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175/2012 - Sortie pour Pascal

Publié le par JaneDo

Samedi, 23 juin 2012  -  (175/2012)  -  Sortie pour Pascal…

Je suis mal et je fais du mal à celui que j’aime, c’est nul. Mais je n’arrive pas à me sortir de mon marasme. C’est affreux, j’arrive é sortir avec des copines quant elles ne savent rien, comme hier avec Dol, mais quant il s’agit de Pascal, ou même Thomas, zip, je peux pas.

Peut-être parce Pascal m’observe souvent et il verrait tout de suite que quelque chose cloche. Puis, avec les autres, y a pas de bisous bisous, câlins câlins, je leur fait seulement la bise. Je n’ai pas besoin de les toucher plus, et eux non plus. Puis, même si par moment j’ai la mine défaite, ou si je suis triste, ils ne remarquent rien. Même si j’ai les larmes aux yeux, pff, ils s’en foutent pas mal, ils sont trop préoccupés par leurs propres personnes pour remarquer quoi que ce soit.

Je fonctionne bien avec les gens qui ne savent rien et qui ne remarqueraient pas de changements dans mon comportement. Avec Pascal, ou même Thomas, c’est pas possible. Trop de contacts physiques, et ça, je peux pas. Je sais bien que c’est atroce de le laisser sans nouvelles, mais j’ai les bras qui tombent dès que je dois mettre en mots, alors je n’arrive pas.

Pascal devient fou à essayer de m’appeler, il m’a envoyé une tonne de messages. Je n’ai pas réussi à tout lire. Surement fatigué de ne pas obtenir de réponses, il est venu sonner. Aiiiiie. J’ai pas répondu à la porte. Ça m’a brisé de l’entendre m’appeler derrière la porte, persuadé que j’étais là et ne comprenant pas pourquoi je ne voulais pas lui parler. C’était affreux de lui faire ça. Je n’avais même pas osé le regarder par l’œil de bœuf, ça m’aurait fait mal de le voir. Il ne pouvait pas rester longtemps, et quant il est parti, ça m’a fait mal aussi.

Il avait eu l’air si perdu, si désespéré… J’allais devoir faire un effort pour lui …

Je lui ai envoyé un message pour dire que j’avais vu ses messages, que j’étais hyper désolée, mais je ne me sentais pas d’humeur de voir du monde. J’avais de graves problèmes familiaux. Je lui ai demandé de n’en parler à personne, je ne voulais pas qu’on me bombarde de questions ou qu’on cherche à me tirer les vers du nez pour me faire parler de quelque chose dont je n’avais pas envie de parler. Je lui ai aussi dit que je n’avais envie de voir personne.

C’est là que j’ai réalisé que de voir les gens trop rire ou trop s’amuser me feraient complètement flipper!

Je lui ai aussi dit que de voir du monde me fait un peu peur pour l’instant, que je m’excusais. J’ai prétendu que je ne me sentais pas très bien, un rhume ou un truc du genre. Et que dès que je me sentirais mieux, je l’appellerais. Qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète, que ça n’avait absolument rien à voir avec lui, qu’il n’avait rien fait de mal. Tout allait bien. C’est moi qui n’allais pas bien.

J’ai été incapable de lui dire que je l’aimais et pourtant, je le pensais.

Toute la journée et même pendant la soirée, Pascal a continué a essayé de me faire sortir de ma coquille en m’envoyant de petits messages d’encouragements, pour me dire qu’il pensait à moi, qu’il m’adorait et que je lui manquais. C’était gentil. J’avais pensé que j’allais me sentir mieux, mais même pas.

Le soir, j’ai décidé de faire un petit effort et d’aller les rejoindre au pub où on avait l’habitude de se retrouver. C’était surtout pour Pascal.

Assise dans ma voiture, je voyais l’intérieur, et j’hésitais encore à y aller. Mais je voulais aussi être sûr qu’ils y étaient avant d’entrer là-bas. Rhhh, il y avait trop de monde, j’ai eu un haut le cœur. Puis, j’ai vu Pascal, puis Thomas, et les autres. Ils étaient bien là. Pascal n’avait pas l’air de s’amuser plus que d’ordinaire. Il discutait, simplement. Evidemment, Caro n’était pas loin. Même collée à ses baskets. Comme à son habitude, Jess papillonnait. On ne pouvait pas la louper, elle aimait être le centre du monde.

Afff, je n’y arriverais pas. J’avais pensé pouvoir entrer là-bas comme si de rien, mais je n’en avais pas la force. La nausée me montait à la tête direct. Pfff, non je ne peux pas. C’était bizarre, mais j’avais une impression d’être derrière la toile, comme si je regardais un film. J’étais déconnectée. Par moment, des images du corps de mon frère, mutilé par une autopsie, dans un tiroir d’une morgue venaient cour circuiter ma vision. Non, je n’étais pas d’attaque.

J’ai fait demi-tour… m’arrêter quelques kilomètres plus loin. Nul… Je devais essayer… Au moins essayer… Si je ne me sens pas bien, j’avais ma voiture, je pouvais toujours partir aussi sec.

