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110/14 - Badineries et vomissement! (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche 20, avril 2014  - 110/14 - Badineries et vomissement!  (1)

Je me rappelle encore de la tête que faisait Pascal quant il a dit qu’il n’avait pas envi de rentrer. Il était sincère. Je sais parfaitement, que même s’il m’a proposé de passer ces 2 derniers jours ensemble, ça ne voulait rien dire. Certainement pas qu’on était à nouveau ensemble.

Une chose de sûre pourtant, c’est qu’il aime passer du temps avec moi… heu… avec Caroline aussi. Peut-être beaucoup plus Caroline que moi? Il n’avait peut-être pas osé le lui proposer, parce que je l’aurait appris. Pascal s’attendait peut-être à ce que je cherche des excuses pour ne pas y aller, ou que je refuse, comme pour Paris?


Alors il aurait pu tranquillement partir avec elle? Je ne sais pas, en tous cas, c’est compliqué, il n’avait pas de compte à me rendre. Les sentiments, c’est compliqué!

Nous voilà de retour… zut, ça me faisait chier! J’aurai donné cher pour rester au chalet… profiter encore un peu plus!

J’avais pensé qu’on passerait un samedi soir tranquille dans le jardin chez Pascal et Thomas, mais hélas, il y avait autre chose au programme. Paul avait organisé une petite fête chez lui. Il y aurait des tas de gens que je ne connaîtrais pas. Je savais d’avance que j’allais me sentir un peu paumée, mais bon.

On avait rendez-vous chez lui à partir de 20h. Bien entendu, je n’ai pas réussi à m’arracher de la maison avant 22h. Faut dire que, si je commence la soirée trop tôt, la fatigue me tombe dessus vers les 22h, et je commence à bailler à m’en décrocher la mâchoire et j’ai toujours envie de rentrer. Vers les minuit, 1h, je recommence à me sentir d’attaque. J’ai supplié Caro de m’attendre, donc on est montée ensemble.

Comme je n’avais pas pris ma voiture, je pouvais boire jusqu’à perdre mon identité… hihihi.

C’est fou le trouble que je ressens chaque fois que je vois Pascal. Pourtant, on était ensemble, il y a encore quelques heures. Je l’ai tout de suite aperçu en entrant. La fête se déroulait dans le bas de la maison. Ses parents n’étaient pas là, donc on pouvait faire tout le bruit voulu. A part passer lui dire bonjour, je n’ai pas osé rester vers Pascal.

Malgré tout le soin que j’avais mis à choisir ce que je portais, pour avoir l’air cool, je me sentais moche, empotée, et invisible. Il y avait tellement de jolies filles. D’ailleurs Pascal discutait près du bar avec une jolie poulette, tout sourire, toute charmante, habillée très classe et sexy, ce qui me retournait un peu l’estomac.

Maud a fait son entrée bien après moi. Et une entrée remarquée. En tous cas par la gente masculine et tout autant pour les filles. Elle portait une robe moulante, scintillante, pleine de paillettes, avec un décolleté vertigineux qui ne masquait rien de son anatomie. Jamais je n’aurai pu porter un truc pareil. Je me serais sentie nue.

Déjà, je me sentais mal, déplacée avec mon simple jean, des baskets et mon T-shit trop grand. Qu’est-ce que Pascal pouvait bien apprécier chez moi? Flûte, le petit noeud au creux de mon ventre me signalait que j’avais les boules. Ma timidité a refait surface d’une force et s’est cramponné à ma nuque. J’allais passé une horrible soirée!

J’aurai dû mettre une jupe, ou un short au moins… on voyait les jambes galbées de toutes les nanas, sauf moi. Et les décolletés, en veux-tu en voilà. Moi non. Soupire. Chaque groupe auquel j’essayais de me coller, me faisait me sentir encore plus à l’écart. Je ne savais pas quoi dire, et je n’arrivais pas à m’intégrer.

Finalement, j’ai abandonné et je me suis assise dans un coin, à boire le fond de mon verre. Je n’osais même pas aller me resservir, parce que ça signifiait, traversé toute la salle pour aller au bar. Bar près duquel Pascal riait avec cette top-model qui lui faisait de l’oeil.

Ce fût un grand moment de solitude! Tout le monde était occupé à faire la fête, s’amusait et moi… je me sentais seule!

J’ai croisé malencontreusement le regard de Pascal une ou deux fois, ce qui m’a passablement gênée. Il avait dû sentir que je l’observais. Il m’a souri, mais j’avais trop précipitamment détourné le regard, me sentant prise au piège, alors j’ai manqué l’occasion de lui retourner son sourire.

Pascal est venu s’échouer dans le fauteuil à côté de moi. Il a demandé comment j’allais et j’ai menti en disant que j’allais bien, avec un sourire un peu trop forcé. Si je seulement je pouvais m’enfuir, vite fait, discrètement, sans qu’on me voit se serait parfait. J’avais envie de partir. Avant même que j’aie réussi à trouver une phrase intéressante pour alimenter la conversation et le faire rester, on l’avait appelé.

Pascal a baragouiné un “à tout de suite…” et il a disparu à travers les fesses et les nibards… et j’étais seule à nouveau. Je n’osais même pas me lever pour essayer de voir si j’apercevais Caro quelque part.


Je ne savais pas combien de temps j’allais pouvoir tenir ici. Je ne me sentais pas la bienvenue. Et la vache impression de ne connaître personne. En fait, c’était tous des copains, mais je ne les connaissais pas bien. Quelques mots vagues par-ci, par-là, c’est tout. J’avais même des difficultés à me rappeler des noms de certains.

Je suis sortie me promener sur la terrasse et le long de la maison pour fumer. En longeant le carnotzet, j’ai aperçu Pascal accoudé derrière le bar en peine discussion avec 2 nanas. Il était avec 2 autres copains. Il y avait un couple assis dans un coin, et discutait sans faire attention à ce qui se passait à 2 mètres d’eux.

  • Ha d’accord, et ça fait combien de temps ça?
  • Depuis deux mois. J’attends les vacances d’été avec impatience. Je pourrais enfin rentrer voir ma famille.
  • Vous avez le droit de sortir comme ça le week-end?
  • On a pris un appartement à 4, près du centre. 4 copines. On ne vit pas au pensionnat, trop triste.

C’était des étudiantes étrangères. Probablement des pays nordiques. Pascal avait son petit sourire de dragueur, j’aurai voulu le lui arracher. La discussion a continué comme ça sur un ton badin; ce qu’elles faisaient de leurs week-ends, depuis combien de temps elles connaissaient Paul, comment s’étaient-ils rencontrés, etc. Paul les avait draguées dans un bar.

Les filles les ont invités tous les 3 à prendre un café chez elle après, et j’ai été mortifiée de les voir accepté. Pascal aussi!

Morte de jalousie, la tête remplie d’appréhension, des images de fin de soirée romantique, palpitante, avec Pascal tenant une autre femme dans se bras, des baisers furtifs, passionné, des baisers furtifs m’ont donné envie de vomir. Tout ce que j’avais dans l’estomac, et même ce qui n’y était pas, ont atterris dans le gazon au bord de la terrasse.

C’est comme ça que Michael et Julien m’ont trouvé, la tête plantée dans le buisson, hoquetant et courbée, tremblante et essayant de combattre les crampes d’un estomac presque vide.

Sans trop réfléchir, j’avais là, la bonne excuse pour filer aussi vite que l’éclair. J’en ai profité. A la maison, j’ai avalé 3 somnifères, de quoi me plonger dans un sommeil comateux et sans rêves pour au moins 10h.

Je ne me suis réveillée qu’au milieu de l’après-midi. C’était bien, il fallait encore subir le reste de la journée. Le reste du dimanche, je l’ai passé dans un état proche de “stone”. Je me suis éclaté les yeux et l’esprit dans des épisodes de la série “Revolution”. Tout pour ne pas laisser mon esprit divaguer à penser à Pascal.

J’avais des messages; Time-Out ce soir… Est-ce que je devrais y aller, ou au contraire me terrer chez moi et attendre que le week-end se termine? J’avais assez de somnifères pour tenter un black-Out… J’avais aussi un message de Caroline; elle avait suivi Pascal chez une bande de filles et attendu jusqu’à l’aube qu’il ne se décide enfin à quitter les lieux.


