Dimanche, 23 mars 2014 - 82/14 - Anniversaire de Gianni à Cran… dimanche...
Après cette petite mise au point, Steven a repris confiance. Il avait retrouvé le sourire. J’ai remarqué que Pascal et certains de ses copains font tout pour filer une autre nana dans ses pattes, pour le détourner de moi. Ça m’agaçait un peu.
Mais Steven avait l’air de prendre ça avec le sourire, et décourageait gentiment les filles qui essayaient de se jeter sur lui. Certainement encouragée par Pascal ou Thomas! Il avait intérêt. D’autant plus que j’étais juste à côté!!!
Pascal semblait bien s’amuser. Après ce qu’il avait dit à Steven, je m’attendais quand même, à ce qu’il soit plus présent, plus près de moi! Il dansait et faisait le fou. Je me suis donnée du mal pour m’intégrer un peu plus, discuter ceux que je reconnaissais. Je suis timide, alors c’est dur dur. En plus, je préfère observer et rester tranquille dans mon coin.
Pascal a dansé avec Elodie, mais pas seulement. Il était d’humeur joyeuse, plaisantin, j’imagine que l’alcool y était pour beaucoup. Je crois que je devrais changer de place dans la chambre, avant que ce ne soit Pascal qui le fasse. Je me sentirais blessée. Je n’arrive vraiment pas à comprendre son comportement.
Pourquoi est-ce qu’il a voulu parler à Steven pour ensuite m’ignorer comme ça? J’ai décidé de l’ignorer à mon tour. Et, ça ne lui a pas plût!
J’avais avalé quelques verres; des drinks, et quelques vodka à l’eau, en compagnie de Steven, Thomas, Michael et quelques autres que je connaissais peu. Rouge de chaleur, l’alcool me montant un peu à la tête. Je me suis approchée d’une fenêtre pour fumer, Steven est venu me rejoindre. De bonne humeur, un peu guillerette, je le laissais tenter sa chance.
C’était charmant, et je le trouvais ses fossettes et son sourire de plus en plus mignon. On était assez près l’un de l’autre, nos épaules se touchaient. Bref, on rigolait bien. Cela se voyait qu’on se cherchait, qu’on était bien ensemble. On était en pleine rituel de séduction.
Et Pascal qui avait l’air de s’amuser comme un beau petit diable, a tout à coup perdu sa pêche… Pascal nous fixait, nous surveillait, la mine renfrognée, à tel point que ses copains et copines devaient lui taper sur l’épaule pour avoir son attention.
Ce qui a semblé faire perdre à Pascal sa bonne humeur, a été le moment où Steven m’a prise par la nuque et s’est penché pour me murmurer quelque chose à l’oreille. On aurait pu croire qu’il me faisait un bisou. Steven est assez tactile, il aime le contact. Il a aussi beaucoup de conversation et le rire facile. Steven est assez original, j’adore.
Steven me trouvait beaucoup plus ouverte que la dernière fois, souriante et tout. Moins sur la défensive. Pascal nous fixait. Steven m’a chuchotait que Pascal ne nous quittait pas des yeux et a voulu savoir si j’étais comme ça, uniquement pour faire mousser Pascal. Il espérait que ce ne soit pas le cas, ou au moins, il aimerait être au courant. Son geste aurait pu faire penser qu’il m’embrassait. On a ensuite quitté notre petit coin pour se mêler aux autres.
Pascal s’est précipité pour me prendre à l’écart. Petite prise de tête. Il se demandait si je faisais exprès de laisser Steven me draguer pour le provoquer. J’ai voulu prendre ça à la rigolade. Ça ne l’amusait pas du tout. Ce qui m’a fait repenser à plus tard; comment allait se passer le moment où on irait se coucher??? Mais qu’est-ce que j’allais faire???
C’est clair que j’avais envie de dormir près de Pascal. Peut-être même dans ses bras. En même temps, je serais contente de le savoir près de moi, plutôt qu’ailleurs avec une autre! Mais, en même temps je ne pouvais pas vraiment dormir dans ses bras après avoir passé toute la soirée presque collée à Steven, non? Que penserait Steven? Galère!
Puis les choses ont pris un tour inattendu… Pascal voulait qu’on arrête de jouer… Il avait envie de passer la soirée avec moi et pas dans son coin, et moi dans le mien!
