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355/2013 - Si je tiens le coup, je raccroche

Publié le par JaneDo


Samedi 21 déc. 2013 - 355/2013 - Si je tiens le coup, je raccroche

Si ma mom était encore de ce monde, ce serait son anniversaire aujourd’hui. Elle me manque encore beaucoup. En ces périodes de fêtes, je pense à tous ceux que j’ai perdu dernièrement et ça me rend triste de ne pas pouvoir les voir. Ils ne seront pas là pour entrer dans la nouvelle année qui vient.

Je suis encore aussi un peu surprise d’être encore là, étant donné que j’avais voulu abréger le cours de mon existence. Je ne sais même pas ce que je ressens vraiment d’être encore de ce monde. Est-ce que je veux vraiment vivre, ou est-ce seulement par habitude que je continue… Je n’en sais rien!

Encore en retard… la barbe! Pourtant, je n’étais pas bien loin! Je suis arrivée au chalet vers les 18h. Caro et Thomas sont venus m’accueillir dehors. Tout le monde traînait au salon et parlait ski. C’était l’heure du repos du guerrier quoi. Ils avaient passé la journée sur les pistes. Ouf, Pascal, ni sa femme n’étaient pas dans les parages.

J’ai filé comme l’éclair pour aller poser mes affaires dans la chambre que j’occupe d’habitude. Ce week-end, Caro la partageait avec moi. Je n’ai pas osé lui dire que je ne comptais pas rester dormir. Donc clairement, je ne vais pas boire. C’était seulement une petite soirée entre potes.

Pascal n’était toujours pas visible quant ils ont quitté le chalet vers 20h, pour aller manger et traîner dans les pubs et les bars, sur le chemin de la boîte où l’on allait finir la soirée dans des déhanchements plus ou moins osés. Je ne savais pas quoi mettre. Je voulais lui taper dans l’oeil, à Pascal, mais aussi Thomas j’imagine. Je tournais comme une hélice. Caro était assise au bout de son lit déjà prête. Elle battait la mesure des secondes et ça me rendait encore plus nerveuse.

Me voilà planquée dans les chiottes à vite mettre mon journal à jour. Si Pascal me voyait, il serait mort de rire. Il avait l’habitude de se moquer de moi, chaque fois qu’il me voyait me terrer dans un coin avec mon ordi sur les genoux, ou carrément m’enfermer dans ma chambre une petite demi-heure. Heureusement que je jette quelques mots brouillons sur ma tablette ou mon natel. Comme ça, c’est déjà fait, je n’ai plus qu’à corriger, développer et ajouter ce que j’ai enregistré, et il ne me reste plus qu’à transférer le texte en fait.

Pascal va bientôt arriver! Si je tiens le coup, je raccroche. Dire que c’est bientôt Noël et pour l’instant, j’ai les boules. Tout le temps les boules. Un programme d’essorage tourne à plein régime dans mon ventre. L’anticipation j’imagine. Mon coeur bat à fond, rien qu’à l’idée de le voir pénétrer dans le bar. Je dois m’envoyer encore quelques verres avant son arrivée pour être plus détendue.

Malgré les 2-3 verres de vodka que j’ai avalé, malgré mon intention de ne rien boire, dès que Pascal a franchi le pas de la porte du pub après minuit, l’ascenseur qui soutenait mon coeur a lâché. La chute était vertigineuse. Merde, quant est-ce que je cesserai de l’aimer? Nos regards se sont croisés. Heureusement que je ne rougis pas, mais avec la température qu’avait mes oreilles, ils étaient violets. Merci pour la lumière tamisée dans les bars, sinon, ce serait la honte.

Pour tenter de contrôler les battements affolés de mon coeur, j’ai détourné la tête pour plonger mon regard dans ceux de Thomas. Je n’avais rien entendu, rien compris de ce qu’il me disait. La vue de Pascal avait saturé le disque dur de mon cerveau. Donc, je ne savais pas si je devais sourire, rire ou simplement hoché la tête. J’ai penché la tête et je lui ai souri. Apparemment, ça a suffit pour me sortir d’affaire.

