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213/2012 - Faux semblant

Publié le par JaneDo


Mercredi, 01 Août 2012  -  (213/2012)  -  Faire semblant



Aïe aïe aïe, grosse déprime aujurd’hui… Et pourtant, je suis folle de joie d’être seule dans la maison, j’avais même la flegme de promener la petite puce. L’enfer. Chaque fois que je ferme les yeux, je vois de images horribles alors j’ai même de la peine à dormir. Pfff, j’en ai marre.

Pascal m’avait invité à sortir manger avec lui et j’ai inventé une excuse bidon, puis, prise de remords, je lui ai écrit que je n’avais pas la frite, mais que j’avais un truc en famille. Le truc en famille c’était pas vrai, mais il risquait de se faire du soucis ou de se dire que je n’avais pas vraiment envi de le voir sinon j’aurai sauté sur l’occas.

Zut, j’étais mal, à 100 milles lieux en dessous de zéro… Pendant toute la soirée, je n’ai fait que regretter de n’avoir pas accepté de voir Pascal. Zut, zut et zut. En plus, je ne me sentais pas belle, je ne pouvais rien faire de mes cheveux. J’étais vraiment nulle et super down, quelle poisse.

Thomas m’a harcelée au téléphone pour que je me joigne à eux pour fêter le 1er août!!!

J’ai attendu la tombée de la nuit pour me pointer chez eux. La fête battait son plein, il y avait du monde partout, je ne m’y attendait pas. Du coup, je me sentais un peu perdue. Pascal et Thomas était en train de préparer les feux d’artifices au bord du lac, ils ne m’ont pas vue tout de suite, alors j’ai été vers eux.

Je n’avais même pas vu que Jess n’était pas loin. Elle, elle m’avait vue, et je pense qu’elle a vu la manière que je regardais Pascal. Caro était là aussi et bien entendu, elle était tout autour de Pascal et aidait même à préparer les feux. Pascal était surpris de me voir quant j’ai été lui faire la bise, puis déçu que je sois sortie à la demande de Thomas et pas de la sienne. Alors, j’ai prétendu que je préférais fêter le 1er août près de lui c’est pour ça que j’ai accepté l’invitation de Thomas. Et c’était un peu vrai.

Je crois que Jess a entendu cette partie là. Elle m’a lancé un de ces regards que je ne suis pas prête à oublier!

Vers 23h00, malgré les quelques goûtes de pluies, ils ont lancés les feux, c’était joli. Ça m’a rendue triste, j’en avais les larmes aux yeux. Quelque part très loin, quelqu’un qui m’était cher dormait à jamais sous la terre. Je me demande où vont les effluves de l’existence de quelqu’un quant il meure? Il ne restait rien que le souvenir de ceux pour qui il comptait, et ça disparaîtra avec eux. Zut, j’étais vraiment sombre. J’ai toujours autant de difficultés à en parler aux autres, et je crois que je préfère, parce que les mots qui sortiront de leurs bouchent risquent de me braquer contre eux à jamais.

Je suis rentrée vers 1h du matin après avoir donné un coup de main pour tout rentrer. J’étais épuisée, complètement sur les rotules. D’avoir passé la soirée à sourire et à faire semblant m’avait complètement épuisée.


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212/2012 - Faudrait un bulldozer!

Publié le par JaneDo


Lundi... Mardi, 31 juillet 2012 (212/2012)  - Faudrait un bulldozer

Pleine forme lundi, alors j’ai beaucoup bossé. L’après-midi, j’ai passé un moment chez Maria pour jouer avec Roméo, parce qu’ils partent en vacances demain. L’air de rien, je suis super impatiente de les voir partir, j’aurai enfin la paix et la tranquillité auxquelles j’aspire depuis que les enfants sont en vacances.

Et je crois bien que les voisins d’en-dessous ne sont pas là non plus, donc, youpiiii, je serais seule dans la maison.

Iak, Pascal s’est fait remonter les bretelles en rentrant dimanche… Fallait s’y attendre. Il n’a pas dit qu’il avait dormi chez moi. Thomas a appelé aussi à ce sujet, il voulait juste savoir si c’était vrai. Quelque chose dans son ton a sonné une petite alerte dans ma tête, et j’avais raison. Jess avait insisté pour qu’il m’appelle devant elle, elle lui en voulait d’être toujours du côté de Pascal et pour une fois, elle voulait qu’il fasse quelque chose pour elle, qu’elle était sa soeur après tout. Donc, j’ai menti.

Je ne suis pas sûre que j’aurai dit autre chose si je n’avais pas senti qu’il y avait quelque chose de pas net.

Le soir, souper de famille comme d’hab et Dobby, la petite labrador chocolat, a voulu rester avec moi, alors je me suis arrangée avec mon neveu pour passer la chercher demain. Maintenant que le jardin est bien clôturé, elle pourra se promener en toute tranquilité. Et je passe aussi chercher Kachouka. Sachant ça, Maria nous a invité à manger avec eux.

Je m’étais sentie obligée d’accepter de sortir prendre un verre avec Thomas mardi soir, mais le moment venu, je n’en avais pas envie, alors je lui ai envoyé un petit message d’excuses. J’étais dans un de mes jours super down. Je devais faire tellement d’efforts pendant le week-end, alors pitié, pas la semaine.

