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99/14 - Je crois qu il me plaît!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 9 avril 2014 - 99/14 - Je crois qu’il me plaît!

Aujourd’hui, j’étais invitée à l’anniversaire de l’autre Pascal, celui de Saint-Domingue, et d’un de mes potes. Je ne pensais pas faire très tard. En plus, j’avais promis de retrouver Steven après. J’en avais assez de chercher des excuses pour le voir et me donner plus de temps. Puis, je crois que j’avais envie de le voir pour sonder ce que je ressentais.

 

     
  • Quant tu m’as dis que tu avais un anniversaire, j’ai pensé que ce n’était qu’une excuse pour annuler. Je crois que je m’y attendais un peu. D’où ma surprise que tu me proposes qu’on se retrouve après!
  •  

 

Glups! dire qu’effectivement, j’avais pensé annuler et repousser à demain. Hum, heureusement que je ne l’avais pas fait! Steven souriait, et il avait un très joli sourire. J’ai toujours été fasciné par les sourires. C’est une des portes qui me fait tomber amoureuse d’un garçon. Une porte très importante, mais la voix et le toucher passe avant tout. Si quant il me prend la main, ça ne me plaît pas, alors c’est niet. Il n’y aura jamais rien. Steven avait aussi de beaux yeux bleus, doux, sensuel et de longs cils.

  • Je ne peux pas faire très long, j’ai une longue journée demain, et je suis fatiguée. A partir du jeudi, je m’accorde un peu plus de temps pour moi, mais la semaine, je cours toujours comme une dératée.

Il me surprit en train de le regarder. Il a sourit. Ça m’a fait rougir. Il avait vraiment un beau sourire, et ses lèvres n’étaient pas mal non plus. Je me demande ce que ça donnait de l’embrasser? Steven était habillé de façon décontracté; un jean, une chemise pêche ouverte sur un débardeur blanc. Mouais, il est plutôt mignon.

La fête d’anniversaire était plutôt ennuyeuse, mais j’ai passé un moment adorable avec Steven, plein de rire. J’aimais bien sa compagnie en fait.
Je ne sais pas s’il me drague ou s’il me trouve seulement sympa, mais en attendant, je passe de bons moments en sa compagnie.

Steven a tenu à payer l’addition. Encore un bon point pour lui. Je déteste les mecs qui vous invitent à prendre un verre, et qui compte leurs petits sous pour ne payer que leur part. Ça démontre illico qu’ils sont pingres. S’ils ne sont pas généreux là, alors dans la vie intime, ils ne le sont pas non plus.

Avant de se pencher pour me faire un bisou pour se dire bonne nuit, il souriait.
Son sourire était nettement charmeur. Peut-être qu’il me fait effectivement du rentre dedans! J’ai évité de justesse le baiser qui dérape de la joue sur les lèvres. C’était encore trop tôt. Même si j’étais curieuse de connaître le goût de ses baisers, je ne voulais pas qu’il me prenne ce que je ne suis pas; une fille facile.

Légèrement déçu, il a gardé le sourire. Je l’ai regardé s’éloigner vers sa voiture. J’aimais sa démarche; calme et assurée. Mouais, je crois qu’il me plaît bien, mais je suis encore et tujours très amoureuse de Pascal.


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98/14 - Tête en l air!

Publié le par JaneDo


Mardi, 8 avril 2014 - 98/14 - Tête en l’air!

J’ai oublié de noter comment je me sentais aujourd’hui et ce que j’avais fait! C’est la première fois que ça m’arrive! Je pense que je devais avoir la tête dans les nuages, trop contente que Pascal ait fait des tonnes de kilomètres, juste pour me voir.

Je l’aime toujours à la folie. Je sais que c’est bête, que je devrais tourner la page, prendre mes jambes à mon cou, mais voilà… Mon coeur s’accroche désespérément. Faut dire qu’il m’encourage aussi, en agissant comme il le fait. Je suis sûre que je ne l’ai pas appelé, pour ne pas le déranger. Juste répondu à son message où il disait qu’il avait passé un chouette dimanche.

Ma tension a baissé! Au lieu de 90, je suis à 143, au lieu des 197 de l’autre jour! Ça doit être à cause du merveilleux dimanche dans les bras de celui que j’aime! Mon médecin était ravi. Il m’a donné rendez-vous vendredi prochain. il espère que ça va encore baisser d’ici là. Moi ausi.


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97/14 - Retour imprévu.. Bonheur!

Publié le par JaneDo


Lundi, 7 avril 2014 - 97/14 - Retour imprévu.. Bonheur!

Le coeur léger après les nombreux coups de fils de Pascal, je me détendais glorieusement devant la télé, dans un training défoncé, les cheveux en bataille, un livre à la main. Je me sentais légère et détendue, ce que je n’avais pas ressenti depuis des lustres. J’étais quand même un peu perplexe par l’attitude de mon Roi de Coeur. On passe des semaines sans pratiquement se parler, il boutique avec d’autres filles, la fleur au bec, et là, je lui lance un coup de fils honteux, au bord du gouffre de la désespérance et il me bombarde d’appels!?!

Quelque chose m’échappe certainement! Etait-ce le ton de ma voix? Ou simplement le fait de l’avoir appelé? Ou je lui manque vraiment? Je n’ai aucune idée ce qui a déclenché ma bonne fortune et ça me serait utile  de le savoir…

Toute détendue, avec une petite pointe d’angoisse quand même, j’essayais de terminer le roman policier que j’avais commencé. Peu avant minuit, le téléphone a sonné. J’ai failli ne pas regarder et ne pas répondre, mais quand j’ai vu que c’était à nouveau Pascal, le plaisir d’entendre encore sa voix m’a poussé à peser sur le petit bouton "répondre".

Pascal avait tout de même pris la route depuis plus d’1h. Il rentrait. Il rentrait pour moi! Mes pensées m’ont échappé; je l'adore, puis il fallait que je me prépare, et surtout me laver les cheveux et me faire un brushing! Je voulais être absolument impeccable, c’était vital.

