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44/14 - Blessée à mort...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 13 février 2014 - 44/14 - Blessée à mort...

Ok, je ne suis pas la plus courageuse de la place! Ok, je flanche tout le temps dès que je suis devant Pascal! Ok, je savais pertinemment que je risquais de me jeter à ses pieds! Alors, j’ai annulé pour ce soir. C’est vrai que je ne me sentais pas au mieux de ma forme, et peut-être que je cherchais à le faire mariner, l’obliger à me courir après…

D’abord contente d’avoir eu le courage d’être lâche, j’ai ensuite regretté… J’avais envie de le voir… Tellement envie…

Ils avaient un match ce soir, et presque tout de suite après avoir prétexté, par sms à Pascal, que j’avais oublié hier, que j’avais déjà quelque chose. Seul petit bémol, c’est que Thomas m’a appelé presque quant j’envoyais mon sms à Pascal, et à lui, j’ai accepté de le voir ce soir. Hors, alors qu’on bavardait au téléphone, Pascal était passé dans le bureau de Thom, et quant il a su, il lui a dit que je venais d’annuler avec lui, avant de quitter son bureau. Thomas m’a rappelé aussitôt pour me raconter.

La barbe! De toute manière, à quoi je pensais??? Je n’aurai pas pu le voir dans notre bar habituel, sous peine de tomber nez à nez avec Pascal!! En plus, Pascal s’est renseigné pour savoir depuis quant notre “sortie” était prévue! Quelle grosse barbe!!

J’étais hyper mal à l’aise… Je pourrais prétendre, qu’une fois de plus, j’avais… oublié??? Il ne me croira jamais. Je n’avais plus qu’à jouer franc jeu avec Pascal, et lui dire que, pour moi, c’était encore trop tôt. Ça me faisait encore trop mal de le voir.

J’ai essayé de rappeler Pascal pour m’expliquer, mais il n’a pas répondu. Je pense qu’il doit m’en vouloir à mort! J’ai donc décidé de passer directement chez lui après le match. Je n’ai pas annulé avec Thomas, si je voulais parler à Pascal, je préférais savoir que Thomas était ailleurs, à attendre de me voir arriver. Donc, pourvu que Pascal ne sort pas!

Vers 22h, j’étais ravie de voir la voiture à Pascal devant la maison et la lumière aux fenêtres. Il était là. Seul.

J’ai sonné, recomposant dans ma tête, les explications que j’avais à lui donné, la manière de le délivrer, en espérant qu’il se mettrait à ma place et comprendrait. Les rideaux étaient tirés, j’ai hésité avant de sonner, mais, Pascal m’avait précisé que sa femme était absente, donc je ne risquais pas grand chose. Thomas me l’avait aussi mentionné au détour d’une de nos conversations.

J’ai sonné… Pas de réactions… Pourtant, Pascal était bel et bien chez lui, j’entendais du mouvement… J’ai sonné encore. Soulagée, je l’ai entendu s’approcher de la porte. Il a regardé par le petit trou. Et rien. Il y a eu un long battement. Puis, enfin, la porte s’est ouverte. Pascal s’est posté en travers. J’ai trouvé ça étrange, mais sans plus. Je me suis dis qu’il était sans doute un peu fâché et voulait me le faire sentir.

Il était à torse nu… Franchement, j’aurai dû me douter de quelque chose, mais parfois, on est tellement dans son petit monde dans sa tête, qu’on ne voit pas plus loin que le bout de son nez… Qu’est-ce qu’une femme amoureuse peut être bête! Aveugle à tous les signes bizarres qui n’entrent pas dans son fantasme…

Avec un petite sourire timide, je lui ai demandé s’il préférait qu’on se les gèle sur le pas de la porte ou si on pouvait parler à l’intérieur. Jeez, je ne doutais de rien!

J’avais remarqué que son jean n’était pas boutonné à la ceinture, même, sa fermeture éclair était à moitié remontée. Il était probablement en train de se changer quant je suis arrivée, et avait dû renfiler son pantalon dans l’urgence. J’ai haussé les épaules en faisant un geste en direction du salon. Pascal m’observait sans un mot.

C’est vrai que j’aurai dû réaliser qu’il me barrait carrément le chemin, que son regard s’était rétréci quant j’ai demandé à entrer… J’aurai dû… ça voulait peut-être dire que sa femme était rentrée… mais non. Je n’ai pensé à rien, persuadée que Jess n’était pas là. Persuadée que Pascal était seul à la maison. Aucun des signes normaux ne m’ont fait tilté. Rien!

Après s’être mordu la lèvre inférieur dans une sorte d’hésitation, les yeux baissés, Pascal a fini par se mettre sur le côté pour me faire signe d’entrer. En passant la porte, mon regard est resté accroché à lui quelques instants; j’avais cru déceler quelque chose d’anormal. Son geste semblait dire; ben si tu y tiens. Il y avait du fatalisme. Il avait soupiré aussi.

