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155/2012 - Week-end sans amour...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 3 juin 2012  -  (155/2012)  -  Week-end sans amour…

Après la petite vacherie que Jess m’avait fait endurer, j’ai eu de la peine, malgré toute ma bonne volonté, j’ai eu de la peine à me plonger dans mon livre. Des images de Pascal, Jess, Caro et touti quanti venaient cour-circuiter mon esprit. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas courir à sa recherche à travers toute la ville. Après une bonne heure à me torturer la tête, à peser le pour et le contre, le calme est revenu. Je me suis détendue et j'ai apprécié ma soirée, allongée sur le canapé à bouffer des chips.

Pendant toute la soirée Pascal m’a envoyé de petits messages adorables. Au moins, il pensait à moi et je lui manquais.

Dimanche après-midi, Pascal participait à un tournoi de volley-ball. Il ne m’a pas proposé d’y aller, mais Thomas oui. J’ai donc fait une petite apparition. Quant je suis arrivée, les garçons étaient sur le terrain en train de jouer. J’ai tout de suite repéré Jess. J’ai aussi repéré le sac de sport à Pascal, alors je me suis placée à proximité. Thomas devait certainement être placé au même endroit. J’ai scrupuleusement évité Jess, mais je sais qu’elle m’a vue. Caroline était avec elle, je lui ai fait signe de loin.

Thomas m’a vue arriver, il m’a lancé un grand sourire. Pascal concentré dans le jeu ne m’a pas remarquée. Je n’avais pas l’intention de faire très long. Juste un passage pour répondre à l’invitation de Thomas, c’est tout. Si je passais mon temps à refuser, il finirait par se lasser et ne plus m’inviter. J’ai donc attendu la fin du jeu pour Thomas. C’est seulement en quittant le terrain pour retourner dans le coin de son équipe, et probablement parce que Thomas est venu directement vers moi que Pascal a enfin remarqué ma présence.

Pascal a lancé un petit coup d’œil dans ma direction. Sans salut, sans rien. Il avait juste noté ma présence. C’est drôle, il est devenu tout rouge. Sa femme s’était précipitée vers lui avec Caroline sur les talons. Il avail jeté son linge en travers de ses épaules, et Jess s'est mise à éponger la sueur de ses cheveux et son cou. J'a eu l'impression que ça le gênait et qu'il essayait de l'empêcher d'en faire trop. Le temps de faire la bise à Thomas, d’échanger quelques mots, pour prétendre que j’avais un truc, j’ai filé. Je n’ai pas été vers Pascal, je n’ai plus regardé dans sa direction, ni salué, ni rien.

C’est Thomas qui m’avait invitée à passer, alors je n’avais été que pour lui. Je ne voulais pas embarrasser Pascal, ni le mettre mal à l’aise, ni rien. Je voulais juste disparaître avant de nous mettre tous les 2 dans l’embarras. Je ne voulais pas non plus qu’il ait des histoires avec sa femme, pas qu’elle pense que Pascal m’avait demandé de venir, ou, qu’elle ait l’impression que je m’incruste. Bref, j’ai préféré foutre le camp aussitôt que possible.

Que je sois passé, même si ce n’était que quelques minutes, a fait plaisir à Thomas. Je crois surtout que ce qui lui a fait encore plus plaisir, c’était que je sois venue pour lui, et qu’il n’ait pas eu l’impression que c’était un prétexte pour voir Pascal, ou parce que je cherchais à le voir à tout prix. Ça lui a fait plaisir que j’aie répondu à son invitation.

Pascal a essayé de m’appeler pendant mon trajet de retour, mais j’ai toujours la musique à fond, alors je n’ai rien entendu. Comme il n’a pas réussi à me joindre, il m’a demandé par sms, pourquoi je n’étais pas restée. Alors je lui ai expliqué, par sms aussi, que je n’étais passée que parce que Thomas avait insisté pour que je fasse un saut, mais que je ne pouvais pas rester. Entre les matchs, il me bombardait de messages pour savoir ce que je faisais, avec qui, où, etc. Je n’avais pas l’intention de lui répondre, ni de lui raconter que je ne faisais rien d’autre que me larver sur mon canapé. J’ai éludé ses questions. Je lui envoyais des sms-bisous, des sms-câlins à la place.

Après la journée sportive, Pascal m’a écrit qu’ils allaient manger toute l’équipe. Je lui manquais et il voulait me voir.

J’aurai pu lui dire oui, mais n’avoir de lui que les restes du week-end ne me disait rien. Je ne l’avais pas vu du week-end, et n’avoir que quelques heures avec lui, en fin de week-end, non. Il devra certainement rentrer dormir chez lui, peut-être qu’il n’en aura pas envi, et là, on risque d’avoir des ennuis, alors ça n’en valait pas la peine. Alors, j’ai résisté à mon envie de le voir aussi. Et ciel, ça c’était dur, il me manquait.

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154/2012 - Je ne me laisserais pas manipulée. Non.

Publié le par JaneDo

Samedi  -  2  juin 2012  -  (154/2012)   -  Je ne me laisserais pas manipulée!

Je n’ai pas pleuré, au contraire, je me suis raisonnée. Pascal avait sa vie, une vie qu’il partageait avec Jess, sa femme. J’avais déjà une immense chance d’avoir une petite place dans sa vie, dans son cœur, et s’il n’avait que 5 minutes à me consacrer, et bien soit. Je m’en contenterais. C’était mieux que rien. Mieux que le perdre, mieux que de ne plus le voir.

Fière de n’avoir rien dit sur le moment, sinon, j’étais certaine que je l’aurai regretté.

J’ai décidé de prendre les choses du bon côté, de ne pas lui en vouloir, de ne pas en vouloir plus qu’il ne peut m’offrir, de ne pas lui faire de reproches. Pas de larmes, ni de bouderies.

