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117/14 - Plus belle journée de ma vie

Publié le par JaneDo


Dimanche 27, avril 2014  -117/14 - Plus belle journée de ma vie

Pascal lisait dans le fauteuil près de la fenêtre, les pieds nus posés sur le pouf à cet effet. Trop mignon. Je ne me lassais jamais de le regarder et voler ces petits moments où il ne se savait pas observé. Dès qu’il m’a vue, un sourire chaleureux et tendre a éclairé son visage. Mon coeur a pris l’ascenseur, j’aimais tellement ses sourires.

Il m’a fait signe de venir m’asseoir sur se genoux. On est resté comme ça, tous les deux en robe de chambre à regarder la pluie tomber sur la ville et le lac gris. Pascal me couvrait de bisous, promenant ses mains sur ma peau brulante. J’étais si bien, enroulée au chaud dans ses bras. On a commandé un petit déjeuner tardif, à la place du dîner, ça nous suffisait.

On avait prévu de se larver devant la télé, donc on a loué quelques films. Finalement, on a passé la journée à folâtrer à l’horizontal. On a pas eu le temps de regarder, ne serait-ce qu’un seul des films loués. Ce sera à jamais, le meilleur anniversaire de toute ma vie.

J’ai pensé que Pascal finirait par rentrer chez lui. Normal, c’était dimanche, la fin du week-end. Mais, c’est un amour, et parce que c’était mon anniversaire, il est resté avec moi jusqu’à minuit. Moment où mon anniversaire se terminait.

Le pauvre, je voyais bien qu’il était crevé. Il a même voulu qu’on reste encore une nuit à l’hôtel. De toute façon, c’était déjà payé, sinon on aurait dû quitter la suite en fin de journée. Pascal risquait d’avoir des problèmes avec sa femme, alors, je pouvais bien au moins essayer de lui épargner ça. Je suis rentrée toute seule peut-être, mais le coeur rempli de bonheur.


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116/14 - Petite fête?

Publié le par JaneDo


Samedi 26, avril 2014  -116/14 - Petite fête…

En retard, comme d’hab. Arf… Ce soir, Pascal m’a invitée pour mon anniversaire. Je suis trop excitée. J’espère que Pascal se souviendra que je n’aimais pas les surprises! Ce sera vraiment mon anniversaire seulement à partir de minuit!!! J’espère qu’il ne m’avait pas organisé un truc barge, comme inviter tous nos amis, ça ne me plaira pas du tout. Ouf, il me connaît bien quand même. On m’appelle…

Je me suis rendue compte que j’avais oublié de mettre mon journal à jour, parce que j’avais été trop stressée à me préparer et tout. Nerveuse aussi. Et me voilà dans les chiottes, avec mon iPad sur les genoux! A 5 minutes de minuit!!! Lamentable.

Pascal est vraiment trop beau ce soir! Je me sens si fière d’être en sa compagnie. Bronzé, ses yeux verts magnifiques brillaient, quelques mèches folles dansaient sur son front et son sourire était à tomber. Et tout ça, ce n’était rien que pour moi. Moi toute seule. Sa chemise rose pâle était ouverte sur un débardeur blanc, un pantalon de costume, avec des baskets. Il n’y a que lui qui peut faire un mélange pareil et avoir l’air chic. Mince, il était à croquer.

Si je n’aurais pas passer pour une dingue, je me serais jetée par dessus la table pour l’embrasser. Je regardais sa main jouer avec la mienne et j’avais envie d’embrasser ses mains, ses oreilles, son nez, le couvrir de bisous partout. Il me souriait tendrement, déposait des baisers dans la paume de ma main. Frissons, frissons. Il parlait, mais je n’écoutais pas. Je regardais seulement ses lèvres bouger. Miam, qu’est-ce que j’aurai voulu l’embrasser.

Ouais, je suis bien loin de mes bonnes vieilles résolutions, de partir loin de lui, loin de son attraction.

Pascal m’a offert un bracelet avec 5 émeraudes, en forme de coeur, incrustées. Une émeraude pour chaque année qu'on venait de passer ensemble. C'était symbolique, et tellement adorable. M’en fou du bracelet à vrai dire, c’était l’intention qui comptait. Il aurait pu m’offrir juste une petite rose et j’aurai été aux anges quand même, parce qu’il m’avait invitée à passer la soirée avec lui. Parce qu’il n’avait pas oublié mon anniversaire, parce qu’il était là. J’étais vraiment heureuse.

Je ne porterais presque jamais ce bracelet; trop cher, trop tout. C’est pas un truc qu’on peut porter tous les jours. Mais ça, je ne pouvais pas le lui dire. Pas ce soir en tous cas.

Arhhh, j’ai trop mangé. Trop, même si je n’ai presque pas touché à mon assiette. J’étais trop impressionnée, intimidée même d’être assise là, avec lui. Le bonheur me coupait la parole. Intimidée aussi par son sourire tendre, ses yeux rieurs, par les regards que lui jetaient les autres femmes. Elles devaient se demander ce qu’un type comme lui, foutait avec une bonne femme comme moi. Je le voyais bien à la manière qu’elles avaient de me détailler.

Pascal gardait les yeux sur moi, nos mains, sur nos assiettes. Heureusement, on avait fini de manger, je pouvais me passer dessert, je me sentais pleine à craquer. Ce soir ce n’était pas possible d’aller se promener au bord du lac pour digérer, il pleuvait.

J’étais déjà en train de me demander ce qu’on allait faire, si on allait être obligé de se séparer, ou d’aller rejoindre les copains au Time-Out. C’était mon anniversaire, je ne voulais pas rentrer, et pas rester toute seule. C’aurait été sinistrement triste. Pascal avait prévu qu’on rejoignait les copains pour prendre un verre. Hélas. Rien d’autre à faire, je ne pouvais pas l’inviter chez moi.

Pascal restait près de moi, son bras autour de ma taille, il me couvait, ce qui me faisait vraiment plaisir. Il n’a dit à personne que c’était mon anniversaire, il savait que je ne voulais pas. C’était hyper agréable.

Caroline était là, elle aussi. Elle a essayé de se coller à nous et a été affolée de nous voir filer sans elle. Je ne savais pas comment se terminerait la soirée. Je n’osais rien demander. J’avais une boule à l’estomac, à cause de l’appréhension. J’imaginais bien qu’il faudrait se séparer à un moment ou un autre, qu’il rentrerait chez lui, et moi chez moi.

Après une petite heure avec les potes, on est parti. Mais pour où!

Je n’ai même pas fait attention à la route, perdue dans mes pensées. Je cherchais comment faire pour prolonger la soirée, pour trouver quoi dire, pour qu’il reste avec moi. Je faisais beaucoup d’efforts pour faire semblant de suivre la conversation, répondant à ses questions, tout en continuant à chercher une solution.

Quant la voiture s’est arrêtée, je me suis sentie tomber. Zut, alors voilà, c’était terminé?!

Je n’ai même pas reconnu l’endroit où l’on était. Il m’a fallu quelques secondes pour que mes cellules grises se mettent en place, pour que le brouillard devant mes yeux se dissipe. On était au Palace. Mon coeur n’a fait qu’un bond. Alors il ne rentrait pas? Il restait avec moi?

C’est tellement super que j’en avais les larmes aux yeux. Comme si Pascal avait deviné ce qui se passait dans ma tête. Pascal m’a prise dans ses bras un peu déstabilisé par ma réaction; “Hé, ne pleure pas voyons… Hé, regarde moi…”. Il voulait à tout prix me voir sourire. Il séchait maladroitement mes larmes. J’étais touchée.

Parfois le temps passe si vite… Trop vite… Comment avoir envie de dormir, alors qu’on était déjà dimanche et qu’il allait falloir qu’il rentre à un moment donné, parce que demain, il travaille. 8h de sommeil, c’était 8h de néant, 8h de perdu. C’est tout le temps que je ne pouvais pas passer avec lui, mais ailleurs, dans un autre monde. Je ne voulais pas dormir.

Mais j’ai fini par sombrer. Le plaisir de dormir près de lui, la tête posée au creux de son épaule, ses bras autour de moi, il me serrait au chaud contre lui. C’était rassurant, merveilleux. Je suis sûre que je me suis battue dans mon sommeil pour me réveiller et profiter de chaque seconde. Peut-être parce que j’étais si bien collée à lui, je n’ai ouvert les yeux que peu avant midi.


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Pourquoi… chez Elodie?

Publié le par JaneDo


Vendredi 25, avril 2014 - 115/14 - Pourquoi… chez Elodie?

Ahhh, enfin le week-end! Mais hélas, Pascal sort de son côté. Il a la répétition avec le groupe. Je ne sais pas ce qu’il fait après. Je ne vais pas commencer à être une de ces pouffiasses chiantes et passer mon temps à le questionner sur son emploi du temps. S’il avait voulu me le dire, il me l’aurait dit, on s’est assez parlé au téléphone. Peut-être que j’aurai dû demander?


