355/2013 - Si je tiens le coup, je raccroche
Samedi 21 déc. 2013 - 355/2013 - Si je tiens le coup, je raccroche
Si ma mom était encore de ce monde, ce serait son anniversaire aujourd’hui. Elle me manque encore beaucoup. En ces périodes de fêtes, je pense à tous ceux que j’ai perdu dernièrement et ça me rend triste de ne pas pouvoir les voir. Ils ne seront pas là pour entrer dans la nouvelle année qui vient.
Je suis encore aussi un peu surprise d’être encore là, étant donné que j’avais voulu abréger le cours de mon existence. Je ne sais même pas ce que je ressens vraiment d’être encore de ce monde. Est-ce que je veux vraiment vivre, ou est-ce seulement par habitude que je continue… Je n’en sais rien!
Encore en retard… la barbe! Pourtant, je n’étais pas bien loin! Je suis arrivée au chalet vers les 18h. Caro et Thomas sont venus m’accueillir dehors. Tout le monde traînait au salon et parlait ski. C’était l’heure du repos du guerrier quoi. Ils avaient passé la journée sur les pistes. Ouf, Pascal, ni sa femme n’étaient pas dans les parages.
J’ai filé comme l’éclair pour aller poser mes affaires dans la chambre que j’occupe d’habitude. Ce week-end, Caro la partageait avec moi. Je n’ai pas osé lui dire que je ne comptais pas rester dormir. Donc clairement, je ne vais pas boire. C’était seulement une petite soirée entre potes.
Pascal n’était toujours pas visible quant ils ont quitté le chalet vers 20h, pour aller manger et traîner dans les pubs et les bars, sur le chemin de la boîte où l’on allait finir la soirée dans des déhanchements plus ou moins osés. Je ne savais pas quoi mettre. Je voulais lui taper dans l’oeil, à Pascal, mais aussi Thomas j’imagine. Je tournais comme une hélice. Caro était assise au bout de son lit déjà prête. Elle battait la mesure des secondes et ça me rendait encore plus nerveuse.
Me voilà planquée dans les chiottes à vite mettre mon journal à jour. Si Pascal me voyait, il serait mort de rire. Il avait l’habitude de se moquer de moi, chaque fois qu’il me voyait me terrer dans un coin avec mon ordi sur les genoux, ou carrément m’enfermer dans ma chambre une petite demi-heure. Heureusement que je jette quelques mots brouillons sur ma tablette ou mon natel. Comme ça, c’est déjà fait, je n’ai plus qu’à corriger, développer et ajouter ce que j’ai enregistré, et il ne me reste plus qu’à transférer le texte en fait.
Pascal va bientôt arriver! Si je tiens le coup, je raccroche. Dire que c’est bientôt Noël et pour l’instant, j’ai les boules. Tout le temps les boules. Un programme d’essorage tourne à plein régime dans mon ventre. L’anticipation j’imagine. Mon coeur bat à fond, rien qu’à l’idée de le voir pénétrer dans le bar. Je dois m’envoyer encore quelques verres avant son arrivée pour être plus détendue.
Malgré les 2-3 verres de vodka que j’ai avalé, malgré mon intention de ne rien boire, dès que Pascal a franchi le pas de la porte du pub après minuit, l’ascenseur qui soutenait mon coeur a lâché. La chute était vertigineuse. Merde, quant est-ce que je cesserai de l’aimer? Nos regards se sont croisés. Heureusement que je ne rougis pas, mais avec la température qu’avait mes oreilles, ils étaient violets. Merci pour la lumière tamisée dans les bars, sinon, ce serait la honte.
Pour tenter de contrôler les battements affolés de mon coeur, j’ai détourné la tête pour plonger mon regard dans ceux de Thomas. Je n’avais rien entendu, rien compris de ce qu’il me disait. La vue de Pascal avait saturé le disque dur de mon cerveau. Donc, je ne savais pas si je devais sourire, rire ou simplement hoché la tête. J’ai penché la tête et je lui ai souri. Apparemment, ça a suffit pour me sortir d’affaire.
Intérieurement, je tremblais de partout. Je me disais que, si j’étais maligne, je partirais sur le champ. De cette manière, je n’aurai pas à endurer de désillusions. Mais, mes pieds étaient coulés dans des blocs de bétons. Mes jambes refusaient de me porter jusqu’à la porte.
Pascal est passé nous saluer. Quant il a passé son bras autour de ma taille pour se pencher et m’embrasser sur la joue, j’ai su que je ne partirais pas. J’allais rester et morfler. Parce que je voulais le voir, à défaut d’être à son bras. Je voulais être dans la même pièce que lui, respirer le même air enfumé, entendre sa voix, le regarder, baver sur son passage. Le reluquer.
Mourir de chagrin ne suffisait pas pour me faire partir. Pourtant, je me le répètais; si j'étais intelligente, je partirais de suite.
Elle m'a parlé d'
Faudra que je me rappelle de ce genre d’excuse bidon la prochaine fois qu’il me demande de lui prêter des ronds! Pour finir, je vais me retrouver sans un radis pour les fêtes, alors que ceux à qui j’ai prêté se garde bien de me rembourser, pour pouvoir, eux, passer de bonnes fêtes!!! 
Je me demande si je lui manque, s’il a envie de me voir. J’ai même évité tous les coups de fils, et aussi lire les sms. Et j’ai mal à la gorge… une petite angine essaie de me terrasser! J'ai même évité Tchoy. D'ailleurs, on ne s'est pratiquement pas croisé du week-end. Et on habite le même appart!
Caro m’a dit qu’il avait passé environ 1h chez Maud et était rentré. Ils n’ont donc pas eu à se geler le cul toute la nuit. MDR. Tant mieux. Elles semblaient rassurée. On peut faire pleins de choses en 1h!!
J’ai pensé monter pour prouver que je n’étais 

Pour faire plaisir à Thomas, je suis sortie prendre un verre avec nos potes, après le match de basket. Pascal était rentré d’après ce que j’ai pu entendre.
J’avais prévu de la lecture, donc j’avais emporté mon bouquin. Pour rien.