Quant je suis entrée dans le bar, le bruit, la musique, les odeurs m’ont giflée. J’ai dû reprendre mon souffle pour ne pas repartir en courant et me rappeler aussi que j’étais allée prendre un verre avec Dol, alors, je pouvais supporter un peu plus de bruits et de monde. Pascal a levé les yeux dans ma direction. En allant vers lui, tout ce que je me rappelle avoir pensé c’était; pourvu qu’il ne me prenne pas dans ses bras, pourvu qu’il n’essaie pas de m’embrasser.

C’était carrément idiot, Pascal ne ferait jamais un truc pareil avec sa femme dans le bar! Et pas dans un endroit public!

Comme toujours, c’est presque toujours Pascal que je salue en dernier. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Après avoir salué tout le monde, je suis arrivée vers lui pour lui faire la bise. C’est le moment qu’a choisi Jess pour venir se jeter au cou de son mari. Pascal était aussi surpris que moi. J’ai eu un moment de recul. Pascal ne me quittait pas des yeux, il m’a attrapé par le bras et après avoir écouté ce que Jess semblait vouloir lui dire. Et même si elle était toujours avec son bras autour de son cou, Pascal m’a demandé de sortir fumer un clope avec lui.

Jess a été prise de court, elle n’a pas pu nous suivre. Surtout que Pascal l’a soulevée et posée sur le tabouret sur lequel il était à moitié assis.

Dehors, il m’a fait un bisou avant de me tendre une clope qu’il a allumé pour moi. J’ai remarqué après que Pascal s’était mis face à l’entrée, probablement pour éviter que Jess n’essaie de m’agresser. C’était adorable. J’avais oublié ça moi. Je voyais bien qu’il voulait savoir ce qui se passait, pourquoi j’étais si absente ces derniers temps, mais il n’a pas essayé de me sortir les vers du nez. Il m’a juste reproché d’être une sale gamine de l'avoir laissé dans le vague pendant si longtemps. Il avait été inquiet.

Je n’étais pas très bavarde et je voyais bien qu’il m’observait. Pascal a essayé de me proposer de se retrouver après, ou d’aller boire quelque chose ailleurs. Mais… non… je ne voulais pas. J’avais trop peur qu’il tente quelque chose qui risquerait de me refroidir complètement.

A la 2ème clope, je lui ai dit que je ne retournais pas dedans. J’étais juste venue pour lui faire un petit coucou. Ça c’est fait, maintenant, je voulais retourner chez moi. A la petite grimace qu’il a faite, je crois que Pascal a compris que ça ne servait à rien d’insister. Après un petit bisou sur la joue, il m’a laissé filer. Il s’excuserait pour moi auprès des autres.

Jeeez, qu’est-ce que j’étais soulagée de partir… contente de rentrer chez moi…

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174/2012 - Je veux... ??? Je sais pas...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 22 juin 2012  -  (174/2012)  -  Qu’on me foute la paix bordel

Halala, qu’on me laisse tranquille! Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir faire ci ou faire ça? Aller boire des verres ? Ça ne me dit rien. Je ne veux rien entendre, rien voir. Qu’on me laisse toute seule, je veux qu’on me foute la paix. Même mes sœurs m’agacent. Rhhhoh, faut que je me contrôle, que je ne laisse pas transparaître mon agacement.

Et Dol… J’ai fait l’idiotie de l’appeler. Je ne voulais pas qu’elle pense que je lui en voulais ou quoi. Elle vient de sortir de l’hôpital, elle est encore fragile, je ne voulais pas qu’elle s’imagine que je la laissais tomber. Elle voulait absolument m’offrir à manger. J’ai été la chercher chez sa coiffeuse. Hasard, cette fille était apprentie chez mon ancien coiffeur, René.

Jeeez, elle m’a tout de suite reconnue. Hélas, moi rien de rien. Mais j’ai fait semblant. Et j’ai dû sourire, rigoler, mettre de la musique et prétendre que ça allait. Par moment, je devais contrôler le reflux de chagrin qui me noyait le cœur ou les larmes qui montaient.

J’avoue que j’étais contente de la jeter chez elle et rentrer. Je sais que ce n’est pas de sa faute, qu’elle n’aurait pas su ce que j’avais, et c’était le meilleur moyen d’éviter les questions. Mais c’était hyper dur. J’ai vraiment dû me retenir de ne pas lui dire qu’elle m’agaçait. Hhhh. J’ai pensé que je devrais voir si Mathieu ne pourrait pas aller la faire marcher un peu, la coatcher pour pas qu’elle sombre à nouveau!! Je vais voir.

On a voulu proposer à Tchoy de venir manger avec nous, mais nos appels se croisaient. Nous pas. Dol voulait sortir, aller en boîte, dans des bars, moi non. Pas envie. C’était déjà un gros effort d’être sortie manger avec elle. Bref, je ne sors pas ce soir, et pouvoir me décharger sur Tchoy m'aurait bien arrangée.

Quant on s'est finalement parlé, je ne lui ai rien dit. J'aurai pu, c'est mon meilleur pote. Faut dire qu'il a 11 frères et soeurs. Il était là pour petit Pierre, il aurait compris mes humeurs.

