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92/14 - Rendez-vous manqué...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 2 avril 2014 - 92/14 - Rendez-vous manqué...

 

Ma journée a été un long sans rien! J’avais rendez-vous à 13h pour emmener ma puce à l’équitation. Elle n’y allait pas, elle ne m’a rien dit. Mon neveu, son grand frère, m’a demandé de promener Dobby, donc, je suis passée chercher la petite avant d’aller chez ma soeur pour Kaya, comme ça, pendant son cours, on faisait une grande promenade. Foutu donc.

 

J’ai eu ma frangine en ligne, ne voyant pas ma nièce, et du coup, elle m’a demandé de passer lui faire une lettre, et des corrections sur une autre.  Bref, comme après-midi fichu, c’était fichu. J’étais crevée de n’avoir pas assez dormi, donc, je ne rêvais que de rentrer dormir un peu avant ce soir.

 

J’avais promis à Thomas de passer un moment chez lui. Ça aussi, c’était râpé du coup, j'étais bien trop épuisée d'avoir passé la journée à trotter!

Vers 16h, en rentrant enfin, j’ai eu l’idée de passer chez le chinois du coin, pour acheter quelques trucs pour pouvoir préparer du “Foeu”. Trop de circulation, alors j’ai fait demi-tour. En arrivant à la maison, j’avais un mal de tête à me jeter parterre, et c’est là que j’ai réalisé que j’avais rendez-vous chez le médecin pour vérifier ma tension.

 

Le cabinet se trouvait à 2 pas du chinois, et je suis passé devant!!! J’étais passée chez le médecin la semaine passée pour mes médics pour la thyroïde et il a fait un rapide check-up, et m’a appris que ma tension était beaucoup trop haute. Presque le double de la normale.

 

Le médecin a été étonné que mon médecin n’ait rien remarqué. Je risquais un anévrisme à tout moment. En fait, mon médecin prenait ma tension une fois par semaine, mais, je ne crois pas qu’elle m’ait donné quoi que ce soit pour ça. De toute façon, si elle ne m’a pas expliqué à quoi servait les médics qu’elle me prescrivaient, je ne les ai pas pris. Je n’aime pas avaler toutes ses horribles pilules. Mais sincèrement, elle ne m’avait pas dit à quel point c’était sérieux.

 

J’avais donc rendez-vous pour vérifier si la posologie qu’il m’avait donné était suffisante. Je suis donc arrivée chez lui avec une heure de retard. Il m’a quand même prise. Ma tension avait un peu baissé, donc il m’a demandé de prendre 2x ce qu’il m’a prescrit, et on re-vérifie lundi. Il m’a dit que ce n’était pas bon pour mon coeur non plus.

 

Je suis rentrée sur les rotules. Je n’avais qu’une envie; dormir! J’ai donc annulé avec Thomas en repoussant à demain. Hum, je sais que demain, je n’aurais pas envie de sortir, parce que je n’ai pas trop envie de croiser Pascal, je ne me sens pas au mieux de ma forme, moche, en plus ces temps-ci, mes cheveux font ce qu’ils veulent. Bref, je manque de confiance. Je compte me retaper pour ce week-end.

 

Tard dans la soirée, Thomas et moi avons passé plus d’une heure au téléphone. Il me disait de faire attention à ne pas me lancer tête baisée dans une histoire. Pour Thomas, je ne suis pas encore prête. Je pense qu’il faisait référence à Steven. Avant de raccrocher, je lui ai dit que je monterais au chalet ce week-end et que je ne voulais pas que Caro scouate ma chambre. Ça l’a fait rigoler. Il fera en sorte qu’elle regagne sa propre chambre.

 

Hum, j’ai pas pu résister à l’envie de faire un petit tour chez Pascal… Sa femme regardait la télé, Pascal n’était pas à la maison. Je n’ai pas voulu sillonner tout le canton à sa recherche. Pas envie de rentrer le coeur brisé. J’ai eu du mal à dormir ce soir encore, perturbée à me demander ce que Pascal faisait, où est-ce qu’il pouvait traîner encore!

 

Pas trouver le temps de répondre au gentil message de Steven. Quant j’y ai repensé, c’était trop tard pour le faire.


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91/14 - Ramper à ses pieds?

Publié le par JaneDo


Mardi, 1 avril 2014 - 91/14 - Ramper à ses pieds…

La séparation c'est trop dur. Je n'en peux plus. J'ai beau essayer de me raisonner, de me persuader que la meilleure des choses à faire, est de tourner la page, je n'y arrive pas. J'ai envie de le voir, besoin de le voir. Ses baisers me manquent, ses caresses, sa tendresse. Pascal me manque.

Je n'arrive pas à envisager la vie sans lui. Je veux qu’il me prenne encore dans ses bras qu’il me murmure que je suis la seule qu’il aime, que je suis belle. Je veux l’entendre encore me dire qu’il m’aime à la folie. Que son coeur a besoin de moi.

Quoi que je fasse, il reste dans mes pensées, me hantent. Je le désir. Mon désir de lui brise ma résistance. Je suis comme une droguée sans son fixe. J’ai besoin de lui. Ce week-end, je me jetterais à ses pieds. Je me fou de ma fierté, je m’en tamponne, tout ce que je veux, c’est lui.