Après avoir fait bye-bye à Marie et co, ramené Kachouka, il aurait fallu plus qu’un bulldozer pour me faire bouger de la maison!


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210/2012 - Pas uniquement dans ma tête

Publié le par JaneDo


Dimanche, 29 juillet 2012  -  (210/2012)  - Pas seulement dans ma tête

Ah non, ce n’était pas que dans ma tête! A moitié dans les choux, vers 22h je crois, Pascal est venu sonné à ma porte. Merde, j’avais pris un sacré somnifère, le genre coup de massue, j’étais à moitié out, en training, avec un t-shirt bleu clair bof qui m’arrivait au genoux, bref, je ne l’attendais pas!

Même à travers mon brouillard artificiel, je le trouvait trop chou avec son petit air coupable. Il a haussé les épaules et m’a dit qu’il a fini par dire à Jess qu'il devait partir, qu’il y avait quelque part où il devait être, et il a filé. Pascal était certain que Jess se doutait certainement où il avait été, mais qu’importe. Il n’a pas pris le temps de chercher un bon mensonge, ni de regarder la tête qu’elle faisait, il était parti. Et il a dit qu’il avait vraiment envi de me voir, alors tant pis pour les conséquences…

Trop chou, impossible de résister et je n’étais pas en état de me poser dix milles questions, je me suis tout simplement jetée dans ses bras. Il m’a soulevée jusqu’à lui, je me suis sentie fondre et perdre pieds. J’étais trop contente de le voir. Je l’adore.

L’empêche, je ne voulais pas qu’il fasse autant de bêtises juste pour me voir. J’aurai préféré qu’il trouve le moyen de passer sans que personne ne sache. Il aurait pu s’arranger avec un copain qui aurait pu lui servir d’alibi, je sais pas moi! 5mn de son temps m’aurait suffit, donc j’aurai pu aussi bien le retrouver quelque part et me serrer dans ses bras et j’aurai été aux anges. Mais, ses efforts me faisaient plaisir quand même… S’il savait qu’il suffisait d’un rien de rien pour faire plaisir à une fille!

Oups, est-ce que je devrais m’exécuter maintenant qu’il a pris autant de risques? J’espère qu’il n’attendait pas ça!

Un peu paniquée, je lui ai proposé de se balader au bord du lac, comme ça, on serait sorti, parce que rester enfermé à la maison me semblait un peu risqué pour moi. Pourtant, Pascal n’avait pas l’air de chercher à me coucher?! Hum, dès fois, on peut être carrément tordu, parce que du coup, j’étais déçue et je me suis mise à me poser tout pleins de questions? Est-ce qu’il n’avait plus envi de moi? Est-ce qu’il avait trouvé son bonheur ailleurs?


Nos natels se sont mis à crépiter non-stop; Thomas, Jess, un copain à lui… Je crois qu’il y avait du grabuge. Pas top.

  • Tu peux rentrer tu sais, ça m’a fait du bien de te voir, j’en avais drôlement besoin…

Pascal riait, il a dit que j’étais trop chou, que ça lui donnait envi de me serrer encore dans ses bras. Puis, un bisous, puis un autre. J’ai insisté qu’il pouvait y aller, il n’avait qu’à dire qu’il a eu besoin d’air, de faire un tour tout seul, que c’était le stress du boulot par exemple.

  • Je n’ai pas envi de rentrer. Tu avais besoin de moi et je t’ai laissé tomber, alors je reste… sauf si tu ne veux pas de moi???

Pascal a voulu me faire à manger parce que je n’avais rien avaler, les restos étaient pour la plupart fermés, alors c’était pas possible de commander quelque chose, mais je n’avais pas faim. Le voir me remplissait de bonheur, je n’avais besoin que de ses bras autour de moi, c’est tout.

Enroulée dans ses bras, je l’écoutais me raconter ses journées, ce qui se passait au basket, sa main qui jouait avec mes cheveux et ses petits bisous dans ma nuque m’hypnotisait. J’étais trop bien, trop heureuse, ça me faisait peur. Il y avait sûrement une couille quelque part. On s'est allongé sur le lit, et on a bavardé en regardant la télé. La télé n'était qu'un bruit de fond, parce qu'on n'y faisait pas vraiment attention. J’ai pensé qu’il partirait discrètement dès que je m’endormirais.

Donc, je n’ai pas été surprise de constater son absence en me réveillant le lendemain matin. Tout de même, il aurait pu me laisser un petit mot, d’habitude il me laissait toujours un petit mot. J’étais crevée, alors j’ai décidé de rester au lit et dormir encore un peu. Je crois que je me suis endormie presque tout de suite, donc je n’ai pas entendu la porte.

Si je m’étais levée pour aller jusqu’à la cuisine, j’aurai vu le petit mot qu’il m’avait laissé vers la machine à café. Pascal était juste sorti pour le petit déjeuner. Au retour, il a vu que je dormais encore, alors il a tout préparé puis il est venu se recoucher près de moi.