Puis, mes yeux se sont reporté sur le canapé. J’avais cru déceler un mouvement… Puis, ça m’a frappé de plein fouet…  Un monstre coup de poing dans la gueule. Je me suis arrêtée net sur place. Le sourire engageant que j’avais jusqu’alors s’est évanoui instantanément…

Sur le canapé, une fille resserrait autour d’elle un drap ou une couverture… Je ne sais pas… mais je la voyais elle, essayant de cacher sa nudité… Tout s’est mis en place d’un coup; torse nu, pantalon non boutonnée, fille à poil… Les larmes ont sautés dans mes yeux. Comment avais-je pu être aussi bête?

Pascal était resté à côté de la porte. Je l’ai vaguement entendu soupirer encore du fin fond du bac ouaté dans lequel je venais de me noyer. Mon coeur tapait si fort qu’il m’’a semblé qu’aucun son ne me parvenait, par contre, tout le monde pouvait entendre mon sang circuler et les battements de mon coeur.


Comme un automate, je me suis retournée pour le regarder. Je devais encore avoir la bouche entrouverte, j’étais abasourdi. Baba!

Pascal regardait parterre devant lui, comme indifférent. Qu’aurais-je pu dire? De toute façon, aucun mot n’aurait pu monter de mes cordes vocales tordues, ni traverser ma bouche. Pascal m’avait assommée. Après un dernier regard vers la fille qui était à moitié allongée sur le canapé, j’ai fait demi-tour.

En passant devant Pascal, j’ai fait attention de ne pas le frôler, ça m’aurait brûlé. J’ai sauté dans ma voiture et je suis partie. Je crois que les larmes coulaient, mais tout ce que je voulais, c’était m’éloigner le plus rapidement possible. Plus loin, je me suis arrêtée pour m’essuyer le visage. Ma poitrine était compressé, j’avais du mal à respirer. Je tiendrais jusque chez moi. Là, je pleurerais en silence.

De toute façon , qui en a quelque chose à foutre que je souffre ou non! Alors, autant le faire sans emmerder personne. Pascal m’avait blessée, vraiment blessée. Une fois de plus, il avait su planter son poignard jusqu’à la lie. J’étais anéantie. Il aurait pu tout aussi bien m’arracher le coeur!

A la maison, j’ai éteint mon natel, mis le son de la télé à fond, et j’ai pleuré de tout mon soul… et encore, ce n’était pas assez… Et demain, c’est la St-Valentin? J’avais envie de mourir…  Comment avait-il osé? Est-ce avec elle qu’il fêtera la St-Valentin? Même pleurer ne me soulageait pas. Demain j’aurai des yeux comme des tomates géantes!


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43/14 - Kaya a mangé avec son papa...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 12 février 2014 - 43/14 - Kaya a mangé avec son papa...

Enfin Alain s’est acheté une paire de couilles au rabais! Il s’est bougé le derche pour manger, seul à seule, avec sa fille. Il était temps. Sa grognasse n’était pas loin. Elle les a déposé au resto pour revenir les rechercher 1h30 après. Pauvre mec. Dire qu’il y en a des tonnes comme lui, des mecs sans couilles!! Mais ou sont donc passé les vrais hommes?

Ah oui, il y a Pascal… Un homme qui n’a pas peur de pleurer, d’être tendre, ni de montrer ses faiblesses.

Zut, pourquoi je parle encore de lui, je devrais avoir tourné la page! Est-ce tellement mal d’avoir encore de la tendresse pour lui, si on n’est plus ensemble? Je ne pourrais jamais le détester, et certainement jamais supporter de le voir souffrir.

C’était la course comme d’habitude tous les mercredis. J’ai donc été rechercher Kaya à son cours d’équitation et on est rentré. Pour une fois, pas d’autres courses à travers la ville pour ma frangine. J’ai tellement mal à la tête.

Pascal m’a appelé en début d’après-midi. Je ne voulais pas répondre d’abord, mais la folle envie d’entendre sa voix a été la plus forte. Chaque fois que je l’entends, c’est comme si on lâchait une grosse brique sur mon coeur. J’ai tellement envie de le voir. Alors comment résister quant il me dit qu’il aimerait me parler?

Il m’a demandé si je pouvais demain soir, que Jess n’était pas là, donc si je voulais passer à la maison, chez lui…

Seulement, j’aurai dû lui dire que ce serait mieux qu’on se voit ailleurs. Trop de souvenirs me rattache à son appart… Et aussi, non seulement à cause de Thomas qui loge juste au-dessus, mais aussi pour me protéger de mes propres faiblesses. Pourvu que je ne lui saute pas dessus! Que je ne me laisse pas aller à le supplier de me faire une petite place dans sa vie!!!


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42/14 - Je l’imagine???

Publié le par JaneDo


Mardi, 11 février 2014 - 42/14 - Je l’imagine???