Légèrement inquiet à cause de mon silence, Pascal m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il m’adore, qu’il regrettait de m’avoir déçue et un wagon de bisous qu’il me donnera en personne la prochaine fois qu’on se verra. Ça m’a réchauffé le cœur instantanément. Pour le rassurer et lui montrer qu’il n’avait pas à s’inquiéter, j’ai retourné le compliment en lui promettant un wagon moi aussi.

Dès que Pascal a reçu mon message, il est sorti pour m’appeler. Je pense qu’il a été rassuré d’entendre le ton et le sourire dans ma voie, comme si rien ne s’était passé. Il voulait juste dire de vive voix ; I Love You and Babe, I miss you. Toujours avec un sourire, et je sais que ça traverse les ondes, je lui ai dit que moi aussi, très fort et qu’il me manquait aussi.

Puis après des bisous dans le combiné, on a raccroché.

J’étais heureuse. Ça peut sembler peu, mais j’avais l’impression de compter pour lui, et c’est tout ce qui comptait pour moi. Pascal m’avait fait plaisir en appelant. C’est peut-être pas grand-chose, mais pas pour moi. Peu d’hommes ont l’intelligence d’en faire autant. Il ne faut pas grand chose pour rendre une femme heureuse.

Ça avait au moins l’avantage d’anéantir tout chagrin, si chagrin il y avait et de booster le thermomètre de ma patience. C’est une petite attention, un petit geste qui ne coûte rien, qui prend exactement 15 secondes, et ça rempli tout l’espace vide dans un cœur amoureux. Et malgré l’absence, le fait de l’avoir entendu si tendre au téléphone, ça me donnait l’impression de l’avoir vu.

Ces 15 secondes me donnait l’impression d’avoir passé toute la soirée avec sa tendresse et effaçait complètement son absence.

Apparemment, Pascal était très occupé ce week-end. De mon côté, je me battais contre l’envie de l’appeler juste pour le plaisir d’entendre sa voix. Et aussi contre la folie de le supplier pour qu’il m’accorde 5mn. Pour ne pas laisser ma tête formater dans plans fous, surtout éviter de me mettre à délirer, je me suis plongée dans la peinture. Et la lecture aussi. J’ai dormi comme un loir.

Je n’ai pas mis le nez dehors de la journée. Quant j’ai décidé de poser mes pinceaux pour finir mon bouquin « L’Evangile de Satan », j’ai réalisé qu’il faisait déjà nuit. J’ai vérifié mes messages et répondus aux petits mots de Thomas et mon petit cœur. Rien de spécial, juste de petits bisous et des coucous. Pascal ne cherchait pas à me voir. Je pense qu’il devait être assez occupé.

En fait, ça allait, je n’étais pas en train de mourir sur place, ni d’ennuis, j'avais des tonnes de trucs à faire. Je ne m’ennuis jamais. Pascal me manquait bien sûr, mais je ne me sentais pas désespérée pour autant. Le soir, après avoir préparé un riz au safran avec un émincé de veau à la crème, j’ai mangé en jouant au Boggle, puis je me suis plongée dans mon livre. J'avais le coeur en paix. Quelque part quelqu’un m’aimait, je lui manquais surement un peu. Je crois qu’une part de moi appréciait à la folie cette petite soirée tranquille à la maison. J’aimais traîner chez moi dans un training pourri à faire ce que je veux. J’avais tout de même préparé de quoi me changer en vitesse, si d’aventure Pascal se pointait derrière ma porte à l’improviste.

J’avais oublié mon pire, la plus virulente et imprévisible de mes adversaires; sa femme, Jess. Elle peut être une véritable pétasse par moment, et elle sait comment détruire en un rien de temps ma vacillante petite confiance. Je ne sais pas si c’était exprès, mais je pense que oui.

Je m’étais installée confortablement sur le canapé, devant la télé avec le bouquin que je suis en train de lire. Mon cendrier à portée, un verre de coca, et heureuse, je me suis plongée dans la lecture. Mon natel a sonné.

J’entendais du bruit, beaucoup de bruits. De la musique aussi. J’avais beau demandé qui était à l’appareil, je n’obtenais aucune réponse. Puis j’ai compris, ou j’ai pensé que mon numéro avait été composé par erreur, avant de reconnaître la voix de Pascal. Celle de Jess aussi. La voix de Jess semblait plus proche. Il y avait tout un tas de bruits, difficile de vraiment comprendre ce qui se disait, peut-être à cause de la surprise. Les voix que j’entendais étaient ceux de l’entourage de Pascal. Ou du moins, ceux qui étaient avec lui.

Je l’entendais rire, s’adresser gaiement à sa femme. Il avait dû lui faire un bisou, parce qu’elle a clairement demandé qu’il recommence, qu’elle voulait encore un bisou tout pareil. J’ai compris que c’était à mon intention et elle avait dû composer mon numéro exprès. Elle voulait que je sache qu’ils s’amusaient bien, que je l’entende rire, que je sache que Pascal passait une bonne soirée et qu’il lui faisait des bisous.

Cauchemar. Elle pouvait certainement voir que j’étais toujours pendue au bout du fils. Je devais raccrocher, je le sais, mais c’était dur. Je l’ai fait parce que je ne voulais pas qu’elle jubile, ni que ce soit elle qui me raccroche au nez en remarquant que je restais crochée.

Il n’en fallait pas plus pour me rendre mon angoisse. Je ne tenais pas en place. Ma tête non plus. Elle fonctionnait toute seule. Une petite voix m’incitait à sauter dans ma voiture pour aller sillonner les coins où ils pouvaient se trouver pour voir ce qu’il faisait. L’autre voix me répétait que c’était ridicule. Idiot même parce que c’était exactement l’état dans lequel cette vache espérait me voir tomber. Grrrr. L’empêche que tous mes nerfs me poussaient à courir à ma voiture et filer direct.

