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24/2014 - Bal de charité? Mes fesses!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 24 janvier 2014 -- 24/2014 - Bal de charité? Mes fesses!

Comme prévu, j’ai fait mes courses et je suis rentrée entamer un week-end de rêve. Au programme; dodo, peinture, lecture, dodo. Un programme alléchant, et j'étais assez impatiente de me lancer dedans.

Le coeur un peu chamboulé, j’étais contente tout de même de voir les messages de Pascal. Je ne sais pas pourquoi il fait ça, on est sensé ne plus tellement se voir? J’espère qu’il n’essaie pas de jouer avec mes sentiments. En fin de journée, Layne m’a proposé de se faire une soirée cinéma chez lui. Il avait une soirée dans un des palaces de Genève, mais il irait si je l’accompagnait.

Arf, je n’avais pas du tout envie de me pomponner ce soir et de défiler dans une soirée bon chic, bon genre. Je rêvais de mon vieux training confortable, et grignoter devant un film. Bon, ma soirée canapé chez moi commencera demain alors! Sans surprise, j’ai donc choisi de passer la soirée avec Layne.

On a regardé le film avec Johnny Deep qui joue l’indien. Layne a bien rigolé, moi j’ai pas trop aimé. Un mélange de Pirates des Caraïbes westernisé! Bof. On a commandé chinois et on a mangé en regardant un autre film; “Vivian” je crois. Pas aimé non plus. C’est avec une actrice française, et c’est sensé parlé du Tsunami. Un couple perd son enfant et part à sa  recherche. C’était franchement nul. Pas à mon goût.

Un film tourné à la française quoi; beaucoup de temps mort, des scènes inutiles, ou peut-être que l’actrice ne sait pas faire passer ses sentiments. La musique? bof, me rappelle pas s’il y en avait, ou si c’était juste nul. Le troisième était un film d’horreur, déjà plus mon truc. Mais Layne avait des envies de câlins… Alors on a remis le film à plus tard. Finalement, je n’ai pas vu le film d'horreur.

Même si Layne est plutôt brusque, j’aime quand même faire l’amour avec lui. J’aime son corps tout en muscle. Ses caresses aussi, même si, de sa part, ce n’est que pour obtenir ce qu’il veut. Ça se sent et ça se voit. Disons qu’il n’est pas du genre à y aller par 4 chemins. S’il veut que je m’accroche à lui, il mettra mon bras autour de ses épaules, me passe la jambe autour de sa taille, sans chercher à me faire comprendre ce qu’il veut.

Avec lui, je me sens dirigée, utilisée, mais venant de lui, ça ne me gêne pas. Il ne fait pas dans la dentelle en tous cas, mais c'est un charmeur. Il a un sourire craquant. Quelle fille pourrait deviner que, derrière ce regard de braise, ce sourire charmeur, se cache un dragueur sans scrupule!

Pendant les 2 films, on a fait souvent des pauses, parce que Layne recevait pas mal d’appels. C’était un peu chiant, mais j’en ai profité pour me faire mes cafés et du pop-corn, sortir les petites saucisses qu’il aime bien. Je crois qu’une fille l’a rappelé 3 fois, il a fini par lui demander de ne plus le rappeler ce soir, qu’il ne sortait pas.

Layne a aussi reçu un appel de son père pour lui demander pourquoi il n’était pas à la soirée. Je crois que c’est son père qui lui avait pris 2 billets. C’était une soirée pour les enfants en difficultés, et les billets sont chers; plus de Fs.2000.-!

J’ai appris que pour toutes ces soirées de charité, il y avait la participation des invités, sous forme de billets, et c’était toujours indécemment cher. Iark, donc quant Thomas ou Pascal m’avaient invitée, ils avaient payé pour moi? Indécent.


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23/2014 - Je crois… qu’il m’aime encore...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 janvier 2014 -- 23/2014 - Je crois… qu’il m’aime encore...

Assise aux côtés de Layne, je repensais à la conversation que j’avais eu avec Pascal, avant de filer faire un coucou à Thomas. J’essayais de tout décrypter; l’expression de son visage, son ton, ses réactions, ses regards. Ciel, je n’étais pas encore guérie de lui, je l’aimais toujours à en mourir. C’est horrible. En tous cas, Jess était aux anges. Elle regardait Pascal avec une petite expression de satisfaction intense. Méchante. Elle semble adorer le voir souffrir!

  • Vous sortez ensemble?
  • Euh, non. On se voit c’est tout; Friends with benefits? (amis avec avantages)
  • Je vois.
  • Pascal? Tu ne vas pas me reprocher de continuer à vivre, si?

Pascal s’est renfrogné. Je me demande pourquoi. C’est lui qui  rompu pour faire plaisir à sa femme. Parce qu’il le voulait certainement aussi. Alors c’était quoi le problème? Il s’attendait à ce que je fasse comme Caroline? M’asseoir et attendre son bon vouloir? Ou est-il seulement surpris que j’agisse comme un mec?

  • C’est seulement que… Tu pourrais sortir avec n’importe qui, mais… Je veux dire qu’on est un petit cercle, alors pourquoi avec un des mecs que je connais? Qui fait partie de mon entourage?
  • Les mecs ne sortent-ils pas toujours avec une nana que connait leur bonne femme?
  • Wow, je ne t’ai jamais entendu parler comme ça! Nana’ Bonne femme?
  • Ha qu’est-ce que tu veux, je me modernise.
  • Ou plutôt, tu te Laynise!

J’ai rigolé. Si ça ce n’était pas une scène de jalousie, alors je me fais none. Ça me faisait plaisir de le torturer un peu, mais pas trop longtemps. Je n’aime pas le voir mal, perdu, ou plus très sur de ce qui se passe autour de lui. J’aime le voir confiant, calme. Alors, j’ai juste fait la grimace, il n’y avait pas grand chose à dire, c’était vrai, j’utilisais les termes qu’utilise Layne!

