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142/14 - Complètement aveugle!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 22 mai 2014 - 142/14 - Complètement aveugle!

Argh, je me sentais comme le temps… incertain! Hier et avant hier, il faisait beau, chaud, aujourd’hui, le temps est maussade, comme mon humeur. Il fait chaud, mais la pluie est à l’honneur. La discussion avec Thomas avait des répercutions, je ne pensais qu’à ça, me posant des tonnes de questions.

Quelque part, je savais pertinemment que Thomas avait raison, mais, arfff, comment faire! Je ne voulais pas lâcher prise. Je n’arrivais pas à me raisonner.

Puis, surprise, Pascal m’a appelé, juste pour bavarder. Il avait une réunion, sa nouvelle secrétaire est venue le lui rappeler. Curieuse, je lui ai demandé de quoi elle avait l’air. Il a dit que c’était une belle femme, elle devait avoir entre 45-50 ans. Ses longs cheveux blonds tombaient librement sur ses épaules et dans le dos. Elle ne les laquaient pas comme certaines femmes, ce qui donnaient un aspect de choucroute. Pascal la trouvait séduisante.

Inutile de cacher que j’ai ressenti une petite pointe de jalousie.

  • Alors comme ça, ta nouvelle secrétaire te plaît? Hummm… Mariée? Célibataire?
  • Je ne sais pas.
  • Tu rigoles? C’est marqué dans son curriculum, tu ne peux pas ne pas le savoir.

Pascal a rigolé, puis il a dit qu’elle était divorcée, sans enfant. Intriguée par cette petite cachoterie, je lui ai demandé s’ils se faisaient du rentre-dedans.

  • T’es folle! Ce serait du harcèlement! Ce n’est pas une bonne idée de fréquenter une femme avec qui on travaille. Ce serait une grosse erreur.
  • Comme celle de fréquenter Caroline quant elle travaillait avec toi?
  • Petite guêpe! Tu pointes où ça fait mal hein? Ouais… c’était une erreur.
  • Pas tant que ça, puisque c’est toujours quelqu’un qui compte pour toi.

Il n’a rien dit. Sa charmante secrétaire est venue à nouveau lui rappeler que la réunion allait commencer. Je me suis permise de lui demander ce qu’il faisait ce soir et demain soir. Je n’ai pas osé aller jusqu’à lui demander si on se voyait, ç’aurait été un peu trop.

Il était sur-booké ces jours, ce soir, il allait manger avec 2 collègues de Suède, en visite jusqu’à samedi. Il espérait ne pas faire tard, mais après, il rentrait. Ça a eu de la peine à sortir, mais il a fini par me dire que Jess se préparait à partir, alors il se devait d’être à la maison.

Amusé, Pascal m’a raconté qu’il aurait été plus facile de tout préparer et d’envoyer par caisse en une fois, mais avec Jess, ce n’était juste pas possible. Elle semblait stressée et préparait des caisses, puis tenait à les faire expédier, sans attendre d’avoir tout fait. Ça l’a rassurait qu’il soit là.

  • Arh, comme j’ai envi d’un gros câlin! Si tu pouvais apparaître comme par magie… J’aurai bien pris un petit bol de câlins.

Ça m’a fait rigoler. Tout en continuant à discuter avec lui, alors que sa secrétaire venait le presser pour la réunion, j’avais fait demi-tour pour foncer en direction de son boulot.

  • Arrrh, il va falloir que j’y aille petit coeur. Sinon, je crois qu’elle risque de venir m’extirper de mon fauteuil par les oreilles!

Pascal a rigolé à l’idée. Moi aussi. J'adore l'entendre rire. Alors, je lui ai dis que j’étais en bas, s’il tenait toujours à son bol de câlins. Il n’en revenait pas. Je lui ai dis que j’étais en ville, alors c’était facile de vite passer à son bureau. Il m’a demandé d’entrer, qu’il descendait. La réception était souvent encombré de monde, alors je ne voulais pas.

En moins d’une minute, Pascal était là. Le sourire scotché d’une oreille à l’autre, il m’a serrée très fort pendant une minute entière. J’ai voulu me retirer, il devait retourner au boulot et je ne voulais pas le retarder.

  • Non… Reste… Restons encore un petit peu comme ça… c’est tellement bon…

Il continuait à me presser contre lui et m’a fait un petit bisou sur la tempe. J’avoue qu’il n’était pas le seul à trouver ça bon. Je me sentais fondre, c’était en effet tellement bon. Il a resserré son étreinte en me murmurant à l’oreille qu’il fallait hélas qu’il y aille, qu’il était heureux que je sois passée et qu’il adorait mes petites surprises; “Si je pouvais, je t’embrasserais. T’es tellement adorable.”.

J’étais assez fière de moi, pendant… une bonne minute, puis, j’ai repensé à ce que m’avait dit Thomas et j’ai déchanté. Peut-être que je n’aurai pas dû? Plus aussi sûre de moi depuis ma discussion avec Thomas, je l’ai appelé pour lui demander conseil. Pour savoir si c’était une connerie d’être venue voir Pascal.

  • Oui et non… oui, parce que tu te montres trop facile, non, parce que ça lui a apparemment fait très plaisir. Jane, il y a un truc que je… tu fais quoi ce soir? Tu viens boire un verre avec nous? Pascal ne sera pas là.
  • Afff, je ne sais pas… Oui, je sais qu’il ne sera pas là, il mange avec les 2 visiteurs de Suède.
  • Les visit… oui, Karl et Ingrid!

