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165/2012 - Rebelote... Besoin de solitude...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 13 juin 2012  -  (165/2012)  -  Besoin de solitude…

Afff, aujourd’hui, je n’avais pas envie de faire grand-chose. Je me sentais lasse, fatiguée, vide. Raide. Je pouvais bien m’accorder une petite journée rien qu’à moi. J’avais du retard dans ma lessive, alors je l’ai faite. J’avais déjà lessivée les salles d’eau après le départ de Béa. Laver des murs au sol. Je voulais effacer ses traces. Puis, je ne l’avais pas fait depuis des lustres et il y avait une de ces couches de poussière!!!

Prête à m'accorder un peu de bon temps, une fois tranquillement installée sur mon canapé, mon bouquin et mes clopes sous la main… Béa au téléphone! C'était la 3ème fois qu'elle appelait. Diantre, pourquoi est-ce que j’ai eu la bête idée de répondre moi! Et blabla, et blabla. En tout, 1h. Pour finir, j’ai raccroché. Tout simplement et tout bêtement. Basta. Je voulais être tranquille.


Jeudi, 14 juin 2012  -  (166/2012)  -  Rebelote! Besoin de solitude…

Rebelote, j’avais la folle envie juste d’être tranquille. Seule. Je crois que je m’économise pour ce week-end. Pascal rentre et je suis trop impatiente, alors je me calme avec la lecture. Puis, je suis trop contente d’être tranquille à la maison toute seule. Je n’ai envie de voir personne. Tchoy m’a laissé un petit message, Béa a essayé encore de m’appeler vers 20h, mais cette fois, maligne, je n’ai pas répondu. Vania aussi m’a fait un petit coucou par sms, je lui répondrais demain. Et Dol… Ben, je répondrais aussi demain.

Je suis dans une de mes phases; "Besoin de solitude. Qu’on me fiche la paix". Pascal m’a en plein quant j’étais plongée dans mon bain, alors je n’ai rien vu. Quand j’ai essayé de l’appeler, ça ne répondait pas. Arf, il ne va tout de même pas me dire qu’il reste encore là-bas? Non, impossible. Bof, on a fait que de se manquer. Pas facile de l’appeler quand je sais que sa femme risque de le remarquer.

Mais, je sais qu’il rentre. Dans un de ces messages, il m’a mis à demain ou à plus tard. Il devait certainement être en chemin…


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164/2012 - Jess casse nos projets!

Publié le par JaneDo

Mardi, 12 juin 2012  -  (164/2012)  -  Jess casse nos projets du week-end

Il pleut... J’ai pris Dobby pour la journée, puis finalement, jai décidé de la garder jusqu’à demain soir. Elle est si joyeuse d’être avec moi, toute frétillante. Elle est trop chou. Elle vient tout le temps se coller dans mes pattes et me fait des tonnes de câlins. Je l’ai prise partout, comme j’avais l’habitude de faire avec Térette et Max.

On a fait de longues balades, ce qui m’a permis de réfléchir. J’en ai aussi profité pour lui faire un peu d’éducation. Elle répond bien et reste aux pieds. Elle ne fuit plus quant il faut rentrer et nous obliger à lui courir après pendant 1h. Appelé mon frère au secours, ma batterie d’ordi est naze. Pfff, poisse. Travailler avec mon natel ou avec un iPad, c’est pas top.

  • Je voulais juste t’avertir que je rentre seulement jeudi.
  • Afff, zut. Mais c’est sûr, tu rentres jeudi et pas vendredi ou encore lundi ou mardi prochain?
  • Non sûr. Puis même,  je m’en fou, quoi qu’il arrive, je rentre jeudi.
  • Youpiiii, je peux me réjouir alors. On peut partir alors jeudi soir au chalet, hein?

Hum, Pascal est resté silencieux. J’ai tout de suite deviné qu’il y avait un problème. Ce n’était pas difficile. Comme pour noyer le poisson, il a changé de sujet. Me demandant si j’avais trouvé quelque chose pour Thomas, parce que sinon, il avait déjà une idée, et qu’on pouvait lui faire un cadeau en commun. Je me suis demandée ce que penserait sa chère femme!!! Puis avant de raccrocher, il a enfin laissé sortir la tuile.

  • Ecoute Babe, pour vendredi… Finalement, je ne prends pas congé.
  • Oh!
  • Rhhh, écoute… Arh, je ne sais pas comment dire ça, mais attends, ne te mets pas à te faire des idées hein, ok? En fait, j’avais dans l’idée de prétendre que je devais rester en Allemagne jusqu’au lundi soir, mais… Jess est arrivée hier soir peu après notre coup de fils…
  • Ohhh!
  • Aoutch, que des ‘oh !’ ?
  • C’est toi qui lui a dema…
  • Non! Quelle idée! Non, absolument pas.
  • Oh!
  • Encore un "ho!", hum! Ecoute, comme elle veut qu’on rentre ensemble, l’excuse de devoir passer le week-end ici pour m’enfuir avec toi, c’est râpé!!! Jeeez, heureusement que tu es rentré lundi, elle est arrivée dans la nuit. Aussi en voiture. Tu vois le truc si t’étais toujours ici! Pfff, ç’aurait été la totale. Mais, on peut partir vendredi soir si tu veux?

Ça m’a un peu coupé les pattes. L’idée qu’elle dormait dans son lit, à côté de lui, probablement à poil en plus. Pfff. Emotions! Mais bon, ils dormaient certainement ensemble ici aussi, alors je n’avais pas à me torturer pour rien. Il y avait autre chose qui me travaillait; que vont penser ses collègues, ils vont réaliser que je n’étais pas sa femme comme il l’avait prétendu. Rhhh, et je suis sûre que son père et Thomas savait ce qu’il fichait même de loin. Halala, je n’oserais plus me montrer à Munich avec lui. Je ne voulais rien dire, mais les mots m’ont échappés.

  • Ha! Oui, je n’avais pas pensé à ça! Je pense que c’est important pour toi hein?
  • Tu parles que  c’est important! Pourquoi je ne veux pas te présenter à mes amis ou à ma famille, tu crois? Tu crois que ça m’amuserait qu’ils te croisent avec ta femme?
  • J’ai compris… Je ferais attention. J’éviterais d’aller où que ce soit avec elle. Personne ne saura qu’elle est là, ok. Ça marche?
  • Sauf pour Nina bien sûr! Je me sens mal d’avoir l’air de te demander ça!

Pascal rigolait ; "C’est rien mon cœur, je comprends". Il allait faire en sorte que Nina tienne sa langue. Ça c'était une autre paire de manche. Il fallait dàjà qu'elle ne parle pas de ma présence là-bas durant le week-end!!!

D’un côté, j’étais contente que sa femme soit sur place, ça évitait les débordements de l’autre. J’ai demandé ce que Jess avait pensé de la présence de Nina dans son appart. Pascal a rigolé, c’était Nina qui lui avait ouvert hier soir. Après le 1er moment de surprise, elle était contente d’avoir eu l’idée de venir à Munich.

Puis, se rappelant tout à coup mes petits mots, Pascal a voulu savoir où ils étaient pour que sa femme ne tombent pas dessus. Hihihi, l’empêche, j’étais soulagée que Jess soit là-bas, je n’avais plus à m’inquiéter qu’il soit seul avec l’autre pouffe!


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163/2012 - Bye bye Munich, il faut partir maintenant...

Publié le par JaneDo

Lundi, 11 juin 2012  -  (163/2012)  -  Il fallait partir… Bye Munich…

Avant d’aller se coucher, Pascal devait finir un travail. Et avec l’autre pouf. Il aurait préféré liquider ça avant qu’on aille manger ou juste après. Comme l’autre allait surement s’arranger pour faire durer au maximum jusqu’à ce qu’il soit fatigué et sur les rotules, j’étais contente qu’il ait oublié. C’est drôle, je n’avais jamais fait vraiment attention au fait que Pascal était gaucher.