Pourtant, je prie pour qu’il ne me rejette pas… je ne m’en remettrais pas. Je trouverais le bon moment… En attendant, avec les dernières effluves de raison, je vais essayer de me convaincre de ne pas me rabaisser à ce niveau.

Mais, si je n’y arrive pas, alors pourquoi continuer à souffrir pour rien? Je me fou qu’on prenne pour une idiote. Je ramperai comme jamais. Quitte à devenir une limace pro! Autant laisser mon penchant pour lui prendre le dessus. Ça ne sert à rien de crever dans mon coin, je me fais seulement du mal.


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Lundi - 90/14 - Je surnage...

Publié le par JaneDo


Lundi, 31 mars 2014 - 90/14 - Je surnage…

Rien de spécial aujourd'hui, je suis toujours au fond du bac. J'ai  bossé un peu, mais j'étais trop déprimée pour vraiment fournir un travail efficace. Tout ce que je fais respire la tristesse. Bon, d'un côté, ça me défoule. Le soir, après le souper, après avoir ramené Lilice, je me suis forcée à aller prendre un verre avec Thomas.

On a téléphoné à papa pour son anniversaire. Sourire. On aurait dit qu'il ne voulait pas racrocher. Il aimerait des nouvelles du frangin. On a alors appelé Mark, mais il est encore fâché, alors il n'a pas voulu appeler papa. Le con. Quant il ne sera plus là, il verra à quel point son atitude est idiote.

Heureusement, il n'étais pas seul, il y avait un copain à lui, ce qui l'a empêché de me cuisiner sur Steven. Parce que, dès que son copain a quitté la table une minute pour aller chercher une bière, il a commencé à me poser des questions. J'espère que ma morosité ne se voyait pas, j'avais pris mon masque de bonne humeur sous le bras.

Je ne suis restée qu'une petite heure.J'étais contente de retrouver mes pénates. J'avais oublié de regarder ma série préférée; The Walking Dead. C'est l'avant-dernier épisode de la saison 4, donc, à ne pas manquer. J'ai donc regardé ma série, puis aussi le dernier épisode, de Revenge, l'épisode 17 de la saison 3.

Insomniaque, je n'arrivais à dormir, alors j'ai lu, puis peints un moment avant de tomber vers les 7h du matin.


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89/14 - Au fond du bac?

Publié le par JaneDo


Dimanche, 30 mars 2014 - 89/14 - Au fond du bac…

Mon dimanche était sans surprise. Au fond du bac, je m’efforçais à ne pas trop penser à hier soir, et à Pascal. Je n’ai même pas à lui en vouloir, il s’amuse et profite de la vie et il a raison. Ce qui me fait mal, c’est de ne pas savoir si j’ai une place dans son coeur, une petite place dans sa vie. Je panique à l’idée de ne plus le revoir, de le voir disparaître petit à petit de mon paysage.

J’étais triste et anxieuse toute la journée. J’ai aussi beaucoup pleuré, désespérée d’imaginer que c’était Elodie qui avait le bonheur de passer la journée avec lui. C’est elle qui a la chance de l’entendre, de le voir, de voir ses yeux, ses sourires. Et désespérée, c’était peu dire, je me sentais pire que ça. J’avais tellement envie de le voir, s’il n’y avait pas le risque de tomber sur Jess, je serais allé l’attendre chez lui.

Et en même temps, à l’idée qu’il était dans les bras d’une autre, ça me mettait en pétard. Je n’aurai pas supporté son contact. Je ne pourrais pas m’empêcher de penser à Elodie, avec qui il avait passé la nuit. Je n’ai pas voulu répondre aux appels de Caroline, je crois que j’aurai été encore plus déprimée. Il y a un truc que je ne comprends pas, je ne comprends pas ce qui se passe entre Pascal et Elodie... parce qu'il y a aussi Maud!


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88/14 - La séparation me fait souffrir

Publié le par JaneDo


Samedi, 29 mars 2014 - 88/14 - Pascal me fait du mal…

Pascal s’est mieux comporté depuis que j’étais à la table. Heureusement, je me sentais prête à faire un petit scandale, oubliant même que Steven aurait trouvé ça bizarre. Pascal était plus occupé à observer l’interaction entre Steven et moi. Quelque part, ça m’a fait plutôt plaisir. Donc, comme lui, je faisais attention à mon comportement.

Je parlais à tout le monde, mais presque pas à Pascal. Lui non plus ne semblait avoir rien à me dire. Il semblait moins enthousiaste et jovial depuis mon arrivée à la table. C’était comme si j’étais de trop, ça me faisait mal au coeur.

Puis, comme pour me faire encore un peu plus mal, Pascal s’est levé, a dit qu’il s’en allait. La fille avec qui ils se marmonnaient  des trucs à l’oreille avant qu’on vienne à la table s’est levée aussi. Ce qui m’a fait penser qu’ils avaient prévu de rentrer ensemble depuis le début.

Un concert de palpitations, d’angoisses et de chagrins m’ont submergés. J’ai remarqué son geste de la laisser passer en premier, et son bras dans son dos.

Pourquoi est-ce que ça me donnait envie de pleurer si fort? Malgré l’alarmant débit de mon système cardiaque, j’ai tenté de donner le change et me montrer bonne figure, mais le coeur n’y était plus. J’ai tenu une bonne heure avant de demander à Steven de me ramener. Je n’avais plus envie de faire la fête.