Intérieurement, je tremblais de partout. Je me disais que, si j’étais maligne, je partirais sur le champ. De cette manière, je n’aurai pas à endurer de désillusions. Mais, mes pieds étaient coulés dans des blocs de bétons. Mes jambes refusaient de me porter jusqu’à la porte.

Pascal est passé nous saluer. Quant il a passé son bras autour de ma taille pour se pencher et m’embrasser sur la joue, j’ai su que je ne partirais pas. J’allais rester et morfler. Parce que je voulais le voir, à défaut d’être à son bras. Je voulais être dans la même pièce que lui, respirer le même air enfumé, entendre sa voix, le regarder, baver sur son passage. Le reluquer.

Mourir de chagrin ne suffisait pas pour me faire partir. Pourtant, je me le répètais; si j'étais intelligente, je partirais de suite.


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354/2013 - Petite sortie avec ma meilleure amie

Publié le par JaneDo


Vendredi 20 déc. 2013 - 354/2013 - Petite sortie avec Dani

Comme j'étais contente de voir Dani ce soir. J'ai aussi vu la petite, Lily-Jane. Elle est vraiment trop mignone. Un savant mélange entre sa maman et son père. J'ai fait une photo de la petite dans les bras de sa grand mère. Dani est vraiment trop chou. Elle a maigri, ça lui va bien. Elle a aussi repris ses tons blonds d'origine de ses cheveux. Elle avait essayé toutes les couleurs, passant du brun, roux au noir. En fait, tout lui va bien.

J'étais tellement énervée après Tchoy, occupée à me casser la tête avec Pascal que je n'ai pas eu le temps de faire les magasins pour mes achats de Noël. Pour Dani, j'avais déjà acheté un livre que j'aurai bien aimé lire moi-même. C'était un petit clin d'oeil à la Suisse, parce qu'en Angleterre, elle ne parle plus que l'anglais, et je pense que c'est pareil pour la lecture.

Elle m'a parlé d'un livre qu'elle a lu deux fois; "Host". J'ai vu qu'il y avait un film sur le sujet. Je me demande si c'est tiré du livre? Maintenant, je me demande si je lis d'abord le livre, ou si je regarde le film en premier. Hum... dilenme. J'essaie de me rappeler ce que j'en ai pensé après avoir lu les Hunger Games et vu le premier film.

J'avais promis à Thomas de passer chez lui après mon rendez-vous, mais il était encore tôt. Thomas n'était certainement pas encore rentré, ce soir, il est sorti avec ses potes et sa copine. Vers minuit, il m'a envoyé un petit sms pour dire qu'il rentrait.

On a soigneusement évité de parler de Pascal. Tant mieux. Mais, j'avais remarqué la voiture de Pascal et il n'y avait pas de lumière chez lui. Peut-être que Pascal n'était pas sorti et qu'il dormait déjà? Waff, de toute façon, ça ne me regarde pas. Thomas était déjà là, il avait eu le temps de se changer. Il avait aussi pris soin de fermer la porte entre les 2 appartements à clés.

J'étais contente de le voir. Je me suis lithéralement jeté dans ses bras. Il était peut-être surpris, mais il n'a rien laissé paraître. Un peu hésitant d'abord, de peur d'essuyer un refus, il m'a laissé faire les premiers pas. Timidement, parce que ça me gêne toujours, j'ai réussi à lui faire comprendre que j'avais envie de faire l'amour avec lui. J'étais en manque.

Vers 3h du matin, je me suis levée pour partir, je croyais que Thomas dormait. Il ne dormait pas. Après quelques câlins bisous, Thomas s'est levé aussi. Il devait rejoindre les autres au chalet. Et moi qui croyait qu'il était en bas, qui voulait prendre la fuite en catimini, pour que Pascal ne me surprenne pas sortant de chez Thomas!!