Nina est une véritable pétasse. Pendant tout le dîner hier soir, en plus de s’incruster, elle n’a pas arrêté de bassiner Pascal à propos de l’invitation chez Georg. Pascal lui a demandé si elle croyait vraiment qu’il allait me planter toute seule à l’hôtel, le soir avant mon départ pour aller se balader chez son pote! Toujours en parlant comme si je n’étais pas assise juste en face, elle a demandé à Pascal à quelle heure je partais pour qu’elle puisse avertir Georg qu’ils arriveront plus tard. Elle pensait que je partais après le dîner. Pfff.

Quant Pascal lui a dit que je restais jusqu’à demain, elle m’a lancé un regard ironique au possible. Puis sans se démonter, elle lui a dit que je pouvais bien me passer d’eux pendant 1h ou 2. Ouais, je n’étais vraiment pas combative, je n’ai rien dit. J’ai laissé Pascal décidé pour moi. Adorable chou, pour qu’elle arrête de le harceler, Pascal a dit que si j'étais d'accord, on passerait faire un saut chez Georg. Ça faisait pas partie de ses plans, elle lui a rappelé que Georg était un de ses amis, qu’il ne me connaissait pas et qu’il les attendait, elle et lui, pas moi. Pascal lui a dit que c’était dommage, parce qu’il y allait avec moi ou pas du tout. Hihihi. Du coup, elle lui a demandé de laisser tomber. Nina lui parlait en allemand, je ne comprenais pas tout, Pascal par contre, lui répondait en anglais. Je sais que ça l’énervait pas mal.

Après notre petite balade pour se détendre et aussi pour digérer, on est rentré s’enfermer dans notre chambre. Là, j’ai remarqué que Pascal commençait à déprimer un peu. J’aime à penser que c’était parce que je partais demain. Evidemment, on a préféré ne pas mentionné ce détail pour le reste de la soirée.

On s’était levé assez tôt pour avoir le temps de prendre tranquillement un café, et peut-être même déjeuner. Arf, il me fallait partir et je n’en avais aucune envie.

Ça aurait pu être cool, rien que tous les 2 en tête à tête. Mais la peste a décidé de me faire chier jusqu’au bout. Elle s’est levée peu après, et tout en se préparant, elle harcelait Pascal pour partir. J’ai noté que ce matin, elle n’avait pas eu besoin d’utiliser sa douche. Quant ce n’était pas pour le hâter à se préparer, c’était pour savoir où était les dossiers sur lesquels ils avaient travaillé, ou s’il y allait à pieds ou en taxi. Bref, c’était juste pour nous empêcher d’avoir la paix.

Puis, il s’est préparé et a dû partir. C’était dur de se séparer, et encore plus avec l’autre qui nous respirait dans le cou.

Pascal m’a serré très fort, on s’est embrassé encore et encore sans arriver à se détacher l'un de l'autre. Puis la porte s’est refermé sur un dernier sourire. Afff, j’étais triste. C’était comme si on m’avait arraché un bout de moi-même. Je me sentais vide et pourtant lourde comme si on m’avait collé des boulets aux extrémités. Puis, il a réapparu ce qui m’a fait sursauté et rire aussi. Il m'a resserré dans ses bras et demandé si je voulais bien rester jusqu’à midi et manger avec lui. J’ai dit oui tout de suite.

Je prendrais la route après.

Pascal est arrivé un peu avant midi. Il avait déjà commandé quelque chose de léger. De toute façon, faut l’avouer, on n’avait pas faim. Pour éviter d’être tous les 2 déprimés, j’ai prétendu que je partais seulement dans la soirée, que j’attendrais son retour. Pascal est retourné au travail tout content, persuadé de me trouver à l’hôtel en rentrant le soir. Mais, je devais partir, alors je lui ai laissé un mot à la réception et je l’ai averti. Pas que l’autre fasse disparaître le mot que j’avais mis toute la matinée à écrire. Je lui ai laissé aussi de petits mots un peu partout; sous son oreiller, sur sa guitare, dans la pharmacie de sa salle de bains, dans son ordi, etc. Pascal tout comme Mathieu m’avait appris comme ça pouvait faire plaisir ces petites attentions.

Puis je suis partie, le cœur en lambeaux. Mes bras et mes jambes pesaient des tonnes. Dur de m’en aller…

Pascal était en pleine réunion, donc il ne verrait mon sms qu’après sa réunion. Là, je serais assez loin pour ne pas avoir l’envie de faire demi-tour. Ça n’a pas manqué, il a appelé dès qu’il a lu mon message. Il m’a un peu grondée de lui avoir laissé croire qu’il me reverrait en rentrant. Mais, il a compris mon intention et je crois que ça lui a fait plaisir de voir que je faisais attention à lui.

Juste le temps de poser mes affaires, prendre un douche pour essayer d’enlever la fatigue du voyage (sans succès), j’ai filé chez ma sœur pour le souper de famille. J’étais raide. Crevée.

Lilice et Marco m’avaient déjà appelée, l’un pour savoir quant j’arriverais, et heureusement j’étais en chemin, et l’autre si je pouvais passer le chercher. Hélas, j’avais raté l’appel de Marco, que je n’ai vu qu’après avoir vu l’appel de ma puce. Quant je roule, j’ai toujours la musique à fond et je n’entends presque jamais mon natel.

Pascal a essayé de m’appeler vers 20h, mais je n’ai vu son appel qu’après être rentrée vers 21h. Alors je l’ai rappelé, et on a gazouillé au téléphone pendant plus de 2h. Il avait lu mon petit mot, et ça lui a fait énormément plaisir. Je ne disais pas grand-chose, ça avait été l’enfer d’écrire quelque chose de… sensé, sans remplir une feuille de "Je t’aime". Je lui disais merci pour ce week-end, que ces bras étaient le seul pays où je me sentais chez moi. Que je l’aimais encore plus aujourd’hui qu’hier et encore moins que demain. Qu’il me manquait déjà, comme il me manque chaque fois que je ne suis pas avec lui. Qu’il était l’amour de ma vie, le seul qui me rende heureuse. Hum, dire qu’il m’a fallu une matinée pour écrire de telle banalité!

Puis, en allant se coucher, il a trouvé mon petit mot avec pleins de coeur et un big "I'm crazy about you" sous son oreiller et il m’a envoyé un petit sms pour me dire que c’était trop chou et qu’il m’adore. Trop chouky. L’air de rien, ça m’a donné une indication sur le moment où il a été se coucher, donc j’en ai fait autant et j’ai dormi comme un bébé le sourire visé aux lèvres.


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162/2012 - Juste encore un peu...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 10 juin 2012  -  (162/2012)  -  Juste encore un peu...

On a passé presque toute la journée au lit. On s’est levé pour déjeuner, et on a dû se taper la présence de Nina. Là, c’était clair, elle ne m’adressait pas la parole. Je m’en suis rendu compte quand j’ai demandé si je pouvais me servir du café qu’elle avait préparé. Nina a fait semblant de n'avoir pas entendu. J’ai vu Pascal froncé les sourcils, mais il n’a rien dit. Clairement, on n’allait pas commencer la journée par se prendre la tête. Pascal m’a dit que je n’avais pas à demander, c’était sa chambre après tout.

Faisant comme si j’étais transparente, Nina a demandé à Pascal s’ils allaient chez un certain Georg comme prévu. Pascal a répondu qu’il n’en avait pas envie, et il ne pensait pas que ça me disait grand-chose. On avait plutôt envie de rester tranquille jusqu’à mon départ.

  • Après alors? Je vais l’appeler pour lui dire que tu as un empêchement pour l’instant.
  • Appelle pour toi. Moi après le départ de Jane, je serais trop déprimé. J’ai l’intention de passer les 4h suivantes au téléphone.

Pascal a dit ça en rigolant et m’a fait un clin d’œil. J’aurai préféré qu’il ne lui réponde pas et qu’il l’ignore comme elle le faisait avec moi. Il n’y arrivait pas. Nina est retournée dans sa chambre, alors on s’est installé sur le canapé avec l’intention de se larver devant la télé. On s’interrogeait sur ce qu’on allait faire pour le dîner du midi; sortir manger dehors, ou commander à la cuisine de l’hôtel. Hum, je n’avais pas trop d’opinion sur le sujet, parce que, dans les 2 cas, c’était lui qui payait. J’avais une petite préférence pour rester enfermé toute la journée. Et chouette, Pascal aussi.