Je n’avais aucune envie de sortie, ça m’emmerdait. Tout ce que je voulais, c’était rester tranquille à la maison devant la télé. Peut-être peindre un peu. Je dois peindre les cadres de ceux que j’ai terminé, et ensuite les vernir. Après ça, je pense me replonger dans mon Mary Higgins Clark;  “Avant De Te Dire Adieu”. Hum, on dirait une prémonition!

Après la journée marathon que j’avais eu, je n’aspirais qu’à un peu de tranquillité. J’étais contente que Pascal ne sort pas, sinon, je crois que je serais sortie. Ce qui fait que, ce soir, je peux lire jusqu’à plus soif.

Perplexe par le fait que Thomas ait l’air si concerné par ce qui se passait entre Pascal et moi, j’ai entrepris de  suivre Pascal. Hum, j’ai compris ce qui perturbait Thomas, Pascal ne mangeait pas avec les 2, mais seulement avec Ingrid. J’étais aussi étonnée qu’elle soit si jolie. De longs cheveux blonds vénitiens qui lui tombaient jusqu’aux fesses. Arhhh, oui, elle était assez mignonne!

J’ai failli avoir une crise cardiaque quant on a frappé contre mes vitres! Caroline! Elle était en planque et suivait elle aussi, l’homme de notre vie. Elle voulait voir de quoi avait l’air cette Ingrid. Comme moi, elle la trouvait un peu trop jolie. On était toutes deux plutôt dévastées.

Au lieu d’être un squelette ambulant, Ingrid était une fille bien en chair. Tout à fait le type de fille que Pascal aime!

Thomas a dû se douter que je le suivrais, dès le moment où il a eu le malheur de me donner le nom du restaurant. Thomas s’est donc  pointé au restaurant, pour se joindre à eux. Ou avait-il rendez-vous avec eux? Non, sans doute pas, parce qu’ils n’avaient pas l’air de l’attendre, ni très content de le voir en fait. Thomas leur a collé aux culs jusqu’à la fin du repas. Ensuite, c’est lui qui a raccompagné Ingrid.

Demain, je demanderais à Thomas de m’expliquer ce qu’il faisait là… C’était quoi ça? Et pourquoi ne m’a-t-il rien dit?

J’ai suivi Pascal jusque chez lui, et ensuite, comme convenu avec Caro, j’ai été prendre un café chez elle. On a parlé de long en large de nos craintes de voir Jess rentrer aux Etats-Unis. Elle aussi trouvait que Pascal avait beaucoup changé. Plus incisif, plus distant, il semblait couvé une révolte intérieur. Il nous inquiétait beaucoup.

Dire que Pascal avait semblé si heureux de me voir ce matin, et entre deux phrases, il avait réussi, haut la main, à me mentir. Je n’y avais vu que du feu. Je suis trop naïve. Je l’avais trouvé si sincère, si tendre, je n’avais rien vu dans son expression, ni dans ses yeux. Je dois être devenue complètement aveugle! Stupide!


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141/14 - Contre ma volonté!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 21 mai 2014 - 141/14 - Contre ma volonté!

J’avais raison, Thomas voulait me parler. Quant à savoir si c’est de la part de Pascal! Il m’a dit de laisser aller, de lui laisser de l’espace, sinon, je risquais de l’agacer. Que ce n’était pas à moi d’aller au devant de lui. Je devrais me forcer à attendre qu’il vienne à moi.

  • Il est peut-être un peu paumé, mais je suis presque certain qu’il cherche… sa place. Son espace, être libre.

Thomas croit qu’il tient toujours énormément à moi, mais ça peut changer si je continue à me montrer toujours à sa disposition, toujours si conciliante, si acquise. Pascal n’a pas à se battre pour moi, ni à essayer de gagner mon amour, c’est du tout cuit, et à sa disposition. Il sait que c’est dur, mais je ne devrais pas faire comme sa soeur, et lui faire des scènes, essayer de le maîtriser. Je perdrais mon temps.

Venant de lui, je n’étais pas certaine de ses raisons. Est-ce qu’il était le porte-parole pour Pascal ou Jess?

Je ne devrais pas le laisser se permettre tout et n’importe quoi. Encore faudrait-il que je sache ce que je veux vraiment. Il pense que je devrais profiter du fait que je compte encore beaucoup, pour prendre mes distances. Attendre. Attendre de lui manquer, qu’il me cherche, qu’il vienne de lui-même.

Thomas avait donné les mêmes conseils à Jess, mais elle n’a pas écouté. Maintenant, Pascal ne la supporte plus. Elle avait perdu, et n’avait plus qu’à s’en aller. Elle retournait à New-York. Elle n’avait plus rien à faire ici. Tout ce qu’elle avait entreprit avait raté, et n’avait fait que lui porter sur les nerfs.

J’avais parfois fait pire que Jess et pourtant, Pascal m’avait toujours pardonné, avait toujours passé par-dessus. Donc, il doit certainement m’aimer plus que je ne l’imagine. Il avait toujours tout encaissé venant de moi!

Thomas était persuadé que c’était ce que j’avais de mieux à faire. Comme moi, il savait que Pascal voyait d’autres filles. Je lui ai dit que Pascal avait eu le culot de me dire en face l’autre jour qu’il avait rendez-vous avec Elodie. Ça m’avait scotché. Pour Thomas, c’était clair que Pascal pense qu’il peut tout faire et tout dire, que je ne me formaliserai pas. Je dois lui montrer le contraire, sans faire de scène.