J’irai quand même samedi soir chez Thomas. J’avais besoin de le revoir, de savoir où il avait été après son départ du Time-Out. S’il va chez cette fille, s’il couche avec elle, alors je n’aurai plus de raison de continuer à garder mes distances avec Steven. Je sais que je lui en voudrais énormément. Et pourtant, je sais pertinemment que je n’en avais pas le droit. La distance qu’il y a entre nous me fait mal.

Samedi soir, j’ai voulu prendre ma voiture. Je voulais pouvoir partir quant bon me semblait, sans avoir de compte à rendre. Je suis arrivée en avance et j’ai déchanté presque aussitôt. Pascal n’était pas là, et j’ai appelé Caroline en douce, et appris que Pascal jouait avec le groupe ce soir sur Genève. Elle se trouvait là-bas. Elle m’a appris que la fille d’hier soir était là-bas. Elle était arrivée avec Pascal et patientait au bar avec ses copines.

Elle rayonnait, se comportant comme si elle était déjà la petite amie à Pascal.

Il n’en fallait pas plus pour me flinguer le moral. Je n’avais plus du tout envie d’être là, à cette soirée. J’aurai préféré être avec Caroline à Genève, à garder un oeil sur Pascal. 1h plus tard, un sms de Caro m’apprenait qu’Elodie, Maud et quelques copines venaient de faire leurs entrées. Je me demandais ce que ça allait donner! Même si j’aurai eu envie d’être au concert, je n’aurai pas osé; Pascal aurait immédiatement deviné que j’étais à ses pieds.

Après avoir fait semblant de ne pas me sentir très bien, j’ai pu enfin me tirer et aller rejoindre Caroline.

On s’est mise au fond de la salle pour observer. En tous cas, si Pascal souffrait, ou si je lui manquais, ça ne se voyait pas du tout! Lors des pauses, on l’a regardé se faire aborder par des groupies du groupe. Leurs faire des sourires chaleureux. J’ai eu bien du mal à retenir Caroline, qui voulait aller vers lui.

Pascal a fait la bise à sa “compagne” d’hier soir, qui souriait de toutes ses dents, le touchant à la poitrine, lui chuchotant à l’oreille en le bombardant d’oeillades sexy. Grrrh. Il a passé plus de temps vers Elodie, qu’il a même embrassé sur les lèvres.

Mais bon, il en a fait autant avec Maud, qui a aplati son énorme poitrine contre son torse, volant la vedette à Elodie. Ce qui n’a pas échappé à la miss d’hier soir. Je suis sûre qu’elle a dû lui poser la question quant il est repassé vers elle et ses copines.

… J’étais furax …

Caroline voulait absolument qu’on aille vers lui. Moi j’étais d’avis d’attendre de voir ce qu’il allait faire après. J’espérais le voir rejoindre ses copains. Caroline pensait qu’il rentrerait avec une de ces filles si on n’intervenait pas.  Je ne vois pas pourquoi on l’empêcherai de faire des conneries. Pour qui? Pour quoi’ Pas pour nous en tous cas!

Après le concert, on a pris Pascal en filature. Il a été prendre un verre avec le groupe. La pouffe de Lali le collait de près. Je pensais qu’elle avait abandonné depuis le temps!! Elodie, Maud et leurs copines les avaient accompagnés. La fille d’hier soir n’était plus dans la partie. Tant mieux.

Pascal est sorti fumer et Maud l’a accompagné dehors. Caroline est immédiatement sortie de la voiture pour approcher. Elle a rampé entre les voitures jusqu’à eux.

Maud a eu le culot d'inviter Pascal à passer chez elle après. Elle lui a dit qu’elle allait partir, sortir avec ses copines et s’il voulait la voir, il n’avait qu’à l’appeler. Pascal n’avait rien répondu, ni oui, ni non, il ne l’avait non plus pas découragée. De retour à l’intérieur, Maud à saluer tout le monde et est partie avec ses copines. Elodie est restée.

Après le verre avec le groupe, on a vu Pascal et Elodie partir ensemble. On l’a suivi jusque chez elle.

On a attendu deux heures dehors. Heureusement, il faisait bon. On a fumé cigarettes sur cigarettes, la voiture était un vrai cendrier. Ou plutôt une bonbonne de gaz infect, difficile à respirer. On n’a pas beaucoup parlé, chacune perdue dans ses pensées, plus ou moins sombres. J’étais d’avis d’abandonné et rentrer. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais sûre qu’il passerait la nuit chez Elodie. Caroline ne voulait pas partir, elle espérait encore le voir sortir de l’immeuble pour rentrer chez lui.

De toute façon, je crois que le mal était fait… Pas besoin d'un dessin pour deviner ce qui se passait chez Elodie.

Pour finir, j’ai dû prendre un taxi pour me ramener à la voiture à Caro. On avait pris ma voiture pour le suivre, comme il ne savait pas encore ce que j’avais comme voiture. J’ai dû lui ramener sa voiture pour reprendre la mienne et rentrer. Pascal était toujours chez Elodie, et il n’y avait plus de lumière. Caroline attendait pour rien. J’ai remarqué ses yeux rougis, et j’ai eu de la peine pour elle, et aussi pour moi.

