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344/2013 - Vague à l'âme...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 8 Décembre 2013  - 342/2013 - Vague à l’âme

Je suis sortie, parce que j’espérais croiser Pascal. Mais, il n’est pas sorti. Je ne savais pas ce qu’il faisait, et je n’avais personne à qui le demander. Pascal avait fait un bref passage, pour déposer sa femme. Je me suis ennuyée. Pourtant, Thomas était adorable.

Thomas m’a proposé de dormir chez lui à nouveau, mais j’ai refusé. Le prétexte était, que j’avais un truc en famille tôt dans la matinée. Il se doutait de mes véritables raisons.

J’ai passé un dimanche solitaire, somme toute assez cool, à peindre, lire, dormir. Il faisait moche et froid. J’avais espéré être harcelée au téléphone par Pascal. Mais, ce n’était qu’une illusion.

Pascal avait dû perdre son natel, ou oublié mon numéro!

C’aurait été dur pour moi, mais l’empêche, j’aurai aimé qu’il le fasse… Ça aurait fait beaucoup de bien à mon moral! Enfin… je crois...

La journée a passé trop vite, déjà on était aux premières heures du lundi, avec le dîner en famille et tout ce qui va avec. Quant je peins, j’oublie tout et je me sens plutôt heureuse. Même très. C’est seulement parfois pendant les pauses de réflexion sur la suite, ou la direction dans laquelle je pense aller que je pense parfois à Pace.


Lundi, 9 Décembre 2013  - 343/2013 - Prise de bec habituelle

Une fois de plus, j’ai eu une prise de bec avec Carmine. Je pourrais l’envoyer au rang d’insecte en quelques mots, mais pour ma frangine, j’ai réussi à me contrôler. Je sais qu’il en profite, parce qu’il sait que, contrairement à lui, je suis trop bien élevée pour l’envoyer dans sa caisse, par respect pour ma soeur.

On a tiré au sort pour les cadeaux de Noël. J'ai tiré mon neveu, Marco. Je dois donc lui trouver "LE CADEAU" génial! Je n'ai jamais d'idée pour les garçons. Ça va être difficile. Ma soeur dit qu’elle sait ce que je pourrais lui offrir. Cool, parce que moi, je n’en ai aucune idée.


Mardi, 10 Décembre 2013  - 344/2013 - Journée de repos

Mardi, je n’ai pas mis le nez dehors. Je n’en avais aucune envie. Puis, j’avais envie de profiter d’une journée entière à moi. Rien qu’à moi.

Caroline aurait voulu que je passe chez elle, qu’on passe une soirée à discuter. Au son de sa voix, je sentais qu’elle avait le moral dans les groles.

Oh non, passer une soirée à parler de Pascal, ce n’est pas ce qu’il me faut en ce moment. Pas une bonne idée. Je suis encore un peu trop fragile. Je pense que Pascal a dû la mettre au parfum!


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341/2013 - Un pari qui engage? mon avenir !? - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 7 Décembre 2013  - 341/2013 - Un pari qui engage… mon avenir !? - (2)

Hum, Jess savait aussi qu’on se voyait depuis quelque temps, même qu’on était redevenu des amants. Pascal ne l’a pas crue. Elle n’a pas insisté. Elle aurait pu! Moi à sa place… C’était probablement parce que Thomas lui avait demander de garder cet info pour elle. Pourtant, Jess savait que Pascal risquait de m’en vouloir à mort! Moi aussi (je savais que Pascal m’en voudrait). Ce qui arrangerait ses affaires!

J’avoue que ça m’a perturbée qu’elle en sache autant. J’étais un peu furax que Thomas lui ai raconté nos histoires. C’était perturbant, même dérangeant. Surtout à elle!!! A quoi pensait Thomas! Je me suis demandée s’il lui avait aussi raconté les nombreuses fois où je m’étais écroulée en larmes chez lui. Grrrh.

Donc, Jess a parié avec Pascal qu’on coucherait ensemble, et si c’était le cas, alors elle voulait qu’il arrête de me voir, de me parler. Pascal semblait un peu choqué. Aïe!

Après un long moment de silence, Pascal lui a dit que; “Quant bien même, qu’il ne savait pas comment il pourrait m’en vouloir (Mais, d’après sa tête, il cherchait seulement à se convaincre), après tout ce qu’il m’avait fait endurer. Il ne pouvait pas ne plus me parler. Il savait qu’il ne pourrait pas le faire, alors il ne voulait pas lui faire une promesse qu’il ne pourrait pas tenir.

Ça m'aurait fait mal s'il avait été aussi mou pour accepter de ne plus me parler. Pascal a voulu m’appeler pour me demander si ce que Jess lui a dit était vrai. Jess a refusé, ce serait comme s’il m’avertissait.

Jess était énervée, ça se voyait à sa manière de faire les cents pas. Elle cherchait comment le convaincre de faire ce qu’elle voulait. Elle ne voulait plus qu’il s’isole dans un coin pour me parler, pas de coups de fils en douce. Pas de messes basses, qu’elle soit là ou non. Bref, ça partait dans tous les sens. J’avais chaud, me demandant ce que Pascal allait décider. S’il allait une fois encore se laisser manipuler.

Pascal ne comprenait rien. Il voulait savoir pourquoi elle acceptait qu’il ait des aventures avec qui il voulait, mais refusait qu’il puisse même prendre un verre avec moi. Ils se sont pris le chou un moment avec ça.

Moi, je ne pensais à rien. J’essayais juste de ne pas me faire trop d’illusions. De ne pas m’attendre à quoi que ce soit de la part de Pascal. Parce qu’apparemment, il se laissait assez facilement manipuler. Je sursautais aussi chaque fois que j’entendais une voiture et avait l’impression qu’elle s’engageait dans le chemin qui conduisait vers le jardin.