En parlant au téléphone avec Pascal, j’ai réalisé qu’il n’était pas seul. Il n’était pas très clair, et tout à coup, l’autre, Elodie, lui a demandé de s’arrêter dans la prochaine station service. Hum! Petit coup de froid sur la ligne! Bien sûr Pascal aurait pu me dire qu’Elodie rentrait avec lui. J’ai décidé de prendre ça à la rigolade, il n’y avait pas de raison de lui en vouloir.

  • Elle l’a fait exprès…
  • Ouais, je le crois aussi.

Pascal m’a dit qu’il pensait être chez lui vers les 3h du matin, alors, je n’avais plus qu’à me rendre chez lui et l’attendre. Maintenant qu’il savait que je savais qu’Elodie était dans la voiture, il parlait plus librement. Il m’a dit qu’une copine à Julien, Martine, avait aussi voulu rentrer, alors il ramenait les deux nanas et me rejoindrait après.

Je pouvais toujours entendre ce qui se passait dans la voiture, Pascal n’avait pas éteint correctement son natel. Elodie a voulu savoir avec qui il parlait. Pascal lui a dit qu’elle était trop curieuse. J’aurai pu continuer à écouter, mais Pascal s’en rendrait certainement compte. J’ai donc raccroché. Je me suis préparée, et j’ai décidé de me rendre chez Pascal, mais je voulais arriver après lui, parce que j’adore qu’il m’ouvre. parce que j'aime le sourire malicieux qui transparaît dans ses beaux yeux verts.

Chaque fois, ça me court-circuite les neurones, me coupe le souffle, le sang dans mes veines se met à bouillir… C’est comparable aux sensations fortes qu’on ressent sur un circuit automobile, ou le grand-huit, et j’aime ça. Je lui ai donc envoyé un message pour lui demander de m’avertir une demi-heure avant d’arriver à la maison.

J’ai donc attendu qu’il soit en train de se changer pour sonner, qu’il soit à torse nu… mon coeur a fait son plongeon… Il était enfin là… Ça faisait si longtemps!

Son sourire me fait toujours autant chavirer, ses lèvres toujours aussi douces. Il embrasse comme un Dieu. J’étais conquise avant même que ses lèvres se posent sur les miennes. Ses baisers étaient brûlants, me libéraient de mes angoisses, de mes incertitudes. J’avais la tête aussi vide que creuse. Je ne me rappelais de plus rien, ni même comment je m’appelais. Son regard brulant me faisait flotter sur un nuage, me donnait l’impression d’être la plus belle, la plus désirable des femmes. Toujours complètement et totalement folle de lui.

On a fait l’amour pour toutes les fois où on s’était manqué, comme si c’était les premières fois. Puis, on s’est endormi collé l’un à l’autre, malgré la chaleur, comme si par malheur, on se lâchait, on risquait de se réveiller seul. Je ne voulais pas dormir, pour profiter de chaque seconde, mais j’avais fini par m’effondrer au creux de son épaule. Je me suis réveillée en sursaut, avec la peur au ventre d’être en train de rêver. Je l’ai regardé dormir longtemps, avant de me laisser emporter par le sommeil.

On a passé toute la journée du dimanche au fond du lit. On a même mangé au lit. Ces quelques heures passées auprès de lui m’avaient fait oublier tout mon ressentiment, toutes mes angoisses. Je nageais dans le bonheur le plus parfait. Je l’adore!

Vers les 23h, j’ai préféré rentrer avant le retour de Thomas. Pourtant, Pascal m’a dit que de toute façon, Thomas était déjà au courant. Il savait pourquoi Pascal avait quitté Milan plus tôt.

Lundi, j’avais mon souper en famille comme d’habitude. On a fêté avec retard l’anniversaire de mon père à Moudon.

Je suis passée prendre Lilice, et on a été acheté un Box Cadeau Gastronomie pour mon papa. Le voyant lumineux, signalant un problème avec les freins s’est mis à sonner, alors qu’on a’apprêtait à prendre la route pour Moudon. Rhhh, quelle poisse.

Ma frangine avait fait un plat africain du Libéria que mon papa adore, et Marlène, sa copine, avait apporté un gâteau d’anniversaire au moka.

Mon papa et Marlène sont parti vers 21h, on avait commencé à manger tôt. A 22h, j’étais à la maison. On avait passé une belle soirée. Papa a beaucoup aimé son cadeau d’anniversaire. C’est Lilice qui en a eu l’idée. Elle a souvent de très bonnes idées. D’ailleurs, on lui demande toujours quant on a un cadeau à faire, ce n’est pas pour rien.


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96/14 - Week-end à Milan... sans moi... (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 6 avril 2014 - 96/14 - Week-end à Milan... sans moi... (2)

Samedi soir, une heure après ma honte d’avoir appelé Pascal, raccroché et éteint mon natel, j’ai fini par le rallumer. Contre toute attente, j’espérais encore qu’il me rappelle. J’avais 3 appels en absence, toutes de Pascal. Ouf. Il semblerait qu’il ait alors envie de me parler? Ou a-t-il seulement pitié? Quelques minutes plus tard, l’appel tant espéré est arrivé.

De voir son nom sur l’écran de mon natel m’a retourné l’estomac. C’était fou qu’un truc aussi banal me fasse autant d’effet.

  • Hey, enfin! J’ai imaginé que tu avais peut-être éteint ton natel!
  • Hey! Non, je ne l’avais pas éteint.
  • Ok. Dis pourquoi tu as raccroché comme ça?
  • A cause du bruit.
  • Bien sûr que ça  m’a fait plaisir que tu m’appelle! J’étais content, moins quant t’as raccroché!
  • Sorry, j’ai eu un coup de sang. Je me si tu voulais vraiment me parler, tu te serais éloigné du bruit.
  • Bon ok. J’ai compris, t’as vu? Presque pas de bruit, comme ça tu ne me raccrocheras pas au nez cette fois j’espère?

J’ai rigolé. Jeez, ça me faisait plaisir de l’entendre. Encore plus plaisir de le sentir disponible et heureux de m’avoir en ligne.