Thomas me conjure de prendre du recul, il sait combien j’aime Pascal. Il m’a dit d’éviter de trop être autour de lui pendant un certain temps. Que si je suis au même endroit que lui et que je le vois avec une autre fille, je ne dois en aucun cas, lui faire croire que tout va bien. Si je tombe sur lui, pareil.

  • Tu dois lui faire sentir qu’il t’a blessée, et t’en aller… Pas lui laisser l’occasion de te bassiner! Je te garanti qu’après, il passera le reste de la soirée à penser à toi. Il passera une mauvaise soirée. Si tu restes, c’est lui qui, mal à l’aise, risque de partir avec sa dulcinée et te laissera te morfondre, alors que lui n’y pensera plus. De plus, petit truc que tu dois sûrement savoir… tu ne dois en aucun cas rester dans le même “carré”,  sinon, ça voudrai dire que tu acceptes la situation!
  • Et si je lui fais une scène? Que je lui demande des explications?
  • A quoi ça te servirait? Ça risque de l’agacer? En plus, ça ne ferait que le rapprocher de l’autre fille! Ils se verront ailleurs pour éviter de tomber sur toi! En plus, tu donnera les munitions nécessaires à la fille pour pleurnicher si tu t’attaque à elle, te critiquer… En plus, elle se sentirait investie de la mission de soutenir son chéri! Est-ce que c’est vraiment ce que tu veux?

Tout ça, je le savais déjà, je n’avais pas besoin de lui pour me le dire. Quoique, j’avais un peu oublié ces derniers temps. J’aurai voulu lui demander ce que j’aurai dû faire quant il m’a balancé ça au téléphone. Mais, j’aurai eu l’air un peu tarte. C’est lui qui est venu sur le sujet, et il m’a dit que j’aurai dû raccrocher et ne pas le voir.

Tout le contraire de ce que j’avais fait quoi!

Thomas a assuré qu’il me disait ça pour mon bien. Il avait beaucoup parlé avec Pascal ces temps, il l’avait entendu se prendre la tête avec Jess. Il s’était rendu compte que Pascal ne savait pas très bien où il en était, qu’il était complètement perdu. Furieux aussi. Extérieurement, il a l’air calme, mais intérieurement, il boue de rage. Il ne laissera personne tenté de le brider.

Cette discussion avec Thomas m’a achevée. Je suis rentrée déprimée à mort! Pourquoi est-ce que Thomas avait jugé utile de me parler de tout ça? Pourquoi? Tout ça me semblait trop bizarre. J’ai eu envie d’appeler Pascal, juste parce que j’avais besoin de l’entendre, ça m’aurait rassurée. Mais après la conversation avec Thomas, je n’ai pas osé. Thomas avait peut-être raison…?


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140/14 - Pas d accord!

Publié le par JaneDo


Mardi, 20 mai 2014 - 140/14 - Pas d’accord!

Pour finir, j’ai repoussé le rendez-vous avec Thomas de ce soir, à demain. On aura plus de temps. J’avais seulement la flegme de sortir, à part pour promener le chien. Je ramène ma petite puce Dobbilie chez David demain soir.

Demain aussi, vers 13h, rendez-vous avec ma puce pour son cours d’équitation, donc j’en profiterai pour faire une longue balade autour du ranch avec la chienne.

J’avais vu juste, Thomas voulait bel et bien me parler. Thomas voulait bel et bien me parler. Donc, on a un peu discuté par téléphone.
Concernant Pascal, il connaissait la situation et savait ce que je traversais. Thomas me conseille de laisser aller. Il m’expliquera plus en détail quant on se verra. Mais, je voyais où il voulait en venir, mais… j’étais pas du tout d’accord!


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139/14 - Acheter une paire de couilles pour Mathieu!

Publié le par JaneDo


Lundi, 19 mai 2014 - 139/14 - Acheter une  paire de couilles pour Mathieu!

Coucou Babe, je t’aime tu sais!” … Je ne comprends pas. Je ne crois pas être à côté de la plaque, pour moi, Pascal me donne de l’espoir là? Pourquoi? Parce que, de l’autre côté, il me fait très bien comprendre que je ne suis qu’une des femmes qu’il fréquente! Je me demande s’il fait la même chose avec les autres? Avec Caroline?

Thomas les avait entendu se prendre le chou hier soir. Il ne sait pas que j’étais aussi sur place, et je me suis bien gardée de le lui dire. En discutant avec lui, j’ai appris que Pascal avait eu le projet de déménager, si sa femme comptait rester chez lui. Il avait trouvé un appartement au même endroit que la dernière fois, c’est-à-dire, que Michael et Pascal auraient été voisins.

D’après Thomas, Jess rentre finalement aux Etats-Unis… Thomas pense que c’est mieux pour tout le monde. Que ça fera moins d’histoires! Il se pourrait que l’éloignement les rapprochent. Bon, ça, ça faisait moins plaisir. D’abord, j’ai été super contente, puis… moins… beaucoup moins! Ça allait être la java chez lui!!!

