Lundi, 17 mars 2014 - 76/14 - Chaud - Froid!
Dimanche soir, j’avais passé un agréable moment avec Steven. On a beaucoup discuté. Il m’a un peu parlé de lui. Parfois même, je devais l’arrêter. Je ne voulais pas trop en savoir non plus. J’adore quant il sourit, ses fossettes se creusent, et ça le rend vraiment très chou. J’ai ressenti quelques petits frissons! Je crois qu’il me plaît.
Pascal m’a fait signe de me rapprocher de lui, pour éviter de réveiller Caroline. Elle semblait dormir, même si je n’y croyais pas trop.
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C’est de ma faute, j’aurai dû voir qu’elle n’allait pas bien.
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Tu sais très bien pourquoi elle ne va pas bien. Mais qu’est-ce que ça change, hein?
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Faut que je lui parle.
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Bien sûr... ça change tout!
Ma réponse avait peut-être été un peu cinique. Du calme ma fille. Du calme. Tout en discutant, Pascal promenait sa main dans mes cheveux, le long de mon bras, replaçant une mèche, qui me barrait le regard, derrière l’oreille. Ça me faisait frissonner.
J’aurai voulu le repousser, mais en même temps, j’en voulais plus. Il a promener son pouce sur ma lèvre et semblait être à 2 doigts de m’embrasser, mais il s’est ravisé. Grrrh.
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Arrête de jouer avec moi… C’est pas très cool.
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Je ne joue pas Jane… Je ne me permettrais pas de te faire ça.
Pascal s’est penché sur moi, et a passé sa main dans mes cheveux. Il m’a prise par le menton et m’a embrassée. Arhhh, je ne m’y attendais pas. Je l’espérais, mais j’ai pensé qu’il ne le ferait jamais.
On était allongée l’un à côté de l’autre. Moi, je n’osais pas initialiser quoi que ce soit de peur qu’il me repousse. Ce qui m’aurait vachement blessée. Pascal m’a tirée pour me rapprocher et je me suis retrouvée avec la tête posée sur son torse. Argh, son torse! Comme j’aime son torse! J'aime tellement sa peau, le toucher... J’entendais battre son coeur. J’aimais ce son, cette douce musique me berçait. Il battait un peu vite? Ou c’était mon imagination? Ou peut-être est-ce le mien qui fait un bruit d’enfer?
Sa main caressait mon dos, descendait chaque fois un peu plus. Ce n’était pas des câlins innocents. Caroline s’est mise à bouger. Pascal s’est redressé, puis il s’est penché pour lui caresser la tête. Apparemment, elle dormait bel et bien. Pascal est resté un moment vers elle. Elle s’est mise en position foetale. Pascal la couvait comme un oeuf, c’était mignon.
S’il savait qu’elle avait fait tout ça pour ça! Qu’elle avait tout planifier pour qu’il soit près d’elle! Bon je ne pouvais rien dire, j’avais aussi participé à son plan. Elle n’avait pas dû me mettre un couteau sous la gorge! Caroline avait rapproché les deux lits pour qu’on soit côte à côte et pas séparé par la table de nuit. Je me demande si c’était exprès ça aussi. Voilà que je commence à me poser des questions sur tout et rien! Tsss.
A nouveau dans ses bras, la tête au creux de son épaule, ses mains se sont faites plus caressantes, plus insistante. On s’est mis à discuter en chuchotant pour ne pas réveiller la dormeuse. Moi perso, je ne pouvais pas imaginer qu’elle puisse dormir après tout l’effort qu’elle a fait pour l’amener là, dans notre chambre. Louche.
Peut-être que je me trompais, j’étais restée en bas, vers Steven et Thomas, plus d’une heure. Mais très vite, j’ai oublié même la présence de Caroline.
Pascal s’est tourné vers moi, sa main a glissé sous mon t-shirt. Toutes mes bonnes résolutions ont pris la tangente. J’avais envie de lui, je mourrais d’envie de me couler dans ses bras.