Comme hier soir, j’ai mangé chez ma frangine, avec elle et Kaya. Elle avait fait des patates/carottes hier pour le souper de famille, et il en restait. J’avais été un peu trop zellée dans le pelage! Ce soir, on a fait du poisson, des petits steaks, et des saucisses pour  accompagné les patates. Trop bon. Après, on ressemblait à 3 baleines échouées sur les canapés du salon.

Après, raide, je suis rentrée. Hier soir, j’avais un peu trop traîné à regarder “Dexter” et le dernier épisode sorti de “The Walking Dead”. Après chaque épisode, je me disais; “allé, encore un, un dernier…”. Je baillais jusqu’à m’en décrocher la mâchoire. Ce soir, j’ai continué à regarder “Dexter”. Mais, je suis tombée après la saison 6. Encore deux saisons à voir.

Pascal m’a laissé un message bizarre, il voulait me parler, regrettait de ne pas avoir réussi à me joindre au téléphone. Puis, il a rappelé plus tard, pour me demander si j’étais partie du chalet parce que je voulais l’éviter? Pourquoi? Est-ce que ça l’intéresse vraiment? C’est surtout le ton de sa voix demande qui m’a interloqué; était-il triste ou je l’imagine???

Perso, je suis sûre de ne pas lui avoir manqué, je pense qu’il avait seulement été surpris. Pascal doit certainement me confondre avec Caroline!!!! Croire que je resterais collée là, malgré son comportement, à tous prix, juste pour être dans sa sphère!!! Bon, c’est vrai, il a raison… Il n’y a pas si longtemps, je serais restée coûte que coûte, pour pouvoir le regarder.


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40/14 - J'ai pris la fuite...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 09 février 2014 - 40/14 - J'ai pris la fuite...

On s’amusait tellement bien au chalet, que pour la majorité d’entre nous ne sommes pas sorti, pour aller traîner en boîte. Pascal, donc Caroline aussi, sont sorti vers les 2h du matin. J’ai dormi encore avec Thomas.

Avant de m’endormir dans les bras de Thom, mes pensées ont vagabondé vers Pascal, le plaisir que j’avais eu de poser ma tête contre son torse, il sentait si bon. Quant on a fait l’amour, j’ai eu du mal à ne pas espérer être en train de faire l’amour avec Pascal. C’était dur, mais par moments, les yeux fermés, l’illusion y était.

Thomas a souvent des gestes qui me font penser à Pascal...

Le matin, je me suis levée assez tôt. Je n’ai pas chercher à savoir ce qu’avait fait Pascal. En fait, je ne voulais pas le savoir. Donc, j’ai évité de passer vers Caroline, pour ne pas avoir à subir le compte rendu d’hier soir.

On s’est retrouvé au déjeuner. Je sais qu’elle voulait me raconter. Je suis partie avec Thomas et Quentin pour faire du patin. C’était un bon moyen d’éviter de passer trop de temps avec Pascal à 2 pas, et éviter les pistes de skis. Vers midi, Thomas a quand même voulu rejoindre les pistes, alors je suis restée au chalet.

Puis, prise d’angoisse, j’ai voulu partir. Un gros noeud à l’estomac, j’ai préféré rentrer avant que tout le monde ne rentre au chalet. C’était presque plus la déprime que l’angoisse. J’ai vérifié que Caroline pourra se faire raccompagner par Pascal, et j’ai filé. Pour lui faire plaisir, j’ai accepté d’aller manger chez Thomas plus tard.

Soulagée, mais toujours au bord de la déprime, proche des larmes, j’ai été contente de me retrouver toute seule dans ma voiture. Contente aussi de ne pas avoir à croiser Pascal.

Chez Thomas, on a commandé chinois, et on s’est planté devant la télé pour regarder Hunger Games, L’Embrasement. J'adore! Le film est une bonne reproduction des livres. Je me demande si le 3ème volet sera aussi bien fait.

Hum, la copine à Thomas l’a appelé au milieu du film, elle voulait le voir. D’après ce que j’ai compris, ils ne s’étaient pas vu de la semaine, et son absence pour le week-end, sans un mot de tout le week-end la perturbait. Elle aurait voulu qu’il passe chez elle, et après les excuses bateaux qu’il lui a fourni, elle a décidé de passer chez lui.

Elle laissait son gamin à la surveillance d’une voisine. Je suis donc rentrée chez moi… Pascal n’était toujours pas rentré, donc je n’ai pas eu à le croiser.

L’empêche, je me suis demandé ce que Pascal faisait? Que pouvait-il bien fabriqué pour ne pas rentrer chez lui en rentrant de Gstaad? Sa femme était à la maison, toute seule. J’aurai bien voulu qu’il enrage de me voir chez Thomas, mais tant pis. Je suis sûre qu’il l’apprendra quand même, Jess était montée chez Thomas, manger avec nous.