Réalisant qu’on était encore au salon, l’autre est venu scouater le canapé d’à côté. J’ai essayé de faire comme si elle n’était pas là. Même si Pascal me rendait mes baisers, je voyais bien qu'il était embarrassé.

On est retourné s’enfermer dans notre chambre. Arfff, je l’adore, je l’aime et je l’adore encore plus. Je ne sais pas pourquoi je l’aime autant, mais tout ce qu’il fait, dit ou pense m’émerveille. Je le trouve trop chouky, trop craquant.

J’aime tout chez lui, je dois être complètement aveuglée, parce que je le trouve sexy quant il remet ses cheveux en place, le bracelet montre en cuir à son poignet, et des tonnes de petites choses comme ça. Pourtant, il ne fait pas grand-chose, il passe juste la main dans ses cheveux sans plus.

Comme ce matin, son croissant à moitié dans la bouche, il a jeté un œil dans le miroir en enfilant son jean. Rien que sa façon d’enfiler son jean me donne des palpitations!!! Ça me donne envie de lui sauter dessus et de tripoter ses fesses. J’suis tarée. Pascal a des fesses rondes, super musclées avec des fossettes de chaque côtés, et j’adore ses caleçons. Ou c’est peut-être parce que j’adore ce qu’il y a en-dessous? Hihihi. Hum! Il est trop chou. Il courrait chercher ce qu’on avait commandé pour dîner. Mais, je pense que ça attendra, parce qu’on finissait à peine de déjeuner.

Pascal avait pensé qu’on aurait pu aller se balader dans la vieille ville. J’avais tellement aimé Berne, qu’il tenait à me montrer des coins de Munich que je ne connaissais pas. Mais, je n’avais pas envie de bouger de l’hôtel. Dans quelques heures, je devais rependre la route et ça me fichait déjà un peu le cafard.

Ce matin, après avoir reçu le plateau du déjeuner, Nina a passé la tête par la porte pour demander si elle pouvait utiliser sa douche. Je suis sûre que sa douche allait très bien. Puis, sans attendre sa réponse, Nina a traversé notre chambre à moitié à poil. Elle tenait son linge à la main avec un simple petit paréo transparent et nous a fait un petit sourire. On voyait tout. J’ai vu Pascal tiqué un peu. Je pense qu’il avait vu aussi qu’elle ne portant rien en dessous. Hum! J’avais la folle envie d’aller voir si sa douche était vraiment en panne, mais je n’ai pas osé!!! Quelle pétasse. Rhhh, je n’avais pas très envie de laisser Pascal tout seul ici avec celle-là dans les parages. J’avais raison de me méfier d’elle.

On a été au salon pendant les ablutions de mademoiselle.

  • T’es sûr ? On aurait pu aller voir le Stade Olympique, le Jardin Anglais, et le Planétarium? Ça ne te dit rien?
  • Oui, j’suis sûre. Je veux juste rester là avec toi. Bon, sauf si ça t’ennuie?
  • Pfff… Moi? Si ça m’ennuie?

Pascal a rigolé. Non ça ne l’ennuyait pas. Il proposait seulement pour moi.

  • Dis… Je peux te demander quelque chose?
  • Vas-y…
  • C’est qui Georg ? Je connais ?
  • Heu non, c’est un copain à Nina. Hm, on sortait souvent avec lui et sa copine quant… hm… quant je sortais avec Nina.
  • Oh! Et tu ne veux pas y aller avec moi donc!
  • Pas du tout… J’avais juste envi de rester avec toi, et après, je ne pense pas avoir le cœur de sortir.

Pascal était assis sur le tabouret du bar-cuisine, la tête posée dans sa main. Il avait l’air d’un petit garçon studieux, occupé à décortiquer chacun de mes mouvements. Comme si faire du café pouvait être intéressant. Il m’a attrapée pour me ramener entre ses jambes, alors que j’allais m’asseoir sur le tabouret près de lui. Si je ne tenais pas une tasse rempli d’un liquide brulant, je l’aurai emprisonné entre mes bras. Au lieu de ça, j’étais encombrée de ma tasse à faire attention de ne pas le renverser sur lui.

J’étais contente qu’il ne pensait pas à sortir dès que j’aurai tourné les talons pour aller jouer les biens heureux avec l’autre pouffiasse à côté de lui. En plus avec des potes à elle! J’suis une nana plutôt cool et assez ouverte, mais faut pas pousser non plus. D’après ce que j’avais compris, le Georg avait invité Nina et Pascal, pas moi.

  • Mince, je n’ai pas envi de te voir partir. Je voudrais que tu restes, l’idée de te voir passer la porte pour partir loin de moi me déprime.

Il avait posé sa tête au creux de mon épaule. Son souffle chaud me chatouillait et me caressait le cou et sa voix cassée par l’émotion me troublait. A vrai dire, je n’avais pas le courage de partir non plus.

  • Allez reste… Reste avec moi jusqu’à mercredi, et on rentre ensemble? Tu veux bien?

Hum, quant il plongeait son regard vert dans mes pauvres yeux bruns, j’étais incapable de trouver mes mots. Je ne pouvais pas rester, impossible. J’avais le souper en famille, comme tous les lundis soirs, et je savais très bien que je ne saurais pas quoi inventé pour l’éviter. Puis les enfants m’appelleront les uns après les autres, je ne pouvais pas leurs faire faux-bond.

  • Je peux pas Pace… Tu sais bien.
  • Pfff… Qu’est-ce que je pourrais dire ou faire pour te faire rester ? J’appelle ta sœur et je lui explique ?
  • Puis quoi encore !
  • Ah, c’est parce que tu t’ennuies. On aurait dû sortir plus.
  • Je ne m’ennuie pas. Carrément pas. J’ai aussi envie de rester, mais je peux pas… Le boulot, la famille…
  • Et moi je suis où là-dedans ? Je suis à quel endroit de ta liste de priorité ?
  • Idiot…

Dans ma tête ça bataillait dur pour trouver le moyen de rester. Mais plus j’essayais d’y penser, plus ma tête restait vide ou encombrée de mes excuses qui grossissaient. Quelle crapule, il essayait encore de me faire changer d’avis. Ses yeux avaient pris une couleur toute claire. Il avait vraiment de beaux yeux. Et je ne parle même pas de son sourire!

  • Ben… Je pourrais partir demain matin quant tu seras au travail?
  • C’est vrai? Je pourrais prendre congé demain et on pourrait encore passer la journée ensemble et cerise sur le gâteau, on n’aura pas Nina dans les pattes?
  • Ça j’ai entendu!  (Nina)

C’était Nina qui passait dans la même tenue que quelques minutes plus tôt. Elle avait entendu les derniers mots de Pascal. Il lui a lancé un petit sourire en guise d’excuse. Graouh, il n’est pas aveugle, je suis sûr que tout comme moi, il pouvait tout voir. Je devrais rester, rien que pour l’empêcher elle de trop l’approcher. Ça me foutait les boules de devoir m’en aller sachant qu’elle se baladait à poil dans son appart.

Une fois qu’elle avait intégré sa chambre, Pascal m’a dit qu’il ne savait jamais comment être avec elle. Il était peut-être un peu trop coulant et  il avait l’impression qu’elle en profitait. Il ne se sentait pas à l’aise de l’envoyer balader, ils travaillaient ensemble, ça risquait de compliquer leurs collaborations. J’ai été compréhensible. Oui très. Je savais bien que ça pouvait être assez difficile de travailler dans une bonne ambiance s’ils se prenaient la tête, mais, il ne devait tout de même pas la laisser dépasser les bornes. Mais ça, je ne savais pas comment le lui dire.

Ce matin, je l’avais suivi dans la salle de bains pour lui donner un peignoir pour qu’elle puisse se couvrir. Elle a eu l’air de trouver ça drôle. Elle ne s’était pas donnée la peine de l’enfiler pour défiler devant nous. Elle m’agace grave. Avec un petit sourire narquois, Nina m’avait fait une petite remarque qui m’avait fait tiquer;

  • Tu le connais aussi bien que moi, tu crois que Pascal arrivera é résister longtemps, dis-moi?
  • Il ne s’est rien passé jusqu’à maintenant, alors je pense que tu perds ton temps. Et puis bof, il a le droit de s’amuser!
  • Rien jusqu’à maintenant? Tu crois? Tu es amusante, ma pauvre chérie, ce que tu peux être naïve!

