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261/2012 - Je suis sans doute mon pire ennemi!

Publié le par JaneDo


Mardi - 18 septembre 2012  -  (261/2012  -  J’aurai peut-être dû mentir!!!


Impossible de fermer l’oeil, j’étais dans tous mes états. Des tonnes d’idées noires me traversaient l’esprits, par exemple que Caroline allait certainement dormir chez lui, et l’idée me rendait malade. Je crois même que j’étais un peu jalouse qu’elle sache toujours faire ce qu’il faut au bon moment, moi au contraire, je me laissais souvent emportée par mes humeurs. Zut, j’aurai tellement aimé dormir dans ses bras.

Raide crevée, je me suis installée au salon et j’ai commencé à regarder des animés sur mon ordi. Au moins comme ça, je pourrais éviter de trop réfléchir.

Grâce au ciel, Pascal est un ange, des fois, il fait juste ce qu’il faut quant il faut; il est venu sonner 1h plus tard. Le voir derrière ma porte m’a fait un plaisir immense, mais j’ai vite compris qu’il n’était pas venu avec des in
tentions coquines. Il avait me parler.

  • J’avais un truc à te demander, Jane, je veux que tu saches que je t’aime, mais je dois savoir si ça vaut la peine que je prenne le risque de foutre en l’air tout autour de moi, est-ce que tu n’as pas changé d’avis, ou est-ce que tu penses toujours ce que tu m’avais dit; que tu ne veux pas vivre en couple, ni te marier, ni avoir d’enfants, etc. Est-ce que c’est toujours ce que tu penses? En bref, je veux savoir si on a un avenir ensemble, ou si je me fais des idées?

Glups! Bon, je pourrais lui mentir, mais ce serait vraiment vache, et je ne peux pas faire ça à quelqu’un que j’aime, mais, si je lui dis la vérité, aïe, ça va tout gâcher entre nous! Je n’ai pas eu besoin de donner ma réponse en mots, il a compris rien qu’à mon regard. Il a eu une sorte de rire triste et il s’est laissé tomber sur le bord du fauteuil en secouant la tête.

  • Je me demande pourquoi j’avais pensé que tu pouvais avoir changé d’avis!

C’est fou comme tout peut changer en une demi seconde, comme on peut tout gâcher rien qu’avec un mot ou un regard. Comment lui faire comprendre que je l’adore mais que je n’étais pas faite pour vivre à 2? Qu’il ne m’aimerait plus depuis longtemps si on avait le malheur de vivre ensemble! Afff, je ne pouvais pas lui dire des trucs pareils!

  • Donc pas question que tu viennes à la maison, hein? Bah, de toute façon, je n’y tenais pas trop. Mais, on aurait pu s’arranger, non, j’aurai pu m’arranger pour déménager chez Thomas, ou on aurait pu faire un escalier intérieur qui relie les 2 appartements? C’est tout à fait faisable. Pfffouh, bon… Je crois que je vais rentrer.

Malgré tout, il m’a prise dans ses bras et m’a fait pleins de bisous avant de partir. Jeeez, je me sentais hyper triste. Peut-être que je pourrais faire un effort? Prendre le risque? Après tout, prendre des risques, c’était aussi de l’amour non? Je pouvais me tromper et que tout irait bien?

Aïe, ça me fichait le cafard et un mal de tête de cheval à réfléchir à comment changer les choses. C’était trop tard de toute manière. Non, je n’aurais pas pu lui mentir.

Je devais bosser, mais j’avais la flegme aujourd’hui, alors, je n’ai rien foutu. J’étais plutôt crevée et je n’avais pas envie de bouger de la maison non plus. Donc, je suis restée enfermée avec des pensées déprimantes à attendre des nouvelles de Pascal. Je ne sais pas très bien ce que j’espérais, parce qu’après notre conversation, d’hier soir, ou plutôt tôt ce matin, je pense que c’était un peu foutu pour ma tête.

Pfff, pas de nouvelles de la journée… Ben, Pascal devait sûrement m’en vouloir peut-être un peu…


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260/2012 - Que va décider Pascal pour nous? De tout ça?

Publié le par JaneDo

Lundi - 17 septembre 2012  -  (260/2012  -  Que va décider Pascal pour nous?
 De tout ça? Concernant sa femme et ses exigences?


Je crois que, enfin, j’ai pensé que Pascal avait emmené Caroline avec nous en week-end pour que sa femme, Jess, ne puisse pas la trouver et penser qu’ils sortaient toujours ensemble. Puis, je commençais à m’inquiéter que Pascal ne me parle pas de ce qu’il avait ou allait décider. En tous cas, j’espère qu’il n’acceptera pas que Caro s’installe chez eux sinon, je crois que je craquerais sérieusement.

Dans l’espoir que Pascal passe à la maison, je me suis habillée pour flâner chez moi. Je me suis sentie un peu nulle. Il n’allait sûrement pas passer et moi, je suis habillée comme une conne, couchée sur mon canapé, maquillée et tout! Vers 1h du matin, Pascal m’a envoyé un petit message pour savoir ce que je faisais, puis pour me demander d’aller le rejoindre. Il avait envi de me voir. Du coup, je n’ai pas regretté d’être toute prête.

Il m’a fallu moins d’1h pour débarquer au Tiger. Pascal, Thomas, Paul, Michael, Julien, bref, tout le monde était là. Avant de partir, j’avais vite appelé Caro. Elle m’attendait dans le parking.

Pascal a souri quant il m’a vue. J’ai fait le tour pour saluer tout le monde et en arrivant vers lui, il m’a prise par la main pour ressortir, soit-disant, fumer une clope, mais il était juste content que je sois venue. Caro est sortie aussitôt se coller à nous. Il avait essayé de me rappeler pour me dire qu’il passait plutôt à la maison, mais comme je ne répondais pas, il a pensé que j’étais déjà en route.

Pascal voulait qu’on s’en aille. Sa femme n’était pas encore là, mais il pensait qu’elle n’allait pas tarder.

Je n’osais pas faire ça, on aurait des problèmes, mais en même temps, je n’allais pas refuser de passer un bout de la soirée avec lui. Caro a soudain proposé qu’on aille chez elle. Huh? Pascal a regardé Caro comme s’il venait seulement de se rendre compte de sa présence et comme si elle avait dit une énormité. Il a gentiment décliné l’invitation.

Il lui a dit que non seulement elle était à 2 pas de chez lui, mais en plus, ce serait le premier endroit où sa femme ira chercher, donc, non. Puis, en allant vers sa voiture, il a changé d’avis. Pascal est retourné la chercher. Elle était ravie, moi, surprise. Caro a pris ma voiture, on a été la parquer chez elle, et elle est montée avec nous.