Elle avait un peu tiqué en apprenant que j’ai passé le week-end au chalet. J’en ai profité pour aller aux toilettes pour laisser le temps à Thomas, de lui expliquer qu’on n’avait pas passé beaucoup de temps ensemble. Au retour, j’ai tout de suite remarqué son changement d’humeur. Elle a été plus sympa avec moi, et moins sur la défensive.


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39/14 - Ma vie continue? sans lui? (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 08 février 2014 - 39/14 - Ma vie continue… sans lui… (2)

J’ai vite compris que Pascal pensait qu’on se joindrait aux autres pour le reste de l’après-midi et je ne voyais pas comment on aurait pu faire autrement. Alors, j’ai averti Thomas discrètement que j’avais décidé de prendre la télécabine pour retourner au chalet. Pascal nous dévisageait, mécontent. Il était énervé de nous voir nous chuchoter des trucs à l’oreille.

Au chalet, j’ai été dans ma chambre pour lire, et faire une petite sieste. Qu’on me réveille pas avant 20h au moins. Pourtant, je crois que ça ne m'aurait pas dérangée que Thomas vienne me rejoindre... Hélas, ce n'est pas toujours le genre de chose qu'il fait, Pascal oui. C'était sûr qu'il ne fallait pas que j'espère voir Pascal se pointer!

J’ai pris le temps de me prendre une bonne douche pour me réveiller, j’aurai bien dormi encore un peu. Je n’avais pas faim non plus. J’entendais les bruits de l’excitation provenir du salon, apparemment, ils n’avaient pas besoin de beaucoup pour faire la fête. Je n’avais pas envie de descendre, Je craignais d’avoir l’impression d’être hors du coup.

Debout près de la cheminée, les bras croisés, Pascal discutait avec Paul. Quant j’ai enfin montré le bout de mon nez, je l’ai vu se tourner pour me regarder descendre. Je crois qu’il attendait de voir si j’irai vers lui, mais je n’en avais pas envie. Je ne l’ai jamais fait, je ne sais pas pourquoi je commencerais maintenant, qu’on est plus ensemble.

Thomas était assis sur le canapé du salon et discutait avec une fille, Louisette je crois,  qui venait souvent le week-end, depuis quelques temps. Tout en continuant sa conversation, il m’a juste souri et tendu la main. Il s’est poussé pour me faire une place, je me suis donc assise à ses côtés, ignorant totalement la présence de Pascal. Pas mon coeur qui, lui, faisait des sauts de moutons nerveux. J’ai posé ma tête sur l’épaule de Thomas.

L’ambiance était déjà légèrement surchauffé. Il y avait pleins de gens qui n’étaient pas les habituels, mais j’imagine que c’était les amis des amis, ou des rencontres lors des sorties dans le village. Certains avaient déjà assez bu, et étaient d’humeur foufous. J’essayais d’éviter que Thomas ne boive trop, sinon parfois, il devenait un poil agressif.

Ils ont commencés à faire des jeux. J’ai voulu participer. Après le jeu du “macaron”, ils ont lancés le jeu de la vérité, j’ai préféré me retirer. Ils se sont déplacés à la piscine. Ils ne voulaient pas que ceux qui ne participent pas puissent profiter du jeu. Pascal est resté dans le jeu. Je suis retournée m’asseoir près de Thomas, mais je crois que j’avais envie de jouer, parce que je voulais connaître les secrets des autres. Hé oui, je suis curieuse.

Pascal a préféré boire plutôt que de répondre quant on lui a demandé quels étaient les filles du groupe qui l’attiraient. La fille qui a eu la même question a aussi préféré boire. Pascal est tombé sur moi et m’a demandé si j’étais amoureuse et de qui; j’ai aussi préféré boire. Thomas était resté au salon. On dirait qu'il me fait confiance! J’aurai pu répondre, mais il aurait su. Je ne crois pas que ça lui aurait fait très plaisir de savoir que j’avais dit devant tout le monde que j’aimais toujours Pascal.

Au jeu du baiser volé, Thomas était venu nous rejoindre. Pascal ne m’a pas choisi, il a choisi une des filles à côté de lui, Barbara je crois. Ça m’a retourné l’estomac, j’avais les poils au garde à vous. Il me fixait en l’embrassant, cherchant sans doute à voir ma réaction. Je gardais le sourire, mais à l’intérieur, c’était comme s’il me piétinait le coeur. Je faisais semblant de faire le compte, comme si j’en avais quelque chose à fiche qu’il respecte les 30 secondes du baiser. Trop long. Je sentais les yeux de Thomas sur moi, et ça me donnait chaud.

Pour le faire enrager, j’ai choisi Thomas. J’espère qu’il en a crevé autant que moi. La fois suivante, il m’a choisie, et j’aurai bien voulu l’envoyer sur les roses de ne pas m’avoir pris en premier. Mais, je crevais d’envie de l’embrasser. De sentir la douceur de sa bouche sur la mienne. Je n’ai même pas remarqué que Thomas a fichu le camp, ne supportant pas de me voir si… impliquée.