Je n’ai pas su quoi répondre, après tout, je n’étais sûre de rien. J’avais juste dit tout ça par bravade et parce que j’espérais et j’étais presque sûre qu’il ne s’était rien passé. Sinon Pascal n’aurait pas tant insisté pour que je vienne. Ouais, il ne s’était rien passé, Nina essayait juste de me faire chier.

  • Dès que tu seras partie, on reprendra exactement où on en était. Hum! Alors d’avance, bon retour! Et bon débarras.

Nina s’avait très bien que je n’allais pas courir pleurer dans le gilet de Pascal à lui répéter ce qu’elle m’avait dit. J’étais bien trop fière pour ça. Je crois qu’elle me cherchait seulement. Elle essayait de m’énerver. Si elle y réussissait, c’est Pascal qui en prendra plein les dents et on finira le week-end à se prendre la tête. Ce qui fera qu’il sera ravi de me voir partir et elle, elle aura gagné. Pas question que je la laisse m’atteindre. J’avais eu à faire à Jess qui était autrement plus forte qu’elle. Alors elle pouvait toujours courir pour me faire marcher!

  • Tu voulais me demander quelque chose?

Hum! Mouais, j’avais failli lui demander de m’expliquer ce que Nina avait voulu dire. Heureusement que je ne l’avais pas fait. Donc, j’ai prétendu que je ne me rappelais plus, que ça ne devait pas être très important. S'il savait!!! Avant, pris sur le vif, j'avais juste remplacer les questions sur Nina par; "C'est qui George?". Pfff, bonne inspiration.

  • Par contre, prendre congé parce que je reste un peu? Mauvaise idée! Ça te fera perdre une journée ou une demi-journée, géniale, et tu devras rester ça de plus? Super mauvaise idée.
  • Alors moi, j’ai quelque chose à te demander? Viens là toi. Je suis en manque de câlins moi.

Il faisait bouger ses sourcils comme un chat qui avait avalé un canari. A mourir de rire. Je l’ai laissé me faire des câlins et des bisous. Je n’arrivais pas à résister à son sourire. Pascal prévoyait de prendre congé le vendredi, seulement si j’étais d’accord, et qu’on pourrait passer le week-end au chalet rien que les 2. Ha la la, je ne savais pas. Il fallait que je regarde ça en rentrant.

  • Pourquoi c’est toujours si compliqué pour toi de simplement dire oui? En rentrant, tu t’arrange pour que ce soit possible, non?

Il avait raison. C’était toujours si compliqué pour moi, je n’arrive jamais à voir plus loin que je le bout de mon nez. Dire oui comme ça, à la va vite, j’arrive pas. J’ai envoyé un message à ma frangine pour lui dire que je n’allais pas au souper, que je pensais qu’elle était crevée, après la fête et tout, en plus, il y avait des matchs et les garçons avaient envi de regarder ça, moi non. Donc je pense que c’était annulé. Pour une fois, j’espérais vraiment, vraiment, que c’était annulé. Malheureusement, elle m’a appelé en recevant mon message pour dire qu’elle faisait quant même le souper. C’était râpé. Je n’ai pas su dire clairement que je n’y allais pas.

Pascal était déçu, mais en même temps, il ne m’en voulait pas trop. Il me connaissait et connaissait mes défauts.

On est resté dans notre chambre après que Nina ait quitté les lieux. Pascal a fermé la porte à clé pour éviter qu’elle déboule dans la chambre pour une raison ou une autre. Elle est venu frapper pour demander du feu je crois, mais on a rien répondu, du coup elle a mis la télé à fond. Je suis sûre que tout l’hôtel pouvait suivre son zapping. C’était pas juste qu’on soit obligé de s’enfermer alors que c’était chez Pascal, alors qu’elle se baladait dans tout le reste de l’appart. Les seules excursions qu’on faisait c’était, cuisine, frigo et retour.

Le soir, on est descendu manger au resto de l’hôtel. On pensait être tranquille, mais même pas. Nina est venue se planter à notre table.

Plus les heures s’écoulaient, plus je sentais la déprime m’envelopper comme un vilain nuage noir et poisseux; demain j’allais le laisser ici pour rentrer et ça me foutait le cafard. J'étais moins combative. J’ai laissé Nina faire son cirque, je n’en avais plus rien à cirer. Elle pouvait bien nous interrompre, s’adresser rien qu’à lui, je m’en tapais. C’était ma main qu’il tenait en travers de la table. C’était ma main qu’il embrassait avec des yeux remplis d’amour. C’était à moi qu’il lançait des regards langoureux et de tendres sourires.

Je pense qu’il avait deviné que je déprimais déjà, peut-être que lui aussi… Pascal a proposé qu’on aille marcher un peu pour digérer, mais je crois que c’était seulement pour se détendre.


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161/2012 - C'est l'amour de ma vie!

Publié le par JaneDo

Samedi, 9 juin 2012  -  (161/2012)  -  L’amour de ma vie.

Le matin, Pascal m’a apporté le déjeuner au lit. Il l’avait commandé en bas. Il savait ce que j’aimais. J’ai pensé qu’il aurait envi d’aller se balader, mais non, il n’avait pas envi de se bouger, ni de quitter la chambre. Et on a remis ça, entrecoupé de petites siestes. On a dîné en milieu d’après-midi et on a encore traîné le reste de la journée au lit.

Pascal avait peur que je m’ennuie et pensait que j’avais peut-être envie de sortir, d’aller faire les magasins, traîner en ville à visiter. Mais pas du tout. J’étais bien enroulée au creux de ses bras. Je n’avais envie de rien d’autre.

Le soir, on a voulu aller manger rien que les 2, en tête à tête, mais Nina s’est imposé. Elle a aussi rameuté des gens que Pascal connaissait aussi, et on s’est retrouvé encombré. Malgré tout, ça ne semblait pas gêner Pascal. Il me tenait ma main sur la table sans se préoccuper de ce que les autres pouvaient en penser. Quant il se calait dans sa chaise, il me passait le bras autour des épaules en me serrant contre lui, aussi sans exagération, Pascal me faisait des tonnes de petits bisous. Il s’occupait de moi tout le temps.

Nina m’ignorait, mais je m’en foutais. Elle faisait exprès de parler allemand tout le temps. Je ne parle peut-être pas, mais je comprends la plupart. Nina a beaucoup de chance que Pascal ne soit pas un sadique sinon il l’aurait envoyé balader depuis longtemps. Elle passait son temps à nous couper la parole dès qu'on se parlait rien que tous les 2 ou quand il me faisait des mamours. Les mamours; rien de trop crade, il me faisait juste un petit bisou dans le cou, sur le coin des lèvres ou dans les cheveux, ce n’était jamais des séances de lèches, comme des adolescents pré-pubères. Je l’adore.

Ma main était calfeutrée dans la sienne, je flottais sur mon petit nuage rose de barbe-à-papa, tandis que Pascal me faisait un petit sourire en me serrant les doigts. Nina l’interpelait, le demandait son avis sur ceci ou cela, et la plupart du temps en allemand. Tout le monde faisait l’effort de parler en anglais. Le choix de la langue, c’était probablement pour moi, mais je ne parlais pas beaucoup, ça me gênait.

Aussi, je n’avais pas envie de faire connaissance ou de trop m’attacher à des gens que je ne reverrais probablement jamais.

Afff, je peux très bien pardonner à Nina ces petites attaques. Je sais que ce n’était pas pour emmerder Pascal, mais plutôt contre moi. Après tout, j’avais été une épine dans ses pattes quant elle s’imaginait sortir avec Pascal. Ça m’a fait m’a fait un petit pincement au cœur de repenser à cette période, ciel,  j’avais eu si mal. A cette époque, j’avais été à 2 doigts de le perdre, j’avais eu si peur. C’était normal qu’elle m’en veuille. Le souvenir de cette horrible époque me provoquait encore de vives piques de chaleur, de tristesse et de douleur.