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109/14 - Fin de notre week-end d amour

Publié le par JaneDo


Samedi 19, avril 2014  - 109/14 - Fin de notre week-end d’amour…

Pascal et Caroline sont sortis de la sauna légèrement gênés. Il n’y avait pourtant pas de quoi. Je levé les yeux de mon livre. Ils avaient dû regarder par la lucarne et avaient vu que je ne dormais plus. J’ai entendu les chuchotements, alors qu’ils se demandaient quoi faire.

Dès qu’ils sont sortis, je me suis forcée à bondir de ma chaise; “Alors? Qu’est-ce qu’on mange?”. En grimpant les escaliers en courant, Pascal m'a glissé à l'oreille que j'étais la meilleure. Hum! contente qu'il s'en rende compte! Ravi de voir que j’étais de bonne humeur, on est monté se changer. Pascal m’a suivi dans la chambre, seul. Il avait encore envi de faire l’amour? Il en avait pas assez? Ou il se sentait obligé?

Il n’imaginait tout de même pas que j’accepterais de passer en deuxième? Après Caroline? Je l’ai laissé m’embrasser, même me renverser sur le lit, mais j’ai repoussé ses ardeurs, sous prétexte qu’on devait se préparer.

Probablement parce qu’ils se sentaient coupables, Pascal avait passé son bras autour de mes épaules et Caroline marchait toute seule devant nous. C’est peut-être grâce à ça que Pascal était tout tendre, tout câlin, me faisant des tonnes de bisous pour un oui ou pour un non. Je ne me forçais pas à sourire, je me sentais bien et heureuse.

Je n’avais pas très faim, mais j’étais heureuse d’être en compagnie de Caroline et Pascal. Avec Caroline, il n’y a jamais de temps mort, elle a toujours quelque chose à dire, à raconter. Pascal aussi. C’était tellement agréable. Après, pour digérer, on est sorti danser. C’était une idée à Caroline. Moi, j’aurai proposé de rentrer, et j’aurai lu. Ennuyeux.

C’était chouette! Vraiment chouette! J’adore danser, j’adore danser avec Pascal. Il danse comme un Dieu, et on s’est amusé comme des fous. On était trempé d’avoir trop dansé. On était franchement un trio d’enfer. Les regards des autres, on s’en foutait pas mal. Je crois qu’on était à moitié ivre en rentrant. On ne marchait pas très droit et on avait le fou rire.

C’était une nuit mémorable… Presque aussi mémorable que la première qu’on avait passé ensemble tous les trois.

Samedi, on s’est levé tard. Pourtant, Pascal et Caro sont partis courir. Elle n’est pas vraiment fan de jogging, mais c’est un moment qu’elle peut partager avec Pascal. J’aime courir, mais seule, ou avec un chien à mes côtés, pas un humain. Un humain, ça parle trop et je déteste parler. Pendant ce temps, j’ai pris un bain.

J’ai entendu du bruit en bas, j’étais en train de m’habiller. C’était Paul… Zut! Il fait quoi ici lui? Il était avec une copine.

On buvait le café quant Pascal et Caro sont revenus. Les mecs étaient apparemment heureux de se retrouver. Paul avait appris par Thomas que Pascal était monté nettoyer le chalet et le fermer pour l’été, alors il était monté. Il pensait que Pascal était seul et s’ennuierait, mais apparemment, il se trompait.

Paull était monté avant midi, pour ne pas le manquer. Il pensait aussi qu’il aurait besoin d’un coup de main. Pascal lui a dit que c’était dommage qu’il soit venu, on pensait redescendre en début de soirée. Première nouvelle! On n’en avait pas parlé. Je pensais qu’on passerait tout le week-end ici moi!

On a donc déjeuner ensemble tous les cinq. Une fois l’estomac plein, on a terminé nos recherches à travers le chalet. C’était vite fait. On a fait un dernier passage partout pour être sûr, et on s’est préparé à partir.

A 14h tapante, la femme qui s’occupe du chalet est venue pour faire le ménage avec sa fille. Sa fille est sortie quelques fois avec nous, je sais que Thomas se la tape de temps en temps. Elle est plutôt jolie. Je crois qu’elle s’attendait à trouver Thomas, pas Pascal.

On était donc prêt à partir. Nos affaires étaient prêt. J’ai quand même dit à Pascal que j’aurai aimé être au courant qu’il avait prévu de quitter Gstaad aujourd’hui. Il s’est excusé. Il m’a prise à l’écart pour me dire qu’il n’avait pas vraiment prévu de partir, au début, avant de se l’entendre dire. Il ne voulait juste pas avoir Paul et sa copine sur le dos.

Pourtant, c’était ce qui avait été prévu; on ne devait passer que 2 jours au chalet… Depuis le début, je le savais…

Et zut, ce soir, il y aura toute la troupe. On sera noyé dans la foule. Plus d’intimité. On ne sera plus que tous les trois.

Maintenant, je me rencontre que j’aurai dû mieux profiter du temps qu’on passait ensemble, au lieu de le passer à cogiter dans ma tête, comme si j’avais tout le temps du monde. J’aurai dû profiter plus… Il ne me restait que des regrets.

Paul et sa copine ont pris la route avant nous. Dehors, debout tous les 3 devant la maison, on n'arrivait pas à se décider à partir et regardait le chalet avec nostalgie. Chacune d’un côté, Pascal avait passé son bras autour de mon épaule et celui de Caroline. J’avais passé mon bras autour de lui et posé ma tête sur son épaule. Caroline s’était accrochée à son bras droit. On avait le cafard à l’idée de rentrer.

Pascal a dit qu’il n’avait pas envi de rentrer. On pensait exactement la même chose, inutile de le dire à haute voix.

J’avais le coeur lourd. Rentrer signifiait; distance, voulait dire être à nouveau séparé de Pascal. Devoir à nouveau le voir sourire et rigoler avec toutes ces poules qui lui tournent autour. Etre à nouveau en arrière plan, à attendre et espérer un regard, un sourire, une parole, un baiser peut-être...


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108/14 - Sweet Pâques

Publié le par JaneDo


Vendredi 18, avril 2014  - 108/14 - Sweet week-end de Pâques

Le vendredi a été une journée plus active que prévu, comparé au repos auquel j’aspirais. J’avais presque oublié pourquoi on était au chalet. On a donc passé le plus gros de la journée à fouiller toutes les chambres et à collecter toutes les affaires que les visiteurs du week-end avaient bien pu oublier.

Pascal a préféré s’occuper des chambres habituellement occupées par les mecs, et nous les nanas. Hum! Certaines filles ne sont vraiment pas très propres! Des strings, des tampons enroulés dans du papier. Parfois même pas. Les chargeurs de natel, des trucs de maquillages, bref, il y en avait pour tous les goûts, et de tout.


Une des filles avait même oublié son journal. Hum, ça ne se fait pas, mais Caroline et moi n’avons pas pu réprimer notre curiosité. Maintenant, il s’agissait de deviner laquelle. Il y avait des mentions des garçons avec lesquels elle avait couché. Quelquefois, des détails croustillants, parfois même les appréciations. Aussi des mentions par-ci, par-là de Thomas, Pascal.

Incroyable le succès qu’il a auprès des filles! Peut-être sa façon de sourire… Peut-être qu’il ne devrait plus sourire autant! Peut-être qu’il devrait éviter d’être trop gentil avec les nanas! Ouais bon, j’exagère peut-être un peu.

Ravie de lire qu’elle n’avait ni couché avec l’un, ni l’autre. Elle mentionnait aussi quelques conversations entendus au hasard. C’était intéressant. En parlant de son type d’hommes, on a été moins ravi de voir que Pascal figurait en bonne place. Elle parlait de son physique, de ses sourires, ses yeux. Hum! Mais, elle n’avait jamais réussi à les approcher assez pour devenir plus proche que ça.

Dans l’après-midi, alors qu’on prenait une pause bien méritée, Jess a appelé son mari. Elle semblait de mauvais poil d’après la tête qu’il faisait en s’éloignant pour lui parler. Je suis restée plantée dans le canapé à déguster mon café, alors que Caro, sur la pointe des pieds a tenté de le suivre pour écouter.

Apparemment, elle le menaçait de monter s’il ne lui répondait pas. Il avait bien reçu son message, et lui avait répondu. Mais cela ne semblait guère suffire à calmer sa mauvaise humeur.

Pascal est revenu avec le sourire, mais je le connais trop bien pour savoir que ce n’était qu’une façade. Je l’ai donc questionné, avant que Caroline le fasse. En fait, ils avaient une soirée de gala ce soir, et elle n’était pas contente qu’il soit parti sans lui dire s’il rentrerait à temps. Du coup, elle n’avait pas pu prévoir de remplaçant. Elle était énervée de se montrer sans cavalier.