Entre écouter et me demander ce que j’allais faire maintenant, là tout de suite; à savoir; je reste, ou je rentre sagement chez moi??? J’avais dis à Thomas que je dormais chez lui, mais il ne savait pas que j’étais déjà là! Alors, je pouvais toujours partir, et lui envoyer une excuse bidon par sms??? Non, un peu naze. Peut-être qu’on se douterait que j’ai tout entendu!

En pleine réflexion, j’ai entendu la voiture à Thomas s’engager dans le chemin qui mène devant la maison. J’ai juste eu le temps de me jeter de côté, dans les escaliers qui mènent au local de musique. Purée, tout s’est allumé. Ciel. J’ai encore eu le temps de me jeter dans les fourrés, derrière la petite haie qui cache le dessous des escaliers.

Presque à quatre pattes, je me suis faufilée de long de la haie, à mesure que la voiture à Thomas avançait vers la maison. Tout en surveillant mes arrières. Bien vu, parce que Pascal est sorti sur le porche. Peut-être à cause de la lumière qui menait au sous-sol ou parce qu’il avait entendu Thomas arriver.

La vache! J’avais failli me faire prendre! Puis, je me suis rappelée que j’avais oublié mon sac dans la chambre à Thomas!!! impossible de partir, je devais revenir comme une grande fille! D’ailleurs, 20mn plus tôt, Thomas m’avait envoyé un message pour me dire qu’il rentrait. Installée au volant de ma voiture, je lui ai répondu que je suis presque arrivée moi aussi.

Fallait que j’évite qu’il ne trouve mon sac. La vache. J’avais un sac de sport dans ma voiture, alors je l’ai épaulée pour sortir de la voiture. Il pouvait croire que mon sac était à l’intérieur. Il discutait avec Pascal quant je suis arrivée. J’ai fait comme de rien, après lui avoir fait la bise, je suis montée en le laissant avec Thomas.

Pascal avait eu l’air peiné de me voir… Ciel, ce regard triste et torturé… Je ne voulais pas que ce soit à cause de moi…

J’ai tout de suite mis les choses au clair avec Thomas; il ne passerait rien, sinon, je préférais partir. Il a chipoté un peu, essayé de me taquiner croyant que je blaguais. Après qu’il se soit changé, on s’est installé au salon et discuté. Je ne lui ai pas caché que ça avait été difficile pour moi ce soir d’avoir croisé Pascal.

Pascal pouvait très bien débarqué à tout moment, ou être juste derrière la porte, alors je faisais attention à chaque mot qui sortait de ma bouche.

Avant qu’on aille se coucher, je suis sortie fumer. Juste pour ne pas traîner l’odeur de la cigarette dans l’appart juste avant de se coucher. Thomas prenait sa douche. Il y avait de la lumière chez Pascal et Jess. Ça m’a serré le coeur de le savoir si près. Puis, il a apparu derrière moi. Il était monté par les escaliers qui séparent les deux apparts. J’ai cherché Jess dans son sillage, mais il était seul.

Embarrassée, je l’ai salué à nouveau. Nul. Comme je m’y attendais Jess a déboulé aussitôt sur la terrasse elle aussi. Je ne sais pas, mais je m’attendais à ce qu’elle soit froide, ou méchante, je l’aurai compris, mais pas dut tout. Elle m’a fait la bise, puis s’est accoudée à côté de moi. Après tout ce que j’avais vu en bas, son comportement m’a surprise.

Elle m’a demandé pourquoi j’avais quitté le restaurant et tout, et j’ai répété ce que j’avais déjà raconté à Thomas. J’ai été soulagée de voir Thomas arriver en fin de compte. Je me sentais encore plus coincée que d’habitude. Il a été un peu surpris de voir tout ce monde chez lui à une heure aussi tardive. On a échangé quelques regards bourrés d’incompréhension.

Thomas leur a proposé de rester prendre un verre avec nous avant d’aller se coucher, et j’ai été soulagée que Jess embarque Pascal pour retourner en bas et nous foutre la paix. L’atmosphère avait été un peu lourd. Pascal avait été trop silencieux, fermé pour le peu que j’ai pu voir. J’ai évité autant que possible de croiser son regard.

Thomas a essayé de me faire capituler, mais il comprenait aussi que je souffrais et que ce n’était pas une partie de jambes en l’air qui arriverait à me consoler ou me faire retrouver le sourire. Alors, il m’a laissé tranquille, et on a pu dormir dans les bras l’un de l’autre, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit.

Le matin, Thomas avait un truc, et il est parti alors que je dormais encore. J’ai senti des yeux qui me scrutait, et une main me secouer, ça m’a réveillé. C’était Pascal.

Après un rapide passage à la salle de bains, on a discuté devant une tasse de café. Au début, il a tourné autour du pot en me demandant si j’avais bien dormi et tout. J’ai dit que oui. Comme il semblait ne pas vouloir me dire ce qu’il faisait là, j’ai fini par lui dire que ce que j’avais à lui dire: C’était fini, je l’avais compris.

Pascal me regardait droit dans les yeux, sans expression particulière. Je n’arrivais pas à deviner ce qui se passait dans sa tête. Pour éviter qu’il se fasse des idées, je lui ai dis moi-même qu’il ne s’était rien passé avec Thomas, si c’est ce qu’il pensait. Je l’ai même juré sur ma tête. Et au cas où il pensait que je l’ignorais, je savais qu’il avait une copine.

Enfin il a daigné ouvrir la bouche pour me dire qu’il n’avait pas voulu penser aussi loin, mais qu’il n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Avec un petit sourire narquois, il m’a dit qu’il avait tendu l’oreille, et qu’il était même monté une ou deux fois pour nous épier. Que la porte de la chambre à coucher n’était pas fermée, et il sait qu’il ne s’était rien passé. Que même ce matin, il avait presque failli tomber nez à nez avec Thomas.

Pascal m’a alors raconté que sa femme avait parié le contraire… sans plus de détails.

Il a dû redescendre. Cet après-midi, il accompagnait sa femme faire les boutiques. Il retrouvait ensuite ses copains. J’ai rien demandé. Je ne voulais pas savoir; pas l’imaginer, pas me faire tout un cinéma. C’était bizarre d’être en train de se parler autour d’un café, chez Thomas.