Il m’a raconté qu’ils ont été voir le stade, La Scala, mais aussi le Duomo (Cathédrale de Milan). Ils étaient morts de fatigue, ils avaient passé l’après-midi à visiter la ville, voir les monuments historiques et aussi un Musée d’art, la Pina… je-ne-quoi. Pascal m’a dit que ça m’aurait plût, qu’il y avait des tableaux incroyables.

  • C’est dommage que tu ne sois pas là, je te jure que ça t’aurait plu.
  • Y a pas de dommage, personne ne m’a parlé de ce voyage. Tu avais plus envi qu’Elodie soit là, pas moi, sinon tu m’en aurai parlé.
  • Ja-aaa-ne! Bien sûr que j’avais envi que tu sois là! J’ai essayé de t’appeler vendredi en fin d’après-midi. Puis, j’ai ré-essayé vers 20h. J’en avais parlé par hasard à Elodie, qui a voulu venir pour faire du shopping, mais c’était pas prévu, contrairement à ce que tu as l’air de penser. Normalement, on devait rester entre mecs, mais Michael et Ju ont emmenaient des copines avec, alors je ne pouvais pas refuser qu’Elodie vienne! Puis, j’ai pensé que Thomas t’en avais sûrement parlé, alors je ne me suis pas inquiété plus que ça. J’ai été surpris de ne pas te voir quant on s’est retrouvé pour partir. C’était trop tard pour t’appeler pour te dire ou passer te chercher.
  • Mouais… Et tu as appelé vers 20h, c’était pas un peu tard?

Pascal a reconnu que c’était tard, mais comme il l’avait dit, il était persuadé que Thomas m’en aurait parlé, étant donné qu’on se parlait presque tous les jours. Alors, il avait été très surpris de ne pas me voir. Il avait pensé que je n’avais peut-être envie d’y aller, avant de poser la question à Thomas. Je lui ai reproché de n’avoir pas pris la peine de m’appeler en remarquant mon absence.

Il n’avait pas osé.

En douceur, on est revenu sur le sujet des visites à travers Milan. J’ai essayé de savoir si Elodie était avec lui, et aussi si elle avait fait la route avec lui. Mais, astucieusement, Pascal éludait les questions se rapportant à Elodie. J’ai arrêté. Je ne voulais pas être lourdingue non plus.

Puis, je me suis rendue compte qu’elle était tout près, à cause de certains silences ou changements de sujets. J’ai réalisé aussi qu’il changeait de place, et j’ai entendu sa voix. Elle l’appelait. La moutarde m’est monté au nez direct. Ou c’était plutôt la jalousie, je n’arrive pas faire la différence. Mais, je me suis calmée en réalisant aussi que Pascal n’avait pas l’air d’être pressé de raccrocher. Ça m’a fait plaisir.

  • Vous êtes où là? En train de visiter?
  • Non, au resto. On a trouvé un restaurant sympa, on s’apprête à manger… Tu me manques, j’aurai bien aimé que tu sois ici.
  • Hum! (petit rire narquois). Tellement facile de dire ça maintenant, puisque je suis trop loin pour risquer de te flinguer ta soirée.
  • Me flinguer ma soirée? Qu’est-ce que tu veux dire? Jane, je le pense. Je pense ce que je dis; ça t’aurai plu la visite du Musée d’art, et tu me manques, j’aurai aimé que tu sois là.
  • Oui, sauf que je ne te crois pas. T’aurai aimé que je sois là pourquoi? Te regarder flirter avec Elodie?
  • Arrête de dire des trucs pareils! J’aurai préféré que tu sois là plutôt qu’Elodie.

Il avait baissé le ton chaque fois qu’il disait que je lui manquais, et encore plus en parlant d’Elodie. Aucun doute qu’ils étaient tout près. Ils pouvaient peut-être même l’entendre? Ou peut-être qu’il était dehors et ils pouvaient le voir depuis le restaurant? Non, s’ils étaient dans le restaurant et lui dehors, ils ne pouvaient pas l’entendre, alors pourquoi baissait-il le ton? Cela me travaillait!

  • Ta femme n’est pas venue? Elle aime faire du shopping, non?
  • Elle est à Paris. Surement en train de dévaliser les magasins de la capitale française!

Il avait dit ça avec amusement. Malgré tout, on dirait que ce que faisait sa femme l’intéressait. J’ai même senti une sorte de tendresse, comme si… enfin, je ne sais comment l’expliquer. Moi, j’aurai utilisé ce ton en parlant de quelqu’un que je trouve marrant et chou. Je ne sais pas, mais c’est bizarre!

On ne pouvait quand même pas passer 3h au téléphone, donc il a fallu raccrocher. Surtout que j’entendais les autres l’appeler. Alors, j’ai préféré être l’initiatrice.

Après le dîner, Pascal a rappelé. Ils retournaient à l’hôtel pour se changer avant de sortir. Drôle, mais pour me rappeler autant,  on dirait que je lui manquais vraiment! Touchée par son geste inattendu, je me suis laissée allée à lui dire qu’il me manquait, que ça me faisait vraiment beaucoup de peine de ne pas être là-bas avec eux. Surtout avec lui.

Sa femme ne rentrait que lundi soir. Petit pincement au coeur. Donc, il aurait pu refuser d’aller s’expatrier à Milan et rester ici avec moi?

On a parlé pendant tout le trajet jusqu’à sa chambre d’hôtel. Je l’ai entendu passer par la réception. Apparemment, il était parti de son côté, juste pour pouvoir me parler au téléphone. Je lui ai demandé de me décrire sa chambre. Je voulais pouvoir l’imaginer dans la chambre. Il la partageait avec Thomas. D’ailleurs, en arrivant à son tour, et apprenant que Pascal était en ligne avec moi, il lui a arraché le téléphone pour me faire un coucou et un bisou virtuel. Pascal est sorti sur le balcon et m’expliquait la vue. J’entendais le bruit de la circulation.

J’étais drôlement contente qu’il partage sa suite avec Thomas. Au moins, Elodie ne dormait pas avec lui. Ouf.

