59/14 - Pascal appelle Caro, pas moi?
Vendredi, 28 février 2014 - 59/14 - Pascal appelle Caro, pas moi?
Alors ce qui est bien avec Layne, c’est que je n’ai pas de compte à lui rendre. C’est la même chose dans l’autre sens, il n’en a pas à me rendre non plus. Il fait ce qu’il veut, on ne sort pas ensemble, mais on couche ensemble. De temps en temps seulement. C’est seulement quant on sort tous les deux, qu’on fait attention de ne rien faire qui puisse humilier l’autre. Si on sort les deux, alors on rentre ensemble. Ou, Layne me ramène, et après, il fait ce qu’il veut. Bref, on connait les limites à ne pas franchir, on est bien rôder.
Hhhhh, gros soupir… avec les autres, c’est… un peu plus compliqué! On n’a jamais de discussion franche à ce sujet, alors ça coince souvent. J’ai aussi réalisé qu’il fallait que je prenne un peu de distance avec Thomas. Parce que, si j’ai l’intention de voir Pascal de temps en temps, je ne peux pas en même temps avoir une histoire avec Thomas. Ce qui me fait mal au coeur, parce que je l’aime beaucoup.
D’après ce que j’ai compris, les parents passent le week-end au chalet, donc, pas de foire entre potes. Pascal, Thomas et Jess sont conviés à passer le week-end avec eux. D’un côté, ça me rassure de les savoir là-bas. Avec ses parents dans le coin, aucune chance qu'il fasse des bêtises! Je me sens soulagée et tranquille. Par contre, je devrais faire la “banboula”, mais j’ai tellement envie de me larver le week-end complet à la maison, je n’ai pas le courage d’aller me traîner de boîte en boîte, de bar en bar.
Caroline est hyper déprimée, alors je me suis forcée à aller passer la soirée chez elle. Malgré le fait qu’elle savait comme moi que Pascal était à Gstaad, elle a été voir chez lui. Je l’ai attendue chez elle, je n’avais aucune envie d’aller me les geler dans le noir, pour regarder des fenêtres sans lumières. Sans personne.
Depuis que Pascal avait rompu avec elle aussi, elle l’avait revu 3 fois en tête à tête. Ils ont couchés ensemble, 1 fois. Ça ne m’a pas fait sauté au plafond. Je préfère ça, plutôt qu’il se mette à fantasmer là-dessus. A rêver de ce qu’il ne peut plus avoir. Caroline m’a demandé si je croyais franchement que c’était terminé, terminé, ou si les choses pouvaient revenir comme avant.
Que répondre??? Franchement, je ne savais pas. Tout comme elle, je l’espère aussi… mais…
Caroline le trouvait changé. Il semblait plus dur, désabusé. Ce qui pouvait le faire redevenir comme avant, c’est qu’il n’aime pas vraiment Jess. Ils sont mariés, mais ça s’arrête là. Pascal a beaucoup d’affection pour elle, mais est-ce que cela suffit??? Peut-être. Peut-être pas. L’avenir nous le dira. Moi, je n’avais pas envie, comme elle, de passer mon temps à espérer, à attendre.
J’avais peur que Pascal tombe amoureux d’une autre… et alors, elle aura perdu son temps à moisir de l’attendre. Mais, Caroline ne voulait personne d’autre. Elle était prête à attendre. Des siècles s’il le fallait. Ça m’a fait peur, et mal au coeur pour elle. Peur, parce que, je crois bien que, quelque part, moi aussi j’attendais. Mais, à la différence de Caro, j’avais bien l’intention de profiter de ma liberté.
J’ai éprouvé un affreux sentiment de jalousie quant Pascal l’a appelée durant la soirée. Bon, c’est clair que moi, je n’aurai pas répondu. J’ai été un peu fâchée qu’elle lui apprenne que j’étais là. J’aurai préféré qu’il n’en sache rien. Puis, elle m’a dit qu’elle avait essayé de l’appeler tôt dans la soirée, 2 fois, et qu’elle lui avait laissé plusieurs messages. Ça m’a un peu rassurée. J’aurai été énervée contre lui de savoir qu’il pensait plus à elle qu’à moi.
Pourtant, j’ai refusé de lui parler… je lui expliquerai pourquoi.
Merde, pas top de passer la soirée avec Caro, ça me fait seulement ressasser, et penser à Pascal ! On a passé toute la soirée à ne parler que de lui; ce qu'il fait, ce qu'il cherche, ce qu'il veut... L’empêche, son coup de fils m’a fait ressentir de la jalousie. Une jalousie qui vous grignote de l’intérieur, vous fait regretter de prendre le large, regretter de ne pas tout accepter, pour l’avoir encore un peu.


Pourtant, je me demandais si je ne devais pas éviter de monter au chalet ce week-end!
Ces intrus, ou invités surprises, ne faisaient pas parti des habitués du chalet. Ils étaient là hier soir, et certains avaient dormis sur place, dans les grandes chambres en bas. La blondinette du vendredi soir, en compagnie de qui j’avais aperçu Pascal, était là aussi.
Triste de me réveiller et de constater que 
Désoeuvrée, les bras ballants, je ne savais pas quoi faire de moi. Un peu paumée, j’ai été me faire un thé. J’ai traîné un peu perchée sur le bar de la cuisine, à attendre que Pascal, ou éventuellement Thomas revienne de la piscine. Personne. Après une bonne demi heure, ne sachant pas quoi faire, j’ai décidé qu’il était préférable de retourner dans ma chambre.
Les rires ont cessés. Il y a eu un moment de silence, et j’ai perçu des mouvements. Puis je l’ai entendu s’approcher de la porte. Je me suis reculée, et je dois dire ça fumait dans ma tête à chercher quoi dire. Je suis presque sûre que Pascal savait que c’était moi, ou, peut-être Caro. Et… j’ai bafouillé.
Quelques minutes plus tard, Pascal est remonté avec un plateau et un Panadol.
Saoul comme une hélice, je 
Les garçons étaient au basket. J’y suis arrivée assez tôt, pour lui donner un coup de main. J’ai