En partant, j’ai entendu le chant des oiseaux du matin… ça m’a serré le coeur… je ne pourrais plus entendre ses chants sans penser à ce soir… à Pascal… et avec tristesse. Ce n’était plus un chant joyeux, mais un chant de blessure, de mortification, de chagrin. Cette musique matinale était autant de picotements directement dans le coeur. J’étais triste. Les larmes ne se sont pas fait attendre.


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87/14 - Pourquoi est-ce que je m accroche???

Publié le par JaneDo


Vendredi, 28 mars 2014 - 87/14 - Pourquoi est-ce que je m'accroche???

Mes yeux, mon coeur, mon corps l’aime, de le voir, je me sens vivre, même si ça fait un peu mal. Pas de chalet ce week-end. D’après ce que je savais par Thomas, ils avaient une soirée avec femme et parents. Demain soir, on passait la soirée chez Thomas, et peut-être qu’on sortira après, mais j’en doute. On n’éprouve pas beaucoup de plaisir à sortir en boîte ou autres, parce qu’on ne peut pas fumer. Avec les beaux jours, ça change.

Donc, je suis sortie avec Steven. J’étais contente qu’il préfère me voir plutôt qu’aller à une soirée. Je ne sais pas si c’était la même, je n’ai rien demandé. On a été au Time-Out. J’étais surprise d'apprendre qu’il avait une petite soeur, et que son père était un Scandinave expatrié aux Etats-Unis. Je le croyais pure souche américaine. J’aime bien l’entendre me parler de lui.

Par contre, chaque fois qu’il a essayé de me poser des questions sur moi, je changeais de sujet. Je n’aime pas trop livrer des renseignements sur ma famille ou moi.

Steven s’en ai rendu compte et a voulu savoir pourquoi. Là aussi, j’ai dévié la question en haussant les épaules, en disant que ça faisait partie d’un très long entraînement. La plupart du temps, les proches connaissent toute ma famille, mais ma famille peut aussi être assez chiante.

En fait, je ne crois pas que j’étais prête à me dévoilé ni à ma famille, ni à ceux que je fréquente… Il fût un temps où c’était différent, mais après le tour de serrage que Mathieu avait dû supporter, je préfère garder les deux choses séparées. Pauvre Mathieu, je ne sais pas comment il a fait pour supporter ma famille. En fait, pas seulement ma famille, mes amis aussi avaient été assez insupportable. Notre société ne supporte pas qu’une femme sorte avec un type plus jeune, alors on le leur fait payer à chaque pas. Ca déstabilise les vieux mecs...

Si les femmes commencent à sortir avec des hommes plus jeunes, alors ils seront obsolètes pour toute la population féminine... Surtout eux qui aiment se taper les gamines!

Je ne m’attendais pas à voir Thomas ou Pascal ce soir, mon coeur a jailli dans ma gorge quant je les ai vu entrer dans le Time-Out. J’ai même failli lâcher mon verre. Pascal ne m’a pas vue tout de suite. Il n’avait pas l’air si malheureux le voyou. Ils étaient les quatre; Michael, Julien, Thomas et Pascal, accompagnés de 6 jolies nanas. Ils avaient l’air joyeux.

Steven ne les a pas tout de suite remarqué non plus, alors j’ai détourné vite fait la tête. Grace aux miroirs derrière le bar, je pouvais observer sans être vue. Normalement, ils se mettent toujours au bar. S’ils l’avaient fait, ils nous auraient aurait vu. Ils ont pris une table dans le fond. Puis, Pascal m’a vue et sa belle humeur s’est envolée, me faisait pâlir de plaisir.

Il ne s’attendait pas à me voir dehors, ou m’amuser sans lui? Je crois que je faisais tout pour qu’il me remarque en fait. Avec le recul, je me rends compte que je riais un peu trop fort. Ils avaient une soirée, non? Alors, où était passé sa femme?

Pascal n’arrivait pas à regarder ailleurs qu’en direction du bar. Le coude sur le bar, la tête posée dans ma main, j’avais l’air de boire les paroles de Steven. Je riais haut et fort à chaque occasion. Ciel, ce qu’une fille amoureuse peut être idiote! Remarquant ma bonne humeur, et mes rires aux anecdotes de sa jeunesse, il en rajoutait. Et ça me faisait tomber de rire.

Thomas a fini par nous voir lui aussi. Il est aussitôt venu nous saluer et nous inviter à les rejoindre à leur table. Zut. J’aurai voulu obliger Pascal à venir à moi, et non le contraire. Steven a accepté l’invitation. Heureuse de voir Thomas, je me suis serrée dans ses bras. Pascal qui suivait avec intérêt nos effusions. Je n’ai bien sûr pas regardé du côté de la table, je voulais que Pascal continue à penser que je ne l’avais pas vu.

Après le départ de Thomas, Steven m’a demandé s’il avait bien fait d’accepter l’invitation, ou si j’aurai préféré rester en tête à tête. Oui, j’aurai préféré, mais, on n’avait pas l’habitude de s’asseoir chacun dans son coin quant on se retrouvait au même endroit. On a quand même pris notre temps.