Envie de rien. Veux pas qu’on m’approche, ni qu’on me touche. Pas envie de me forcer à devoir parler pendant des heures à qui que ce soit. Même à Pascal. Je ne veux pas lui dire pour le moment. J’ai zappé ses appels. Pauvre chou, désolée. Il devait se demander ce qui se passait, pourquoi je ne répondais pas, ce qu’il avait bien pu faire pour me contrarier. Rien. C’est moi qui tourne pas rond. Pascal va penser que je suis fâchée et se demander pourquoi.

Pfff, qu’est-ce que c’est compliqué.... Je suis fatiguée…


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173/2012 - Manque 1 partie de moi...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 21 juin 2012 (173/2012)  -  Et la vie semble continuer, mais il me manque une partie de moi…

Je me sens anéantie par la mort de mon frère. La plupart du temps j’essaie de ne pas y penser, de mettre la musique ou la télé à fond pour ne pas laisser de place dans ma tête pour penser. Parfois quand je me surprends à rire ou même bêtement en me faisant à manger, je craque. Les larmes se bousculent au portillon et je dois vite me changer les idées avec n’importe quoi. J’ai le cœur lourd, pourtant, je ne devrais pas, Mark a raison, c’était une belle mort.

Mais quand même… De penser que je n’entendrais plus jamais sa voix, son rire, que chaque fois que je penserais à lui, je dois me rappeler qu’il n’est plus des nôtres, me fiche le cafard. En même temps, quelque part, je n’arrive pas à réaliser, mais je réalise aussi. Ma tête me fait mal. Pfff. J'ai le coeur briser, le chagrin me submerge et je ne peux rien faire. Je me laisse emporter par les vagues et je sombre.

Oh Pascal, désolée, je ne sais pas quoi te dire, je suis tellement désolée, je n’ai pas envie de parler… Oh et les câlins pas envie non plus… Trop désolée. Peux pas.

Des images atroces comme le fait qu’il dort dans un casier d’une morgue me tord l’estomac et les larmes palpitent, je les sens monter. Je ne veux pas le voir étendu, froid, sans vie, et pourtant, je ne supporte pas l’idée de ne pas pouvoir y aller pour son enterrement. De ne pas revoir son visage une dernière fois.

J’ai l’impression qu’on m’avait arraché toute une partie de moi, toute ma famille africaine. Chaque fois que je vois un visage de là-bas , un visage africain, ou que le mot Afrique apparaît quelque part, ça me brise.

Bientôt ce sera mon tour, je dormirais aussi dans un box en attendant qu’on me jette au fond d’une fosse. Qui en aura quelque chose à foutre? Personne. La vie continuera quand même. Qui saura ce qui me plaisait, qui penserait encore à moi? Personne. Et la vie continuera non-stop. Les gens s’amuseront, riront, ceux que j’ai connu aussi, sans même un souvenir de moi. Qui m’aura vraiment  et sincèrement aimée? Ça n’aura plus aucune espèce d’importance.

Les regrets ne serviront plus à rien. Le regret des vivants… Ça sonne drôlement bizarre! Je serais morte. Plus qu’un amas de chair et de tissu qu’on oubliera au fond d’un trou. Pourvu qu’on m’incinère! Hhhhh, oh non… Je viens de réaliser pourquoi... les angoisses…

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172/2012 - Etat second...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 20 juin 2012  -  (172/2012)  -  Etat second

Dans un état second toute la journée. Tellement pleuré, je n’en pouvais plus. Mal à la tête. J’ai rejeté tous les appels sauf ceux de la famille. Ils ont décidé de faire une réunion chez moi pour appeler le Liberia. Marie Stempfel est là-bas en ce moment. Eut Amos et Marie en ligne. Contente de les voir partir. Sentie coupable de le penser. S’ils leur arrivaient quelques choses, je serais mal. Faut que je fasse attention à mes réactions.

On a parlé de pti Marc. Ça m’a fait sourire. Il a 9 ans et m’a raconté la dernière fois qu’il avait plusieurs copines, et 3 numéros de natel. J’ai eu l’impression d’oublier mon frère qui n'était plus parmi nous. Eu mal d'avoir souri, ça m’a donné envie de pleurer. Voir les réactions des uns et des autres, je me suis dit; alors voilà comment ils seront s’il m’arrivait quelque chose?? Mal au cœur, parce que, à part mon frangin, j’avais l’impression que Rose s’en tapait un peu.

Enfin non, Claudine plus. Elle n’est pas venue à la réunion qu’elle a proposé et organisée chez moi parce qu’elle avait un souper chez une copine!!! Après, je me suis rappelée que pour mom, le soir avant l’enterrement, elle était allée danser en boîte. C’était peut-être sa manière à elle de faire barrage à la peine et nier la réalité.

Mark et moi sommes passés chez papa pour le lui dire. La nouvelle l'a choqué. Il a essayé de faire bonne figure, mais il y avait des moments où il était au bord des larmes. Mon petit papa adoré. Mais, les hommes ne doivent pas pleurer, lui comme Mark essayaient de ne pas montrer leurs peines, mais la barre sur le front ne trompe pas.