Jess a voulu savoir avec qui il était au chalet, et Caroline m’a dit qu’il avait menti. Il lui aurait dit qu’il voulait être un peu tranquille, et qu’il était en train de vider le chalet pour l’été, et que si elle voulait venir l’aider, elle était la bienvenue. Caroline m’a dit qu’il avait même insisté, mais apparemment, sa femme a refusé. Quel petit coquin! Faudrait que je fasse gaffe, Pascal commence à être plutôt bon dans le mensonge!!!

Jess lui a transmis le message de rappeler son père. Ce qu’il a fait avant de revenir s’installer dans le canapé au salon.

On avait pratiquement terminé, il ne restait plus que la salle de jeu en bas et la piscine. On a donc décidé de s’accorder une détente bien mérité; aller patiner avant que la patinoire ferme ses portes. Hélas, c’était trop tard. Pascal a tenté de réserve la patinoire artificielle pour nous 3, mais, à vrai dire, je n’avais pas envie d’aller m’escrimer sur de la glace, alors je ne l’ai pas encouragé.

On a donc été se balader et faire un peu de shopping. Hihihi, Caroline était ravie. Je ne demande jamais rien, et je n’aime pas trop me faire offrir des trucs, mais pas Caroline. Pascal lui a offert une veste en cuir beige sur laquelle elle avait craqué, ce qui a activer ma jalousie. Je n’ai rien vu qu’il me fallait absolument, puis, je ne sais pas “jouer” la fille super captivée, ni avouer que je n’ai pas les moyens de m’offrir tel ou telle chose.

Caroline a réussi à se faire offrir encore 2 robes, qui ma foi, lui allaientt super bien. Une, couleur pêche, décolletée dans le dos, la robe moulait ses formes, mettant sa poitrine en avantage. L’autre plus sobre, noire, pailleté, était décolleté devant. Là aussi, la robe moulait sa poitrine, mettait ses cheveux blonds en valeur, Les yeux de Pascal brillait en la regardant tourner dans la petite robe pêche, et son allure altière dans la robe noire.

Moi, je n’avais pas envie de m’enfermer dans les cabines, me déshabiller, me rhabiller et dandiner pour me faire offrir quoi que ce soit. Pascal a dû remarquer quelque chose, parce qu’il a insisté pour que j’essaie quelque chose. Frustrée, je n’en avais pas envie.

On a encore fait un nombre incalculable de boutiques, et mes pieds commençaient à me torturer. J’en avais marre. Je crois que je m’en voulais à moi-même de ne pas être capable de me montrer plus libre, plus souple, plus… heureuse et enjouée. Et j’enviais Caroline! Pascal avait l'air si heureux quant il est avec elle!!!

Je me demande si Pascal, lui aussi, se rendait compte comme c’était chouette qu’elle soit là? Avec moi, c’est sûr qu’il se serait ennuyé à mourir!!! Elle respirait le bonheur, la joie de vivre. Grrrh! C’est vrai que c’était cool qu’elle soit là.

On s’est enfin réfugié dans une pizzeria pour prendre un café. C’était sympa. Je me suis retenue de me plaindre de mes pieds et d’avoir trop marché. C’aurait été le pire. C’aurait montré à quel point j’étais chiante.


De retour au chalet, Caroline a proposé qu’on aille se baigner. Pascal trouvait que c’était une bonne idée, puis ça nous détendrait. Heu, je n’en avais pas envie, pourtant, je ne voulais pas les laisser tout seul. Flûte, ça me faisait vraiment hyper chier d’aller à la piscine, j’était fatiguée, mal au épaules, j’aurai eu besoin d’un bon massage, et de dormir un peu avant le dîner de ce soir. Puis, j’avais faim!

Malgré leurs insistances, j’ai dit que je verrais. Je ne voulais pas spécialement me baigner, alors peut-être que je scouaterais  une chaise longue à lire. Je suis montée chercher mon livre. Caroline m’a suivie pour se changer. Quant je suis redescendue, Pascal m’attendait. Et je dois dire qu’il m’a fait plaisir. J’ai été touchée par son geste. Il ne m'avait pas oubliée.

Quant j’étais petite, on allait souvent faire les courses avec papa ou papa et maman et mon frères et mes soeurs. Mes soeurs et mon petit frère rentraient toujours avec des jouets, moi non. Je ne savais déjà pas demander à cette époque, et pas plus aujourd’hui. Et on m’oubliais! Ça me rendait triste, mais je ne pouvais rien y changer.

Un dimanche quant on a commencé le catéchisme, la femme du pasteur m’avait demandé de lire un passage de la bible, et je n’avais pas réussi à lire un seul mot. Pour cause, c’était en anglais et j’allais à l’école française. L’anglais, je le parlais tous les jours, mais je ne savais pas le lire ou l’écrire. J’ai donc décidé du haut de mes 11ans, de réparer ce manque.

Le lundi, j’ai tenu à aller aux courses, et j’ai choisi un livre en anglais, parce que la couverture m’avait plu. Je ne serais jamais partie du magasin sans mon livre, quitte à devoir le voler. Je me rappelle que pour moi, c’était vital. C’était un roman, genre roman d’amour. La couverture du livre était dans les violets, une jeune femme était penchée par une fenêtre d’un château.

Et c’était la première fois où j’avais demandé quelque chose. Mes parents n’ont pas cherché à comprendre, ni posé de questions, ils me l’ont acheté sans discuter. J’ai appris plus tard, que c’était justement parce que c’était la première fois, qu’ils avaient été surpris et content de pouvoir m’offrir quelque chose.

Tout le reste de la semaine, j’avais appris toute seule à lire l’anglais. De temps en temps, je demandais à mon grand frère, Ernest, qui lui allait à l’école en anglais. Je n’avais pas besoin de comprendre, juste prononcer correctement les mots que je voyais.

Pourtant, très vite, j’ai été émerveillé de découvrir comment s’écrivait des mots que j’utilisais tous les jours. En une petite semaine, j’étais aussi à l’aise avec l’anglais écrit qu’en français. Et hyper impatiente de retourner au catéchisme. Prête pour lire tout ce que la femme du pasteur me demanderait.

Mes parents n’avaient même pas réalisé que c’était un livre en anglais, ne s’étaient même pas posé de questions sur le genre, ni si c’était un livre convenable pour mon âge. Ni comment j’allais lire ça! Ils n’ont même jamais su pourquoi, ni comment et quant j’avais appris à lire l’anglais!

Mes parents n’ont même pas été surpris ou étonné, que lorsqu’on avait été envoyé en Suisse pour poursuivre nos études, de recevoir des lettres en anglais. Ma mère comprenait, mais ne parlait pas le français, c’était pour elle que j’écrivais en anglais. De toute façon, c'est elle qui lisait le courier, pas papa. Ils ne se sont jamais posés de questions. C’est dingue!

Pour en revenir au geste de Pascal, j’avais vu Caroline essayé tellement de trucs, que je ne faisais presque plus attention. En fait, j’avais bien trouvé curieux son choix à propos d'une jaquette. Elle n’en portait jamais, moi oui. Pascal l’avait remarqué, c’était pour moi qu’elle l’avait essayé. On porte les mêmes tailles. Je me rappelle quant elle l’avait essayé, elle m’avait demandé ce que j’en pensais, et c’est vrai, c’était une chouette jaquette, mais c’était pas son genre.

Caroline avait aussi tripoté des foulards. Là, j’aurai dû avoir un déclic, mais même pas. Ils savent tous les deux que j’adore les foulards, et que j’en ai une collection infernale. Pascal avait dû remarqué le petit pincement sur mon visage quant Caro dansaient à travers la boutique avec ça.

Pascal avait aussi dû deviner ceux qui me plaisaient ou non, parce qu’il m’a offert un nouveau foulard à ajouter à ma collection. Une qui pouvait me servir aussi de paréo. C’est fou comme il connaît mes goûts! Et probablement pour que l’une n’ait pas plus que l’autre, il m’a offert un bracelet. Un bracelet simple, fin, comme je les aime. Là aussi, il ne s’était pas trompé. Disons, qu’il avait aussi l’habitude de voir ceux que je portais souvent, donc facile.

Vraiment, son geste m’a touchée. J’avais pris l’habitude d’être oubliée; celle qui ne demande rien, n’a rien!