Pascal était au chalet avec sa femme, et les autres copains aussi; Paul, Michael, etc. Normalement, Thomas était presque toujours le premier sur place pour vérifier que tout était en ordre. Hors, ce soir, il voyait sa copine et avait chargé Jess et Pascal de l'acceuil à sa place. Il a essayé de me convaincre de monter avec lui, mais j'ai prétendu avoir des trucs avec ma famille.

En fait, je n'avais pas un rond, et je ne voulais pas me retrouver là-bas, entouré de tous ces gens pleins aux as, sans pouvoir me payer un verre. Je n'ai jamais eu à sortir un centime au chalet, mais il suffit d'une fois, et j'aurai eu la honte. Thomas est donc parti pour Gstaad et moi, retour au bercail. Je lui ai dis que je ferais peut-être un saut samedi en fin de journée.


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353/2013 - Mal me connaître...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 19 Décembre 2013  - 353/2013 - Mal me connaître...

Fatiguée aujourd’hui. Pourtant, je ne vais pas trop mal. Ce qui m’a détendue en fait, c’est la peinture.

J’ai constaté que Vincent ne m’avait pas encore remboursé ce qu’il me doit, ni Tchoy d’ailleurs. Ça m’embêtait de parler de ça avec Vincent aujourd’hui, sachant qu’il était au bout du rouleau. Il devait me rembourser les 1400Fs avancé début décembre. Il m’a appris qu’il n’avait encore rien fait. Il avait oublié de donner l’ordre à sa fiduciaire. Tchoy m’avait encore emprunté 100Fs vendredi, promettant de me les rendre lundi! Ce qui porte ce qu’il me doit à plus de 900Fs. On est jeudi, et toujours rien entendu pour les 100Fs. Tchoy prétend n’avoir plus que 50Fs sur son compte.

Faudra que je me rappelle de ce genre d’excuse bidon la prochaine fois qu’il me demande de lui prêter des ronds! Pour finir, je vais me retrouver sans un radis pour les fêtes, alors que ceux à qui j’ai prêté se garde bien de me rembourser, pour pouvoir, eux, passer de bonnes fêtes!!! Ça m’énerve grave, à un point inimaginable!

Quant j’ai rappelé à Tchoy qu’il me devait plus de 700Fs, il m’a dit de ne pas lui prendre la tête avec ça! Le culot!!! Je me rappellerai de ça aussi, ça, il peut y compter. Je suis patiente, donc j’attends avec impatience sa prochaine demande; je lui sortirai toutes les conneries qu’il invente à chaque fois. En attendant, je souris. Je fais comme si je n’y pensais plus. Depuis le temps, c’est mal me connaître. J’ai la rancune tenace pour certaines choses.

Vers 22h, j’ai été faire un tour du côté de Pascal. J’avais juste envie de l’apercevoir. Il n’était pas chez lui. Ni lui, ni sa femme. Ils ont dû sortir. Thomas n’était pas chez lui non plus. Je ne suis retenue d’aller chez l’un ou l’autre. Je n’avais pas besoin de serrer une des chemises à Pascal contre moi, son odeur est encore imprimée dans mon cerveau, comme une empreinte.

Même si j’ai encore mal de sentir la distance entre nous, j’ai l’impression que je commence à lâcher prise…

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352/2013 - Un mercredi comme d'hab

Publié le par JaneDo


Mercredi, 18 Décembre 2013  - 352/2013 - Un mercredi comme d’hab

Comme tous les mercredis depuis deux mois, c’était la course. Une course d’obstacles que je fais volontiers pour mes neveux, en l’occurrence, pour la petite dernière; Kaya. Alors, quelques courses en ville, ça c’était personnel. L’après-midi, est entièrement accordée à ma nièce; passer la chercher vers 13h00, 14h au manège pour son cours d’équitation.

Une des petite est tombée de son cheval aujourd’hui. Kaya a monté Ulysse aujourd’hui aussi. J’ai fait quelques photos pour son album.
Maintenant, il va y avoir la pause pendant les fêtes, donc elle ne retourne qu'en janvier au manère.