 

Jess était tout sourire, ravie de le voir perturbé. Elle pensait sans doute que ça mettait fin à notre amitié. L’entente entre Pascal et Layne ne tenait qu’à un fils, il suffisait d’un rien pour tout bousiller et remettre au goût du jour la rivalité entre ces deux-là. Je ne voulais pas de ça.

  • Tu penses à Pascal n’est-ce pas? J’ai fait la grimace. Layne a rigolé. En tous cas, il ne va passer une très bonne soirée. T’as vu sa tête , iIl doit se faire tout un film à propos du week-end. Ça m’a botté!

Hum, Layne ne devait pas savoir que Pascal savait parfaitement où j’avais passé le week-end. Il ne savait juste pas que j’avais commencé la soirée avec Layne. C’est vrai que Pascal faisait une drôle de tête. Au feu, Layne s’est penché pour m’embrasser et me proposer de finir la soirée chez lui. Il a remarqué mon hésitation. Et pourquoi pas après tout, Pascal s’amusait, et moi alors? Est-ce que j’avais vraiment envie de passer mon temps à attendre, juste à cause de quelques mots gentils? Un peu d’attention qui n’a duré que 5mn? En attendant, Pascal avait la belle vie, pas de compte à rendre, il fait ce qu’il veut et moi, j’essaie de faire la gentille pour le garder??? Nullissime!

 

On devait d’abord passer chercher ma voiture. Je voulais pouvoir partir quant je veux. Je n’avais pas l’intention de rester jusqu’au matin. La vision de Pascal, la dernière fois, devant chez Layne m’a glacé le sang. Le hic, c’est que je ne savais plus très bien où était sa limite. Continuera-t-il à me pardonner tous mes faux pas? Toutes mes fautes? Je ne sais pas. Tant que je ne lui les jetais pas devant le nez, je pense que ça ira.

 

Après notre petite partie de jambes en l’air, qui ressemblait plus à un combat, à moitié cassée, j’ai filé alors que Layne dormait déjà. J’avais mal à l’épaule droite, peut-être que je devrais retourner chez l’ostéopathe! Il m’avait semblé entendre une voiture qui faisait le même bruit que celle à Pascal, j’ai jeté un coup d’oeil dehors avant d’ouvrir la porte  Effectivement, c’était Pascal. Il surveillait la maison. Il ne pouvait pas savoir si j’étais effectivement là, il ne connaissait toujours pas ma nouvelle voiture.

 

J’ai opté pour une retraite discrète par la porte de derrière. Mais, je fais comment pour fermer??? Et comment prendre ma voiture sans qu’il me voit, il était parqué à deux voitures derrière!!! Taxi. Layne a été réveillé par mes va-et-vient, alors, je me suis éclipsée en vitesse avant qu’il n’allume dans le salon. Il n’avait pas tiré les rideaux, et Pascal me verrait.

 

Purée, il faisait froid. Layne a tout de suite su que j’étais partie. Il a trouvé la clé, a vérifié la porte d’entrée et a compris que j’étais passée par derrière. Ciel, j’ai dû passer par le jardins des voisins pour atterrir dans une rue perpendiculaire. J’ai vérifié que Pascal était toujours à la même place. Ridicule s’il me croisait maintenant.

Ce n’est pas parce que je dois des comptes à Pascal, mais je préférais qu’il ne sache pas tout ce que je fais… Pascal a dû voir le manège de Layne, alors il a essayé de me joindre. Je me suis engouffrée dans le taxi et presque couchée sur le siège, on est passé à côté de la voiture à Pascal. Il n’a pas fait attention au taxi, trop occupé à regarder chez Layne et à m’appeler.

 

Une fois le terrain miné passé, j’ai rappelé Pascal. Il entendait bien que j’étais en voiture, alors je lui ai dit que je ne pouvais pas vraiment parler, qu’il me laisse quelques minutes et je le rappelle dès que je trouve un coin où m’arrêter. Je l’ai entendu remettre sa voiture en marche. Je pense qu’il devait être rassuré de savoir que je n’étais pas chez Layne.

 

L’empêche, il goûtait au même traumatisme que moi lorsque je courrais à travers la ville à sa recherche, ou quant je passais des heures à l’attendre devant chez… l’une ou l’autre de ses maitresses! Je savais exactement ce qu’il ressentait. J’aurai peut-être dû le laisser bouillir dans la sauce un petit peu plus longtemps? Non, je n’aime pas lui faire du mal, je l’adore trop.

 

Une fois à la maison, la télé allumée, j’ai rappelé Pascal. Il retournait gentiment chez lui. Flûte. J’aurai aimé qu’il cherche à me voir. Yeux dans les yeux, et peut-être plus… Mais non. Il avait juste cherché à se rassurer, et paf, maintenant que tout va bien dans son petit monde, il rentre retrouver sa petite femme. J’ai détesté le petit pincement de jalousie qui a accompagné cette pensée.

 

Avant de raccroché, Pascal a voulu savoir si je montais au chalet ce week-end. Non. Je n’en avais pas envie. Pour une fois que je n’ai rien de prévu, j’ai l’intention de me transformer en légume géante. Demain, je fais des courses pour le week-end, et je larve après jusqu’au dimanche soir. Peut-être même jusqu’au lundi soir. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’aller au soupe familiale le soir!

 

L’empêche, je suis drôlement contente de la réaction de Pascal… Je crois que j’ai encore une petite place dans son coeur… :)


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23/2014 - Un peu la trouille...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 janvier 2014 -- 23/2014 - Un peu la trouille...

J’étais sûre de voir Pascal ce soir, et j’avais la trouille. C’est complètement ridicule, mais on n’arrive pas à contrôler ce qui se passe dans sa tête. J’ai passé la journée à faire des exercices de respirations, pour de me détendre. J’ai aussi appelé Caroline pour savoir si elle sortait. Bien sûr qu’elle sortait. Elle n’avait pas eu de nouvelles de Pascal et espérait bien le voir aussi ce soir. J’avais rendez-vous chez elle. Je n’avais pas faim, d’ailleurs elle non plus. On a juste discuté en buvant café sur café. Je ne pense pas qu’elle était aussi tendue que moi. Elle avait plutôt le cafard.