Pour finir, on n’a pas quitté le chalet de la soirée. J’ai même joué au billard. Mon équipe a perdu 2 fois de suite. On a aussi dansé, et j’ai eu la chance de danser avec Pascal. D’être serrée contre lui était juste le summum du blues. Un plaisir sans limite. On n’a pas parlé, seulement se regarder. Ça chauffait à l’endroit de mon dos où il avait posé sa main.

Pascal me serrait contre lui, imperceptible plus fort, à mesure que le disque se terminait. J’ai voulu filer après une danse, mais Pascal m’a retenue. A quoi il jouait? Parce que je suis certaine qu’il s’amuse de voir mon trouble chaque fois qu’il s’approche. J’ai perdu toute envie de résister. Tout ce que j’avais envie, c’était de rester là, dans ses bras à jamais.

Thomas a interrompu notre slow langoureux. Tant mieux, sinon, je crois bien que je l’aurai laissé m’embrasser.

Le coeur atrophié, douloureux de quitter les bras de Pascal, j’ai laissé Thomas m’entraîner en me forçant à sourire. Quant j’ai cherché Pascal des yeux, il me fixait, ça m’a fait rougir. Il savait probablement ce que je ressentais, il me connaissait par coeur. Je me suis forcée à ne plus penser à lui. Ne plus faire des plans sur la comète pour me retrouver dans son lit tout à l’heure. Ne plus penser.

Plus tard, je l’ai vu danser avec une nana, Caroline se rongeait les ongles en les fixant, au bord des larmes. Je l’avais complètement zappée. Je ne me souviens pas d’elle pendant les jeux. Quel horrible copine je fais! Elle avait l’air tellement seule, paumée. Puis je l’ai oubliée à nouveau. Je crois que j’avais trop bu.

Bien sûr, ça me faisait super chier de voir toutes ces filles tournoyer autour de Pascal, et surtout de voir qu'il semblait apprécier!


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39/14 - Ma vie continue? sans lui? (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 08 février 2014 - 39/14 - Ma vie continue… sans lui… (1)

Ne me voyant pas à son réveil, Caro est descendue, j’étais déjà sur pieds. Thomas m’avait convaincue d’attaquer les pistes aujourd’hui. J’étais bouffée par le trac, mais lui pétait le feu. Après avoir pris un café avec Caro et les lèves tôt, on a été tous les 3 me chercher un équipement en ville. Contrairement à son habitude, Pascal n’était pas encore debout. Crevé ou pas, Pascal aimait bien, si le temps s’y prêtait, faire un jogging, sinon, quelques brasses dans la piscine.

Caroline a aussi décidé de nous suivre, donc Thomas lui a aussi offert l’équipement pour le week-end.

Thomas a été un chou à la crème avec moi. D’abord, les pompes étaient super confortable, je n’ai pas eu froid aux pieds de la journée. Cela faisait un bail que je n’avais plus mis un snowboard, alors j’avais un peu la trouille de ne plus savoir. Thomas, patient, est resté à mes côtés, m’indiquant les mouvements que je n’avais pas tout à fait oublié. On a eu de gros rires, parce que je me suis flinguée à plusieurs reprises. Caroline n’était pas mieux, alors Thomas a aussi prit le temps de lui montrer les gestes qui sauvent, et en premier; l’arrêt d’urgence, qui consistait à se jeter parterre, point barre. C’était amusant.

Après 2 descentes éreintantes, on a fait un petit stop café. Les fesses planés confortablement dans nos chaises, face à un soleil mourant, les lunettes sur le nez, on a aperçu Pascal, en compagnie de la fille d’hier soir et de ses potes. Petit pincement au coeur. Je suis sûre que Caroline a dû ressentir la même chose, parce que je suis presque certaine qu’elle l’a vue aussi. Jeeez, horrible comme j’ai l’estomac retournée rien que de le voir!

J’ai zappé, touche: effacer Pascal. Je ne voulais pas que sa vue me flingue ma journée. Thomas n’a pas dû s’apercevoir que je l’avais vu, il regardait Caroline, qui s’était avancée et levé ses lunettes pour mieux voir. Quant Thomas a regardé dans ma direction, j’étais en pleine procédure d’effacement, et je balayais une miette imaginaire de ma veste. Je lui ai rendu un sourire éclatant et joyeux.

On s’est à nouveau lancé sur les pistes, et je dois dire que la pose avait fait des merveilles, on se débrouillait beaucoup mieux. Ça n’a pas empêché de sacrés gamelles de Caroline ou moi, ce qui faisait mourir de rire Thomas. Inconsciemment, je cherchais Pascal du coin de l’oeil. A la 2ème descente, Pascal nous a vu, et je dois dire que la tête qu’il a fait, m’a fait bouillir de plaisir. Il était estomaqué. J’en ai profité pour m’arrêter en entourant la taille de Thomas.