Mes frères et sœurs veulent rejeter les responsabilités sur moi. Ils veulent que ce soit moi qui aille au Liberia. Moi qui déteste les enterrements. Mais en même temps… Puis, je ne veux pas voir mon frère… comme ça!

J’essaie d’oublier, de ne pas y penser. Moi aussi j’essaie de nier la réalité. Pour pouvoir fermer l’œil, j’ai avalé 2 somnifères.

Mark va trouver un téléphone exprès pour appeler l’Afrique sans que ça coûte la peau des fesses. Hum! Dire qu’il faut penser à des trucs pareils, comme dire des choses comme; où est le corps en parlant de son propre frère!!

Y a pas à dire, peut-être que les hommes de la famille sont tous des polygames?!?

Amos a dit qu’apparemment Ernest était en compagnie du fils à Fatu à Monrovia. Apparemment, il était avec une de ses femmes, mais il ne savait rien de plus. Mark, en mec de base, a dit qu’Ernest avait pris son pied, alors c’était une belle mort. A vrai dire, la réflexion de mon frère a fait son chemin dans ma tête, et je suis plus soulagée.

Oui, c’était une belle mort après tout. Il dormait après l'amour... Sauf qu’il va me manquer…


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171/2012 - Little Brother Ernest

Publié le par JaneDo

Mardi, 19 juin 2012  -  (171/2012)

Little brother Ernest

21h30 Didine m’a annoncé que notre frère, ERNEST…
Qu’on ne verra plus jamais Ernest… Il est mort aujourd’hui.
Annoncé à Mark. Trop mal.
My heart is broken. Can’t turn back time, that hurts so bad.

Anniversaire mariage Maria & anniversaire (21/43)
Anniversaire Thomas
Fait email avec Marie
Ramené Dobby après balade. Retour maison 21h30.


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170/2012 - Le RV chez l'avocat...

Publié le par JaneDo

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Lundi, 18 juin 2012  -  (170/2012)  -  RV chez l’avocat

RV le matin chez l’avocat pour l’affaire contre mon beau-frère. J’ai loupé le rendez-vous. Nul. Ça a été reporté à 14h30. Donc, je ne pouvais pas aller chez Marie pour l’aider avec son email. On a remis ça à demain.

Pour le repas en famille, on a fait des grillades chez Rose avec les enfants. Très bon comme d’hab. On s’est super bien amusé et beaucoup rigolé. Avant, je suis passé chercher la petite à la permanence de Longeraie. Elle s’était foulé le poignet. 2 copains l’avaient accompagnée on dirait! Ouais, moche. Ils ont des têtes bizarres. Elle m’avait dit que les garçons de sa classe étaient tous moches, sauf 1, mais il est petit. Tous les garçons de sa taille étaient beurk. Pas de chance cette génération. Puis, pile à l’heure, et même un peu en avance, on est passé chercher Marco à 18h10.

On a mangé tôt parce qu’ils avaient tous envi de regarder le foot. Le foot, non mais alors! Il y en a une qui n’a vraiment pas de caractère, elle prétend aimer le foot, se mettait en avant et tout.

Arh, elle ne sait pas ce qu’est un ailier gauche ou droite? Un stoppeur? Wah, morte de rire! Pour n’être sortie qu’avec des sportifs et un certains nombres de footballeurs, même si je déteste regarder ça, je sais au moins le minimum!!! Ridicule.

Une fois de plus Dobby a voulu rentrer avec moi, alors je l’ai prise. On a été faire une balade et en plein milieu de notre petite balade, l’orage a éclaté. Il pleuvait des cordes. 21h, on était rentré. Là, elle dort à mes pieds. Le temps de retourner à la voiture, on était trempé! Mouais, je vais m’en tenir à la balade du chien au volant je crois!!!

Demain, c’est l’anniversaire à Thomas, je vais laisser Pascal faire le cadeau, parce que je n’ai aucune idée quoi lui offrir. Petit pincement. Je sais que ça lui fera encore plus plaisir si je lui offrais quelque chose de plus personnel qu’un cadeau de groupe, même si c’est une sucette. Les cadeaux pour les garçons, c’est trop dur.


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169/2012 - Suite... Et la fête continue...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 17 juin 2012  -  (169/2012)  -  Suite… Et la fête continue…

J’ai eu du mal à dormir malgré la fatigue. Je crois que je regrettais d’avoir quitté la fête. Je ne savais pas ce qui se passait, ce que faisait Pascal, je ne voyais pas ce qui se passait, l’ambiance, rien, et je crois que ça m’angoissait. Ce qui m’angoissait, c’était de ne pas être là-bas avec tout le monde, de ne pas participer, de faire bande à part, de m’être exclue. Et maintenant, en y retournant, je serais hors du coup. J’avais été un peu bête d’être rentrée, pfff!

Je me suis donc levée avec un mal de tête à tout casser, tous les bruits, les odeurs, la luminosité, tout me donnait mal à la tête. Et la nausée.