Donc, je suis sortie un petit moment avec Steven. Il allait ensuite rejoindre les potes au Tiger, mais je ne voulais pas qu’on me voit arriver avec lui. D’abord, parce que je ne voulais pas que Pascal l’apprenne, ensuite, parce que je voulais essayer de le trouver, savoir ce qu’il faisait. Je voulait au moins l’apercevoir.

J’étais passé au local où le groupe répète. Sa voiture était là, parquée sur le côté. J’ai essayé d’approcher pour voir si éventuellement, j’aurai pu l’apercevoir à travers les rideaux de la fenêtre. Je l’ai vu, quelque chose comme 2 secondes. Un chien s’est mis à aboyer. J’ai eu peur de tomber nez à nez avec quelqu’un qui tenterait de voir ce qui se passait. J’ai ensuite poireauté 1h dans ma voiture, juste pour le voir quitter la salle.

Hélas, il faisait trop noir. J’ai reconnu sa silhouette discutant devant la salle avec un type et Lali. il n’y a qu’une fille dans le groupe, donc ce n’était pas dur de deviner que c’était Lali. Pascal n’était rien d’autre qu’une silhouette vague dans le noir, alors j’ai persisté. Je voulais voir son visage, ses expressions. Voir sa tête quoi.

Je n’ai pas pu le rattraper, ni être certaine de la route qu’il avait prise. Alors j’ai cherché. J’ai fait le tour des adresses où il aurait pu être. Hélas, je l’ai trouvé chez Elodie. Encore elle!

Pascal n'a pas le temps de me voir, mais Elodie, oui? Je comprends rien!

Si j’avais été Spiderman, j’aurai grimpé le long des mûrs pour voir ce qui se passait là-haut, chez Elodie. Comment se fait-il qu’il soit là? Et-ce lui qui l’avait appelée? Non, je n’y crois pas. Pourtant, il était chez elle. J’ai poireauté. Quelle chance, elle, elle pouvait passer toute la soirée avec lui, seul à seul, il ne travaillait pas demain. Ils n’avaient pas à supporter la présence de tout le groupe de ses amis non plus.

Je n’aurai pas dû venir. Je n’aurai pas dû le suivre. Pourquoi! Après le week-end qu’on avait passé ensemble, pourquoi était-il chez elle? Est-ce qu’elle lui avait manqué??? Est-il amoureux d’elle? Non, ça ne me paraît pas possible. Et pourtant! On ne peut savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un d’autre!

Aïe je balise! Je dois aimer me torturer pour être là, sous la pluie, à me faire chier à regarder des fenêtres!!! C’est tellement idiot. Je me fais du mal toute seule. Je n’avais pas à le suivre, il fait ce qu’il veut, ça ne me regarde pas. L’essentiel, c’est que quant il est avec moi, il est adorable, comme s’il n’existait personne d’autre dans son coeur.


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113/14 - Ramenez-moi à vendredi...

Publié le par JaneDo


Mercredi 23, avril 2014  - 113/14 - Ramenez-moi à vendredi...

Rien fais de la journée. Je déprime un peu, comptant les jours jusqu’au week-end. Et pourtant, comme mon anniversaire tombe en plein week-end, d’habitude, je me planque en attendant que ça passe. Je crois que je suis déjà en plein dans ma stratégie d’évitement. Non plutôt sur la corde raide de la déprime. Si seulement je pouvais dormir jusqu’à mardi prochain!

La discussion d'hier avec Caroline tournait en boucle dans ma tête. C’était vraiment incroyable venant d’elle! Elle qui le colle comme une chicklet, elle veut lâché prise, lui laisser plus de lest. Puis zut, ça, c’est à moi d’y penser, pas elle. C’était mon mec à moi, pas vraiment le sien.

Rhhhh, je déprime… J’avais déjà essayé tout ça, et je n’avais pas réussi! Peut-être que si on se soutenait, Caroline et moi, se re-cadrait, se rappelait à l’ordre, alors peut-être?


Jeudi 24, avril 2014 - 114/14 - Moral plombé

Caroline m’a appris que Pascal avait eu un match hier, et que ce soir, il avait une répétition avec le groupe de son pote, Varios. Et zut, Pascal joue avec eux ce week-end. Donc, foutu pour mon anniversaire. Snif, il a surement oublié.

Je continue à baliser, à déprimer sec. Même pas la force de sortir, rencontrer mes amis, changer d’air. Pas la force. J’ai été chez ma gyné aujourd’hui; la sensation de brûlure est effectivement dû au frottement; muqueuses fragilisées. Déjà, pour me plomber le moral, Pascal m’a avertie qu’on ne pourrait peut-être pas se voir ce week-end… C’est sûr, il a oublié mon anniversaire!


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112/14 - Lâcher prise?

Publié le par JaneDo


Mardi 22, avril 2014  - 112/14 - Lâcher prise?

Vers minuit, voilà que Caroline m’appelait! Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Caroline cherchait le moyen de prolonger le week-end, quelqu’un avec qui discuter. Bref, elle s’ennuyait. Moi, j’étais étalée sur mon canapé, dans mon training le plus pourri, avec une bonne paire de chaussettes bariolées au pieds, à taquiner mon ordi, tout en regardant distraitement la télé. Aucune envie de rester des heures au téléphone, et encore moins envie de me bouger.

  • Rhhh, t’es folle, demain tu vas être crevée. Avale un thé avec du lait, et va te coucher!
  • Allééééé…  on sort prendre un dernier verre alors, si tu veux pas que je vienne chez toi.
  • Caroooo! Ça me dit rien de m’habiller et tout, pour aller m’engouffrer dans un truc où je pourrais même pas fumer. J’ai pas envie de sortir, j’suis crevée là!
  • Allé Jane! Un petit effort pour ta pauvre copine qui se fait chier… qui n’arrive pas à dormir!
  • Ouais, tu fais chier!
  • Alors tu viens à la maison? Allé, s’il-te-plaît.
  • On s’est vu tout le week-end, tu pousses là!
  • Fais pas ta chieuse! Fait moi pas insister pendant 1h alors qu’on pourrait être… Viens à la maison. Comme ça tu viens comme t’es, et comme t’as pas besoin de te lever demain, tu peux même dormir ici.

Rhhh, et me voilà en train d’enfiler mes baskets, et d’enfourcher mon sac pour rouler à passer minuit pour aller chez Caroline. J’aurai dû refuser net. Drôle, mais je ne devais pas être la seule à être crevée, il n’y avait pas foule sur les routes. J’ai peut-être croisé 5 voitures au grand max. La musique à fond, j’écoutais un morceau que Pascal m’avait enregistré. Je chantais à m’en décrocher les cordes vocales. Ce qui m’évitait de réfléchir à la folie d’être sortie!

Caroline, tout sourire, dans le training le moins sexy que j’ai jamais vu, ses cheveux blonds, ramenés sur le dessus de sa tête dans un chignon bizarre, est venu m’ouvrir. J’avais sonné, je n’aurais pas dû, cela risquait de réveiller Alexia. Les épaules voutées, trainant exprès les pieds, j’ai été m’effondrer dans le canapé. Je me suis redressée, les yeux un peu plus pétillants, à la vue du mug de café fumant. Ok, après tout, je pouvais bien faire quelques kilomètres pour ma copine! Surtout pour un bon café.

Evidemment, le sujet de la discussion était; Pascal et le week-end qu’on venait de passer ensemble, tous les 3.

Caroline s’est confondue en remerciements. J’ai trouvé ça déplacé, et je ne me suis pas gênée pour le dire. Je lui ai dit que c’était Pascal qui avait pensé à elle, moi, j’étais trop contente d’être avec lui, au chalet, rien que les deux, pour penser à quoi que ce soit d’autre. Apparemment, Pascal lui aurait dit le contraire.

  • Et tu aurais très bien pu dire non quant je t’ai demandé de passer après ton dîner avec lui!
  • Ouais, j’aurai pu… mais j’aurai eu l’air méchante. Puis, lui aussi avait envi de te voir.
  • C’est vrai?
  • C’est vrai.

Elle était toute contente, et sautillait comme une bille. Son pantalon de training trop long, était retenu par les élastiques aux chevilles, donc bouffant, ce qui lui donnait des allures de danseuse du ventre. Elle posa des biscuits devant mon nez. Graouh, ça non, pas de biscuits. Je ne pouvais rien avaler… heu… peut-être encore un peu de son rôti? Avant que Pascal ne rentre, elle nous avait gavé avec un délicieux rôti roulé, sauce champignon et de la purée. J’avais trop mangé.

  • Alors c’est que vous m’aimez bien!