 

Caro a voulu savoir tout ce qui s’était passé ce week-end. Si j’avais passé le week-end avec Pascal ou pas. De quoi on avait discuté, et surtout, la suite.

Heum, je n’avais pas vraiment envie de me confier. Comme je ne pouvais pas être si égoïste, je lui ai dit qu’on avait beaucoup parlé, mais là j’ai menti un peu, en lui disant qu’il ne s’était rien passé. On s’était assoupi dans le canapé, et je suis partie sans réveiller Pascal. Je ne pensais pas le revoir après ça. Je n’ai rien dit de plus.

 

Pas besoin qu’elle sache que j’ai passé le week-end chez lui, ça l’aurait déprimé. Si elle le savait déjà, elle n’en a rien dit.

Caroline voulait savoir si on ressortait à nouveau ensemble. Je lui ai dit que NON, et je le pensais. On avait beaucoup parlé du passé, pas vraiment de l’avenir.

 

Je n’étais pas sûre moi-même de l’avenir, alors je n’avais pas envie de me confier à elle. Je préfère garder ça pour moi. Je lui ai dit qu’on se demandait comment faire pour rester ami, sans tomber dans les habitudes d’avant. Ce n’était pas tout à fait vrai.

Vers 10h, Caroline a reçu un coup de fils. C’était une copine qui l’avertissait que Pascal venait d’arriver au Time-Out. Caro est devenue nerveuse comme pas possible. Ce qui a eu pour effet de me rendre aussi nerveuse qu’elle. Elle voulait partir illico presto. Jeeez, elle a roulé comme une dératée. Je me suis rappelée pourquoi j’aimais toujours prendre ma voiture!

J’étais habillée plutôt cool, Caro plutôt sexy. Toujours ses robes moulantes, décolletés au max. Bref, on formait un duo assez contraire.

Mon trac a atteint son paroxysme en apercevant Pascal en marchant vers l’entrée. Il fumait dehors. Mon coeur semblait avoir perdu le rythme, et je tremblais. Je me suis pincée pour couper mon stress et mes tremblements. Une douleur annihile la tension. Plus calme, j’ai pu lui faire la bise en premier, à lui et à Paul,
sans montrer ma nervosité. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je suis entrée sans attendre.

En fait, Caro et moi, nous nous tenions par le bras, donc elle a dû me suivre. Ça ne lui a pas plu, elle aurait voulu rester dehors, collée aux basques à Pascal. Moi, je me serais sentie conne. Avant que j’aie pu arriver jusqu’à Jess pour lui faire la bise, Pascal était dedans à ses côtés. J’avais bien vu que Jess avait les lèvres pincées et qu’elle rechignait à me faire la bise, mais j’ai fait comme Layne me l’avait conseillé.

Dans la voiture, en venant, j’avais
prévenu Layne que j’allais au Time-Out avec Caro.

Après les petits bonjours habituels, Jess a commencé à me questionner sur mon week-end. Thomas est venu nous interrompre, pour essayer de me kidnapper vers son groupe de potes. Je n’avais pas eu le temps d’arriver jusqu’à lui encore. Je serais bien partie aussi sec avec Thomas, mais Pascal m’a retenu par le bras; “Il n’a qu’à attendre un peu… ”.

Pascal a voulu savoir ce que j’avais fait de mon week-end. Jess a levé les yeux au plafond, l’air de dire; “bien sûr… quel cinoche… comme s’il ne le savait pas déjà, et comme si j’allais avaler une couleuvre pareille!”. Et pile poil, Layne est arrivé derrière moi, et m’a sauvé la mise. Il m’a embrassée dans la nuque, et il a répondu à Pascal qu’on avait joué au bowling.

J’ai aussitôt enchaîné dessus en disant que mon équipe avait battu la sienne à plate couture. Jess a laissé échappé un “bien sûr…” plein de sous-entendus. Layne lui a alors proposé d’aller demandé à ses copains agglutinés au petit bar, qu’il lui laisse le champ libre, avant qu’il ne retourne vers eux. Elle pourrait croire qu’il leur aura fait la leçon.
Layne semblait si sincère, Jess s’est détendue, et n’a pas voulu aller questionner ses copains. Elle le croyait.

De la manière que Layne avait dit ça, Jess a cru qu’on avait passé le week-end ensemble. Pascal savait que ce n’était pas le cas. Même Pascal avait l’air étonné. Je ne lui avais rien dit sur mon début de soirée du vendredi. Non, Pascal était blousé. Choqué même. A croire qu’il avait imaginé que j’étais restée derrière sa porte toute la soirée à l’attendre!

Avant de partir rejoindre un groupe de copine, Layne m’a demandé de ne pas trop traîner, il voulait rentrer. Etonnée, Jess lui a demandé où on allait, et Layne lui a répondu qu’on allait chez lui et lui a demandé si elle voulait des détails sur le programme. Glups. Je ne m’attendais pas à celle-là. Il avait dit qu’il me servirait d’alibi, mais, je ne m’attendais pas à ce qu’il en fasse autant. Pas devant Pascal en tous cas, qui
lui semblait avoir de la peine à déglutir.

Jess avait remarqué son expression, et ça l’a faisait rigoler. Layne aussi, qui en a encore profité pour en rajouter une tonne en m’embrassant à pleine bouche devant eux. Moi qui ne suis pas du genre à des démonstrations publiques, j’ai viré au rouge vif. Je suis ensuite passée faire un coucou à Thomas. J’avais chaud chaud. Je ne rêvais que de partir tout à coup. Et surtout avant que Layne vienne faire une autre démonstration embarrassante devant Thomas.

