107/14 - Pascal s ennuie avec moi?
Jeudi 17, avril 2014 - 107/14 - Pascal s’ennuie en ma compagnie?
Mercredi soir, vers 23h, après avoir récupéré les jeunes chez ma frangine, j’étais fin prête pour rejoindre Thomas & Co dans leur jardin. Ils étaient installés autour d’un feu dans le coin barbecue, des verres à la main. Ça chahutait, riait, bavardait à fond. Une ambiance agréable, feutrée couronnée de lumière des bougies. Il faisait bon.

Arh, un peu tristou, Steven n’était pas là. Je me demande ce qu’il fabrique. Ou peut-être n’a-t-il pas été invité?
Pascal m’a fait une petite place à côté de lui, entre lui et Caroline. A peine assise, Pascal s’et penché pour me chuchoter qu’on aurait pu monter au chalet déjà ce soir. Hahhh! Heu, pourquoi pas! Enfin, surtout quant Maud est venue se coller sur ses genoux; “C’est quoi ces messes basses hein? Dis tu veux bien me faire écouter un bout du CD dont tu m’as parlé dimanche soir?”.
Ohhh! Je pense qu’elle a dit ça exprès. Au cas où on ne savait pas qu’ils s’étaient vu dimanche soir, ben c’était fait. Quelle vache! Elle s’était assise de manière à me tourner le dos, les bras autour de son cou. Elle faisait barrière. Quelle garce. Tout pour éviter qu’on puisse se parler. Elle, elle m’énerve grave. A ce moment là, j’ai réalisé qu’Elodie n’était pas là non plus.Etrange! Et où était passé sa femme, Jess???
J’ai donc fait signe à Pascal que j’étais d’accord de partir ce soir. Maud s’était levée et se dirigeait déjà vers son appart. Pascal m’a prise par la main, et quelques mètres plus loin, il a demandé si je voulais qu’on passe ensemble prendre mes affaires. Non. Je préférais aller préparer mes affaires toute seule. Mais ce serait vite fait; j’avais déjà commencé hier soir.
On a décidé de se retrouver 1h plus tard. Mais, après réflexion, je trouvais tout ça trop précipité, trop à la der. C’était mieux de partir demain vers midi comme prévu. Pascal a paru déçu. Je suis donc retournée auprès du feu. De temps en temps, je jetais un petit coup d’oeil vers l’appart, tendue. Caroline a fini par aller les rejoindre. Quelle petite courageuse!
C’était étrange d’arriver de jour au chalet. J’adore la vue plongeante qu’on a depuis la terrasse, sur la vallée, les montagnes et le village. Comme si on était seul au monde. Et pourtant, on n’était qu’à 15 minutes à pieds de la station. Il faisait un peu frais, mais beau. Génial. Je n’arrivais pas à arrêter de sourire. J’étais aux anges. Seule avec Pascal… et au chalet…. ça faisait des lustres que ça n’était pas arrivé.
On avait jeté nos affaires dans l’entrée. Débattu longuement pour savoir si on dormait en bas, dans une des chambres du rez. Etant un peu froussarde, l’idée de dormir au rez ne me tentait pas trop. A l’étage pas trop non plus, parce que je ne saurais pas si quelqu’un entrait dans le chalet, alors qu’on était à l’étage. Je sens que je vais passer un moment à vérifier toutes les portes et fenêtres avant de me coucher!
On n’a pas réussi à se décider, alors on a remis le débat à plus tard.
Bras dessus-dessous, on s’est baladé dans une station presque déserte. Le pied. Une petite promenade en amoureux avec mon chéri. Un rêve que je n’osais plus avoir depuis des lustres. On a mangé dans une crêperie. Moi les crêpes à la viande hachée, c’est mon dada, et pour le désert, une crêpe au sucre. Miam. Et j’ai trop mangé!
Tout était parfait dans le plus parfait des mondes, puis Pascal a dit qu’on aurait pu proposé à Caroline de venir avec nous…
Mon monde de rêve s’est écroulé. Alors il s’ennuie en ma compagnie ou quoi? Moi qui croyait que tout se passait bien! Qu’on était super bien, rien que les deux!!!
- Pourquoi? Tu t’ennuies? Tu t'ennuies avec moi?