Depuis que j’étais rentrée d’Allemagne, je me baladais une angoisse d’enfer. Je crois que même si je fais celle qui a confiance, inconsciemment,  je dois certainement baliser à mort. Même la longue douche bouillante que j’ai pris n’a pas réussi à balayer la fatigue, ni le mal de cailloux. J’avais une barre en métal dans le dos, tous mes mouvements me semblaient lourds, lents, douloureux. Zut, j’avais toujours la boule à l’estomac de retourner là-bas. J’ai envoyé un message à Thomas et à Pascal pour savoir où ils en étaient.

Ils avaient fait des grillades et étaient tous plus ou moins attablés pour manger. J’ai dû me mettre à une place libre, tout à l’autre bout de la table. Je ne connaissais pas bien ceux qui m’entouraient, et ils ne me parlaient pas. Seulement de vue pour certains. Waouh, je me sentais vraiment comme une étrangère parmi des gens qui se connaissaient bien, qui avaient pleins de choses à se dire. Pascal était à l’autre bout de la table, de même que Thomas.

Il m’avait proposé de se serrer pour que je me mette à côté de lui, mais il y a eu un tel silence, tous les regards se sont tournés vers moi, alors ça m’a bloqué. Alors, j’ai dit que ça allait, mais en fait, ça n’allait pas du tout. Je me sentais exclue, pas à ma place, et gênée de ne pas savoir quoi dire, ni comment participer aux conversations.

Pascal semblait éviter de regarder dans ma direction. D’ailleurs, il n’avait pas répondu à mon message, Thomas oui. Bon, il n’avait pas son natel avec lui, alors je comprends. Pascal était entouré de Thomas, Paul, son pote de toujours, sa femme. Nina n’était pas très loin, mais à l’opposé de sa femme. De temps en temps, elle et Pascal s’échangeaient de petits sourires ou des clins d’œil. Mouais, j’avais manqué le train moi.

Caro était assise en face de Pascal et bavardait avec Jess. Elles avaient l’air de bien s’entendre.

Michael et Paul s’occupaient des grillades. C’était bon, mais je n’avais pas très faim. Ils se parlaient entre eux. Ils ont remercié Jess et Caro pour les salades et tout. Hum, j’aurai peut-être dû proposer mon aide. Après avoir mangé, Thomas est venu s’asseoir à côté de moi. A l’oreille, je lui ai chuchoté de me sortir de là. Il m’a donc emmenée à la place qu’il m’avait proposée dès le départ. Je me sentais soulagée. Pascal rigolait avec une nana de l’autre côté de la table, à côté de Caro, nos regards se sont croisés. Je n’ai même pas su lui faire un petit sourire.

On aurait dit qu’on s’évitait…
Thomas portait une des ICE que Pascal lui avait offert, donc je pense que l'échange de cadeaux avaient dû se faire après mon départ!

Enfin, on a pu se tirer de la table et s’éparpiller un peu. Pfffouh, je me sentais moins mal à l’aise. Je n’avais qu’à me planter dans un coin ou aller m’enfermer un moment aux toilettes et voilà. En ressortant, j’ai fait l’effort d’aller un peu vers Pascal et je me suis coincée à côté de lui sur le banc. C’était pas franchement une bonne idée, on ne pouvait pas se parler avec tout ce monde autour et toutes ces oreilles. Il m’a seulement demandé si ça allait et après un vague oui, on ne pouvait plus rien se dire de plus.

Puis, Pascal a demandé à la ronde à ceux qui voulaient quelque chose à boire, et Caro a proposé son aide, mais Pascal a dit que ça allait, j’allais l’aider. Dire que je n’avais même pas capté, ni même pensé à me proposer. Pfff, lamentable. On a pu échanger quelques mots, et je lui ai dit que je me sentais hors-jeu, mal à l’aise, puis Christian l’a appelé pour jouer au volley. Pascal m’avait dit qu’ils étaient crevés, Jess avait dormi un moment, mais pour la majorité, ils n’avaient pas fermé l’œil de la nuit.

Hum, je suis restée à la table avec Caro et Jess. La poisse. Je n’osais plus bouger de là et pourtant, j’avais envie de partir en courant.

J’ai très vite oublié mon malaise en regardant les garçons préparer le terrain, monter le filet. Les garçons s’étaient mis à torse nu, hum, donc perdue dans la contemplation de celui qui me fait craquer, j’ai oublié les autres à côté et je n’entendais même pas leurs conversations. La plupart des filles avaient enlevé leurs t-shirts et jouaient ou en soutien-gorge, ou pour celles qui avaient prévu la chose, en haut de maillot. J’aurai pu jouer, mais je ne me sentais pas d’attaque. Et puis, je joue pour le fun, je suis très mauvaise. Aucune technique et je ne connais pas vraiment les règles, seulement en gros.

C’était marrant de les regarder se démener sur le terrain.

En fin de journée, il ne restait plus grand monde, et ils se sont tous réuni autour de la table dans la patio. La plupart des gens étaient rentré complètement fatigué. Encore une fois, je me suis sentie mal à l’aise. C’est quant même bizarre que je sois si coincée, que je ne trouve jamais rien à dire, que je ne sache pas comment faire partie de la conversation. J’avais une fois de plus l’impression d’être de trop, que j’aurai dû avoir la bonne idée de me lever et partir. Je crois que personne ne s’en rendrait même compte

Je me suis donc levée pour partir et j’ai fait un bisou à Thomas, parce que la fête était à l’occasion de son anniversaire.