Depuis quelques temps, chaque lundi je passe chercher ma nièce à l’école pour la ramener à la maison, pour ses cours de répétitions pour les examens à venir. Donc, comme d’hab, petit course, et j’ai donné un coup de main à ma frangine pour préparer le dîner de ce soir. A 18h, j’ai été chercher l’autre nièce, Lilice et sortir le chien.

De retour à la maison, je me suis plongée dans la lecture. J’étais crevée, et rien ne me fait plus de bien que lire.

Ma frangine a téléphoné à mon ex, Mathieu, pour son audience de mercredi, à propos de la pension de la petite.  Comme la majorité des pères, Alain n’a pas encore digéré le divorce et fait la gué-guerre à l’ex femme, et fait tout pour ne pas payer la pension de leur enfant. Mathieu n’a pas le courage d’affronter Alain!

Non mais, faudrait lui acheter une paire de couilles sur Ebay ou quoi! Il pense qu’Alain l’aimait bien? S’il savait comme il se trompe!

La jalousie des uns et des autres font qu’ils le traitent tous de crétin. Personne n’imagine comme il était gentil et comme j’étais bien avec lui. Ils pensent tous que ce n’est qu’un mou, sans caractère, manipulable. Bref, ils l’imaginent à leurs propres images! Ils font un transfert! Pauvre Mathieu, trop crédule.

Demain, Thomas m’a invitée à manger un petit truc avec lui après le basket. On ira surement dans une pizzeria, les seuls ouvert jusque tard. J’ai l’impression qu’il veut me parler de quelque chose qu’il ne voulait pas mentionner au téléphone. On verra bien!


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138/14 - Pas de fumée sans feu!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 18 mai 2014 - 138/14 -   Pas de fumée sans feu!  

Ok! Petite remise en question. Pascal n’est pas mon petit ami, je ne suis qu’une des femmes qu’il fréquente. Il est marié, ça, ce n’était pas un mystère. J’ai même été à son mariage. Donc, je n’ai pas de reproches à lui faire, pas de récriminations, il ne me doit pas d’explications, ni de comptes. Bref, une chance qu’il veuille encore me voir. Qu’il semble devoir s’expliquer, ou se justifier, c’est qu’il m’aime beaucoup, qu’il tient à moi.

C’est un plus que je dois considérer comme un cadeau du ciel. Voilà, un petit tour d’horizon dans ma tête, question de me remettre les idées en place.

Comme samedi soir, on pouvait faire nettement mieux que d’être coincée dans un bureau, planquée dans une armoire. Pas franchement reluisant. Pour l’heure, l’armoire restait ouverte en cas de la nécessité d’une retraite subite. Je restais scotchée à la porte à écouter Pascal et sa femme se prendre la tête. Le week-end à Paris avec Barbie n’avait été qu’un subterfuge pour essayer de choper son mari en flagrant délit. Mais à quoi ça aurait servi?

Jess était persuadée qu’il n’était pas seul. Hier, en rentrant plus tôt que prévu, elle avait surpris Caroline installée dans son canapé. Pascal a tout d’abord tenté de calmer le jeu. Voix calme, voix douce, mais rien à faire, Jess montait les tours. Elle a été vérifier dans sa chambre, pour être sûre qu’il n’y avait pas une autre femme cachée sous les couvertures.

Je suis toujours étonnée de voir que la plupart du temps, personne ne pense à regarder sous le lit. Ni dans les autres pièces d’ailleurs. Ou peut-être seulement Jess! Moi j’aurai regardé partout.

Pascal semblait en avoir par dessus la tête de ces discussions. Il lui a rappelé que ce n’était pas la première fois qu’elle lui faisait des retours surprises, et il ne savait pas pourquoi il continuait à accepter ses crises. C’est elle qui avait voulu continuer cette mascarade, que lui voulait tout simplement y mettre fin, et divorcer. Qu’elle l’avait piégé dans un mariage auquel il ne tenait pas. Bien sûr, il tenait à elle. Elle était spéciale pour lui, le serait toujours.

Qu’il avait rencontré quelqu’un à qui il tenait par dessus tout, mais ce mariage avait fini par tout gâcher. Et lui avait coûter sa relation avec cette personne. Qu’il avait perdu plus qu’elle. Ce n’était pas parce qu’il ne disait rien, qu’il ne lui en voulait pas. C’est pas parce qu’il essayait de faire en sorte que tout le monde soit content que ça ne l’avait pas atteint.

Pascal voulait qu’elle s’en aille, qu’elle déménage, il ne pouvait plus supporter de l’avoir tout le temps dans les pattes, ça le rendait désagréable et agressif avec elle.

Il avait été manipulé, utilisé, blessé, et tout le monde semblait trouver ça normal. Qu’il devait se contenter d’une petite excuse, et bien, ça ne suffirait jamais. Il lui a demandé d’arrêter son cirque. Il en avait assez. Jess semblait désespérée, triste, jalouse. Oh la la, je connaissais si bien ces sentiments! Elle disait l’aimer, qu’elle essayait de se raisonner, mais qu’elle avait par moment du mal à vivre comme ça.

Bref, ça a duré des heures. Trois heures enfermée dans un bureau à attendre! En fait qu’est-ce que j’attendais? Elle n’allait pas s’en aller, donc? Et même si elle le faisait, je ne pourrais pas rester, ce serait vraiment pousser mémé dans les ortilles. En attendant, la tension m’avait fichu des courbatures dans les bras et les jambes. Je n’en pouvais plus.