Quant on était que les 2, Pascal m’a fait comprendre qu’il n’était pas d’humeur coquine, donc ça ne gênait pas que Caro vienne aussi. Je n’ai rien dit, je ne voulais pas avoir l’air d’une pétasse égoïste. On était un peu embêté, et pour finir, on a atterri à l’hôtel. Il n’y avait pas d’autre moyen pour être tranquille et invisible. Tous les bars fermaient vers 2h du matin.

On a jute discuté…

Caroline était prête à jouer le jeu et aller chez Pascal, mais Pascal ne voulait pas. Il ne voulait pas qu’elle prenne le risque de quitter son appart. Il m’a demandé ce que je pensais de tout ça. Hum, je n’en avais aucune idée. Ça me gênait un peu de parler de tout ça devant Caro. Puisque ça ne semblait pas poser de problèmes pour Pascal, alors j’ai été sincère, ça ne me disait rien de passer chez lui comme si j’habitais là-bas, je n’avais pas l’intention de quitter mon appart.

Et si c’était à moi qu’il le demandait, je ne voyais pas comment on arriverait à co-habiter avec Jess. De plus, il semblait que Jess a de nettes préférences pour Caro, pas moi. Pour l’instant, il n’avait pas parlé de moi, peut-être heureusement, parce que je ne voulais pas dormir chez lui avec sa femme à côté! Pascal m’a rappelé que j’avais déjà dormi chez lui, ça n’avait pas semblé me poser de problèmes alors!

Hum, je me suis rendue compte que je risquais de l’agacer à changer d’avis et de réactions tout le temps, alors je lui ai dis qu’on verra selon ce qu’il décide. Pascal m’a dit qu’il n’avait pas encore parlé de moi avec Jess, parce qu’il redoutait justement ma réaction. Après avoir réfléchi, Pascal a dit que finalement, il n’était pas fan de l’idée non plus, ce serait trop bizarre. Je crois que Caro se sentait mise à l’écart, trahie, elle lui a demandé s’il pensait à elle aussi? Elle l’avait couvert jusque là, quitte à s’attirer les flammes de son épouse?

Je crois qu’elle n’aimait pas avoir l’impression d’être exclue de la discussion. Puis choquée, je l’ai entendu parlé de la condition exprès que Jess a exigé. Je comprenais maintenant pourquoi Pascal avait l’air si perturbé, tout s’expliquait; elle exigeait que Pascal soit un mari, dans tous les sens du terme, s’il ne la touchait pas, il n’aurait pas le droit de voir Caro. t pour qu’il respecte les conditions, elle était prête à y mêler la famille pour la soutenir.

Ha! Donc, j’étais la seule qui n’était pas au courant??? Je me suis sentie mal…

Incrédule, j’ai cherché le regard de Pascal, j’espérais qu’il réfute ce que Caro venait de dire, mais il évitait mon regard. Donc, c’était vrai? J’avais la nausée! Pascal est resté muet, il n’a rien dit, rien répondu? Alors, si ce soir il était dehors, s’il… alors c’est que??? Afff, non, non, non, je ne devais pas penser comme ça. Il avait sûrement ses raisons. Je devais éviter de m’emporter et attendre qu’il soit décidé à en discuter.

Juste me vider la tête, ça ne devait pas être si difficile!

Je n’ai pas réussi à savoir ce qu’il pensait, ni ce qu’il allait faire exactement. En quittant l’hôtel, Pascal m’a prise par la main. J’ai failli la lui retirer, j’étais un peu énervée de n’avoir pas été au courant de tout. J’étais presque certaine que c’était lui qui avait demandé à Caro de ne rien me dire.

J’étais plutôt fâchée à vrai dire, alors chez Caro, j’ai prétendu être fatiguée pour pouvoir rentrer tout de suite. Il voulait qu’on discute encore, mais j’en avais plein la tête. Je n’ai pas été très loin, prise de doutes, je suis revenue sur mes pas. Pfff, c’était ce que j’avais craint, Caro est allée chez lui. Ça m’a rendu encore plus en colère. C’était sûrement prévu depuis le début.

Je suis rentrée sur les chapeaux de roues… J’avais le coeur dans la gorge, la déception me brouillait la vue. Et pourtant, j’essayais de ne pas sauter à des conclusions hâtives; peut-être qu’ils avaient encore envi de parler, et après tout c’était de ma faute si puisque je n’ai pas voulu rester.

Après s’être installés au salon, ils avaient fermés les rideaux, je n’avais pas pu voir ce qu’ils fabriquaient.


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259/2012 - Pascal avait l'air si déprimé...

Publié le par JaneDo


Dimanche - 16 septembre 2012  -  (259/2012  -  Pascal avait l’air si déprimé...



Pascal est venu sonner chez moi vers 3h du matin. Il avait l'air à bout. Pauvre chéri. Il avait appuyé la tête sur le rebord de la porte et a fait une mine d’excuse. Il n’avait pas besoin de s’excuser, ça me faisait tellement plaisir de le voir. Je n’ai pas voulu me mettre à le bombarder de questions, ni rien, je me suis juste jetée dans ses bras. Il m’a serré très fort sans rien dire non plus, puis, je l’ai fait entrer.

Pascal avait un air de chien errant et semblait un peu perdu. Ça n’allait pas fort. Il n'était pas dans son assiette.

Pascal s’est assis dans le canapé et regardait autour de lui. A voir ma tenue, il a dû se rendre compte que j’étais déjà couchée. Jeeez, heureusement que j’avais rangé! J’ai fait un petit feu dans la cheminée, et on s’est enroulé l’un dans l’autre sur le canapé. Sa main promenait dans mes cheveux et je sentais ses petits bisous sur ma tête. Je l’ai senti se détendre.

  • God, ce que j’aimerai rester ici…

J’ai souri. Il n’y avait rien à dire, je savais qu’il ne pouvait pas. Pascal me serrait très fort. J’ai voulu me lever pour aller mettre le réveil au cas où, il a sursauté en m’attrapant par la main, pour demander où j’allais. Rassuré, il a souri et m’a lâchée. Mince, il était encore tendu. Je me sentais un peu triste de le voir comme ça, avec un petit sentiment de culpabilité.

Pascal a fini par s’endormir, j’avais bien fait d’avoir mis le réveil. Il est parti aussitôt, après milles petits bisous, l’air toujours aussi triste. Il ne m’a pas appelée sur le chemin du retour comme il le faisait souvent. Afff, je comprenais, il n’avait pas dit grand chose depuis le moment où il est arrivé chez moi, jusqu’à son départ.