Oui, je l’aimais bien, et Pascal aussi. En plus, on s’entendait plutôt bien dans tous les domaines, même si on n’avait pas le même caractère. J’admire sa ténacité. Sa façon de s’accrocher quant tout semble perdu, m’épate carrément.

  • Tu sais, je réfléchissais à quelque chose ce soir. Et je crois que c’est assez important. Je voulais absolument partager ça avec toi. Je crois que c’est s’qui m’a empêché de dormir!!!

Elle est venue s’asseoir avec des airs de conspiratrices. J’avais l’oeil éteint, je rêvais de mon canapé, de ma télé. Et si elle cherchait un truc pour espionner Pascal, c’était mort. Il n’appréciera pas du tout.

  • Quant on sort les deux, ou entre nanas, qu’est-ce qu’on fait? On reste ensemble, tout prêt les unes des autres, on se met ensemble au bar, ou à une table, non? Mais en même temps, on est libre de draguer qui on veut, de ramener des amis à la table, des mecs, aucune copine ne se permettrait de nous faire une scène, c’est vrai non?
  • Ouais… mais je vois pas où tu veux en venir?
  • Attend… je recommence. On se connaît depuis longtemps maintenant pour savoir comment on est. Si on sortait quelque part, on reste toujours ensemble. Enfin… sauf une fois, t’es partie sans rien me dire. Et justement, le lendemain, tu t’es excusée, parce que tu ne fais normalement jamais ça. En général, on arrive ensemble, et on part ensemble. T’es d’accord?

Tel le chat qui avait avalé la souris, Caroline me sondait de ses yeux bleus, pour voir si j’avais compris. Hum, non, pas vraiment. Toujours excitée comme une puce, elle a été jusqu’à la cuisine pour me ramener du café chaud.

  • Oui, mais…
  • Laisse moi finir. En général, on reste ensemble, ou l’une près de l’autre, jamais loin. On garde toujours un oeil sur la copine avec qui on est sorti. Et on sait, même si on n’était pas avec Pascal par exemple, si on rencontre un mec, on ne disparaitrait pas dans un coin, en plantant sa copine toute seule. On ne viendrait pas non plus, se lécher la gueule avec un mec, en laissant sa copine se faire chier à côté. On est d’accord là-dessus?
  • Oui. C’est normal.
  • Exactement.
  • Mais, alors? Pourquoi tu me dis tout ça? J’ai fait un truc contraire ou quoi?
  • Non. Non pas du tout. Ce que j’essaie de dire, c’est que… Je crois qu’on devrait être la même chose avec Pascal. Attend, j’t’explique.

Comme un petit chat qui fait son trou avant de s’installer, elle s’installait sur son coussin, les yeux pétillants, cherchant à capter mon attention avant de me parler. Comme j’avais plongé mon regard au fond de mon mug, elle a attendu que je la regarde pour continuer.

  • J’ai pensé qu’on devrait agir comme ça quant on sort avec Pascal. On devrait le lui faire comprendre, comprendre les règles. Entre filles, c’est-à-dire, avec les copines, c’est comme ça qu’on fait, alors on devrait faire pareil avec Pascal. Et Pascal devrait apprendre comment on agit quant on est entre amis.
  • Y a juste un petit problème à ton truc… Il n’est pas mon petit copain, je n’ai pas d’ordre à lui donner.
  • Justement… Justement. Ecoute moi bien, réfléchi, et essaie de voir les choses comme moi. Quant on sort avec l’équipe, il n’empêche qu’on couche toujours ensemble avec Pascal, donc, il ne peut pas prétendre qu’on est rien d’autre que des connaissances!
  • Les règles sont différents entre mecs! Je sais pas si t’as remarqué… Ils viennent peut-être ensemble, mais dès qu’il y en a un qui tombe sur une nana qui l’intéresse, il se fiche pas mal de ses copains. Il se tire dans son coin et ignore le reste du groupe.
  • Oui, mais il y en a d’autres, qui ont plus de plombs dans la tête, qui la ramène, la présente à tout le monde, l’intègre au groupe, quitte à partir ensuite avec elle. J’en ai jamais vu, qui se rapplique vers le groupe et qui se lèche la gueule tout le reste de la soirée à côté de ses potes!
  • T’as raison. C’est vrai. Donc ils ont quand même quelques règles… Ouais…

Caroline me fixait de ses yeux clairs. Bon, oui, je voyais ce qu’elle essayait de m’expliquer. Seulement, je ne voyais pas très bien comment on réussirait à appliquer sa théorie, surtout s’agissant de Pascal. Il est libre comme l’air, et on avait déjà bien de la chance qu’il continue à vouloir nous voir aussi souvent. C’était un miracle. Je ne voudrais pas tout gâcher avec des “supposés règles”.

  • Tu comprends?
  • Venant de toi, ça me visse à mon fauteuil! Si je comprends… Je crois que oui!
  • Ce qui fait, qu’on ne devrait pas lui en tenir rigueur de discuter avec d’autres filles. Elle a pris une grande inspiration. Ce qui va être pas mal dur pour moi, mais, si c’était une copine, est-ce qu’on se mettrait à lui faire la gueule parce qu’elle discute avec quelqu’un d’autre que nous? Non. Par contre, il faudrait qu’il arrête de filer je ne sais où, ou disparaître sans nous prévenir.
  • Ça vois-tu, c’est justement où je vois un problème. S’il part comme ça, je ne vois pas comment l’en empêcher. De plus, c’est parce qu’il sait qu’on est pas tout seul. (hum, sauf l’autre jour dans le jardin, il m’avait plantée, toute seule.) Comme ferait n’importe quelle copine. Du moment qu’on ne laisse par l’autre toute seule dans son coin, ça nous arrive de prendre un peu de distance, mais on revient toujours assez rapidement. Parce que, ça ne se fait pas de prendre une table et de tous s’éparpiller ailleurs. Sinon, autant ne pas avoir de table. C’est d’ailleurs pour ça qu’on ramène toujours les gens à la table je pense.
  • Oui, c’est ça. Tout le monde bouge pendant la soirée, mais personne ne disparaît pendant plus de 15mn. Ou ils restent toujours à proximité, voir debout à côté de la table pour discuter avec les connaissances qui passent. T’es d’accord? alors, on devrait essayer de se comporter avec Pascal, comme on se comporterait si on était avec une copine.

On ne peut pas l’interdire de discuter avec d’autres gens, on n’en prendrait pas ombrage non plus. Du moment qu’une copine décide de rentrer avec un mec qu’elle rencontre au cours de la soirée, elle ne le fait que si on est sorti à plusieurs, et pas autrement. Si on sort à deux, jamais l’une ne plantera l’autre, toute seule, pour filer à l’anglaise.

Hum! Plus facile à dire qu’à faire!!! Parce que, dès que Pascal se met à parler avec une fille, ou passe trop de temps avec ses copains, on se met à baliser, à se ronger les ongles, ou à se ronger tout court. C’est vrai qu’on ne réagirait pas comme ça si c’était une copine!

Notre petite psychanalyse, ou thérapie nous a occupé un moment. Oublié la fatigue, oublié l’heure. Quant on a commencé à sentir le poids de la fatigue, il était déjà 4h du matin. Et il me fallait encore rentrer. Caroline m’avait bien proposé de dormir sur place, mais je voulais dormir dans mon lit, et toute seule. Même si elle a un grand lit, 180x200 ou plus, elle bouge énormément.

J’étais fatiguée. J’avais passé un super week-end, et j’avais un peu le cafard que ce soit fini. J’avais adoré tous les moments passé avec Pascal. Je n’avais aucune énergie et aucune envie de sortir de la maison, ni de faire les courses, ni peindre, ni rien. Je suis restée toute la journée au lit.

En milieu d’après-midi, j’ai eu envie d’entendre la voix de Pascal, alors je l’ai appelé. Il n’a pas pu parler longtemps au téléphone, il était occupé. J’étais tout de même contente qu’il ait pris le temps de me répondre. J’adore trop l’entendre. Thomas m’a raconté un peu ses frasques par sms. J’ai répondu à ses messages.

Steven m’a envoyé quelques coucous, j’ai aussi répondu, en laissant bien 30 minutes entre son message et ma réponse. Je ne voulais pas qu’il tente de me parler, parce que, s’il me demande ce que j’avais fait de mon week-end, hum… Même que je ne lui dois aucune explication.

Et je suis en train d’attendre le week-end prochain avec impatience… Je me fais déjà des films, rêvant de ce qui pourrait être? Espérant contre toute attente, que Pascal me propose de filer quelque part pour le week-end! Je rêve trop fort je crois. Est-ce que je verrais Pascal autant? Je ne veux pas seulement le croiser…

Est-ce que Pascal se souviendra de mon anniversaire dimanche?