Pascal semblait un peu triste, ou sinon, il jouait bien la comédie. Il a voulu savoir ce que j’avais fait vendredi soir, et aussi ce samedi soir. Après avoir tourné autour le pot, il a voulu savoir si j’avais vu Steven, et quant. J’ai cru déceler une pointe de jalousie, mais je n’en étais pas sûre. Je lui ai dis que j’avais un truc, sans préciser quoi. Mais, je n’avais rien de rien. Je n’avais rien prévu.

Pascal a dû aller se changer, alors on a dû raccrocher. Puis, 20 minutes après, il me rappelait pour me demander encore une fois ce que j’avais ce soir. Je suis restée évasive. Il a insisté. Je trouvais ça bizarre. Peut-être qu’il pensait que je tentais de lui cacher un rendez-vous avec Steven? Pascal a voulu savoir si je rentrais tard, si je dormais chez moi, etc. Hum! C’était curieux!!!

Comme apparemment, je ne donnais pas des réponses qui lui convenait, il a voulu encore savoir si je répondrais s’il me rappelait plus tard, ou même en plein milieu de la nuit. Alors, j’ai arrêté de le torturer.

  • Ça t’embête tant que ça que je sorte? Alors que toi tu t’amuses à Milan avec… Elodie? T’es drôle! Ecoute, je ne sortirais pas ce soir, ok? Voilà. Je resterais sagement chez moi, et je te répondrais à n’importe quelle heure, ça te va?
  • Tu n’aime pas trop les surprises, alors… Je rentre. Je voulais juste… Enfin, je pensais débarquer chez toi, mais… tu ne vas pas apprécier, j’ai raison?
  • Non, je n’aurai pas apprécié! Mais, t’es fou ou quoi? Tu n’as pas à rentrer à cause de moi?
  • C’est une bonne raison non? Alors, puisque ce n’est plus une surprise, tu veux qu’on se voit où? Chez moi?
  • Chez toi? T’es malade? Et si ta femme n’est pas partie en fin de compte! Tu va te faire chier tout seul sur la route? Non, sérieusement, tu n’as pas à faire ça. Reste, amuse toi, et on se verra à ton retour si tu veux?
  • Non. c’est décidé, je rentre. J’ai envi de te voir. Enfin… si tu le veux aussi?
  • Bien sûr que je le veux aussi! Mais, ça ne me dit rien de te savoir sur les routes… Je serais trop inquiète. Sérieusement, reste. Ça me fait plaisir rien que l’idée que tu étais prêt à te taper je ne sais combien de kilomètres juste pour me voir. Mais franchement, si ta femme ne rentre que lundi soir, alors on se verra dimanche soir à ton retour. Alors, pas de conneries ok.

Pascal est resté silencieux un long moment. J’avais senti qu’il faisait son sac, mais après mon insistance pour qu'il reste, j’imagine qu'il avait dû stopper ses préparatifs et s'asseoir sur son lit. Thomas lui a demandé ce qu’il foutait. J’entendais ses soupirs. Pascal ne savait plus quoi faire; rester ou rentrer!

  • Tu n’as pas envie de me voir en fait, c’est ça?
  • Oh Pascal, pas du tout. Si tu savais… J’en meure d’envie, mais je ne veux pas que tu te précipite comme ça. C’est trop tard, et puis, tu rentres demain, avec les autres, donc ça ira, d’ac? Je ne veux pas te savoir sur les routes tout seul. S’il t’arrive quelque chose, ça me fera trop mal. Je t’aime d’avoir voulu courir ici pour moi. Je ne sors pas ce soir, je vais lire tranquillement, et demain, je serais en pleine forme à ton retour d’accord?

Pascal voulait rester à l’hôtel et qu’on papote au téléphone. Je trouvais ça idiot. Je crois que c’était pour me rassurer ou me prouver qu’il était sage. Thomas l’astiquait pour qu’il se préparer, que tout le monde attendait sur lui. Il m’a rappelée vers minuit, il pensait rentrer à l’hôtel et qu’on se parle encore.

C’était fou! Pascal ne m’appelle pas souvent, mais une fois en ligne, il ne veut jamais raccrocher! j’ai dû prétendre que j’allais me coucher, et lui dire de s’amuser un peu. Il était à Milan que Diable et avec ses potes! C’est vrai que j’étais rassurée. Même s’il passait le reste de la soirée avec Elodie, ça me faisait beaucoup moins baliser.

Ça me touchait vraiment beaucoup que Pascal ait été prêt à faire des miliers de kilomètres juste pour être avec moi. C'aurait été de la folie, mais c'est fou comme ça fait plaisir. C'est le geste qui compte. C'était fou qu'il fasse ça pour moi! Rien que pour y avoir pensé, d'avoir voulu le faire, je l'aime.

Dimanche, j’ai passé l’après-midi à jouer aux cartes chez Carmine. Carmine a préparé des pizzas dans son four. Il était tout fier. Il pouvait boutiquer pendant qu’Ella, Lilice, ma soeur et moi jouions. C’était chouette de revoir Ella, parce que depuis qu’elle ne sort plus avec Marco, on ne l’avait pas beaucoup vue. C’était pour elle que j’étais là, sinon, j’aurai annulé.


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95/14 - Pascal à Milan? sans moi!

Publié le par JaneDo


Samedi, 5 avril 2014 - 95/14 - Pascal à Milan… sans moi!

C’est quand même lamentable que je n’organise rien pour mes week-ends,  je ne fais qu’attendre de savoir ce que font Pascal et Thomas! Depuis quand est-ce que j’étais devenue si dépendante? Me voici plantée devant mon téléphone à hésiter pour appeler Thomas, pour savoir s’ils étaient au chalet. D’après un message laconique de Caro, j’avais cru comprendre que le programme du week-end avait changé.

Donc, l’espèce de paillasson que j’étais devenue, ne savait pas quoi faire de son week-end, sans consulter Thomas. Heureusement qu’il est de mon côté, sinon, ce serait le néant!!! Les garçons font ce qui leur plaît, et nous, ben nous, on suit, comme des petits chiots.

Même si je m’en rends compte, je suis là à chercher des renseignements pour courir les rejoindre. J’ai relu le message de Caro; “Programme du week-end changé! mais je sais pas encore ce qu’ils font. Et toi?”. Ouais, ça ne m’avance pas des masses. Et moi? Ben moi, que dalle.