Que faite ? Est-ce que j’allais me laisser emporter une fois de plus dans le tourbillon de la jalousie ? J’ai dû me faire violence pour ne pas me laisser emporter par mon impulsivité.

Non, non et non. J’avais pris une bonne résolution, je devais m’y accrocher de toutes mes forces. Graouh. Jess ne m’aura pas. Elle ne me fera pas passer la nuit à me torturer l’esprit. Puis d’abord, je n’avais aucune idée de l’endroit où ils pouvaient être. Si je partais tourner en rond toute la soirée sans le trouver, je ne serais que plus frustrée et mon imagination atteindra des piques insoupçonnées.

Pascal en subirait les conséquences. Je risquerais de le perdre à force d’être chiante, et il risquerait de me laisser choir comme une vieille chaussette.

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153/2012 - Non, je ne pleurerais pas!

Publié le par JaneDo

Vendredi  -  1er  juin 2012  -  (153/2012)   -  Je ne pleurerais pas!

En partant ce matin, Béa m’a dit ‘A ce soir’, pourtant, elle m’avait dit qu’elle avait trouvé où dormir vendredi soir! Je n’avais pas l’intention de l’avoir dans les pattes et de la laisser me gâcher ma soirée. Je savais quoi faire pour la foutre en rogne et lui donner l’envie de ne pas rentrer. En fin d’après-midi, j’ai donc envoyé un message à Béa pour lui dire de faire quelques courses en rentrant; du café puisque qu’elle en faisait pour un régiment, du papier ménage, des clopes pour moi et 2x coca de 2 litres.

Ce n’était pas grand-chose, mais c’était encombrant. Elle aime se servir sans restriction mais remplir les armoires, pas tellement. Ça n’a pas manqué, hihihi.

Il s’en ait suivi une trentaine de messages furibonds. Elle avait l’air de croire que le café, le coca et le reste faisait partie du package. Je lui ai rappelé que les règles ici, c’était moi qui les fixaient, pas elle. Que c’était chez moi, pas chez elle. Si elle voulait du café, elle n’avait qu’à en acheter, punkt shluss. Ça l’a mise en colère. Elle a commencé à presque m’insulter par sms. Pour faire court, elle disait que j’étais trop maniaque, que je n’étais pas capable de vivre en coloc, qu’elle ne buvait que 2 tasses de cafés par jour en comparaison de moi qui en boit une vingtaine au minimum, etc. J’ai pris le temps de répondre 5 fois, après je lui ai dis que je n’avais pas le temps de m’amuser avec elle aux sms. Elle insistait pour que je laisse la clé si je sortais, dans la cachette prévue. Il n’en était pas question.

Folle de rage, elle m’a dit que je n’avais pas confiance. Elle avait raison. Comme je ne répondais pas, elle a continué en poussant à la limite de l’insulte pour me forcer à réagir. Je flottais dans un bain chaud en lisant, donc je regardais de temps à autre ses messages, question d’être sûre qu’elle n’allait pas rentrer même avant que je ne sois partie. N’obtenant pas de réponse, elle a fini par oser une ultime insulte en écrivant; "ton homme te baise mal??".

Ça m’a fait rigoler. Si elle pensait me vexer ou m’énerver, elle était à côté de la plaque. Je lui ai répondu que je ne répondrais plus à ses messages, qu’elle me fatiguait, que peut-être qu’elle devrait se faire baiser, ça lui ferait non seulement du bien, mais ça la calmerait. Elle m’a encore envoyé quelques messages moins épiques, puis, sans doute fatiguée de ne pas obtenir l’effet escompté, m’a demandé quant elle pouvait rentrer dimanche soir. Je n’ai pas répondu. J’ai continué à lire tranquillement ravie de savoir qu’elle ne rentrait pas du week-end.

Après mon bain, je me suis préparée dans l’attente de l’appel de Pascal…

Il a appelé quant il était en route pour venir me chercher. 10mn après, il était déjà en bas. Heureusement que je m’étais préparée d’avance. J’ai tout de suite senti qu’il y avait quelque chose et je n’avais pas tort. Il ne pouvait pas manger avec moi et je crevais la dalle. Gêné, sans oser me regarder dans les yeux, il m’a dit qu’il ne pourrait pas beaucoup me voir ce week-end. Tout en jouant distraitement avec mes doigts et entre 2 bisous dans ma paume, il m’a expliqué que sa femme avait organisé des trucs et qu’il ne pouvait pas lui faire faux-bonds, sans pour autant me donner de détails.

Même si ses petits bisous dans la paume de ma main me faisaient frissonner, j’étais déçue. Je me suis forcée à sourire, mais j’ai été incapable de commenter. Si je l’avais fait, j’aurai certainement fondu en larmes. J’ai tenté de déglutir la boule d’angoisse qui me serrait la gorge avec une bonne rasade de coca. C’était mon tour d’éviter son regard pour ne pas montrer à quel point j’étais triste. He said he’ll make it up to me, but when?

Pascal avait posé ma main contre sa joue et l’espace d’une seconde, je me suis imaginée plantant mes ongles dans sa peau, le griffer, pour lui faire partager ma déception. Evidemment que je ne l’ai pas fait. Il embrassait mes doigts entre 2 phrases, se penchait pour m’embrasser.  C’était de doux baisers tendres, ses mains cherchaient à me rapprocher, ses jambes frôlaient les miennes, mais rien à faire, je n’arrivais pas à me réjouir de l’instant présent.