Pascal a alors remarqué que je partais et il m’a demandé de rester pour manger avec eux, que c’était bête que je parte maintenant. Je me sentais trop mal pour rester, alors j’ai prétendu être crevée pour filer. Thomas m’a aussi demandé de rester, d’ailleurs il tenait toujours ma main qu’il avait attrapé quand je lui ai fait la bise. Julien s’était posé sur le coin d’un des bancs après le volley et il s’était endormi.Mais ceux qui restaient ont commencé à dire qu’ils allaient partir, qu’il se faisait tard et qu’ils étaient crevés. Thomas m’a demandé de rester encore un peu, mais je me sentais trop mal à l’aise, alors j’ai filé.

Plus tard, vers 20h, avant d’aller se coucher, parce qu’il était carrément crevé, Pascal m’a appelée pour me demander si je ne m’étais pas fait trop chier. Il venait seulement de voir mon message. On n’avait pas su gérer la soirée, ni la journée. C’était bête. Du coup, on n’avait même pas osé se coller l’un vers l’autre. C’était nul.


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169/2012 - Et la fête continue...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 17 juin 2012  -  (169/2012)  -  Et la fête continue…

Pfff, mon ordi ne fonctionne pas comme il faut. J’ai des problèmes pour lire les films. Et même pour les images !

Afff, Pascal était mignon comme ça. Il discute avec ses potes. Il était tout calme, souriant, détendu. Hum, pour moi qui le connait, ça se voyait qu’il avait eu sa dose de câlins. On avait dans l’idée de passer la soirée avec tout le monde et de rentrer ensemble après. Mais, je ne pense pas que ce sera possible. Thomas avait prévu une nuit prolongée à faire la fête, ceux qui ne seraient pas en état pouvaient dormir ici. Pascal n’était déjà pas là pour aider à préparer la fête, il pouvait difficilement partir dans les premiers. Ce ne serait pas cool.

Pas besoin de me dire que notre petit rendez-vous tombait à l’eau, j’étais assez grande pour le voir!

Thomas m’a proposé de dormir chez lui, Maëva était là, alors je trouvais ça bizarre. Bon, il avait promis à Pascal de ne jamais plus rien tenter, donc ça ne posait pas de problème, mais je me demande comment Maéva prendra la chose? Ou peut-être qu’elle dormait aussi là? En plus, j’étais déjà crevée, je ne pensais pas pouvoir rester debout jusqu’à dieu sait quelle heure. Je l'ai dit à Thomas, mais c’était justement pour ça qu’il me l’a proposé.

Au cas où, peut-être qu’après avoir dormi quelques heures, j’aurai envie de continuer à faire la fête.

Pascal a réussi à trouver un moment pour venir se coller vers moi. Je lui en ai parlé. Glups, pas besoin de traduction, l’idée lui déplaisait totalement. Pourtant, l’idée que je sois sur place, et que je pouvais à tous moments revenir me joindre à tout le monde lui plaisait bien, mais il m’a appris que Maéva ne dormait pas là et que Thomas et elle n’était plus en couple. De plus, il n’était pas sûr que Thomas se rappellerait de sa promesse une fois qu’il aura trop bu. Donc, il ne voulait pas.

2h du matin, je commençais sérieusement à caler…  Thomas tenait à ce que je reste, je ne pouvais pas partir.

Pascal était aussi fatigué que moi, on n’avait pas beaucoup dormi…

J’ai papoté avec Maéva un moment. Caro s’était collée à moi, elle me suivait presque partout.

Il semble que Maéva et Thomas ont décidé de rester bons amis. Ça lui arrivait parfois de passer la nuit chez elle, mais c’était tout. C’était elle qui avait fini par péter un câble, parce qu’il ne lui demandait jamais de sortir avec lui, c’était toujours elle. Pour finir, elle avait toujours l’impression de s’imposer ou de taper l’incruste. Puis, il ne l’invitait jamais chez lui, c’était elle qui s’imposait ou qui s’invitait. Glups, du coup, je n’ai pas osé lui dire que Thomas m’avait proposé de dormir chez lui. Hum.

Quant elle lui en a fait la remarque, il ne lui a même pas dit qu’il ferait un effort ou que ça lui faisait plaisir qu’elle sorte parfois avec lui. Rien de rien. Alors, elle a préféré le quitter. C’était clair qu’elle avait espéré qu’il regretterait et lui tournerait autour, mais niet, rien. Alors, elle accepte que parfois il ait envi de passer un moment avec elle, mais elle sait qu’elle ne doit rien espérer de plus.

4h du matin, ils étaient tous plus ou moins achevé, même Pascal… Ils ont commencés avec les jeux débiles, mais moi, je ne tenais plus sur mes jambes. J’avais besoin et drôlement envie de dormir. Alors, je me suis décidée à rentrer. Quant je me lève, j’essaierai de les appeler pour voir ce qu’ils faisaient et je reveindrais. Thomas était un peu déçu, et à moitié bourré, il m’a demandé si je ne lui faisais pas confiance. Hum, Maéva était juste à côté et elle a compris. La honte.

