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32/2014 - Thomas me fait des cadeaux? Ou il cherche à m’acheter?!

Publié le par JaneDo


Samedi, 1er Février 2014 -- 32/2014 - Thomas me fait des cadeaux? Ou il cherche à m’acheter?!

Oh!… Que se passe-t-il? Thomas m’offre des cadeaux! Et pas de petits riens, ce qui aurait été plus adorable. Là, j’ai l’impression qu’il cherche à acheter mon affection, mon attention, mes sentiments. Il ne le fait pas exprès. C’est vrai que de tous temps, la plupart des hommes pensent qu’ils peuvent acheter les femmes avec des démonstrations d’argent. C’est gentil, mais j’ai refusé son bracelet, qui valait dix fois plus que ma voiture!

J’aime les hommes généreux, qui font de petits cadeaux, comme une fleur, un petit livre, des petits chocolats, mais tant que je n’ai pas décidé de “sortir” avec, je n’aime pas avoir l’impression qu’il m’en jette plein les yeux.

Sachant que je n’avais pas l’intention de passer la nuit au chalet, Thomas a tout tenté pour me faire changer d’avis. Pour le refroidir, je lui ai rappelé que je voyais Layne. Qui est un de ses bon copain. Il a fait la grimace, mais a insisté quand même. Hum, je crois qu’il a pris ça pour une “compète”. Ce n’était pas le but. J’aurai pu lui dire que je n’avais pas l’intention de m’engager envers qui que ce soit, seulement profiter de la vie, m’amuser un max, maintenant que j’étais libre. Mais, j’ai préféré ne pas insister. Au moins, il sait.

Pour une fois, j’ai papoté un peu avec tout le monde, évitant comme la peste, les coins où se trouvaient Pascal. J’ai voulu aller me chercher quelque chose à boire, malgré la profusion de ce qui se trouvait sur la table. Je voulais re-goûter un “gin-fizz”, ça faisait un bail. C’était aussi pour m’éloigner un peu du groupe. J’étais fatiguée de la foule. Accoudée au bar, je cherchais un moyen de fuir et rentrer chez moi.

Pascal est venu se poser à côté de moi. J’ai tout de suite ressenti sa présence, avant même qu’il me parle. La chair de poule est montée du bas de mon dos, le long de la colonne, jusqu’à la racine de mes cheveux. Le flippe.

  • Hey…
  • Hey.
  • Je ne savais pas si j’osais t’aborder, si tu n’allais pas m’envoyer sur les roses.
  • Pourquoi?
  • Ben… T’étais fâchée contre moi hier?
  • Je n’étais pas fâchée Pascal, j’avais juste des choses à mettre au clair. C’est tout.
  • Ha bon!

Après un petit moment de… recueillement, il m’a demandé si on était toujours amis. C’était clair. Je ne vois pas pourquoi je lui ferai éternellement la tête. Ni même pourquoi je l’enverrai promener, s’il m’approche.

  • Ben… Tu n’es même pas venu me dire bonjour, alors j’ai pensé que tu étais sérieuse hier. Que tu ne voulais rien avoir à faire avec moi!
  • J’étais sérieuse, mais ce n’est pas pour autant que je suis fâchée. Je ne te fais pas la gueule, si c’est ce que tu cherches à savoir. Je ne vois pas pourquoi. Je veux juste que tu évites, comme hier, les bisous sur la bouche. De toute façon, tu pouvais aussi te bouger pour venir me dire bonjour. Puis, je ne voulais pas te déranger.
  • Ça me fait bizarre de te faire la bise…
  • T’inquiète… A moi aussi…

Thomas est venu se planter devant nous, comme s’il venait de nous prendre la main dans le sac. Je n’aime pas ce genre d’attitude.

  • Alors? Réconcilié?

J’ai pensé que c’était à moi de répondre; “On a rien à “réconcilier”, on n’est pas fâché!”. Pascal, gêné, a préféré se retirer. Il m’a fait un bisou sous l’oreille. Encore une fois, j’ai failli lui aboyer que, c’était justement ce genre de chose qui me dérangeait. Mais, je ne voulais pas en faire toute une histoire devant Thomas.

Thomas a entrepris de me questionner sur Pascal. Il avait aussi remarqué, que je n’étais pas allée le saluer. Je me faisais l’effet de répéter inlassablement les mêmes choses. Je lui ai répété les mêmes choses, que j’avais dit à Pascal hier et ce soir. Thomas avait l’air sceptique; “Et arrête… Tu me donnes l’effet de vouloir que je me justifie… Je n’ai pas à le faire. Ni envers Pascal, ni envers toi. Dois-je te rappeler que, tu as une copine!”.

Thomas a fait celui qui s’écroule presque, après avoir reçu une balle, en portant la main au coeur; Touché.”. Ça m’a fait rire, et je l’ai traité d’abruti. Mais, c’était gentil, parce qu’il était drôle.

Après ça, il m’a entraînée sur la piste, et on a dansé. De temps en temps, je me laissais aller à mettre mes bras autour de son cou. Lui non plus, je ne voulais pas qu’il se mette à me “rouler des pèles”. Je déteste ce genre d’attitude en publique. Encore plus, quant ce n’est pas mon partenaire fixe. On est juste des “friends with benefits (amis avec des avantages).

Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal nous observer un moment, avant de se laisser happer dans une discussion, qui le faisait beaucoup sourire, avec Elodie et d’autres miss que je ne connaissais pas bien. La prochaine fois, je ferais quelques efforts pour connaître un peu mieux les autres filles, qui tournent comme des satellites autour du groupe.

Après un certain temps, j’ai constaté que Pascal m’avait complètement zappée. Est-ce que c’était vraiment ce que je voulais???

Non, je ne reste pas ce soir. Demain, je sais que les garçons passeront leurs journées sur les pistes. Si je reste là, je pourrais lire près de la cheminée, faire quelques siestes. Mais, je risquais de devoir faire un peu connaissance avec les filles qui ne vont pas sur les pistes, et je ne suis pas sûre que j’apprécierai. Les conversations, qui tournent en rond, débiles même, sur les garçons, qui est avec qui, qui est comment, etc, je ne sais pas si je supporterais.

