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220/2012 - Tchoy veut retenter de séduire Dol!!!

Publié le par JaneDo


Mardi 07 - Mercredi 08,  Août 2012  -  (220/2012) - Tchoy veut retenter de séduire Dol!!!

Rien fait de spécial mardi, ni mercredi. Beaucoup travaillé, peint pour me détendre et repos. J’ai répondu laconiquement aux messages de Pascal, et bien sûr il a senti qu’il se passait quelque chose. Mais ho, je lui avais dit que j’avais besoin de temps. Je pense que j’avais besoin d’en parler avec lui… Ou pas?

Tchoy est passé mardi soir, et on a discuté longuement. Je crois qu’il veut encore faire une tentative avec Dol. Mais, je lui ai dit de laisser tomber son côté collant, mou et petit SS. Même, il devrait tout reprendre depuis le début et redevenir celui qu’elle avait rencontré et qui avait réussi à capter son attention. Bref, Tchoy est parti vers 3h du matin, la tête en feu.

Pascal a voulu passer un petit moment mardi soir, mais sa femme ne le lâchait pas d’un pouce. Il aurait voulu pouvoir prétendre avoir l’entraînement de basket, mais elle savait que c’était faux, alors il a été à la natation, mais elle l’a suivi. Elle avait décidé de l’attendre. Je crois que Jess voulait s’assurer qu’il n’irait nul part ailleurs.

A force de me torturer la tête, j’ai décidé de me calmer un peu, parce qu’après tout, on avait discuté de tout ça au téléphone. Pascal a dit qu’il ne s’était rien passé, alors je devrais lui faire confince, ou du moins faire semblant de le croire et laisser tomber, et peut-être lui dire ce que je n’ai pas aimé et espérer qu’il ne recommence pas.

Mais… Qu’est-ce qu’il a fait de mal? Qu’est-ce qu’il a fait que je n’aurai pas fait moi-même? Se porter au secours d’une amie? J’en aurai fait autant. Passer la soirée à faire la fête avec mes copines? Ben ça aussi. M’endormir chez un copain? Ben, ça m’est déjà arrivé aussi… Bon, je crois que je n’ai rien à lui reprocher en fait!


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218/2012 - Réponses à mes questions

Publié le par JaneDo


Lundi, 06 Août 2012  -  (218/2012)  -  Réponses à mes questions!

Dimanche soir, j’ai pas pu résisté à l’envie de l’entendre. Il avait passé la fin d’après-midi à me harceler avec ses coups de fils, alors j’ai fini par plonger. J’avais trop envie d’entendre sa voix. Mais une fois en ligne, je n’ai pas non plus pu résister à l’envie de savoir pourquoi Jess avait dit que Pascal n’avait pas dormi à la maison le jeudi et le vendredi soir. J’avais un peu les palpitations, peur de savoir et en même temps, impossible de passer une seconde de plus dans l’ignorance.

  • …et je t’en prie, ne ment pas!

Je l’ai entendu prendre un grand bol d’air, et les petites secondes de silence ont presque réussi à me mettre les nerfs à vif. Après plusieurs; “pfffouh, heum”, il a enfin pu aligner 2 mots.

  • Ecoute, vendredi, je n’avais pas du tout l’intention de sortir, sinon je serais monté chez Thomas qui faisait une petite réunion, mais pfouhhh, afff… Il y avait toute une équipe du bureau Allemand, Nina m’en avait parlé et… j’avais oublié et comme je te l’ai dit, j’étais crevé...
  • Ha? Nina était là aussi?
  • Oui, elle travaille avec mon équipe sur les projets avec l’Allemagne? Je te l’avais dit?
  • Non. Tu ne m’avais rien dit. Je croyais qu’elle était rentrée. Mais, j’imagine que c’était.. Pfff, je m’en fou, alors?
  • Wow, ton croirait entendre ma femme tout à coup!
  • Super! Arrête de changer de sujet, tu veux!
  • Donc, j’étais claqué, mais j’ai dit que j’y allais, quant ils ont eu fini de manger et que Nina a vu que je n’arrivais toujours pas, elle m’a rappelé… Je ne pouvais pas ne pas y aller… C’était de bons copains quant j’étais là-bas, alors, j’y suis allé.
  • Et tu n’es pas rentré?
  • Heum… Je me suis endormi chez Michael… J’ai pensé juste m’étendre un moment, et paf… Je t’ai dit, j’étais crevé!
  • Ha? Vous avez tous, les allemands et tout, vous avez passé la soirée chez Michael?