Pascal est l’amour de ma vie, je n’aurai pas supporté de le perdre. Je ne laisserais personne me l’arracher aussi facilement.

En quittant le restaurant, Pascal voulait rentrer. On voulait enfin être un peu seul. Iaaaah, j’adore trop fort être avec lui. Quant on est tous les 2, c’est trop super. Je pourrais l’écouter parler pendant des heures. Je m’en fou, je pourrais même l’écouter lire le dico en long et en large. J’adore regarder les expressions de son visage. Je ne me lasse jamais d’examiner ses différents sourires et les changements dans son regard, les milliers de tons de ses yeux verts. Je l’aime trop fort. Je me perds dans son regard et quant il me fait l’amour, je ne sais plus comment je m’appelle. J’aime son corps, sa peau, son odeur, j’aime comme ses cheveux tombent et me caressent le visage. J’aime sentir sa bouche se promener sur moi. Et ses mains, et mes mains. J’aime toucher sa peau, sentir ses muscles fermes se tendrent sous mes doigts… Miam.

Comme on était samedi soir, les autres nous avaient proposé de sortir. Moi, j’avais suivi Pascal sans rien dire, ça me convenait très bien de rentrer. Je n’avais pas spécialement envie de sortir. Sur le chemin, il m’a posé la question de long en large. Il voulait être sûr que je ne le trouvais pas ennuyeux de toujours vouloir rentrer s'enfermer à l'hôtel. J'avais peut-être envie d'aller me balader en ville, prendre un verre? Ennuyeux? Lui? Que non, j'étais bien rien qu'avec lui! Je ne demandais que ça! Pascal n’aimait pas décider pour nous 2 sans me demander mon avis. Mais moi, j’avoue que j’aime bien quant il fait le petit chef, j’aime bien jouer à la femme soumise, hihihi. Pour lui, je veux bien être soumise tout le temps, ça me va très bien.

Pourtant, j’ai réalisé que Pascal avait travaillé ici pendant plus de 6 mois, ça faisait longtemps que ses anciens collègues ne l’avaient pas vu. Peut-être qu’ils avaient envie de le voir, sortir et faire la fête ensemble, comme au bon vieux temps. Je suis sure qu’ils en avaient profité depuis qu’il était là, mais c’était pendant la semaine. J’ai alors changé d’avis, j’ai pensé qu’on pouvait bien faire la fête avec eux, c’était samedi soir après tout. Je ne voulais pas être l’empêcheuse de tourner en rond.

Mais peut-être que je m’étais trompée? Pascal n’avait pas l’air de vouloir sortir! Puis, avec un petit air coquin dont il a le secret, il a proposé qu’on passe d’abord à l’hôtel. Je n’avais pas besoin de lui demander pourquoi, je pouvais facilement le deviner. Hihihi, j’aime l’entendre composer ses phrases, j’adore l’entendre parler. J’aime tellement  l’entendre me dire qu’il avait envie de moi en se mordant la lèvre inférieur, avec son petit sourire embarrassé.

Rien qu'en marchant côte à côte, son bras autour de mes épaules et sentir chacun de ses mouvements m’enivraient. J’étais épatée de faire encore partie de sa vie, qu’il ait toujours autant envie de me sauter dessus. C’était toujours comme au début, pour moi en tous cas, j’avais toujours des immenses coups de chaud-froid, tellement émerveillée de voir ma main dans la sienne, chaque fois qu’il m’embrasse et aussi chaque fois qu’il me prenait dans ses bras. Trop bizarre de ressentir les choses de manière aussi forte après toutes ses années. Pascal me faisait toujours autant d’effet. Je dois parfois vraiment me pincer pour réaliser que celui qui me fait craquer à mort est bien mon petit ami. Je nageais dans le bonheur et ça me faisait peur.

On a donc été rejoindre ses collègues après avoir fait un petit tour par l’hôtel. J’avais encore le cœur qui cognait à mort. Le souvenir des moments qu’on venait de passer ensemble me faisait rougir. Mes joues en feu, tout comme mes oreilles. J’avais l’impression que je n’avais pas seulement les oreilles violettes, mais que tout mon visage avait chopé un fard.

Pascal m’avait installée sur le tabouret de bar et avait passé son bras derrière moi. Comme pour me protéger d’une chute, ou pour empêcher qui que ce soit de se placer entre nous, ou encore pour empêcher qu'on me bouscule. J’essayais de regarder ce qui se passait autour de moi, mais sans arrêt mon regard était capté par son visage, ses sourires. Ce devait être un peu ridicule de dévorer son mec des yeux. Man, je l’adore.

On a filé avant que Nina ait l'idée de rentrer. Demain c’était fini, je devais rentrer, alors on n'avait pas trop envie de dormir. Pascal a essayé de me convaincre de rester jusqu’à mercredi et de rentrer avec lui. S’il insistait tellement, c’est qu’il n’avait pas dans l’idée de me tromper, donc j’étais rassurée. Mais, je ne pouvais pas rester.


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160/2012 - Pascal reste à Munich ce week-end...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 8 juin 2012  -  (160/2012)  -  Week-end à Munich… Pascal ne rentre pas...

Carrément chou, Pascal m’a supplié de le rejoindre à Munich pour le week-end. J’avais eu raison, il ne rentrait pas ce week-end. Après avoir déballé ma liste de réticences, j’ai fini par plié. Pourtant, c'était moi qui avait la première parlé d'aller le rejoindre, et l'idée a eu l'air de lui plaire. J’avais trop envie de le voir.

L’idée d’être loin d’ici, en tête à tête avec lui, loin de sa femme me plaisait. On serait libre comme l’air. De plus, son envie que j’y aille m’a rassurée, il n’avait rien à cacher et il ne se passait rien avec l’autre. Ouf, j’étais super soulagée. Je me giflais intérieurement, encore une fois, j’avais flippé pour rien.

Jeudi soir, peu avant minuit, alors que je coulais au fond du gouffre de la déprime, Pascal a appelé. Après mille excuses pour n’avoir pas appelé plus tôt, il m’a appris qu’il restait à Munich ce week-end. J’ai eu un petit pincement au cœur et la déprime m’a enveloppée comme un manteau. Pourtant, je ne voulais pas qu’il s’en rende compte, alors je continuais à sourire même s’il ne me voyait pas, ça traversait jusqu’à l’autre bout.  Au moins, il ne pouvait pas voir que j’étais devenue toute pâle.

Je n’avais pas répondu à ses premiers appels, j’avais trop la trouille. Pascal m’a bombardé de messages en me demandant de lui répondre, qu’il était sûr que j’avais vu ses appels. Et j'avais raison, il ne rentrait pas. Ses appels étaient seulement pour me rassurer et se donner bonne conscience. Graouh, ça y est, je recommence avec ma négativité.

Alors j'ai proposé d'aller là-bas pour passer le week-end avec lui. Dès que je l'ai proposé, j'ai eu honte. Honte d'être si fragile, d'avoir si peur de tout. Puis, je ne pouvais pas tout envoyer sur les roses et filer à Munich. Mais quant il a insisté que c'était une bonne idée, qu'il n'aurait pas osé me le proposé, j’étais toute contente.

Pfff, heureusement qu’il ne pouvait pas me voir rougir à l'autre bout du fils, comme une midinette à 2 balles. Ça m’a fait très plaisir et terriblement touchée aussi. Pascal a dit qu'il allait immédiatement informé la réception que sa femme allait le rejoindre. Il n’était pas à l’hôtel que je connaissais, mais je savais où était l’autre. C’était l'hôtel à côté du pub où Caro et moi l’avions vu quant on l’avait suivi.

Mais ce soir, je ne pouvais pas, j’avais l’anniversaire de Carmine. Je n’ai pas su comment annuler pour filer à Munich.

Quant j’avais commencé à sortir ma liste d’empêchement, Pascal a dit qu’il viendrait me chercher, alors j’ai capitulé. C’était trop chou. Il n’avait pas sa voiture, alors il aurait pris l’avion juste pour me récupérer à l’aéroport et refaire le trajet inverse. C’était trop mignon, impossible de résister. J’ai passé une partie de l’après-midi au salon; me faire les cheveux, épilation, etc. En rentrant, j’ai préparé mes affaires, prête à sauter dans ma voiture, le premier avion ou le premier train pour l’Allemagne.