Pascal ne pouvait pas voir que je l’avais vu, grâce à mes lunettes. On a ri, et on s’est couché dans la neige, sur le dos; Caroline venait de faire sa énième chute.

Au lieu de suivre son groupe, Pascal a attendu qu’on passe devant pour nous rattraper. J’ai joué la surprise, mais je jubilais intérieurement. Etonné de me voir sur les pistes, il m’a demandé comment cela se faisait, j’ai rigolé; “Hmm, Thomas a été plus que convainquant! Et c’est un bon prof, très patient”. Pascal avait perdu son l’air joyeux qu’il affichait quelques minutes plus tôt; “Mais, moi aussi je sais être patient”.

C’était un fait, mais je n’avais pas envie d’y penser plus que ça, ni d’en débattre. Thomas a fait signe qu’on continue, et je l’ai suivi, laissant Pascal et Caro derrière moi. Le groupe avec qui Pascal était monté l’attendait un peu plus bas, et je l’ai vu hésité à les suivre ou de rester avec nous. En partant, Il nous a lancé qu’on se retrouvait dans une heure au resto pour manger. Hum, je n’avais pas trop envie de lui faire ce plaisir. A la limite, je préférais rentrer au chalet.

Comme il y avait moins de monde sur les piste pendant vers midi, on a préféré continué à surfer. Caroline, elle, a préféré aller rejoindre les autres au bistro, alors Thomas et moi avons continué, rien que les deux. C’était encore plus agréable.

Vers 13h30, on a voulu s’arrêter pour manger. Avant d’aller au bistro, on s’est assis en contrebas du bistro, sur nos snowboard, et on a discuté “snowboard” et ce qu’on voulait faire après avoir dîner. Je lui ai dit que je n’avais pas spécialement envie d’aller au resto ici, je préférais descendre au chalet. J’avais envie qu’il descende avec moi, sinon, je prends le remonté mécanique. Jamais je n’aurai eu le courage de descendre seule.

Pour moi, toutes les pistes se ressemblent, tout est blanc, alors je m’y perds…

Puis, on a décidé de rejoindre le restaurant pour manger. Pascal était sur le poing de partir, quant il nous a vu arriver sur la terrasse, il a décidé de rester. La pouffe est restée aussi. J’ai fait comme si elle était invisible.

Ça m’emmerdait que Pascal soit resté, je n’avais rien à lui dire. Je ne voulais même pas le voir. Il n’avait qu’à partir snowborder avec sa pouffe et nous laisser tranquille.

Pour éviter d’avoir à lui parler, j’ai filé au toilettes. Je n’avais même pas besoin de pisser, mais j’ai traîné. En revenant, je me suis plongée dans le menu. Je n’écoutais même pas ce qu’ils se racontaient.

Du coin de l’oeil, j’ai vu que Pascal cherchait à capter mon regard, mon attention, mais tout sourire, je faisais comme de rien. M’intéressant à ce que racontait Thomas, demandant à Thomas ce que je devais commander, etc. Pascal a essayé de me conseiller un plat, mais j’ai ignoré son intervention. Faisant celle qui n’avait rien entendu.


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38/14 - Sa vie continue... sans moi...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 07 février 2014 - 38/14 - Sa vie continue… sans moi…

Comme béquille, j’ai pris Caroline au passage pour monter à Gstaad. Elle était enchantée que je me sois décidée à passer le week-end au chalet. J’avais un peu la trouille, peur que ce soit beaucoup trop difficile d’être si près de Pascal. Je sais pertinemment que je l’aime toujours à la folie.

Nous sommes arrivés sur place vers 23h. Je voulais qu’on aille déposer nos affaires au chalet, Caro voulait qu’on aille directement au bar retrouver les autres. Mouais, on aurait dû faire comme je l’avais dit! Pascal n’était pas au bar, il était resté au chalet.

Mon humeur a été flingué sur le coup, Caro aussi.

Caroline a voulu retourner au chalet illico, moi, je n’osais pas. Mais, je cherchais une bonne excuse pour en faire autant. Auprès de Thomas, qui me regardait déjà avec un air entendu, j’ai prétexté devoir l’accompagner au chalet, et que je reviendrais tout de suite après l’avoir déposée.

Au chalet, je l’ai accompagnée jusqu’à sa chambre. Le salon était vide, d’après les bruits, ils étaient à la piscine. Caroline a été jeté un oeil. Ce que je l’ai laissé faire, moi, j’étais trop lâche. Bien sûr qu’on l’a vue. Il y avait Pascal, Jonathan et Paul, et 5 filles. De toutes celles que Caro m’a énuméré, la seule que je connaissais un peu, c’était Linda. En tous cas, ils avaient l’air de s’amuser comme des petits fous. On entendait beaucoup de cris et de rires.