En partant, il a passé son bras autour de ma taille et me serrait contre lui. Son contact me faisait tourner la tête. J’ai même pensé m’agripper à lui et lui demander de rester, de rester encore un peu, et pourquoi pas toute la soirée, et même dormir à la maison. Le tableau qui a défilé devant mes yeux, avec ses refus et ses excuses, mon visage défait par les larmes était trop ridicule. Ma fierté à reprit le dessus et je n’ai rien fait.

Si j’avais pu j’aurai pris mes jambes à mon cou pour éviter les embrassades avant l’inévitable séparation.

J’aurai voulu juste disparaître à l’instant pour ne pas avoir à le laisser me planter devant chez moi et le regarder partir sans espoir de retour. C’était évident qu’il savait que je ne nageais pas dans la joie. Il me trouvait silencieuse. Normal, il n’y avait pas grand-chose à dire.

Pendant le trajet de retour, je n’ai pas desserré les dents.

Il a tout fait pour essayer de m’arracher quelques mots, serrant mes doigts entre les siennes, bavardant pour 2. Mais par moment, un silence lourd plannait dans la voiture nous plongeant à des kilomètres l’un de l’autre. Je regardais la route et à travers la vitre côté passager en lui tournant la tête.

J’aurai peut-être dû lui faire une scène, piaffer de rage, gueuler, laisser exploser ma colère, laisser sortir mes larmes. J’aurai peut-être dû insister, m’accrocher, refuser de le laisser partir. Le supplier peut-être? Arfff, non, je ne pouvais pas. De toute façon, il s’en irait et je me serais humiliée pour rien. Alors, je me suis murée dans le silence. De temps en temps, quant il m’appelait par mon nom m’obligeant à le regarder, au lieu de parler, je lui lançais un sourire mélancolique, désabusée et légèrement triste. Je n’avais rien à dire.

Tout ce que je voulais, c'était vite arriver, pour pouvoir courir m’enfermer chez moi. Là, j’étais en sécurité, je pouvais me laisser aller. Non, je ne pleurerais pas.


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152/2012 - Béa me les gonfle!!!

Publié le par JaneDo

Jeudi  -  31 mai 2012  -  (152/2012)   -  Elle me les gonfle!

J’ai passé la journée à tourner autour du bordel que Béa avait laissé dans la cuisine. Ok, on me dira que c’est pas grand-chose, parce que dit à haute voix, ça a l’air de rien ; filtre à café débordant, ce qui fait que le passage est sans doute bouché et j’ai dû le nettoyer si je voulais du café. De plus, la moitié du pot était encore rempli, elle n’avait bu qu’un café et en avait fait pour un bataillon complet.

Et puis, il y avait les miettes! Quoi? C’était pour jouer au petit Poucet ou quoi? Grrrrh. Et le couvercle des toilettes qu’elle ne pense jamais à rabattre, et le filtre qu’elle a laisse sur la place de travail au lieu de le foutre à la poubelle, et ses clopes qui traînent sur la table, le cendrier pas vidé, et ce n’était qu’une partie du cheni qu’elle avait laissé derrière elle en partant au boulot. Bref, grrrr, la rage! Ça m’énervait sec. Si je rangeais, elle recommencerait, vu qu’elle n’aurait pas été dérangée pour ça. Laisser jusqu’à ce qu’elle rentre et c’est moi qui devait poser les yeux sur ce bordel toute la sainte journée. Je fulminais.

Le soir, dès qu’elle a posé les pieds à la maison, je lui ai fait refaire le chemin pour ranger tout son foutoir.

Tout ce qu’elle a trouvé à dire c’est ; « Waouh, t’es de mauvaise! ». Je lui ai répondu que ça, ce n’était pas quant je l’avais mauvaise, j’étais calme. Mais, je lui ai rappelé que si je n’avais pas d’enfants ou que je ne vivais pas avec un mec, c’était justement parce que je détestais faire la police, et passer mon temps à devoir contrôler derrière quelqu’un, rappeler qu’il faut ranger ou ranger à sa place, ou encore faire des listings pour le lui rappeler. Je n’étais pas sa mère, et si elle n’arrivait pas à laisser la cuisine propre, elle n’avait pas à l’utiliser. Ok, peut-être que je suis un tantinet maniaque!!!

Après être passée à l’agence pour apporter mes croquis, je suis passée au salon de ma frangine. Je n’aurai jamais dû. J’ai fini par rentrer sans avoir rien pu faire de mon après-midi. Je voulais faire quelques courses, mais c’était trop tard, les magasins fermaient. Et zut.

Pascal était avec Caro ce soir. Il avait un match à Nyon. Comme d’hab, demain il bosse, donc je ne pense pas qu’il sortira. L’équipe prendra probablement un verre dans le truc avec l’autre équipe et leurs supporters, ensuite Pascal rentrera probablement chez lui. Quant on s’est parlé en fin de journée, avant qu’il quitte son boulot, il ne m’a pas proposé d’aller au match. Faut dire que je dis tout le temps non aussi, faudra que je change ça. Je suis trop prévisible. Pascal a glissé dans la conversation qu’il passait chercher Caroline pour aller au match. Je n’ai pas relevé et je n’ai pas posé de questions non plus. Peut-être que j’aurai dû.

On se voit demain peut-être, et j’avoue que je suis hyper impatiente. J’ai l’impression de ne pas avoir vu Pascal depuis des siècles, et pourtant, je l’avais vu jeudi passé! Son sourire et ses bras ma manquait à mort. Pascal n’a pas eu le temps de m’expliquer pour demain soir, on a dû raccrocher. J’espère que ça va jouer, sinon je serais super déçue. Pas fâchée, juste déçue et peut-être un peu triste.