Pascal a essayé de m’appeler encore vers 22h pour être sûr que j’allais le rejoindre. J’avais laissé mon natel dans mon sac dans le corridor, alors comme il n’arrivait pas m’avoir au téléphone, il m’a laissé un message me demandant de lui confirmer que je venais à n’importe quelle heure. Hum, je trouvais drôle qu’il soit si phonique, alors qu’hier, je n’avais pas eu de messages de toute la journée! J’ai eu envie de le faire mousser un peu, mais, je ne voulais pas me retrouver à poiroter à Munich parce qu’il ne m’attendait pas.

J’avais hésité à utiliser le billet d’avion que Pascal m’avait réservé, j’avais plutôt envie de prendre ma voiture malgré le mauvais temps. J’aimais conduire, et je me sentirais plus libre pour l’heure de départ. Je pouvais aussi prendre le train, mais je détestais les transports en commun, et ce sera long. En plus, il ne fallait pas le raté. Comme je n’aimais pas trop les contraintes, j’ai décidé d’y aller en voiture.

J’ai quitté l’anniversaire vers 22h et j’ai pris la route direct pour l’Allemagne.

J’avais juste confirmé que je venais sans plus, mais je n’ai pas dis quant. Pascal s’attendait à mon arrivée que dans la journée du samedi. Je n’étais pas sûre moi-même de prendre la route ce soir et en voiture en plus. Maintenant que j’étais à Munich, petite frayeur en me disant que Pascal ne m’attendait peut-être pas et que je risquais de passer toute la nuit toute seule à l’attendre. Je savais que le concierge avait bien été prévenu, alors je suis montée. Après tout, ce serait cool de lui faire la surprise. Ça montrait à quel point j’étais impatiente d’être avec lui.

Rhhhh, personne… Poisse.

Choc. En pénétrant dans ce qui devait être les appartements qu'occupait Pascal, je suis tombée sur Nina enroulée dans un linge qui ne cachait pas grand chose. Visiblement, Nina sortait de la douche. Elle foutait quoi? Froidement, en me dévisageant de haut, elle m’a expliqué que Pascal était avec des collègues, qu'elle se préparait à aller les rejoindre, alors si je voulais attendre un peu. Ensuite, elle m'a laissé nager dans mon jus. Quoi faire? Envoyer un message à Pascal quand même? Ou attendre que Nina m’emmène vers lui? Si je lui envoie un message, elle pensera que j’ai peur et que je n’ai pas confiance en moi. Alors, j’ai demandé laquelle était la chambre à Pascal et j’ai commencé à sortir quelques affaires. Je devais me changer, je ne pouvais pas y aller en training!!!

Waouh, Nina s’était habillée sexy, j’avais l’impression d’être en haillons. Je ne pouvais pas recommencer à me changer, j’aurai l’air trop nulle. Dépitée, mal à l’aise, traumatisée de faire honte à Pascal, je l’ai suivie avec toute ma confiance au fond des pompes. Je me sentais mal fringuée. Je suis super conne, je savais qu’il était avec des collègues de boulot, alors pourquoi avoir eu la stupide idée de mette un simple jean et un pull comme une naze. Pfff.

Pascal ne nous a pas vu entrer, moi je l’ai tout de suite repéré. Je lui ai tapé sur l’épaule discrètement. Wahhh, j’adore l'expression froide et distante qu’il a en se retournant, quant il se croit importuné. Dès qu’il m’a reconnue, un large sourire a remplacé ses sourcils froncés et sa mine renfrognée. Il m’a soulevée dans ses bras pour me coller un baiser sans équivoque. Ensuite, il m’a présentée aux autres. Ce n’était pas nécessaire, ça me gênait plus qu’autre chose. Il y en avait 1 ou 2 que j’avais déjà rencontré d’ailleurs.

J’aurai dû l’avertir dès que je suis arrivée à l’hôtel, parce qu'il voulait rentrer aussitôt. L’espace d’un instant, j’avais oublié avoir trouvé Nina dans sa chambre, mais dès qu’on était dehors, j’ai voulu lui poser la question. Je n’ai pas pu. Il avait l’air si content de me voir, si empressé, si amoureux, que je n’ai pas eu le cœur de gâcher ce moment. Il me serrait contre lui, me faisait des bisous. Un sourire heureux illuminait son visage et restait accroché à ses lèvres. Ses lèvres que j’adore, qui embrasse comme personne au monde. Ses lèvres voluptueuses, douces et tendres. Et j’adore quant il me tient par la main.

A peine la porte fermée, Pascal m’a collée à la porte pour m’embrasser.

J’avais oublié Nina. J’avais oublié qu’elle m’avait juste montrée où le trouver, après je n’ai plus fait attention à elle. Loin de moi l’idée qu’elle était retournée à l’hôtel. Ça nous a surpris tous les 2 de l’entendre. Elle s’est juste raclée la gorge pour nous interrompre, c’est tout. Je crois qu’à ce moment-là, Pascal s’est rendu compte que ça devait me paraître étrange et suspect de la trouvé dans sa chambre. Mais, je crois qu’il était trop surpris pour réagir. Il avait l’air de ne pas s’attendre à la trouver là.

Nina voulait lui dire 2 mots, mais Pascal m’a entrainé dans la chambre.

Là, il a voulu commencer à m’expliquer, mais j’ai souri en le faisait taire de la main. Il n’avait rien à m’expliquer tout de suite, ça pouvait attendre. Pascal était mal, il ne voulait pas sortir de la chambre sans être sûr que je ne le prenais pas mal. Je crois qu’il se sentait un peu coupable. Il a juste dit qu’il avait préféré ne rien me dire, de peur que je refuse de venir. J’ai été à la salle de bains pour poser mes affaires, et surprise, il y avait les affaires à Nina.

Hum! Pascal a vu, et il m’a dit que ça n’était pas là, il ne comprenait pas.

Je ne voulais pas qu’elle ait l’impression qu’on se prenait la tête, alors j’ai souri et je l’ai poussé hors de la salle de bains. Qu’il aille régler ça avec l’autre là-bas. Je pense qu’elle avait dû revenir en vitesse du pub pour distribuer ses affaires dans la chambre de mon petit cœur pour m’énerver ou me faire croire qu’elle dormait avec lui. Garce. Ça ne prend pas. Quant j’étais venu plus tôt, il n’y avait rien. Je n’étais pas si stupide.

Pascal était furax. Il ne voulait pas que je l’entende gueuler, alors il essayait de parler doucement. J’entendais tout de même au son de sa voix qu’il n’était pas content. Mais alors pas content du tout. Nina a prétendu qu’il y avait eu un problème avec l’eau dans sa douche, alors elle avait utilisé la sienne. C’était faux. Je l’avais vu sortir de l’autre chambre quant je suis arrivée.

  • Elle a si peu confiance en toi ? Faut lui dire de se calmer, cool.
  • Arrête tes petits jeux, ça ne m’amuse pas du tout. Et pour ta gouverne, elle n’est pas du tout fâchée. Je crois qu’elle a deviné.
  • Deviné? Tu es sûr de vouloir tout lui raconter? Vraiment tout?
  • Il y a rien à raconter. Arrête, c’est même pas drôle.
  • Quant c’est elle qui te fait des crasses, tu trouves ça drôle pourtant! Hum! Puis, tu avais dit que c’était ta femme qui venait, pas elle. Je suis surprise que tu continues à la voir. Mais qu’est-ce que tu lui trouve? Je comprends pas.
  • T’as pas à comprendre. Ça ne te regarde pas. Te mêle pas de mes affaires.

Après ça, motus. Elle nous a fichu la paix. Pascal m’a expliqué qu’il y avait eu un problème avec sa chambre, et comme il n’y en avait pas d’autres de disponible, ils ont été obligés de partager la même. J’avoue que je trouvais ça extrêmement bizarre. Très très bizarre. Mais ça ne servait à rien de dire quoi que ce soit. Ça ne ferait que plaisir à l’autre. Je lui ai dit que quant je suis arrivée, il n’y avait rien dans la salle de bains, alors j’ai pensé qu’elle avait dû les mettre exprès. De plus, elle sortait de sa douche, et pas de cette chambre.