Je pense surtout qu’il voulait redescendre avant que Jess ne remarque son absence.

J’ai demandé à Pascal ce qu’il ferait si Jess lui soutenait que j’avais couché avec Thomas? Ou même Thomas? Qu’est-ce qu’il ferait? Pascal m’a dit qu’il va demandé à Thomas, question de savoir ce qu’il lui dirait. Mais, il était persuadé que Thomas ne lui mentirait pas. De toute façon, quoi qu’ils lui racontent, il connaissait la vérité.

Je suis retournée me coucher. Thomas m’a réveillée à son retour et on est sorti manger et traîner en ville. On a pas fait long feu, il faisait trop froid pour moi. En plus, je me suis flingué la cheville. Je suis rentrée après. J’avais envie d’être chez moi. C’était trop la pression.

Ce soir, ils avaient une soirée entre gens de leur monde. Je n’en faisais pas partie. Thomas m’a proposé de l’accompagner, j’ai refusé sous prétexte que j’avais quelque chose en début de soirée. Je n’avais rien à me mettre et je n’avais pas envie de me retrouver dans la même pièce que Pascal ou ses parents.

Je les retrouverais plus tard s’ils sortaient en boîte. Avec ma cheville, je ne pourrais pas danser… Tant pis, je resterais à la table ou au bar.


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341/2013 - Un pari?? Sur moi? contre moi? - (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 7 Décembre 2013  - 341/2013 - Un pari qui engage… mon avenir !? - (1)

Aller chercher ma nièce et la ramener ne m’a pas pris plus d’une demi heure. Je suis donc retournée au restaurant, mais je n’ai pas osé entrer. Dommage, ça aurait fait très plaisir à Thomas. Ça me déchirait le coeur de voir Pascal avec sa femme, aussi attentif, lui remplissant son verre, et elle qui penchait la tête vers lui pour le remercier d’un baiser. Atroce.

Si on ne connaissait pas leur histoire, ils faisaient vraiment figure du couple parfait. Parfait dans tous les sens; elle était racée, souriante, belle, Lui, beau à couper le souffle, prince charmant sexy, grand et bien foutu comme c’était pas permis, un peu comme Magic Mike, et aussi tout sourire. Horrible.

Mince, j’enviais sa femme! Zut, secoue toi ma fille, c’est fini, alors arrête de baver sur lui…

Il faisait froid, super froid même, mais j’avais les vapeur. Ça faisait bien 1h que je les regardais s’amuser, prendre du bon temps entre amis sans oser m’y mêler. Pascal s’est levé après avoir embrasser sa femme et je l’ai vu partir. Hein? Il allait où? Sa femme restait, et lui non? Et Caroline partait avec lui?

Ma première impulsion a été de le suivre, puis j’ai changé d’avis. C’était ridicule. C’était fini, alors à quoi ça m’aurait servi. Comme je n’avais pas osé retourner les rejoindre au restaurant, il ne me restait plus qu’à rentrer attendre Thomas.

Je n’ai pas parqué devant la maison. J’aurai bien voulu être clair avec Pascal avant, mais je ne voyais pas comment. Au resto, on n’avait pas pu se parler. Mettre Pascal au pied du mûr, devant le fait accompli, sans lui avoir dit clairement que j’avais compris que c’était fini, que je n’avais pas l’intention de passer le reste de ma vie à l’attendre, c’était moche.

J’ai entendu une voiture approcher, il me semblait que c’était celle à Pascal. Celle à Thomas était bien plus bruyante. Je n’avais pas eu le temps d’avertir Thomas que j’étais déjà chez lui. Pascal était seul. Mon coeur a recommencé à danser la java.

J’ai tout de suite éteint dans la chambre. Heureusement, je n’avais pas allumé dans le salon. Les lumières diffusent et tamisées suffisaient pour que je puisse me déplacer sans encombrent. Pascal ne pourrait pas se douter que j’étais là. Comme Pascal était tout seul, que sa femme était sortie avec sa bande de pote, je pourrais peut-être en profiter pour lui parler?

Je ne savais pas comment engager la conversation, ni quoi dire… Par contre, après bien 5mn, j’ai réalisé qu’il était rentré tout de suite après avoir déposé Caro… Bon signe! Avant que j’ai eu trouvé le courage de descendre, sa femme est rentrée! Poisse! Stupide moi, j’avais trop hésité. Maintenant, c’était foutu.

Je m’étais faufilée dehors, parce que je ne voulais pas descendre de l’appartement à Thomas. Je voulais avoir l’air d’arriver par hasard, et pas pour aller chez Thomas, mais pour lui parler… Maintenant, c’était râpé!

Jess était rentrée pour s’assurer qu’il n’était pas resté à traîner chez Caro. Elle était contente de le trouver à la maison. Pascal s’est laissé tombé dans le canapé en se frottant les yeux; “Jess, il faut qu’on parle… Sérieusement”. Jess a jeté un regard dans sa direction tout en enlevant son manteau pour le jeter sur le fauteuil près de l’entrée. Elle a dit qu’elle préférait qu’ils discutent demain, elle était fatiguée.

Pascal a insisté. Il ne voulait pas attendre le lendemain…

J’avais peur des faux espoirs, mais comment ne pas en avoir quant j’entends Pascal dire à sa femme, qu’il aura de la peine à tenir sa promesse. Que c’était dur de tirer un trait sur moi.

Tout de suite, l’espoir est monté à un rythme vertigineux. Trop peut-être. Je savais qu’il ne fallait pas, parce que je risquais de me prendre une brique, mais mon coeur n’a pas tenu, il battait à la folie. Je devais arrêter de me bercer d'illusions. Si Jess était fatiguée, ça ne s’entendait pas. Je n’avais plus froid, juste peur qu’on puisse me choper à épier chez eux.