Pascal semblait tasser la colère qui couvait en lui, cela s’entendait dans sa voix. Je crois que Jess s’est mise à pleurer et qu’elle s’était réfugiée dans les bras de son mari. Le silence et les reniflements qui ont suivi indiquaient que Pascal la consolait. Je ne pouvais qu’attendre.

Il était plus de minuit, plus de 3h que j’étais cachée dans le bureau, l’oreille collée à la porte. Je devais attendre un peu pour être sûr qu’ils soient endormi et je pourrais enfin tenter de me glisser hors de la maison. 20mn plus tard, Pascal a passé la tête dans le bureau. J’avais pris place dans le fauteuil du bureau, la tête posée sur mes bras en croix. Fatiguée, mais je savais qu’il ne fallait pas que je m’endorme.

J’ai donc filé et il a fermé derrière moi. Il a chuchoté qu’il m’appellerait le lendemain. Je n’y comptais pas trop. C’était le genre de truc qu’on dit comme ça, sans vraiment le penser. Pas de bisou volé, rien. Juste nos mains qui s'effleurent.

Pffff, en rentrant, j’ai dû sortir la chienne en vitesse, la pauvre. Ensuite, raide, je me suis jetée au lit. J’étais naze. Mais, j’ai eu beaucoup de mal à dormir, je repensais à tout ce que j’avais entendu. J’avais même enregistré certains passages, jusqu’à ce que mon natel m’avertisse que je commençais à manquer d’espace.

A mon réveil, j’ai à nouveau sorti la chienne dans les bois. Des idées de peintures jouaient la farandole dans ma tête. Dès que je rentrerai, je me lancerais dans la réalisation. Il y en avait surtout une qui me trottait dans la tête depuis plusieurs jours; quelques personnes sur le bord du toit d’un immeuble regardant une explosion de gaz. Je voulais le faire avec du Bleu et du jaune.

Finalement, j’ai tout fait dans les bleus. J’ai aussi fait les poteries et bouteilles qui me trottaient dans la tête.

Pascal me manque. J’aurai bien aimé avoir des nouvelles, mais il avait sa vie, je n’en faisais pas partie. Grâce à sa crise d’hier soir, Jess avait la chance de passer la journée avec Pascal. Il sera sûrement très gentil avec elle. Tendre même. Comme je l’envie. Pour ne pas jeter de l’huile sur le feu, je ne lui ai pas envoyer de sms.

En début de soirée, Pascal m’a envoyé un message qui n’a fait qu’aggraver le manque; “Coucou Babe, je t’aime tu sais!”.


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137/14 - L ombre d Elodie!

Publié le par JaneDo


Samedi, 17 mai 2014 - 137/14 - L’ombre d’Elodie!

Pascal a appelé vers 22h30 pour dire qu’il serait à la maison vers 23h. 11pm it is! J’ai foncé. Tout le long du chemin en allant chez lui, j’ai réalisé que je n’avais pas envie de dormir chez lui, parce que je ne voulais pas passer après sa Elodie. Je n’avais pas du tout apprécié qu’il ait osé me balancer son rendez-vous avec Elodie.

Je n’aurai tout simplement pas dû accepter de le voir. Il n’avait qu’à rester avec son Elodie après tout. Je me sentais légèrement dégoûtée. Pascal était déjà arrivé et se changeait. J’ai tout de même attendu qu’il vienne m’ouvrir. J’adore qu’il m’ouvre. J’espérais faire passer mon découragement et retrouver un peu de… la flamme habituelle.

Ça a marché les premières secondes. Il était tellement chou, ses yeux sont si magnifiques, et son sourire, j’en parle même pas. Malgré toutes ces années, ça me plombe toujours le coeur tellement je l’aime. Puis tout le poids de la situation m’a à nouveau démoralisée.

Pascal a essayé de me prendre dans ses bras, mais je me suis dérobée. Il la tenait surement elle juste avant, alors je n’en avais pas envie. Il a tout de suite senti que quelque chose n’allait pas. Il a encore essayé de manière détournée, mais une fois de plus, j’ai esquivé ses tentatives.

Je me suis excusée de lui avoir fait écourter sa soirée avec son Elodie, et qu’il devrait retourner où il avait envie et prévu d’être ce soir. C’était une grosse erreur d’être venue parce que je me rendais compte que je n’avais pas vraiment envie d’être avec un type qui venait de sortir des bras d’une autre.

Rhhhh, horrible, mais j’avais l’air de lui faire une scène. C’était proprement lamentable. A cause de ça, j’avais envie de fuir aussi vite que possible avant de me ridiculiser plus.

  • Jeeez, tu me fais une scène? Il a rigolé. C’est bien la première fois!

Il avait une très mauvaise mémoire, parce que dans mes souvenirs, je crois que j’ai dû lui en faire plus d’une. En tous cas, j’ai dû m’humilier plus d’une fois. Rhhh, vite, prend la fuite ma fille, vite avant d’en remettre une couche.

  • Bras de rien du tout. Je ne l’ai ni pris dans mes bras, ni embrassée si c’est ce que tu sembles…
  • Je veux pas savoir…
  • Non? Alors, tu restes?
  • Non… Je ne me sens pas d’humeur… Après une seconde de réflexion, autant jouer la carte de la vérité. Je me sens triste. Alors, pas de très bonne compagnie.