- Non. Du tout. Mais, je suis sûr que ça lui aurait fait plaisir, tu ne penses pas? On est bien tous les trois, non?
J’étais perplexe. Qu’est-ce que je fais? Je ne savais pas quoi dire. Des tonnes de questions tournoyaient dans ma tête; pourquoi? est-ce que je devrais refuser? Pascal aurait peut-être préféré être avec elle, plutôt qu’avec moi? Pourquoi avoir attendu d’être ici pour en parler? Est-ce que c’est seulement sur place qu’il s’est rendu compte qu’il s’ennuyait? Bref, j’étais un poil paumé.
- J’aime bien être avec toutes les deux!
- Elle te manque? Tu aurais préféré être avec elle?
- Pas du tout! C’est pas ce que je voulais dire. Ecoute, laisse tomber. Je disais ça comme ça.
- Non. C’est pas pour ça que je te pose la question. Seulement, je voudrais juste comprendre d’où ça vient. Prend pas ça comme un reproche. J’aime que tu me dises ce qui te passe par la tête. Mais, j’aime savoir s’il y a pas autre chose derrière tes paroles, c’est tout. Pourquoi ne l’avoir pas suggéré avant, pourquoi seulement maintenant?
- Ben… comme on parlait d’elle, je me suis dis, tiens, pourquoi n’avoir pas pensé lui demander si elle voulait venir aussi! C’est seulement ça.
Ouais, pourquoi lui avoir parlé de Caroline en fait! Je suis trop nulle, c’était pour ça qu’il pensait à elle. La pauvre petite chérie à qui on n’avait rien dit. L’empêche, ce qui m’ennuyait vraiment beaucoup plus, c’était qu’effectivement, depuis qu’il avait suggéré l’idée, elle me manquait aussi; sa joie de vivre,, sa présence marrante et pétillante, les rires qu’on avait quant on était les 3. Grrrh.
J’ai voulu savoir pourquoi m’avait-il proposé de venir au chalet? Pourquoi Elodie n’était pas chez eux ce soir? S’étaient-ils disputés? Est-ce qu’il avait vu Maud dimanche soir, après avoir dit qu’il rentrait quant on a quitté le bateau?
Pascal a avoué qu’il avait été chez Maud, parce qu’elle avait eu l’air vraiment mal samedi soir. Qu’ils n’avaient fait que discuter. Hum!!! (Je n’en croyais rien, mais je ne voulais pas de confirmation. Pas maintenant. Pas aujourd’hui. Je ne voulais pas gâcher ces quelques jours.). Oui, Elodie et lui s’étaient un petit peu disputé. Elle lui reprochait son comportement avec Maud. (Hum! comme je la comprends!).
Pascal ne supportait pas qu’elle se comporte comme s’il avait des comptes à lui rendre. Il avait déjà une femme, il n’avait pas besoin d’une deuxième. (Hiiiiii, comme j’ai eu raison de ne pas lui prendre la tête à propos de Maud alors.).
On était sur la terrasse, le soleil commençait se couchait et tout à coup, je me suis sentie abattue. Désespérée même. Pascal regardait au loin, concentré sur le paysage. Pascal s’ennuyait probablement, mais il n’osait pas le dire. Il avait beau dire le contraire, mais du coup, je me sentais écrasée sous le poids de mon manque d’idées pour le distraire. Je me sentais perdue.
- Dis… Elle a essayé de te joindre?
- Heu oui! Je ne savais pas quoi lui dire, alors je n’ai pas encore répondu à ses messages!
- Ben, tu n’as qu’à l’appeler si tu tiens à ce qu’elle vienne.
- Non, appelle-la toi, ça lui fera plaisir.
- Non. Ça lui fera encore plus plaisir si c’est toi.
J’ai coupé court en lui disant qu’on n’allait quand même pas se disputer pour savoir qui allait l’appeler. Il n’avait qu’à le faire, l’idée venait de lui. J’ai gardé pour moi que, moi aussi, ça me ferait plaisir Pascal voulait qu’on le fasse ensemble. Puis, Pascal a voulu abandonner l’idée, il pensait avoir été trop loin. Il s’est senti gêné et coupable. C’était bizarre. Ma tête était en bouilli, je ne savais pas quoi penser.