C’était l’anniversaire de Pascal, je ne pouvais quand même pas me coller à Pascal? Pourtant, j’en avais drôlement envie!!

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168/2012 - La vache! Nina est cullotée!

Publié le par JaneDo

Samedi, 16 juin 2012  -  (168/2012)  -  La vache! Nina est culottée!

On a passé une chouette soirée en amoureux. Ni l’un, ni l’autre n’avions envi de s’endormir. On avait si peu l’occasion d’être seul tous les 2. Même si on passait notre temps à faire l’amour, entre 2, on bavardait beaucoup. C’était seulement à ces occasions là qu’on avait le temps de vraiment parler.

Pascal m’a raconté ce qu’il avait fait à Munich en dehors du boulot. Hum, comme je l’avais imaginé, il était beaucoup sorti avec ses anciens collègues, rencontré des nouveaux. Bref, il avait eu beaucoup de plaisir de retourner là-bas. Raconté les petites combines que Nina lui avait fait, comme faire croire qu’ils étaient ensemble. Mais son mensonge est tombé à plat quant j’y suis allée pour le week-end. Certains l’ont mis au courant après ça. Par contre, il n’a pas vérifié si Nina avait vraiment eu des problèmes avec sa chambre.

Le 1er soir, Nina s’était engouffrée dans son lit, sous prétexte qu’elle avait eu un cauchemar. Pascal m’a avoué qu’au début, il n’avait pas su quoi faire ; lui dire de retourner dans sa chambre, se taper le fauteuil ? Il n’avait rien dit et fait semblant d’y croire, tout en se demandant comment il allait pouvoir justifier ça. Comme elle ne semblait pas vouloir dormir ou rester tranquille, il a dû lui demander de partir de sa chambre. Nina lui avait tout fait; se balader à moitié à poil. Bref, il a fait semblant de ne pas le remarquer.

Hum, j’ai eu quelques palpitations en entendant ça. Chiotte, alors c’était bien ce que j’avais imaginé. La vache, elle était culottée celle-là!

Je lui ai demandé si honnêtement il n’avait pas craqué ou failli, ou s'il aurait eu envi de craquer. Hum, vise la différence! Il a dit que non, mais son non sonnait faux. Je suis sûre qu’il a failli. Je ne pense pas qu’il ait craqué, sinon, il ne m’aurait pas raconté tout ça. Donc, j’étais fière de lui et encore plus câline et amoureuse.

On a essayé de regarder un des DVDs que Pascal avait apporté, Underworld Awakening,  mais on n’a pas vu la fin… Ce sera pour une autre fois.

Comme on s’était levé tard samedi, on a déjeuné et fait l’impasse sur le dîner. On n’avait pas très faim en fait. On pouvait toujours sortir manger plus tard si on en avait envie. On a décidé que Pascal me déposerait chez moi en fin de journée. Le temps de me préparer, je prenais ma voiture pour aller à la fête organisée par Thomas pour son anniversaire.

Quand même, c’était triste qu’il ait dû faire ça tout seul pour son propre anniversaire. Pascal m’a dit que Jess l’aidait à tout préparer. Il aurait voulu donner un coup de main lui aussi, mais c’était ça et ne pas me voir. Alors il a choisi. Pascal savait pertinemment qu’il aurait dû rester. Thomas allait peut-être lui en vouloir de l’avoir laisser tomber pour une nana. Il allait essayer de se racheter un peu en rentrant. Pascal allait se tenir à carreau pendant la soirée.

Pfff, j’aurai dû être chez Thomas vers 21h… Mais c’était me demander l’impossible.

Comme cadeau d’anniversaire, Pascal lui a trouvé 2 Swatch Ice qu’on ne trouve pas ici, et aussi un week-end à Londres entre mecs… Il connaissait les goûts de Thomas. Et le week-end, c’était un truc qu’ils avaient envi de faire depuis longtemps.

J’avais eu l’idée d’appeler Caro et on a été ensemble à l’anniversaire. Moi aussi je me suis tenue à carreau. J’ai évité de trop coller Pascal, et de plutôt me mêler aux autres et d’être plus présente pour Thomas. Ça me faisait plaisir qu’il m’ait invitée malgré sa frangine et Pascal. Sans surprise, Nina était là aussi. Je me suis demandé s’ils étaient rentrés ensemble, tous les 3? Je n’avais pas pensé demander à Pascal.

Nina discutait beaucoup avec Pascal et ses amis, mais dès que Jess apparaissait, elle s’éclipsait. Elle faisait tout un numéro de charme en l’observant pour voir s’il la regardait. Hum, un poil énervant de voir que oui. Dire que j'avais cru ne plus jamais la revoir celle-là quant Pascal aurait quitté l'Allemagne!!! Je m'étais bien trompée!