Je sais que je devrais organiser ma soirée au cas où, pour ne pas rester à la maison à ruminer et peut-être chialer… Mais, comme la plupart des nanas complètement idiote, j’attendais juste demain! J’aurai peut-être dû faire un saut à son match pour voir ce qu’il faisait, ou peut-être même chez Caro??? Non, non, ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal. Je préfère rester dans lignorance.


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151/2012 - Béa a trouvé un appart... Youpiiii!

Publié le par JaneDo

Mercredi – 30 mai 2012  -  (151/2012)   -  Béa a trouvé un appart... Youpiiii!

Rhhh Béa me les gonfle! Elle est assise parterre à me bouffer mon air à regarder MON programme télé; L’Affaire Saffrat de Monaco sur Planète Justice. Elle est rentrée avec un petit cornet de tomates et j’ai dû aller lui dire de ranger ce qu’elle avait laissé traîner depuis le matin. Je lui ai répété que ça me gonflait d’avoir à lui dire de ne rien laisser traîner, et en plus de devoir me rappeler toute la journée de le rappeler, et de ne pas le ranger pour elle, donc de ne pas toucher, sinon elle ne se rendra pas compte qu’elle avait laissé traîner des trucs.

Chaque jour il y a quelque chose, alors ça commence à me gonfler grave. Sans compter les miettes, etc, et j’ai un pinceau de maquillage qui a disparu. Mais comment savoir si ce n’était pas ma copine de Belgique qui l’a prise par mégarde.

En tous cas, j’enrage. Je déteste grave qu’on touche à mes affaires, je déteste ranger les  trucs de quelqu’un d’autre ou après quelqu’un. J’ai passé plus d’1 heure à chercher mon pinceau. Rien. Je suis verte, ça m’énerve. Je déteste qu’on touche à mes affaires et je déteste avoir quelqu’un dans les pattes. Pfff, je ne veux plus vivre avec qui que ce soit, je veux être seule chez moi. Je ne suis vraiment pas faire pour vivre avec quelqu’un, ni homme, ni femme, c’est trop d’efforts pour moi.

Alors aujourd’hui, j’ai emmené ma puce chez sa prof et je l’ai attendu à la Chocolaterie qu’on avait découverte la dernière fois. On avait prévu de passer à la FNAC au retour pour acheter le dernier no. de Shinobi Life. On a traîné à la découverte des nouveautés mangas, d’ailleurs j’ai acheté encore une série en cours. Il n’y a que 2 volumes pour le moment. Zut, on va se retrouver à attendre chaque sortie avec impatience. Avant de partir, on a encore fait un tour pour voir les nouveautés dans les thrillers. Il y a quelques livres que je vais revenir chercher, ou peut-être les commander sur internet.

Ensuite, j’ai invité ma puce à prendre un verre sur la place du Flon. Ca nous faisait plaisir de parler de nos livres en attendant que sa maman rentre. Lilice m’a demandé de lui prendre des clopes en rentrant. Pendant que je discutais avec Lilice, ma puce a fini le 1er volume. Béa n’avait toujours pas fait signe de vie, j’ai donc pensé qu’elle dormirait peut-être ailleurs et que j’aurai tout mon espace à moi. Je suis rentrée toute contente, mais à peine j’ai passé la porte qu’elle appelait pour dire qu’elle était en route. Pfff, zut.

Le temps de me changer pour enfiler un de mes trainings à la gomme, elle était déjà là pour s’asseoir devant moi à mâchouiller bruyamment sa nourriture. Grrrr. Mais, bonne nouvelle, elle a trouvé un appart, donc le 11, je serais débarrassée d’elle. Après ça, je vire le lit dans la 2ème chambre. Je ne veux plus héberger personne. Je veux vivre seule, je ne veux pas partager la vie de qui que ce soit. J’installerai mon atelier et basta.

Brig vient en Suisse fin juin, au détour de nos skype, j’avertirais que je n’ai plus de lit, ou peut-être que je lui ferais croire que Béa est encore là. Je suis même prête à demander à Dol de venir dormir ici, ou de passer quant Brig sera là, question qu’elle ne soit pas vexée. Ouais, parce que là, j’en peux plus. Je ne veux plus me forcer, je peux choisir ma manière de vivre et je n’ai pas l’intention de me priver. Je veux vivre comme je l'entends!

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150/2012 - Long week-end in z poubelle!

Publié le par JaneDo

Mardi – 29 mai 2012  -  (150/2012)  -  Bye bye longs week-end !

J’étais trop naze pour faire une nuit sans sommeil. J’ai dormi 1 petite heure avant de réveiller Nicole pour qu’on se prépare à filer à l’aéroport pour son avion pour la Belgique. Pas de circulation sur la route, on a eu le temps de prendre un café et déjeuner à l’aéroport. Nicole est toujours triste quant elle repart et cette fois aussi, elle a eu de la peine à retenir ses larmes.

Béa était encore au lit quant je suis rentrée, je n’ai pas traîné pour retourner me coucher. J’ai quand même changé les draps. Je n’aurai pas réussi à dormir autrement. J’avais mis mon réveil pour me lever pour fermer la porte d’entrée à clé après le départ de Béa pour aller bosser. J’ai enfin dormi comme une marmotte jusque tard dans l’après-midi.

A mon réveil, je me suis mise à peindre jusque tard dans la soirée.

Pascal aurait voulu passer après son entraînement, mais j’avais l’autre sur les pattes, alors c’était foutu. On aurait pu se retrouver ailleurs, mais j’étais un peu trop raide pour avoir envie de m’habiller et tout le truc. J’ai regretté après avoir raccroché. C’était bête parce que j’avais vraiment envie de le voir.