On s’est embrassé encore. Explosion de plaisir pour moi. J'aime ses baisers, ses lèvres douces et tendres. Sa main se baladait toujours sur moi, se faisant par moment un peu plus insistante.
Finalement, enfin, il a relevé mon menton et m’a embrassée. Mes poils se sont mis instantanément au garde-à-vous. J’avais des frissons partout. Ses baisers me font toujours l’effet d’une bombe qui éclate dans tout mon corps. J’avais envie de lui, c’est clair. Son souffle dans mon cou, ses baisers partout me faisait perdre la tête, sa main chaude fouillait mon corps…
Tout se passait bien… Au moment où j’ai baissé ma garde, prête à me rendre, à me donner à lui corps et âme, Pascal s’est retiré… Froidement. On avait failli faire l’amour… Pourquoi s’était-il retiré? Est-ce que j’avais fait quelque chose de travers? Encore pantelante, je le regardais sans comprendre. Pascal est resté un moment sur le dos les yeux fermés, puis il s’est levé.
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Je crois que je ferais mieux de regagner ma chambre.
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No-oooon
J’ai attrapé sa main pour qu’il reste. Je ne voulais pas, ne supportais pas de le voir partir. J’aurai été capable d’inventer n’importe quoi pour qu’il reste. Après s’être regardé un moment, qui m’a semblé long, il s’est rassis. “Ne pars pas… reste encore un peu STP”. Il a hésité, puis il s’est rallongé à côté de moi. On aurait dit qu’il faisait attention de ne pas me toucher. J’avoue que ça m’a transpercé le coeur.
La mauvaise chose à faire, je l’ai faite, je lui ai parlé de sa dispute avec sa femme dimanche passé. Tout était bon pour le faire rester.
Pascal m’a confirmé s’être disputé avec Jess. Sans mentionner le pourquoi. Il n’a pas dit que c’était parce qu’il était rentré tard ce soir là. Je l’ai laissé me baratiner à dire qu’il ne savait pas quelle mouche l’avait piquée. Une fois qu’il a eu fini de tourner autour du pot, je lui ai demandé si ce n’était pas parce qu’il avait traîné les pieds pour rentrer?
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Heu… une certaine Erika je crois, non?
Petit silence. Hum, il ne pensait pas que je savais? Oups, oui, je l’avais su par Caroline, et ça, je ne pouvais pas le dire. Il ne m’a pas demandé comment je le savais, il a dû penser que soit par sa femme, soit par Thomas. J'ai voulu savoir où il était, étant donné qu'il travaillait le lendemain matin.
Glups, peut-être que j’aurai dû éviter de parler de ça, si j’espérais une suite romantique à cette proximité. Je crois que j’étais en train de tout saboter. Merde. C’était un peu trop tard pour revenir en arrière. Embêté, Pascal a été obligé de confirmer qu’en effet, il avait raccompagné Erika. Comme s’il se sentait coupable, il a vite dit qu’il ne s’était rien passé.
Je ne le croyais pas… mais bon…
Il aurait bu un verre chez elle. Ils auraient discuté, et il n’a pas vu l’heure. C’est pour ça qu’il était rentré si tard. Ouais! Je lui ai demandé de le jurer sur la tête de ses parents. Alors là, longue hésitation.
Pascal a fini par m’avouer qu’il avait couché avec elle. Je le connaissais trop pour savoir ce que ça voulait dire quant il oubliait l'heure. En plus, c'était l'excuse qu'il donnait à sa femme!!! Les fois où il oubliait l'heure, c'était à la belle époque, quant il était encore fou de moi!!!
Glurps! L’estomac dans les chaussettes, je n’ai rien su dire. Même si je m’en doutais, c’était dur à entendre de sa bouche. Des images se bousculaient dans ma tête.
Je le voyais la prendre dans ses bras, aussi tendrement qu’il le fait avec moi. Horrible. J’essayais de me rappeler que je n’avais rien à lui reprocher, ça ne me regardait pas. Dur dur, je n’y arrivais pas.
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Et qu’est-ce qui se passe avec Elodie, et ou Maud?
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Arhh, j’ai pas envie de parler d’elles.