Je me sentais un peu triste et je n’ai pas réussi à dormir longtemps, 10h, j’étais déjà debout. Je buvais mon café sur le balcon en fumant une clope. J’ai vu Roméo alors je lui ai fait un petit coucou. Son papa était à côté et ils m’ont invité à dîner avec eux. Waaaaah, j’avais pas envie, le dimanche, j’aime rester tranquille, mais j’ai pas osé refuser pour la xème fois!

Cataclysme! Ils avaient invité aussi toute une bande d’amis. Et moi qui avait pensé descendre dans un de mes training pourri, jeeez, j’avais bien fait de ne pas! Dire que c’est eux, portugais, qui ont dû me rappeler que demain, lundi, c’était un congé fédéral suisse! J’avais complètement oublié.

Youpiiii… et pas trop… Youpi, parce que j’avais encore un jour à moi, sans être trop dérangée, et pas trop, parce que je ne savais pas si je verrais Pascal! Thomas ferait sûrement un truc ce soir, ou sortirait, mais je ne pouvais pas l’appeler. S’il se rendait compte qu’il se retrouve tout coup au milieu des histoires entre Pascal, Jess et moi, il va m’en vouloir.

Si je ne pouvais pas voir Pascal, alors ça m’aurait fait du bien de sortir un peu...

Wafff, quelque part, c’était certainement pour traîner autour de Pascal, alors valait mieux que je reste tranquillement chez moi. On ne sait jamais quant ça va péter chez Pascal, et valait mieux que je ne sois pas dans les pattes ou face à ce moment là. Donc, quant Caro a proposé qu’on aille ensemble chez Thom, j’ai prétendu devoir faire du baby-sitting jusque vers minuit, et après, je serais trop crevée.

J’ai donc passé la soirée toute seule devant ma télé, à espérer des nouvelles de Pascal, ou… qu’il passe comme ce matin…


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258/2012 - Oups! Gros malentendu! (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 15 septembre 2012  -  (258/2012  -  Oups! Gros malentendu! (2)

Pascal m’avait dit que j’avais bien fait d’être restée dehors. Il n’avait donc rien dit à sa femme. Je pense qu’il avait dû légèrement baliser, parce qu’il devait s’attendre à me voir débarquer après son coup de fils.

Je n’ai envoyé qu’un petit message à Pascal. Comme je n’ai reçu aucune réponse, j’ai commencé à me sentir angoissée.

J’avais beau retourner le problème dans tous les sens, je ne savais pas quoi faire. Ce n’était quand même pas à moi de dire à Pascal ce qu’il devait faire?! J’ai espéré toute la journée recevoir des nouvelles. Caroline non plus.

On s’était parlé vers midi. Sans nouvelles de Pascal, on a décidé d’aller prendre un verre pour parler. Mais, c’était surtout pour ne pas rester seules.

Le soir, on s’est donc retrouvée chez Caro.

Après avoir discuté un moment, on a été espionner Pascal. Mon petit coeur était bien chez lui. Apparemment, il ne sortait pas. Il était en short, et portait un t-shirt avec pleins de dessins dessus. Argh, comme il était chou. J'aurai voulu être avec lui. Assis devant le piano, il avait posé sa guitare sur un genoux et jouait en regardant ses doigts. Je crois surtout qu'il voulait éviter de croiser le regard de sa femme.

Il a fallu faire attention aux alentours de l’appart, parce qu’il y avait du monde chez Thomas, et même dans le jardin. On n'est pas resté longtemps. On reviendrait plus tard quant Thomas serait parti avec ses invités.

D’après ce qu’on avait pu voir, l’ambiance entre Pascal et sa femme semblait froide. Chacun semblait rester sur ses gardes ou dans son coin.

Après avoir joué un moment à la guitare, on aurait dit que Pascal a voulu sortir, mais Jess a dû décidé de le suivre, de lui coller aux basques, alors il est resté à la maison. Il s’était planté sur le canapé devant la télé. Jess avait l’air de lui parler. Apparemment, il ne semblait pas faire attention à elle, alors elle s’est mise devant la télé. Puis, elle s’était assise en face.

Pascal a eu l’air de soit éteindre la télé ou de baisser le son. Ils étaient en train de parler quant on a fait demi tour. 2h plus tard, on est revenue. Pascal fumait dehors et Jess était dans l’entrée. Ils ne parlaient pas. Quant ils sont retournés à l’intérieur, la discussion a repris. On était trop loin pour entendre et Caro a voulu se rapprocher de la maison.

Moi, je ne voulais pas, c’était trop risqué, alors je suis restée vers le lac, cachée derrière les buissons.

J’ai failli rire de la voir se faufiler comme une chatte pour aller se coller sous les fenêtres, puis carrément sur la terrasse pour regarder à l’intérieur. Je me demande ce qu’elle ferait si tout à coup Pascal ou Jess sortait?

Moi, ça me suffisait de l’avoir entre-aperçu. On avait vraiment l’air idiote, et j’avais envie de rentrer. Pendant que Caro jouait au Ninja,
je repensais à ce qu’on avait discuté. Caro pensait qu’ils pourraient jouer le jeu, et comme ça Jess ne se douterait de rien. Seul bémol dans son truc, c’est que moi, je ne verrais plus Pascal. Je ne voyais pas comment son histoire pourrait marcher.

Afff, rien que d’y penser, ça m’épuisait et me donnait mal à la tête. Je ne sais pas si je le supporterais. Imaginer Caro s’installant chez Pascal? Passant ses soirées avec lui? Sans compter sûrement pas mal de nuits? Ah non, je ne pourrais pas.

Caro m’a expliqué qu’ils parlaient encore de cette histoire, Jess insistait que c’était la meilleure solution, qu’elle ne comprenait pas son hésitation, puisqu’elle était d’accord. Apparemment, Pascal ne disait pas grand chose. J’étais épuisée, triste de ne pas pouvoir lui parler, ni le voir.

Je suis rentrée… Il n’y avait pas grand chose à faire, et tant que Pascal ne me contactait pas, je ne pourrais pas deviner ce qui se passait dans sa tête. Je ne pouvais pas non plus le bombarder de messages, Jess s’en rendrait compte. Puis, j’aurai l’air de vouloir l’obliger à tout lui dire. Non, non, je ne pouvais qu’espérer qu’il finisse par avoir envie de me voir ou de me parler.