Evidemment, j’aurai voulu lui demandé ce qu’il avait fait de son week-end, mais en même temps, si on se voyait 5mn, ce n’était pas exactement le bon timing pour poser des questions. Je n’avais pas envie d’être toute câline et apprendre après qu’il avait passé son temps avec Caro. Donc, je me suis rassurée comme ça en me persuadant que j’avais bien fait de décliner sa proposition.

Arfff, mais peut-être que j’aurai dû le voir? Comme ça, au cas où, j’aurai effacé Caro? Rhhh, voilà que je débloque encore! Faut que j’arrête ces tortures mentales moi!!!

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149/2012 - Long week-end sans lui...

Publié le par JaneDo

Dimanche – 27 mai 2012  (148/2012)   - Week-end en otage…

Dimanche, on a traîné à la maison, aucune envie de sortir ni l’une, ni l’autre. En fin d’après-midi, j’ai quand même décidé de l’emmener faire un tour. Le soir, on a été manger sur Lausanne, puis on est rentré à la maison. On est restée à discuter jusqu’à 3h du matin. Dingue.

Pascal me manquait à mort. Je ne savais pas trop ce qu’il faisant. Il m’a envoyé des coucous, des tonnes de petits messages remplis de bisous, de câlins, mais rien sur ses faits et gestes. Peut-être qu’il n’avait pas envie d’en parler? Je n’en sais rien, mais je n’ai rien demandé non plus.

Parfois, je lui racontais ce que je faisais, où j’allais, pourtant il ne demandait rien. Je lui ai dit qu’il me manquait, que j’avais envie de le voir et je me suis aussi excusée d’avoir toujours quelque chose et de ne pas pouvoir le voir. Je lui manquais aussi, ça, ça m’a fait plaisir.


Lundi – 28 mai 2012  (149/2012)  - Long week-end sans lui...

Lundi, après avoir passé la journée sur la terrasse, on a décidé d’aller prendre un verre en fin de journée à Ouchy et manger. Demain matin, vers 4h30, on devait se préparer à partir pour Genève. Nicole avait son vol vers 6h du matin. De retour en Belgique, Nicole allait directement au boulot depuis l’aéroport. Elle espérait raiment que je trouverais le temps d’aller en Belgique à mon tour pour lui rendre visite. Une fois que je l’aurai déposée à l’aéroport, j’avais l’intention de rentrer me recoucher.

Béa me harcelait au téléphone pour qu’on se retrouve pour prendre un verre. Je n’aurai jamais, au grand jamais dû accepter.

On était sur la terrasse du MGM et elle est arrivée avec un de ses… copains!!! Ciel, elle était à moitié bourrée, parlait fort d’une voix nasillarde. Sans surprise, son copain, Robert, était un alcoolique. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. La honte. Son pote a essayé d’engager la conversation, pfff, mais je n’avais pas l’intention de lui parler. Je faisais celle qui n’entendait pas ou qui n’avait pas réalisé qu’il me parlait. Pour parer à mon manque de communication, Nicole lui répondait gentiment.

La honte! Dire que Béa se balade avec ça! C’était la 1ère fois de ma vie que je me retrouvais attablée avec ce genre de débris de l’humanité!

Le type a vite compris qu’il n’était pas le bienvenu et il a décidé de partir. On a été faire quelques petites courses à la Coop, puis manger. Béa nous suivait en titubant. Au MGM, elle avait bousculé un type qui avait eu la gentillesse de lui passer son siège. Tout le bar nous regardait, elle parlait tellement fort. Je pense que tout le monde voyait qu’elle était bourrée. Au resto, elle a commencé le même cirque, je passais mon temps à lui demander de parler moins fort, mais elle ne semblait pas capter.

Après ça, on est rentrée… Inutile de prolonger le calvaire! Béa s’est couchée. Elle a bien fait, sinon j’aurai perdu mon calme. Nicole avait aussi remarqué l’état de Béa, comme celui de son «pote». Elle aussi avait été gênée d’être en leurs compagnies. On a bavardé encore une petite heure après que Nicole ait préparé ses bagages. Vu le manque de lit, elle s’est ensuite couchée dans ma chambre.

Je suis restée à lire au salon… Mon précieux petit moment de solitude…

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147/2012 - Week-end fichu… Nicole en visite…

Publié le par JaneDo

Vendredi – 25 mai 2012  (146/2012)  -  Week-end fichu… Nicole en visite…

En fait, j’étais persuadée que ma copine n’arrivait que demain, j’ai donc passé la journée à m’organiser pour passer une petite soirée tranquille avec Pascal. Je m’étais arrangée pour que Béa décampe, courses, épilation, ménage, etc. J’ai couru toute la journée pour ne pas avoir à mettre le nez dehors du week-end.

Avant de rentrer, je suis passée voir Dol à l’hôpital. Elle pensait sortir lundi et voulait inviter ma copine et moi à dîner. Je ne pensais pas que c’était possible et je crois que je n’en avais pas très envie. Je suis rentrée tard, vers 17h30 et j’ai oublié mon natel dans la voiture. Zut. Ca me faisait chier de redescendre les 2 étages pour aller le chercher, mais comme j’attendais un appel de Pascal, je n’avais pas le choix.

J’avais un message, mais ce n’était pas celui que j’espérais…

C’était ma cops de Belgique, Nicole arrivait vers 18h30 à Genève! Rhhh, quelle poisse! J’ai tout de suite essayé d’avertir Pascal et je me suis préparée à aller chercher ma cops. Elle restait jusqu’au mardi matin. Mon long week-end de rêve dans les bras de Pascal tombait à l’eau et ça me mettait les nerfs en plotes. Mince, il y a eu pas mal de congés et c’était chaque fois la croix et la bannière, j’étais fatiguée. C’était chaque fois l’enfer pour essayer d’aménager un peu d’espace pour moi, me débarrasser de Béa, ou pour avoir tout mon week-end tranquille sans anniversaire en famille et autre. J’arrivais gentiment à bout de résistance, mais il me fallait encore faire un petit effort pour ce week-end. L’empêche que j’étais triste de ne pas pouvoir voir Pascal de tout le week-end. Fais chier.