Pascal m’a forcé à m’asseoir. Il a expliqué qu’il ne voulait que rentrer après le boulot et la natation. Il n’avait aucune envie d’aller traîner dehors, il se sentait aussi bien à la maison, et encore mieux si j’étais avec lui.

Ouais, c’était gentil. Peut-être qu’il aurait réussi à me convaincre une autre fois, mais pas ce soir. Pascal a continué en expliquant qu’il n’avait pas l’intention de sortir ce week-end, mais plutôt profiter de l’absence de sa femme pour se reposer et retrouver ses marques. Il n’avait pas eu l’intention de voir Elodie non plus, c’est pour ça qu’il avait fait d’une pierre deux coups, et qu’elle l’avait accompagné ce soir.

Avant que je ne lui poses la question, il m’a dit qu’il n’avait pas l’intention de passer chez Elodie, ni d’y dormir si c’est ce que j’avais imaginé. Il ne pensait qu’à rentrer. Je ne le croyais pas. Tout de même, petit à petit, je commençais à me ramollir. Mais avec son natel qui n’arrêtait pas de sonner, de recevoir messages sur messages, tout s’est effondré.

L’empêche, j’avais une tonne de questions à propos d’Elodie et de Maud, mais je n’ai pas osé les poser! Il fallait quand même que je sache ce qui se passe...

Pascal a mis son natel sur silencieux. Il n’avait pas l’intention de répondre. Il a réussi à me persuader de rester. Mais, on était d’accord, je ne dormais pas chez lui. C’était difficile de lui résister, mais je ne voulais pas faire l’amour avec lui. Fatigué tous les deux, je suis partie vers les 3h du matin.
 
Pascal avait une journée chargée, entre ses copains, la natation et sa répétition avec son pote Varios. Le groupe jouait samedi soir, mais Pascal ne pouvait pas les accompagner, il avait un truc avec son équipe de basket. Il sortait un moment avec ses copains après le basket. Pascal ne m’a pas proposé de l’accompagner, je n’ai pas demandé non plus.

On a prévu de se voir vers 21h. Une petite soirée en amoureux. Je pense qu’il voulait se rattraper pour hier soir, à cause de son rendez-vous avec Elodie. J’avais eu le temps de me reposer toute la journée, et j’étais de meilleure humeur. Je me réjouissais presque trop. Pas question de tout gâcher comme je l’avais fait le week-end passé.

On avait décidé de se commander chinois, question de ne pas perdre du temps dans la cuisine. J’espérais lui faire passer une bonne soirée, pour faire oublier ma scène d’hier soir et mon humeur maussade. Je voulais lui rappeler les bons moments qu’on passait quant on était ensemble.

Le début de soirée était comme je l’avais rêvé… Hélas, dès que la nuit à commencer à pointer le bout de son nez, alors que je commençais à me sentir à l’aise et super heureuse d’être là… Jess est arrivée! Elle n’était pas partie à Paris comme prévu. Elle voulait le prendre la main dans le sac… Panique à bord!

Il ne fallait pas qu’elle sache que j’étais là, alors j’ai dû me cacher. J’ai passé les heures suivantes planquée dans le bureau…


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136/14 - Vérité blessante!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 16 mai 2014 - 136/14 - Vérité blessante!

Jess est absente tout le week-end, donc Pascal devait être plus disponible. Pourtant, j’avais parlé à Pascal aujourd’hui, mais il ne m’a pas proposé de passer, ni qu’on se verrait dans la soirée. Rien. J’avais envie de le voir. Malgré tout, j’avais quelques doutes sur l’absence de sa femme! Après le petit coup d’hier soir, j’étais persuadée que Jess ferait un retour inopiné, question de lui faire la mauvaise surprise.

Persuadée qu’il avait sûrement déjà planifié quelque chose pour la soirée, alors j’étais un peu à cran. En tous cas, ce n’était pas avec moi. A la pêche aux renseignements, j’ai appelé Caroline. Elle ne savait pas ce qu’il faisait. Ça, ce n’était pas habituel. Elle m’a raconté l’engueulade avec Jess, et la manière dont elle avait été douchée sous les insultes. Mezzo tout de même, parce que Pascal était présent. Il a tenté de la calmer, mais Jess était remontée comme une horloge.

Caroline a dû partir avant que ça ne dégénère encore plus. Pascal l’a accompagnée jusqu’au bout du jardin alors que Jess continuait à l’invectiver. Il s’est excusé. Elle a fait mine de partir, mais elle était bien trop curieuse. Elle voulait voir la pièce, donc elle est revenue sur ses pas.

Elle ne pouvait pas très bien entendre ce qu’ils se disaient, mais d’après les gestuelles, ça avait l’air de sérieusement flamber. Puis, soudainement, les choses se sont calmés, ils se sont assis côte à côte, et ils ont discutés longuement. Elle m’a dit que Pascal n’avait pas dormi tout seul. Grhhh.

Thomas était arrivé alors qu’ils s’engueulaient. Ça a eu l’air de le marquer, il a
vait même failli descendre à plusieurs reprises. Caro l’avait vu plus d’une fois aller jusqu’à la porte communicante, puis revenir sur ses pas. Il a été soulagé de voir les choses se calmer.

J’ai essayé d’appeler Pascal, mais il n’a pas répondu, alors j’ai envoyé un message. Puis deux. Je n’ai pas osé un troisième. Ça aurait fait un poil désespérée. J’ai attendu en me rongeant les ongles. Mon imagination allait prendre son envol et j’allais me sentir très déprimée s’il ne rappelait pas. Ça voudrait dire qu’il voyait une autre fille.