Des bras tout chaud, son odeur, sa peau… J’ai cru que je rêvais, et je voulais continuer ce rêve Alors, j’ai été surprise de le voir là en ouvrant les yeux… Dieu que je l’aime…

Il aurait dû rentrer, il va drôlement se faire disputer. Pascal m’aimait toujours sinon il n’aurait pas pris autant de risques. Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien me trouver? Qu’est-ce qu’il aimait donc tant chez moi? Je n’arrive pas à imaginer, à comprendre ce qu’un mec aussi mignon que lui, aussi chouette, aussi tellement de choses pouvait vraiment s’intéresser à moi? Quant je pense à sa femme ou même à Caro, je me sens toute petite, tellement insignifiante… Alors pourquoi? Et quoi? Comment est-ce possible? Et si c’est un rêve, alors je veux rester coincé dans ce rêve à jamais…

On a passé une journée adorable, pleines de tendresses sans pour autant faire l’amour. Ça m’inquiétait un peu qu’il n’essaie pas, mais c’était bon de sentir qu’il était là, tout tendre, prévenant et tout.

En début de soirée, j’ai réalisé qu’il al
lait bientôt devoir me dire qu’il devait rentrer, alors je l’ai fichu dehors avant qu’il ne le fasse de lui même. Il a rechigné, il voulait rester, voulait même rester dormir encore ce soir. Carrément dingue. Je ne pouvais pas le laisser faire ça,   il aura encore plus d’ennuis  . Afff, si seulement il n’était pas déjà pris, j’aurai dit oui sans hésiter.

Pascal a encore tenté de m’emmener dîner, mais j’avais fait le plein de bonheur, je préférais éviter qu’on nous croise en plus dans un restaurant après qu’il ait fait faux-bond à sa femme et qu’il ait passé la nuit ailleurs.

Merci Pascal, merci, merci, merciiii, milles fois merci… Et je t’aime tellement fort, jusqu’à l’infini


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209/2012 - Besoin de le voir... (suite)

Publié le par JaneDo


Samedi, 28 juillet 2012  -  (209/2012)  - Besoin de le voir… Je ne tiens pas… (suite)

Pendant la journée, il avait des trucs et si par hasard il avait un moment, il m’appellerait et on s’organiserait pour ce soir. Je ne sais pas, mais cette fois, j’avais un bon pressentiment, je sentais que ça se ferait. En rentrant, j’ai eu beaucoup de peine à m’endormir, alors j’ai passé une grosse partie de la soirée à peindre, jouer sur l’ordi, puis finalement, au levé du jour, j’ai fini par tomber et j’ai dormi jusqu’en début d’après-midi.

En partant faire des courses, je suis tombée sur Maria et Roméo, donc, petit café chez elle.

A l’appel de Pascal, je suis vite montée chez moi pour pouvoir lui parler tranquillement. Pascal m’a bien appelé comme prévu, mais il ne se sentait pas trop à l’aise pour ce soir. Il ne voulait pas que Jess se dise que c’était parce qu’elle l’avait laissé me revoir que les choses partaient de nouveau en vrac, ça risquait de tout compliquer. En plus, il ne savait pas comment se débrouiller pour sortir sans elle, ils étaient sensé sortir ensemble ce soir. Pfff, mouais, comme tous les soirs?

Ça m’énervait de l’entendre me parler de sa femme sans arrêt… Bref, Pascal ne savait pas si on pourrait se voir!

Déprimée, je n’avais aucune envie de sortir, je ne voulais voir personne de toute façon. J’avais déjà prévu ce que j’allais mettre, je m’étais préparée et tout pour rien. J’ai tout ramassé et fichu en vrac dans la corbeille à linge sale, j’étais vraiment down. Autrefois, Pascal aurait tout fait pour pouvoir me voir, mais depuis quelques temps, j’ai l’impression d’avoir perdu le contact, de l’avoir perdu. Pourquoi est-ce que j’avais l’impression d’avoir une boule dans l’estomac, l’impression d’avoir la poitrine qui me brûlait.

C’était donc ça être aussi amoureuse de quelqu’un? Est-ce que ça devait toujours faire aussi mal?

Je lui avais demandé d’essayer quand même, de me rappeler s’il voyait une possibilité, je lui avais même dit que je me débrouillerais pour aller le retrouver n’importe où. Lamentable. C’était comme si je me vendais, défendait maladroitement et lourdement ma cause, comme si je mendiais, beurk, ça me laissait un sale goût.

En début de soirée, Pascal m’a appelée en vitesse pour dire que ça ne se présentait pas bien. J’ai appris qu’il sortait manger avec sa femme et certainement quelques amis, il ne savait pas ce qu’ils feraient après. Bref, il m’a fait comprendre qu’on ne pourrait pas se voir. Bêtement, j’ai encore insisté. Horrible, je suis sûre que je finissais par l’énerver et lui faire chier. Il n’a pas su comment me dire non et point final.

Quelque part, c’était rassurant et j’avais encore espoir en raccrochant, alors j’ai été rechercher mes fringues à moitié froissés dans la corbeille. Pfff, je ne pourrais pas mettre ça, et repasser, je déteste, donc, il me fallait choisir autre chose. Mais avant que j’ai pu commencé, Pascal a rappelé. On venait à peine de raccrocher, peut-être 5mn! Cette fois, il a été clair, ça n’allait pas être possible.

Cette fois, c’était râpé, alors j’ai éclaté en sanglots au téléphone. Il me manquait trop et je n'avais pas l'impression de lui manquer autant. Il aurait pu choisir un autre moment pour me délaisser autant. Je ne voulais pas, je déteste me montrer aussi fragile. C’était nul et je me sentais nulle, alors j’ai raccroché.