D’ailleurs, dès que j’ai vu Layne faire mine de se diriger vers nous, j’ai détalé. Layne m’a prise par la taille comme si j’étais sa chose, et j’ai juste eu le temps de dire au revoir à Caro avant qu’il ne m’entraîne au pas de charge dehors. J’ai vu dans les vitres que Pascal nous suivait des yeux. Je ne pourrais pas dire s’il était contrarié, fâché ou indifférent. Mais, il nous suivait du regard.

En somme, ça c’était plutôt bien passé… Malgré tout, je dois
une fière chandelle à Layne...


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22/2014 - En danger!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 22 janvier 2014 -- 22/2014 - En danger!

Wow! Thomas voulait me parler. D’après l’urgence et le ton de sa voix, j’ai pensé que je n’aimerai pas ça. J’ai préféré lui tirer les vers du nez par téléphone. Heum, Jess me soupçonnait d’avoir passé le week-end avec Pascal. Thomas aussi. Les marques laissées sur sa peau par mes ongles ne sont pas passés inaperçu, ni pour Jess, ni au basket. Pourtant,   Pascal avait dit qu’il ferait attention  ; “Hum, je n’ai plus qu’à éviter la douche mardi. Et ça tombe bien, avec l’hiver, col roulé toute la semaine!”. Zut, il avait dû oublié.

Après notre conversation, Thomas n’était plus sûr de rien. Il m’a quand même recommandé de rester à l’écart pour le moment, Jess était plutôt remontée contre Pascal, et moi aussi.

Pourtant, Pascal n’a rien dit. Il paraît qu’il a prétendu ne pas m’avoir vu du week-end, mais qu’on s’était parlé vendredi. Layne me conseillait au contraire, de faire comme si de rien, d’affronter Jess. Si je me cache, elle pensera avoir vu juste.

Layne ne se doutait pas que j’avais vu Pascal. J’avais un peu l’estomac noué, mais j’ai donc prévu de sortir prendre un verre demain soir au Time-Out. On verra bien.

C'était la course comme tous les mercredis. 13h, en route pour aller chercher ma puce. Après l'équitation, retour en ville pour aller prendre Lilice et retourner sur les hauts de Lausanne. Bref, comme d'hab, Kaya ne pourra pas faire ses devoirs, ni profiter de son après-midi de congé! Et j'ai dû aller faire des courses pour ma frangine chez Electro Lan. En compensation, elle nous a fait un Pepper Soup. Trop bon!

Enfin aujourd’hui, on avait rendez-vous chez l’Ostéopathe avec Lilice et Kaya. Les trois ensemble. Je suis passée en premier, et ça n’a pas duré plus de 20 minutes. Kaya en 2ème, 6 minutes montre en main, et Lilice environs 30 minutes. Maria voulait que je passe chez elle, mais, j’avais promis à Lilice qu’on irait conduire. Sa première leçon d’auto-école. Jeeez, forte odeur de brûlé. Elle a martyrisé mon pauvre embrayage. Aïe, ma voiture ne supportera pas longtemps ce traitement.

Argh, j’aurai bien voulu parler à Pascal pour savoir ce que Jess savait. Je ne voudrais pas me planter demain soir! Bon, Layne a promis de m’épauler sur ce coup là. Si je veux le revoir, je dois tout faire pour que Pascal n’ait pas de problèmes.


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21/2014 - La pêche!

Publié le par JaneDo


Mardi, 21 janvier 2014 -- 21/2014 - La pêche!

Bien travaillé pendant la journée. Depuis que j’ai revu Pascal et depuis que j’ai l’impression qu’il m’aime toujours, j’ai la pêche.  Donc, journée bien remplie. Le soir, je suis passée voir Caro. Elle, elle n’avait pas la pêche. J’aurai peut-être pas dû, elle a failli me tirer en bas. Avant de partir, j’avais papoté un moment avec Tchoy.

Il y avait un problème avec sa fiche de salaire. C'était aussi pour se justifier de ne m'avoir pas encore donné sa part de loyer!

Sans surprise, Caroline sait que j'ai passé le week-end avec Pascal. J'ai pas perdu mon temps à essayer de la contredire ou mentir, ça ne servait à rien. Caroline nous avait vu. Elle savait qu'on avait passé pratiquement le week-end ensemble. Aussi que Jess était absente. J'ai gardé le silence, sans confirmer ou infirmer.


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20/2014 - Reculer le temps...???

Publié le par JaneDo


Lundi, 20 janvier 2014 -- 20/2014 - Reculer le temps???

Flegme géante, j’étais crevée après mon week-end avec Pascal. Heureuse aussi, je nageais dans une espèce de flou artistique, sur un petit nuage tout mauve. Alors tant qu’à faire, je me suis plongée dans le boulot et exprimer ce fameux no-man’s-land flou. Thomas m’a demandé ce que j’ai fait ce week-end. Je ne savais pas si Thomas m’avait vu partir dimanche soir, alors je suis restée prudente, vague; rien de spécial.

Ce soir, comme tous les lundis; souper chez ma frangine avec les enfants. Tiens, Carmine n’a pas cherché à m’agresser ce soir!

Après le dîner, on a fait une partie de cartes. Carmine ne voulait pas jouer, mais on a tellement vite débarrassé et on l’a enrôlé de force. Ensuite, retour maison, après avoir déposé Lilice chez elle.

Demain, coiffeur, puis mercredi, Kaya à l’équitation. Bref, mes 3 premiers jours de la semaine sont bouclés comme d’hab.

Toute la journée, j’ai eu envie d’appeler Pascal, juste pour entendre sa voix, mais j’ai préféré m’abstenir et le laisser faire le premier pas. Bien avisée.

En fin de journée, il m’a envoyé un message qui non seulement m’a fait craquer, mais aussi fondre en oubliant toutes mes bonnes résolutions. Nul. Il disait qu’il ne savait pas pour moi, mais il s’ennuyait de moi. Que c’était toujours pareil après qu’on se soit vu. il se sent en manque. Qu’il aimerait pouvoir revenir en arrière, que ce soit comme avant. Waouh, ça m’a fait trop trop plaisir. Normal que je me liquéfie direct!