On a été faire quelques courses pour sa soirée du vendredi avec ses potes avant de rentrer à la maison. Ma soeur avait un truc, donc elle ne rentrait pas.

Après les courses avec Kaya, j'ai fait un saut chez Maria pour voir les collections "livre" de Roméo. Je pense lui offrir la suite d'une série de manga, ou des "Cherub". J'ai appris que Vincent allait mal, qu'il était en pleine déprime, alors je suis passée chez lui. Il y avait sa mère.

Il y en a qui n'ont pas de chances avec leur famille, Vincent est de ceux-là. Sa mère cherchait à le faire interner... Avec une mère pareille, pas besoin d'ennemies! on passage lui a coupé l'herbe sous les pieds. Tant mieux.

A 19h, j'étais de retour chez ma frangine et j’ai mangé avec ma nièce. Ma frangine nous avait préparé un Osso Bucco. Trop bon. On a regardé 4 Mariages pour 1 Lune de Miel. Horrible de voir à quel point ces mariées sont malhonnêtes. Au fait, c’est la glorification de la malhonnêteté. Certaines devraient être disqualifiées d’être aussi mauvaises joueuses.

Je devais retrouver Thomas pour prendre un petit verre tous les deux. Mais j’étais trop fatiguée. J’avais couru toute la journée, alors je ne rêvais que de me larver dans mon canapé. Désolée Thomas.


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350/2013 - Au fond du gouffre...

Publié le par JaneDo


Lundi, 16 Décembre 2013  - 350/2013 - Au fond du gouffre....

Aujourd’hui, j’avais le moral au plus bas. Envie de voir personne. Alors j’ai prétendu être mal fichu pour ne pas aller au souper de famille. Je ne suis pas sortie de la maison de la journée. Ni de la soirée d’ailleurs. J’avais la tête en feu, alors, d’une certaine manière, j’étais malade. Malade de penser à Pascal tout le temps.

Je me demande si je lui manque, s’il a envie de me voir. J’ai même évité tous les coups de fils, et aussi lire les sms. Et j’ai mal à la gorge… une petite angine essaie de me terrasser! J'ai même évité Tchoy. D'ailleurs, on ne s'est pratiquement pas croisé du week-end. Et on habite le même appart!


Mardi, 17 Décembre 2013  - 351/2013 - Toujours au fond du gouffre...

Idem. Toujours aucune envie de voir qui que ce soit. J’ai lu mes sms et j’étais contente de voir que Pascal et Thomas ne m’ont pas oubliée. Trop mignon. Je continuais à me laisser hanter par la vision de Pascal et Maud. J’enviais Maud d’avoir eu la chance de le voir, alors que moi non. Caroline voulait que je passe chez elle. Elle n’a pas été bosser hier, ni aujourd’hui. Je lui ai dis que si elle continuait comme ça, elle allait finir par se faire virer.

Du coup, ça m’a donné un coup de pied au cul pour travailler un peu. Une fois que je suis lancée, je ne vois pas le temps passer. Je suis ailleurs, dans un autre monde fait de couleurs, de formes. J’aime cette sensation que les choses dans ma tête apparaissent sur la toile, au bout de mes pinceaux. C’est une sensation encore plus forte que n’importe quelle drogue, j’en suis sûre.

5h du matin, j’ai décidé qu’il était temps de me coucher et dormir un peu. Je me sentais nettement mieux que les derniers 48h.


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349/2013 - Loin des yeux...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 15 Décembre 2013  - 349/2013 - Loin des yeux...

Est-ce que c’était pour ça que Pascal n’était pas allé au chalet ce week-end??? Pour voir Maud??? Ils avaient rendez-vous peut-être? Non. De toute façon, ça ne me regarde plus. Je dois continuer à faire des efforts pour rester loin de lui. Hélas, la petite virée d’hier soir, n’était pas une très bonne idée. Mais, j’ai bien fait de rentrer.

Caro m’a dit qu’il avait passé environ 1h chez Maud et était rentré. Ils n’ont donc pas eu à se geler le cul toute la nuit. MDR. Tant mieux. Elles semblaient rassurée. On peut faire pleins de choses en 1h!!