Pascal n’a même pas essayé de me rappeler. Ça, ça aurait pu me soulager un peu. Mais il a envoyé un message pour s’excuser, me dire qu’il regrettait de me faire de la peine, il aurait bien voulu me voir mais qu’il ne pouvait vraiment pas.

Après une bonne séance de larmes brûlantes, épuisée, les yeux comme des ballons de foot, je me suis installée sur le canapé pour regarder la télé, je savais que je ne pourrais pas dormir. Sachant ça, j’ai résolu de ne pas traîner et de prendre un somnifère. Je voulais dormir pour oublier que j’avais si mal et qu’il me manquait tellement. Je voulais garder l’illusion qu’il m’aimait comme avant et que tous les doutes étaient dans ma tête.


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209/2012 - Besoin de le voir... Je ne tiens pas...

Publié le par JaneDo


Samedi, 28 juillet 2012 (209/2012)  - Besoin de le voir...

  • Pascal? J’ai besoin de te voir… Je ne tiens pas. Je sais que tu es là, que tu es chez toi, j’étais chez Thomas plus tôt… Tu m’avais dit que t’avais un truc, en fait, tu n’avais rien, tu étais là… Zut, je me répète! Je t’en prie, j’ai besoin de te voir, stp? Est-ce que tu pourrais pas passer un petit moment? Ou, je peux venir? STP, ne me dit pas non?? Sweet sweet please??

Rhhh, Pascal ne disait rien, il avait l’air embarrassé, avant même qu’il ne parle, j’avais deviné ce que masquait son silence; il cherchait une bonne excuse et   comment me faire avaler qu’il ne pourrait pas  , pas ce soir. Hum, il paraît qu’il ne pouvait pas se tirer comme ça. Et il a fallu qu’il parle de sa femme. J’ai insisté en vain, il continuait à me dire qu’il ne pouvait pas.

Pfff, avant même de l’appeler, je savais qu’il allait m’envoyer balader, mais je n’ai pas pu me retenir de l’appeler. Sans surprise, il n’a pas répondu, alors je l’ai bombardé de messages désespérés, et il m’a rappelée. Il avait surement dû sortir pour m’appeler en cachette, et malgré ça, il chuchotait. Mais, j’avais vraiment vraiment envie de le voir, je n’arrivais pas à me contenter de ses excuses.

Ça n’a servi à rien, il maintenait qu’il ne pouvait pas s’absenter de la maison, pas ce soir…

Pas ce soir? Mais alors quant? Quel soir? Quant? Je me sentais vidée, seule, tellement besoin qu’il me prenne dans ses bras, même 5mn, mais j’avais juste besoin de sentir sa présence, de sentir qu’il était là. Comme j'en avais marre d'être toujours la dernière priorité de sa liste!!! L’idée de passer encore une semaine sans le voir me rendait folle. Et de ne pas le voir ce week-end, de ne pas le voir du week-end entier me rendait encore plus folle. Le sentiment de solitude et de désespoir me torturait. J’avais envie de cesser d’exister illico, je ne voulais pas vivre encore une seule seconde sans savoir que je le verrais.

Mais, j’ai dû. Il ne pouvait pas ou ne voulait pas, pour moi, ça revenait au même. On a dû raccrocher, et même raccrocher c’était dur. J’aurai voulu l’entendre encore puisqu’on ne pouvait pas se voir. Pascal a promis d’essayer de s’arranger demain, qu’il m’appellerait… Pfff, demain c’est trop loin! Comment tenir jusqu’à demain? Pourquoi ne le comprenait-il pas?

Je me suis effondrée en larmes, pour moi, il n’avait pas envie de me voir, c’était sûr, sinon, il serait venu, femme ou pas femme, il ne m’aurait pas laissé comme ça.

Apparemment, il n’en avait rien à foutre. Si ça avait été Caro, il aurait tout laissé en plan pour courir la consoler, mais pour moi que dalle, ben je le déteste. Demain? Je m’en fou de demain, c’est maintenant que je voulais le voir, pas demain ou après-demain! Demain, il pourra aller se faire foutre, je ne lui répondrais pas. Je suis sûr qu’il n’appellera même pas, il a juste dit ça pour se débarrasser de moi.

Je me suis enfoncé la tête dans l’oreiller pour ne pas faire de bruits, je ne veux pas qu’on puisse m’entendre pleurer! Moi qui ait toujours le sourire, qui fait toujours semblant que tout va bien, ce serait le comble. Et ce stupide natel qui n’arrête pas de sonner! Qui avait le culot de m’appeler à des heures pareilles un samedi soir? Ils n’ont donc rien d’autre à faire que d’emmerder les gens? Et je ne peux pas répondre, on saurait immédiatement que je suis en train de pleurer.

Pascal? Pourquoi rappelait-il? Il a senti qu’il avait été trop loin? Aff, je ne peux pas lui répondre! Puis, qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir à dire à part;
Ça va?”. Pfff, non, je ne répondrais pas. S’il avait autre chose à dire, il n’avait qu’à le faire avant. Je ne vais pas le laisser me blesser plus. Il voulait sûrement juste voir si j'encaissais bien c'est tout.