Jess était furieuse; “Comment veux-tu qu’on ait une chance si tu n’y mets pas du tien? Hein? Dis moi? On n’a aucune chance si tu veux continuer à la voir?”. En parlant, elle lui a lancé son sac à main qui s’est vidé dans le canapé. Pascal a ramassé et tout remis dans son sac. Jess s’est assise en face de lui, la tête dans ses mains. Elle pleurait surement, je ne sais pas.

J’ai compris au long de leur discussion, que Jess ne voulait plus qu’il me parle. Pascal trouvait ça impossible. On n’avait passé des années ensemble, il ne pouvait pas me tourner le dos du jour au lendemain. Ce serait insulter ce qu’on a vécu. Rompre et s’ignorer? Il trouvait ce genre de comportement dégueulasse. C’était petit et minable d’agir comme ça envers quelqu’un qu’on a aimé autant qu'il m'a aimé.

Et il m’aimait toujours… Il l’a dit…

Ciel, mon coeur ne tenait plus. Comment avoir le courage de reprendre sa vie en main en entendant ça? J’étais à nouveau complètement perturbée. Puis non, il ne fallait pas. Quoi qu’il puisse ressentir, quoi qu’il puisse penser, ça ne changeait rien; ils avaient l’intention de faire des efforts pour rester mariés.

Donc, je passais à la trappe de toute façon… Même si ça me faisait plaisir, ça ne changeait pas grand chose à ma situation. Au moins, je ne regrettais pas de l’avoir aimé. Je me sentais honorée. Et je l’aimais encore tant… Les hommes comme lui sont rares, et j’avais eu de la chance d’en avoir rencontré un.

C’est vrai que la plupart des hommes que je connais sont plutôt minable, une fois qu’ils se séparent, ils ne parlent plus à leurs ex, les traitant comme de la merde. Comportement qui dégoûte et on se retrouve à se réjouir de ne plus être avec ce crétin. Il n’en valait pas la peine.

Pascal refusait de ne plus m’adresser la parole, malgré l’insistance de sa femme, qui disait que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, s’ils voulaient avoir une chance de réussir. Elle disait ne pas pouvoir se sentir tranquille, ni être capable de fermer les yeux et lui faire confiance. Elle se rappelait trop bien toutes les souffrances endurées à cause de moi. Je crois que Caroline a fait pire!

Super! Je ne me rappelle pas de l’avoir fait volontairement souffrir, ni involontairement d’ailleurs!

Jess lui a alors proposé un marché… Un pari… Si je me consolais déjà dans les bras d’un autre, il acceptait de ne plus me voir, plus me parler. Elle voulait qu’il m’ignore, qu’il ne m’adresse plus la parole. Que même si j’essayais de le relancer, de le re-contacter, qu’il m’envoie balader. Elle voulait qu’il lui fasse la promesse, qu’il jure de respecter sa parole.

Jess a voulu qu’ils fassent une sorte de pacte, et que Pascal accepte le pari!

Après beaucoup d’hésitation, Pascal a fini par capituler. Une fois qu’il a accepté le pari, Jess lui a balancé que je dormais chez Thomas ce soir! Hein? Elle savait que je passais chez Thomas et que je dormais là? Comment???


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340/2013 - Lâcheté ou courage!?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 6 Décembre 2013  - 340/2013 - Lâcheté ou courage!?

Journée de repos et peinture. Je me suis évadée dans la peinture. Donc, pour moi c’était reposant. Je reprends petit à petit le goût de me remettre au boulot. Je crois que ça me fait du bien. Je me suis quand même inquiétée de savoir si tout allait bien pour ma nièce. Je connais ma frangine, elle ne rentrait sûrement pas directement du boulot et une fois encore, la petite serait seule encore une fois. Et c’était le cas.

Elle voyait Théo après l’école, donc je lui ai dit de m’appeler si jamais elle loupait le bus ou autre, quelque soit l’heure, et j’irai la chercher pour la ramener à la maison.

Thomas m’a pressée de sortir ce soir, même un petit moment. Je ne sais pas si c’était une bonne idée, mais j’ai accepté. Je l’ai rejoins au restaurant. Je n’avais pas faim, ou surtout ce que je ne voulais pas montrer ou dire, c’est que ça m’a pris beaucoup de temps pour me préparer, entre hésitation sur quoi mettre et annuler. Sans compter le gros trac, avec tout ce qui va avec; transpiration, boule à l’estomac, les mains qui tremblent, etc!

J’ai bien failli partir en courant en voyant la voiture à Pascal quant je cherchais une place de parc. De loin, je l’ai vu. Il discutait et avait le sourire. Sa femme était à côté de lui et semblait, elle aussi, toute joyeuse. La boule au fond de la gorge a grossi. Ils semblaient tous joyeux, Thomas aussi. Mes oreilles ont commencés à chauffer, et j’ai eu un petit coup de chaleur. Pourtant, il faisait plutôt froid.

Prenant l’air assurée, je me suis dirigée à la table en évitant soigneusement de croiser le regard de Pascal. Dès que Thomas m’a vue, il s’est levé pour tirer la chaise à côté de lui. Merci Thomas. J’ai fait un petit signe pour toute la tablée, aucune envie de faire le tour pour faire la bise à tout le monde.

Du coin de l’oeil, j’ai remarqué les petits regards que s’échangeaient les copains proches à Pascal; Paul, Julien, Michael. J’ai ignoré. Surtout ne pas laissé ça me bloquer.

Presque tout de suite, je me suis lancée dans une conversation privée avec Thomas, qui m’a demandé comment j’allais et si je m’étais arrangée avec ma nièce et tout. Je lui ai raconté pourquoi je pouvais être amenée à partir subitement, dès que Kaya m’appelle. Il a proposé de venir avec moi. Hum, ça, il n’en était pas question. Ce serait ouvrir une porte sur ma vie privée, et ma soeur à une grande langue. C’était assez dur quant je sortais avec Mathieu, alors je ne voulais pas qu’on raconte que je sortais encore avec un type qui avait le même âge.