Je changeais de sujet pour ne plus penser à Erika que je ne connaissais pas. Oui, parce que je me demandais à quoi elle ressemblais, l’imaginant superbement belle. Imaginant Pascal complètement sous son charme. Amoureux même. Ça, se serait le trop! Ça me faisait trembler de trouille. Est-ce qu’il l’embrassait avec autant de passion qu’avec moi? Arrrrh, non, je ne veux pas y penser.
Pascal n’a pas voulu parler d’Elodie et Maud. Impossible de décrypter son expression. C’était même un peu louche autant de secret à propos d’elles. J’ai eu beau lui rappeler qu’on était soit-disant amis, mais rien à faire. Tout ce que j’ai gagné, c’est de le faire fuir. Il a insisté qu’il devait s’en aller, retourner à sa chambre. J’avais tout foiré!
A mon réveil dimanche matin, Caroline était déjà descendue. Elle avait pris le déjeuner avec ceux qui partaient skier. J’ai pris mon temps pour me préparer pour descendre prendre mon café et mon petit déje. De toute manière, vu l’heure, les garçons étaient certainement déjà parti voguer sur les pistes. Je ne voulais surtout ni croiser Elodie, ni Maud.
Elodie avait dû suivre l’équipe sur les piste, mais Maud, dans un déshabillé assez recherché, se pavanait dans le salon. J’ai fait comme si je ne l’avais pas vue, ni reconnue. Qu’elle aille se faire cuire tous les oeufs de la planète. Elle déployait ses charmes sur les 2 garçons livides qui sont restés au chalet, incapable de skier après une nuit trop arrosée.
Caroline trônait dans la cuisine, sa tasse de café au creux de ses mains. Hier soir, elle ne dormait pas, comme je l’avais pensé. Elle a suivi toute notre discussion. Elle avait aussi cru qu’on allait finir par faire l’amour. A été aussi déçue de voir Pascal prendre la fuite.
D’après Caro, c’était pour éviter de craquer. J’espère qu’elle a raison. Je n’avais pas été très sympa avec Pascal après, parce que je n’étais sentie rejetée. Alors j’espère que Caroline a raison, et que je l’attirais toujours.
Steven est rentré plus tôt du ski, avec Julien. Il avait de belles couleurs. Il avait bronzé. Ça lui allait bien et le rendait encore plus séduisant. Mouais, je crois qu’il me plaît bien. C’est le 1er mec que je croisais qui me faisait de l’effet. J’aime beaucoup ses petites fossettes quant il sourit.
J’ai comme l’impression qu’il est rentré plus tôt pour me voir! Peut-être que je me fais des idées?
Dès qu’il a eu fini de se changer pour se remettre en jean, Steven est venu se poser à côté de moi. Il a cherché a attiré mon attention en essayant de s’insinuer dans la conversation. J’aime beaucoup son petit accent, comme Pascal et Thomas. Ce petit quelque chose qui fait deviner son origine. C’est mignon.
Steven a essayé de me parler d’où il venait, mais je ne connais pas assez la typographie des Etats-Unis pour deviner. Je sais qu’il fait de la moto, et il m’a proposé d’aller faire un tour. J’ai fait semblant d’accepter, pour ne pas le vexé, mais je sais que je n’irai pas. Pas encore.
J’ai tout de même apprécié son effort d’essayé d'avoir un rendez-vous. Je ne le connais pas assez pour savoir si je peux avoir confiance en sa façon de conduire.
Il a trouvé le courage de me demander s’il pouvait me raccompagner. Mais, j’étais venue avec la voiture d’un copain, donc j’étais en voiture. Steven a paru n peu déçu. Il a rigolé en disant que c’était un prétexte pour découvrir où j’habitais, et aussi passer un peu de temps en tête à tête.
Pour moi c’était un peu trop vite. Je ne voudrais pas me retrouver aussi rapidement coincée dans un vase clos, étant la voiture, avec un mec que je ne connais pas assez. Et je ne veux pas tout connaître tout de suite, j’aime que les choses se fassent tranquillement, lentement, petit à petit.