Mais il insistait, à tel point que mes larmes ont cessés et étonnée, je me suis mise à observer mon natel sonner, puis à attendre le prochain essaie de sa part, et encore, et encore… Puis, la peur que ça cesse tout à coup, et aussi parce qu’il avait l’air de vraiment insister beaucoup, j’ai répondu d’une petit voix incertaine.

  • J’arrive! Je voulais juste t’avertir, je pars maintenant ok. Pourquoi tu ne répondais pas?
  • Non, ne fait pas ça, ça va aller.
  • Quoi? Qu’est-ce que tu racontes?

Nooon!!! Mais qu’est-ce que je raconte moi? Je me suis entendue en train de lui dire de ne pas venir??? Je suis siphonnée au quoi!

  • Je veux dire que… Oh, je sais pas ce que je veux dire…
  • J’ai compris, tu veux juste un petit câlin? Qu’on se voit 2mn, c’est ça?

La honte… Lui avoir fait tout un caca nerveux pour pas grand chose! Maintenant qu’il le disait à haute voix, je me sentais stupide. J’avais flippé, je ne pensais pas pouvoir tenir toute une soirée sans le voir, je pensais en mourir, et voilà que le fait qu’il me dise qu’il venait, je me sentais plus sereine? Je devais être folle dingue! Ou était-ce parce que j’avais évacué mon angoisse dans les larmes et que le fait de l’avoir vu se donner autant de mal pour me joindre m’a tout à coup calmée???

  • Babe? Tu veux que je vienne? Ou... tu veux passer? Tu peux passer à la maison tu sais, Jess ne nous dérangera pas…

Quoi? Qu’est-ce qu’il dit? Pourquoi? Wah, qu’est-ce qu’il avait encore fait? Glups, je n’osais pas le lui demander, je crois que je me sentais responsable et largement coupable. Tout était monté en flèche dans ma tête, et maintenant, c’était le calme complet. Je ne savais pas si j’aurai le culot de me pointer chez lui, mais c’était clair que pour 2mn, c’était salaud de le faire venir jusqu’ici? Pour finir, c’est même lui qui s’est mis à insister pour que je passer chez lui, alors j’ai accepté.

Jess était déjà couchée? Ou si elle ne l’était pas, elle restait hors de vue. J’entendais la télé dans la chambre, donc à mon avis, elle ne devait pas dormir.

Pascal m’attendait sur le pas de la porte, puis il m’a invitée à entrer. A l’intérieur, j’ai eu le cafard. Il y a pas si longtemps, je me sentais chez moi ici, maintenant, elle, elle était revenue, et je n’étais plus la bienvenue. Je me souvenais aussi qu’il m’avait dit qu’il ne s’était jamais senti à l’aise de m’avoir à la maison. L’air de rien, ce petit aveux de sa part m’avait vachement blessée. J’avais toujours pensé qu’il était heureux de m’avoir à la maison, ça a brisé mes illusions. Je préférais qu’on reste dehors, je ne voulais pas empiéter sur le territoire de quelqu’un d’autre.

On s’est assis sur la terrasse et je voulais être dans ses bras, mais il ne semblait pas faire de tentative ou chercher le contact. Est-ce que je devais moi faire le 1er pas? Timidement je me suis approchée pour me serrer contre lui et il a mis le bras autour de moi. Est-ce qu’il était mal à l’aise?

Jess a passé la tête par la porte pour nous demander d’aller à l’intérieur, c’était préférable de ne pas traîner dehors. Elle m’a saluée, puis, avant de disparaître dans sa chambre en nous laissant tous les 2, elle a passé la main dans les cheveux de son homme en lui faisant un bisou sur la bouche avant de disparaître dans sa chambre.

Pascal m’a prise dans ses bras, sans rien de pervers, il me serrait juste contre lui. On est resté comme ça sur le canapé un moment sans rien dire, avant de discuter de choses et d’autres en chuchotant. D’abord, on a évité de parler de mon coup de fils d’avant, et du fait qu’on ne se voyait pas des masses, mais forcément, on a fini par venir sur le sujet. Je sais bien que ce n’était pas l’endroit, ni le bon moment, avec sa femme dans la pièce d’à côté, mais il fallait bien qu’on en parle!

Bien sûr, je lui ai demandé comment ça se faisait qu’il ait proposé que je vienne chez lui, c’était plutôt embarrassant. Donc, Pascal m’a expliqué qu’après mon coup de fils, il ne s’était pas senti soulagé du tout, il avait senti que je n’allais pas bien, sinon jamais j’aurai autant insisté. Alors, il a prévenu sa femme qu’il allait s’absenter un moment, qu’il sentait que je n’allais pas bien. Il a essayé de me joindre sans succès, puis Jess a été contente d’apprendre que Pascal m’avait invitée à passer à la maison, chez eux.

Jess était persuadée qu’on ne se voyait plus, que c’était terminée depuis quelques temps, alors de savoir que je venais chez eux était, en quelque sorte, une confirmation. Sa femme se sentais soulagée.

Moi aussi… J’avais passé un petit moment avec Pascal, serrée dans ses bras, contre lui… Je me sentais mieux. Ma peine et mon angoisse avait disparu. Pascal avait promis qu’on se verrait ce soir, et pour ça aussi, je me sentais soulagée et beaucoup plus heureuse que quelques heures plus tôt.