What? Pourquoi? Il est drôle lui! Il passe son temps à folâtrer à droite et à gauche avec toutes les minettes qui se jettent sur lui, et dès que je me dis qu’il faut que je décroche, que je fasse ma vie, il me dit qu’il veut qu’on arrête de jouer? C’était un jeu? Pas pour moi! C’est lui qui m’avait bel et bien plaquée non?
Je suis restée sans voix. Je rêvais d’entendre ces mots depuis tellement longtemps… mais je venais de commencer autre chose avec quelqu’un d’autre, qui ne méritait pas de se faire jeter comme une vieille chaussette! Puis, je me suis raisonnée; je ne sortais pas avec Steven, on était juste ami. C’est clair que, au cas où il cherchait peut-être plus, après ce que Pascal lui avait déclaré, ça risquait de le refroidir sec!
Pascal m’a rappelée qu’à plusieurs reprises, même s’il était occupé, je l’avais ou appelé, ou j’étais venue le chercher, et il ne m’avait jamais envoyé sur les roses, ni tourné le dos.
J’ai réussi à détourner la conversation, pour éviter qu’on ait l’air de s’engueuler, puis j’ai filé dès que Caroline s’est pointée. Laissant Pascal se débrouiller avec ses pensées. Je n’aurai pas su quoi lui dire. J’ai vu qu’il cherchait à me parler. Chaque fois qu’il s’approchait trop, je m’arrangeait pour m’éloigner.
Pascal a compris que je l’évitais, et il en a eu très vite marre. Il s’est fondu dans la foule et s’est saoulé. Et très vite il m’a oublié. Il s’amusait.
La soirée était très chouette, tout le monde s’amusait bien. La musique était bonne, et j’ai essayé de danser. Mais de voir Pascal danser avec d’autres filles et l’attention qu’il leur accordait, son sourire scotché d’un bout à l’autre de son visage, m’a causé quelques palpitations et d’affreux moments de solitude. Des moments de blues.
J’ai décidé de ne pas me prendre la tête pour le moment où on irait se coucher. Si Pascal est là, tant mieux, sinon, Steven pourrait très bien le remplacer.
Vers 3h du matin, j’avais trop bu, la tête qui tournait, j’était fatiguée. Pourtant, je ne voulais pas partir me coucher, parce que je voulais savoir ce que faisait Pascal. Je savais bien que c’était ridicule, mais va dire ça à ma tête! Mais c’était le brouillard, je ne tenais plus debout. Je ne voulais pas m’écrouler devant tout le monde ou me mettre à vomir sur place, alors j’ai filé. Tant pis, Caroline me racontera sûrement si jamais il se passait quelque chose.
Steven m’avait vu partir, il m’a suivi. Mais Pascal aussi. Je me suis sentie mieux après m’être préparée pour me coucher. Steven s’est assis au bord du lit, et on a commencé à discuter. On ne parlait de rien de spécial, juste de la soirée. Mais je sentais que Steven allait probablement tenter de m’embrasser. Je faisais en sorte qu’il sache que je ne le repousserais pas, quant Pascal est entré. Ça nous a coup la parole.
On est resté stupide, sans savoir quoi dire. Vers son lit, Pascal a enlevé sa chemise pour enfiler un t-shirt. (Rrrrrh, comme il est bien fait!!! Stop. Je ne dois pas le regarder, ni penser à lui comme ça.) Signe qu’il avait l’intention de se coucher. Sans crier gare, il a poussé son lit pour le coller au mien. Avec Steven, on se regardait mal à l’aise. Après un petit regard en direction de Pascal, Steven m’a fait un petit clin d’oeil avant de se lever pour se diriger vers son coin du dortoir.
J’ai pris un bouquin, pour lire un petit moment avant de dormir. Pascal m’a pris le bouquin des mains pour lire le résumé et il a lancé la conversation sur le bouquin.
J’étais couchée le dos appuyé au mur, et Pascal s’est mis sur le ventre. Steven pouvait nous entendre parler. Je restais sur mes gardes, très mal à l’aise. Les mots avaient du mal à sortir de ma bouche. Je ne comprenais pas bien ce qu’il cherchait, ni comment je devrais me comporter.