Café courage, et j’ai enfin composé le numéro à Thomas. J’aurai pu commencer par lui demander comment il allait et tout, mais il n’est pas stupide, il saura que j’appelais pour savoir où ils étaient, et ce qu’ils faisaient. Si Thomas aurait voulu s’amuser à mes dépens, il aurait pu tourner autour du pot, jusqu’à ce que je lui pose la question. Et s’il n’avait pas l’intention de me proposer de les rejoindre, il ne le fera pas et je me sentirais vexée.

Quant j’ai raccroché, j’aurai pu mordre mon téléphone, le bouffer, le fracassé, tellement j’étais énervée. Ils étaient déjà parti. Ils sont à Milan. Et moi, j’étais là, toute seule.

Ils avaient décidés, un peu à la der, de passer le week-end à Milan. Week-end chopping et tout. Au début, c’était sensé être un week-end entre mecs, finalement, il y avait quelques filles avec eux.

J’ai réussi à joindre Caroline. Pascal ne lui avait rien dit non plus. Le rat des bois. Elle avait bien sûr tenté de le joindre au téléphone, mais il ne lui avait répondu qu’une fois sur place. Caro hésitait à sauter dans le premier train pour Milan et de s’inviter dans sa chambre, pour lui faire regretter de ne pas l’avoir invitée. Elle voulait qu’on y aille toutes les deux.

Toutes les deux? Elle pouvait peut-être pousser l’effronterie de s’incruster dans sa chambre, moi non. C’était bête, mais je l’ai encouragée à le faire. Hum, moi, pas le courage. Elle voulait qu’on y aille ensemble. Non. Je me sentais frustrée de n’avoir rien su, et de m’y être prise un peu trop tard. J’ai prétendu avoir déjà autre chose.

Ouais, autre chose? Quoi donc? Quelque chose de mieux que d’être près de Pascal? Pfffh, sûrement. Cela faisait si longtemps que mes week-ends ne tournent qu’autour de Pascal et Thomas, j’ai perdu l’habitude de prévoir quoi que ce soit. Et ça y est, ma crise d’angoisse est revenu me terrasser; le noeud à l’estomac, la peau gelée, le bloc dans la poitrine.

Rhhh, j’allais passer un week-end à me torturer à imaginer des choses, mais je suis sûre qu’ils passeront un week-end encore mieux que tout ce que je pouvais imaginer. Au sommet de ma crise, j’ai appelé Thomas pour lui demander qui était avec eux. Il a voulu me charrier en ne me donnant que des noms de mecs, alors je me suis jetée à l’eau.

Tendue comme une hélice, encore plus déprimée après mon coup de fils, je rêvais de tomber dans le coma, qu’on me fasse une piqûre pour que je puisse dormir non-stop tout le week-end. Elodie était à Milan avec eux. C’était la nouvelle la plus déprimante du siècle. Il y avait aussi d’autres filles que je ne crois pas connaître. J’étais verte. Ce week-end allait être long, un véritable cauchemar pour moi.

Merde… et on était seulement samedi midi… L’horreur. Les minutes s’écoulaient lentement. Le temps me jouait des tours. Pour noyer mon esprit et ma tête, j’ai passé la journée à bouffer. Steven avait un truc la journée, mais quant il a essayé d’appeler en début de soirée, et laissé un message pour me demander ce que je faisais, si j’étais là, et si j’aurai envie qu’on se fasse un ciné, j’étais trop dégoûtée pour répondre.

J’avais trop mangé, pas le courage de me préparer, ni envie de sortir. Si on se connaissait mieux, j’aurai proposé qu’on passe la soirée chez lui à mâter des films. Hélas, si je lui proposais ça, il allait imaginer que je voulais m’envoyer en l’air. Et j’en ai absolument pas envie.

De toute façon, j’aurai été de très mauvaise compagnie et je l’aurai sûrement bassiné à parler sans cesse de Pascal. Je préfère ne pas m’exposer aux regards des autres dans cet état. Autant garder mes mauvaises facettes pour moi. Je me sentais plus bas que terre, lamentablement désespérée, stressée et au bord des larmes.

Quelques heures plus tard, au bord de la folie, j’ai osé appeler Pascal. Quelle horreur. Le truc à ne pas faire. Dès qu’il a répondu, j’ai raccroché. Je me sentais ridicule de l’appeler comme ça, en plus, je ne savais pas quoi lui dire. Rentre? Ne regarde pas d’autres filles? Ne leur parle pas? Reste enfermé dans ta chambre d’hôtel et n’ouvre à personne? Pfff.

Détail crucial; j’avais oublié qu’il pouvait voir mon numéro! Pascal a essayé aussitôt de me rappeler. J’avais les boules, je voulais lui répondre, mais pour lui dire quoi? J’ai laissé sonné trop longtemps, et il a raccroché. Je me suis sentie obligée de le rappeler. Mais, était-ce juste une excuse parce que je voulais l’entendre?

Rhhh, je me suis laissée tomber sur mon lit, la tête dans l’oreiller. Je me serais baffée. J’étais là à me mastiquer le cerveau, non mais, j’avais quel âge moi! Pourtant, je n’étais pas du genre à vouloir enfermer l’homme que j’aime dans une jolie boîte, alors qu’est-ce qui m’arrive enfin!

Finalement, après avoir perdu plus d’une demi heure à calmer les battements de mon coeur, pour éviter d’avoir la voix qui tremble. Je l’ai rappelé. Rhhh, difficile de s’entendre, il y avait un bruit fou. Il devait crier pour me parler. C’était un peu énervant. Pascal aurait quand même pu s’éloigner avant de me répondre. Quant j’ai su qu’il était entouré, et qu’Elodie était sans doute juste à côté de lui, j’ai raccroché.

J’étais énervée! Il n’imaginait quand même pas que ça me plairait de lui parler pour les oreilles de tous! Pascal a essayé de me rappeler. Je n’ai pas répondu. Par contre, dans ma lancée, je lui ai envoyé un message; “Trop de bruit! Tu aurais pu trouver un endroit moins bruyant, non?  Donc, j’imagine que tu n’avais pas envi de me parler”. Trop furax moi!