Par contre, je n’avais pas encore répondu, je ne savais pas comment, ni quoi lui répondre. J’avais toujours l’excuse de mon souper, puis après, ben, ce serait un peu tard. De plus, plus tard, sa femme sera dans les parages. Ça me laissait du temps. Il fallait que je trouve quelque chose d’ici demain matin.


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19/2014 - Paradis… Paradise…

Publié le par JaneDo


Dimanche, 19 janvier 2014 -- 19/2014 - Paradis… Paradise…

La tentation était trop forte… Comment ne pas avoir envie de le voir, de passer la journée ou la soirée en sa compagnie. J’ai hésité pour l’après-midi. Je ne voulais pas qu’il profite de me voir la journée, et me plante pour faire autre chose le soir. Donc, j’hésitais. J’ai fait taire les petits démons dans ma tête, et je me suis présentée chez lui vers 15h.

Pascal avait attendu mon appel, et n’avait donc pas mangé. N’ayant pas de nouvelles vers 13h, Pascal a compris que c’était fichu pour midi. Il a été agréablement surpris par mon appel, un peu après 14h. J’ai prétendu n’avoir pas pu l’avertir plus tôt. Pascal n’était pas dupe, il devinait mes hésitations.

Avant de raccrocher, il m’a demandé si je voulais prendre quelques affaires, si j’acceptais de dormir chez lui. Oh comme ça m’a fait plaisir! Pascal avait donc prévu toute la journée et la soirée ensemble? Wahhh, chouette!

On a commencé par manger, parce qu’on avait la dalle. Pascal avait cuisiné, et j’avais apporté les desserts. Pleins de petits bisous, avant, pendant et après le repas, pendant qu’on discutait du programme. Pascal voulait aller faire quelques courses pour qu’on ne manque de rien, ce soir et pour le petit déjeuner demain matin, et aussi quelques DVDs.

On a traîné toute la journée dedans, enfermé chez lui. C’était… comme une lune de miel… Je me collais à lui à chaque occasion que j’avais, même quant il finissait à la cuisine. Le prétexte de l’aider à débarrasser et remplir le lave-vaisselle, c’était juste pour le coller. J’avais besoin de le sentir, de sentir sa chair, qu’il était bien là en chair et en os, que ce n’était pas un produit de mon imagination.

Le soir, Thomas a fait un saut chez Pascal pour l’encourager à l’accompagner. J’ai préféré rester dans la chambre, je ne voulais pas que Thomas sache que j’étais là. Pascal a joué le jeu. Après, il a essayé de comprendre, sachant que je m’entendais bien avec Thomas, il pense qu’on pouvait compter sur Thomas pour ne rien dire à Jess.

Comme je le lui ai expliqué, je voulais juste que ça reste entre nous. Inutile de mêler Thomas à tout ça, c’est tout.

On a passé des moments absolument adorables, romantiques, etc, etc… :) J’ai adoré faire les courses avec lui, comme un vieux petit couple. La promenade main dans la main, dans la ville à faire du lèche-vitrine, une fois les courses terminés, était géniale. J’avais les joues en feu, tellement j’étais contente. Une fois à la maison, j’ai rappelé à Pascal que… ça, il ne fallait plus le refaire. N’avait-il pas promis à sa femme de ne plus me voir? Et si elle apprenait qu’on nous a vu nous balader, comme on l’a fait, main dans la main?

Pascal a reconnu que ce n’était peut-être pas très malin. Il avait oublié sur le coup. Et je ne sais pas si c’était pour me rassurer ou pas, mais il a dit qu’il avait déjà prévenu sa femme, pendant les fêtes du Nouvel An, qu’il ne croit pas pouvoir tenir sa promesse. Il avait pourtant essayer de ne pas m’appeler, d’éviter de chercher à me voir, mais que c’était dur.

Zut, il faisait fondre mes bonnes résolutions… Je pensais que ce week-end n’était qu’un au-revoir… un intermède… Pascal me scotchait! Ou est-ce qu’il disait ça uniquement parce qu’il pensait que, c’était ce que je voulais entendre?

La soirée, en amoureux, bien au chaud chez lui, devant un petit feu de cheminée. A l’abri de la pluie. Collé l’un à l’autre, on n’arrêtait pas de s’embrasser, des tonnes et des tonnes de bisous, qui nous mettaient d’humeur coquines. On n’a pas réussi à regarder le premier film d’un bout à l’autre. Qu’importe. Je faisais mon pleins d’amour. Je stockais tout ça dans mon coeur, dans ma tête. Je savais que le sevrage allait faire mal. Mais, pour le moment, je profitais de chaque seconde. Je lui sautais dessus dès que l’envie me prenait, même s’il était pris par le film.

1 ou 2 fois, Pascal m’a taquinée en faisant semblant de vouloir suivre le film. Frustrée, j’ai voulu abandonné, mais ce n’était pas ce qu’il voulait. Le rat. C’était frustrant d’être à califourchon sur lui, à chercher à capter son attention, alors que je le voyais chercher à garder les yeux rivés sur la télé. La 2ème fois, j’ai deviné qu’il me charriait, alors j’ai fait mine beaucoup plus vite d’abandonner. Hihihi.

1h du matin, on s’est installé dans son lit pour regarder un film… sentimental, hihihi. On n’a rien vu. Je ne me souviens même pas du film.

On s’était levé tôt le dimanche matin, Pascal a proposé de sortir prendre un café à l’extérieur. Peut-être que c’était pour éviter Thomas. Ou il espérait me raccompagner à ma voiture et rentrer seul??

Non, sinon, il m’aurait demandé de prendre mes affaires. Je me fais encore des films.

Il faisait trop froid pour me donner envie de me balader au bord du lac. Pascal aurait bien voulu. Cette fois, j’ai planté mes mains dans mes poches pour éviter qu’on puisse être vu main dans la main, en amoureux.