Pour moi, c’était un dimanche plutôt calme et reposant. Après avoir presque passé une nuit blanche, je me suis rattrapée pendant la journée. A son retour de Gstaad, j’ai été manger avec Thomas. Curieusement, il ne m’a pas questionné à propos d'hier soir ou de Pascal. Tant mieux aussi. Il devait de toute façon déjà tout savoir par Jess.

Pascal m’a envoyé quelques messages hier soir, alors qu’il se trouvait avec ses copains, Maud, etc. Il n’aurait pas dû, parce que ça me torture l’esprit. J’imagine que je lui manque, et je me torture de ne pas savoir si je devrais lui répondre ou non. Agir? Mais en faisant quoi? Je me demande aussi s’il ne le fait pas exprès, sachant pertinemment qu’il risque de m’empêcher de trouver la force d’avancer, de tourner la page?

Sa famille passait les fêtes au chalet. Là aussi, Thomas m’a invitée à monter quant je voulais. Mais, cette fois, je crois que je reste avec ma famille. Mon coeur ne supportera pas de le passer si près de Pascal, enfermé dans le même chalet, à quelques centimètres de ses baisers et de ses bras. Me torturer à ce point là, non merci.

Rien n’est encore gravé dans la pierre, je peux toujours changer d’avis au dernier moment. Seul hic, c’est que, je me suis déjà engagée auprès de ma famille!


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348/2013 - Chemin de ronces...

Publié le par JaneDo


Samedi, 14 Décembre 2013  - 348/2013 - Chemin de ronces...

Toute l’équipe, c’est-à-dire, Thomas et ses potes sont montés au chalet, impatient d’enfiler leurs snowboards et skis. D’après ma conversation avec Thomas, Pascal ne montait pas au chalet. Thomas croyait qu’on avait prévu de se voir. Ce qui était faux. Caroline n’était pas non plus au chalet. Je pense que Jess restait pour surveiller son mari.

J’ai pensé monter pour prouver que je n’étais pas responsable de la défection de Pascal. Mais, franchement, l’envie me manquait. Pas parce que j’avais l’intention de le suivre ou de chercher à le voir, mais parce que c’était difficile de supporter d’être dans un endroit où il n’était pas. Tout me ferait penser à lui.

Donc, je me suis arrangée pour passer la soirée avec Caroline. On a loué quelques films d’horreurs. Quelque chose qui nous prenne aux tripes, et pas de films d’amour qui risquerait de nous faire pleurer. Il faisait un froid de canard, et le soir venu, je n’avais pas envie de bouger de la maison. Je me suis faite violence.

Evidemment, on a parlé de Pascal. Caroline était désespérée. Je voyais dans ses yeux, dans ses mots, elle me renvoyait l'image de mes propres souffrances. Malheureusement, on a aussi versé quelques larmes. Les deux premières heures ont été particulièrement difficiles, et on était carrément déprimée.

Caroline a voulu aller voir chez Pascal. Moi, ça me faisait chier. Parce que de le voir, même de loin, ne ferait que me remuer et me rendre encore plus triste. Elle y tenait, alors je l’ai attendue pendant son escapade. Elle a duré presque 2h. Caro est revenue toute exitée, Pascal était sorti sans sa femme. Elle voulait qu’on se lance à sa poursuite.

Là aussi, je n’en avais pas envie… J’ai essayé de lui expliquer que ça ne nous ferait que plus souffrir, que ça n’en valait pas la peine. Sa femme avait probablement rendez-vous avec lui plus tard, et qu’on ne ferait que de se geler le cul pour rien. Je parie que si je n’avais pas été là, elle se serait lancée sur les routes, pour arpenter tous les endroits possibles et imaginables où Pascal aurait pu aller.

Je ne voulais pas me faire du mal inutilement. C’était déjà assez dur de ne pas penser à lui tout le temps, alors le suivre ne ferait qu’aggraver la souffrance. Le voir rire avec d’autres, des personnes qui avaient la chance d’entendre sa voix, l’écouter, de profiter de sa présence.