Soulagé de ne pas avoir à subir une scène ou de devoir trouver des tonnes d’explications, Pascal s’est détendu. Tant mieux, je n’aimais pas le voir tout tendu avec ses traits qui lui barraient le front. Avec quelques bisous, ça a disparu.

Comme je suis une petite vipère, je ne me suis pas gênée côté bruits. Elle pouvait deviner exactement ce qui se passait. Après tout, moi aussi l’année passée, j’avais dû supporter la même chose au chalet. Ça m’a fait du bien de lui rendre la pareille. J’espère qu’elle souffrait autant que j’avais souffert ce jour-là. Elle a dû supporter les bruits qui venaient de la chambre à Pascal jusqu’aux environs de 4h du matin. Après plus de 4h de route, 4h de corps à corps, j’avoue que j’étais naze de chez naze. Rompue, cassée.

Arfff, je pourrais passer le reste de ma vie juste comme ça, dans ses bras...


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159/2012 - Soir: manger avec Layne

Publié le par JaneDo

Jeudi, 7 juin 2012  -  (159/2012)  -  Manger avec Layne

Aujourd’hui, j’ai traîné toute la journée dehors. Carrément nul. Pour finir j’étais crevée et ce soir, j'avais rendez-vous avec Layne. Il m'a invitée à dîner dehors. Hum, il voulait que j'aille chez lui, mais j'ai préféré qu'on se retrouve ailleurs.

Je suis donc passée à l’agence en vitesses ramasser les dossiers des projets sur lesquels je travaille. Il me fallait voir les inputs des clients et les changements à apporter avant de continuer. Ensuite, j’ai été faire les magasins pour le plaisir et j’ai croisé Vania. On a mangé ensemble chez Manora. Je ne savais même pas qu’elle travaillait là. Je lui ai raconté ma vie et elle la sienne. On a bien rigolé de nos conneries. Ça ne se passe pas très bien avec sa copine. Vania a l’impression qu’elle n’est pas très sincère et profite seulement d’elle. Triste parce que Vania est une fille vraiment sympa. Elle semble vraiment attachée à cette fille.

Je n’arrive pas à parler d’amour, parce que les relations de ce genre me … Malgré ça, j’aime bien Vania.

Comme j’étais en ville, j’ai décidé de faire un saut au salon de me frangine. Je n’aurai pas dû, je le sais pourtant. J’ai traîné là le reste de l’après-midi au lieu d’être tranquillement chez moi à faire mes trucs. J’ai attendu des lustres pour prendre un café avec ma sœur. J’aurai dû en profiter pour regarder les rapports que j’avais ramenés de l’agence, mais je les avais laissés dans la voiture. Pourtant, le garage est 2 étages plus bas, j’aurai pu simplement descendre les chercher. Mais bon.

A la maison, je n’avais pas non plus le temps de les regarder, j’avais rendez-vous avec Layne et je devais me dépêcher de me préparer. On avait rendez-vous directement au restaurant. On avait déjà été mangé là-bas, je ne connais pas le nom, mais je sais où c’est. Layne avait l’habitude de mes retards, mais je voulais le surprendre et être à l’heure pour une fois.

Qu’est-ce qu’il m’a fait rire! Layne n’est pas toujours très sympa avec les pauvres filles qui tombent sous son charme ravageur. Il les emballe et les laisse choir aussi sec. Elles ont tendance à le fatiguer très vite. Ou elles sont trop nian-nian, trop amoureuses, trop collantes, trop tout. Il les laisse tomber dès qu’il a obtenu ce qu’il voulait, et parfois, c’est simplement passer une bonne soirée, en bonne compagnie. Faut pas lui en demander trop.

Je ne suis rentrée avant minuit sans accepter son invitation pour un dernier petit verre chez lui. Je savais bien comment ça finirait et je n’étais pas d’attaque. Et j’aurai eu l’impression de tromper Pascal. Bizarre.

Une fois rentrée, j’ai constaté que je n’avais qu’un petit sms de Pascal. Pas d’appels en absence, seulement un petit message très court, qui ne disait rien de spécial. Je me suis sentie subitement très seule, et je me suis demandé si je n’aurai pas dû rester avec Layne. Je me serais sentie moins seule? Puis zut, non. Je l’aurai fait si je pouvais seulement me serrer contre lui sans qu’il ne se passe rien, mais me retrouver les 4 fers en l’air, ça ne me disait rien ce soir. Puis, je voulais Pascal, personne d’autre.

J'ai l'impression qu'il ne m'appelle pas parce qu'il reste en Allemagne ce week-end... Et il ne sait pas comment me le dire, il sait que je le prendrais mal. Rhhh, j'ai un mauvais pressentiment. Puis zut, si Pascal ne rentre pas ce week-end, alors j'irai avec Layne au Bal de sa confrérie.


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158/2012 - Je me torture...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 6 juin 2012  -  (158/2012)  -  Je me torture!

Mince, je me trimballe avec une grosse boule dans le ventre qui me paralyse d’angoisse. J’attendais que Pascal m’appelle. Je ne savais pas très bien comment réagir une fois que je l’aurai en ligne. Heureuse? Gaie? Renfrognée? Pffff. Quoi dire aussi ? Lui poser des questions ou attendre qu’il me raconte de lui-même?

La vie est une sacrée emmerdeuse. Chaque fois que les choses semblent aller pour le mieux, il faut toujours qu’un stupide grain de sable vienne tout embrouiller. Pourtant, j’étais sûre de me monter la tête pour rien, je n’avais aucune raison de m’inquiéter. Ou oui? Afff, je ne voulais pas me laisser aller à imaginer n’importe quoi, mais ma tête n’était pas du même avis. Ça foisonnait à fond sous mon chapeau! Et pourquoi ne m’appelait-il pas?

Et Caroline qu’est-ce qu’elle me veut elle aussi ? Ce matin, elle m’a envoyé un message pour me dire que mon amitié lui manquait cruellement. Que nos petits têtes à têtes, nos discussions et notre complicité lui manquait. Je ne répondais pas à ses appels, alors elle s’est résolue à m’envoyer un sms. Grrr. Est-ce que je devais lui répondre? Et pour lui dire quoi? Je ne savais pas si je voulais renouer avec elle. Pourtant, on n’était pas en froid, pas vraiment fâché, on avait discuté depuis, mais son attitude avec Jess me revenait sans arrêt en mémoire. Je n’arrivais pas à passer dessus.

L’empêche, quelque part, sa compagnie me manquait. C’était la seule avec qui je pouvais parler librement de Pascal en long et en large sans risquer de la gonfler. Mais pour l’heure, je n’avais pas envie qu’elle sache que je me rongeais les sangs parce que Pascal était en Allemagne avec cette pouffe. La honte. Je préférais garder mon calvaire pour moi toute seule. Mais peut-être que Caro savait des choses que je ne savais pas??? Puis zut, non, je ne vais pas m’abaisser à l’appeler.

Mais, je ne suis pas aussi dur que je le voudrais… Je lui ai répondu par sms qu’elle me manquait aussi.

Thomas m’a rappelé pour me proposer de passer chez lui ce soir. J’ai prétendu que j’avais quelque chose. En fait, l’idée de croiser Jess, ou de m’effondrer devant lui à propos de Pascal ne m’enchantait guère. Puis, peut-être que l’autre allait passer chercher ses affaires, et en attendant, je voulais profiter encore d’une soirée tranquille en solitaire. Merde, je suis vraiment une ermite!

L’appel tant attendu est enfin arrivé en fin de journée. Je suis carrément tordue, évidemment, j’ai commencé à me demander pourquoi il m’appelait avant de partir du boulot et pas dans la soirée. Est-ce qu’il avait prévu autre chose et liquidait d’abord la corvée qui était de m’appeler? Et pourquoi n’avait-il pas appelé plus tôt dans la journée?