Son avion avait du retard. On a papoté à bâton rompu sur le chemin de retour, on était contente de se revoir. Je l’ai invitée à manger un truc à Ouchy sur une terrasse et on a continué à se raconter nos histoires depuis la dernière fois qu’on s’était vue. On est rentrée à la maison vers minuit et on a encore discuté jusque vers 2h du matin avachie sur les canapés du salon.

Dès que Nicole a été se coucher, j’ai envoyé un petit message à Pascal. J’avais tellement envie d’entendre sa voix.

Pascal n’avait pas vu mon message. Samedi matin, en allant faire son jogging, il a répondu à mon message enfin. Il a d’abord essayé de m’appeler, mais mon natel était sur silence.

Thomas avait invité tout le monde chez lui, ils ont fait des grillades dans le jardin. Ils ont donc passé la soirée à faire la fête avec leurs amis dans le jardin. J’aurai bien aimé être là-bas aussi.


Samedi – 26 mai 2012  -  (147/2012) - Farniente

J’ai dormi tard. Nicole était sur le balcon à bronzer quant je me suis levée. Après avoir pris un bain, j’ai été la rejoindre sur la terrasse. Béa a essayé de m’appeler, mais je n’ai pas répondu ni à ses appels, ni à ses messages. J’étais nerveusement à bout même si je faisais tout pour le comprimer. Je savais que je pèterai un câble si je devais supporter son bavardage sans queue, ni tête au téléphone. Elle était à Ouchy et proposait qu’on aille prendre un verre ensemble. Ensuite, je pense qu’elle pensait rentrer nous scouater. Fabiana m’a aussi donné rendez-vous à Ouchy. Mais on n’avait pas envie de se stresser. Nicole voulait profiter du soleil sur le balcon.

En fin de journée, avant que les magasins ne ferment, on a été faire des courses. J’ai préparé un petit truc à manger. On avait plein de trucs à se raconter et on n’a pas eu envie de sortir en fait, alors on a passé la soirée à la maison. Vers minuit, Nicole était couchée et je suis restée au salon à lire. J’avais besoin de ces petits moments à moi.


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145/2012 - Tête à tête surprise

Publié le par JaneDo

Jeudi – 24 mai 2012  (145/2012)  …

Je voulais absolument me reposer aujourd’hui, être tranquille, seule, parce que ce week-end, j’avais de la visite et je n’aurai pas 1mn pour moi. Rien qu’à cette idée, je stress déjà. Je déteste ne pas pouvoir compter sur quelques heures de solitudes, quelques heures à moi, sans personne dans mes pattes. Je déteste ne pas être seule chez moi en fait.

  • Hey! On pourrait se voir ce soir? On pourrait manger ensemble? Enfin, après mon match? Je passe te chercher?

Non, je voulais prendre ma voiture. Puis, si on voulait rester encore un moment ensemble après avoir mangé, ce serait foutu s’il doit me ramener à la maison et rentrer! Pascal s’est rendu compte que j’avais raison. On s’est donc donné rendez-vous au bord du lac, à notre endroit habituel. Mince, j’étais en retard. Pascal m’avait pourtant appelé en quittant le terrain.

Mon cœur s’emballe dès que je le vois. Adossé à sa voiture, il fumait tranquillement en attendant mon arrivée. Dès qu’il m’a aperçue, il a écrasé sa cigarette pour venir à ma rencontre. Boum, boum, boum, mon cœur me cogne dans les oreilles. Il était en bermuda avec un t-shirt sans manche qui ne cachait rien de ses biceps musclés. Il avait une chemise, je crois, attaché à la taille. Je n’avais pas le temps de tout détailler, mon regard était attiré par le tableau qu’il formait dans l’ensemble. Trop trop chou.

J’avais peine à croire que ce bel homme attendait une nana comme moi! Qu’est-ce qu’il pouvait bien me trouver? Qu’est-ce qu’il pouvait bien aimer chez moi? Je n’avais rien de spéciale, et même, j’étais plutôt une nana hyper chiante!

Pascal m’a serré très fort contre lui un long moment avant de m’embrasser et de me faire fondre et devenir toute molle. Je sentais sa respiration, la solidité de ses muscles à travers les fines matières qui nous séparaient du peau à peau. Hum, j’aime son odeur, la chaleur de ses bras, je percevais le battement de son cœur. Ça m’a donné une furieuse envie de lui.

On a échangé quelques baisers, s’est encore serré l’un contre l’autre comme si on avait un terrible besoin de se rassurer, puis on a commencé à marcher en direction du Mövempick. J’avais laissé ma voiture au parking pour venir le rejoindre à pieds. On va manger au Mövempick? oui, tu as faim? oui, bref, je me suis transformée en madame «oui-oui».

Après quelques pas, Pascal s’est immobilisé… Il n’avait aucune envie qu’on aille se noyer dans la foule, il aimerait qu’on reste tous les 2, qu’on puisse se toucher, s’embrasser, se parler, sans avoir à faire attention à ceux qui nous entourent. Ben, j’allais pas dire non! J’ai pensé qu’on allait revenir sur nos pas pour aller s’asseoir sur notre muret, mais Pascal avait une toute autre idée.

