de lui résister. Et tout a dérapé… J’avais très envie de rester…  Très envie de rester avec Thomas. Alors j’ai laissé parlé mon coeur.

L’empêche, c’est bizarre de ne pas avoir été faire la fête toute la nuit, pour Halloween, avec Pascal...


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304/2013 - La distance a du bon

Publié le par JaneDo


Jeudi, 31 octobre 2013  - 304/2013 - La distance a du bon...

Dès qu’ils ont atterri à New York, Pascal m’a appelé. Il disait que, ma visite surprise d’hier soir lui avait fait très plaisir. J’avais passé plus d’1h à me préparer. Il allait me manquer, je ne pouvais pas le laisser partir sans lui faire un bisou. Il était étonné de me voir, mais après, Pascal ne voulait plus me laisser partir.

J’étais contente d’avoir eu le courage de courir chez lui. D'habitude, j'aurai passé des heures à y penser, mais au final, je n'aurai pas bougé de mon canapé. Ils étaient occupé à finir leurs bagages, les déposant vers l’entrée, prêt pour le départ jeudi matin.

Il faisait pas mal froid dehors, Jess nous a proposé de rester dedans, elle avait encore des choses à faire dans la chambre. Pascal était tout ravi, tout tendre. A un moment, j’ai vu Jess nous regarder avec un petit air nostalgique. Elle m’a dit après qu’elle se rappelait comment il était au début qu’ils sortaient ensemble. Elle avait oublié qu’il pouvait être si tendre.

Apparemment, je lui manquais. Ça m’a fait vraiment plaisir qu’il m’appelle. Je m’attendais à un horrible silence radio jusqu’à son retour en Suisse. Ce soir, Thomas m’avait invité à manger avec lui. Il insistait que je sorte au moins prendre un verre avec nos potes, mais je ne me sentais pas d’humeur non plus. C’est clair qu’après l’appel de Pascal, je ne voulais pas. J’aurai eu l’impression de tromper Pascal.

Puis, j’avais pleins de travaux à terminer dans mon appart, et entre courir de chez ma soeur et mon appart, j’étais un peu sous pression. J’ai couru chercher quelques trucs chez Ikea, et un meuble pour la chambre de ma puce. Une bibliothèque pour ranger ses mangas. Elle a promis de ranger sa chambre aussi. J’ai l’impression que ma puce à attraper mon angine! Zut. Demain, mon neveu, David, vient nous présenter sa nouvelle copine.


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303/2013 - Journée Marathon...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 30 octobre 2013  - 303/2013 - Journée Marathon

Entre ramené la chienne, courir chez ma frangine, parce qu’elle avait fermé la mauvaise serrure et la petite était enfermée dehors, finir la peinture dans les buffets de la cuisine de mon appart, dormir un peu, parce qu’hier soir c’était pas ça. Et c'est pas encore la forme, je récupère encore de mon angine et sinusite, je n’ai pas arrêté.

J’étais en train de finir la peinture dans la cuisine, quant ma frangine a appelé pour me dire qu’ils m’attendait pour souper. Glups, je n’avais pas vu l’heure passer. C’était déjà 20h. J’avais fini de toute façon, j’ai donc mis le turbo.

Tchoy était passé à la maison, il installait le téléphone pour une locataire dans le même immeuble. En partant, j’ai vu qu’il avait oublié ses clés dans la serrure, à l’extérieur!!! Il a été content de prendre ma place de parc.

Quant ma frangine et Kaya se sont couchés, j’ai appelé Pascal. J’avais juste envie d’entendre sa voix.

Il venait de rentrer, il était crevé. Etonnant, mais Jess lui a demandé de me saluer. Pourquoi est-elle subitement si gentille avec moi??? Louche!

Pascal avait un match ce soir, et il aurait voulu plutôt aller nager pour se détendre. Il avait l’impression d’être passé sous une moulinette. Hum, il couvait un rhume. Demain, Pascal s’envole pour New York. Pour le coup, sa femme l’accompagne.

Ce voyage réjouissait Pascal. C'était l’occasion de fêter Halloween là-bas, avec sa femme et ses amis. Quelle chance! Je les envie.

Au retour, il passe par Munich, avant de rentrer. Il doit se trouver à Munich pour vendredi après-midi. Normalement, il avait rendez-vous le lundi, mais il avait changé ses rendez-vous pour être là samedi.

Pascal n’était pas très sûr en fin de compte de pouvoir rentrer vendredi soir. Ce qui veut dire, que Pascal risquait de passer le week-end à Munich. Grraouh, ça, ça ne me plaisait pas du tout. Surtout que sa femme restait à New York jusqu’au mardi.

Hum, donc il passera du temps avec Nina! Qui sait, elle a peut-être un petit ami maintenant! Je ne veux pas me faire du mauvais sang pour ça. Je ne crois pas que je risque grand chose.Je me demande pourquoi Jess n’a pas pensé accompagner son mari à Munich et rentrer avec lui!!!


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