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111/14 - Journée Tendresses

Publié le par JaneDo


Lundi 21, avril 2014  - 111/14 - Journée Tendresses

On a fait l’effort de se lever tôt, il était un peu plus de 10h du matin. Pascal et Caroline avaient pensé sortir pour un jogging, mais finalement, ils n’en avaient pas envie. Malgré la clémence du temps, ils avaient, comme moi, envie de traîner au lit. Au programme; flegme géante, dorlotés par Caroline. Après tout, on était les invités.

J’ai sauté sous la douche pendant que Caroline et Pascal sont allés acheter de quoi déjeuner. A leurs retour, j’ai été préparer la table pour le déjeuner, et ils ont pris leurs douche. Ensemble. Quelques oeufs brouillés en plus, une fontaine de café et tout était prêt. Hum, je n’aurai pas dû me précipiter sous la douche en premier et j’aurai pu la prendre avec Pascal. Je suis trop nulle.

  • J’ai dit oui pour les copains. Je n’avais pas l’intention d’y aller d’abord, et certainement pas de rester.
  • Alors pourquoi t'es resté jusqu'au matin... Quel salopard!

Dès qu’on s’est assis autour de la table, Alexia s’est pointée. Un peu facile d’arriver quant tout est prêt!!! Une fois l’estomac plein, on est retourné se coucher dans le lit de Caroline, pour se larver devant la télé. Je venais de frapper Pascal avec un coussin. Rien de méchant. Caroline en avait aussi un, et à chaque reproche, on lui donnait un coup sur la tête. En riant, il se défendait en se protégeant des bras.

  • Tu parles… J’ai vu la manière que tu les regardais ces nanas. Tu draguais!

Et pafff. Caroline lui en a donné une aussi.

  • Draguer? C’est quoi ça! Je ne drague pas.
  • Ha oui? Et les petits sourires, et les petits regards… Tu draguais!
  • Oui, tu draguais! Et chuchotter dans à l'oreille de ces filles? Te déteste!

Pafff. Pafff.

  • Et pourquoi tu ne me parlais pas, trop occupés à faire des ronds de jambes!

Pafff, et pafff, et pafff.

  • Ça veut dire quoi; ronds de jambes?
  • On s’en fou, hein Caro... Nous on sait ce que ça veut dire.
  • Ouais, on s’en fou!

Pafff.

C’était amusant de lui taper dessus, amusant de ne pas lui donner l’occasion de s’expliquer. Il a attrapé Caroline par la taille et l’a renversée dans le lit. Il a essayé de lui arracher son coussin, j’ai continué à le taper de plus belle. Caroline a réussi à se glisser hors d’atteinte, mais il m’a attrapée. Epuisé, on s’est étendu sur le lit les bras en croix, les uns entortillés par dessus, dessous.

On entendait Alexia boutiquer à côté. On avait tout rangé, tout mis dans le lave-vaisselle, la cuisine était nickel. Prise de remord, parce qu’Alexia devait se sentir seule, Caroline a décidé d’aller un moment vers elle. Sinon, elle risquait de faire la gueule. On était enfin seuls et on en a profité.

Le reste de la journée, on l’a passé au fond du lit, à regarder la télé, se faire des câlins-câlins. De temps en temps, l’une ou l’autre, épuisée par l’amour, on sombrait dans une petite sieste. Pascal a aussi essayé de dormir un peu, mais quant ce n’était pas l’une, c’était l’autre qui réclamait son attention. Ciel, Pascal avait des marques partout; les épaules, le dos, la nuque, rhhoh le pauvre.

Je sais très bien que quant je somnolais, ils faisaient l’amour, comme moi quant elle dormait. Je les entendais, mais très vite la fatigue prenait le dessus. Pascal était épuisé quant il est rentré en milieu de soirée. Caroline m’a raccompagnée à ma voiture et je suis rentrée… me coucher.

J’étais naze de chez naze. Je crois que j’ai une infection, ou sinon, brûlée à cause des frottements. Zut, ça fait mal. Mais j’ai passé un super week-end et Pascal a été adorable tout le long.


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110/14 - Badineries et vomissement! (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche 20, avril 2014  - 110/14 - Badineries et vomissement! (2)

Dès que j’ai appris que Pascal était en route pour rentrer, j’ai tout laissé tomber et j’ai foncé chez lui. Sans réfléchir; sa femme à la maison, Thomas peut-être à l’étage, l’heure trop tardive, ou disons trop tôt, bref, j’ai foncé. Je voulais le voir. Peut-être pour le punir d’être rentré si tard, et l’empêcher d’aller se coucher. Tout se mélangeait dans ma tête.

Pascal n’était pas encore arrivé, et il n’y avait pas de lumière chez lui. Tant mieux. J’avais froid. Je me suis assise sur la balancelle et j’ai patienté. J’essayais de trouver une entrée en matière, une raison d’être là, mais ma tête était complètement vide. Vidée.

Le trac m’a terrassée quant j’ai entendu sa voiture prendre l’allée qui menait vers le jardin. Fouuuuh, je n’avais toujours pas trouvé les mots, ce que je devais dire. Rien. Le vide total. Tout ce que je savais, c’est que je voulais le voir. J’ai attendu qu’il soit hors de sa voiture et qu’il commence à monter les escaliers pour me montrer.

J’avais eu le temps de l’observer. Il n’avait pas l’air nerveux, fatigué peut-être, mais pas stressé. Quant il m’a vue, il a marqué un petit temps d’arrêt, de surprise aussi. C’est seulement là que j’ai senti un peu de nervosité.

Il m’a demandé ce que je faisais là, pourquoi j’avais quitté la soirée, qu’il m’avait envoyé une demi douzaine de messages et essayé de m’appeler. Il m’a fait en quelque sorte le reproche de n’avoir pas voulu lui répondre. Bref, j’ai eu l’impression qu’il cherchait à noyer le poisson.

  • Tu ne le sais pas? Bizarre. J’ai été malade, alors j’ai préféré rentrer. Mais, de toute façon, on s’était dit quoi? 3 mots? On s'est vu 3 minutes au plus!
  • Désolé. Oui, j’ai appris que tu ne t’étais pas senti bien. Je suis content de voir que tu vas mieux. Mais, pourquoi tu n’as pas voulu me répondre?

Pascal a dit que sa femme n’était pas là, et m’a invité à entrer. Mais, je préférais rester dehors sur la balancelle.

  • Tu rentres seulement maintenant de chez Paul. Vous êtes sorti en boîte?

Glups. Son regard s’envoler au fond du jardin. Il réfléchissait à toute allure; vérité ou mensonge.

  • Euh non, on n’est pas sorti en boîte.

Clairement Pascal essayait d’éviter le sujet. Mais apparemment, il ne voulait pas mentir non plus.

  • Alors, t’étais où?

Et voilà, la question était posée. Il ne cherchait pas mon regard.

  • Quant tu dis que tu préfères un bon mensonge plutôt que la vérité toute plate… le hic c’est que je ne comprends pas bien… Quand? Comment? Pourquoi? C’est surtout le quant que je ne pige pas!
  • Bon! Clairement tu en as trop dit…

Pascal s’y était mal pris, il l’a compris. Je voulais la vérité, sans détour. Ciel, j’espère qu’il ne me dira pas qu’il avait couché avec une de ces filles. Je le haïrais. Parce qu’hier, on était dans les bras l’un de l’autre, je ne comprendrais pas qu’il puisse le soir d’après sauté dans les bras d’une autre.

J’essayais pourtant aussi de relativiser; je ne pouvais pas lui en vouloir, il est, d’une certaine façon, célibataire, il ne m’a rien promis. Ce n’est pas parce, ce week-end, on a passé 2 nuits ensemble, qu’il s’était changé en moine. En même temps, ça bouillonnait à fond dans ma tête, entre la raison et les sentiments.

Mais j’avais une peur panique des mots qui pouvait sortir de cette bouche sensuelle, que j’aimais tant embrasser. L’idée qu’elle se soit peut-être posée sur les lèvres d’une autre me donnait des frissons de rage.

Sans être trop nerveux, il a dit avoir été invité à prendre un verre chez des copines à Paul. Au début, il n’avait pas pensé y aller, il avait juste dit oui pour ses copains. Il sentait qu’ils avaient très envi de faire mieux connaissance avec ces filles. Il avait pensé qu’il me retrouverait après la soirée pour finir la soirée ensemble, mais j’avais disparue. Alors, il les avait accompagné. Il ne pensait pas faire long, juste laisser le temps à ses potes d’être dans place. C’était en fait très sympa, elles étaient très rigolotes, et comme personne ne l’attendait nul part, il est resté. C’était tout.

  • Et?
  • Et rien. On a papoté, rigolé. Un des copains est resté. Ou peut-être deux. Mais rien.

Waouh! Est-ce vrai? Il avait l’air de chercher à s’énerver là!