Une heure plus tard, enfin un message. Pascal me disait qu’il était au club de natation. Il venait de voir mes messages.

L’oreille collée à mon natel, j’écoutais attentivement sa voix. Je cherchais toute modulation qui pourrait signifier qu’il mentait ou cherchait à me cacher quelque chose. Pascal ne me proposait toujours pas de passer vers lui, ni chez lui, alors je lui ai demandé ce qu’il faisait après. Là, clairement, je entendu le petit silence embarrassé hurlant à mes oreilles.

Pascal m’a dit qu’il ne savait pas quant il rentrait. Puis aussi soudain qu’inattendu, Pascal a dit qu’il avait rendez-vous avec Elodie, qu’il ne voulait pas me faire attendre des heures pour rien. Ma tête est partie en vrille. dire qu’il avait osé me le dire en face. Jamais Pascal n’avait fait ça auparavant. Sur le coup, je ne savais vraiment pas comment réagir. J’aurai peut-être dû raccrocher direct, mais j’étais trop surprise.

Il continuait de parler, moi, je suis restée sans voix. J’ai compris qu’ils avaient rendez-vous à son club de natation. Voilà pourquoi il ne m’a pas proposé de passer! Je crois qu’on a raccroché sans que j’ai trouvé un seul truc à dire… Trop scotchée! Jamais auparavant il n’aurait osé me lancer un truc pareil, et par téléphone en plus.

Il continuait à voir d’autres filles! Cette fois, c’était clair, il osait même me le balancer direct dans la gueule. Pascal avait choisi de me faire comprendre sans détour, que je n’étais rien d’autre qu’une des filles qu’il fréquentait. Aïe, ça blesse! Il y a des vérités qu’on préfère ne pas savoir, et celle-ci était l’une d’elles.

Presque immédiatement après, Pascal a rappelé. Il m’a dit que, si je voulais et si ça ne me gênait pas d’attendre, il pensait être à la maison vers minuit. Comme je ne disais rien, il a demandé si j’avais compris qu’il me demandait de l’attendre à la maison. j’ai baragouiné que j’avais compris.

Seulement, je ne savais pas si j’en avais envie. Mais je ne pouvais pas le lui dire, sinon, il en profiterait pour dormir chez Elodie? Alors même si ça me posait un problème, je l’attendrais. J’avais failli lui demander de m’appeler quant il rentrait, mais j’ai eu peur qu’il n’appelle pas. Sachant que je l’attendais l’obligerait à rentrer quoi qu’il arrive.


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135/14 - Selon Jess, il a foiré!??

Publié le par JaneDo


 Jeudi, 15 mai 2014 - 135/14 - Selon Jess, il a foiré!

Pascal ne sortait pas ce soir. Il n’avait qu’une envie, rentrer chez lui et passer une soirée tranquille. Mais, si je voulais le voir, je pouvais passer chez lui. Arff, il pousse là! N’oublierait-il pas sa charmante femme? Mais Pascal a dit qu’elle n’était pas là, et qu’elle ne serait sans doute pas là de tout le week-end. Hum! Je ne sais pas, je trouvais ça louche!

Pascal a proposé que je passe à 21h30. Il allait à la natation, et en rentrant, il allait courir avec Caroline vers l’Université. Tout dépendrait du temps, mais ils prendraient probablement un verre au bord du lac s’il ne pleuvait pas, avant de rentrer. Je pouvais aussi aller les attendre par là-bas, et lui envoyer un message pour lui dire dans quel bistrot.

Flûte, ça ne me disait rien. Et j’étais ravie de voir qu’il faisait moche. Mais, ils ont quand même été prendre un verre. J’ai été les rejoindre avec le chien. J’avais l’impression d’être la pièce rapportée, une copine du couple. Pascal a joué avec Dobby qui twistait de tout son soul à sa vue.


Ils rentraient en courant, alors je ne pouvais que repartir en voiture. Et je ne savais pas quoi faire en attendant qu’il arrive chez lui. Surtout, je ne voulais pas aller chez lui, au risque de croiser sa femme. Pascal a voulu prendre la chienne pour rentrer. J’ai donc attendu comme une courge sur sa terrasse.

Assise là, toute seule, je me suis demandée ce que je faisais là. C’était idiot, mal parti pour une soirée romantique. J’allais faire quoi pendant qu’il prenait sa douche? Et après? Vu l’heure, il ne restait pas grand chose de la soirée, et je ne pouvais pas dormir chez lui. Ouais, je n’aurais jamais dû venir!

Pascal est arrivé, affublé de Caroline une demi heure plus tard. La chienne était super contente, frétillante et tout. Bon… Est-ce que Caroline allait rester aussi? Pascal voulait aussitôt prendre sa douche. J’ai annoncé que je partais.

Pascal m’a demandé d’attendre. Caroline s’était déjà installée dans la balancelle à côté de moi. Pascal lui a dit qu’elle devrait aller se doucher, sinon elle risquait d’attraper la crève. Elle a suggéré avec un petit sourire coquin qu’elle pourrait la prendre avec lui. Pascal a rigolé. Je pense que si je n’avais pas été là, il aurait probablement accepté.