Pour moi, c’était l’occasion de continuer mon petit cinoche pour les beaux yeux de Pascal…

Mais qu’est-ce qu’on dit déjà; “tel est pris qui croyait prendre”? C’est ce que j’ai ressenti en regardant Pascal passer son bras derrière une des miss qui était à leur table. Il l’écoutait et riait à ce qu’elle lui chuchotait à l’oreille, tout en gardant un oeil sur le bar. Je n’ai pas apprécié de le voir lui chuchoter des trucs en souriant comme il le faisait. Je connaissais ce sourire. Cette tarte s’est frottée contre son épaule comme une chatte.

Je me suis promise de lui en coller une à cette petite garde un de ces quatre. J’avais envie de lui arracher son sourire trop parfait, ses vêtements trop chers, de lui arracher ses longs cheveux bouclés. Pétasse. Ils étaient assis trop serrés, presque tournés l’un face à l’autre sur le canapé, ce qui mettait les autres à l’écart. Puis Pascal s’est penché pour lui faire un bisou. Ce n’était pas sur la bouche, mais au coin des lèvres. Trop. Grrrh.

Je l’aurai bien cogné lui aussi. J’ai eu un coup de chaud, et les larmes aux yeux. J’étais en train de rire à une des sorties de Steven, mais ça m’a coupé direct. J’ai fait comme si c’était parce que j’avais trop ri que j’avais les larmes aux yeux. Jeez, je suis à 2 pas et il s’amuse à draguer et se laisser draguer par la première conne venue?

Ou…? Est-ce que ces filles étaient à cette soirée avec eux? Qui sont ces petites pétasses en chaleur? Elles avaient l’air si contente, si impliquée. Elles ne connaissent rien d’eux! Est-ce qu’elles savent qui ils sont? Que Pascal était marié? Pfff, elles se croient déjà arrivées ces idiotes!

Steven a proposé qu’on aille enfin les rejoidre, et je n’ai pas protesté. Je voulais me rapprocher. J’espère que Pascal arrêtera son cirque avec cette fille, sinon je le frappe ou je lui vide mon verre sur la tête.

Mince, je suis carrément injuste! Est-ce que je ne passais pas ma soirée avec un garçon qui me plaît? Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de s’amuser eux aussi? Alors pourquoi ça me traumatise autant? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à lâcher prise? Pourquoi est-ce que je veux tellement ce mec? Je me sens complètement débile!


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86/14 - Sur les routes...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 27 mars 2014 - 86/14 - Sur les routes...

Rien de surprenant de la journée, je m’attendais à courir toute la journée, et j’ai couru. Maria m’attendait à midi, mais je suis arrivée avec un peu de retard. Roméo était déjà parti à l’école. On a donc mangé ensemble, puis on s’est attaqué à son album. J’ai pu voir Roméo et écouter son jeu de guitare avant de partir.

Vers 16h, je suis partie sur les chapeaux de roues pour passer à l’agence, présenter les nullités que j’avais préparé. Surprenant, mais ils ont adorés un de mes dessins. Je n’aurai jamais tablé sur celui-là! Dire que j’avais failli le flanquer à la poubelle avant de partir. Je le leur ai apporté queparce que je n’avais pas assez de choses à présenter.

De retour à la maison, je me suis effondrée avec un mal de tête à tout casser! Faudra vraiment que je me force à aller chez le médecin, ça ne va pas du tout. Et mon cafard reste toujours accroché à mes basques. Pfffh, ras le bol, ça me mange de l’intérieur. Je n’arrive même plus à trouver du plaisir dans les trucs où j’avais l’habitude de fuir; comme par exemple la lecture, ou même la peinture.

J’aurai dû aller prendre un verre avec Steven, mais j’ai encore annulé. Aïe, il va finir par croire que je n’ai pas envie de le voir. On a longuement parlé au téléphone, j’espère que j’ai réussi à le convaincre du contraire. Il a dû remarquer que j’étais fatiguée, que je n’avais pas la frite. Il a balancé une ou deux blagues que je n’ai pas saisi.


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85/14 - Au fond du gouffre!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 26 mars 2014 - 85/14 - Au fond du gouffre!

Un peu étonnée d'être toujours au fond du gouffre. D'autant plus, que je ne sais même pas exactement pourquoi je me sens si mal. Il fait beau, je suis en bonne santé, ma famille va bien, j'ai les moyens de m'offrir un peu près ce que je veux, alors pourquoi je me sens si déprimée??? Pfff. J'aimerai bien sortir de cet état de tristesse continue et débile.

Steven m'a invitée à sortir prendre un verre, et si j'avais peur de me retrouver seule avec lui, il devait retrouver des copains plus tard au bowling. Mais, vu mon humeur morose, je n'avais aucune envie de mettre le nez dehors.

J'étais assez sortie à mon goût; équitation avec ma puce, avec un petit tour à la Fnac pour acheter des livres. On en a eu pour plus de deux cents francs. On est sorti du magasin avec 2 grands sacs pleins. Contrairement à mes habitudes, j'ai donné des tas d'excuses pour ne pas rester lire chez ma puce. Je voulais rentrer et peut-être dormir, l'anxiété me bouffait de l'intérieur.

Peut-être que Pascal me manque plus que je ne veux l'admettre... Je me demande s'il pense à moi, ce qu'il fait...


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84/14 - Naze... et je déprime!