Après ça, après ce semblant de scène navrant, plus que ridicule, j’ai éteint mon natel. Pourquoi? Parce que s’il tente de me rappeler, je ne répondrais pas. Il ne réussira qu’à m’énerver encore plus s’il tentait de se justifier. Et s’il ne faisait même pas l’effort de me rappeler, ça me déprimerait et m’énerverait encore pire.

C’était trop nulle de l’avoir appelé, encore plus de lui avoir fait entrevoir à quel point j’étais désespérée!


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94/14 - Des Permanences qui n\'en sont pas?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 4 avril 2014 - 94/14Des Permanences qui n'en sont pas…

Mon sac était prêt, prête pour partir à Gstaad, mais avant un petit bain, question de me détendre. Je me préparais à me fondre dans un bon petit bain quant ma nièce, Lilice, m'a appelé au secours. Elle avait besoin que je l'accompagne aux urgences d'une clinique, elle avait un oeil qui lui faisait souffrir le martyre.

Donc, pas de bain... sauté dans un training, et dans ma voiture, direction chez ma puce. Jeeez en effet, elle avait l'oeil rouge, explosé, accompagné de maux de tête fracassant.

Ensuite, ça a été la course d'hôpital, permanence, pharmacie, etc. Alors, les urgences dans les hôpitaux, c'est juste pour la frime, parce que la plupart ferme vers 20h. Pour les pharmacie, il y en a qu'une à Lausanne, sur l'enseigne on peut lire; 24/7! Ce qui veut dire, ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7, mais là aussi, de la foutaise, ça ferme à minuit. Donc, autant ne rien avoir de grave après 18h, sinon, bonne chance!

Bref, je viens de rentrer, il est presque 1h du matin. Si je veux monter à Gstaad, j'ai tout de même envie de ma douche, et me changer, parce que l'odeur des hôpitaux, c'est pas top. Donc, je ne serais pas là-haut avant 3h du matin!!! Est-ce que ça en vaut la peine? La fête aura commencé depuis des lustres sans moi, les petits groupes/affinités seront déjà formés, ou éparpillés. Bref, je serais hors jeu!

Finalement, je monterai demain... Au moins, je serais en forme. Enfin, je crois! Pour l'instant, je me languis, me creuse les méninges à me faire des films. Je me demande si je manque à qui que ce soit!!!


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93/14 - Devenir une salope...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 3 avril 2014 - 93/14 - Devenir une salope...

Je ne suis pas passée prendre le café avec ma frangine ce matin, comme on avait souvent l’habitude de le faire. En fait, le répétiteur de Math de ma nièce venait vers 15h aujourd’hui, alors je passais la prendre après l’école, à 14h45. Pas question de la laisser seule avec un type que je ne connais pas, même si sa prof le connait. Donc, je passais l’heure de son cours à lire sur le canapé, surveillant du coin de l’œil.

Après ça, je suis rentrée me plonger dans un bain chaud et je me suis accordée une petite sieste. J’avais l’intention de sortir ce soir.


Il fallait que j’apprenne à me comporter comme ces fameuses bonnes copines de certains mecs que j’ai fréquenté. Il était temps que j’apprenne à être la rêne des connasses, comme ces salopes que j’ai détesté. Regarder de haut, comme Maud me regardait, alors qu’elle venait à peine de rencontrer Pascal.

Je ne me souviens que trop bien de la manière qu’elle avait de me regarder de haut, du mépris qu’elle me faisait ressentir quant je m’approchais. Non mais, pour qui se prenait-elle! Caroline et moi sommes arrivées en avance au Time-Out. On s’est installé dans le coin habituel du bar, où l’équipe de basket avait l’habitude de se placer. On a pris un verre, question de se détendre. J’ai commencé à travailler mon regard méprisant et hautain pour voir.

Caroline a remarqué, donc je devais être au point! Normalement, vers 21h30, une grande partie de l’équipe devait être là, mais il n’y avait encore personne. J’ai commencé à paniquer. Est-ce qu’ils viendront, ou est-ce qu’on n’allait passer notre soirée assise, les deux, toutes seules, comme des idiotes? Non, ils ne nous feraient pas un truc pareille.

J’essayais de calmer les battements précipités de mon coeur et d’arrêter de regarder la porte. Mais, ça m’a fait un peu perdre de ma superbe! Ils sont arrivés vers 22h. Plus tard que d’habitude. Voilà pourquoi je déteste être en avance ou à l’heure, parce que je me mets à baliser quant les personnes avec qui j’ai rendez-vous sont en retard. J’imagine qu’ils ne vont pas venir, et que je vais passer des heures à attendre pour rien.

Pascal était dans les premiers à arriver. Wahhh. Si tout mon être semblait suivre un rythme endiablé, ce n’était pas à cause de la musique. Il était tout sourire, sa main dans mon dos et son bisou sur ma joue m’ont enflammée.

Mon rythme cardiaque avait augmenté et j’avais super chaud, mais là encore, ce n’était pas à cause de la chaleur ambiante. Quelques pouffes riantes sont entrées après eux. Elles accompagnaient l’équipe, donc elles étaient certainement au basket. Je me suis rappelée d’utiliser mon regard qui écrase rempli de mépris opaque. L’une d’elle a voulu approcher Pascal, et  il a voulu me la présenter.

Après l’avoir giflée du regard, j’ai détourné la tête pour commander à boire. Hum, ça semblait marcher, elle a reçu le message 5 sur 5 et est restée en arrière. Si Pascal a remarqué quoi que ce soit, il n’a rien dit. Je l’ai vu cherché une solution, me scrutant du regard. Quelqu’un lui a chuchoté un truc à l’oreille et elle m’a regardé encore. Je ne la regardait pas, mais je la voyais très bien du coin de l'oeil. Donc, je la voyais trépigner sur place.

Sa copine, plus gonflée, a osé une approche. Encore une fois, j'ai lancé mon regard qui écrase et l’ait dévisagée sans sympathie se mettre sur la pointe des pieds et lui chuchoter à l’oreille. Il a fait un signe de tête. Son culot m’a énervée, je bouillonnais de l’intérieur.