Pascal s'est senti frustré par mon éloignement, alors il voulait rentrer. Même pendant le petit déjeuner sur la terrasse couverte du Royal, j’ai gardé mes distances. Pascal a essayé de me prendre les mains à plusieurs reprises.

De retour à la maison, on n’avait pas envie de traîner au salon. On avait plus que trop mangé, et on avait juste envie de se câliner et de faire la sieste, couché bien au chaud au lit, devant la télé qui marchait pour rien. On a entendu Thomas descendre à la recherche de compagnon du petit déjeuner du dimanche. Je pense qu’il faisait assez de bruit pour ça. Curieux de savoir, éventuellement, si Pascal avait de la compagnie.

Vers 18h, j’ai récupéré ma voiture et Pascal a pris la direction de l’aéroport pour aller chercher Jess et Barbie. Snif… c'était déjà fini! Le week-end était terminé.

J’avais le coeur un peu lourd… Quant est-ce qu’il me rappellera? Est-ce qu’il m’appellera même??? J’avais une frayeur qui me tétanisait le cerveau; est-ce que je le reverrais? Est-ce qu’on repassera des moments comme celui-ci ensemble? Ou est-ce que c’était la dernière fois que je l’avais pour moi toute seule. J’avais le coeur si lourd, que ça faisait mal…

Après tout, c’était de ma faute aussi… Si je ne voulais pas souffrir, je n’aurai pas dû le voir...


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18/2014 - Petit retour au paradis...

Publié le par JaneDo


Samedi, 18 janvier 2014 -- 18/2014 - Petit retour au paradis...

J’avais pensé sortir, finalement, c’est non. Je voulais que ce soit Pascal qui vienne à moi, et non moi qui me met devant son nez. Trop facile. Alors, j’ai décidé de rester chez moi, ou sortir avec Layne et ses potes. C’est vrai que je ne pensais qu’à Pascal. Une horreur. Pourquoi est-ce que j’étais retombée aussi facilement???

Layne et ses copains étaient au bowling. J’aime bien jouer au bowling. Je ne suis pas une championne, mais j’ai de bons coups de hasard. J’étais dans l’équipe à Jean-Luc, donc j’étais l’adversaire de mon petit Layne. Hihihi. On a gagné. On n’a même pas pu faire une revanche digne de ce nom, le bowling fermait. Ils ont voulu aller en boîte. Hum, je craignais de croiser Pascal. En même temps, ma tête formatait des tonnes de plans sur la comète pour le voir.

Toujours les mêmes… aller poireauter chez lui! ou solution de facilité, aller en boîte et le croiser! Nul. Trop nul.

J’ai choisi celle qui me mettait le moins en risque; l’attendre chez lui. J’ai donc prétexté être fatiguée et que je rentrais. Layne m’a demandé de passer chez lui après. J’ai accepté au cas où ça se passait mal avec Pascal, ça me changera les idées. Pendant le bowling, j’ai au moins pu mettre Pascal de côté un petit peu. Je me sentais effondrée d’être toujours si amoureuse de Pascal.

J’étais persuadée que Pascal était sorti, donc, je n’ai pas pris de précaution spéciale en me rendant chez lui. Je suis passée par le jardin, au lieu de rentrer du côté de la route. Comme il m’avait envoyé des tonnes de messages demandant à me voir, une fois installée sur son canapé, je lui ai envoyé un message pour lui dire que je l’attendrais chez lui.

Maintenant qu’on était plus ensemble, j’avais peur que Pascal ne cherche à récupérer sa clé, alors j’ai été attendre sur la terrasse. Je pouvais toujours prétendre ne pas avoir la clé sur moi. Merde, il faisait tellement froid. J’espère qu’il verra mon message avant que je ne me transforme en bloc de glace. Peut-être que je pourrais attendre chez Pascal?

Non. J’aurai dû venir jusque devant la maison en voiture, et j’aurai pu attendre dedans. Non, Thomas aurait su que j’étais là. Non, il ne savait pas que j’avais changé de voiture. Et Pascal ne connaissait pas encore ma voiture, alors je voulais garder le secret encore un peu. Seul Layne était au courant.

Je ne savais pas quoi faire, ni quelle serait la meilleure stratégie! Et il faisait sacrément froid. Je me suis mise à marcher pour me réchauffer, et calmer mon angoisse. Je ne voulais pas qu’il me croise sur le bord de la route, errant comme une âme en peine, alors je restait discrète. Je me suis installée dans ma voiture. Je n’ai pas eu le temps d’allumer une cigarette que j’ai vu la voiture à Pascal déboucher dans l’avenue qui menait chez lui. Hahh, mon coeur a lâché.

Il était là. Il était venu aussitôt mon message reçu. Des papillons voltigeait dans ma tête, dans ma poitrine, mais le trac aussi avait repris ses droits. J'avais un trac monstre.

Les jambes tremblotantes, j’ai fait le chemin inverse pour courir chez lui. Courir vers Pascal. Ne me voyant nul part, je ne voulais pas qu’il reparte. Je me suis arrêtée aux abords de la maison pour reprendre mon souffle. A la vue de la lumière chez lui, mon coeur s’est affolé. Ciel, j’allais le voir, seul à seul. Rien que tous les deux. Mon coeur s’emballais, j’espérais qu’il se passe plus, que simplement les retrouvailles de vieux amis. Je fantasmais à l’idée qu’on pourrait faire l’amour, j’en avais envie.

Je donnerais n’importe quoi pour un petit tour dans ses bras, pour faire l’amour avec lui. Rien qu’une fois encore…

Toujours le souffle court, la main hésitante, j’ai sonné… Je me suis faite violence pour ne pas jeter un oeil à la fenêtre avant. La sensation de me retrouver devant lui est indescriptible. Il était là, debout devant moi, son petit sourire en coin. Trop mignon. Il portait une chemise ouverte sur un débardeur chiné à dominance verte, comme ses yeux. Les battements de mon coeur se sont emballés, j’avais à nouveau le souffle court. J’espère que Pascal ne remarquait pas mon trouble.