Les laissant s’amuser dans la piscine, je me suis allongée sur une des chaises longues. J’ai lu quelques lignes, je n’avais pas spécialement envie de lire. Je les regardais s’amuser dans l’eau, Caroline se jetant sur ses épaules, ou les jambes enroulées autour de sa taille pour essayer de lui faire boire la tasse. Ils se faisaient de tendres bisous. C’est fou, mais je ne ressentais pas de jalousie de les voir ainsi.

Ils ont essayé de me faire entrer dans l’eau, menacée de me jeter à la flotte, mais ils savaient tous deux que je piquerais une crise. J’ai fermé les yeux, bercée par le bruit de leur baignade. Je ne dormais pas, je me reposais seulement. De temps en temps, à travers mes cils, je les regardais s’amuser.

Ils ont dû penser que je dormais. Ils sont sortis de l’eau. A moitié morte de rire, Caro a mis sa main devant la bouche pour ne pas pouffer et me réveiller. Après avoir regardé dans ma direction, ils ont tenté de m’appeler, mais j’ai continué à faire semblant de dormir. Pascal a pris Caro par la main, lui intimant le silence, et ils se sont dirigés, sur la pointe des pieds, vers le sauna. Il avait envie d'elle. C'était évident. Nul besoin d'être un géni pour le deviner au renflement de son caleçon de bain
.

Je savais bien ce qu’ils faisaient là-bas dedans, mais bizarrement, je n’étais pas en train de me morfondre. Ils ne se rendaient peut-être pas compte qu’on ne peut pas vraiment étouffer tous les bruits. J’entendais leurs corps se heurter, presque les caresses, et j’entendais leurs soupirs. Certains bruits qui ne trompent pas. Ils faisaient l’amour.


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107/14 - Pascal s ennuie avec moi?

Publié le par JaneDo


Jeudi 17, avril 2014  - 107/14 - Pascal s’ennuie en ma compagnie?

Mercredi soir, vers 23h, après avoir récupéré les jeunes chez ma frangine, j’étais fin prête pour rejoindre Thomas & Co dans leur jardin. Ils étaient installés autour d’un feu dans le coin barbecue, des verres à la main. Ça chahutait, riait, bavardait à fond. Une ambiance agréable, feutrée couronnée de lumière des bougies. Il faisait bon.

Arh, un peu tristou, Steven n’était pas là. Je me demande ce qu’il fabrique. Ou peut-être n’a-t-il pas été invité?

Pascal m’a fait une petite place à côté de lui, entre lui et Caroline. A peine assise, Pascal s’et penché pour me chuchoter qu’on aurait pu monter au chalet déjà ce soir. Hahhh! Heu, pourquoi pas! Enfin, surtout quant Maud est venue se coller sur ses genoux; “C’est quoi ces messes basses hein? Dis tu veux bien me faire écouter un bout du CD dont tu m’as parlé dimanche soir?”.

Ohhh! Je pense qu’elle a dit ça exprès. Au cas où on ne savait pas qu’ils s’étaient vu dimanche soir, ben c’était fait. Quelle vache! Elle s’était assise de manière à me tourner le dos, les bras autour de son cou. Elle faisait barrière. Quelle garce. Tout pour éviter qu’on puisse se parler. Elle, elle m’énerve grave. A ce moment là, j’ai réalisé qu’Elodie n’était pas là non plus.Etrange! Et où était passé sa femme, Jess???

J’ai donc fait signe à Pascal que j’étais d’accord de partir ce soir. Maud s’était levée et se dirigeait déjà vers son appart. Pascal m’a prise par la main, et quelques mètres plus loin, il a demandé si je voulais qu’on passe ensemble prendre mes affaires. Non. Je préférais aller préparer mes affaires toute seule. Mais ce serait vite fait; j’avais déjà commencé hier soir.

On a décidé de se retrouver 1h plus tard. Mais, après réflexion, je trouvais tout ça trop précipité, trop à la der. C’était mieux de partir demain vers midi comme prévu. Pascal a paru déçu. Je suis donc retournée auprès du feu. De temps en temps, je jetais un petit coup d’oeil vers l’appart, tendue. Caroline a fini par aller les rejoindre. Quelle petite courageuse!

C’était étrange d’arriver de jour au chalet. J’adore la vue plongeante qu’on a depuis la terrasse, sur la vallée, les montagnes et le village. Comme si on était seul au monde. Et pourtant, on n’était qu’à 15 minutes à pieds de la station. Il faisait un peu frais, mais beau. Génial. Je n’arrivais pas à arrêter de sourire. J’étais aux anges. Seule avec Pascal… et au chalet…. ça faisait des lustres que ça n’était pas arrivé.

On avait jeté nos affaires dans l’entrée. Débattu longuement pour savoir si on dormait en bas, dans une des chambres du rez. Etant un peu froussarde, l’idée de dormir au rez ne me tentait pas trop. A l’étage pas trop non plus, parce que je ne saurais pas si quelqu’un entrait dans le chalet, alors qu’on était à l’étage. Je sens que je vais passer un moment à vérifier toutes les portes et fenêtres avant de me coucher!

On n’a pas réussi à se décider, alors on a remis le débat à plus tard.

Bras dessus-dessous, on s’est baladé dans une station presque déserte. Le pied. Une petite promenade en amoureux avec mon chéri. Un rêve que je n’osais plus avoir depuis des lustres. On a mangé dans une crêperie. Moi les crêpes à la viande hachée, c’est mon dada, et pour le désert, une crêpe au sucre. Miam. Et j’ai trop mangé!

Tout était parfait dans le plus parfait des mondes, puis Pascal a dit qu’on aurait pu proposé à Caroline de venir avec nous…

Mon monde de rêve s’est écroulé. Alors il s’ennuie en ma compagnie ou quoi? Moi qui croyait que tout se passait bien! Qu’on était super bien, rien que les deux!!!

  • Pourquoi? Tu t’ennuies? Tu t'ennuies avec moi?
  • Non. Du tout. Mais, je suis sûr que ça lui aurait fait plaisir, tu ne penses pas? On est bien tous les trois, non?

J’étais perplexe. Qu’est-ce que je fais? Je ne savais pas quoi dire. Des tonnes de questions tournoyaient dans ma tête; pourquoi? est-ce que je devrais refuser? Pascal aurait peut-être préféré être avec elle, plutôt qu’avec moi? Pourquoi avoir attendu d’être ici pour en parler? Est-ce que c’est seulement sur place qu’il s’est rendu compte qu’il s’ennuyait? Bref, j’étais un poil paumé.

  • J’aime bien être avec toutes les deux!
  • Elle te manque? Tu aurais préféré être avec elle?
  • Pas du tout! C’est pas ce que je voulais dire. Ecoute, laisse tomber. Je disais ça comme ça.
  • Non. C’est pas pour ça que je te pose la question. Seulement, je voudrais juste comprendre d’où ça vient. Prend pas ça comme un reproche. J’aime que tu me dises ce qui te passe par la tête. Mais, j’aime savoir s’il y a pas autre chose derrière tes paroles, c’est tout. Pourquoi ne l’avoir pas suggéré avant, pourquoi seulement maintenant?
  • Ben… comme on parlait d’elle, je me suis dis, tiens, pourquoi n’avoir pas pensé lui demander si elle voulait venir aussi! C’est seulement ça.

Ouais, pourquoi lui avoir parlé de Caroline en fait! Je suis trop nulle, c’était pour ça qu’il pensait à elle. La pauvre petite chérie à qui on n’avait rien dit. L’empêche, ce qui m’ennuyait vraiment beaucoup plus, c’était qu’effectivement, depuis qu’il avait suggéré l’idée, elle me manquait aussi; sa joie de vivre,, sa présence marrante et pétillante, les rires qu’on avait quant on était les 3. Grrrh.

J’ai voulu savoir pourquoi m’avait-il proposé de venir au chalet? Pourquoi Elodie n’était pas chez eux ce soir? S’étaient-ils disputés? Est-ce qu’il avait vu Maud dimanche soir, après avoir dit qu’il rentrait quant on a quitté le bateau?

Pascal a avoué qu’il avait été chez Maud, parce qu’elle avait eu l’air vraiment mal samedi soir. Qu’ils n’avaient fait que discuter. Hum!!! (Je n’en croyais rien, mais je ne voulais pas de confirmation. Pas maintenant. Pas aujourd’hui. Je ne voulais pas gâcher ces quelques jours.). Oui, Elodie et lui s’étaient un petit peu disputé. Elle lui reprochait son comportement avec Maud. (Hum! comme je la comprends!).