Rhhh, Pascal, tu me manques, si seulement tu pouvais me faire un petit signe…

Je ne savais pas quoi faire, je me sentais vide, triste, seule. Je n'avais même pas le goût de peindre, ni de bosser sur les projets en cours question de m'occuper, ni envie de sortir. Pfff, Pascal me manquait trop fort. Même regarder la télé m'ennuyait, et manque de chance, Canal est tombé en panne! J'ai eu peur que ce soit un mauvais signe et que les choses ne tournaient pas en ma faveur.

Layne m'a appelée! C'était passé minuit, dingue, comme s'il sentait que je n'étais pas en forme!!! J'ai été à 2 doigts d'accepter de le voir. Mais, si d'aventure Pascal essayait de me joindre ou passait à la maison, ce ne serait pas bon s'il ne me trouvait pas. Mouais, parce que l'air de rien, je l'attendais, ou un signe, quelque chose.


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258/2012 - Oups! Gros malentendu! (1)

Publié le par JaneDo


Samedi - 15 septembre 2012  -  (258/2012  -  Oups! Gros malentendu! (1)

Jess n'avait dormi qu'un petit peu. Elle s'est relevée pour revenir se joindre à la fête. Jétais déjà partie et quant elle a trouvé Pascal et Caro, pour elle c'était clair, ils étaient ensemble.

Jess s'est donc arrangée pour pouvoir discuter avec Caroline. Pascal les a vu quitté la fête pour se diriger vers son appart, alors il les a suivi. Je pense qu'il s'est immédiatement douté de quelque chose. Jess n'a pas tourné autour du pot, elle à demander direct à Caro si elle et Pascal se voyaient toujours? Pascal est arrivé alors qu'elle venait de lui demander si elle avait passé le week-end avec Pascal.

Caro ne voulait pas lui répondre et préférait qu'elle parle avec lui directement, mais elle s'est sentie coincée, et elle ne pouvait que dire oui. Même si j'étais là, ce n'était pas la question. C'est Caro qui m'a raconté; Jess a eu l'air ravi de savoir qu'elle avait eu raison de les suspecter!!!

Pascal a voulu que Caro rentre chez elle et parler seul avec sa femme, mais elle n'était pas du même avis. Caro a dû rester.

Ni Caroline, ni Pascal n'a parlé de ma présence. C'est alors que tout a basculé dans un malentendu assez inattendu!

Pascal a pensé que c'était ce qu'il soupconnait; que sa femme cherchait juste à connaître l'identité de la femme avec qui il entretenait une liaison. Et il a pensé que ça s'arrêterait là. Mais, pas du tout!

Malheureuse comme les blés, Jess a dit à Caro que c'était une période assez délicate pour leur mariage, qu'elle devait comprendre que ce n'était pas possible que Pascal passe des nuits hors de chez lui, et de plus avec une fille qu'il voyait depuis plusieurs années, ça parraîtrait trop évident que leur mariage n'était qu'une mascarade. Après s'être expliquée sur les raisons qui l'amenait à lui faire une proposition; Elle voulait que Caro emménage et occupe une des chambres de l'appart...

Ha! Pascal était sur le cul! Et, je parle même pas de Caro!! Hum, ni de moi quant je l'ai su!!!

Jess lui a bien dit que ça la ferait souffrir, puis en s'adressant à son mari, elle lui a dit que s'il n'avait pas l'intention de cesser sa relation avec Caro, alors c'était la meilleure des pires solutions. Ce qui se passe entre leurs mûrs, dans la chambre de qui, personne n'en saura rien, mais s'il continuait à découcher, ça détruirait tous leurs efforts des années passés!

Caro m'a dit que Pascal était sur le cul. Il n'a pas su quoi dire, et elle, elle était complètement sidérée. Elle ne pouvait pas lui dire que ce n'était pas à elle qu'elle aurait dû faire cette proposition, Pascal avait l'air trop scié, choqué, et elle aussi. Pour dire, il s'était assis, les mains devant la figure comme pour prier. Jess a insisté, Caro devrait quitter son appart pour venir s'installer chez eux.

D'ailleurs, elle lui a proposé de passer la nuit chez eux le soir même, Jess ne voulait plus que Pascal découche.

Après quelques minutes d'inertion dû au choc, Pascal est sorti pour m'appeler. Il m'a demandé de passer immédiatement chez lui. J'ai voulu savoir pourquoi, mais il m'a dit ne pas pouvoir m'expliquer, mais je devais passer. J'ai tout de suite pensé qu'il était sur le point de dire à sa femme qu'on se voyait toujours.

Caroline était prise entre 2 chaises, l'envie de sauter sur l'occasion pour rester avec Pascal, puisqu'elle avait l'autorisation de sa femme, mais, elle savait que ça ne tiendrait pas, et que Pascal risquerait de corriger immédiatement le tir.

J'étais loin d'imaginer ce qui se passait chez lui, alors je me suis sentie mal à l'aise d'arriver, comme un cheveux sur la soupe, s'il venait de lui avouer qu'on était toujours ensemble. Jess aurait pu penser que c'était comme si j'étais venue la narguer. C'était mal. Alors en arrivant chez lui, je suis restée dehors à observer et à me demander si je devais vraiment y aller ou non.

Puis, j'ai vu Caro s'en aller, alors je l'ai attendue et on a été discuter chez elle et elle m'a tout raconté.

Caro, tout comme Pascal, ont dit qu'ils devaient y réfléchir. Que c'était un peu trop soudain. Pascal était sorti avec Caro pour la raccompagner au bout du jardin. Inconscient de se qui se passait autour d'eux, les autres faisaient toujours la fête.

A voir la tête que faisait Pascal, il était encore tout chambouler. Pascal a proposé qu'on se voit samedi après-midi tous les 3 pour discuter. Il n'a pas traîner pour éviter que Jess ne m'aperçoive. Il est rentré chez lui après. La fête était fini pour lui.

Waouh, quant Caro m'a raconté toute l'histoire, j'étais sous le choc moi aussi. Tout un tas d'idées m'ont traversé la tête. Mais, une chose était sûr, Pascal allait peut-être devoir dire à sa femme qu'il était avec moi. Si on ne la corrigeait pas, c'est Caro qui finirait par prendre ma place.

Pascal avait tendance à se renfermer quant il croulait sous les soucis, je me demandais ce qu'il allait faire.

C'était tard, j'étais claquée. Si ça continue, je n'arriverais pas à dormir, j'aurai une tête à faire peur, et je ne réussirais pas à me lever pour notre petite réunion au sommet. D'ailleurs, je n'ai pas réussi à fermer l'oeil de la nuit.