Je pourrais toujours remonter faire la fête avec eux demain soir…

Mais pour l’instant, ce soir, dans les bras de Thomas, je dansais sans trop me soucier de ce qui se passait autour. C’était un gros effort, pour ne pas laisser mon regard glisser vers le bar du fond. La vodka, ça aide bien.

Avant de m’endormir, j’ai eu un gros coup de cafard; ce sera bientôt la St-Valentin… La fête des amoureux… Pas pour moi!


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31/2014 - Pascal et Elodie... mais, je tiens le coup!??

Publié le par JaneDo


Vendredi, 31 janvier 2014 -- 31/2014 - Je tiens le coup !

Depuis hier soir, ça va plutôt bien. J’ai des petits moments d’angoisses terribles, l’impression d’avoir le coeur serré dans un étau. Mais, ce sont de petits moments. Ces petites crises me terrassent quant j’entends une voix qui ressemble à celle de Pascal, et heureusement qu’il n’y a pas beaucoup d’anglo-phone autour de moi.

L’étau des griffes d’un faucon me serre le coeur au détour d’une chanson, la voix d’un chanteur, une musique, la taille semblable d’un homme que je croise, et là je plonge. Tout de suite, je cherche à me changer les idées, en me jetant sur autre chose, et ça passe. J’évite de penser à Pascal, à ses yeux, ses sourires, ses rires, ses froncements de sourcils, etc.

Ce soir, je sais qu’ils sont tous, ou presque, à Gstaad. Je peux bien sûr monter, et je le ferai sans doute. Ce soir? Demain matin? Je n’en sais rien encore. Je crois pouvoir supporter, mais je ne sais pas si j’ai envie d’aller m’enfermer en huit-clos avec lui dans un chalet. J’ai bien envie de me larver un peu chez moi.

Finalement, je suis montée… avec l’intention de redescendre dormir chez moi. Par prudence, j’ai pris quelques affaires.

La soirée à assez bien commencé. J’ai pris ma voiture, bien évidemment. Caroline est montée avec moi, elle avait l’intention de demander à Pascal de la ramener. Elle lui avait demandé de la prendre pour monter, mais il a dit qu’il avait un truc avant, qu’il ne pouvait pas. Le rat. Il ne voulait tout simplement pas.

Pendant que Caro s’installait, j’ai pris un verre avec Thomas et quelques potes. On s’était agglutiné au bar de la cuisine. Aussi surprenant que ça puisse être, Elodie était là aussi. Je pense que Pascal avait refusé de prendre Caro, parce qu’il allait la chercher, elle.

Il y avait toute une bande assis dans les fauteuils devant la cheminée, dont Pascal et Elodie. J’ai soigneusement évité de les regarder. D’ailleurs, je ne lui avais même pas dit bonjour personnellement.

Avant que j’aie eu à choisir d’aller leur faire la bise, après leur avoir fait un petit signe de la main, Thomas est sorti de la cuisine pour me faire tourner en l’air et me faire la bise. Il a fait la bise à Caro en lui indiquant que sa chambre habituelle l’attendait. Je sais qu’elle a couru faire la bise à Pascal avant de monter. Ensuite, il m’a entraînée derrière lui dans la cuisine, où je suis restée.

Pascal et sa troupe sont sorti prendre un verre dans le Pub du centre, tandis que nous, dans la cuisine, on est resté traîné encore un peu au chalet. C’était nettement plus agréable, en plus, on pouvait fumer. On a pas mal bu et on est sorti bien après minuit rejoindre les autres en discothèque. Jusque là, tout se passait bien pour moi, je tenais bien le coup.

C’était tout de même bizarre de ne pas saluer Pascal…  Bon, il aurait aussi pu se bouger le cul pour venir me dire bonjour!!! En tous cas, l’année 2014 commence plutôt mal pour mon coeur!


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30/2014 - Impulsion destructive !??

Publié le par JaneDo


Jeudi, 30 janvier 2014  -- 30/2014 -- Impulsion destructive !

Mon coeur saigne encore. La douleur est si profonde que je ne n’arrive pas à croire que je survis encore. Mon impulsivité m’a toujours joué des tours, seulement, je croyais avoir maitrisé ce travers. D’avoir réussi à me dominer. De manière impulsive, j’ai “planté” ma relation déjà fragile avec Pascal. Planté, saboté, brûlé, détruit... Mouais! Cela faisait des mois que je nageais en pleine confusion, tantôt au paradis, tantôt en train de ramper au fond des gouffres de l’enfer, je n’en pouvais juste plus. J’avais l’impression qu’il fallait que j’y foute le feu. Qu’importe tout ce que cela raflerait au passage, au moins, tout brulerait.

Hier soir, j’ai fait l’effort de sortir. Je savais pertinemment que je croiserais Pascal. Il me l’avait dit. La tentation avait été la plus forte. Pourtant, dans son message, il ne me demandait pas de le rejoindre, juste qu’il sortait. Il a voulu savoir si je pensais sortir, si j’acceptais de prendre un verre avec lui. Et je pense qu’il imaginait quelque chose de plus discret, comme un tête-à-tête, loin des autres. Mais après son match. Et avant d’aller rejoindre ses potes.

Je n’ai pas jugé utile de lui répondre. Je me doutais que, quelque part, aussi pour savoir s’il m’aura dans les pattes ou pas.

En arrivant dans notre bar habituel avec Caro, je l’ai tout de suite aperçu. Mon coeur a repris aussitôt un "Jive" effréné. J’avais de la peine à tenir sur mes foutues guiboles. Pfff. Je tremblais aussi, alors j’ai enfoncé mes mains dans les poches de ma veste et resserré la fausse fourrure de ma veste autour de mon cou. Appuyé au bar, Pascal rigolait avec une demoiselle, que je ne connaissais pas. Je crois l’avoir déjà croisée. J’ai cherché Jess du regard, je ne l’ai pas vue.