Après un moment, j’ai eu le courage de faire un sourire à Pascal, et du même coup à Jess. Pascal m’a rendu mon sourire, mais Jess a détourné aussitôt la tête pour voir si Pascal me regardait. Caro était à l’autre bout de la table et je la voyais se tortiller sur sa chaise. Elle voulait venir s’asseoir à côté de moi pour bavarder.

J’étais arrivée pour le café, et je ne pensais pas faire très long. J’espérais que la petite m’appelle vite, pour me donner une bonne raison pour filer. C’était pénible de voir Pascal avec sa femme. Ils ne m’épargnaient rien!!!

En plaisantant, Thomas m’a proposé de passer chez lui, même de dormir. Sur le même ton de la blague, je lui ai dis que j’allais y penser. Il était charmant et trouvait toujours le moyen de me faire participer à la conversation autour de la table, ou toujours un sujet à discuter entre nous. Je ne sais pas comment il fait, parce que moi, je suis plutôt coincée, et je ne sais pas comment alimenter une conversation avec qui que ce soit.

Vers 22h50, la petite m’a appelée et j’ai dû quitter la table et sortir pour lui parler. Pascal me suivait du regard. J’ai vu sa femme lui planter le coude dans les côtes. Ça m’a fait sourire. Je devais filer. Thomas m’a suivie à ma voiture. Il voulait savoir si oui ou non je passerai chez lui. Oui, et il rentrait direct après le resto, non, et il sortait avec les autres.

Je ne savais vraiment pas. Une fois en chemin, je me suis décidée; j’irai chez Thomas après, mais il pouvait très bien sortir avec sa bande, je le retrouverai après, vers 2h ou 3h du matin. Je dormirai volontiers chez lui. Mais, qu’est-ce qu’il avait fait de sa copine au juste??? Boh,  après tout, c’est pas mon problème.

Je savais que Pascal était toujours au restaurant, mais j’avais l’impression qu’il y avait une profusion de jeeps dehors ce soir! L’impression de croiser sa voiture partout. Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder les plaques ou le conducteur. Sans compter les petits coups de blues et les yeux qui se remplissaient de larmes.

C’était vraiment difficile pour moi de voir Pascal… très très difficile! On n’avait même pas pu échanger 2 mots! Je n'arrêtais pas de me poser les mêmes questions encore et encore; Pourquoi? Pourquoi est-ce que Pascal a voulu rompre? Pourquoi après si longtemps? Pourquoi maintenant? Comment est-ce que c'était possible? C'était cruel. Est-ce que j'arriverais à m'y faire? Quant?


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339/2013 - Sécurité...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 5 Décembre 2013  - 339/2013 - Sécurité...

Café avec ma frangine le matin. En attendant ma nièce pour son cours d'équitation, j'ai été faire des courses avec ma frangine après. Elle n'était pas attendue avant les 16h à l'institut. Je suis arrivée juste à temps pour filer au Ranch avec Kaya. Je suis restée un petit moment avec elle en attendant le retour de ma soeur. Ensuite, je suis rentrée tranquillement chez moi.

J'étais un peu énervée d'apprendre que ma frangine avait donné les 2 clés de la porte à son Békim. Maintenant, aucun moyen de l'empêcher de rentrer quant la petite est seule! Un minimum de sécurité? Je crois que ma frangine n'a aucun sens des dangers. Ou elle s'en fou?

Je ne peux pas continuer à m'inquiéter pour tout le monde! C'est à eux de se protéger. J'ai fait ce que j'ai pu, mise en garde y compris.

Ce soir, il y avait un souper de boîte ou un truc du genre. Je le sais parce que Thomas m'a demandé de l'accompagner. Pas encore prête pour ça. Il m'aurait fallu des heures pour me préparer, sieste y compris. Impossible. Puis, je crois que je ne suis pas prête à me retrouver face à Pascal. Je sais qu'il allait à cette soirée avec sa femme. J'ai préféré être chez moi, bien au chaud, et mon coeur loin de tous troubles.

Rien qu'un petit coucou de Pascal aujourd'hui m'a fait traversé toutes les teintes de rouges... avec la folle envie de sauter sur mon natel et l'appeler. Je ne l'ai pas fait parce que, je n'aurai pas su quoi lui dire... Le chagrin m'a submergée, dévorée de l'intérieur encore plus fort qu'hier. Je pensais être en bonne voie de rémission, mais son message m'a chamboulée... Il n'aurait pas dû m'écrire. Il devrait me laisser tranquille...


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338/2013 - Panser mes plaies d'avance...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 4 Décembre 2013  - 338/2013 - Panser mes plaies d’avance…

Ça me fait chier de l’avoir attendu ces 5 dernières années pour en arriver là. Tout ce temps perdu. Les hommes et les femmes ont des horloges différentes. Pour lui, 5ans c’est pas grand chose, pour moi, c’est toute une vie. C’est nul. Je sais que je vais morfler grave… 5ans de ma vie perdu à jamais... pour lui...

Il faut que je m’accorde 3 jours pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Ensuite je ramasse les morceaux, je relève la tête, et je serais plus forte. Je l’espère. Je n’ai jamais aimé personne autant que cet homme, alors j’ai peur de ne pas être capable de m’en sortir.

J’espère après ça, pouvoir le regarder en face et lui dire que je n’avais pas l’intention de me cacher dans les trous de serrures pour le voir. Que je n’allais pas attendre comme une cloche, que monsieur veuille bien me voir, ou qu’il ait une minute à m’accorder… Non merci. Ciel… comme ça va être tellement, tellement dur!

Ce week-end, je crois que je me mettrais tout de suite devant ma plus grande terreur; la souffrance! Je dois faire face, et plus vite sera le mieux. Je dois affronter la nouvelle donne. Ma nouvelle situation. J’en profiterais pour mettre les choses au clair avec Pascal…

Ou qui sait, c’est lui qui me donnera la preuve que c’était bien ce qu’il cherchait; la rupture? Peut-être! Ça m’arrangerait bien! Au moins, je n’aurai aucun regret. Ça m’ôterait tous mes doutes. Je crois que ça me rendra plus forte, et je souffrirais moins.