Ma tête ne décrochait pas... Quoi faire? Qu'est-ce que Pascal allait faire? J'espère qu'il n'avait pas l'intention de laisser Jess croire qu'il voyait Caro? Si elle s'installe chez lui, on ne se verrait plus? Est-ce que Jess m'accepterait? M'installer chez eux, ce n'était pas possible, mais si je ne le fais pas, alors est-ce je ne pourrais encore voir Pascal? Waouhhh, je n'arrivais pas à visualiser la chose!!!

Pascal n'était pas trop d'humeur à voir du monde après les évènements de fin de soirée. Je crois qu'il avait envi d'être un peu seul. Il avait besoin de réfléchir, et ce n'était pas le moment de lui mettre la pression. Donc, j'ai compris quant il m'a écrit qu'il préférait ne pas précipiter les choses, il voulait être seul pour le moment, et qu'il était sûr que Caro m'avait raconté.


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257/2012 - Une des dernières Garden Party de l'année

Publié le par JaneDo


Vendredi - 14 Septembre 2012  -  (257/2012)  -  Une des dernières Garden Party

Wahhh, Thomas voulait faire la fête ce week-end on dirait! Ça commençait déjà par ce soir chez lui; Garden Party. Faut dire qu’il fait beau et ce sont les derniers beaux jours avant les grands froids, alors je crois que, tout le monde se sent un peu fébrile et voulait profiter à fond avant de retrouver nos pulls d’hiver.

Pascal préférait que je n’y aille pas et qu’on se retrouve après. Il pensait que sa femme risquait de se concentrer sur mon cas, en plus, on pouvait difficilement disparaître tous les 2 en même temps. Ça risquait de compliquer les choses.Après mûre réflexion et encouragée par Caro, j’ai décidé d’y aller quand même.


Zut, c’était amusant une grillade nocturne au bord du lac, boissons à gogo, fête jusqu’à pas d’heure, avec possibilité de dormir sur place. Fatalement, j’aurai déprimé de rester enfermé chez moi en sachant que tout le monde était là-bas.

J’ai parqué chez Caro et on a été à pieds rejoindre les autres. J’étais en short et t-shirt, il faisait vraiment bon.

J’ai tout de suite repéré Pascal et sa femme. , bras dessus-dessous. Ils étaient debout vers le patio et discutaient avec une bande d’amis à eux. Il ne nous a pas vue arriver. On a été dire bonjour en premier à Thomas, puis on a fait le tour ensemble vers ceux qu’on connaissait. Caro avait de la conversation, c’était elle qui faisait la plupart du babillage d’introduction.

Pfouh, heureusement que j’étais avec elle, sinon, je pense que je serais restée vers Thomas et j’aurai attendu qu’on me dise bonjour. Je ne regrettais pas d’être venue, c’était sympa. J’aime bien les fêtes comme ça dehors. Souvent, je n’ai même pas besoin de vraiment parler avec les autres, je peux me contenter de regarder autour de moi, il y a toujours quelque chose d’intéressant à voir.

J’ai senti une main se poser sur ma hanche, petit frisson, c’était Pascal. On avait pas eu le temps d’aller jusque vers lui et Jess encore. Il m’a fait la bise, comme à Caro d’ailleurs, mais le contact de sa joue contre la mienne, et j’étais déjà en transe! Il a de beaux yeux, et son sourire me fait palpiter. Il avait laissé son bras autour de ma taille pendant qu’il faisait la bise à Caro.

On a à peine discuté 2mn, que sa femme venait le récupérer. Elle n’avait pas l’air d’être de mauvaise humeur ce soir, ni agressive. J’ai compris plus tard que c’était Caroline qui était dans sa ligne de mire. Sur le moment, je n’ai rien vu, parce qu’elle avait pris Caro par le bras et semblait plutôt amicale.

C’était sympa de naviguer d’un groupe à l’autre, parler un petit moment par-ci ou par-là. Caro et moi se retrouvions par moment, mais la plupart du temps, elle était collée aux basques à Pascal et Jess. J’ai remarqué que c’était Jess qui la traînait par le bras. De toute façon, même si elle ne l’aurait pas fait, Caro aurait été, d’une manière ou d’une autre, sur les talons de Pascal, et je pense que Jess le savait.

Pascal m’a demandé si je voulais filer, mais on a pas eu le temps de mettre quoi que ce soit au point, on été trop entouré, alors difficile de parler sans être entendu, et si on s’éloignait, Jess se rappliquait illico. Pascal m’a jeté un petit regard qui voulait tout dire. Il avait pensé que ce serait difficile.

Impossible de partir, donc je suis restée dans l’espoir qu’on arriverait enfin à se parler.

Il y avait beaucoup de monde, beaucoup que je ne connaissais pas bien, ou même pas du tout. Je ne connaissais même pas certaines des filles avec qui Pascal discutaient. C’est là que j’ai remarqué que Jess surveillait Caro, parce qu’elle ne courait pas récupérer son mari, mais elle semblait garder Caro sous la main. Celle-ci était embêtée de ne pas pouvoir courir après Pascal, et même à distance, je voyais qu’elle fulminait de ne pas pouvoir le suivre partout.

Vers les 1h du matin, Jess était cuite, alors Pascal a été mettre sa femme au lit.

Quant il est revenu, on a enfin pu se côtoyer sans la surveillance de sa femme. Pascal a voulu savoir ce que je voulais faire; partir ou… Ben, je ne savais pas. J’ai pensé que ce serait drôlement louche de filer à l’anglaise, et Thomas risquait de regretter de m’avoir invitée. D’ailleurs, il nous surveillait du coin de l’oeil.


Hum, je me demande pourquoi…

Caro me lançait des regards appuyés, elle essayait de me faire comprendre quelque chose, mais je n’arrivais pas à savoir ce qu’elle voulait dire. Alors, dès que Pascal s’est éloigné un peu, elle m’a dit qu’on pouvait aller chez elle. Mais, hum, je trouvais un peu trop rapide, j’ai pensé que ce n’était pas encore le moment.

Pascal a insisté pour venir chez moi. Il voulait rentrer avant le matin, pour que Jess ne remarque pas son absence. Mais c’était bête de faire tant de kilomètres, juste pour passer 1h ensemble. Pas pratique, compliqué, bref, comme toujours j’hésitais. J’ai repensé à la proposition de Caro, mais je n’ai pas osé en parler à Pascal. Puis, je crois qu’il voulait être avec moi, donc ç’aurait été bizarre de mettre Caro là au milieu.