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208/2012 - Alors...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 27 juillet 2012  -  (208/2012)  -  Alors?

Je n’avais pas vu Pascal depuis une semaine, c’était long. On ne s’était pas beaucoup parlé non plus cette semaine, il n’y a eu que les petits échanges de petits coucous par sms. C’était pas grand chose. Comme on était vendredi, j’ai pensé qu’il allait s’arranger pour qu’on se voit, donc j’ai attendu qu’il propose quelque chose. Après tout, moi j’étais libre, lui non. Mais rien, il n’appelait pas et continuait seulement les petits messages, adorable je le lui accorde, mais rien sur une éventuelle envie de me voir ou pas.

En fin d’après-midi, ras le bol d’attendre et je devais l’appeler avant qu’il ne quitte le boulot. Une fois rentré, ce serait trop tard.

C’était ce que je craignais, Pascal ne pouvait pas, il avait déjà prévu autre chose. Il ne m’a pas dit quoi et je n’ai rien demandé. J’aurai pu essayé d’insister lourdement, mais je n’ai pas osé. Je sentais que ça n’aurait servit à rien. Puis, pour quoi faire, juste se regarder dans le blanc des yeux? Plus, je ne pouvais pas vraiment encore, et je crois qu’il le savait très bien. L’empêche, ça me faisait de la peine, j’avais l’impression qu’il n’était pas très chaud ces temps.

Thomas m’avait proposé de passer manger chez lui. Il avait sûrement dans l’idée d’essayer de me convaincre de l’accompagner, mais ça c’était mission impossible. J’ai décidé d’accepter d’aller chez lui pour jeter un coup d’oeil chez Pascal. Il sera sûrement encore à la maison, probablement en train de se préparer à partir je-ne-sais-où avec sa petite femme. Au moins, j’aurai l’occasion de l’apercevoir. Puis, un début de soirée tranquille à papoter avec Thomas, c’était tout à fait ce dont j’avais besoin.

Pascal n’avait pas l’air d’être sur le point de sortir, il était en training et sa femme n’avait pas l’air habillée pour sortir non plus. Donc, ils avaient ça de prévu; la petite soirée maison tranquille!! Ils n’ont pas fait attention à mon arrivée, c’est vrai qu’il y avait 2 autres voitures, et j’ai compris que c’était des cops à Thomas. Et moi qui pensait qu’on ne serait que tous les deux! Zut.

C’était sympa quand même, Thomas a bien sûr essayé de me convaincre de le suivre dans la tournée des bars!

En les quittant vers 22h, j’ai remarqué que Pascal et Jess étaient encore à la maison. Donc, j’avais raison, ils ne sortaient pas et Pascal m’avait raconté des cracs. Il voulait seulement passer la soirée avec sa femme. Ça m’a fait de la peine, il aurait pu simplement me le dire au lieu de me raconter des bêtises. Ni Pascal, ni sa femme ne m’ont même pas vu partir, ils ne sont non plus pas montés chez Thomas pendant la soirée, et leurs stores étaient tirés, je ne pouvais rien voir.


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207/2012 - Sortie pour rien..

Publié le par JaneDo


Jeudi, 26 juillet 2012  -  (207/2012)  -  Sortie pour rien... Il n'est pas venu...

C’était jeudi, alors je pensais voir Pascal ce soir, au moins un petit moment, Pascal a dit qu’il me confirmerait. Pleine d’énergie, je me suis préparée et sans attendre, je me suis organisée pour me rendre au Bleu. Je savais à peu près l’heure à laquelle ils seront là-bas, et Thomas m’y attendait. Au moins, je n’avais pas l’air de courir après Pascal.

J’y suis arrivée vers 23h15, Thomas m’avait laissé un mot quant il est arrivé sur place. Il est vraiment trop chou. A sa place, je n’en aurait pas fait autant pour une nana qui ne s’intéresse même pas à moi. Ouais, trop chou. Pascal n’y était pas encore et je me demandais ce qui pouvait bien le retenir. Il finissait en même temps que Thomas pourtant. Mais bon, en attendant, je me suis donnée la peine d’avoir l’air dans l’ambiance et de m’amuser.

Vers minuit, toujours rien, alors j’ai fait un petit saut aux toilettes pour pouvoir regarder mon natel en toute tranquillité. Mouais, Pascal m’avait laissé un message pour dire que finalement, il ne sortait pas Ça ne lui disait rien, il était crevé et demain il bosse. Zut. Du coup, je regrettais d’être sortie, j’aurai tellement voulu le voir.

Très protecteur, Thomas m’a demandé discrètement si ça allait, et je savais que ça n’avait rien à voir avec Pascal. Puis, comme s’il lisait dans mes pensées, il m’a confirmé que Pascal ne sortait pas. Donc, il le savait déjà, alors pourquoi Pascal n’avait pas eu l’idée de m’écrire plus tôt. Pourquoi attendre pratiquement minuit pour me l’annoncer. C’était nul. J’ai fait celle qui n’était pas intéressée par la news, et prétendue que j’étais venue juste pour le voir un moment. Ça lui a fait plaisir.