Jeudi passé, quant j’ai surpris Pascal chez lui, c’était parce qu’il n’avait pas été au souper de Thanksgiving chez ses parents. Je ne vois pas pourquoi il reste fâché avec eux, puisque de lui-même, il a décidé de rester avec Jess! Donc, ses parents avaient bien fait de décider à sa place!!! A mon avis, il n’a pas à leur en vouloir.

J’ai passé la journée à peindre aujourd’hui. Je n’avais pas envie de mettre le nez dehors. Il faisait froid, et demain, j’avais une grosse journée, donc je me suis accordée un peu de tranquillité. Une journée à moi. Je voulais pleurer un peu pour évacuer la boule que j’ai à l’estomac. Mais rien. Peut-être que je construis déjà, inconsciemment, un mûr autour de mon coeur? Ou je n’arrive pas à croire que c’est vraiment fini??


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337/2013 - Je me le dois, avant qu'il ne me brise le coeur...

Publié le par JaneDo


Mardi, 3 Décembre 2013  - 337/2013 - Avant qu'il ne me brise le coeur...

J'ai bien fait de prendre un peu de recul. Sinon, après avoir discuté avec Pascal, je me serais montrée toute contente, lui aurait probablement sauté au cou, etc. J'ai donc dormi dessus. Si on peut dire, parce que dormir était un "gros" mot. Je n'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. J'ai retourné ses paroles dans tous les sens, de toutes les manières possibles... Au matin, j'avais juste une tonne de cernes de plus, et le moral dans les pompes. J'étais à 100 degrés en dessous.

Et si Pascal cherchait seulement à rompre tout bonnement, une fois pour toute, mais qu'il ne sait pas comment faire. Si toutes ces paroles, n'était que pour être gentil? Peut-être qu'il espérait et s'attendait à ce que je lui dise; "Ecoute mec, t'es gentil, mais attendre comme une conne pendant que tu t'amuses... Niet. Trop peu pour moi"?

J'avais beau essayer de trouver des points positifs dans ce qu'il avait dit, mais plus je cherchais, plus je me disais qu'il n'avait pas osé me plaquer tout court. Qu'il ne savait pas comment s'y prendre.

Parce qu'en fait, j'avais remarqué que les choses n'allaient pas bien depuis un sacré bout de temps! Il m'appelait de moins en moins... Etait plutôt distant... On ne se voyait pas des masses... Pascal sortait souvent de son côté sans rien me dire... Il préférait passer la soirée avec d'autres filles... Oui, j'avais beau essayer de me voiler la face, j'étais forcée de reconnaître que Pascal cherchait à rompre, sans trop me faire de mal. Sans me briser le coeur.

Encore une fois, il n'avait pas réussi à obtenir le résultat qu'il recherchait... Il en viendrait à choisir d'autres options... Et cette fois, je risquais de rester sur le carreau! Alors, je devais le faire à sa place... Je n'étais pas plus forte que lui pour les ruptures... Je n'aimais pas ce genre de responsabilité...

Mais cette fois, je devais le faire... Je dois le laisser partir... Et ça me fait si mal... Je ne voulais pas, parce que je l'aime toujours à la folie, mais je crois que je n'avais plus tellement le choix. Sa femme, son mariage passait avant... Je devais le faire pour le soulager. Je devais rompre... Le faire avant qu'il ne soit obligé de m'envoyer balader moins gentiment... C'était dur de me rendre à l'évidence...

Je n'ai aucune idée comment j'arriverais à survivre à ça... Je ne suis pas sûre d'y arriver... L'idée de le voir avec sa femme partout où j'irai me rend malade... Avec sa femme ou d'autres... Aïe, je vais souffrir. Je souffre déjà tellement, alors comment supporter un seul moment après ça? Oui mais, de toute façon, je n'ai pas le choix... Il faut que je me reprenne en main, que je retrouve ma force, que je me re-programme... Arf, c'est trop dur... Non, je dois y arriver. Oui, j'y arriverais. Personne ne meurt d'un chagrin d'amour? Non?


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336/2013 - Echange de photos

Publié le par JaneDo


Lundi, 2 Décembre 2013  - 336/2013 - Echange de photos

Rien de spécial aujourd’hui; on a eu notre dîner en famille et on a beaucoup parlé du samedi soir et échangé nos photos. Enfin, moi j’ai donné mes photos. J’attends encore ceux des autres, et ceux que j’ai faite avec les autres appareils. Rentrée tôt, et j’ai plongé au lit. J’étais fatiguée et j’avais envie de lire et regarder la télé.

On a parlé du décès de Paul Walker, l'acteur qui jouait dans les "Fast and Furious", samedi soir. C'est si triste de voir les dernières photos de lui 30mn avant la fin de sa vie... Tout heureux, en train d'admirer la voiture dans laquelle il allait mourir, brûlé...

Qui aurait pu deviner que 30 minutes plus tard, il serait mort. Fini, terminé. Impossible de remonter le temps... Et ne pas monter dans cette voiture... Mieux, ne pas la laisser quitter le parking. Il ne savait pas qu'il regardait son tombeau!

Je m’étais couchée tard hier soir; j’avais parlé longuement avec Thomas au téléphone, puis avec Caroline aussi.

Effectivement, Pascal n’avait pas franchement rompu avec elle, mais elle sentait que c’était ce qui me pendait au nez. Hum! Un peu énervant. Peut-être pour cacher mon jeu; j'ai dit à Caro qu’on avait rompu. Mais je lui ai caché que Pascal avait l’intention d’en faire autant avec elle. Je lui ai aussi caché que je pensais avoir une chance.


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335/2013 - Ma vie au ralenti... Rupture...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 1er Décembre 2013  - 335/2013 - Ma vie au ralenti...