Un peu perplexe et surprise, je l’ai regardé téléphoné… Il réservait une chambre? Oh! Boum. Boum, boum…

Pascal a voulu réservé la suite, mais elle n’était pas disponible, alors il a pris une Junior Suite. Il est fou. Pour quelques heures, je trouvais la dépense exagérée. Il m’a demandé ce que je voulais manger, j’ai pensé à un riz au curry. C’était ce que j’avais l’habitude de manger au Mövempick. Il s’est commandé un rumsteak et a voulu savoir si je voulais changer ma commande. Mais non, je mangeais toujours la même chose aux mêmes endroits moi. Il a demandé que tout soit prêt à notre arrivée dans la 1/2h et servi dans la chambre.

C’est quand même bien d’avoir de l’argent, tu as tout ce que tu veux, quant tu veux…

Pascal a fait tous les arrangements par téléphone. C’était chouette l’idée de manger en tête à tête sans yeux ou oreilles indiscrètes. On avait donc une demi-heure devant nous pour se faire des bisous et aller tranquillement jusqu’à l’hôtel. On est retourné à sa voiture pour aller s’enfiler dans le parking de l’hôtel ni vu, ni connu. A l’étage, un type nous attendait pour nous escorter à la chambre avec la clé et tout. Ah bon! C’est dingue, je pensais qu’il devait passer à la réception!

J’avais les joues en feu, légèrement mal à l’aise aussi. J’avais l’impression de porter un panneau… Boum, boum, boum…

Pendant qu’on mangeait, Pascal a tout à coup proposé qu’on dorme là, il n’avait pas envi de rentrer. Boum, boum, boum, boum, mon cœur s’affolait. Puis, on ne pourrait pas se voir de tout le long week-end, alors j’ai accepté. Je pensais quand même que ce n’était pas bien, j’avais un peu peur qu’on ait des ennuis. Enfin, c’est plutôt lui qui aurait des ennuis avec sa femme. Mais impossible de résister à l’envie de passer la nuit dans ses bras!

10mn après être arrivé dans la chambre, le dîner a été servi. Waouh, des fruits, du pain frais, du vin, des limonades, des trucs à grignoter, etc... Waouh!

On s’était déjà mis en peignoir. On avait l’intention de sauter dans le jaccuzi dès qu’on aurait fini de manger. La vue était magnifique. Pascal préférait le Savoy, mais rien que pour la vue, c’était top le Mövempick. Pascal me dorlote à mort, et j’avoue que j’adore ça.

Pascal n’avait pas besoin de dépenser autant juste pour me faire plaisir, ses bras et même rien qu’1h en sa compagnie m’aurait fait plaisir. Savoir qu’il avait envie de me voir me rendait déjà super heureuse. Mais à vrai dire, on a passé une soirée magnifique en tête à tête, rempli de rire, de bisous bisous, de sourires, d’amour…

Je crois que je n’oublierai jamais cette soirée. Et, je l'aime.


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143/2012 - Des jours où tout va mal !

Publié le par JaneDo

Mardi, 22 mai, 2012 - Mathieu, mon ex

Aperçu Mathieu quant j'étais au salon cet après-midi. Je l'ai vu tout à fait par hasard, je crois que c'est son sourire qui a accroché mon regard, et peut-être son signe de la main. J'ai toujours adoré le voir sourire, il a toujours son charmant et joli sourire, mais j'ai aussi remarqué qu'il avait à nouveau ses belles cuisses de footballeurs. Je suis presque sûre qu'il fait du foot à nouveau, je pourrais parier ma chemise. Mis à part son sourire, c'est une des choses qui m'avait fait tomber amoureuse de lui; ses cuisses, hihihi.

Dommage qu'il ait coupé ses magnifiques cheveux! Mais bon, avec son boulot, je pense qu'il n'avait pas trop le choix. Ouais, c'était un mec adorable, je ne me suis jamais ennuyée avec lui, il était plutôt fun.

Gillou a eut une crise cardiaque, il a dû être transporté d'urgence à l'hôpital. C'est Alice qui me l'a appris, elle était toute inquiète pour son papa. Il a eu un pontage il y a 8ans, j'espère que tout se passera bien. Ca m'inquiète un peu. Pas une journée top, c'était l'escalade des mauvaises nouvelles. Pas pour moi, mais bon. Mais je n'ai rien fait de ce que j'avais prévu.

Triste Robin Gibbs des Big Gees est décédé, j'avais appris pour Donna Summer le jour d'avant, Gillou à l'hôpital, Mireille qui n'a toujours pas d'appart et si elle ne trouve rien, le 1er juin elle sera à la rue avec ses 3 enfants, la fille qui m'a fait les ongles n'a plus personne pour garder son bébé de 15mois et pas d'appart, et Béa n'a pas reçu l'appel pour le studio qu'on a visité hier...

Bref, il y a des jours comme ça où tout semble aller mal!

J'ai été obligée d'annuler avec Pascal. On ne pouvait pas se voir chez moi, il y avait Béa, et chez lui, Thomas avait invité les potes de basket, c'était trop risqué. Bref... Il me manque... J'ai senti qu'il avait envi de me voir, aussi de me parler de quelque chose, mais pas au téléphone.


Mercredi - 23 mai - 2012 / Mon oreille n'en peut plus!

Je viens de passer 3h au téléphone avec une copine, Rama. Déjà que je ne comprends pas la moitié de ce qu'elle raconte, alors 1h c'est déjà trop, mais 3h, c'est plus que la limite. Elle m'avait appelé vers 23h30, et on était encore mardi, à minuit je transpirait déjà d'impatience, et heureusement, ma batterie a lâché et ça a coupé. Bien sûr que j'aurai pu mettre le chargeur, mais franchement...  pas envie. Ma tête n'en peux plus et je parle même pas de mes oreilles! Rhhh, j'suis naze!!!! frown


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