Publié le par JaneDo


Mardi, 25 mars 2014 - 84/14 - Naze… et je déprime!

God que je suis raide! C’était comme si j’avais passé le week-end à faire un marathon. Je me suis carotté l’esprit toute la matinée pour savoir quoi répondre aux divers messages de Pascal. Ce qui m’aurait arrangé, c’était un message pour le tout. Hélas, je ne trouvais rien à répondre. C’était un lundi au ralenti pour moi.

Pour Pascal, je me suis enfuie pour éviter de lui parler. Il savait que j’étais partie avec Steven et me soupçonnait de faire exprès pour l’enrager. C’était peut-être pas tout à fait faux. Il disait aussi être très déçue de ne pas recevoir de réponses. Apparemment, Pascal était passé chez moi, et il n’y avait personne.


Pour ça, j’étais contente, je n’aurai pas du tout apprécier son irruption chez moi!

Le soir, après avoir essayer d’abattre un peu de travail, j’ai été manger comme d’habitude chez ma frangine. J’ai traîné un peu pour l’aider avec son courrier. Je me fais du soucis pour elle.


De mon côté, je me sens moralement au bout du rouleau! Je ressens un énorme mal être, et j’ai l’impression par moment que je ne veux plus vivre. Je me sens trop fatiguée, rien ne m’intéresse vraiment. Je commence à ressentir les effets physiques de mes manques de sommeil et de mes propres tortures mentales. Je ne supporte rien, et n’ai même pas envie d’essayer.

Mardi, je me suis forcée à travailler. J’avais des deadlines à respecter. A la fin de la journée, je me sentais toujours aussi épuisée mentalement, et je n’étais pas du tout contente de mon travail. Jeudi, je dois présenter tout ça, et si c’est de la même facture, ce sera la honte!

Jeudi, j’aurai une journée chargée, et je stress déjà! Matin; la frangine, midi; Maria vers 16h pour ses albums; retour à la maison pour terminer ma lessive. Pfffh. Sans compter qu’il nous faut préparer quelque chose pour l’anniversaire à mon papa, et on n’a encore rien commencé, et c’est bientôt le 31! Zut, je suis naze.

Et re-zut, j’ai envie de voir Pascal, juste envie que les choses redeviennent comme avant. Que Pascal me serre dans ses bras, sans rien dire, qu’on puisse passer une soirée câlin à discuter en rigolant.

Pfff, c’est carrément du délire, tout ça n’existe plus! Nous deux n’existe plus! Il y a une rivière de sms auxquels je devrais d’abord répondre, de longues discussions sans fin qui ne mèneront nulle part, et qui me laisseront encore plus déprimée. Bref, autant tirer un trait et oublier.

Ça bouillonne dans ma tête, des brûlures dans la poitrine et des palpitations cardiaques. J’ai mal partout et je me sens plutôt désespérée! La vie ne m’intéresse plus. Pour me rassurer, je me dis que ça doit sûrement arriver à tout le monde de temps en temps, de se sentir comme ça.


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82/14 - Anniversaire de Gianni à Cran? dimanche...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 23 mars 2014 - 82/14 - Anniversaire de Gianni à Cran… dimanche...

Après cette petite mise au point, Steven a repris confiance. Il avait retrouvé le sourire. J’ai remarqué que Pascal et certains de ses copains font tout pour filer une autre nana dans ses pattes, pour le détourner de moi. Ça m’agaçait un peu.

Mais Steven avait l’air de prendre ça avec le sourire, et décourageait gentiment les filles qui essayaient de se jeter sur lui. Certainement encouragée par Pascal ou Thomas! Il avait intérêt. D’autant plus que j’étais juste à côté!!!

Pascal semblait bien s’amuser. Après ce qu’il avait dit à Steven, je m’attendais quand même, à ce qu’il soit plus présent, plus près de moi! Il dansait et faisait le fou. Je me suis donnée du mal pour m’intégrer un peu plus, discuter ceux que je reconnaissais. Je suis timide, alors c’est dur dur. En plus, je préfère observer et rester tranquille dans mon coin.

Pascal a dansé avec Elodie, mais pas seulement. Il était d’humeur joyeuse, plaisantin, j’imagine que l’alcool y était pour beaucoup. Je crois que je devrais changer de place dans la chambre, avant que ce ne soit Pascal qui le fasse. Je me sentirais blessée. Je n’arrive vraiment pas à comprendre son comportement.

Pourquoi est-ce qu’il a voulu parler à Steven pour ensuite m’ignorer comme ça? J’ai décidé de l’ignorer à mon tour. Et, ça ne lui a pas plût!

J’avais avalé quelques verres; des drinks, et quelques vodka à l’eau, en compagnie de Steven, Thomas, Michael et quelques autres que je connaissais peu. Rouge de chaleur, l’alcool me montant un peu à la tête. Je me suis approchée d’une fenêtre pour fumer, Steven est venu me rejoindre. De bonne humeur, un peu guillerette, je le laissais tenter sa chance.

C’était charmant, et je le trouvais ses fossettes et son sourire de plus en plus mignon. On était assez près l’un de l’autre,  nos épaules se touchaient. Bref, on rigolait bien. Cela se voyait qu’on se cherchait, qu’on était bien ensemble. On était en pleine rituel de séduction.