Pascal ne supportait pas qu’elle se comporte comme s’il avait des comptes à lui rendre. Il avait déjà une femme, il n’avait pas besoin d’une deuxième. (Hiiiiii, comme j’ai eu raison de ne pas lui prendre la tête à propos de Maud alors.).

On était sur la terrasse, le soleil commençait se couchait et tout à coup, je me suis sentie abattue. Désespérée même. Pascal  regardait au loin, concentré sur le paysage. Pascal s’ennuyait probablement, mais il n’osait pas le dire. Il avait beau dire le contraire, mais du coup, je me sentais écrasée sous le poids de mon manque d’idées pour le distraire. Je me sentais perdue.

  • Dis… Elle a essayé de te joindre?
  • Heu oui! Je ne savais pas quoi lui dire, alors je n’ai pas encore répondu à ses messages!
  • Ben, tu n’as qu’à l’appeler si tu tiens à ce qu’elle vienne.
  • Non, appelle-la toi, ça lui fera plaisir.
  • Non. Ça lui fera encore plus plaisir si c’est toi.

J’ai coupé court en lui disant qu’on n’allait quand même pas se disputer pour savoir qui allait l’appeler. Il n’avait qu’à le faire, l’idée venait de lui. J’ai gardé pour moi que, moi aussi, ça me ferait plaisir Pascal voulait qu’on le fasse ensemble. Puis, Pascal a voulu abandonner l’idée, il pensait avoir été trop loin. Il s’est senti gêné et coupable. C’était bizarre. Ma tête était en bouilli, je ne savais pas quoi penser.

Je l’ai laissé l’appeler lui. D’après le peu que je pouvais entendre, Caro semblait sauter de joie à l'autre bout du fils. Deux heures plus tard, elle était là. C’était une tornade de vie qui entrait dans ce trop grand chalet vide. Elle arrivait les bras chargé de foutaises à grignoter. Et moi qui n’avait même pas pensé demander à Pascal de s’arrêter dans une station service.

Je suis une personne plutôt calme, presque effacée, elle, elle était bruyante, vivante, amusante, pleine de ressources. Grâce à elle, le chalet semblait moins grand, moins vide. Merde, j’espère que Pascal ne pensait pas la même chose!

Je les ai regardé se disputer pour faire à manger, tournoyer dans la cuisine, se chamailler, rire, se faire des câlins, s’embrasser. Ils riaient même en mettant la table. Et moi, j’étais installée dans le canapé à faire semblant de lire, alors que je cherchais à comprendre comment elle réussissait à emmener autant de joie autour d’elle. J’aimerai tellement savoir en faire un peu.

Pascal avait laissé son natel sur la table du salon, et j’ai vu les noms de Maud, Erika et Elodie s’afficher. Aussi quelques autres. Qui étaient-elles? Les trois premières, je connaissais, pas les autres. Comment est-ce qu’elles osaient l’appeler? Est-ce qu’elles le connaissaient si bien pour oser?

Ok, STOP. Si je continue comme ça, j’allais déprimer et  finir par tout gâcher.

Ils avaient pratiquement fini de préparer à manger quant j’ai suggéré qu’on aurait plutôt dû aller manger au resto. Hum! Nul! Tombée comme un cheveux sur la soupe. Pourtant, probablement pour me faire plaisir, ils étaient prêt à tout laisser en plan pour partir au village. J’ai réalisé que c’était bête. Je cherchais seulement à me fuir moi!

Le dîner était rempli de rires, de blagues, de ce qui se passait dans le groupe, de qui est avec qui, qui avait couché avec qui, qui s’était disputé avec qui. Rien concernant sa femme. Caroline comme moi, avons soigneusement évité le sujet. Par contre, on a parlé de Maud et d’Elodie. Pascal a raconté s’être disputé avec Elodie, et Caro ne s’est pas gêné pour lui dire ce que je n’avais pas osé dire; elle comprenait Elodie.

On s’est ensuite baigné dans la piscine et passé des heures dans la sauna. Souvenirs, souvenirs… Revivre et ressentir les mêmes choses, c’est tout simplement incroyable!

Je n’arrive toujours pas à décrire ce que je ressens de le voir faire l’amour à une autre femme! Voir… Entendre leurs soupirs… C’est toujours aussi… dur… palpitant… beau… rempli de sentiments contradictoire… d’envie aussi… C’est compliqué! Mon coeur bat très vite, je les trouve beaux.

J’essaie toujours d’imaginer ce que Pascal peut ressentir, deviner ce qui peut se passer dans sa tête. Dans leurs têtes… Mais je peux très bien deviner ce qu’ils ressentent dans leurs corps... Probablement plus pour Caro... Pour Pascal... ça!


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106/14 - 16ans!

Publié le par JaneDo


Mercredi 16, avril 2014 - 106/14 - 16 ans!

Mercredi, j’ai aussi fait des trajets pour ma puce Kaya. Elle avait un truc dans un refuge avec Théo, et j’ai promis de les amener, et de retourner les chercher pour les ramener chez ma frangine. Théo dormait à la maison.

Au début, ma frangine n’était pas trop d’accord que Théo reste dormir à la maison s'il était seul avec Kaya. Je lui ai rappelé qu’à 16ans, on avait déjà passé à la casserole, hihihi, elle a la mémoire courte la frangine.


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105/14 - Encore un peu de bonheur

Publié le par JaneDo


Mardi 15, avril 2014 - 105/14 - Encore quelques jours de bonheur

Pascal m’a proposé de prendre un verre après son entrainement, mais j’étais assez fatiguée après un week-end aussi éreintant, j’avais besoin d’être un peu seule. J’ai préféré repousser à demain. En début de soirée, je devais courir à Moudon pour aller chercher ma puce, et on devait passer chercher son petit copain, Théo. Mais Pascal a insisté.

Donc, après des heures de routes, de courses dans tous les sens, je suis rentrée me changer pour Pascal. On avait rendez-vous au Pub près du club de sport. Ce week-end, Pascal montait à Gstaad pour ramasser les affaires qui traînaient encore au chalet. La saison d’hiver était terminé. Mais, c’était aussi pour passer une soirée ou deux, rien que tous les deux.

Jeudi était un jour de congé, comme lundi d’ailleurs, ce sont les fêtes de Pâques ce week-end. Vendredi n’était pas un jour férié, mais Pascal avait pris congé. Congés du jeudi au lundi, 5 jours, waouh!

Il m’a proposé de partir, mais… non, c’était un peu juste. Impossible de me décider comme ça à la dernière. C’était donc pour ça qu’il voulait me voir, me connaissant, demain c’aurait été un peu tard pour me demander de partir jeudi soir au chalet avec lui. Samedi, il devait normalement s’occuper du bateau avec Thomas, donc je pense qu’on devra redescendre.

Ha! J’étais tout à coup de très bonne humeur. Impatiente d’être à jeudi soir. Cool. 2 jours seule avec lui… Le rêve! Encore quelques jours de bonheur. Le pied. Heureuse, je me suis penchée en travers de la table pour l’embrasser. J’étais aux anges, trop contente. Pascal m’a tirée à côté de lui, et on a fini la soirée à se faire des bisous comme des adolescents.

Hum, Steven m’a proposé de sortir jeudi soir pour se faire une toile. Aucune idée du film. Mais, je n’ai pas encore répondu. Est-ce que je prendrais le risque de laisser passer la chance de partir 2 jours avec Pascal??? Je ne crois pas. Alors, je crois que je ne vais pas lui répondre. Ou peut-être à mon retour.


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104/14 - Naissance du petit SAM

Publié le par JaneDo


 Lundi, 14 avril 2014 - 104/14 - Naissance du petit SAM

Mon petit frère a appelé pour nous annoncer la naissance de son fils; SAM. 2ème petit garçon pour le frangin. Toujours pas de fille!!! La maman, Natasha a dû subir une césarienne, mais elle va bien.

Sam est née en fin de matinée à l'hôpital de la Tour à Genève. Je ne connais pas les détails, mais c'était à prévoir ces jours-ci. Je suis heureuse pour lui. Mark nous a envoyé des photos. Trop mignon. Contrairement à petit Markus, qui est tout blonds, comme son grand-père, il a les cheveux et les yeux foncés.

Souper en famille chez la frangine ce soir. David est passé en coup de vent. Marco, mon neveu, est venu avec sa nouvelle copine, Karen. Maintenant, on a 2 Karen autour de la table. Un peu compliqué.