J’ai décidé de faire comme si je ne l’avais pas vu, et me suis arrêtée vers Thomas, à quelques mètres de lui. Caroline a voulu foncer vers Pascal et je lui ai serré e poignet. A l’oreille, je lui ai chuchoté d’attendre que ce soit lui qui vienne à nous, qu’elle devrait l’ignorer jusque là. C’était vraiment beaucoup lui demander, des larmes lui sont montés aux yeux. Elle lui a tourné le dos pour éviter de le fixer, ou courir vers lui. Les battements de mon coeur ne cessaient d’augmenter. Le savoir derrière moi, à quelques pas, me rendait super nerveuse. Moi aussi, je voulais courir vers lui; lui faire la bise, qu’il sache que j’étais là.

Mais dans la vitre derrière le bar, j’avais vu que Pascal nous avait vu. Interpelé, parce qu’on n’avait pas été directement vers lui, il continuait à regarder dans notre direction entre 2 rires. J’entendais sa voix, ses rires. 5mn, 10mn, il ne venait toujours pas. Qu’attendait-il? Ça me démontait. J’avais une brique énorme au fond de la poitrine. C’était lourd.

Doucement, discrètement, Caroline m’a fait la réflexion; “Jane, il ne vient toujours pas…”. Sa voix tremblait, ses intonations démontrait sa tension et sa peine. Je lui ai alors dit qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait, mais, ce n’était pas très bon signe qu’il ne vienne pas. Aussi, parce que, juste après elle, s’il n’était pas venu, j’avais l’intention de faire comme elle… aller vers lui. Lamentable, mais pas tellement, la colère avait pris de l’ascendance sur ma faiblesse.

Caroline est revenue la queue entre les jambes, elle s’était sentie de trop. Pascal discutait avec ces nanas, et elle n’avait pas réussi à s’immiscer dans la conversation. Ni même dans le cercle. Les filles l’avaient considérée de haut, se demandant même ce qu’elle foutait là. Caro avait battu en retraite, malheureuse comme les pierres. Je l’étais aussi. Rongée de l’intérieur, rongée jusqu’à la corde. Pourquoi Pascal n’était pas encore venu me dire bonjour?

Thomas m’a proposé d’aller chez lui, de se taper un verre et un film. J’ai dit oui. Que Pascal aille se faire voir. Pourquoi est-ce que je me retenais de vivre? Pourquoi est-ce que je faisais attention de ne pas titiller sa jalousie? Alors que lui continuait tranquillement son petit bonhomme de chemin? Et que je m’amuse, et que je papote toute la soirée avec une pouffe, bref, j’étais enragée. Mais, ma rage est tombée aussitôt. Je ne lui en voulais même pas, il aurait dû seulement venir me saluer, mais apparemment, je n’étais pas si importante à ses yeux.

Avant de partir avec Thomas, j’ai décidé d’aller lui dire 2 mots.

Mon impulsivité a eu raison de moi. Ayant perdu le contrôle sur mes mouvements, complètement sous l’impulsion du moment, de la colère sans doute aussi, j’ai foncé tête baissée vers Pascal. Ignorant les pouffes avec qui il discutait. Je me suis plantée entre lui et celle du moment, avec qui il blablatait, lui coupant du même coup la parole. J’ai fait comme si elles n’existaient pas. Les sourcils à Pascal ont décrit un étonnement qui me coulaient dessus. Rien à foutre si j’étais mal polie. En souriant, je lui ai lancé le “Hey” habituel.

Surprise passée, il m’a souri et dit qu’il était content de voir que j’avais fini par sortir le bout de mon nez. En disant ça, il m’a touché le nez délicatement, comme on le ferait à un enfant crapule. Puis, sans que rien ne me suggère un geste pareil, il s’est penché pour m’embrasser sur les lèvres. Je suis restée interdite, sans voix. Tétanisée.

Comme un automate, j’ai tournée les talons pour repartir vers Thomas. Ma tête était en fusion, entre; comment a-t-il osé m’embrasser sur la bouche après tout ce qu’il m’avait dit? trop mignon! quel culot? Il m’embrasse et pourtant, il reste là-bas à folâtrer avec ces filles? Il se fou vraiment de ma tête! J’avais reçu une décharge électrique, qui m’avait traversée de part en part. Tout à coup, j’ai fait demi-tour pour repartir lui dire ce que je pensais de son comportement.

Sans gêne, et sans trop de ménagement non plus, je me suis replantée devant lui; “J'ai besoin de te parler”.

  • Quoi? Maintenant?
  • Oui, maintenant. Ça ne prendra que 2 minutes.
  • Ok. Je te rejoins dans une minute.

Dans 1 minute? Il rigolait! J’ai tout à coup réalisé qu’il était en pleine explication sur nos relations, avec l’Iceberg brune avec qui il semblait avoir des atomes crochus. Ce n’était pas la bonne place. Alors, j’ai changé de place pour enfiler mon bras sous le sien et le tirer, tout en lui disant que ça ne pouvait pas attendre.

Une fois à l’écart, loin des oreilles indiscrètes, j’ai balancé ce que j’avais sur le coeur;

  • Quel culot de m’embrasser comme ça devant tout le monde. Tu me prends pour une bille ou quoi?
  • Pas du tout… Tu es fâchée? Qu’est-ce que j’ai fait? J’ai fait quelque chose de mal?
  • Arrête Pascal, c’est moi qui ait quelque chose à te dire. Alors, c’est moi qui parle.

Je l’ai coupé. Je ne voulais pas entendre ce qu’il avait à raconter là, j’étais remontée. Je lui ai demandé à quoi il jouait. Que j’en avais assez qu’il s’amuse avec mes sentiments. Que je n’étais pas sa chose. Il me soufflait toujours du chaud/froid, j’en avais marre. Il se montrait adorable, chou, puis, hop, pendant plusieurs jours, je n’avais aucune nouvelle. J’avais bien compris que je n’étais qu’un bouche-trou.