Après avoir déposé Caro et posé mes affaires dans notre chambre, je suis retournée au Pub. Je ne rêvais que de rentrer. La soirée m’a parue extrêmement longue.

Caroline n’a pas pris le temps de ranger ses affaires, elle a enfilé son maillot de bain pour aller à la piscine vers Pascal. Il n’a pas été ravi de la voir de prime abord, mais je pense que Pascal a dû avoir pitié de la voir à l’écart, seule dans son coin, alors il s’est radouci pour rester un peu avec elle. Après la piscine, ils se sont amassés sur le canapé pour regarder un film.

Pascal s’est levé pour aller chercher des trucs à grignoter à la cuisine, après à peine 1mn, une des filles l’a suivi. Ils ne sont pas revenus, ils avaient disparu à l’étage. Ça a complètement retourné Caro. Elle a attendu bien 2h, avant de se décider à aller se coucher. Elle espérait le voir revenir. En passant devant la chambre à Pascal, elle a tendu l’oreille; rien, pas de bruit. Elle a pensé qu’ils étaient dans la chambre de la fille, mais elle ne savait pas laquelle c’était.

Quant je suis rentrée, Caroline était couchée, dans le noir, tout habillée sur son lit, les yeux grands ouverts. C’est la première fois que Caroline suggérait qu’on s’en aille, qu’on rentre. Ça lui faisait trop mal de voir comment Pascal se comportait. Moi, je m’y attendais. L’empêche, j’avais l’estomac tout retourné avec l’envie de vomir.

Au Pub, Thomas m’avait demandé si je voulais dormir avec lui, je ne voyais pas pourquoi j’aurai dit non. Alors en rentrant, Thomas est passé me chercher.

Caroline dormait. Elle avait pleuré jusqu’à s’endormir (She cried herself to sleep; et je ne sais pas exactement comment traduire ça).

Elle m’a fait mal au coeur, au poing que j’ai oublié mon propre chagrin. Elle hoquetait en parlant, les mots coupés par ses larmes, reniflait comme une petite fille. S'essuyait rageusement les yeux du revers de la main.

C’était triste. J’espère que je ne fais pas aussi triste que ça. Caroline était dégoûtée que Pascal l'aie plantée au salon, pour disparaître dieu-sait-où, avec cette fille.


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37/14 - Marche arrière...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 06 février 2014 - 37/14 - Marche arrière...

Ce soir, je suis sortie un petit moment, simplement parce que mes potes pensent que je ne sors plus, parce que Pascal et moi avons rompu. J’ai tout entendu; certains ont pensé me remonté le moral en me sortant, sur un ton entendu; les hommes mariés ne quittent pas leurs femmes, ou encore, c’est mieux comme ça, tu n’as plus à être éternellement la no.2! Et encore d’autres réflexions que je préfère effacer de ma tête.

Je n’étais pas sortie dans l’espoir désespéré, de croiser Pascal. Pourtant, je l’ai croisé. Ils rentraient du basket. Pascal, comme la plupart de ceux de son équipe, que je connais plus ou moins de vue, est passé me faire une bise.

Après avoir fait la bise à toutes les filles qu’il connaissait, les nanas de ses potes, les soeurs et autres, Pascal est revenu s’asseoir sur le bord du tabouret près de moi. A l’oreille, il m’a glissé, qu’il trouvait toujours bizarre de me faire la bise. Je me suis étonnée, parce que, avant, on se faisait la bise en publique!

Pascal m’a dit que j’avais l’air en forme, mais je pense, que ce n’était que pour faire de la conversation. Lui aussi avait l’air en forme, même mieux que ça. Il avait bonne mine, et les yeux brillants, enjoués. Ça m’a un peu tordu l’estomac de le trouver toujours aussi… charmant. Mon coeur battait toujours pour lui, ça, j’en étais convaincue. Désespérant. Il m’attirait toujours autant. Sa proximité me torturait.

Nos “retrouvailles” n’ont duré que quelques minutes. Pascal a reçu un coup de fils, et il est parti. Son départ a plombé mon humeur et ma soirée. J’aurai voulu fuir aussi sec, rentrer chez moi. Je suis sûre que j’aurai versé quelques litres de larmes dans le processus. J’avais la tête aussi pleine de question; qui l’avait appelé? où allait-il? Je priais pour que ce soit sa femme.

Je crois que je ne pourrais pas me retenir de lui poser la question, la prochaine fois que je le vois… Je veux savoir...

Thomas n’était pas là ce soir. Je suis restée encore une petite heure, me forçant à avoir l’air calme et détachée. J’ai parlé à plein de monde, sans aucun souvenir de ce que je racontais. Je voulais seulement rentrer.

J’ai eu la dérangeante impression que certains des potes de basket de Pascal m’ont fait du rentre dedans. Maintenant qu’ils savent qu’on est plus ensemble, ils pensent pouvoir me mettre au menu? C’était un peu désagréable comme situation. Mince, croiser Pascal est pénible, difficile d’oublier mes sentiments pour lui.