Et Pascal qui avait l’air de s’amuser comme un beau petit diable, a tout à coup perdu sa pêche… Pascal nous fixait, nous surveillait, la mine renfrognée, à tel point que ses copains et copines devaient lui taper sur l’épaule pour avoir son attention.

Ce qui a semblé faire perdre à Pascal sa bonne humeur, a été le moment où Steven m’a prise par la nuque et s’est penché pour me murmurer quelque chose à l’oreille. On aurait pu croire qu’il me faisait un bisou. Steven est assez tactile, il aime le contact. Il a aussi beaucoup de conversation et le rire facile. Steven est assez original, j’adore.

Steven me trouvait beaucoup plus ouverte que la dernière fois, souriante et tout. Moins sur la défensive. Pascal nous fixait. Steven m’a chuchotait que Pascal ne nous quittait pas des yeux et a voulu savoir si j’étais comme ça, uniquement pour faire mousser Pascal. Il espérait que ce ne soit pas le cas, ou au moins, il aimerait être au courant. Son geste aurait pu faire penser  qu’il m’embrassait. On a ensuite quitté notre petit coin pour se mêler aux autres.

Pascal s’est précipité pour me prendre à l’écart. Petite prise de tête. Il se demandait si je faisais exprès de laisser Steven me draguer pour le provoquer. J’ai voulu prendre ça à la rigolade. Ça ne l’amusait pas du tout. Ce qui m’a fait repenser à plus tard; comment allait se passer le moment où on irait se coucher??? Mais qu’est-ce que j’allais faire???

C’est clair que j’avais envie de dormir près de Pascal. Peut-être même dans ses bras. En même temps, je serais contente de le savoir près de moi, plutôt qu’ailleurs avec une autre! Mais, en même temps je ne pouvais pas vraiment dormir dans ses bras après avoir passé toute la soirée presque collée à Steven, non? Que penserait Steven? Galère!

Puis les choses ont pris un tour inattendu… Pascal voulait qu’on arrête de jouer… Il avait envie de passer la soirée avec moi et pas dans son coin, et moi dans le mien!

What? Pourquoi? Il est drôle lui! Il passe son temps à folâtrer à droite et à gauche avec toutes les minettes qui se jettent sur lui, et dès que je me dis qu’il faut que je décroche, que je fasse ma vie, il me dit qu’il veut qu’on arrête de jouer? C’était un jeu? Pas pour moi! C’est lui qui m’avait bel et bien plaquée non?

Je suis restée sans voix. Je rêvais d’entendre ces mots depuis tellement longtemps… mais je venais de commencer autre chose avec quelqu’un d’autre, qui ne méritait pas de se faire jeter comme une vieille chaussette! Puis, je me suis raisonnée; je ne sortais pas avec Steven, on était juste ami. C’est clair que, au cas où il cherchait peut-être plus, après ce que Pascal lui avait déclaré, ça risquait de le refroidir sec!

Pascal m’a rappelée qu’à plusieurs reprises, même s’il était occupé, je l’avais ou appelé, ou j’étais venue le chercher, et il ne m’avait jamais envoyé sur les roses, ni tourné le dos.

J’ai réussi à détourner la conversation, pour éviter qu’on ait l’air de s’engueuler, puis j’ai filé dès que Caroline s’est pointée. Laissant Pascal se débrouiller avec ses pensées. Je n’aurai pas su quoi lui dire. J’ai vu qu’il cherchait à me parler. Chaque fois qu’il s’approchait trop, je m’arrangeait pour m’éloigner.

Pascal a compris que je l’évitais, et il en a eu très vite marre. Il s’est fondu dans la foule et s’est saoulé. Et très vite il m’a oublié. Il s’amusait.

La soirée était très chouette, tout le monde s’amusait bien. La musique était bonne, et j’ai essayé de danser. Mais de voir Pascal danser avec d’autres filles et l’attention qu’il leur accordait, son sourire scotché d’un bout à l’autre de son visage, m’a causé quelques palpitations et d’affreux moments de solitude. Des moments de blues.

J’ai décidé de ne pas me prendre la tête pour le moment où on irait se coucher. Si Pascal est là, tant mieux, sinon, Steven pourrait très bien le remplacer.

Vers 3h du matin, j’avais trop bu, la tête qui tournait, j’était fatiguée. Pourtant, je ne voulais pas partir me coucher, parce que je voulais savoir ce que faisait Pascal. Je savais bien que c’était ridicule, mais va dire ça à ma tête! Mais c’était le brouillard, je ne tenais plus debout. Je ne voulais pas m’écrouler devant tout le monde ou me mettre à vomir sur place, alors j’ai filé. Tant pis, Caroline me racontera sûrement si jamais il se passait quelque chose.

Steven m’avait vu partir, il m’a suivi. Mais Pascal aussi. Je me suis sentie mieux après m’être préparée pour me coucher. Steven s’est assis au bord du lit, et on a commencé à discuter. On ne parlait de rien de spécial, juste de la soirée. Mais je sentais que Steven allait probablement tenter de m’embrasser. Je faisais en sorte qu’il sache que je ne le repousserais pas,  quant Pascal est entré. Ça nous a coup la parole.