Pascal a voulu protester, mais je n’en avais que faire. Je lui ai dit qu’hier soir,  je savais qu’il était chez Elodie. Qu’il n’avait pas de compte à me rendre, mais je voulais mettre les choses au clair, moi non plus, je n’avais pas de compte à lui rendre. Que j’en avais assez de faire attention à ses sentiments, alors que lui, il faisait comme il voulait, rien à foutre de ce que je pouvais en penser, ni ce que je ressentais, ni ce que ça pourrait me faire. Bref, c’était assez. Fini. Terminé. Que Thomas m’avait proposé de passer chez lui et j’ai dit oui. Désormais, je fais ce que je veux, sans avoir besoin de lui demander son approbation.

Voilà, c’était tout ce que j’avais à lui dire. Pascal a ravalé ses mots, son regard était dur, il a juste répondu; “Ok. Je ne comprends pas, mais ok.”. Ben tiens! Il ne comprenais pas, hein!

Purée, son “ok” m’a achevée. J’ai fait demi-tour cette fois, sans me retourner, sans même chercher à voir son expression dans les glaces aux alentours.

Je crois que, je ne voulais pas savoir.

Je suis persuadée qu’il est retourné aussi sec, dispenser ses rires et ses sourires aux ploukettes avec qui ils discutaient tout à l'heure. Je me sentais soulagée d’avoir enfin aboyé ce que j’avais trop longtemps gardé sur le coeur. J'avais enfin vidé mon sac.

Mais, ça n’a pas duré… A la minute où j’ai posé le pied hors du bar, je commençais déjà à regretter… Flûte. Et non, je n’avais pas à regretter.

A la maison, Thomas s’est précipité pour prendre un douche et se changer. J’ai attendu mon tour. Peu après, j’ai entendu la voiture à Pascal. Grrrh. Il faisait exprès ou quoi? Il rentrait pour me faire regretter encore plus mon éclat de tout à l’heure? Merde. J’ai effacé d’un geste toutes ces pensées qui ne feraient que me descendre, et j’ai préparé un verre pour Thomas, un café pour moi, et arrangé les coussins sur le canapé. J’ai aussi vite vérifié la porte entre les 2 appartements était bien fermée. Pour être sûr que c’était fermé, et que Pascal ne se pointerait pas.

Thomas est sorti de sa chambre, torse nu, bronzé, un bas de training sur les hanches, en se frottant la tête pour sécher ses cheveux bouclés, je l'ai trouvé attirant. Il avait toujours eu beaucoup de charme. Seul bémol, son caractère! J’ai filé me changer. Thomas avait posé, sur son lit, un training à mon intention. Il sera trop grand, mais qu’importe. Et voilà, j’avais mis le point final avec Pascal… Encore fallait-il que j’y survive sans son amour...


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29/2014 - Pascal encore avec Elodie!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 29 janvier 2014 -- 29/2014 - Pascal encore avec Elodie!

Planning habituel du mercredi; équitation, courses, maison. Pendant le cours de ma puce, je suis passée au garage. Ils m’ont appelé hier pour me dire qu’ils avaient reçu ma commande. Le reste de l’après-midi, Kaya et moi avons lu, en attendant que sa mom, ma soeurette rentre. Elle m’a proposé de manger avec eux, mais je ne rêvais que de rentrer chez moi.

Je ne sais comment je me suis retrouvée avec plusieurs rendez-vous; manger le soir avec Aurore, Thomas m’invitait aussi à dîner après son match, et j’avais promis à Caroline de passer chez elle. Mais, je n’avais pas envie de bouger de la maison, même si j’étais curieuse que Caroline me raconte Pascal et son week-end au chalet. Tant pis.

Après avoir transmis mes excuses bidons pour annuler les rendez-vous dont je me souvenais, parce que je crois bien que je devais aussi voir Vania, j’ai enfilé mon vieux training pour me larver dans mon canapé. Halala, moment de plaisir intense. J’avais enfin une petite soirée à moi. Ce week-end, je n’ai pas envie de mettre le nez dehors non plus.

Alicia, Alicia... Je lui avais dit de ne pas dévoiler à son copain, qu'elle savait qu'il naviguait sur des sites de rencontres, et qu'il donne des rendez-vous sexuels à d'autres femmes. Mais non, elle n'a pas pu garder ça pour elle; elle lui a balancé ses affaires par la fenêtre! Vexé, le plouk, soit-disant fidèle et honnête, l'a plaquée! Comme si c'était sa prérogative! Non mais!

Elle prétend ne pas regretter, mais à voir sa tête, elle a dû beaucoup pleurer depuis hier. Elle est retournée sur le site, pour imprimer les messages qu’il échangeait avec ces filles. Je ne sais pas à quoi ça va lui servir. Elle a dû changer son mot de passe. Ça, il va s’en rendre compte, comme la dernière fois.

Du coup, ça m’a donné envie de savoir ce que foutait Pascal. J’espérais le trouver chez lui, mais il n’y était pas. Jess était seule à la maison. Je rechignais à l’appeler ou lui envoyer des messages. J’ai attendu près d’une heure après le retour de Thomas. J’étais gelée de la tête aux pieds. Puis, j’ai été voir chez Caro. Elle n’était pas là non plus.

Je l’ai appelée. Pascal était chez Elodie, alors elle était planquée à l’attendre. Ça m’a déprimée. Je comprenais pourquoi je n’avais pas de nouvelles de sa part. Quel fumiste. Est-ce qu’il m’aime, comme il me l’a fait croire, ou il s’amuse seulement avec mes sentiments???


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28/2014 - Sites de rencontre!??

Publié le par JaneDo


Lundi, 27 janvier 2014 -- 27/2014 - Comme d’hab...