Pascal m’avait attirée à l’écart, et on s’embrassait en cachette, mais, ça ne suffisait pas, on voulait plus! Il aurait voulu qu’on puisse filer à la salle de musique en bas de chez lui, mais on nous verrait certainement. Donc, ce n’était juste pas possible. Il ne pouvait non plus pas prétendre me raccompagner, j’étais venue en voiture.


Zut, il n’y avait pas moyen… Peut-être que je n’aurai pas dû venir à cette Garden Party finalement...

Je ne sais pas si c’est à cause de la manière que Pascal resté collé vers moi ou sa manière de me parler, ou de me regarder, mais c’est Caroline qui est venu à notre secours. Elle s’est adressé à Pascal et ils sont venus ensemble après me mettre au courant; Caro lui a donné la clé de chez elle. Même si ça l’a rendait un peu triste et envieuse, elle a dit qu’on pouvait aller chez elle, qu’on pouvait utiliser sa chambre.

A vrai dire ça m’a beaucoup gênée… Mais, c’était difficile de résister au plaisir de se retrouver un petit moment que les 2.

Personne n’a remarqué notre absence. Il faisait nuit et bien trop de monde pour faire attention à 2 personnes qui se baladent au bord du Lac. Personne n’a fait attention à nous. J’ai jeté un regard en arrière et j’ai vu que Caro avait l’air triste, presque désespérée. C’était très généreux de sa part.

Pascal était bouillant, presque sauvage, insatiable. On aurait dit qu’il était en manque, comme si on ne s'était pas vu depuis un siècle. Mais, j’adore quant il est comme ça aussi. Je me sens désirée, belle, irrésistible.

Je crois qu’on est revenu à peu près 1h plus tard, Caro était soulagée de nous voir. Elle avait l’air de s’être ennuyée et je crois bien qu’elle avait dû morfler. Pascal était tout gentil avec elle, je pense qu’il lui était reconnaissant, tout comme moi.

Maintenant que j’avais eu mon su-sucre, je pouvais rentrer. J’avais étanché ma soif de lui.

D’après ses yeux, Caro avait dû verser quelques larmes, je crois que Pascal s’en était rendu compte lui aussi. Quant je suis partie, ils étaient ensemble. De toute façon, je sais que Caro ne quittera pas la fête tant que Pascal serait là. Et si d’aventure une nana un peu trop zélée tentait de l’approcher, elle s’en occuperait. Moi j’étais crevée maintenant.

Je me demande si…


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256/2012 - Petits petits pas...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 13 Septembre 2012  -  (256/2012)  -  Petits petits pas

Caro est d'accord avec moi, ce n'est pas une bonne idée que Pascal sache qu'il a le feu vert! On pense que ce serait bien si les choses se passaient en douceur. D'abord, on multiplierait les sorties ensemble tous les trois, puis, on pourrait de temps à autre, passer la nuit chez l'une au l'autre. De cette manière, on l'amènerait où l'on veut.

Petit à petit, si jamais il craque, il n'aura pas l'impression de me tromper, sans pour autant avoir envi de me le dire… Ça nous permet de garder une certaine marge. J’ai bien dit à Caro que j’allais essayer, mais je ne guarantissait rien pour l'instant.

On a reparlé de la fois où elle m’avait presque tourner le dos pour faire copine-copine avec Jess, je n’avais pas oublié, et même parfois, je lui en veux encore. Donc, on allait essayer pour voir.

C'est clair que le plus simple aurait été qu'il ne sorte ni avec l'une, ni avec l'autre, il serait plus libre!!!

De toute façon, je sais qu’il tient à elle, si je n’en étais pas sûre, ce week-end aurait eu le mérite de m’ouvrir les yeux. Pascal n’arrive pas vraiment à se séparer d’elle. Il l’aime et je n’ai pas envie de les empêcher de se voir. J’aime Pascal, et je ne veux pas qu’il puisse passer à côté de quelque chose sous prétexte qu’on est ensemble. J’aime savoir qu’il profite de tout tout tout.

Ce soir, il ne sortait pas. Apparemment, Jess avait peur qu’il disparaisse en cours de soirée, alors, c’était maison, dodo. Après tout, demain il bosse. Pascal espère pouvoir se débrouiller pour qu’on se voit ce week-end, alors il essaie de ne pas trop énerver sa femme d’avance. Mais, je ne pense pas que Jess soit si bête, elle se doute bien qu’il risque de ne pas être à la maison du week-end.

Thomas m’a dit qu’il allait manger avec des potes, s’il faisait beau, ils allaient ensuite prendre un verre sur une terrasse au bord du lac, donc Caro et moi avons décidé de sortir un petit moment et d’aller les rejoindre. Ça a fait max plaisir à Thomas. Je crois qu’il est toujours un peu surpris de me voir sortir quant Pascal n’est pas dans les parages.

On a fait peut-être 2h, question de ne pas filer comme des voleuses. Je suis restée un petit moment à discuter chez Caro, et je suis rentrée quant Alexia est passée chercher quelques affaires. Je crois que Caro a peur qu’elle décide de carrément déménager et qu’elle se retrouve avec tout le loyer sur les bras.

Hum, on avait envie d’aller traîner du côté de chez Pascal, mais avec l’arrivée d’Alexia...


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255/2012 - Plongée dans le boulot...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 12 Septembre 2012  -  (255/2012)  -  Des pensées qui vagabondent… pas!

Aujourd’hui, je me suis plongée dans le boulot pour ne pas laisser mes pensées vagabonder à tout va. Je m’attendais à ce que Roméo, le petit du rez, passe.

Comme il avait congé cet aprêm, je me suis préparée à devoir jouer au foot. Il n’est pas passé, et j’ai appris vendredi par sa maman, que son frère lui avait interdit de venir me déranger.

 

J’ai appelé Pascal en fin de journée, j’avais juste envie d’entendre sa voix. L’entendre rire m’a fait du bien et aussi donné des palpitations. Je pouvais imaginé son visage et sa petite faussette.

Caroline m’a proposé de passer manger chez elle, mais j’avais la flegme de bouger de la maison, puis, j’avais envie de rester tranquille et peindre. J’avais aussi prévu d’écrire à mon ex, on avait des trucs à tirer au clair. Aussi, je devais corriger une lettre pour ma frangine, et après toutes ces corvées, j’avais prévu de me larver dans un bon bain et lire un manga; Hotaru vol.11.

Le bain n’était que le prélude pour ma petite séance perso de beauté… Cheveux, ongles mains et pieds, masque, etc.


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254/202 - Aïïïe, changement d’avis!

Publié le par JaneDo


Mardi - 11 Septembre 2012  -  (254/2012)  -  Aïïïe, changement d’avis!