Puis, doucement pour que Steven ne puisse pas nous entendre, Pascal a dit que je lui faisais penser au tout début qu'on se connaissait; distante, presque froide, timide, méfiante, et qu’il devinait ce qui se passait dans ma tête. Que je gardais mes distances avec lui à cause de Steven, et ça lui faisait de la peine. Qu’il ne s’était jamais comporté comme ça avec moi pour une nana.
Hein? Est-ce que c’était vrai? Je ne me souviens plus. C’est possible. Ciel, s’il avait été comme ça avec moi, c’est clair que ça m’aurait fait du mal. Je lui en aurais vachement voulu. Je me suis alors calmée. Cela ne servait pas à grand chose que je me mastique la tête pour rien, je n’ai qu’à être normale, agir normalement. Je me suis onc détendue et j’ai tranquillement discuté avec Pascal.
J’étais étonnée qu’il ne soit pas à faire la fête. Après un petit regard courroucé, il m’a dit qu’il m’avait vu partir, puis Steven me suivre quelques secondes après. Il ne pouvait pas rester à faire la fête sans savoir ce qui se passait.
Je n’avais pas remarquée que Steven avait quitté la chambre. On n’était plus que les deux. J’étais assez fatiguée et Pascal m’a tout naturellement prise dans ses bras quant j’ai commencé à m’effondrer. Je ne me rappelle même pas m’être endormie. En tous cas, le matin, j’étais enroulée tout contre lui, et ses bras me tenait bien au chaud.
Vers 10h, j’ai ouvert les yeux, mais j’étais encore complètement raide. En me levant, j’avais jeté un oeil du côté de Steven, il dormait en chien de fusil. Trop chou. Et il ne ronfle pas, ne dort pas la bouche ouverte. Cool. J’ai laissé Pascal dormir.
Apparemment, certains n’avaient même pas du tout fermer l’oeil de la nuit. Ils étaient toujours dans le salon, des cadavres de bouteilles un peu partout. Certains mangeaient des spaghettis, pour d’autres, c’était croissants-confitures. Pour moi, ce serait du café.
Je voulais m’en aller. Rentrer. Je n’avais pas envie de passer la journée à traîner au chalet à Cran. Discrètement, j’ai commencé à tâter le terrain, pour savoir qui avait les mêmes envies. Je pourrais me glisser dans leur voiture et rentrer chez moi. Et surtout rentrer avant de me sentir obligée d’aider à nettoyer le carnage!
Steven est descendu vers 11h. Lui aussi avait envi de se tirer. Alors, après avoir remercier et averti Gianni qu’on partait, on a filé en vitesse sans le dire aux autres.
Sur le chemin, on s’est arrêté pour déjeuner ensemble. Steven aurait voulu qu’on passe la journée ensemble, mais j’ai trouvé des tonnes d’excuses. Je ne rêvais que de mon lit, d’une bonne douche et de mon training défoncé, dès que j’aurai récupéré pour faire la larve devant la télé. Voilà mon programme de la journée.
Aucune chance que je me laisse convaincre de passer toute une journée à traîner, dieu-sait-où, avec un mec que je ne connais pas encore assez, même s’il me plaisait. La moindre petite chose risque de me faire changer de sentiments. Si je m’ennuie, ce sera forcément de sa faute.
Je n’étais pas encore prête à aller chez lui. On ne sait jamais, je risquais d’être déçue par son appart, et là aussi, ce serait terminé. S’il tente de précipité les choses, je risque aussi de le prendre mal, et ce serait aussi terminé. Bref, je suis compliquée, alors autant ne pas prendre de risque de tout gâcher. Mieux vaut que je garde mes illusions, jusqu’à ce qu’on se connaisse mieux.
Waouh, j’étais contente de retrouver mon petit chez moi… J’ai vu que Pascal m’avait appelée, mais… je répondrais plus tard, ou demain. Il a dû apprendre que j’étais partie avec Steven, ça a dû le mettre dans tous ses états. Glups!
L’empêche, j’avais passé un bon week-end, riche en surprises! Aussi riches en moments de traumatisme sentimentale! Je me sentais un peu déprimée, perdue. Je ne savais plus du tout où j’en étais! Je sais pertinemment que, retourner vers Pascal serait la pire erreur que je puisse faire… mais comment résister??? J'en avais tellement envie!!!