Je ne voulais pas aller au souper de famille, mais rester tranquillement chez moi à peindre. Ben, j’ai fini par aller au souper. Tous les gamins m’ont appelés, alors je me suis sentie coupable. Comme si je les avais laissé tomber! De retour à la maison, bourrée d’avoir trop mangé, je me suis affalée sur mon canapé.

J’ai vérifié mon natel, à part le petit coucou ce matin, pas d’autre message de Pascal. Des coucous de Thomas, Layne, Dol, Fabiana, etc, mais pas de lui. Le rat.


Mardi, 28 janvier 2014 -- 28/2014 - Sites de rencontre !

J’avais promis à ma soeur d’attendre, chez elle, les types pour la ventilation. Ils ne sont pas passé, alors j’ai pris rendez-vous pour jeudi matin. Le soir, Alicia est venue manger à la maison, alors on s’est commandé chinois à côté et mangé entre filles. J’ai presque terminé le livre que j’ai commencé ce matin. Après un rapide passage chez moi, pour prendre quelques affaires, je suis retournée dormir chez ma frangine, question d’être sur place pour emmener la petite à l’équitation demain.

Alicia a des problèmes avec son mec. Il se targue d’être honnête, fidèle et tout, et elle a découvert qu’il prend des rendez-vous avec des filles sur un site de rencontre. Le plouk. Dire qu’elle a quitté un mec avec qui elle sortait depuis 7ans, pour ce type! Bon, faut dire que son ex aimait s’habiller en femme. En déménageant leurs affaires dans la maison qu’ils venaient d’acheter ensemble, elle a trouvé un coffre rempli de fringues de nanas!!! Jeeez!

Jordi, son ex, lui a avoué que quant il lui disait sortir avec des copains, c’était pour sortir dans son cercle privé habillé en femme, et s’adonner à des rapports sado-maso et homo. Ierk. Il y a quand même des tas de mecs pas très net! La pauvre.

Franchement, je crois encore que je préfère d’être la maîtresse d’un type normal que la nana d’un type aux pratiques sexuelles douteuses! Ou… mdr… qui s’habille en femme!!!! Non mais là, c’est vraiment zarbi!


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26/2014 - Bombardée de photos de Pascal !

Publié le par JaneDo


Dimanche, 26 janvier 2014 -- 26/2014 - Bombardée de photos de Pascal !

Pas de nouvelles de Pascal de toute la soirée du samedi! Si je lui manquais, ou s’il ne s’amusait pas, je pense qu’il m’aurait bombardé de messages ou d’appels. Mais bon, je ne pouvais pas lui en vouloir. Pourquoi ne s’amuserait-il pas, hein?

Par contre, Caroline a passé la soirée à m’envoyer des photos de Pascal pendant la soirée. Dans une, il dansait yeux dans les yeux avec Elodie, sur une autre, il riait à plein poumon, etc. Jusqu’au moment où Caroline s’est excusée, en disant qu’elle devait y aller et qu’elle me tiendrait au courant.

J’aurai préféré qu’elle ne le fasse pas. Caro pensait me rendre service peut-être, ou me faire plaisir, mais elle ne faisait que me plonger dans le désespoir en me faisant penser à Pascal. J’aurai pu le lui dire, lui dire d’arrêter, mais je ne l’ai pas fait.

Je regardais les photos et je les effaçaient, sinon, j’aurai passé mon week-end à les regarder, encore et encore, à les décrypter par le menu, jusqu’à me rendre folle. J’aurai aussi pu les effacer sans les regarder, mais ça non plus je ne pouvais pas. J’aurai aussi pu sortir pour me changer les idées, mais j’avais trop besoin de solitude.

Je me suis endormie tard, et réveillée très tard. La journée était presque à son terme. J’ai peint un peu, lu un peu et télé beaucoup. J’avais aussi très envie de me replonger sous les draps et dormir encore, mais je n’aurai pas eu de dimanche. J’avais fini par trouver le courage d’éteindre mon natel pour ne pas être tentée de regarder d’autres photos...


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25/2014 - Hahhh tranquille pénard!??

Publié le par JaneDo


Samedi, 25 janvier 2014 -- 25/2014 - Hahhh tranquille pénard!

Pascal est au chalet, alors que sa femme reste à la maison?! C’est leur nouveau truc; ils font quartier libre le week-end. De toute façon, Jess n’aimait pas s’expatrier à la montagne, elle n’aimait pas la neige, le froid, rien. Elle n’aimait pas non plus la constante présence des copains de Pascal et Thomas. Elle préférait nettement les soirées dans des bars chics, et pas spécialement être entourée des copains sportifs de son mari.

L’envie de croiser Pascal m’a longuement fait hésiter à aller au chalet. Mais, j’ai estimé que ce serait me montrer faible, comme si je n’avais rien d’autre à faire, à part lui courir après. Sans surprise, Caroline, telle une comète, a filé en fin de journée d’hier au chalet. C’est par elle que j’ai su que Jess n’y était pas et qu’ils avaient décidé ensemble de ce stratagème. Elle était toute contente, elle passait son temps scotché dans ses pas.

Moi, ça me suffisait qu’il tienne encore à moi. Pascal avait besoin d’espace, et je ne voulais pas l’encombrer. J’ai fait comme j’avais prévu; me larver seule chez moi. Le pied! J’ai pensé chercher où était Jess, pour faire une apparition et lui montrer que je n’étais pas au chalet. Mais, ce n’était pas nécessaire, elle finirait par le savoir, il y avait assez de monde au chalet.


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24/2014 - Bal de charité? Mes fesses!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 24 janvier 2014 -- 24/2014 - Bal de charité? Mes fesses!

Comme prévu, j’ai fait mes courses et je suis rentrée entamer un week-end de rêve. Au programme; dodo, peinture, lecture, dodo. Un programme alléchant, et j'étais assez impatiente de me lancer dedans.