Vers 21h, j'étais rentrée. Mes pensées ont immédiatement été bombardées de pensées concernant Pascal. Maud a-t-elle autant de pouvoir sur Pascal? Comment était-ce arrivé? J'avais loupé quelque chose? Ou peut-être qu'il n'avait été chez elle que pour discuter. Ouais! C'était sûrement ça.


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103/14 - Bateau bateau... (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 13 avril 2014 - 103/14 - Bateau bateau... (2)

Caroline et moi pensions être débarrassé de Maud. Et bien, pas du tout. 1/2h plus tard, après avoir vaguement frappé, elle passait à nouveau sa tête dans l’ouverture de la porte. Elle avait encore quelque chose à dire à Pascal. Grrraouh! Pascal s’est levé pour la suivre. On s’est regardé, Caro et moi, en faisant la grimace.

On s’est installé sur le lit à attendre qu’il revienne. On était persuadé qu’il reviendrait. A aucun moment, on n'a pensé qu’il pouvait traîner, ou même aller dormir ailleurs. On a réalisé qu’ils discutaient derrière la porte, alors on s’est précipité pour coller l’oreille pour écouter.

Ouuuh, elle lui faisait une scène! Mauvais.

Pourquoi l’avoir invitée à venir si c’était pour l’ignorer et rester collé aux deux petites grosses! Elle parlait de nous là? Pétasse. Pascal lui a rappelé que c’était elle qui avait voulu venir, il ne l’avait pas invitée, Il n’avait fait que passer la prendre, c’est tout. Ah! C’était donc ça! Pascal lui demandait de baisser le ton, mais elle n’en faisait qu’à sa tête. Elle a dû le tirer à l’écart, parce qu’après, on ne les entendait plus.

Après un petit moment, j’ai regardé dans le couloir. Personne. On voyait les lits au fond, ce que j’appelle le dortoir. ils n’y étaient pas. Caro a voulu aller jeter un coup d’oeil en haut, mais ils n’y étaient pas non plus. Pendant ce temps, comme il n’y avait personne en bas, j’ai longé le couloir écoutant aux portes.

Ils étaient dans une des chambre libre. On n’entendait le murmure de leurs voix, mais impossible de comprendre ce qu’ils se disaient. J’ai fait le guet alors que Caro collait son oreille à la porte. S’il y avait de vrais trous de serrures sur les bateaux, elle aurait l’oeil collé devant.

Si on ne faisait prendre, ce serait la honte géante. J’ai tapé sur l’épaule de la curieuse petite Caro et lui faisait signe, qu’on devrait s’en aller. Mais elle ne voulait rien savoir. Zut! Je ne pouvais pas lui faire faux-bond, et pourtant, je ne voulais pas être là, c’était trop ridicule.

J’ai tiré Caroline de force par le bras pour regagner notre chambre. I-oooh, elle n’était pas très contente. On s’est interrogé sur les attentes de Pascal cette nuit. Caroline avait envie de faire l’amour, moi non. Seulement si on avait été seul. Caroline m’a demandé si ça me gênait si elle tentait sa chance. Hum! Bonne question!

Elle avait entendu Maud lui demander s’il avait projeté de nous sauter toutes les deux, et si c’était pour ça qu’il voulait dormir avec nous. Caroline pensait que c’était probablement ce qu’il espérait. Moi, je ne le croyais pas. Caroline avait peut-être raison, Pascal espérait autre chose que dormir sagement?

Après tous les hauts et les bas que j’avais traversé ces derniers temps avec lui, je ne me sentais pas d’humeur pour une partie de jambes en l’air à trois. Caroline pouvait faire ce qui lui chantait, au pire, je ferais semblant de dormir.

Pascal est revenu 20 minutes plus tard. Caroline lui a demandé ce que voulait l’autre pétasse. Pascal a froncé son petit nez. Il n’aimait pas tellement ce genre de méchanceté entre filles. Moi, j’avais aussi envie de lui poser pleins de questions, mais je ne voulais pas le faire penser à l’autre. Ce serait comme la ramener dans la chambre avec nous.

On a discuté un moment. De mauvaise grâce, il nous a raconté que Maud voulait qu’il aille dormir dans le dortoir avec tout le monde. Ça ne lui disait rien. Il préférait être là avec nous. En disant “nous”, Pascal m’a jeté un petit regard en coin. On était sensé n’être que tous les deux, pas avec Caroline en prime. J’ai souris innocemment.

Pascal nous avait toutes les deux agglutinées sur lui. Il avait tourné la tête vers moi et jouait avec ma main. Je me suis soulevée pour l’embrasser et j’ai constaté qu’il lui caressait le dos.

Caroline lui faisait de petits bisous dans le cou, à la base de l’oreille. Ça le faisait frissonner.

Je me suis efforcée à fermer les yeux pour tenter de dormir. Je restais accrochée à lui. J’entendais Caroline lui murmurer qu’elle voulait lui faire l’amour. Grrrh, j’aurai voulu être frappée de surdité.

Peut-être que je devrais les laisser et remonter un moment sur le pont?

Pascal lui disait que ce n’était pas faisable, les autres risquaient de tout entendre, les mûrs n’étaient pas épais. Par dessus ma tête, j’ai senti qu’ils s’embrassaient. Pascal m’a caressé la tête, puis il a relevé mon visage pour m’embrasser. Je crois que la proposition de Caroline le tentait, qu’il était quand même partant. Je me suis mise en boule contre lui en fermant les yeux, je voulais sombrer rapidement dans le sommeil.

Ce qu’on espère n’arrive pas toujours…
Il a tenté de me faire participer, mais comme je ne réagissais pas, je l’ai senti se glisser vers Caroline.

Le coeur gros, toujours hésitante à me laisser aller, à travers mes cils je l’ai regardé enfiler sa main sous son t-shirt, puis glisser lentement sur sa poitrine, le long de son ventre. J’aurai pu me retourner et ne pas regarder, mais c’était plus fort que moi. Elle a gémi, Pascal a jeté un oeil de mon côté, et lui a demandé de ne pas faire de bruit. Pour ne pas me réveiller sans doute.

Après de longs baisers, de caresses, et leurs mains partout l'un sur l'autre, Pascal m’a attirée à lui… J’ai craqué… Je ne voulais pas être laissée de côté.

Dimanche matin, le bruit dans les escaliers, les rires, les pas sur le pont m’ont réveillé. J’étais collée à Pascal et je transpirais. Il faisait chaud dans la chambre. Caroline toute engourdie avait aussi été réveillée par les bruits. Ses cheveux traînait sur Pascal, il les a ramené sur elle avec un petit sourire. Son premier bisou a été pour Caroline.

Je me suis détournée, je ne voulais pas être en deuxième. Il m’a attrapée par la taille pour me ramener contre lui et m’a forcée à relevé la tête. Il m’a fait un bisou sur les yeux. Puis il s’est levé, a enfilé un caleçon et son bermuda pour sortir. Il a été se laver les dents avant de revenir nous bousculer pour qu’on se lève.

Caroline souriait avec cet air de petite chatte gavée, repue. Et comme une chatte, elle s’est étirée dans le lit. En remarquant mon regard, Caro m’a fait un clin d’oeil; “Tu regrettes?”. Non, je ne regrettais pas, mais j’aurai préféré qu’il ne se passe rien. J’avais encore trop de choses sur le coeur. Je ne voulais pas que Pascal pense que tout est réglé dans le meilleur des mondes.

A son retour, Pascal a tout fait, comme nous arracher les couvertures, pour qu’on se lève, pour aller déjeuner. Il était de bonne humeur et taquin. Comme on traînait encore, il s’est jeté en travers du lit. Je me suis levée pour aller me laver les dents à mon tour et on a fait la course avec Caro, puis on a encore fait la course pour retourner nous habiller.

Après quelques bisous bisous frais, on s’est habillé et on est monté. Hum. Les regards qu’on nous a lancé étaient pleins de sous-entendus. Je pense qu’ils avaient dû entendre quelques bruits provenant de notre chambre. Thomas, lui, a gardé les yeux sur son assiette.

Tout le monde était déjà assis autour de la table. Il y avait même des croissants et du pain frais.

Après un moment embarrassé, qui m’a paru long, l’ambiance autour de la table est redevenue normale. Je pense que ça doit venir de moi. J’ai dû imaginer l’embarras chez les autres, parce que je l’étais.