  • Pas de baisers volés? Pas de folâtreries? Tu n’as rien fait de plus que papoter?
  • Rien de plus que papoter.
  • Tu me le jures?
  • Je te le jures. Quoique, je ne devrais pas avoir à le faire, tu ne penses pas?

C’est vrai. Il ne me devait rien. Il a voulu savoir ce que j’avais, si j’avais attrapé froid, pourquoi je m’étais sentie mal. J’hésitais à lui balancer un petit mensonge, mais j’ai dis la vérité. Je l’avais vu discuter avec ces filles.

  • J’étai dehors à fumer et je suis passée devant le carnotzet et je t’ai vu tout sourire, en train de draguer. Si tu te rappelles bien, tu m’avais plantée dans le canapé en disant que tu revenais. J’ai attendu, mais tu ne revenais pas. Alors quant je t’ai vu, quant j’ai vu pourquoi tu ne revenais pas, ça m’a retourné l’estomac.

Appuyé en avant, les coudes sur ses genoux, Pascal me regardait par dessus son épaule. Quant j’ai eu terminé, il a froncé les sourcils; “Je suis désolé Jane. Je ne pensais pas que tu pouvais prendre les choses tellement à coeur.”. Il m’a tirée vers lui et posé ma tête sur son épaule, et un petit bisou sur ma tête; “je te jure qu’il ne s’est rien passé. C’était simplement une petite fin de soirée entre amis. Il ne s’est strictement rien passé de mon côté. Rien. Alors arrête de t’imaginer des choses qui n’existent pas. D’accord.”.

D’accord. Il n’avait rien à ajouter, je le croyais, et s’il mentait, c’était très bien. Il le faisait si bien.

Pascal a voulu que je reste ce soir. Avec beaucoup d’appréhension, j’ai accepté. J’espère que sa femme n’aura pas la mauvaise idée de rentrer. Elle ne rentrait que vers midi demain, alors je serais partie avant. Il était déjà 7h du matin, il ne restait pas beaucoup d’heures pour dormir. Comment ne pas vouloir rester.

De toute façon, on n’a pas dormi. Je n’ai pas senti le parfum d’une autre sur lui quant on a fait l’amour. Bien sûr, je l’ai scruté. Je lui ai dit que j’avais cherché des traces sur son corps, des marques louches, reniflé aussi. Ça l’a fait rire. J’adore le voir rire. Il avait l’air détendu, rien à cacher. C’était rassurant.

Après ces quelques heures passées dans ses bras, je me suis dépêchée de me rhabiller pour rentrer. C’aurait horrible de croiser sa femme sur le pas de la porte! Pascal et sa femme dînaient chez ses parents, alors on se verrait après. Pascal a promis de m’appeler et qu’on fixerait quelque chose.

J’ai fondu dans mon lit. J’avais du sommeil à rattraper, il n’était pas question d’avoir un teint de papier mâcher ce soir, je voulais au top; reposée et tout.

19h, Pascal a appelé. Il avait décidé de ne rien manger chez ses parents. Il voulait qu’on mange ensemble après. Il m’a dit de réserver où je voulais et de lui envoyer un sms pour dire où. Rendez-vous à 22h.

J’ai appelé Caro après pour lui raconter les derniers évènements. Lui dire que j’avais foncé chez Pascal ce matin. Elle le savait déjà. Donc, j’ai bien fait. Elle ne m’a pas cachée qu’elle était un peu jalouse de savoir que je le voyais ce soir. On a un peu discuter, en mentionnant comme on se réservait bêtement chaque week-end, pour Pascal.

Est-ce que Caroline commençait à se réveiller? Chercher l’amour ailleurs?? Hum… je parle aussi pour moi là!

C’était un long week-end, on aurait pu partir quelques jours, prévoir des trucs avec nos propres amis, mais non, on reste là, comme des cruches à attendre!!! Elle était aussi frustrée de ne pas avoir été invitée. Caroline nous attendra au Time-Out. Je lui ai promis qu’on irait y faire un tour.

J’ai aussitôt regretté ma promesse. J’avais envie de l’avoir pour moi toute seule. Pas envie de voir les potes, de se forcer à sortir en boîte, ni traîner dans les bars habituels.

Alors je l’ai rappelée pour lui dire qu’en fait, je ne savais pas si Pascal serait d’accord. Que je ne pensais pas qu’on irait là-bas. Evitant de dire que c’était moi qui ne voulait pas. Caroline a alors proposé qu’on passe chez elle. Qu’on pourrait se regarder des films, papoter, passer la soirée ensemble. Glups, affreux à dire, mais je ne voulais pas. Pas envie.

Hélas, tout ne dépendait pas de moi! Caroline a aussitôt, sans me prévenir, contacté Pascal pour lui faire la même proposition. Ce qui fait que, à peine à table, Pascal m’a demandé ce que j’en pensais. Hum! Apparemment, lui avait envi d’y aller. C’était ça, ou l’hôtel. Moi j’aimais bien aller à l’hôtel!

Oh puis zut… Et pourquoi pas! On pouvait aussi bien aller chez Caroline.

Après tout, on est bien ensemble, à l’aise et tout. Et Caroline est toujours au petit soin, ne cherchant qu’à faire plaisir. C’était peut-être plus sympa qu’à l’hôtel. Et aussi, je crois que je me suis faite à l’idée de ses sentiments pour elle. Pourquoi devrait-il être déchiré entre nous deux.

Dire qu’à la base… Il n’y avait que lui et moi… Avais-je commis une grave erreur en laissant Caroline mettre les pieds entre nous? Pascal a semblé content. Heureux même. Alors, j’avais pris la bonne décision. Pascal voulait tout de même aller prendre un verre avec ses copains. Alors on a été un moment au Time-Out.

Pascal avait prévenu sa petite Caroline chérie, donc, quant on est arrivé, elle était déjà là. Elle était venue en taxi. Elle avait tout prévu pour qu’on rentre ensemble. Prévision aussi pour qu’on ne change pas d’avis, autrement, elle aurait tout le temps de plaider sa cause, alors qu’on la raccompagnait.

Pascal nous a presque abandonné dans notre coin pour discuter avec ses potes. Des potes qui avaient ramené, comme d’habitude des nanas. Caroline et moi avons bu notre verre tranquillement à discutailler, sans chercher à nous mêler au groupe. De temps en temps, il nous lançait un petit clin d’oeil, ou vérifiait qu’on était toujours où il nous avait laissé. C’était pas dur, on était juste à côté.

Ses copains ont bien essayé de l’embarquer avec eux, pour filer faire la fête ailleurs, aller en boîte, jaccusi chez l’un, mais il a tout refusé. Pascal nous a fait signer d’aller le rejoindre, mais on a préféré rester accroché à nos tabourets de bar. Quant il nous a donné le signal du départ, on l’a rejoint juste pour saluer tout le monde. Pascal a passé automatiquement son bras autour de ma taille.

Fausse note; sa femme lui interdisait tout geste de ce genre!!! Il avait oublié. A tel point qu’une des filles a demandé à Julien si j’étais sa femme. Intérieurement, ça m’a fait plaisir.

Chez Caroline, je ne m’attendais pas à voir Alexia. J’avais pris l’habitude de son absence chaque fois que je passais. Elle avait l’air déprimée et de s’ennuyer ferme. Notre arrivée n’a pas semblé lui plaire. Elle tirait la gueule. Pascal a été sympa avec elle. Moi, je n’ai pas su de quoi parler avec elle, alors j’ai gardé le silence.

Alexia a voulu regarder la télé avec nous, alors on est resté au salon, au lieu d’aller dans sa chambre. Pourtant, je voyais les regards qu’elle nous lançait. Faut dire qu’on était toute les deux collées à Pascal.

Caroline avait pris ma place entre ses jambes. Comme le canapé est un canapé-lit, Caroline l’avait ouvert pour qu’on puisse s’y installé les 3.

Pascal jouait avec les cheveux de Caroline, lui faisant de petits bisous dans les cheveux. Son bras autour de moi, la tête posée sur son épaule, moi j’avais droit à des baisers.

C’était un film comique. Bon choix. Aucune idée du titre, mais on a bien ri. Par contre, je ne crois pas avoir entendu Alexia rire une seule fois. Elle avait les yeux éteint. Il y a eu des moments où on a même oublié sa présence.

Hum! C’était une bonne idée de dormir chez Caroline!


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110/14 - Badineries et vomissement! (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche 20, avril 2014  - 110/14 - Badineries et vomissement!  (1)

Je me rappelle encore de la tête que faisait Pascal quant il a dit qu’il n’avait pas envi de rentrer. Il était sincère. Je sais parfaitement, que même s’il m’a proposé de passer ces 2 derniers jours ensemble, ça ne voulait rien dire. Certainement pas qu’on était à nouveau ensemble.