Maintenant que j’étais là, j’étais obligée de rester un petit moment au moins! Il a passé son bras autour de mes épaules et me guidait à travers le bar quant on a été s’asseoir au bar, rien que les 2, pour discuter. Il savait, Pascal lui avait appris ce qui c'était passé. Il a effleuré le sujet, puis a changé de sujet aussitôt, me parlant du week-end et des projets qu’ils avaient pour le 1er août, la Fête Nationale Suisse. Ben oui, on vit en Suisse, on a congé, donc on fête aussi la fête suisse. Je ne savais pas si je serais d’humeur à faire la fête, mais Thomas m’a pratiquement obligée à accepter son invitation.

Vers 1h du mat, en rentrant, j’ai eu la folle envie de passer par chez Pascal, mais je me suis rendue compte que c’était inutile. S’il était vraiment crevé, il serait certainement au lit depuis longtemps. Et Thomas était probablement sur le chemin de la maison, ce serait ridicule si on tombait nez à nez. Donc, retour maison, sans détour.

En tous cas demain, j’appellerais Pascal pour lui faire remarqué qu’il aurait pu m’avertir plus tôt

Mince, j’ai l’impression de ne pas le voir beaucoup depuis quelques temps! Est-ce qu’il a perdu tout intérêt? Je me rends compte aussi que chaque fois qu’il annule un de nos rendez-vous, il ne me donne jamais d’explications ou d’excuses valables; il annule c’est tout. Puis, ou était donc Caro ce soir? Je ne la vois non plus pas des masses, d’habitude elle hante tous les bars où se réuni le groupe! Bizarre. Est-ce qu’elle savait aussi d’avance que Pascal ne sortirait pas? J’espère que non, sinon ça m’énerverait qu’elle sache avant moi.

Hum, ça m’a donné envie de passer chez elle.. mais ça aussi c’était inutile et bête. En tous cas, j’espère que je verrai Pascal demain...


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206/2012 - Farniente... j'espérais...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 25 juillet 2012  -  (206/2012)  -  Farniente... enfin, j'avais espéré...

Demain, je suis à nouveau de piquet pour passer l’après-midi avec Roméo, Maria travaille, donc aujourd’hui, je n’avais pas l’intention de planter de clou. Rien de rien, aujourd’hui, je me la coule douce. En plus, je suis raide, mentalement et physiquement, je suis à bout.

J’ai tout débranché, natel, téléphone, touti quanti. J’ai même éviter de quitter mon appart pour éviter de tomber sur Maria ou Roméo. Tout de même, en fin de journée quant le petit est venu sonner, je n’ai pas pu le laisser derrière la porte. Et voilà, il voulait rester un moment. On a fait du dessin, puis grâce au ciel, Maria est arrivée avec Sarah, et il a dû descendre pour faire ses devoirs d’été. Pffffouh.

J’adore le petit, il est adorable, mais c’est seulement que je ne suis pas tellement d’humeur à fréquenter qui que ce soit et on dirait qu’ils se sont tous donné le mot!


Et cette chèvre de Béa qui m’envoie des messages de souillasse! Rien qu’à lire ses messages, je sais qu’elle a encore avaler quelques bouteilles. Comme c’est dommage, mais elle ne s’en sortira jamais, elle sera et restera une alcoolique. Et je crois que Dol, même si elle vient à peine de fêter ses 30ans, elle non plus ne s’en sortira pas, parce qu’elle n’en a pas envie.

Dol m’a pleuré dans le gilet en me disant que son David la trompait! Mouais, je me demande où est-ce qu’il aurait réussi à trouver une nana qui s’intéresse à lui!!! Avec la tête qu’il a! Faut dire qu’elle passe son temps dans son centre pour alcooliques, alors bon, c’est de sa faute aussi. De toute façon, dans son truc d’alcooliques, elle n’avait rien trouvé de mieux que de se mettre à bricoler avec un autre mec alcoolique, alors que son mec venait tous les jours la voir. Pas ça trop cool pour lui, elle le faisait passer pour un con.

Je lui ai rappelé ça et je lui ai dit qu’elle ne l’avait pas volée, c’était bien fait… Elle a dit que j’étais un peu cruelle Je ne trouve pas! Rhhh, peut-être qu’effectivement aujourd’hui, je n’étais pas très sympa! Et merde, je suis raide.

Pire que tout, j’ai oublié de remercier Pascal pour son petit mot et ses fleurs. Du coup, je n’ai rien osé dire aujourd’hui et je ne savais même pas quoi répondre à ses messages. Pourtant, il me demandait seulement si j’allais bien, si j’avais envie de parler, s’il pouvait m’appeler… Un simple oui ou non aurait suffit! Ou, comme j’avais coupé mon natel toute la journée jusqu’à ce que Roméo se pointe, j’aurai pu le dire franchement. Pfff, j’ai honte, je suis lamentable, et je ne suis même pas de bonne humeur.

Je voulais passer la journée à me reposer, et bien, j’ai même pas l’impression d’avoir eu ma journée!

Jeudi (26.juil.12)… Ce matin, petit café chez ma frangine, puis retour vers 13h, et hop, à peine une demi heure après, Roméo est monté. On a dessiné, été acheter des vacheries à bouffer, puis on a lu. Vers 16h, j’avais la tête lourde, je tombais de sommeil et j’ai dû avaler 2 cafés pour garder les yeux ouverts. Il m’avait dit que sa maman rentrait vers 17h, alors je n’avais plus qu’une heure d’attente.