Hihihi, Maud était partie. Elle avait demandé à Thomas de la ramener au port hier soir. Tant mieux. Elle avait débarrassé le plancher. Certainement furieuse contre Pascal. Ou, elle espérait qu’il lui coure après. Son départ ne semblait pas le déranger. Il était souriant, de bonne humeur. Heureux.

Le reste de la journée a été plutôt reposante et tranquille. Sauf pour les fois où Erika réussissait à attirer Pascal à l’écart pour discuter. Elle le draguait ou je ne m’y connais pas! Il ne semblait pas tout à fait indifférent, ce qui me faisait groumer.

Le soir, quant il a fallu partir chacun de son côté, rentrer ou autre, Caroline nous a proposé, à Pascal et moi, d’aller manger chez elle et finir la soirée ensemble. Pascal a prétendu devoir rentrer. Je me suis demandée s’il n’était pas plutôt impatient de retrouver sa petite femme!!! Non. Je dois me faire des films.

J’ai réalisé que Maud lui avait envoyé une douzaine de messages. Alors au lieu de rentrer, je me suis mise en planque. Après 1h, j’ai décidé que je me faisais des idées et j’allais rentrer quant je l’ai vu passer en voiture. Je l’ai suivi jusque chez Maud. Je me suis sentie mal. Malade de jalousie. J’aurai dû écouter les messages qu’elle lui avait laissé sur sa messagerie, et les effacer, de même que les textos.

C’était donc ça... Pascal voulait aller la retrouver… J’en avais écouté qu’une… Elle pleurnichait… Pourquoi je ne les ai pas effacé! Stupide idiote.


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103/14 - Bateau bateau... (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 13 avril 2014 - 103/14 - Bateau bateau... (1)

Impossible de quitter le bateau, sauf si on avait le courage de demander à Thomas de nous ramener au port. Quelle poisse! On va devoir rester entassé ensemble on dirait. Je me demande comment on allait organiser le coucher. Dormir dans la grande chambre/dortoir avec 4 autres personnes, ou si on prennait une des 3 chambres?? J’aimerai bien un peu d’intimité.

Je recevais des messages de Steven qui me demandait ce que je faisais, où j’étais, etc. Il semblait curieux de savoir ce qui se passait sur le bateau, mais n’a pas osé vraiment le demander directement.

“T'es où, tu fais quoi?”
“Lac! Thomas nous a invité sur son bateau.”
“Ah! Et ça se passe bien? Tu t’amuses?”
“Oui, c’est assez cool. Au moins, il n’y a pas trop de monde.”
“Y a qui? J’imagine que Pascal fait partie du groupe?”
“Les habituels, bien sûr Pascal aussi.”
“Je m’ennuie! Les anniversaires en famille c’est pas le grand délire!”


Long silence. Ça commençait à m’ennuyer d’être tout le temps le nez fourré sur mon natel.

“Bon, on va manger… alors à plus. Bisous”
“Tu fais quoi après? On pourrait se retrouver pour prendre un verre?”
“Heu, ça m’étonnerait, on dort sur le bateau!”
“Zut! Bon ben… Dommage! Bisous à toi aussi”


J’ai couru demander à Caro si elle connaissait cette “Erika”. C’était bien ce que je pensais, il y avait un truc pas net. C’est la fille que Pascal avait raccompagné un dimanche soir en rentrant du chalet. Il était rentré tard chez lui et sa femme et lui s’était disputés. Donc, c’était elle! J’avais l’estomac retourné et plus très faim.

Mais bon, je ne devais pas me faire tout un film, Pascal dormirait avec moi ce soir. Il me l’avait pratiquement promis. Qu’elle soit là ou pas, ne changerait rien. Enfin, je l’espère! Sinon, je le scalpe. Je ne croirais plus un mot de ce qu’il me raconte. Je verrais bien son comportement. Et je voulais m’amuser ce soir, pas me démonter le moral pour une fille qui n’était sans doute rien de plus qu’une petite aventure de passage.

Allez courage… Détourne la tête, arrête de les observer et passe une bonne soirée. A force d’avoir peur, tu vas finir par t’attirer le mauvais oeil. Voilà, après un petit encouragement perso, je retournais mon attention à la conversation des amis qui m’entouraient. Au début, je me suis forcée à rire, à avoir l’air enjouée, puis c’est venu tout naturellement.

Pascal discutait dans son coin avec la pouffe de Maud, Paul et Caroline, Erika était appuyée contre la balustrade, en grande conversation avec Michael. Donc, Pascal a connu cette Erika à travers Michael. Chiotte. Thomas était à la barre, un verre posé à côté de lui. L’autre copine que Michael avait ramené semblait le draguer. Assise les jambes ballantes en face de Thomas, qui avait une vue plongeante dans son décolleté. Hum, elle n’avait pas grand chose à montrer!

3h du matin, Pascal est passé me dire qu’il allait se coucher. Je n’ai pas vraiment fait attention. Bête comme je peux être parfois. J’ai continué à faire la fête, le clown avec Thomas. Quant j’ai vu Maud descendre quelques minutes plus tard, dans les cabines, mon coeur a semblé faire un plongeon dans le lac. Il fallait que j’y aille.

Je me suis sentie rassurée de voir Caroline descendre à son tour. Je pouvais prendre le temps de me tirer gentiment sans avoir l’air de courir après Pascal, ou de courir poussée par la jalousie de voir une autre fille descendre après Pascal. Mais Caroline est remontée moins d’une minute plus tard, et je me suis sentie chavirer.

Jalouse ou pas, je devais y aller, tant pis pour les bonnes manières. Caro m’a chopée par le bras au passage, elle m’a demandé si j’allais rejoindre Pascal. Gros bloc qui m’écrase la poitrine, des questions furtives me sclérosent illico le cerveau; pourquoi est-ce qu’elle me demande ça? avertissement? elle sait quelque chose?

En tous cas, elle n’en a rien dit. Elle m’a juste demandé si elle pouvait dormir dans la même chambre que nous. Je crois que la peur de me retrouver face à une situation ingérable, seule, m’a fait accepté.

Je l’ai laissé en haut pour descendre, les jambes tremblantes. Pfff, il n’y avait pas de quoi, mais je suis comme ça. La trouille, mon imagination, me font perdre mes moyens. Et me voilà tremblante comme une feuille, marchant sur la pointe des pieds, attentive aux bruits, écoutant aux portes, pour trouver Pascal. Priant secrètement pour qu’il soit seul.

C’est le son d’une conversation, d’un rire en sourdine qui me sont parvenus en premier. J’ai su derrière quelle porte ils étaient. J’ai frappé en appelant Pascal et j’ai ouvert sans attendre  de réponses.

Ils étaient dans le couloir, Pascal avait les bras croisés, appuyé contre une porte, et l’écoutait en souriant lui raconter des foutaises en minaudant tant qu’elle pouvait. Je sais bien qu’elle lui plaît, ça se voyait dans ses yeux. Et c’est ce qui me retournait l’estomac.

Quant Pascal m’a vu, il s’est redressé et m'a adressé un sourire. Elle s’est retournée pour me fixer avec son petit air de pouffe première classe.

J’ai commencé à jeter un oeil dans les chambres que je longeais, pour voir dans laquelle Pascal avait posé ses affaires, ou celles qui étaient libres. J’ai vu le pull de Pascal sur un le lit d’une des chambres, alors je suis entrée en laissant la porte ouverte.

Pascal a mis fin à la conversation et il est venu me rejoindre. Il a croisé Erika et je les ai entendu échanger quelques mots. Elle lui demandait s’il allait se coucher lui aussi. Pas entendu sa réponse, donc il a dû sourire ou faire signe de la tête. Elle a mentionné qu’elle dormait dans le dortoir et a demandé si lui aussi. Pascal a répondu qu’il ne savait pas encore.

TILT!!! Pourquoi ne pas lui dire qu’il dormait là, juste à côté, dans la chambre qui avait la porte ouverte avec moi??? Un peu froissée, je me suis convaincue qu’il devait avoir ses raisons. De toute manière, elle l’a vu entrer dans la chambre, et les lits du fond, le dortoir était ouvert sur le couloir. Donc, elle verra bien! Elle comprendrait bien assez tôt.

J'ai dû dire à Pascal que j’avais accepté que Caro partage notre chambre. Il a fait la grimace; “Donc pas de crac-crac ce soir!”. Ça m’a fait rire. Trop chou. Qui sait, peut-être que je pourrais renvoyer Caro dans le dortoir!?

Pascal s’était allongé sur le lit. D’office, il s’est mis au milieu. Hum, donc une de chaque côté. Bon.