Je me demande s’il va au chalet ce week-end? Je crois que j’irai aussi… J’ai besoin de lui parler… Je crois… J’ai peur de me laisser aller à me jeter à ses pieds, le supplier de me prendre dans ses bras, lui demander de me faire l’amour encore… Je sais que je ne dois pas, que ce serait faire marche arrière, tout renier. J’espère que je suis assez forte pour ne pas craquer.


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36/14 - Du mal... à tourner la page!

Publié le par JaneDo


Lundi, 03 février 2014 - 34/14 - Le souper habituel

Le soir, dîner en famille comme d’hab. Il y avait Maud, la copine à Kaya. Elle dormait chez ma frangine. J’ai ramené Lilice après comme d’hab et je suis rentrée. Pas de nouvelles de Pascal. Mais bon, c’est comme d’hab ça aussi. J’ai papoté avec Thomas, qui m’a dit qu’ils ont passé un week-end d’enfer. Ils n’ont presque pas dormi du week-end. On dirait qu’il se passe toujours plus de choses quant je ne suis pas là!!! Il y avait aussi Layne au chalet. Thomas a vite passé dessus, donc, il avait dû faire des siennes, son “Layne” quoi. Je me réjouis de l'entendre me raconter ses frasques. Hihihi.

Mardi, 04 février 2014 - 35/14 - Rien de space

Seul journée à moi avant la course du mercredi et jeudi, donc j’en profite à fond. J’avais un rendez-vous boulot ce matin, pendant que je me préparais, j’ai reçu un message pour annuler. Ça m’arrangeait bien, parce qu’hier soir, j’ai regardé la première saison de Dexter, alors j’étais plutôt naze. Je me suis couchée vers 6h du matin, et j’avais rendez-vous à 10h… c’est pour dire.

Mercredi, 05 février 2014 - 36/14 - Du mal... à tourner la page!

Aujourd'hui, course poursuite comme d'hab. avec l'équitation, Marie qui me demande de passer, etc. J'avais promis à ma nièce de l'aider à démonter son lit, c'est chose faite. Au retour de l'équitation, on s'y est mis. J'ai été changer la serrure d'Alicia, comme promis aussi. Tchoy s'est moqué de moi, parce qu'en rentrant, je me suis plainte d'avoir eu une semaine à courir. Il m'a dit que je n'avais qu'à dire; non. Rire, il m'a fait signe de regarder ses lèvres, et il a formulé le mot NON à haute voix. Drôle.

Malgré tout le mal que je me donne, c'est tout de même dur de ne pas penser à Pascal. J'ai beau faire ma fière, tout me le rappelle, jusqu'à la neige! Il neigeait aujourd'hui, et j'ai eu envie de me retrouver sous la couette avec lui, comme avant. Ciel, ce qu'il peut me manquer!!! Si on pouvait reculer le temps, ou faire revivre le passé, je serais preneur!


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33/2014 - No need de sortie!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 2 Février 2014 -- 33/2014 - No need de sortie!

Non, je ne suis pas remontée samedi soir, malgré les sollicitations. J’ai prétendu avoir autre chose, prévu déjà en début de semaine. Caroline savait que c’était faux, mais Thomas m’a cru. J’avais proposé à Caroline de rester en bas, qu’on sortirait toutes les deux, mais Caro voulait aller à Gstaad. D’un côté… tant mieux, sinon j’aurai dû me forcer à sortir.

J’ai passé une journée de samedi de rêve. J’avais déjà fait les courses en semaine, donc no stress, et no need de sortie. Le pied.

Au chalet, presque tous les garçons ont passés la journée en sport des neiges. Le soir, ils avaient fait de la fondue. L’ambiance était plutôt festive, Caro m’avait fait écouter. Je lui ai demandé d’éviter, pour ce soir, les photos ou petit film de Pascal. La dernière fois, ça m’avait déprimée. Encore une fois, j’ai regretté mon geste; si je lui dis d’arrêter, elle ne m’enverra plus de nouvelles?! Bah tant pis.

Malgré tout, Carolne, fidèle à elle-même, m’a envoyée, tout au long de la soirée, des petits compte rendu rapide; grrrh il a trop bu / on sort, il bricole avec une Fabienne! Tu connais? Non, je ne connais pas. Et je crois que je préfèrerais ne rien savoir.

Apparemment, Pascal a demandé à Caroline d’arrêter de lui coller aux fesses. Peut-être pas dans ces termes, mais c’est ce que ça voulait dire. Ça l’a drôlement vexée. Faudrait que je réussisse à la convaincre de regarder ailleurs, de se trouver un gentil garçon et d’oublier Pascal. Je ne crois pas que ça marcherait, j’ai déjà de la peine à le faire moi!


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