Les battements de mon cœur me faisaient souffrir. Entendre sa voix était une douce torture et me rappelait combien il me manquait, combien j’avais tout le temps peur de le perdre. Ça me rappelait aussi que cette frayeur n’était pas bonne et que je devais le fuir au plus vite si je ne voulais pas souffrir encore pire plus tard. Mais, malgré tout, je n’étais pas prête à baisser les bras et à laisser tomber. Je l’aimais trop fort.

Pascal ne savait pas quant il rentrerait. Si le projet avançait bien, il serait rentré ce week-end, mais sinon, il ne rentrerait pas avant mercredi. J’ai fait bonne figure au téléphone, mais franchement, l’idée qu’il passe la semaine là-bas, et le week-end en plus, me déprimait complètement. Je ne voulais pas qu’il soit là-bas le week-end, en plus avec l’autre dans les pattes. Il ne me restait plus qu’à prier pour que le travail avance vite et qu’il puisse rentrer vendredi.

Zut, il fallait que je trouve le moyen de me libérer la tête, je ne pouvais pas continuer à me torturer mentalement comme ça. Après tout, Pascal était là-bas pour le boulot. Rien d’autre. Et puis, il n’en a rien à foutre de Nina. Mais… Mais bon, ce n’est qu’un mec et on sait comme ils sont faibles devant une petite minette qui se branle le derrière devant leurs nez!!! Wahhh, franchement, je suis à la masse! Rhhh, j’suis tarée!

Malgré ma tentative lamentable pour faire semblant que tout baignait, Pascal a bien senti que je n’étais pas en forme. Il a essayé de savoir pourquoi, mais je n’allais pas lui dire que je me morfondais et que j’avais la trouille qu’il tombe encore une fois dans les bras de l’autre. Même si ce n’était que 5mn ou 1h, je sais que ça me fera mal à crever.


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157/2012 - Pascal est en Allemagne, Nina certainement aussi!

Publié le par JaneDo

Mardi, 5 juin 2012  -  (157/2012)  -  Pascal est en Allemagne, grrr, Nina aussi surement…

J’avais du boulot aujourd’hui, je devais absolument terminer des trucs pour le boulot. Demain, je devais passer à l’agence. Impossible de me présenter les mains vides. Mais j’avais tellement envie de voir Pascal, même 5mn. Rhhh, il me manquait tellement.

Thomas m’a appelé vers 11h pour proposer qu’on mange ensemble. Il voulait me demander quelque chose. Je ne pouvais pas. Je voulais éviter de me disperser. Je me connais, si je sors ne serait-ce que pour manger avec lui, je risque encore de traîner dehors toute la journée, et je devais bosser. Et le soir, ça ne jouait pas tellement, il avait l’entraînement. Et moi, je n’étais pas sûre d’avoir fini ce que j’avais à faire.

J’ai essayé de savoir de quoi il voulait parler, mais rien à faire. Je n’ai pas réussi à lui tirer les vers du nez.

Mince, je n’ai pas pu me retenir d’appeler Pascal, j’avais trop envie de le voir. Pas de réponse. Alors j’ai fini par appeler son bureau, pour apprendre qu’il était absent. Il était en Allemagne. Je n’ai pas osé demander jusqu’à quant. Je comprends pourquoi il ne m’avait pas encore appelée, mais ça m’énerve qu’il ne m’ait rien dit.

Rhhh, Béa est là ce soir. J’ai été la prendre à la gare. Pfff, elle était déjà passablement bourrée. L’ambiance était légèrement tendue, et j’étais assez stressée, mais je lui ai dit qu’il fallait qu’on parle de ce qui s’était passé ce week-end. Alors on s’est assis pour en parler pendant une petite heure. Sachant qu’elle déménageait demain m’a rendu plus souple. De toute manière, je n’étais même pas fâchée. Je lui ai juste expliqué que sa manière d’agir lui causait du tort, elle avait de la chance que j’étais de bonne, sinon je l’aurai foutu à la porte illico presto.

Pour finir, on a plus parlé de Dol qu’autre chose. Dol l’avait appelée pour lui demander de lui apporter des trucs et elle a refusé. Drôle, mais Dol n’a pas osé m’appeler. Bon, avec moi elle sait que c’est non d’avance.

Vers minuit, Pascal m’a laissé un message pour me dire qu’il était en déplacement pour le boulot. Pas de lieu ? Pourquoi il ne disait pas tout simplement en Allemagne ? Ni 1, ni 2, je l’ai appelé et il n’a pas répondu. M’énerve! Alors j’ai été bête. Comme une paniquée, je lui ai envoyé un message pour dire qu’il venait de m’envoyer un message, donc son natel était à portée de main, alors pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas répondu. Ça a eu l’effet escompté, il m’a rappelée droit derrière.

J’entendais du bruit autour de lui. Je me demande ce qu’il fichait.

Pascal m’a expliqué que son déplacement avait été décidé ce matin, c’était le stress, il n’avait pas pu m’avertir. Il avait pensé pouvoir m’appeler plus tôt, mais comme je pouvais m’en douter, il était encore avec les gens du boulot. C’est pour ça qu’il m’avait envoyé discrètement un message. On était en train de parler quant j’ai entendu une nana lui demander de la rejoindre. Ça m’a fichu les poils au garde à vous. Je suis sure d’avoir reconnu la voix de Nina. Mais, je n’ai pas osé lui demander si c’était bien elle, même si intérieurement j’hurlais la question.

On s’est quitté comme ça. Pascal a dit qu’il m’appellerait plus tard, ou si c’était trop tard, alors demain. Je n’ai pas eu le temps de lui dire qu’il pouvait m’appeler à n’importe quelle heure, même 5h du matin. Il avait déjà raccroché.

J’étais inquiète. J’avais oublié cette Nina. Ils ont certainement voyagés ensemble, après tout, elle vient de là-bas. Dire que j’avais complètement zappé qu’elle était encore en Suisse. Mouais, il allait falloir que j’aille plus souvent manger avec lui à midi. J’ai essayé de ne pas me laisser ronger par l’inquiétude et la jalousie, mais c’était dur!

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156/2012 - Tout annulé...

Publié le par JaneDo

Lundi, 4 juin 2012  -  (156/2012)  -  Tout est annulé…

Le souper en famille a été reporté à vendredi pour l’anniversaire de Carmine. Ma frangine a décidé de faire tout en un. Souper de famille et dîner pour la fête. De plus, iark, il y avait du foot à la télé, et les enfants et Carmine voulaient suivre ça. Beurk, j’étais obligée d’y aller, mais je n’avais pas l’intention de faire long feu. Mon frère devait passer avec son fils, Markus, je me réjouissais de le voir. Ça fait longtemps que je ne l’avais pas vu.

Youpiii, Béa ne rentrait pas ce soir. J’ai sauté de joie après avoir lu son message.

Journée concentrée question boulot. J’ai passé la journée le nez plantée dans mes créations. Bon je ne peux pas m’empêcher de faire plusieurs trucs en même temps. Ça m’aide dans ma concentration. Quant j’hésite sur la suite sur un travail, je boutique à côté sur un tableau, puis je commence un autre projet avec les idées qui se bousculent ou qui me trottent dans la tête. Je fais des croquis si mes doigts ne sont pas aussi rapides que le flux dans la tête.

J’ai pas regardé mon natel de la journée. D’ailleurs, je l’avais oublié dans la chambre. En fin d’après-midi, pendant un changement de musique, je l’ai entendu sonner. C’était Pascal. Il m’avait envoyé 3 messages et n’avaient pas eu de réponses, alors il s’inquiétait. Je pense qu’il avait peur que je lui fasse tout à coup la tête. Pfff, je voyais pas pourquoi. Bon c’est clair qu’il y a eu des fois où je piquais la mouche pour rien.

Zut, je ne savais pas encore que le souper était annulé quant j’ai parlé à Pascal, sinon j’aurai proposé qu’on se voit ce soir! Et zut, maintenant c’était trop tard, il était certainement rentré. Sa femme était certainement à côté. Flûte. Je n’ai même pas osé lui envoyé de messages. Pourtant j’en mourrais d’envie. J’avais toujours le souvenir de la dernière fois quant Jess m’avait appelé pour me demander d’arrêter. Glups. Et zut, j’aurai bien voulu voir Pascal… Je languis…


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