Il me souriait. Son sourire était tendre, peut-être un peu amusé, ou c’est seulement dans ma tête! Nos regards se parlaient, parce que j’étais dans l’incapacité de prononcer un mot. Peut-être que Pascal a simplement deviné, ou a-t-il suivi ses propres désirs? Je n’en saurais rien. Pascal a simplement tendu la main pour me prendre par la main et m’inviter à entrer. L’autre main, chaude, tellement chaude s’est glissée derrière ma nuque pour me coller tout contre lui, me faisant instantanément perdre mes moyens.

Quant ses lèvres se sont posées sur les miennes, j’ai perdu la tête. Peut-être parce que c’était comme un rêve qui se réalise. Je le connais, je connais son regard, et je savais qu’il avait envie de la même chose que moi. Inutile de se perdre en mots. On n’a rien perdu de notre complicité, de nos silences qui en disent longs. J’aime cette complicité, j’aime ses silences, j’aime sa proximité… je l’adore.

Sans un mot, il m’a prise dans ses bras et m’a portée jusqu’à sa chambre. Je n’ai pas résisté, mais je l’embrassais à la folie. J’étais aux anges, folle de joie. Sa bouche était si douce, ses mains si tendres et chaudes… Je l’ai laissé m’emporter au paradis des sens, heureuse de lui appartenir à nouveau, corps et âmes. Je nageais dans le bonheur.

Je savais déjà que je partirais dès qu’il se sera endormi pour ne pas avoir à faire face à la gêne du lendemain matin…

On a bavardé un peu entre deux. On a soigneusement éviter tous les sujets qui pouvaient nous plonger dans le regret, réanimé nos doutes, ou les sujets qui fâchent. Donc pas un mot à propos de sa femme, de Layne. On a parlé de ce qu’on avait fait ces derniers temps, sans mentionner avec qui. Je sentais bien qu’il mourrait d’envie de me demander si je voyais quelqu’un, mais il n’a pas osé. Pascal m’a juste dit qu’il avait espéré me croiser les week-ends, qu’il m’avait trouvée très jolie hier soir. Enfin, plus que jolie, Pascal a dit que j’étais rayonnante. Evidemment, il n’a pas mentionné Layne.

On était passé maître dans l’art de la langue de bois… Il n’a pas été question non plus de préservatifs, donc je pouvais en déduire que Pascal n’avait pas été traîner sans protection “en terre inconnue”. Il pensait avec raison que, si ça avait été mon cas, j’aurai mentionné quelque chose.

A vrai dire, je n’en sais rien… ça aurait pu tout gâcher… mais, il avait raison, je ne suis pas folle, je me protège. Caroline, Pascal et moi avions fait nos tests ensembles, on ne risquait rien entre nous.

La seule mention que Pascal ait faite sur des “sujets” qu’on évitait, c’était juste avant de s’endormir, il m’a dit que je pouvais dormir là, sa femme ne rentrait pas avant dimanche soir. Il allait la chercher à l’aéroport.

Afff, c’était le paradis, j’étais dans ses bras, je sentais sa peau contre la mienne. Ce purement l’extase. Je sentais les mouvements se son corps, sa chaleur. Comme j’aurai voulu avoir le pouvoir de stopper le temps et rester comme ça à jamais. Pascal me murmurait de petits secrets à l’oreille; que ça lui avait manqué, etc, et moi je souriais bêtement en me serrant encore plus contre lui. Je sentais son membre se durcir quant je lui susurrais que ça m’avait manqué aussi. Ses mains se faisaient baladeuses, ses baisers cherchaient ma bouche et je m’abandonnais encore une fois à la passion.

Sur la pointe des pieds, au levé du jour, j’ai filé en lui laissant un petit mot près de la machine à café; “Je t’aime à la folie… ça tu le sais déjà… J’ai préféré partir avant ton réveil. Je ne veux pas voir d’éventuels regrets sur ton visage… ça m’aurait fait trop mal. Love you more than words can ever explain…”.

Vers midi, Pascal a appelé pour m’inviter à déjeuner. Ce qui signifiait qu’il n’avait pas de regrets, qu’il ne cherchait pas à m’éviter… Gênée, je n’ai pas osé dire oui tout de suite. J’ai promis de le rappeler. “Heu, peut-être avant que les restos ferment les cuisines?”. Rire. “Autrement, je veux bien qu’on se fasse un petit truc à la maison, faut juste que j’aille faire quelques courses… Tu veux?”. Il me connaissait si bien. Il a deviné que j’avais besoin de temps.

Je savais que si on se revoyait, il finirait par me poser des questions à propos de Layne, peut-être même à propos de Thomas. concernant Thomas, je savais que je pouvais lui mentir. Ni Thomas, ni moi, n’avions envie que Pascal sache ce qu’il a ou non eu. Je n’avais pas trop envie de passer au tourniquet… Trop de choses à me reprocher… et des tas de choses le concerant, que je ne voulais pas savoir…


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17/2014 - Comme un lion en cage

Publié le par JaneDo


Vendredi, 17 janvier 2014 -- 17/2014 - Comme un lion en cage

Pascal m’a tout de suite remarquée. Forcément, j’avais mise une des robes qu’il m’avait offerte. J’étais tout en noir, j’avoue que j’étais pas mal. Layne était vraiment chouky aussi. Je l’ai rarement vu en tenue de soirée, et j’avoue qu’il était mignon. Très mignon même. Personne ne pourrait deviner, à sa gueule d’ange, que c’était un tel salaud avec les nanas.

On s’était fait une promesse, ce soir, on restait collé ensemble; on ne se quittait pas d’une semelle.

Je ne voulais pas me retrouver toute seule dans un coin, entouré de tous ces inconnus. Par contre, je lui avais demandé de ne pas se donner la peine de me présenter. Je regarderais ailleurs s’il doit saluer quelqu’un. Paraît que ça ne se fait pas et que ça ne se fait pas, c’est un manque total de politesse. Mais ça l’a fait sourire. Il n’en était pas à sa première incorrection. Je crois que ça l’amusait même.