Je l’ai laissé l’appeler lui. D’après le peu que je pouvais entendre, Caro semblait sauter de joie à l'autre bout du fils. Deux heures plus tard, elle était là. C’était une tornade de vie qui entrait dans ce trop grand chalet vide. Elle arrivait les bras chargé de foutaises à grignoter. Et moi qui n’avait même pas pensé demander à Pascal de s’arrêter dans une station service.
Je suis une personne plutôt calme, presque effacée, elle, elle était bruyante, vivante, amusante, pleine de ressources. Grâce à elle, le chalet semblait moins grand, moins vide. Merde, j’espère que Pascal ne pensait pas la même chose!
Je les ai regardé se disputer pour faire à manger, tournoyer dans la cuisine, se chamailler, rire, se faire des câlins, s’embrasser. Ils riaient même en mettant la table. Et moi, j’étais installée dans le canapé à faire semblant de lire, alors que je cherchais à comprendre comment elle réussissait à emmener autant de joie autour d’elle. J’aimerai tellement savoir en faire un peu.
Pascal avait laissé son natel sur la table du salon, et j’ai vu les noms de Maud, Erika et Elodie s’afficher. Aussi quelques autres. Qui étaient-elles? Les trois premières, je connaissais, pas les autres. Comment est-ce qu’elles osaient l’appeler? Est-ce qu’elles le connaissaient si bien pour oser?
Ok, STOP. Si je continue comme ça, j’allais déprimer et finir par tout gâcher.
Ils avaient pratiquement fini de préparer à manger quant j’ai suggéré qu’on aurait plutôt dû aller manger au resto. Hum! Nul! Tombée comme un cheveux sur la soupe. Pourtant, probablement pour me faire plaisir, ils étaient prêt à tout laisser en plan pour partir au village. J’ai réalisé que c’était bête. Je cherchais seulement à me fuir moi!
Le dîner était rempli de rires, de blagues, de ce qui se passait dans le groupe, de qui est avec qui, qui avait couché avec qui, qui s’était disputé avec qui. Rien concernant sa femme. Caroline comme moi, avons soigneusement évité le sujet. Par contre, on a parlé de Maud et d’Elodie. Pascal a raconté s’être disputé avec Elodie, et Caro ne s’est pas gêné pour lui dire ce que je n’avais pas osé dire; elle comprenait Elodie.
On s’est ensuite baigné dans la piscine et passé des heures dans la sauna. Souvenirs, souvenirs… Revivre et ressentir les mêmes choses, c’est tout simplement incroyable!
Je n’arrive toujours pas à décrire ce que je ressens de le voir faire l’amour à une autre femme! Voir… Entendre leurs soupirs… C’est toujours aussi… dur… palpitant… beau… rempli de sentiments contradictoire… d’envie aussi… C’est compliqué! Mon coeur bat très vite, je les trouve beaux.
J’essaie toujours d’imaginer ce que Pascal peut ressentir, deviner ce qui peut se passer dans sa tête. Dans leurs têtes… Mais je peux très bien deviner ce qu’ils ressentent dans leurs corps... Probablement plus pour Caro... Pour Pascal... ça!

Donc, après
On s’est installé sur le lit à attendre qu’il revienne. On était persuadé qu’il reviendrait. A aucun moment, on n'a pensé qu’il pouvait traîner, ou même aller dormir ailleurs. On a
Pascal nous avait 



Pur le reste, je verrais bien ce que Caro avait prévu. Comme je la connais, elle aura déjà préparé un gros truc. Ça me dirait bien son petit rôti aux champignons!
Les 2 copines à Michael étaient des filles bizarres et pas très sympathiques. J’ai préféré les éviter. Caroline a parlé avec elles. Elles semblaient s’entendre. Caro est vraiment une fille super cool et sympathique, elle s’entend avec tout le monde.
D’abord, on donne de petits billets à chaque joueur, qui inscrit le nom du personne connue ou célèbre. Pas d’objets, pas d’animaux. On place ensuite les billets pliés dans une boîte ou une corbeille. On forme les équipes. Une personne de l’équipe tire les billets et se lance pour qu’en 1 MINUTE, son équipe trouve le plus de réponses possible.
Ah oui, oublié de mentionner qu’