Ben, je regrette d’avoir été trop impulsive hier, et d’avoir aussitôt appelé Caroline pour lui donner un feu vert sur Pascal. Pfff, franchement, je ne voulais pas que ce soit si… établit! Je ne veux pas que Pascal le sache. S’il veut la voir, je ne veux pas qu’il me le dise franchement, et pas qu’il sache que je suis d’accord.

Je ne pourrais pas lui faire de scènes si tout à coup je fais marche arrière, et si je me sentais délaissée, je serais bien trop fière pour le lui reprocher. Non, non, non, rhhhh, je suis une vraie chèvre, je change d’avis comme de chemise. Une vraie cruche! Comment faire? Le dire à Caro? Est-ce que je ne devrais pas attendre pour être sûre que je n’agis pas de manière impulsive encore une fois? Pfff, j’en ai mal à la tête!

Je me suis jetée dans le travail pour éviter de trop penser, mais rien à faire. Toutes ces pensées se chevauchaient dans ma tête, une seconde c’était oui, on fera comme ça, et la seconde d’après, oui mais! Pfff! Bah, j’ai appelé Caro. Il fallait que je lui parle, au cas où Pascal passe chez elle après son entrainement, je ne voulais pas qu’elle lui dise que je suis d’accord ou que je suis au courant.

Caro a très bien compris, elle aussi avait passé la journée à y penser. Elle est chou, elle ne dira rien. De toute façon, il faut qu’on en parle toutes les 2. Caro se sent moins stressée depuis qu’on en avait discuté, plus en confiance, plus sereine. Elle sait que le principe ne me dérange pas, mais comme elle, j’aurai des moments de petites crises de jalousie. Hahaha, mais je crois que j'aime ça!

Elle savait, se doutait bien que ça m’arrivait d’aller espionner chez elle, elle en faisait autant, mais chez moi, c’était moins pratique, j’habite au 2ème!


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253/2012 - Triangle amoureux... Pas simple!

Publié le par JaneDo


Lundi - 10 Septembre 2012  -  (253/2012)  -  Discussions autour de notre Trio

Aujourd’hui c’était l’anniversaire d’un de mes neveux, ma soeur m’a envoyé un petit message pour s’assurer que je ferai le gâteau. Evidemment que je fais le gâteau! Donc, vite courir acheté ce qui me manquait. A 18h30 pile, j’étais chez elle, mais, on mangeait seulement vers 21h, Marco avait un cours. J’étais la 1ère sur place, ça ne m’arrive pas souvent. Pascale, Gillou et Killian sont arrivés vers 20h30.

Ce matin, on s’est levé vers 10h, Caro n’a pas été bosser. Elle n’en avait pas envie. En fait, je crois qu’elle voulait traîner et papoter. On a pris notre petit café et elle a déjeuner, je ne déjeune que le week-end moi. On a longuement discuté, elle m’a parlé de son boulot et tout, de l’absence constante d’Alexia, bref, elle se sentait souvent seule. Puis, bien évidemment, comme je le soupçonnais, elle avait envie de parler de nos relations avec Pascal.

Ça nous arrivait souvent toutes les 2 de passer des heures à discuter comme ça quant on était ensemble.

  • Jane… Heum, tu crois… heuh non… Est-ce que ça te gênerait pas si… Non… Rhhh, je sais pas comment le dire! J’aimerai savoir si je peux continuer à fréquenter Pascal, si tu l’accepterais. Afff, non, je voulais te dire merci déjà. Je sais que tu ne savais pas que Pascal m’avait invitée ce week-end, mais, je sais que si tu n’avais pas été d’accord, il ne l’aurait pas fait, puis ça ce serait très mal passé.

Caro a repris son souffle. Elle avait parlé d’un coup, comme si elle avait peur que je lui coupe la parole.

  • Je sais bien que Pascal ne veut pas, on a déjà essayé et il trouve que c’est trop compliqué.
  • Vous en avez parlé?
  • Ben, tu sais qu’il m’avait dit qu’il ne voulait qu’une relation amicale? Tu le sais non? Alors, ça m’a étonné qu’il m’invite ce week-end. Je me suis dit qu’il n’était plus si sûr, ou peut-être que… Enfin, ça m’a fait très plaisir. D’abord, j’avais même cru qu’on allait être seuls tous les 2, rien que Pascal et moi!
  • La vache! Donc, tu ne m’aurais même pas invitée?
  • Ha non, je lui aurais posé la question, je suis sûre. Mais… Même si on reste dans ce triangle amoureux, on ne peut pas toujours tout faire à 3, puis je vois bien que quant tu es là, Pascal est plutôt vers toi que vers moi, parce que vous êtes ensemble. Mais oh, je crois que je me doutais que tu serais là tu sais. Tu sais, ça me plaît bien quant on est tous les 3. J’ai des petits pincements de jalousie quant je vous regarde, quant je vous vois ensemble, aussi sa manière d’être câlin avec toi. C’est piquant, excitant aussi. Je sais pas, mais j’aime bien, et toi?

J’ai décidé d’être complètement honnête avec elle… Après tout, si je ne peux pas partager mes pensées avec elle, alors avec qui?

  • Je crois que ça me va aussi! Moi aussi par moment j’ai de petits picotements de jalousie, j’ai le coeur qui fait des hauts et des bas. C’est vrai que quant je vous regarde ensemble, j’ai comme toi des vagues de chaleur! Afff, t’as raison, c’est piquant, excitant aussi. Tu sais, ça me gênerait pas de rester dans ce “triangle” amoureux, c’est tellement effrayant par moment, et je sais pas si c’est pareil pour toi, mais je me sens stimulée par le challenge, comme si une sorte de compète… Même d’en parler là, j’ai le coeur dans tous ces états!
  • Hihhh, moi aussi!

On a rigolé.

  • En même temps, je me demande si j’ai raison de te raconter tout ça… Puis, il y a Pascal… Y a des moments où il se pose des questions, d’accepter de le partager comme ça, il se demande si je l’aime vraiment. Je suis sûre qu’il se dit que si je l’aimais autant que je le dis, je n’accepterais jamais!
  • Tu crois? Ha, oui, tu as peut-être raison. Mais, il y a tout le côté, excitation, suspens, espoir, l’attente, tout ça n’a rien à voir, non?
  • Oui, c’est palpitant! Y a tout ce côté là. Je crois que j’ai envie de tout ce côté palpitant, et je crois que si j’ai des vapeurs et ces pincements de jalousie, c’est justement parce que je l’aime.
  • Oui, moi aussi!