Maud a pointé son nez par la porte alors que Caro et moi étions en train de nous changer. On s’est retrouvé topless. Elle aurait quand même pu attendre d’être invitée à entrer? Non, madame a frappé et hop. Maud a marmonné un vague; “Oh désolée”, mais elle est entrée et s’est assise sur le lit à côté de Pascal. Elle a fait comme si Caro et moi n’étions pas là en fait.

Elle s’est adressée directement à Pascal, en se passant la main sur sa proéminente poitrine, en lui lançant des regards “chaud comme la braise”. Pfff! M’énerve.

Maud était venue le chercher pour le ramener au dortoir. Elle lui avait réservé une place à côté d’elle. Elle avait entendu qu’il ne savait pas encore où dormir. Il y en avait une de libre. Pascal lui a répondu qu’il restait là. Il n’avait aucune envie de dormir en vrac dans le dortoir. Maud a encore insisté, elle disait qu’ils pouvaient aussi scouater une des autres chambres.

J’ai répondu pour Pascal; “Il reste dormir ici Maud, pas la peine d’insister.”.

Maud a interrogé Pascal des yeux, ignorant ma réponse et notre présence. Pascal n’a fait que lui répété qu’il restait. Un peu froissée, elle l’a toisé en lui demandant pourquoi l’avait-il invitée alors? Sans attendre sa réponse, elle a enfin quitté notre chambre la tête haute. Caro et moi étions toujours planquée derrière nos t-shirts. Nous n’avions rien manqué de la prestation de séduction de madame, ni de la conversation.

Ouf, Pascal était là. Il ne partait nulle part. Il restait ici, avec moi. Mon coeur chantait d’allégresse et de bonheur. Un petit bout de bonheur par-ci, par-là, si c’est tout ce que je pouvais grappiller, ça me suffisait très bien.

Il n’y avait peut-être pas de quoi, mais j’étais assez fière de lui… Il n’avait pas bougé d’un iota, toujours allongé au milieu du lit, les bras replié derrière la tête. En riant de le voir si détendu, je lui ai lancé mon pull sur la figure. Il a souri. Il s’est débarrassé du pull en me le rejetant et ça a fini en bataille d’oreiller, de pulls et tout ce qui nous tombait sous la main.


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102/14 - Garden Party impro... (approx. midi à minuit)

Publié le par JaneDo


Samedi, 12 avril 2014 - 102/14 - Garden Party impro...   (approx. midi à minuit)

Le reste de la journée, je me suis reposée. Je n’ai même pas répondu à l’appel de Caro après le match. Je l’ai rappelée plus tard. C’était prévu que je passe chez elle avant qu’on se retrouve tous chez Pascal et Thomas. On devait préparer quelques trucs pour le repas du soir. J’avais prévu de faire ma salade au maïs comme d’habitude.

Pur le reste, je verrais bien ce que Caro avait prévu. Comme je la connais, elle aura déjà préparé un gros truc. Ça me dirait bien son petit rôti aux champignons!

  Thomas a décidé de sortir le bateau  , il faisait beau. Dès qu’on est pas au soleil, il fait plutôt frais. Donc, j’ai mis mon gros pull Def Leppard et un jean. Si j’avais osé le short, j’aurai gelé sur pieds plus tard.

D’après ce que j’ai cru comprendre, on était en petit comité ce soir; Michael, 2 de ses copines, Julien, Paul, Pascal, Caro et moi. Avec Thomas, on était 9. Je crois qu’on était sensé dormir sur le bateau, alors j’ai pris mon training douillet.

Triste quand même de constater que Steven ne sera pas là ce soir!

Au programme ce soir, dîner à bord et tranquilos jusqu’au matin. Je me réjouissais! J’aime bien les petites soirées tranquilles, assis autour d’une table, sans chichi, pour discuter et rigoler entre potes.

Rhhh, chez Caro, je me suis retrouvée derrière les fourneaux à l’aider à terminer son dîner à apporter sur le bateau. On dirait qu’elle faisait toujours un max pour leur plaire et pour qu’ils n’oublient jamais de l’inviter. Elle avait, comme je l’avais espéré, fait son rôti aux champignons avec des petites patates. Miam, je me réjouis de me jeter à table!

Pile à l’heure, on s’est présenté les bras chargé sur le pont, près à embarquer. Thomas avait mis des petites lampes, comme celle qu’on met sur les sapins de Noël,  qui faisait tout le tour du bateau. Chouette! Le bateau était agréablement décoré; ambiance feutré, chaleureux. Ce sera du tonnerre ce soir avec toutes ces petites lampes. On l’a vite aidé à tout installé, puis on s’est planté autour de la table sur le pont pour prendre un verre en attendant les autres.

Pascal et Paul sont arrivé ensemble… grrrh, avec Maud. Il avait perdu Elodie en route ou quoi? Pourquoi nous ramener cette pétasse! Arhhh! Je ne sais pas si j’étais dégoûtée ou furax. Agacée, ça c’est sûr.

Puis j’ai eu une chance terrible, ou un éclair de génie, je ne sais pas, mais, par sms, j’ai demandé à Pascal si je pouvais dormir dans ses bras. Moi qui ne voulait surtout pas dormir sur le bateau!!! J’avais changé d’avis. Je lui ai envoyé mon message, l’ai regardé sortir son natel pour le lire.

Mon message l’a fait sourire. Il m’a cherché des yeux et m’a fait un petit clin d’oeil. Il m’a répondu de la même manière. Pascal proposait qu’on file en douce, pour aller dormir chez Michael, si on en avait l’opportunité. Moi aussi j’ai souri en lisant son message.

Il était retourné à sa conversation et ne regardait pas dans ma direction. Maud avait essayé de lui arracher son natel pour voir à qui il écrivait. Pouffiasse. Elle n’avait pas réussi. J’ai répondu avec une dizaine de “ouiiiii”. Pascal s’était levé et éloigné pour lire mon message. Il a souri. Sans me regarder, il est retourné s’asseoir comme si de rien.

Mon regard a croisé celui de Maud. Je me suis rendue compte que je souriais comme une idiote, et je ne voulais pas qu’elle sache que les messages venaient de moi, alors j’ai détourné la tête en continuant à sourire. Comme si j’écoutais ce qui se disait autour de moi et que c’était amusant. Qu’elle aille au diable.

Du coin de l’oeil, je la voyais se lover sans arrêt contre Pascal. Elle s’était même installée sur ses genoux, les bras autour de son cou. Ça ne me faisait rien, après tout, ici ou pas, c’est moi qui dormirait dans ses bras tout à l’heure. Caro avait remarqué mon manège et a voulu savoir ce qui se passait. Pas cool, mais je n’ai pas voulu lui raconter.

Les 2 copines à Michael étaient des filles bizarres et pas très sympathiques. J’ai préféré les éviter. Caroline a parlé avec elles. Elles semblaient s’entendre. Caro est vraiment une fille super cool et sympathique, elle s’entend avec tout le monde.

Mise à part cette Maud, la soirée était agréable, j’ai passé un super moment. Le fait qu’on soit peu m’a donné l’occasion de parler un peu plus avec les copains à Pascal. A minuit, Thomas a voulu faire sauter quelques pétards. C’était assez amusant, même si j’ai un peu peur de tout ce qui se rapporte au feu, j’en ai quand même allumé 2.

Puis, quelqu’un a appelé une des filles par son prénom; Erika… Ça m’a fait une gros “BOUM” dans la tête! Je sais que je connaissais ce nom là, mais d’où? La nouvelle petite copine à Thomas? Michael? C’était comme quant on a un mauvais goût sur la langue, mais c’était dans la tête. Je n’arrivais pas à me rappeler, mais je sentais qu’il y avait un truc avec cette fille. Alors j’ai commencé à l’observer discrètement.

C’est seulement quant j’ai vu Pascal discuté avec elle, un peu à l’écart que ça m’a fait un énorme “TILT” dans la tête!
Est-ce que ce n'était pas la fille avec qui Pascal était rentré une fois du chalet??? Est-ce qu’il s’était passé quelque chose avec cette fille? Si seulement j’arrivais à me rappeler! Erika?

J’essayais de lire leurs gestes, les expressions de leurs visages, de deviner ce qu’ils pouvaient se dire… Un sentiment désagréable descendait le long de ma colonne vertébrale. L’empêche, j’avais envie de mordre quelqu’un! Pitié… qu’on ne me gâche pas ma soirée! Pas ce soir… Pitié pitié!


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