Oh, non, j’étais peut-être mazo, mais j’avais prévu le coup. Le fait d’avoir mis un training pour aller chez Caro était calculé; aucune chance de me faire sortir dans un endroit public.

Caro a fait des pieds et des mains, mais c’était peine perdu avec moi. Comme j’avais suggéré que Jess irait surement le rejoindre, qu’ils avaient sans doute rendez-vous, Caroline a voulu aller voir si elle était toujours à la maison. J’ai proposé qu’elle appelle le numéro privé, c’était plus simple.

Jess a répondu à la 2ème sonnerie, comme si elle attendait un coup de fils. Sous le coup de la surprise, Caro a raccroché. C’était nul, parce que Jess pouvait voir son numéro. D’ailleurs, Jess a rappelé aussitôt, presque fâchée. Caro s’est lancé dans des explications qui semblaient carrément plausible; elle s’était trompée de numéro en appelant la ligne privée, elle pensait réessayer sur le natel.

Entretemps, j’avais suggéré à Caro de l’inviter à regarder les DVDs avec nous. Caro a donc invité Jess à passer. Je m’attendais à un refus, et c’était donc avec surprise que j’ai su que Jess arrivait. Elle savait pourtant que j’étais là aussi. La dernière fois qu’on s’était vu, ça ne s’était pas très bien passé, alors j’étais un peu tendue.

Jess avait été persuadé que Pascal était sorti pour voir l’une de nous deux, et le fait qu’on lui propose de venir passer la soirée avec elle l’avait rassurée. En même temps, elle se demandait donc où il était ce soir. Evidemment, nos pensées ont pris la même route; avec qui et où était-il ce soir???

Après un moment, une des deux, je ne sais plus laquelle, a proposé de sortir prendre Pascal en chasse. Je ne sais plus si c’était Jess ou Caro. Rhhh, tout sauf ça quoi! Je ne voulais pas, mais si je ne les suivais pas, elles auraient fini par imaginer que j’avais un rendez-vous secret avec Pascal.

Je me suis donc retrouvée embarquée, en training, à tourner autour des endroits connus. On a très vite retrouvé la voiture à Pascal au Time-Out. Caro et Jess ont voulu attendre jusqu’à ce qu’il sorte.

Purée, il faisait froid, et on était enfumée jusqu’à l’os. Presque en train d’étouffer par nos propres cigarettes. On ouvrait donc de temps à autre les fenêtres, et on gelait encore plus.

Tout ce cirque a fini par me rendre nerveuse. Notre voiture serait aussi visible qu’en plein jour, tellement qu’il y avait de fumée. On devait sentir comme un gros cendrier. Ierk.

Vers 3h du matin, gelées jusqu’à la moelle, on a vu Pascal quitter le bar… avec Maud.

La machine à laver dans mon estomac à aussitôt entamé un programme de rinçage, et une main glacée me serrait le coeur. A voir la tête des 2 autres, ce n’était pas mieux. Jess ne savait pas où habitait Maud, et je ne voulais pas qu’elle le sache. Ben, de l'avoir suivi, nous voilà fixé! Pas top. Je crois que je me sentais malade, au bord de la nausée. J'aurai préféré ne pas voir ça.

Quant Caro m’a lancé un coup d’oeil dans le rétro, j’ai secoué énergiquement la tête… Fallait pas les suivre. Ou les perdre en route… Je voulais rentrer. La lessive dans mon estomac n’était pas terminé et je ne voulais pas en rajouter une couche. Je ne voulais pas savoir si Pascal finirait la soirée ou la nuit chez Maud. Je voulais juste être aveugle et sourde tout de suite.

Caro et Jess avaient l’intention de les suivre jusqu’au bout, alors j’ai préféré descendre et prendre un taco. Heureusement que j’avais pris mon porte-monnaie!

Franchement, j’aurai dû aller avec elles, parce que l’image de Pascal et Maud m’a hanté tout le reste de la nuit… Horrible.