Ok, Pascal voulait me parler, et a proposé qu’on se voit cet après-midi. C’est pas comme si je ne savais pas ce qu’il voulait me dire. Pas trop stress pour foutre en l’air mon moral, je n’en avais pas vraiment envie. En plus, j’étais en état végétatif. Une vrai larve. J’aurai bien passé la journée sur mon canapé à récupérer. Ni envie de m’habiller, ni de sortir de la maison. D’un autre côté, autant en finir une fois pour toute, au lieu de me faire des idées. Rendez-vous 15h au bar du Royal Savoy.

J’étais un peu en avance. J’aurai dû arriver après lui, parce qu’en le voyant pénétrer dans le bar, mon coeur a lâché quelques battements désordonnés. Zut, il me faisait toujours autant d’effet. Et zut, j’étais en training. Je détonnais vachement. Heureusement, on était dimanche, et il n’y avait qu’une seule autre personne attablé près des fenêtres, probablement un client de l’hôtel.

Pascal s’est penché pour m’embrasser sur la joue. Trop bizarre de se faire la bise. Pascal s’est tourné pour faire un signe discret au barman, j’ai pu ainsi admirer son adorable profil. Ciel, j’aurai aimé pouvoir lui sauter dessus et qu’il me prenne dans ses bras. Après avoir passé la commande, il a voulu qu’on se mette dans un coin. Il s’est mis à côté de moi. Dans ma tête, je lui criais de passer son bras autour de moi. J’avais envie de le sentir proche, et pas aussi distant.

On n’était pas si à l’aise que ça ici; trop de lumière, trop de tons clairs. J’ai proposé qu’on aille plutôt au White. Mais au White, il y aurait du monde. Ce sera difficile de trouver un petit coin tranquille. Et trop de témoins, si je dois m’effondrer et me retrouver en larmes, autant qu’on reste ici. Ceci étant établi, après moultes tergiversations, on s’est décidé pour le bar du Palace, ou sinon, le pub d’à côté. On a avalé notre café en vitesse, en parlant de banalités. On a laissé ma voiture au Savoy.

Bar du Palace; enfin, un endroit qui me convenait plus; lumière tamisée, peu de monde, c’était parfait.

Comme on savait tous les deux pourquoi on était là, Pascal a évité de tourner autour du pot. Il m’a répété ce que sa femme avait déjà dit; ils ont décidés tous les deux, de se donner une autre chance. Voir si leur mariage pouvait fonctionner. Il pouvait bien essayer, il lui devait bien ça. Pascal a avoué qu’il n’avait pas vraiment envi de divorcer, Jess non plus.

Ensuite, Pascal m’a raconté que Jess le laissait libre de mener sa vie comme il l’entendait. Elle lui laissait sa liberté. La seule chose qu’elle exigeait, c’est qu’il n’ait pas de liaison durable avec qui que ce soit. Donc, c’était clair, il devait mettre un terme à sa relation avec moi, et avec Caroline bien entendu. Jess était moins exigeante à propos de Caroline, comme Pascal ne semblait pas avoir véritablement de compte à lui rendre. Par contre, pour moi, ce n’était pas la même chanson; on était ensemble depuis plus de 5ans. J’avais déjà compris.

Pascal est resté un long moment plongé dans ses pensées. Un silence lourd. Pendant ce temps, mon coeur s’était mis à saigner. J’avais trop mal pour pouvoir même parler. Pourtant, il y aurait eu des tas de choses à dire. Pascal a pris ma main dans la sienne; “Loin d'ici, de toi, c’était facile d’envisager les choses de son point de vue, mais une fois de retour, j’ai eu envi de te voir, et c’est là qu’elle m’a mis les points sur les “i”. Elle m'a dit que si on voulait se donner une vrai cance, je devais mettre les choses au clair avec toi et rompre. Mais Jane… Je n’en ai pas envi…”. Pascal espérait que je le comprendrais après le week-end qu'il avait voulu qu'on passe ensemble.

Il attendait quelques mots de ma part, mais rien ne venait. Je n’étais même pas sûr de ce que j’avais entendu. Ni de ce qu’il entendait exactement par ça. Pascal a cherché mon regard, et c’était dur de le regarder dans les yeux. Il a de si beaux yeux, son regard si intense; “Je ne veux pas arrêter de te voir… même si ça veut dire manquer à ma promesse… Je veux bien essayer de donner une chance à notre mariage, mais… pas cesser de te voir! Mais, je me rends compte que les deux sont pas compatibles… Alors je ne sais pas quoi faire, mais je tenais à ce que tu le saches. Peut-être que tu ne veux plus me voir dans ces conditions… Je le comprendrais…”.

Pascal m’a dit que tout ça c’était en vrac, il avait cherché comment m’expliquer ce qu’il pensait, probablement trop. Il n’avait pas su trouver les mots, et Jess a fini par m’aboyer tout ça à la figure. Elle l’avait pris de vitesse. C’était lamentable, il s’en excusait. C’était un peu difficile de me balancer qu’il avait promis de laisser une chance, qu’il ne devait plus me fréquenter de manière intime, mais qu’il n’en avait pas l’intention et me demander par dessus tout ça, si j’acceptais encore de continuer à le voir en secret.

Ok, dans ma tête, c’était le branle-bas de combat, un vrai carrousel en pleine déroute; Est-ce qu’il parlait sérieusement? Pascal veut donc qu’on continue à se voir? Mais, moi j’étais d’accord bien entendu. Heu… mais… je ne vois pas comment??? J’allais trop vite en besogne… Trop heureuse… J’allais vite déchanter.

Pascal a ajouté avoir réfléchi depuis, c’était pratiquement infaisable, Jess finirait par s’en rendre compte. Il n’était pas très doué pour la dissimulation, je le savais mieux que quiconque. Oui, il avait raison, je le savais bien. Pascal s’inquiétait de me voir si muette. A quoi s’attendait-il? Attendait-il une réaction précise? Il savait aussi qu’il me fallait toujours un peu de temps pour tout retourner dans ma tête, avant de dire quoi que ce soit. Il me laissait donc le temps.