Un moment, quant Thomas était plutôt cuit, il m’a dit que depuis le mariage de sa frangine avec Pascal, il avait perdu son meilleur ami. Et aussi par ma faute. Que l’amitié de Pascal lui manquait, il n’avait plus personne à qui raconter ses histoires. Ça m’a fait de la peine. Mais bon, il était cuit alors il fallait mettre le bémol sur ses dires.


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167/2012 - Bien arrivé... Call Me Maybe!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 15 juin 2012  -  (167/2012)  -  Bien arrivé... Call Me Maybe!

Je ne sais pas… Je m’attendais à un petit message ou petit coup de fils de Pascal dès son retour, mais rien. Rhhh, et je ne voulais pas risquer d’alerter sa femme en lui envoyant un message ou à essayer de l’appeler. Alors je n’ai rien fait. J’espère qu’il ne va pas s’imaginer que j’ai oublié qu’il rentrait ou penser que je n’en avais rien à cirer, ou pire que je traîne je ne sais où avec un autre mec. Ça, il y avait aucun risque.

Je n’avais plus qu’à attendre… Vers 1h du matin, donc vendredi matin en fait, j’ai reçu un petit message où il me disait ;
’Bien arrivé. T’aime. Pense à toi. Peut hélas pas appelé, Jess sur le dos. T’app. en arrivant au bureau ok. Love u wink’’.

Pascal m’a raconté que Jess est restée tout le temps dans ses pieds, certainement pour s’assurer qu’il ne disparaîtrait pas dès son retour. Il avait voulu la déposer avant d’aller déposer Nina, sous prétexte d’un truc à voir au bureau. Mais elle n’avait pas voulu rentrer sans lui. Donc, il avait dû la prendre avec et, malgré que c’était de l’invention pure, aller tout de même au bureau. Nina et lui ont préparé les dossiers et tout installé pour le lendemain. Ce qui fait qu’il n’avait pas besoin d’être au bureau trop tôt. Alors, il en avait profité pour passer me voir.

Jeeez, je sortais du lit, je n’avais pas assez dormi et j’avais dû courir dans tous les sens pour vérifier que rien ne traînait avant son arrivée. Quant il me l’avait proposé, j’avais commencé par refuser, par chercher des excuses pour ne pas avoir à tomber de mon lit. Alors, Pascal n’a pas demandé s’il pouvait, il a dit qu’il passait, point. Sans café dans mon système, je n’étais bonne à rien, et je n’ai pas eu le temps d’en avaler un.

C’était aussi une douche éclair avec la brosse à dent et aération en même temps. Zzzzz, 8h du matin, c’est un peu tôt pour moi. Il est arrivé pendant que je me mettais de la crème, donc, skip la crème, j’ai dû enfiler mon long t-shirt et basta.

Comme je l’avais imaginé, Pascal n’était pas passé pour faire la conversation… 1mn après lui avoir ouvert, j’étais à nouveau au lit hihihi…

Même pas eu le temps de lui demander si on se voyait ce soir, quant, où, comment, quoi!!!

Donc, je n’avais pas besoin de bouger quant il partait. Et j’ai pu dormir encore quelques heures. En milieu d’après-midi, j’ai foncé faire quelques courses avant le week-end. Normalement, je devais aller aider Maria pour un email urgent qu’elle devait envoyer. Comme son français n’est pas au top, ben je l’aide chaque fois qu’elle a du courrier à faire. Je devais normalement passer chez elle vers 14h, mais j’étais toujours en ville, alors on a remis ça à la semaine prochaine.

Pascal m’avait appelée alors que je roulais, donc je n’ai rien entendu. J’avais la musique à fond à écouter et chanter «Call me Maybe». Donc dès que je suis rentrée, je l’ai rappelé. Est-ce qu’il pouvait passer me chercher vers 20h? Et comment!

On a donc filé au chalet tous les 2, loin de sa femme, des pressions, des potes et consorts… Je l’avais tout à moi. Pour moi toute seule, ce qui m’a rendue folle de joie. Le voyage en voiture jusqu’au chalet, nos petits bavardages entrecoupés de bisous. Pascal avait un sourire heureux, sa voix charmeuse me berçait... Je regardais sa main se balader du pommeau de vitesse à son volant ou se poser sur mes genoux. Je frémissais discrètement quant il me serrait les doigts dans sa main. Ça l’amusait de me voir le regarder avec autant d’attention.

Je pensais qu’on partirait ailleurs pour le week-end, je ne pensais pas qu’on irait au chalet. Ça me convenait très bien en fait. Et je n’ai même pas tiqué quant il m’a dit pourquoi on ne pouvait pas partir. Thomas avait décidé d’organiser une grillade à la maison. Comme sa fête tombait en pleine semaine, et le mardi qui plus est, il avait décidé que samedi soir, ce serait la fiesta dans le jardin s’il faisait beau.

Tant pis… au moins ce soir, j’étais avec Pascal… Seuls tous les 2, sans personne pour nous embêter… Trop beau!

Pascal avait pris le temps de prendre des DVDs et des trucs à grignoter. Je rigole parce que je ne pense pas qu’on aura le temps de regarder tous les DVDs, j’avais envie de lui et je lui accorderais juste le temps de rentrer nos affaires avant de lui sauter dans les bras… et le reste!


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