On est resté silencieuse pendant un moment, enfoncé dans le canapé, avec nos tasses de café à la main.

  • Le truc c’est que Pascal n’est pas trop à l’aise dans cette situation, il réfléchi trop et se pose trop de questions. Je crois qu’il a un peu peur des implications, peur qu’un jour l’une de nous décide d’aller voir ailleurs étant donné que lui s’amuse entre nous deux.
  • Non, surtout toi. Je crois qu’il a peur que tu décide de le plaquer.

J’avais l’impression qu’elle me flattait pour endormir ma méfiance. Mais, je n’avais pas de raisons de me méfier, on parlait à coeur ouvert.

  • Je sais pas… Je crois surtout qu’il se bat avec sa conscience, il n’aime pas les relations trop compliqués. Je crois qu’il a encore ces idées très clichés d’une nana à la fois tu sais. Je crois qu’il n’admets pas de se retrouver dans une relation avec 2 nanas à la fois!
  • Oui, t’as raison!!! Comment lui faire accepter et comment faire pour que ça marche… Pourtant, je ne te le laisserais pas aussi simplement!
  • Hmmm, je le sais…
  • Tu sais, ça m’est arrivé d’aller espionner chez toi quant Pascal est là-bas… Dès fois, je n’arrive juste pas à me retenir! Pourtant, ça me fait bouillir de jalousie! Surtout des fois quant il me raconte des foutaises pour aller te retrouver! Mais, je ne sais pas si ça me ferait moins flipper s’il me disait tout simplement la vérité, c’est ça le truc!!!
  • Wahhh, je peux te dire que c’est pas génial de savoir qu’il va vers une autre, même si je le devine. Quant il te le dit franchement en face, c’est pas génial, fais moi confiance! Intérieurement criser de jalousie. Toi au moins, il essaie de t’épargner, moi il me le dit franchement.

Encore un petit silence de réflexion. En fait, Caro avait raison, c’est pourquoi je ne voulais pas qu’il ose me jeter des trucs pareils dans la face. Je préférais le joli gros mensonge.

  • Je sais que Pascal voudrait être fidèle à une seule femme, mais je suis sûre que par moment, il a aussi envi de larguer les amarres et s’amuser, il ne serait pas normal autrement! A sa place, waouh, je ne sais pas si je pourrais me retenir de sauter tout ce qui bouge, enfin, ce qui me plaît!
  • Moi non, je l’aime et je… Hah, en étant lui? Je sais pas… Ha! Comment arriver à le faire se sentir tout à fait à l’aise? Peut-être qu’en ne lui disant jamais qu’on se sent jalouse?
  • Oui, peut-être… Ouais, moi je préfère le gros mensonge, c’est vrai!
  • Jane, je sais qu’avec vous deux, je suis toujours sur une chaise éjectable, tu sais, des fois, c’est très dur! J’ai peur tout le temps que pour un oui ou un non, je sois mise à la casse!

Oups! Je l’ai regardée, elle était sérieuse, et tout à coup je me suis rendue compte qu’elle devait vraiment souffrir par moments, être rongée de doutes. Elle devait toujours faire gaffe à chaque moment, ça devait être horrible. Je ne sais pas si je m’en sortirais moralement aussi bien qu’elle. A faisait une petite mine, et souriait, mais je voyais la peur au fond de ses yeux. J’ai eu un peu pitié.

J’essayais de me mettre à la place de Pascal, essayé de deviner ce qu’il pouvait penser ou ressentir d’être tiraillé entre 2 femmes si différentes.

  • Je me demande ce que ça donnerait si on le laissait donner libre court à ses envies?
  • Wohhh, t’es folle? Ça ne te fait pas peur toutes ces nanas qui lui tournent autour comme des vautours? Moi, ça me fait flipper!
  • Oui, mais, ça nous ferait vivre le coeur sur un grand huit sans arrêt… J’aime bien les défis!

On a discuté comme ça des heures en se remplissant de café. On a été interrompu une 1/2h par Brig qui avait des problèmes avec son Roberto! Elle était en pleine crise, je ne pouvais pas l’ignorer. Puis, vers 14h, j’ai dû partir faire quelques courses pour mon gâteau, alors Caro est partie.

J’avais la tête pleine de tout ce qu’on avait discuté. Afff, je ne savais pas très bien ce que je voulais…

D’un côté, je voulais bien essayé de laisser Pascal faire toutes les frasques qu’il avait envie de faire, ça me fera vivre sur la corde raide, mourir de jalousie, mais en même temps, c’était palpitant. D’un autre côté, peut-être que je devrai plutôt me concentrer seulement sur notre relation, oublié Caro et Jess et le garder pour moi toute seule, ou encore… Chercher comment faire pour que ça marche entre Caro, Pascal et moi!

Je crois que j’ai toujours aimé frôler le danger, et j’aime bien Caro, je comprenais aussi ce que Pascal ressentait pour elle, et ça ne me gênait pas de flipper de jalousie quant je le savais avec elle. Je savais bien que ça pouvait m’exploser à la figure, mais c’était tellement givrant!

J’avais vraiment de la peine à éviter les frissons du danger! J’étais comme ces coureurs automobile qui savaient qu’ils pouvaient se tuer à chaque virage, mais qui ne pouvaient pas s’empêcher de prendre le volant!

Hum, je voulais éviter d’avoir encore à dire à Pascal qu’il pouvait la voir et tout, j’ai vite appelé Caro pour lui dire que j’avais réfléchi, qu’elle pouvait y aller sans gêne, jusqu’à ce que Pascal craque.

Mais Caro pensait que ce n’était peut-être pas génial, il allait se sentir mal d’avoir craquer et la repousser, parce qu’il regrettera d’avoir craquer. Ça avait toujours été comme ça jusqu’à maintenant. Puis surtout, ça faisait pas si longtemps qu’il lui avait dit qu’il ne voulait plus continuer, que c’était amitié ou rien.

Qu’il ait rompu, je m’en doutais. Je n’en étais pas sûre à 100%, mais maintenant qu’elle me le disait aussi clairement, je me rendais compte qu’effectivement, Pascal s’en voudrait s’il se montrait faible.

Pour être tout à fait honnête avec moi même, j'aime le danger des relations triangulaires. Je pense que j'aime flipper, avoir le coeur sur la corde raide. Même si j'en pleure, que je meure de doutes et que je risque par moments de me révolter, j'aime être dans cette situation!! Il allait falloir qu’on en discute encore toutes les deux pour savoir comment faire au mieux! Pas seulement pour nous, mais surtout pour Pascal…


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