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347/2013 - Soirée JoGil... Tous moches!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 13 Décembre 2013  - 347/2013 - Soirée JoGil à Prilly... Tous moches!

Cette semaine, je n’avais pas eu beaucoup de nouvelles de Pascal; seulement 2 petits sms. Ce n’était que des “coucou”, rien de plus. En tous cas, rien de compromettant. Est-ce que je devrais déjà le considérer comme.. un ex? C’est encore un peu le brouillard dans ma tête quant je pense à Pascal.

Thomas m’a invitée au chalet. J’ai hésité. Il y aurait Pascal, et ça, je ne suis pas sûre de pouvoir encore le supporter. Puis, je me suis dit que je le pouvais, il suffisait que je décide de raccrocher. De renoncer à lui. Renoncer à l’attendre. J’en étais capable, mais pas sûre de le vouloir. S’il y avait une chance pour nous, ce serait foutu si je raccroche, parce que je prendrais un chemin qui ne me laisserait aucune chance.

De toute façon, je ne pouvais pas ce soir. Il y avait la soirée de Gillou, et je devais y aller. J’y suis allée avec Laurence. On est arrivée peu avant 22h, et à 23h, je voulais déjà rentrer. Ça faisait vraiment “Thé dansant” pour vieux. Laurence ne voulait pas rentrer, alors on est sorti prendre un verre à la Brasserie. En fait, je ne me rappelle pas du nom, et pourtant je connais ce pub depuis des lustres! J’ai un petit blanc.

En tous cas, si je cherche à remplacer Pascal, sans me raccrocher à Thomas ou quelqu'un proche de Pascal, ben c'est pas gagné. Tous les mecs que j'ai croisé à ce concert étaient tous; ou trop vieux, ou trop moches! Galère!!!

On a mangé une sorte de pizza. C’est ce que j’aime avec les pubs, on peut manger même après minuit. Encore une fois je me suis flagellé mentalement; j’aurai dû prendre ma voiture. Déjà, on a parqué à perpète, ensuite, je ne peux pas partir quant je veux! A 2h du matin, elle me déposait enfin chez moi.

En rentrant, petit message à Thomas. Je disais simplement que je venais de rentrer et que j’espérais qu’il passait une bonne soirée. Je ne sais pas encore si je monterai au chalet demain!!!! J’hésite encore... Est-ce que j'ai vraiment envie de souffrir? Peut-être que je suis un poil mazo!!!


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346/2013 - Je craque encore parfois...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 12 Décembre 2013  - 346/2013 - Je craque encore parfois...

Café avec ma frangine le matin, et l’après-midi avec Maria. Elle m’a appris que Roger, mon beau-frère avait tout cassé dans mon ex appart. Qu’il avait arraché les boiseries, enlevé la cuisine, qui était neuve entre autre, enlever les salles de bains, toilettes, bref, il n’y avait plus que les murs extérieurs, et plus aucun des murs intérieurs. Bien fait pour sa tête.

Au moins, il en aura pour les 150’000Fs qu’il m’a volé, alors ça m’a fait super plaisir. Je crois même que ça lui coutera plus que l’argent qu’il m’a volé. La vengeance a un goût très agréable.

J’ai eu le temps de faire quelques courses, passer chez ma frangine pour les clés de boîte aux lettres avant de rentrer enfin chez moi. Mon rêve se limitait à une soirée tranquille devant la télé.

Pour faire plaisir à Thomas, je suis sortie prendre un verre avec nos potes, après le match de basket. Pascal était rentré d’après ce que j’ai pu entendre. Pas de Caroline, de Maud ou d’Elodie non plus. Il faudra que j’appelle Caro, elle n’avait pas l’air très en forme la dernière fois qu’on a discuté. Je ne peux pas la laisser tomber dans un moment pareil. Thomas était avec sa copine, alors je ne suis pas restée longtemps.

Ou peut-être que Pascal était avec Caro??? Noooon, je ne crois pas. Pas après ce qu’il m'avait dit.