Une chose de sûre pourtant, c’est qu’il aime passer du temps avec moi… heu… avec Caroline aussi. Peut-être beaucoup plus Caroline que moi? Il n’avait peut-être pas osé le lui proposer, parce que je l’aurait appris. Pascal s’attendait peut-être à ce que je cherche des excuses pour ne pas y aller, ou que je refuse, comme pour Paris?


Alors il aurait pu tranquillement partir avec elle? Je ne sais pas, en tous cas, c’est compliqué, il n’avait pas de compte à me rendre. Les sentiments, c’est compliqué!

Nous voilà de retour… zut, ça me faisait chier! J’aurai donné cher pour rester au chalet… profiter encore un peu plus!

J’avais pensé qu’on passerait un samedi soir tranquille dans le jardin chez Pascal et Thomas, mais hélas, il y avait autre chose au programme. Paul avait organisé une petite fête chez lui. Il y aurait des tas de gens que je ne connaîtrais pas. Je savais d’avance que j’allais me sentir un peu paumée, mais bon.

On avait rendez-vous chez lui à partir de 20h. Bien entendu, je n’ai pas réussi à m’arracher de la maison avant 22h. Faut dire que, si je commence la soirée trop tôt, la fatigue me tombe dessus vers les 22h, et je commence à bailler à m’en décrocher la mâchoire et j’ai toujours envie de rentrer. Vers les minuit, 1h, je recommence à me sentir d’attaque. J’ai supplié Caro de m’attendre, donc on est montée ensemble.

Comme je n’avais pas pris ma voiture, je pouvais boire jusqu’à perdre mon identité… hihihi.

C’est fou le trouble que je ressens chaque fois que je vois Pascal. Pourtant, on était ensemble, il y a encore quelques heures. Je l’ai tout de suite aperçu en entrant. La fête se déroulait dans le bas de la maison. Ses parents n’étaient pas là, donc on pouvait faire tout le bruit voulu. A part passer lui dire bonjour, je n’ai pas osé rester vers Pascal.

Malgré tout le soin que j’avais mis à choisir ce que je portais, pour avoir l’air cool, je me sentais moche, empotée, et invisible. Il y avait tellement de jolies filles. D’ailleurs Pascal discutait près du bar avec une jolie poulette, tout sourire, toute charmante, habillée très classe et sexy, ce qui me retournait un peu l’estomac.

Maud a fait son entrée bien après moi. Et une entrée remarquée. En tous cas par la gente masculine et tout autant pour les filles. Elle portait une robe moulante, scintillante, pleine de paillettes, avec un décolleté vertigineux qui ne masquait rien de son anatomie. Jamais je n’aurai pu porter un truc pareil. Je me serais sentie nue.

Déjà, je me sentais mal, déplacée avec mon simple jean, des baskets et mon T-shit trop grand. Qu’est-ce que Pascal pouvait bien apprécier chez moi? Flûte, le petit noeud au creux de mon ventre me signalait que j’avais les boules. Ma timidité a refait surface d’une force et s’est cramponné à ma nuque. J’allais passé une horrible soirée!

J’aurai dû mettre une jupe, ou un short au moins… on voyait les jambes galbées de toutes les nanas, sauf moi. Et les décolletés, en veux-tu en voilà. Moi non. Soupire. Chaque groupe auquel j’essayais de me coller, me faisait me sentir encore plus à l’écart. Je ne savais pas quoi dire, et je n’arrivais pas à m’intégrer.

Finalement, j’ai abandonné et je me suis assise dans un coin, à boire le fond de mon verre. Je n’osais même pas aller me resservir, parce que ça signifiait, traversé toute la salle pour aller au bar. Bar près duquel Pascal riait avec cette top-model qui lui faisait de l’oeil.

Ce fût un grand moment de solitude! Tout le monde était occupé à faire la fête, s’amusait et moi… je me sentais seule!

J’ai croisé malencontreusement le regard de Pascal une ou deux fois, ce qui m’a passablement gênée. Il avait dû sentir que je l’observais. Il m’a souri, mais j’avais trop précipitamment détourné le regard, me sentant prise au piège, alors j’ai manqué l’occasion de lui retourner son sourire.

Pascal est venu s’échouer dans le fauteuil à côté de moi. Il a demandé comment j’allais et j’ai menti en disant que j’allais bien, avec un sourire un peu trop forcé. Si je seulement je pouvais m’enfuir, vite fait, discrètement, sans qu’on me voit se serait parfait. J’avais envie de partir. Avant même que j’aie réussi à trouver une phrase intéressante pour alimenter la conversation et le faire rester, on l’avait appelé.

Pascal a baragouiné un “à tout de suite…” et il a disparu à travers les fesses et les nibards… et j’étais seule à nouveau. Je n’osais même pas me lever pour essayer de voir si j’apercevais Caro quelque part.


Je ne savais pas combien de temps j’allais pouvoir tenir ici. Je ne me sentais pas la bienvenue. Et la vache impression de ne connaître personne. En fait, c’était tous des copains, mais je ne les connaissais pas bien. Quelques mots vagues par-ci, par-là, c’est tout. J’avais même des difficultés à me rappeler des noms de certains.

Je suis sortie me promener sur la terrasse et le long de la maison pour fumer. En longeant le carnotzet, j’ai aperçu Pascal accoudé derrière le bar en peine discussion avec 2 nanas. Il était avec 2 autres copains. Il y avait un couple assis dans un coin, et discutait sans faire attention à ce qui se passait à 2 mètres d’eux.

  • Ha d’accord, et ça fait combien de temps ça?
  • Depuis deux mois. J’attends les vacances d’été avec impatience. Je pourrais enfin rentrer voir ma famille.
  • Vous avez le droit de sortir comme ça le week-end?
  • On a pris un appartement à 4, près du centre. 4 copines. On ne vit pas au pensionnat, trop triste.

C’était des étudiantes étrangères. Probablement des pays nordiques. Pascal avait son petit sourire de dragueur, j’aurai voulu le lui arracher. La discussion a continué comme ça sur un ton badin; ce qu’elles faisaient de leurs week-ends, depuis combien de temps elles connaissaient Paul, comment s’étaient-ils rencontrés, etc. Paul les avait draguées dans un bar.

Les filles les ont invités tous les 3 à prendre un café chez elle après, et j’ai été mortifiée de les voir accepté. Pascal aussi!

Morte de jalousie, la tête remplie d’appréhension, des images de fin de soirée romantique, palpitante, avec Pascal tenant une autre femme dans se bras, des baisers furtifs, passionné, des baisers furtifs m’ont donné envie de vomir. Tout ce que j’avais dans l’estomac, et même ce qui n’y était pas, ont atterris dans le gazon au bord de la terrasse.

C’est comme ça que Michael et Julien m’ont trouvé, la tête plantée dans le buisson, hoquetant et courbée, tremblante et essayant de combattre les crampes d’un estomac presque vide.

Sans trop réfléchir, j’avais là, la bonne excuse pour filer aussi vite que l’éclair. J’en ai profité. A la maison, j’ai avalé 3 somnifères, de quoi me plonger dans un sommeil comateux et sans rêves pour au moins 10h.

Je ne me suis réveillée qu’au milieu de l’après-midi. C’était bien, il fallait encore subir le reste de la journée. Le reste du dimanche, je l’ai passé dans un état proche de “stone”. Je me suis éclaté les yeux et l’esprit dans des épisodes de la série “Revolution”. Tout pour ne pas laisser mon esprit divaguer à penser à Pascal.

J’avais des messages; Time-Out ce soir… Est-ce que je devrais y aller, ou au contraire me terrer chez moi et attendre que le week-end se termine? J’avais assez de somnifères pour tenter un black-Out… J’avais aussi un message de Caroline; elle avait suivi Pascal chez une bande de filles et attendu jusqu’à l’aube qu’il ne se décide enfin à quitter les lieux.


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109/14 - Fin de notre week-end d amour

Publié le par JaneDo


Samedi 19, avril 2014  - 109/14 - Fin de notre week-end d’amour…

Pascal et Caroline sont sortis de la sauna légèrement gênés. Il n’y avait pourtant pas de quoi. Je levé les yeux de mon livre. Ils avaient dû regarder par la lucarne et avaient vu que je ne dormais plus. J’ai entendu les chuchotements, alors qu’ils se demandaient quoi faire.

Dès qu’ils sont sortis, je me suis forcée à bondir de ma chaise; “Alors? Qu’est-ce qu’on mange?”. En grimpant les escaliers en courant, Pascal m'a glissé à l'oreille que j'étais la meilleure. Hum! contente qu'il s'en rende compte! Ravi de voir que j’étais de bonne humeur, on est monté se changer. Pascal m’a suivi dans la chambre, seul. Il avait encore envi de faire l’amour? Il en avait pas assez? Ou il se sentait obligé?

Il n’imaginait tout de même pas que j’accepterais de passer en deuxième? Après Caroline? Je l’ai laissé m’embrasser, même me renverser sur le lit, mais j’ai repoussé ses ardeurs, sous prétexte qu’on devait se préparer.