Quelque part, les liens n’étaient pas complètement rompus, donc j’avais peut-être encore une petite chance…

Je lui ai dis qu’en effet, je ne voyais pas très bien comment on pourrait continuer à se voir, sans que Jess ou quelqu’un d’autre s’en rende compte. J’ai aussi tenu à lui dire que je n’avais pas apprécier qu’il ait encore une fois parlé à Caroline en premier. Pascal a semblé surpris; “Non, je ne lui ai encore rien dit. J’ai juste dit que je ne pourrais pas la voir très souvent, mais maintenant que j’ai pu te parler, je dois encore lui dire que je ne pourrais la voir qu’en tant qu’ami, rien d’autre”.

  • Bizarre… Elle avait l’air de savoir quelque chose. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas le droit de me parler de ce que tu lui avais dis. Qu’est-ce que c’était alors?
  • Probablement parce que je lui ai dit que je devais te dire la même chose; que je ne pourrais pas souvent te voir.

Ah bon! Je ne le croyais pas vraiment. Caroline avait vraiment l’air de savoir ce qui s’était passé en Corse et savait que Pascal avait l’intention de rompre avec moi. Ce n’était pas pareil la concernant, je comprends donc pourquoi elle n’avait pas l’air si dévastée. J’ai tenu à dire à Pascal que je l’aimais.

J’aurai dû rajouter; qu’une petite place dans sa vie était mieux que rien. Mais je voulais voir venir. Voir comment il allait goupiller tout ça, voir ce que ça allait donner avant de me prononcer. Ça m’a un peu choquée de savoir que Jess l’autorisait à avoir des aventures. Elle cherchait à me faire concurrence ou quoi??? Pascal m’a demandé de l’appeler si j’avais envie de lui parler. D’un commun accord, on a décidé de laisser passer le week-end.

Pourtant, j’avais bien compris, Pascal m’a expliqué que c’était fini, même s’il ne le voulait pas. Il ne voyait pas comment faire autrement. Continuer à me voir, c’était aller contre son mariage, contre sa promesse et dans ce cas, leur mariage n’avait aucune chance de marcher. Pascal avait promis à sa femme, de faire certains efforts. Pour l’instant, il était assez paumé et pas aussi convaincu que quant ils étaient seuls tous les deux sur une île lointaine.

Je m’attendais à partir de là-bas en larmes, complètement chamboulée. Mais pas tant que ça. Dans la voiture, alors qu’il me ramenait à ma voiture, Pascal m’a embrassée… Alors, je ne sentais pas de “rupture définitive”. Et son baiser n’avait pas été anodin, c’était toujours aussi passionné, tendre. Très tendre. Comme si rien n’avait changé.

Evidemment, Thomas m’a tiré les oreilles par téléphone. Il pensait que Pascal n’était pas honnête de me laisser espérer, ou de me laisser languir à attendre son bon vouloir. Parce que, d’après lui, c’était le but; me garder au chaud, en attente. Pendant ce temps, je n’avançais pas. Je n’avais aucune vie. Thom voulait que je l’envoi balader. Envoyer Pascal sur les roses?? Je ne crois pas en être capable! Hum, facile à dire pour lui, il n’était pas à ma place. Je l’aime moi!


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334/2013 - Anniv. Lilice.. et travelos!

Publié le par JaneDo


Samedi, 30 Novembre 2013  - 334/2013 - Anniv à Lilice.. et travelos!

Eh bien, j’avais bien fait de me coucher tôt hier soir, parce qu’aujourd’hui, je n’ai pas pu faire de sieste. C’était une longue suite de courses contre la montre, et d’attente. Le matin, le glaçage de mon cake, le chien et promenade, emballer mon cadeau, etc. Début d’après-midi; attendre ma frangine, puis les enfants, ce qui a duré jusqu’à passé 16h.

Enfin retour chez moi, et je pensais en profiter pour faire la sieste, mais je n’en avais plus le temps. Tchoy venait aussi à l’anniversaire, alors on prenait une seule voiture. Grave erreur d’ailleurs, parce qu’il a filé, et il devait nous ramener. Donc, c’est Nico qui a été assez gentil pour nous déposer devant nos portes.


Il y avait une trentaine d’amis à ma puce. En blonde platine, nous avons le papa, à côté, sa femme, habillée en mec. Puis, nous avons Carmine, en Carmène, avec ses escarpins taille 45, rouge vif.

A la soirée, on avait aussi; Britney Spears, Le Chaperon Rouge, un champion de ciclysme, une fan de basket (Souna), Cléopâtre, 3 frotteurs, et je ne me rappelle pas de tout le monde.

Par contre, je me rappelle que le chaperon rouge, c'était Maria; une Marie couche toi là! Elle porte bien son nom du coup!!! Dommage, parce que c'est une jolie fille, mais maintenant que je sais ça, je la vois... sale. Et même, j'ai l'impression qu'elle pue.

Certains ont carrément passé le dimanche chez Carmine. Ils ont aidés à tout ranger. Dimanche soir, 23h, tout le monde était loin. Carmine leur avait même fait des Lasagne pour dîner.

Waouh, heureusement que j’étais rentrée! L’idée de passer mon dimanche avec du monde sur le dos, j’aurai pas supporté.

La soirée était super. Je ne pensais pas rester longtemps, mais finalement, c’est seulement vers 1h du matin que j’ai commencé à fatiguer. Nicolas partait, alors, j’en ai profité pour rentrer avec Kaya et sa copine Maud. Encore une Maud, mais celle-là est sympa. Je ne pensais pas que ce prénom était si répandu. La Maud à Elodie (je ne veux pas associé son nom à Pascal) était la 1ère que je rencontrais, et maintenant voilà que Kaya a aussi une copine du même nom!!! Comme Théo, son petit copain, et Théo le fils à Tchoy!


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