Le coeur un peu chamboulé, j’étais contente tout de même de voir les messages de Pascal. Je ne sais pas pourquoi il fait ça, on est sensé ne plus tellement se voir? J’espère qu’il n’essaie pas de jouer avec mes sentiments. En fin de journée, Layne m’a proposé de se faire une soirée cinéma chez lui. Il avait une soirée dans un des palaces de Genève, mais il irait si je l’accompagnait.

Arf, je n’avais pas du tout envie de me pomponner ce soir et de défiler dans une soirée bon chic, bon genre. Je rêvais de mon vieux training confortable, et grignoter devant un film. Bon, ma soirée canapé chez moi commencera demain alors! Sans surprise, j’ai donc choisi de passer la soirée avec Layne.

On a regardé le film avec Johnny Deep qui joue l’indien. Layne a bien rigolé, moi j’ai pas trop aimé. Un mélange de Pirates des Caraïbes westernisé! Bof. On a commandé chinois et on a mangé en regardant un autre film; “Vivian” je crois. Pas aimé non plus. C’est avec une actrice française, et c’est sensé parlé du Tsunami. Un couple perd son enfant et part à sa  recherche. C’était franchement nul. Pas à mon goût.

Un film tourné à la française quoi; beaucoup de temps mort, des scènes inutiles, ou peut-être que l’actrice ne sait pas faire passer ses sentiments. La musique? bof, me rappelle pas s’il y en avait, ou si c’était juste nul. Le troisième était un film d’horreur, déjà plus mon truc. Mais Layne avait des envies de câlins… Alors on a remis le film à plus tard. Finalement, je n’ai pas vu le film d'horreur.

Même si Layne est plutôt brusque, j’aime quand même faire l’amour avec lui. J’aime son corps tout en muscle. Ses caresses aussi, même si, de sa part, ce n’est que pour obtenir ce qu’il veut. Ça se sent et ça se voit. Disons qu’il n’est pas du genre à y aller par 4 chemins. S’il veut que je m’accroche à lui, il mettra mon bras autour de ses épaules, me passe la jambe autour de sa taille, sans chercher à me faire comprendre ce qu’il veut.

Avec lui, je me sens dirigée, utilisée, mais venant de lui, ça ne me gêne pas. Il ne fait pas dans la dentelle en tous cas, mais c'est un charmeur. Il a un sourire craquant. Quelle fille pourrait deviner que, derrière ce regard de braise, ce sourire charmeur, se cache un dragueur sans scrupule!

Pendant les 2 films, on a fait souvent des pauses, parce que Layne recevait pas mal d’appels. C’était un peu chiant, mais j’en ai profité pour me faire mes cafés et du pop-corn, sortir les petites saucisses qu’il aime bien. Je crois qu’une fille l’a rappelé 3 fois, il a fini par lui demander de ne plus le rappeler ce soir, qu’il ne sortait pas.

Layne a aussi reçu un appel de son père pour lui demander pourquoi il n’était pas à la soirée. Je crois que c’est son père qui lui avait pris 2 billets. C’était une soirée pour les enfants en difficultés, et les billets sont chers; plus de Fs.2000.-!

J’ai appris que pour toutes ces soirées de charité, il y avait la participation des invités, sous forme de billets, et c’était toujours indécemment cher. Iark, donc quant Thomas ou Pascal m’avaient invitée, ils avaient payé pour moi? Indécent.


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23/2014 - Je crois… qu’il m’aime encore...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 janvier 2014 -- 23/2014 - Je crois… qu’il m’aime encore...

Assise aux côtés de Layne, je repensais à la conversation que j’avais eu avec Pascal, avant de filer faire un coucou à Thomas. J’essayais de tout décrypter; l’expression de son visage, son ton, ses réactions, ses regards. Ciel, je n’étais pas encore guérie de lui, je l’aimais toujours à en mourir. C’est horrible. En tous cas, Jess était aux anges. Elle regardait Pascal avec une petite expression de satisfaction intense. Méchante. Elle semble adorer le voir souffrir!

  • Vous sortez ensemble?
  • Euh, non. On se voit c’est tout; Friends with benefits? (amis avec avantages)
  • Je vois.
  • Pascal? Tu ne vas pas me reprocher de continuer à vivre, si?

Pascal s’est renfrogné. Je me demande pourquoi. C’est lui qui  rompu pour faire plaisir à sa femme. Parce qu’il le voulait certainement aussi. Alors c’était quoi le problème? Il s’attendait à ce que je fasse comme Caroline? M’asseoir et attendre son bon vouloir? Ou est-il seulement surpris que j’agisse comme un mec?

  • C’est seulement que… Tu pourrais sortir avec n’importe qui, mais… Je veux dire qu’on est un petit cercle, alors pourquoi avec un des mecs que je connais? Qui fait partie de mon entourage?
  • Les mecs ne sortent-ils pas toujours avec une nana que connait leur bonne femme?
  • Wow, je ne t’ai jamais entendu parler comme ça! Nana’ Bonne femme?
  • Ha qu’est-ce que tu veux, je me modernise.
  • Ou plutôt, tu te Laynise!

J’ai rigolé. Si ça ce n’était pas une scène de jalousie, alors je me fais none. Ça me faisait plaisir de le torturer un peu, mais pas trop longtemps. Je n’aime pas le voir mal, perdu, ou plus très sur de ce qui se passe autour de lui. J’aime le voir confiant, calme. Alors, j’ai juste fait la grimace, il n’y avait pas grand chose à dire, c’était vrai, j’utilisais les termes qu’utilise Layne!

 

Jess était tout sourire, ravie de le voir perturbé. Elle pensait sans doute que ça mettait fin à notre amitié. L’entente entre Pascal et Layne ne tenait qu’à un fils, il suffisait d’un rien pour tout bousiller et remettre au goût du jour la rivalité entre ces deux-là. Je ne voulais pas de ça.

  • Tu penses à Pascal n’est-ce pas? J’ai fait la grimace. Layne a rigolé. En tous cas, il ne va passer une très bonne soirée. T’as vu sa tête , iIl doit se faire tout un film à propos du week-end. Ça m’a botté!