J’ai longuement hésité à aller voir chez lui, mais finalement, je ne l’ai pas fait. Peut-être la flegme, ou tout simplement parce que j’en avais pas envie. Si je le vois, je vais encore avoir le coeur qui chavire, alors autant me préserver autant que je le peux. Rien que de penser à lui me fait déjà perdre pieds.

L’empêche… c’est dur… Il me manque encore tellement. Je me réveille parfois en sursaut, et je m’effondre encore souvent en larmes à l’idée de ne plus jamais avoir la possibilité d’être dans ses bras. Ni jamais plus de l’entendre murmurer à mes oreilles. Je donnerais cher pour passer 1h avec lui… Non. 1h c’est trop peu…

Je souffre chaque seconde de chaque minute de chaque heure en pensant à ce que j’ai perdu… Pascal me manque tellement que je ne sais pas comment j’arriverais à y faire face. Pourtant, par moment, je sens ma vieille force d’avant resurgir. Mais, ce sentiment de force ne dure pas, dès que des images de lui envahi mon subconscient, je craque. J’ai tellement envie de reculer le temps…

Puis, je me dis que non. Mieux vaut que ce soit fini maintenant que plus tard. C’aurait déjà dû être terminé, j’aurai dû prendre mes jambes à mon cou depuis bien longtemps. Que j’ai quand même de la chance du temps qu’on a eu ensemble. Ce qui me fait sourire de bonheur. Puis, mon coeur a mal encore, alors je me noie dans la peinture ou dans un bouquin.

Chaque fois que je roule en ville, je reçois un coup au coeur quant je croise des Audi comme la sienne. Je cherche des yeux le conducteur, avec la peur de le reconnaître au volant, soulagée que ce ne soit pas lui. Et je me demande toujours, combien de temps ça va encore durer??? Mais bon, je gagne en force chaque jour plus que le jour précédent. Oui, je vais y arriver.

Demain soir, j’ai une soirée de soutien pour Gillou, donc, je ne traînerai pas avec Thomas et les autres, et je ne penserais pas trop à Pascal. Enfin, c’est ce que j’espère…


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345/2013 - Equitation; 1er cours en groupe

Publié le par JaneDo


Mercredi, 11 Décembre 2013  - 345/2013 - Equitation; 1er cours en groupe

Kaya a eu son premier cours d’équitation en groupe aujourd'hui. Au lieu du jeudi, ce sera désormais les mercredis. J’ai passé l’heure de cours à discuter avec la mère d’une des autres participantes. Elle était vraiment sympa.

J’avais prévu de la lecture, donc j’avais emporté mon bouquin. Pour rien. Kaya a monté Ulysse, un magnifique cheval noir. Nerveux, qui aimait être devant et mener. Si j’avais dû le monter, je n’aurai jamais pu atteindre les étriers. Trop haut. Je crois que c’est un des plus grand de l’écurie. Kaya l’adore déjà.

J’ai dormi chez ma frangine pour qu’on prenne le café ensemble demain matin.

(Top secret; la copine à David, Mélinda, est enceinte!!!? - Ma soeur m'a dit qu'on ne doit en parler à personne. Je crois qu'elle s'appelle Mélinda, je n'en suis pas sûre, je peux me tromper. J'ai parfois de la peine à me rappeler des noms! )

Pour ne pas changer de l’habitude, je n’ai pas reçu beaucoup de nouvelles de Pascal.

Bon, à vrai dire, ça m’arrange. Ça m’évite de trop penser à lui et de me faire des films! Thomas comme d’hab aussi m’appelle tous les jours, je trouve ça plutôt attachant. Si j’évite de trop le voir, c’est pour éviter aussi de trop penser à Pascal.

Demain, jeudi, j’ai promis à Maria de passer en début d’après-midi pour l’aider avec ses photos et ses vidéos. J’en ai un peu marre, mais j’aime beaucoup Maria. Roméo se réjouissait aussi de me faire entendre le dernier morceau de guitare qu’il étudiait pour son audition en Janvier. J’ai promis d’y aller.


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