Dès qu’elle a tourné les talons, je me suis penchée vers Pascal pour lui demander ce qu’elle voulait. Alors qu’il m’expliquait qu’elle lui avait dit que sa copine aimerait lui offrir un verre, je les regardais d’un air moqueur en rigolant. Et paf! Après tout, on me l’avait assez fait ce genre de vacherie. J’ai surtout ciblée la fille qui voulait lui offrir un verre. Elle a dû croire qu’on se moquait d’elle et elle a rougi, gênée. Hihihi…

Pour bien enfoncé le clou, j’ai dit à Pascal que je serais vraiment furax s’il me plantait là pour aller boire un verre avec quelqu’un d’autre. Du coup, il n’osait pas me quitter. Hihihi, j’étais contente. J’avais envie de dire à la nana; “et tok”. Pascal a dit qu’il ne restait pas de toute façon, qu’il était juste passé en vitesse, Jess avait préparé à manger et l’attendait à la maison. Il crevait la dalle. Connaissant les talents culinaires de sa femme, j’ai eu pitié de lui. Il ferait mieux de passer au McDonald avant de rentrer!

Caroline pétillait de joie que Pascal soit resté vers nous. D’ailleurs, la plupart de leurs copains étaient autour de nous, et les filles se retrouvaient à l’écart, dans leur coin. Carrément jubilatoire. Fallait que j’utilise cette technique plus souvent. Discrètement, j’ai filé mes clés à Caroline. J’avais décidé de me faire raccompagné par Pascal. Je lui dirais que j’avais laissé ma voiture chez Caroline.


Mais Caroline ne voulait pas être laissée de côté, alors elle m’a chuchoté qu’on viendrait rechercher ma voiture, qu’on avait qu’à lui faire croire qu’on était venue en taxi. Normal si on avait l’intention de boire.

En partant, Pascal s’est arrêté vers les filles pour leur faire la bise. L’air narquois, je les ai dévisagé, l'une après l'autre, de haut en bas, sans un mot, les bras croisés, un petit sourire moqueur au coin des lèvres.

Ni au revoir, ni salut à plus, rien. Aussi sympa qu’une porte de grange. J’attendais c’est tout. J’étais ravie de voir la déception sur leurs visages. Caroline paraissait plus sympa que moi du coup. Je sais que comme je me comportais, j’avais l’air d’être sa nana.

Le sourire a réapparu sur mon visage dès que Pascal en a eu terminé. En sortant, je me suis adressée à Pascal en riant, et je leurs ai jeté un dernier regard amusé et le plus méprisant possible. Les laissant croire que je parlais d'elles.

En fait, j'avais juste dit; "wahh, pour passer en vitesse, c'était vraiment en vitesse!". Donc rien de marquant, et rien contre elles.

Après coup, je me suis demandée si c’était vraiment une bonne idée. Un comportement pareil était peut-être pire, ça ne ferait que les encourager à vouloir me faire mordre la poussière avec mon arrogance, non? Afff, pas envie de trop réfléchir. Jusqu’à maintenant, ça avait eu le don de me faire reculer devant ce genre de regard, alors j’espère que ça leur fera pareil.

Devant chez Caro, on a discuté un moment. On cherchait à savoir ce qui était au programme pour le week-end, mais Pascal ne savait rien. C’est toujours Thomas qui organisait tout. Comme d’habitude, Caroline a toujours le courage de poser les questions que je n’ose pas poser; elle a demandé qui était les filles de tout à l’heure.

Il ne les connaissait pas vraiment, elles semblaient connaître un des joueurs de l’équipe et venaient souvent à leurs matchs. Hum! Alors elles traînaient souvent autour d’eux! Ok. Comme elle lui a aussi posé la même question que moi, à savoir ce que l’autre lui avait chuchoté à l’oreille, il lui a répété ce qu’il m’avait dit.

Caroline a rigolé pendant presque tout le trajet de retour à ma voiture. Elle avait bien entendu remarqué mon manège. Elle m’avait trouvée atrocement fort antipathique avec ces pauvres filles. Je lui ai expliqué que ce soir, j’avais décidé d’essayer d’être aussi imbuvable que certaines filles avaient été avec moi. Pour m’aider, je n’avais eu qu’à reproduire la façon que Maud nous regardait quant elle était avec Pascal, si on avait le culot de s'approcher. Ça l’a fait explosé de rire.

Caroline allait aussi essayer, elle trouvait ça trop fort. Hihihi, l’empêche, j’étais assez contente du résultat. C’était donc ça le plaisir qu’en retirait ces garces? Bien! C’était assez jouissif de les tenir à l’écart rien qu’avec le regard.


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92/14 - Rendez-vous manqué...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 2 avril 2014 - 92/14 - Rendez-vous manqué...

 

Ma journée a été un long sans rien! J’avais rendez-vous à 13h pour emmener ma puce à l’équitation. Elle n’y allait pas, elle ne m’a rien dit. Mon neveu, son grand frère, m’a demandé de promener Dobby, donc, je suis passée chercher la petite avant d’aller chez ma soeur pour Kaya, comme ça, pendant son cours, on faisait une grande promenade. Foutu donc.

 

J’ai eu ma frangine en ligne, ne voyant pas ma nièce, et du coup, elle m’a demandé de passer lui faire une lettre, et des corrections sur une autre.  Bref, comme après-midi fichu, c’était fichu. J’étais crevée de n’avoir pas assez dormi, donc, je ne rêvais que de rentrer dormir un peu avant ce soir.

 

J’avais promis à Thomas de passer un moment chez lui. Ça aussi, c’était râpé du coup, j'étais bien trop épuisée d'avoir passé la journée à trotter!

Vers 16h, en rentrant enfin, j’ai eu l’idée de passer chez le chinois du coin, pour acheter quelques trucs pour pouvoir préparer du “Foeu”. Trop de circulation, alors j’ai fait demi-tour. En arrivant à la maison, j’avais un mal de tête à me jeter parterre, et c’est là que j’ai réalisé que j’avais rendez-vous chez le médecin pour vérifier ma tension.