Pascal a essayé à plusieurs reprises de venir nous dire bonjour, mais sa femme, accroché à son bras, le tirait aussitôt ailleurs. Salué ceux-là, ou encore ceux-ci. Au plus profond de mon coeur, j’espérais que c’était uniquement pour me dire 2 mots. Quant nos regards se sont croisés, il m’a fait un petit signe et envoyé un sourire qui m’a mis les poils au garde-à-vous. Flûte, rien à faire, je l’aime encore.

J’ai juste souri et détourné les yeux. Pour qu’il ne remarque pas mon trouble. Amusé de voir que malgré son bras autour de la taille de sa femme, Pascal continuait à nous chercher des yeux, Layne a voulu s’amuser un peu. Il m’a proposé de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il m’a proposé de le faire enrager, le rendre jaloux.

C’est vrai que Pascal et sa femme se faisaient de petits bisous. En fait, comme ça de loin, et peut-être même de près d’ailleurs, ils avaient l’air d’un couple modèle; très attentif l’un à l’autre, et… amoureux. Ils ont dansés les yeux dans les yeux, tout en se bisoutant.

Ça m’a un peu torturé. C’est nul, parce qu’on est plus ensemble. Puis même, c’est sa femme!

Layne m’a aussitôt entraînée sur la piste, et presque copie-collé, on a dansé en se regardant dans les yeux, agrémenté de sourires, de bisous, fleurtant ouvertement. Sans pour autant tomber dans la vulgarité. C’était soft. Layne m’a chuchoté à l’oreille que Pascal et Jess avaient quitté la piste, et que Pascal ne nous quittait plus du regard.

Quant on a fait mine de quitter la piste, Pascal a cherché à nous intercepter, alors Layne l’a feinté et m’a proposé de filer. Pascal nous verra partir et se torturera toute la nuit. Il m’a dit que si je voulais le rendre chèvre, c’était ce qu’il fallait faire. C’était une bonne idée, il avait raison.

De retour chez lui, j’ai passé à la casserole. Son jeu de séduction avait fonctionné, j’étais d’humeur. La musique, danser collé-collé, ses sourires, et le fait qu’il était vraiment très attirant se soir. Avec ses cheveux bouclés auréolant son visage, ses yeux brillants et ses baisers me titillant les lèvres, il m’avait conquise.

J’ai remarqué que Pascal avait essayé de m’appeler pendant et après la soirée… Ça fait plaisir… Apparemment, il n’arrivait pas à fermer l’oeil, il a encore essayé vers 3h du matin, et je sais qu’il était rentré depuis belle lurette. Jess et lui étaient parti 1h après nous. Il devait tourner en rond comme un fauve en cage. Super!

Au matin, alors que Layne dormait encore, je suis quand même rentrée finir ma nuit chez moi. Je m'attendais presque à voir Pascal qui m'attendait devant chez lui. Mais non. Petite déception. Mais pour sa défense, il m'avait bombardée de messages pendant toute la nuit. Il voulait me voir, qu'on parle...

On verra... Je ne veux pas lui faire de la peine, mais je ne sais pas si c'est une bonne chose de sortir ce soir... De toute façon, en début de soirée, je vais manger chez Bao avec ma frangine. Après on verra. Je ne suis pas disponible avant minuit-1h!


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16/2014 - Soirée… Revoir Pascal ?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 16 janvier 2014 -- 16/2014 - Soirée… Revoir Pascal ?

Ce soir, Layne m’avait invitée à l’accompagner à une soirée… de la haute. Je crois que c’est une soirée au profit de l’Ecole Américaine de Leysin. A vrai dire, je n’avais pas du tout envie d’y aller. D’abord, je n’avais rien à me mettre, et je ne me sentais pas non plus dans une humeur très communicative. Pascal sera surement à cette soirée et ça me foutait les boules. J’avais le trac de le revoir.

Je me demande comment cela se passerait… S’il me parlerait… Ou s’il m’ignorera…

Jess ne serait pas là ce week-end, elle part à Paris avec sa copine, Miss Barbie. Ça me foutait les vapeurs. J’avais très envie de voir Pascal. En fait, je ne pensais plus qu’à ça. Lamentable. Je me faisais des films; aller scouater chez lui, et attendre son retour? L’appeler avant pour l’avertir? Dormir en boule devant sa porte?

Ouais, et Thomas me voit là? Non. Bref, je n’arrivais pas à penser à autre chose, qu’à ce que je pouvais ou devais faire, dans l’optique de le voir ce week-end. Bien sûr, je pensais aussi à ce qu’il avait peut-être prévu, sachant que sa femme lui laissait le champ libre. Rhhh… Si seulement je pouvais me déconnecter!

Et ce soir, j’y vais? Ou j’y vais pas à cette soirée??? Si j’y vais, il faut que je sois au top de chez top. Qu’au premier regard Pascal ait une syncope. Que son coeur lâche. Que je l’obsède autant qu’il m’obsède. Qu’il ne pense plus qu’à une chose; me voir! Rien que pour ce résultat, j’ai envie d’y aller. Encore faut-il trouver quelque chose à me mettre sur le cul!!!!

Rien qu’à l’idée de le voir en chair et en os, mon coeur bat la chamade. Je tremblote d’impatience, de trouille, peur de ne pas être à la hauteur, peur qu’il m’ignore… Je me fais même des films romantiques dans ma tête! J’imagine des choses, des possibilités. Imagine qu’il m’enlève au milieu de la soirée pour me dire combien il m’aime… Débile! Bref, je débloque complètement.

Finalement, je ne suis pas encore assez forte pour me retrouver nez à nez avec Pascal. Malgré tous mes efforts, je suis encore irrémédiablement attirée par cet homme. Je dois le reconnaître, je l’ai dans la peau. Je suis encore raide dingue de lui… Un petit rien et me voilà retombée dans mes mauvais travers… complètement sous son emprise! Quelle faiblesse!


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