Steven était vraiment très charmant, et je me suis retrouvée à rire aux larmes à ses plaisanteries, ses blagues. Steven m’a glissé à l’oreille qu’il m’aimait beaucoup, qu’il me trouvait très charmante. Bref, il me kiffe. Il avait été direct et ça m’a fait un peu rougir. Du coup, je me sentais gênée, parce que je ne voulais pas qu’il imagine que j’essayais de le séduire. Ça a réveillé ma timidité.
Mais, il est si agréable, que ça m’a vite passé. Quant le reste de la troupe est arrivé, je fumais dans le jardin d’hiver avec Steven, qui s’était perché sur le bord de la table basse près de la fenêtre qu’on avait laissé ouvert. Je ne sais pas si c’était parce que j’avais vu Pascal arrivé, ou vu le regard qu’il nous a lancé, mais tout à coup, tout ce que disait Steven me faisait rire. Tout ce qu’il disait me paraissait drôle.
Je crois que Pascal n’a pas du tout apprécié de nous voir ensemble. Il n’a pas arrêté de nous observer. Il ne suivait même pas ce que disait les copains autour de lui, il se contentait de nous fixer. Sa jalousie se voyait comme le nez au milieu de la figure. Je dois dire que ça m’a piqué de joie. Même quant Steven se rapprochait un peu beaucoup, ou se permettait de mettre son bras autour de moi, je ne le repoussais pas. J’aimais sa réserve, son calme apparent, son assurance. Oui, Steven me plaît de plus en plus. A creuser.
Je suis passée en vitesse faire une bise à Pascal, Thomas et tous ceux que j’aime bien, les autres n’ont eu droit qu’à un au revoir de la main. Steven m’a accompagnée dehors et on a parlé un long moment. En partant, j’ai vu que Pascal nous observait de la fenêtre de la cuisine.
Hum!!!! Est-ce qu’il était vraiment jaloux? Ou voulait-il juste voir ce qui se passait? Ou n’était-il qu’un tantinet possessif?
Bizarrement, Pascal a tenté de me joindre dans la soirée. Par message, il a demandé si j’étais bien rentrée, si je ne voulais pas prendre un dernier verre. Etrange!!! Peut-être qu’il cherchait juste à mesurer son pouvoir sur moi? Je n’ai pas répondu.
Lundi, Pascal a remis ça, en me proposant de dîner avec lui. Ne sachant pas quoi faire, j’ai fait comme si je n’avais pas saisi le sens de ses messages, et j’ai juste envoyé un vague message; “Coucou, merci pour tes petits messages, ça me fait plaisir. Milles bisous”. Pascal s’est empressé d’essayer de me rappeler, mais je n’ai pas répondu, parce que je n’aurai pas su quoi lui dire.
Pascal m’a alors proposé de manger avec lui ce soir. Lundi soir? Je ne peux pas, j’ai mon souper en famille. Il le savait pourtant non? J’ai attendu le soir, alors que j’étais déjà chez ma frangine, pour lui écrire et le lui rappeler.
La jalousie est mauvaise conseillère; je ne lui réponds pas, j’agis comme une idiote, et c’est pareil de son côté. Parce que si c’était bien la jalousie qui le rendait aussi pressant, j’aurai bien voulu qu’il soit comme ça tout le temps.
Pour l’encourager, j’aurai dû lui répondre, mais voilà, ne voulant pas qu’il cherche à jouer avec mes sentiments, ou de savoir ce qui se passait avec Steven, parce que je ne le sais pas moi-même!
Après le souper en famille, au lieu de rentrer directement, j’ai fait un tour par chez Pascal. Je voulais voir comment il était. Je ne sais pas, est-ce que je pensais pouvoir voir si je lui manquais? S’il était triste? Déstabilisé par mon refus de le voir? Evidemment, impossible de le dire! Pascal passait une soirée calme avec sa femme. Installé dans le canapé, ils regardaient la télé. Alongée sur les coussins, Jess avait les jambes croisés posés sur celle de son mari. Rien de spécial quoi!