Hum, Layne ne devait pas savoir que Pascal savait parfaitement où j’avais passé le week-end. Il ne savait juste pas que j’avais commencé la soirée avec Layne. C’est vrai que Pascal faisait une drôle de tête. Au feu, Layne s’est penché pour m’embrasser et me proposer de finir la soirée chez lui. Il a remarqué mon hésitation. Et pourquoi pas après tout, Pascal s’amusait, et moi alors? Est-ce que j’avais vraiment envie de passer mon temps à attendre, juste à cause de quelques mots gentils? Un peu d’attention qui n’a duré que 5mn? En attendant, Pascal avait la belle vie, pas de compte à rendre, il fait ce qu’il veut et moi, j’essaie de faire la gentille pour le garder??? Nullissime!

 

On devait d’abord passer chercher ma voiture. Je voulais pouvoir partir quant je veux. Je n’avais pas l’intention de rester jusqu’au matin. La vision de Pascal, la dernière fois, devant chez Layne m’a glacé le sang. Le hic, c’est que je ne savais plus très bien où était sa limite. Continuera-t-il à me pardonner tous mes faux pas? Toutes mes fautes? Je ne sais pas. Tant que je ne lui les jetais pas devant le nez, je pense que ça ira.

 

Après notre petite partie de jambes en l’air, qui ressemblait plus à un combat, à moitié cassée, j’ai filé alors que Layne dormait déjà. J’avais mal à l’épaule droite, peut-être que je devrais retourner chez l’ostéopathe! Il m’avait semblé entendre une voiture qui faisait le même bruit que celle à Pascal, j’ai jeté un coup d’oeil dehors avant d’ouvrir la porte  Effectivement, c’était Pascal. Il surveillait la maison. Il ne pouvait pas savoir si j’étais effectivement là, il ne connaissait toujours pas ma nouvelle voiture.

 

J’ai opté pour une retraite discrète par la porte de derrière. Mais, je fais comment pour fermer??? Et comment prendre ma voiture sans qu’il me voit, il était parqué à deux voitures derrière!!! Taxi. Layne a été réveillé par mes va-et-vient, alors, je me suis éclipsée en vitesse avant qu’il n’allume dans le salon. Il n’avait pas tiré les rideaux, et Pascal me verrait.

 

Purée, il faisait froid. Layne a tout de suite su que j’étais partie. Il a trouvé la clé, a vérifié la porte d’entrée et a compris que j’étais passée par derrière. Ciel, j’ai dû passer par le jardins des voisins pour atterrir dans une rue perpendiculaire. J’ai vérifié que Pascal était toujours à la même place. Ridicule s’il me croisait maintenant.

Ce n’est pas parce que je dois des comptes à Pascal, mais je préférais qu’il ne sache pas tout ce que je fais… Pascal a dû voir le manège de Layne, alors il a essayé de me joindre. Je me suis engouffrée dans le taxi et presque couchée sur le siège, on est passé à côté de la voiture à Pascal. Il n’a pas fait attention au taxi, trop occupé à regarder chez Layne et à m’appeler.

 

Une fois le terrain miné passé, j’ai rappelé Pascal. Il entendait bien que j’étais en voiture, alors je lui ai dit que je ne pouvais pas vraiment parler, qu’il me laisse quelques minutes et je le rappelle dès que je trouve un coin où m’arrêter. Je l’ai entendu remettre sa voiture en marche. Je pense qu’il devait être rassuré de savoir que je n’étais pas chez Layne.

 

L’empêche, il goûtait au même traumatisme que moi lorsque je courrais à travers la ville à sa recherche, ou quant je passais des heures à l’attendre devant chez… l’une ou l’autre de ses maitresses! Je savais exactement ce qu’il ressentait. J’aurai peut-être dû le laisser bouillir dans la sauce un petit peu plus longtemps? Non, je n’aime pas lui faire du mal, je l’adore trop.

 

Une fois à la maison, la télé allumée, j’ai rappelé Pascal. Il retournait gentiment chez lui. Flûte. J’aurai aimé qu’il cherche à me voir. Yeux dans les yeux, et peut-être plus… Mais non. Il avait juste cherché à se rassurer, et paf, maintenant que tout va bien dans son petit monde, il rentre retrouver sa petite femme. J’ai détesté le petit pincement de jalousie qui a accompagné cette pensée.

 

Avant de raccroché, Pascal a voulu savoir si je montais au chalet ce week-end. Non. Je n’en avais pas envie. Pour une fois que je n’ai rien de prévu, j’ai l’intention de me transformer en légume géante. Demain, je fais des courses pour le week-end, et je larve après jusqu’au dimanche soir. Peut-être même jusqu’au lundi soir. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’aller au soupe familiale le soir!

 

L’empêche, je suis drôlement contente de la réaction de Pascal… Je crois que j’ai encore une petite place dans son coeur… :)


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23/2014 - Un peu la trouille...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 janvier 2014 -- 23/2014 - Un peu la trouille...

J’étais sûre de voir Pascal ce soir, et j’avais la trouille. C’est complètement ridicule, mais on n’arrive pas à contrôler ce qui se passe dans sa tête. J’ai passé la journée à faire des exercices de respirations, pour de me détendre. J’ai aussi appelé Caroline pour savoir si elle sortait. Bien sûr qu’elle sortait. Elle n’avait pas eu de nouvelles de Pascal et espérait bien le voir aussi ce soir. J’avais rendez-vous chez elle. Je n’avais pas faim, d’ailleurs elle non plus. On a juste discuté en buvant café sur café. Je ne pense pas qu’elle était aussi tendue que moi. Elle avait plutôt le cafard.

 

Caro a voulu savoir tout ce qui s’était passé ce week-end. Si j’avais passé le week-end avec Pascal ou pas. De quoi on avait discuté, et surtout, la suite.