Probablement parce qu’ils se sentaient coupables, Pascal avait passé son bras autour de mes épaules et Caroline marchait toute seule devant nous. C’est peut-être grâce à ça que Pascal était tout tendre, tout câlin, me faisant des tonnes de bisous pour un oui ou pour un non. Je ne me forçais pas à sourire, je me sentais bien et heureuse.

Je n’avais pas très faim, mais j’étais heureuse d’être en compagnie de Caroline et Pascal. Avec Caroline, il n’y a jamais de temps mort, elle a toujours quelque chose à dire, à raconter. Pascal aussi. C’était tellement agréable. Après, pour digérer, on est sorti danser. C’était une idée à Caroline. Moi, j’aurai proposé de rentrer, et j’aurai lu. Ennuyeux.

C’était chouette! Vraiment chouette! J’adore danser, j’adore danser avec Pascal. Il danse comme un Dieu, et on s’est amusé comme des fous. On était trempé d’avoir trop dansé. On était franchement un trio d’enfer. Les regards des autres, on s’en foutait pas mal. Je crois qu’on était à moitié ivre en rentrant. On ne marchait pas très droit et on avait le fou rire.

C’était une nuit mémorable… Presque aussi mémorable que la première qu’on avait passé ensemble tous les trois.

Samedi, on s’est levé tard. Pourtant, Pascal et Caro sont partis courir. Elle n’est pas vraiment fan de jogging, mais c’est un moment qu’elle peut partager avec Pascal. J’aime courir, mais seule, ou avec un chien à mes côtés, pas un humain. Un humain, ça parle trop et je déteste parler. Pendant ce temps, j’ai pris un bain.

J’ai entendu du bruit en bas, j’étais en train de m’habiller. C’était Paul… Zut! Il fait quoi ici lui? Il était avec une copine.

On buvait le café quant Pascal et Caro sont revenus. Les mecs étaient apparemment heureux de se retrouver. Paul avait appris par Thomas que Pascal était monté nettoyer le chalet et le fermer pour l’été, alors il était monté. Il pensait que Pascal était seul et s’ennuierait, mais apparemment, il se trompait.

Paull était monté avant midi, pour ne pas le manquer. Il pensait aussi qu’il aurait besoin d’un coup de main. Pascal lui a dit que c’était dommage qu’il soit venu, on pensait redescendre en début de soirée. Première nouvelle! On n’en avait pas parlé. Je pensais qu’on passerait tout le week-end ici moi!

On a donc déjeuner ensemble tous les cinq. Une fois l’estomac plein, on a terminé nos recherches à travers le chalet. C’était vite fait. On a fait un dernier passage partout pour être sûr, et on s’est préparé à partir.

A 14h tapante, la femme qui s’occupe du chalet est venue pour faire le ménage avec sa fille. Sa fille est sortie quelques fois avec nous, je sais que Thomas se la tape de temps en temps. Elle est plutôt jolie. Je crois qu’elle s’attendait à trouver Thomas, pas Pascal.

On était donc prêt à partir. Nos affaires étaient prêt. J’ai quand même dit à Pascal que j’aurai aimé être au courant qu’il avait prévu de quitter Gstaad aujourd’hui. Il s’est excusé. Il m’a prise à l’écart pour me dire qu’il n’avait pas vraiment prévu de partir, au début, avant de se l’entendre dire. Il ne voulait juste pas avoir Paul et sa copine sur le dos.

Pourtant, c’était ce qui avait été prévu; on ne devait passer que 2 jours au chalet… Depuis le début, je le savais…

Et zut, ce soir, il y aura toute la troupe. On sera noyé dans la foule. Plus d’intimité. On ne sera plus que tous les trois.

Maintenant, je me rencontre que j’aurai dû mieux profiter du temps qu’on passait ensemble, au lieu de le passer à cogiter dans ma tête, comme si j’avais tout le temps du monde. J’aurai dû profiter plus… Il ne me restait que des regrets.

Paul et sa copine ont pris la route avant nous. Dehors, debout tous les 3 devant la maison, on n'arrivait pas à se décider à partir et regardait le chalet avec nostalgie. Chacune d’un côté, Pascal avait passé son bras autour de mon épaule et celui de Caroline. J’avais passé mon bras autour de lui et posé ma tête sur son épaule. Caroline s’était accrochée à son bras droit. On avait le cafard à l’idée de rentrer.

Pascal a dit qu’il n’avait pas envi de rentrer. On pensait exactement la même chose, inutile de le dire à haute voix.

J’avais le coeur lourd. Rentrer signifiait; distance, voulait dire être à nouveau séparé de Pascal. Devoir à nouveau le voir sourire et rigoler avec toutes ces poules qui lui tournent autour. Etre à nouveau en arrière plan, à attendre et espérer un regard, un sourire, une parole, un baiser peut-être...


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108/14 - Sweet Pâques

Publié le par JaneDo


Vendredi 18, avril 2014  - 108/14 - Sweet week-end de Pâques

Le vendredi a été une journée plus active que prévu, comparé au repos auquel j’aspirais. J’avais presque oublié pourquoi on était au chalet. On a donc passé le plus gros de la journée à fouiller toutes les chambres et à collecter toutes les affaires que les visiteurs du week-end avaient bien pu oublier.

Pascal a préféré s’occuper des chambres habituellement occupées par les mecs, et nous les nanas. Hum! Certaines filles ne sont vraiment pas très propres! Des strings, des tampons enroulés dans du papier. Parfois même pas. Les chargeurs de natel, des trucs de maquillages, bref, il y en avait pour tous les goûts, et de tout.


Une des filles avait même oublié son journal. Hum, ça ne se fait pas, mais Caroline et moi n’avons pas pu réprimer notre curiosité. Maintenant, il s’agissait de deviner laquelle. Il y avait des mentions des garçons avec lesquels elle avait couché. Quelquefois, des détails croustillants, parfois même les appréciations. Aussi des mentions par-ci, par-là de Thomas, Pascal.

Incroyable le succès qu’il a auprès des filles! Peut-être sa façon de sourire… Peut-être qu’il ne devrait plus sourire autant! Peut-être qu’il devrait éviter d’être trop gentil avec les nanas! Ouais bon, j’exagère peut-être un peu.

Ravie de lire qu’elle n’avait ni couché avec l’un, ni l’autre. Elle mentionnait aussi quelques conversations entendus au hasard. C’était intéressant. En parlant de son type d’hommes, on a été moins ravi de voir que Pascal figurait en bonne place. Elle parlait de son physique, de ses sourires, ses yeux. Hum! Mais, elle n’avait jamais réussi à les approcher assez pour devenir plus proche que ça.

Dans l’après-midi, alors qu’on prenait une pause bien méritée, Jess a appelé son mari. Elle semblait de mauvais poil d’après la tête qu’il faisait en s’éloignant pour lui parler. Je suis restée plantée dans le canapé à déguster mon café, alors que Caro, sur la pointe des pieds a tenté de le suivre pour écouter.

Apparemment, elle le menaçait de monter s’il ne lui répondait pas. Il avait bien reçu son message, et lui avait répondu. Mais cela ne semblait guère suffire à calmer sa mauvaise humeur.

Pascal est revenu avec le sourire, mais je le connais trop bien pour savoir que ce n’était qu’une façade. Je l’ai donc questionné, avant que Caroline le fasse. En fait, ils avaient une soirée de gala ce soir, et elle n’était pas contente qu’il soit parti sans lui dire s’il rentrerait à temps. Du coup, elle n’avait pas pu prévoir de remplaçant. Elle était énervée de se montrer sans cavalier.

Jess a voulu savoir avec qui il était au chalet, et Caroline m’a dit qu’il avait menti. Il lui aurait dit qu’il voulait être un peu tranquille, et qu’il était en train de vider le chalet pour l’été, et que si elle voulait venir l’aider, elle était la bienvenue. Caroline m’a dit qu’il avait même insisté, mais apparemment, sa femme a refusé. Quel petit coquin! Faudrait que je fasse gaffe, Pascal commence à être plutôt bon dans le mensonge!!!

Jess lui a transmis le message de rappeler son père. Ce qu’il a fait avant de revenir s’installer dans le canapé au salon.

On avait pratiquement terminé, il ne restait plus que la salle de jeu en bas et la piscine. On a donc décidé de s’accorder une détente bien mérité; aller patiner avant que la patinoire ferme ses portes. Hélas, c’était trop tard. Pascal a tenté de réserve la patinoire artificielle pour nous 3, mais, à vrai dire, je n’avais pas envie d’aller m’escrimer sur de la glace, alors je ne l’ai pas encouragé.