On est resté stupide, sans savoir quoi dire. Vers son lit, Pascal a enlevé sa chemise pour enfiler un t-shirt. (Rrrrrh, comme il est bien fait!!! Stop. Je ne dois pas le regarder, ni penser à lui comme ça.) Signe qu’il avait l’intention de se coucher. Sans crier gare, il a poussé son lit pour le coller au mien. Avec Steven, on se regardait mal à l’aise. Après un petit regard en direction de Pascal, Steven m’a fait un petit clin d’oeil avant de se lever pour se diriger vers son coin du dortoir.

J’ai pris un bouquin, pour lire un petit moment avant de dormir. Pascal m’a pris le bouquin des mains pour lire le résumé et il a lancé la conversation sur le bouquin.

J’étais couchée le dos appuyé au mur, et Pascal s’est mis sur le ventre. Steven pouvait nous entendre parler. Je restais sur mes gardes, très mal à l’aise. Les mots avaient du mal à sortir de ma bouche. Je ne comprenais pas bien ce qu’il cherchait, ni comment je devrais me comporter.

Puis, doucement pour que Steven ne puisse pas nous entendre, Pascal a dit que je lui faisais penser au tout début qu'on se connaissait; distante, presque froide, timide, méfiante, et qu’il devinait ce qui se passait dans ma tête. Que je gardais mes distances avec lui à cause de Steven, et ça lui faisait de la peine. Qu’il ne s’était jamais comporté comme ça avec moi pour une nana.

Hein? Est-ce que c’était vrai? Je ne me souviens plus. C’est possible. Ciel, s’il avait été comme ça avec moi, c’est clair que ça m’aurait fait du mal. Je lui en aurais vachement voulu. Je me suis alors calmée. Cela ne servait pas à grand chose que je me mastique la tête pour rien, je n’ai qu’à être normale, agir normalement. Je me suis onc détendue et j’ai tranquillement discuté avec Pascal.

J’étais étonnée qu’il ne soit pas à faire la fête. Après un petit regard courroucé, il m’a dit qu’il m’avait vu partir, puis Steven me suivre quelques secondes après. Il ne pouvait pas rester à faire la fête sans savoir ce qui se passait.

Je n’avais pas remarquée que Steven avait quitté la chambre. On n’était plus que les deux. J’étais assez fatiguée et Pascal m’a tout naturellement prise dans ses bras quant j’ai commencé à m’effondrer. Je ne me rappelle même pas m’être endormie. En tous cas, le matin, j’étais enroulée tout contre lui, et ses bras me tenait bien au chaud.

Vers 10h, j’ai ouvert les yeux, mais j’étais encore complètement raide. En me levant, j’avais jeté un oeil du côté de Steven, il dormait en chien de fusil. Trop chou. Et il ne ronfle pas, ne dort pas la bouche ouverte. Cool. J’ai laissé Pascal dormir.

Apparemment, certains n’avaient même pas du tout fermer l’oeil de la nuit. Ils étaient toujours dans le salon, des cadavres de bouteilles un peu partout. Certains mangeaient des spaghettis, pour d’autres, c’était croissants-confitures.  Pour moi, ce serait du café.

Je voulais m’en aller. Rentrer. Je n’avais pas envie de passer la journée à traîner au chalet à Cran. Discrètement, j’ai commencé à tâter le terrain, pour savoir qui avait les mêmes envies. Je pourrais me glisser dans leur voiture et rentrer chez moi. Et surtout rentrer avant de me sentir obligée d’aider à nettoyer le carnage!

Steven est descendu vers 11h. Lui aussi avait envi de se tirer. Alors, après avoir remercier et averti Gianni qu’on partait, on a filé en vitesse sans le dire aux autres.

Sur le chemin, on s’est arrêté pour déjeuner ensemble. Steven aurait voulu qu’on passe la journée ensemble, mais j’ai trouvé des tonnes d’excuses. Je ne rêvais que de mon lit, d’une bonne douche et de mon training défoncé, dès que j’aurai récupéré pour faire la larve devant la télé. Voilà mon programme de la journée.

Aucune chance que je me laisse convaincre de passer toute une journée à traîner, dieu-sait-où, avec un mec que je ne connais pas encore assez, même s’il me plaisait. La moindre petite chose risque de me faire changer de sentiments. Si je m’ennuie, ce sera forcément de sa faute.

Je n’étais pas encore prête à aller chez lui. On ne sait jamais, je risquais d’être déçue par son appart, et là aussi, ce serait terminé. S’il tente de précipité les choses, je risque aussi de le prendre mal, et ce serait aussi terminé. Bref, je suis compliquée, alors autant ne pas prendre de risque de tout gâcher. Mieux vaut que je garde mes illusions, jusqu’à ce qu’on se connaisse mieux.

Waouh, j’étais contente de retrouver mon petit chez moi… J’ai vu que Pascal m’avait appelée, mais… je répondrais plus tard, ou demain. Il a dû apprendre que j’étais partie avec Steven, ça a dû le mettre dans tous ses états. Glups!

L’empêche, j’avais passé un bon week-end, riche en surprises! Aussi riches en moments de traumatisme sentimentale! Je me sentais un peu déprimée, perdue. Je ne savais plus du tout où j’en étais! Je sais pertinemment que, retourner vers Pascal serait la pire erreur que je puisse faire… mais comment résister??? J'en avais tellement envie!!!


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