Heum, je n’avais pas vraiment envie de me confier. Comme je ne pouvais pas être si égoïste, je lui ai dit qu’on avait beaucoup parlé, mais là j’ai menti un peu, en lui disant qu’il ne s’était rien passé. On s’était assoupi dans le canapé, et je suis partie sans réveiller Pascal. Je ne pensais pas le revoir après ça. Je n’ai rien dit de plus.

 

Pas besoin qu’elle sache que j’ai passé le week-end chez lui, ça l’aurait déprimé. Si elle le savait déjà, elle n’en a rien dit.

Caroline voulait savoir si on ressortait à nouveau ensemble. Je lui ai dit que NON, et je le pensais. On avait beaucoup parlé du passé, pas vraiment de l’avenir.

 

Je n’étais pas sûre moi-même de l’avenir, alors je n’avais pas envie de me confier à elle. Je préfère garder ça pour moi. Je lui ai dit qu’on se demandait comment faire pour rester ami, sans tomber dans les habitudes d’avant. Ce n’était pas tout à fait vrai.

Vers 10h, Caroline a reçu un coup de fils. C’était une copine qui l’avertissait que Pascal venait d’arriver au Time-Out. Caro est devenue nerveuse comme pas possible. Ce qui a eu pour effet de me rendre aussi nerveuse qu’elle. Elle voulait partir illico presto. Jeeez, elle a roulé comme une dératée. Je me suis rappelée pourquoi j’aimais toujours prendre ma voiture!

J’étais habillée plutôt cool, Caro plutôt sexy. Toujours ses robes moulantes, décolletés au max. Bref, on formait un duo assez contraire.

Mon trac a atteint son paroxysme en apercevant Pascal en marchant vers l’entrée. Il fumait dehors. Mon coeur semblait avoir perdu le rythme, et je tremblais. Je me suis pincée pour couper mon stress et mes tremblements. Une douleur annihile la tension. Plus calme, j’ai pu lui faire la bise en premier, à lui et à Paul,
sans montrer ma nervosité. Ne sachant pas quoi faire d’autre, je suis entrée sans attendre.

En fait, Caro et moi, nous nous tenions par le bras, donc elle a dû me suivre. Ça ne lui a pas plu, elle aurait voulu rester dehors, collée aux basques à Pascal. Moi, je me serais sentie conne. Avant que j’aie pu arriver jusqu’à Jess pour lui faire la bise, Pascal était dedans à ses côtés. J’avais bien vu que Jess avait les lèvres pincées et qu’elle rechignait à me faire la bise, mais j’ai fait comme Layne me l’avait conseillé.

Dans la voiture, en venant, j’avais
prévenu Layne que j’allais au Time-Out avec Caro.

Après les petits bonjours habituels, Jess a commencé à me questionner sur mon week-end. Thomas est venu nous interrompre, pour essayer de me kidnapper vers son groupe de potes. Je n’avais pas eu le temps d’arriver jusqu’à lui encore. Je serais bien partie aussi sec avec Thomas, mais Pascal m’a retenu par le bras; “Il n’a qu’à attendre un peu… ”.

Pascal a voulu savoir ce que j’avais fait de mon week-end. Jess a levé les yeux au plafond, l’air de dire; “bien sûr… quel cinoche… comme s’il ne le savait pas déjà, et comme si j’allais avaler une couleuvre pareille!”. Et pile poil, Layne est arrivé derrière moi, et m’a sauvé la mise. Il m’a embrassée dans la nuque, et il a répondu à Pascal qu’on avait joué au bowling.

J’ai aussitôt enchaîné dessus en disant que mon équipe avait battu la sienne à plate couture. Jess a laissé échappé un “bien sûr…” plein de sous-entendus. Layne lui a alors proposé d’aller demandé à ses copains agglutinés au petit bar, qu’il lui laisse le champ libre, avant qu’il ne retourne vers eux. Elle pourrait croire qu’il leur aura fait la leçon.
Layne semblait si sincère, Jess s’est détendue, et n’a pas voulu aller questionner ses copains. Elle le croyait.

De la manière que Layne avait dit ça, Jess a cru qu’on avait passé le week-end ensemble. Pascal savait que ce n’était pas le cas. Même Pascal avait l’air étonné. Je ne lui avais rien dit sur mon début de soirée du vendredi. Non, Pascal était blousé. Choqué même. A croire qu’il avait imaginé que j’étais restée derrière sa porte toute la soirée à l’attendre!

Avant de partir rejoindre un groupe de copine, Layne m’a demandé de ne pas trop traîner, il voulait rentrer. Etonnée, Jess lui a demandé où on allait, et Layne lui a répondu qu’on allait chez lui et lui a demandé si elle voulait des détails sur le programme. Glups. Je ne m’attendais pas à celle-là. Il avait dit qu’il me servirait d’alibi, mais, je ne m’attendais pas à ce qu’il en fasse autant. Pas devant Pascal en tous cas, qui
lui semblait avoir de la peine à déglutir.

Jess avait remarqué son expression, et ça l’a faisait rigoler. Layne aussi, qui en a encore profité pour en rajouter une tonne en m’embrassant à pleine bouche devant eux. Moi qui ne suis pas du genre à des démonstrations publiques, j’ai viré au rouge vif. Je suis ensuite passée faire un coucou à Thomas. J’avais chaud chaud. Je ne rêvais que de partir tout à coup. Et surtout avant que Layne vienne faire une autre démonstration embarrassante devant Thomas.

D’ailleurs, dès que j’ai vu Layne faire mine de se diriger vers nous, j’ai détalé. Layne m’a prise par la taille comme si j’étais sa chose, et j’ai juste eu le temps de dire au revoir à Caro avant qu’il ne m’entraîne au pas de charge dehors. J’ai vu dans les vitres que Pascal nous suivait des yeux. Je ne pourrais pas dire s’il était contrarié, fâché ou indifférent. Mais, il nous suivait du regard.

En somme, ça c’était plutôt bien passé… Malgré tout, je dois
une fière chandelle à Layne...


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