 

Le cabinet se trouvait à 2 pas du chinois, et je suis passé devant!!! J’étais passée chez le médecin la semaine passée pour mes médics pour la thyroïde et il a fait un rapide check-up, et m’a appris que ma tension était beaucoup trop haute. Presque le double de la normale.

 

Le médecin a été étonné que mon médecin n’ait rien remarqué. Je risquais un anévrisme à tout moment. En fait, mon médecin prenait ma tension une fois par semaine, mais, je ne crois pas qu’elle m’ait donné quoi que ce soit pour ça. De toute façon, si elle ne m’a pas expliqué à quoi servait les médics qu’elle me prescrivaient, je ne les ai pas pris. Je n’aime pas avaler toutes ses horribles pilules. Mais sincèrement, elle ne m’avait pas dit à quel point c’était sérieux.

 

J’avais donc rendez-vous pour vérifier si la posologie qu’il m’avait donné était suffisante. Je suis donc arrivée chez lui avec une heure de retard. Il m’a quand même prise. Ma tension avait un peu baissé, donc il m’a demandé de prendre 2x ce qu’il m’a prescrit, et on re-vérifie lundi. Il m’a dit que ce n’était pas bon pour mon coeur non plus.

 

Je suis rentrée sur les rotules. Je n’avais qu’une envie; dormir! J’ai donc annulé avec Thomas en repoussant à demain. Hum, je sais que demain, je n’aurais pas envie de sortir, parce que je n’ai pas trop envie de croiser Pascal, je ne me sens pas au mieux de ma forme, moche, en plus ces temps-ci, mes cheveux font ce qu’ils veulent. Bref, je manque de confiance. Je compte me retaper pour ce week-end.

 

Tard dans la soirée, Thomas et moi avons passé plus d’une heure au téléphone. Il me disait de faire attention à ne pas me lancer tête baisée dans une histoire. Pour Thomas, je ne suis pas encore prête. Je pense qu’il faisait référence à Steven. Avant de raccrocher, je lui ai dit que je monterais au chalet ce week-end et que je ne voulais pas que Caro scouate ma chambre. Ça l’a fait rigoler. Il fera en sorte qu’elle regagne sa propre chambre.

 

Hum, j’ai pas pu résister à l’envie de faire un petit tour chez Pascal… Sa femme regardait la télé, Pascal n’était pas à la maison. Je n’ai pas voulu sillonner tout le canton à sa recherche. Pas envie de rentrer le coeur brisé. J’ai eu du mal à dormir ce soir encore, perturbée à me demander ce que Pascal faisait, où est-ce qu’il pouvait traîner encore!

 

Pas trouver le temps de répondre au gentil message de Steven. Quant j’y ai repensé, c’était trop tard pour le faire.


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91/14 - Ramper à ses pieds?

Publié le par JaneDo


Mardi, 1 avril 2014 - 91/14 - Ramper à ses pieds…

La séparation c'est trop dur. Je n'en peux plus. J'ai beau essayer de me raisonner, de me persuader que la meilleure des choses à faire, est de tourner la page, je n'y arrive pas. J'ai envie de le voir, besoin de le voir. Ses baisers me manquent, ses caresses, sa tendresse. Pascal me manque.

Je n'arrive pas à envisager la vie sans lui. Je veux qu’il me prenne encore dans ses bras qu’il me murmure que je suis la seule qu’il aime, que je suis belle. Je veux l’entendre encore me dire qu’il m’aime à la folie. Que son coeur a besoin de moi.

Quoi que je fasse, il reste dans mes pensées, me hantent. Je le désir. Mon désir de lui brise ma résistance. Je suis comme une droguée sans son fixe. J’ai besoin de lui. Ce week-end, je me jetterais à ses pieds. Je me fou de ma fierté, je m’en tamponne, tout ce que je veux, c’est lui.

Pourtant, je prie pour qu’il ne me rejette pas… je ne m’en remettrais pas. Je trouverais le bon moment… En attendant, avec les dernières effluves de raison, je vais essayer de me convaincre de ne pas me rabaisser à ce niveau.

Mais, si je n’y arrive pas, alors pourquoi continuer à souffrir pour rien? Je me fou qu’on prenne pour une idiote. Je ramperai comme jamais. Quitte à devenir une limace pro! Autant laisser mon penchant pour lui prendre le dessus. Ça ne sert à rien de crever dans mon coin, je me fais seulement du mal.


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Lundi - 90/14 - Je surnage...

Publié le par JaneDo


Lundi, 31 mars 2014 - 90/14 - Je surnage…

Rien de spécial aujourd'hui, je suis toujours au fond du bac. J'ai  bossé un peu, mais j'étais trop déprimée pour vraiment fournir un travail efficace. Tout ce que je fais respire la tristesse. Bon, d'un côté, ça me défoule. Le soir, après le souper, après avoir ramené Lilice, je me suis forcée à aller prendre un verre avec Thomas.

On a téléphoné à papa pour son anniversaire. Sourire. On aurait dit qu'il ne voulait pas racrocher. Il aimerait des nouvelles du frangin. On a alors appelé Mark, mais il est encore fâché, alors il n'a pas voulu appeler papa. Le con. Quant il ne sera plus là, il verra à quel point son atitude est idiote.

Heureusement, il n'étais pas seul, il y avait un copain à lui, ce qui l'a empêché de me cuisiner sur Steven. Parce que, dès que son copain a quitté la table une minute pour aller chercher une bière, il a commencé à me poser des questions. J'espère que ma morosité ne se voyait pas, j'avais pris mon masque de bonne humeur sous le bras.

Je ne suis restée qu'une petite heure.J'étais contente de retrouver mes pénates. J'avais oublié de regarder ma série préférée; The Walking Dead. C'est l'avant-dernier épisode de la saison 4, donc, à ne pas manquer. J'ai donc regardé ma série, puis aussi le dernier épisode, de Revenge, l'épisode 17 de la saison 3.

Insomniaque, je n'arrivais à dormir, alors j'ai lu, puis peints un moment avant de tomber vers les 7h du matin.


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