Pendant tout ce petit échange, je piaffais sur place. Que faire? J’ai réalisé qu’il ne m’avait même pas fait un bisou. J’ai ravalé ma fierté et j’ai attendu qu’il ait disparu à l’intérieur pour dire à Caro que je rentrais, j’étais crevée. Je l’ai chargée de lui faire un bisou pour moi. C’était pas vrai. Dans la voiture, j’ai réalisé aussi que c’était probablement parce qu’il était tout trempé, qu’il ne m’a pas fait de bisou.

Tant pis, j’étais déjà partie. Je suis partie à pieds avec le chien pour récupérer ma voiture. Du coin de l’oeil, j’ai vu Caroline entrer chez Pascal. Elle a sans doute été prendre sa douche avec lui! Pascal a appelé direct après la douche pour me demander de revenir. Il ne comprenait pas que je sois partie
.

On a discuté un moment au téléphone. Je n’étais pas très à l’aise, Caroline était toujours là-bas. Je ne voulais pas regretter d’être partie, mais tout au fond de moi, une petite voix me traitait d’idiote. Je sentais qu’il avait eu la trouille que je sois fâchée. Je pense l’avoir rassuré du contraire. J’étais déjà enchantée qu’il ait appelé.

Pascal a insisté une ou deux fois pour que je retourne sur mes pas. Pas ce soir. J’étais presque sûre que sa femme fera un retour surprise, et je ne voulais pas qu’elle me trouve chez elle à nouveau. Si Caroline était toujours là, c’est elle qui subira les foudres incandescents de sa fureur. Et Pascal. J’avais bien fait de partir.

Et j’avais deviné juste, Jess est rentrée plus tôt… Je crois que je commence à la connaître! Bon, c’est parce que j’aurai sans doute fait pareil. Elle partait tout un week-end, et elle avait interdit à Pascal d’amener des filles à la maison, et voilà qu’en rentrant, elle trouve Caroline installée dans son canapé. Normal qu’elle pète un câble.


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134/14 - Bowling ce soir avec Steven

Publié le par JaneDo


Lundi, 12 mai 2014 - 132/14 - Comme d’habitude, petit souper en famille ce soir, en attendant, je m'accorde la journée et un repos total.


Mardi, 13 mai 2014 - 133/14 - David & Chien

Midi, rendez-vous chez David pour l’emmener à la gare à Morges et récupérer le chien. Petite promenade en rentrant et sieste. J’ai peint le reste de la journée. Quelques messages avec Pascal. Parlé avec Thomas au téléphone, comme presque tous les jours ou tous les 2 jours.


Mercredi, 14 mai 2014 - 134/14 - Bowling ce soir avec Steven

Petit café en fin de matinée avec ma frangine. Promenade avec le chien. A la maison, je me suis mise au boulot et j’ai fait aussi quelques retouches sur mes toiles. Journée tranquille. Pascal a proposé qu’on se retrouve au Tiger vers 22, rien que les deux, pour prendre un verre, mais j’ai prétendu avoir un truc en famille.

En fait, je n’étais pas visible et j’avais promis à Steven de sortir jouer au bowling avec lui et ses potes. Je n’aurai peut-être pas dû mentir à Pascal, mais c’était plus fort que moi. Impossible pour moi de lui dire que je refusais parce que je voyais Steven. Il m’aurait fait ça, et je lui aurais fait la gueule toute une semaine!


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131/14 - Remplie d amour

Publié le par JaneDo


Dimanche 11, mai 2014  - 131/14 - Remplie d'amour & Enfin un dimanche à moi!

Etendu sur le dos, Pascal, l’avant bras sur les yeux, Pascal était sur le poing de s’endormir. J'ai longuement admiré ses plaques de chocolat, qu'on aurait bien de la peine à trouver chez moi! J'aimais qu'il ne soit pas poilu. Je n'aime pas les poilus, beurk. Sa peau était déjà bronzée, probablement le sport à l'extérieur. En tous cas, il avait un corps parfait et une forme olympique!

C’était déjà 6h du matin, il était temps que je m’en aille. Pascal a voulu insisté pour que je reste jusqu’au petit déjeuner. Mais étant donné l’accueil que Jess m’avait réservé hier soir, je n’avais pas l’intention de traîner chez Pascal. Risquer de re-croiser sa femme serait pousser mémé dans les ortilles, cette fois les insultes risquaient de voler beaucoup plus haut.

Encore quelques petits câlins, quelques mots doux à l’oreilles et au coeur et je suis partie sur mon petit nuage. Comme on n’avait pratiquement pas fermé l’oeil, je me suis replongée au lit.

En début d’après-midi, Pascal m’a réveillée. On est resté planté plus d’une heure au téléphone. Même si je n’avais pas encore fini ma nuit, c’était vraiment très chou. J’adore l’entendre. Les intonations de sa voix me font toujours chavirer. J’aime tellement ces moments où l’on se raconte tout et rien, l’entendre rire et tout. Puis sa femme faisait son retour au bercail, alors on a raccroché.

Caroline m’avait laissé un message me demandant de l’appeler ou passer chez elle. J’ai remis ça à plus tard, je dors et ensuite je verrais. Mais quant je me suis vraiment réveillée en fin de journée, vers 16h, j’ai réalisé que je n’avais pas envie d’appeler Caro, ni envie de bouger. Je pouvais enfin profiter du reste de la journée sans bouger un orteil, et j’avais bien l’intention d’en profiter. Et j’ai lu et peint. C’était top.


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