On a donc été se balader et faire un peu de shopping. Hihihi, Caroline était ravie. Je ne demande jamais rien, et je n’aime pas trop me faire offrir des trucs, mais pas Caroline. Pascal lui a offert une veste en cuir beige sur laquelle elle avait craqué, ce qui a activer ma jalousie. Je n’ai rien vu qu’il me fallait absolument, puis, je ne sais pas “jouer” la fille super captivée, ni avouer que je n’ai pas les moyens de m’offrir tel ou telle chose.

Caroline a réussi à se faire offrir encore 2 robes, qui ma foi, lui allaientt super bien. Une, couleur pêche, décolletée dans le dos, la robe moulait ses formes, mettant sa poitrine en avantage. L’autre plus sobre, noire, pailleté, était décolleté devant. Là aussi, la robe moulait sa poitrine, mettait ses cheveux blonds en valeur, Les yeux de Pascal brillait en la regardant tourner dans la petite robe pêche, et son allure altière dans la robe noire.

Moi, je n’avais pas envie de m’enfermer dans les cabines, me déshabiller, me rhabiller et dandiner pour me faire offrir quoi que ce soit. Pascal a dû remarquer quelque chose, parce qu’il a insisté pour que j’essaie quelque chose. Frustrée, je n’en avais pas envie.

On a encore fait un nombre incalculable de boutiques, et mes pieds commençaient à me torturer. J’en avais marre. Je crois que je m’en voulais à moi-même de ne pas être capable de me montrer plus libre, plus souple, plus… heureuse et enjouée. Et j’enviais Caroline! Pascal avait l'air si heureux quant il est avec elle!!!

Je me demande si Pascal, lui aussi, se rendait compte comme c’était chouette qu’elle soit là? Avec moi, c’est sûr qu’il se serait ennuyé à mourir!!! Elle respirait le bonheur, la joie de vivre. Grrrh! C’est vrai que c’était cool qu’elle soit là.

On s’est enfin réfugié dans une pizzeria pour prendre un café. C’était sympa. Je me suis retenue de me plaindre de mes pieds et d’avoir trop marché. C’aurait été le pire. C’aurait montré à quel point j’étais chiante.


De retour au chalet, Caroline a proposé qu’on aille se baigner. Pascal trouvait que c’était une bonne idée, puis ça nous détendrait. Heu, je n’en avais pas envie, pourtant, je ne voulais pas les laisser tout seul. Flûte, ça me faisait vraiment hyper chier d’aller à la piscine, j’était fatiguée, mal au épaules, j’aurai eu besoin d’un bon massage, et de dormir un peu avant le dîner de ce soir. Puis, j’avais faim!

Malgré leurs insistances, j’ai dit que je verrais. Je ne voulais pas spécialement me baigner, alors peut-être que je scouaterais  une chaise longue à lire. Je suis montée chercher mon livre. Caroline m’a suivie pour se changer. Quant je suis redescendue, Pascal m’attendait. Et je dois dire qu’il m’a fait plaisir. J’ai été touchée par son geste. Il ne m'avait pas oubliée.

Quant j’étais petite, on allait souvent faire les courses avec papa ou papa et maman et mon frères et mes soeurs. Mes soeurs et mon petit frère rentraient toujours avec des jouets, moi non. Je ne savais déjà pas demander à cette époque, et pas plus aujourd’hui. Et on m’oubliais! Ça me rendait triste, mais je ne pouvais rien y changer.

Un dimanche quant on a commencé le catéchisme, la femme du pasteur m’avait demandé de lire un passage de la bible, et je n’avais pas réussi à lire un seul mot. Pour cause, c’était en anglais et j’allais à l’école française. L’anglais, je le parlais tous les jours, mais je ne savais pas le lire ou l’écrire. J’ai donc décidé du haut de mes 11ans, de réparer ce manque.

Le lundi, j’ai tenu à aller aux courses, et j’ai choisi un livre en anglais, parce que la couverture m’avait plu. Je ne serais jamais partie du magasin sans mon livre, quitte à devoir le voler. Je me rappelle que pour moi, c’était vital. C’était un roman, genre roman d’amour. La couverture du livre était dans les violets, une jeune femme était penchée par une fenêtre d’un château.

Et c’était la première fois où j’avais demandé quelque chose. Mes parents n’ont pas cherché à comprendre, ni posé de questions, ils me l’ont acheté sans discuter. J’ai appris plus tard, que c’était justement parce que c’était la première fois, qu’ils avaient été surpris et content de pouvoir m’offrir quelque chose.

Tout le reste de la semaine, j’avais appris toute seule à lire l’anglais. De temps en temps, je demandais à mon grand frère, Ernest, qui lui allait à l’école en anglais. Je n’avais pas besoin de comprendre, juste prononcer correctement les mots que je voyais.

Pourtant, très vite, j’ai été émerveillé de découvrir comment s’écrivait des mots que j’utilisais tous les jours. En une petite semaine, j’étais aussi à l’aise avec l’anglais écrit qu’en français. Et hyper impatiente de retourner au catéchisme. Prête pour lire tout ce que la femme du pasteur me demanderait.

Mes parents n’avaient même pas réalisé que c’était un livre en anglais, ne s’étaient même pas posé de questions sur le genre, ni si c’était un livre convenable pour mon âge. Ni comment j’allais lire ça! Ils n’ont même jamais su pourquoi, ni comment et quant j’avais appris à lire l’anglais!

Mes parents n’ont même pas été surpris ou étonné, que lorsqu’on avait été envoyé en Suisse pour poursuivre nos études, de recevoir des lettres en anglais. Ma mère comprenait, mais ne parlait pas le français, c’était pour elle que j’écrivais en anglais. De toute façon, c'est elle qui lisait le courier, pas papa. Ils ne se sont jamais posés de questions. C’est dingue!

Pour en revenir au geste de Pascal, j’avais vu Caroline essayé tellement de trucs, que je ne faisais presque plus attention. En fait, j’avais bien trouvé curieux son choix à propos d'une jaquette. Elle n’en portait jamais, moi oui. Pascal l’avait remarqué, c’était pour moi qu’elle l’avait essayé. On porte les mêmes tailles. Je me rappelle quant elle l’avait essayé, elle m’avait demandé ce que j’en pensais, et c’est vrai, c’était une chouette jaquette, mais c’était pas son genre.

Caroline avait aussi tripoté des foulards. Là, j’aurai dû avoir un déclic, mais même pas. Ils savent tous les deux que j’adore les foulards, et que j’en ai une collection infernale. Pascal avait dû remarqué le petit pincement sur mon visage quant Caro dansaient à travers la boutique avec ça.

Pascal avait aussi dû deviner ceux qui me plaisaient ou non, parce qu’il m’a offert un nouveau foulard à ajouter à ma collection. Une qui pouvait me servir aussi de paréo. C’est fou comme il connaît mes goûts! Et probablement pour que l’une n’ait pas plus que l’autre, il m’a offert un bracelet. Un bracelet simple, fin, comme je les aime. Là aussi, il ne s’était pas trompé. Disons, qu’il avait aussi l’habitude de voir ceux que je portais souvent, donc facile.

Vraiment, son geste m’a touchée. J’avais pris l’habitude d’être oubliée; celle qui ne demande rien, n’a rien!

Les laissant s’amuser dans la piscine, je me suis allongée sur une des chaises longues. J’ai lu quelques lignes, je n’avais pas spécialement envie de lire. Je les regardais s’amuser dans l’eau, Caroline se jetant sur ses épaules, ou les jambes enroulées autour de sa taille pour essayer de lui faire boire la tasse. Ils se faisaient de tendres bisous. C’est fou, mais je ne ressentais pas de jalousie de les voir ainsi.

Ils ont essayé de me faire entrer dans l’eau, menacée de me jeter à la flotte, mais ils savaient tous deux que je piquerais une crise. J’ai fermé les yeux, bercée par le bruit de leur baignade. Je ne dormais pas, je me reposais seulement. De temps en temps, à travers mes cils, je les regardais s’amuser.

Ils ont dû penser que je dormais. Ils sont sortis de l’eau. A moitié morte de rire, Caro a mis sa main devant la bouche pour ne pas pouffer et me réveiller. Après avoir regardé dans ma direction, ils ont tenté de m’appeler, mais j’ai continué à faire semblant de dormir. Pascal a pris Caro par la main, lui intimant le silence, et ils se sont dirigés, sur la pointe des pieds, vers le sauna. Il avait envie d'elle. C'était évident. Nul besoin d'être un géni pour le deviner au renflement de son caleçon de bain
.

Je savais bien ce qu’ils faisaient là-bas dedans, mais bizarrement, je n’étais pas en train de me morfondre. Ils ne se rendaient peut-être pas compte qu’on ne peut pas vraiment étouffer tous les bruits. J’entendais leurs corps se heurter, presque les caresses, et j’entendais leurs soupirs. Certains bruits qui ne trompent pas. Ils faisaient l’amour.


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