Puis Maria a voulu qu’on prenne le café ensemble.

Vers 18h, ils allaient prendre l’apéro chez les voisins d’en face. Ceux-là sont sûrement curieux de savoir ce qui se passe avec les autres voisins du milieu! J’ai croisé Abilio, son mari et j’en ai profité pour lui donner les sous pour la clôture qui doit séparer nos jardins. Abilio voulait le faire avant de partir en vacances pour éviter que les abrutis du milieu s’amusent à toucher à ma haie. Je suis trop contente que ce soit fait ça.


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205/2012 - Dol était restée endormie vendredi!!!

Publié le par JaneDo


Mardi, 24 juillet 2012  -  (205/2012)  -  Dol était restée endormie vendredi..

Baby-sitting aujourd'hui ! Pas de mystère, hier j’avais croisé Maria et son fils m’avait demandé si je pouvais rester avec lui pendant que sa maman travail. Hé oui, je n’ai pas eu le coeur de refuser. En fin de journée, j’ai enfin pu regagné mon appart. Ahhhh, enfin... E.T. maison!

J’ai eu Dol au téléphone. On devait manger ensemble vendredi soir avec Tchoy, mais comme elle ne répondait pas, j’avais laissé tomber. C’est parti le temps où je calque ma soirée sur les désirs des copines, elles vous laissent toujours tomber au dernier moment et vous vous retrouver coincé d’avoir tout organisé. Quant j’ai dit à Tchoy qu’elle s’était endormi, Tchoy m’a fait une sortie qui m’a fait mourir de rire; “Vendredi? et on est mardi, alors elle avait beaucoup sommeil...”.

C’était pour dire que depuis vendredi, elle aurait pu se décarcasser pour s’excuser, si c’était vrai, donc si on écoute son excuse, ça fait depuis vendredi qu’elle dort! Clairement, c’était une excuse bidon. Et elle voulait qu’on se voit ce soir? Elle rêve. D’ailleurs, une fois de plus, heureusement que je n’avais pas prévu de la voir, elle n’a donné aucun signe de vie!

Pascal m'a fait livrer un magnifique bouquet de roses blanches avec un petit mot pour mon frère... Adorable.


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204/2012 - R.I.P. Darling Brother

Publié le par JaneDo


Lundi, 23 juillet 2012  -  (204/2012)  -  Darling Brother R.I.P.

Je n’avais pas la frite aujourd’hui, mais j’ai bien travailler dans tous les sens; peinture et paperasseries privées. Et, j’ai eu le courage de dire franchement par email à Pierre W., ma fiduciaire, que je ne paierai plus 1 centime de plus sans voir de résultat. Avant, j’avais peur de blesser ses sentiments, mais y en a marre. Ou il fait le travail pour lequel il a été payé, ou je m’adresse ailleurs. Le soir, dîner en famille chez ma soeur comme d’hab.

Rose m’a appris qu’hier, enfin Ernest avait trouvé la paix et sa place aux côtés de mom et grandma à Maimou...

Je ne commenterais pas sur le sujet. Je sais très bien que je n'oublie pas, mais j'ai fait en sorte de ne pas y penser, de ne pas associer d'images ou de sentiments aux mots. C'est un exercice que je pratique depuis très longtemps quant je ne veux pas me laisser submerger par la peine. J'avais oublié, oublié d'utiliser ces facultés depuis si longtemps que j'avais pensé avoir oublié comment faire... mais non. Une petite faculté X-Men!

J'ai aussi trouvé le courage de dire que je ne voulais pas aller au Liberia avec eux en août.

Arf, je me demande ce que David fiche avec Aurore, elle fait sans arrêt la tête. Elle vient d’arrêter de fumer, alors elle est tout le temps chiante. Bon, c’est David qui l’emmerde pour ça, alors d’un côté, il n’avait qu’à supporter! Rose avait aussi invité Gilles, Pascale et son fils, Killian. Man, il est un peu crétin ce gamin; il arborait une coupe à l’iroquoise. Je veux dire, il est blond et blanc comme un linge, en plus il est maigrelet, ça lui donne l’air encore plus idiot.

Miam, Rose a fait des pâtes à la crème, c’était trop bon. Après, ils se sont mis à regarder les photos du mariage de Fred, le fils de la soeur à Gilles, alors j’en ai profité pour filer. David était déjà parti, j’ai préféré ne pas partir en même temps, sinon Dobby aurait voulu que je la prenne à la maison, et j’avais déjà vu ces photos.

Une fois rentrée et enfin dans mon antre, j’ai eu une petite pensée pour Pascal; je me demande s’il pensait un peu à moi, si je lui manquais. En tous cas, il me manquait à moi. J’avais aussi une petite boule dans le coeur parce que, j’ai l’impression qu’on s’éloigne. Flûte, autant j’aime ne jamais tout savoir de quelqu’un, autant que là, j’en avais envie.

En ce moment, je voudrais pouvoir deviner ses pensées et ses sentiments les plus secrètes, j’aimerai tellement que les choses retournent à ce qu’elles étaient. C’est triste, mais les choses avaient tellement changés entre Pascal et moi, je ne retrouvais plus mes marques. Est-ce que c’était moi? Ou lui? Qu’est-ce qui était arrivé? Pourquoi je ressentais une telle pression dans la poitrine quant je pensais à lui?


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