Apparemment, il ne s’attendait pas à ce que je pose la question, il a encore cherché à éluder la question, mais aucune chance que je le laisse faire.

Donc, ils ont passé la soirée à l’appart de Nina. Donc, il savait où elle habitait! Merde, je n’avais pas cherché à savoir même ça, je suis trop nulle. Je suis sûre que Caro le sait elle. Pascal avait donc été les rejoindre là-bas, et vers les 3h du matin, Michael a proposé de finir la soirée chez lui. Je ne savais même pas que Michael était copain-copain avec Nina! Apparemment, ils sont partis de chez Nina pour aller chez Michael, et que les mecs.

C’était quelque peu rassurant, mais je n’arrivais pas vraiment à le croire. J’ai enchaîné avec le jeudi soir, je voulais voir s’il me dirait la vérité. Et ça n’a pas manqué! Pascal a essayé de changer de sujet, prétendant d’abord ne pas se rappeler ce qu’il avait fait, espérant peut-être que je finirais pas dire ce que je savais, mais je ne me suis pas laissée prendre. J’ai insisté, le ramenant sur le sujet chaque fois qu’il essayait de s’échapper. Je suis sûre qu’il a dû regretté de m’avoir appelée.

Pascal a fini par m’avouer que jeudi soir, là aussi, il n’avait pas envi de bouger de la maison, mais comme Caro était dans tous ses états, il a pensé juste faire un petit saut chez elle vu que sa femme était sortie. Il pensait être de retour chez lui avant que Jess ne soit rentrée. Mais, là encore, il a prétendu s’être endormi.

Caro était mal parce qu’elle trouvait qu’il passait beaucoup de temps avec Nina. Du coup, Pascal a été obligé de me dire qu’il avait été mangé plusieurs fois avec Nina à midi et que mardi, il devait manger avec Caro et qu’il avait dû annulé et Caro l’a su.

J’étais sans voix… Il se passait beaucoup de choses et je ne savais rien… Mais s’endormir chez Caro???

Ça me rendait malade, parce que je ne savais pas s’il mentait ou pas. Pascal a prétendu qu’ils avaient juste discuté, elle lui avait fait une scène, puis comme elle pleurait, il n’a pas voulu partir comme ça, et qu’il l’avait juste laissé se coucher contre lui sur le canapé et attendre qu’elle se calme, qu’elle soit bien et il pensait partir après, mais qu’ils s’était endormi.

Pascal a juré ses grands dieux qu’il ne s’était rien passé, qu’il avait juste voulu être sympa et ne pas la laissé pleurer pour rien. Il trouvait normal en tant qu’ami d’aller vers elle, de ne pas la traiter comme une étrangère et de ne pas être là pour au moins l’écouter.

Zut, je me sentais mal… Et je ne savais pas comment réagir. Est-ce qu’il mentait? Qu’arriverait-il si je le croyais et qu’en fait, il mentait? Penserait-il que c’était facile de me tromper? Est-ce que je devais lui faire une scène moi aussi? Ou était-ce préférable que je reste froide et le laisser mijoter un peu?

Bof, de toute manière, tout ça avait quelque chose de dérangeant, ce n’était pas cool de savoir qu’autant de bonnes femmes lui tournent autour et qu’il avait l’air de marcher dans leurs jeux. Tout ça ne me plaisait pas beaucoup. En plus, étant donné comment je me sentais ces temps-ci, je ne trouvais pas très cool qu’il passe son temps à consoler x, y et z, alors qu’il me laissait toute seule dans mon jus. Mouais, ça ne me plaisait pas beaucoup.

Une fois que j’avais les réponses aux questions que je me posais, je comprenais mieux la réaction de Jess, et je n’avais pas grand chose à lui dire là tout de suite. J’avais besoin d’y penser, de prendre un peu de recul, savoir comment réagir face à tout ça. Je l’ai remercié d’avoir eu le courage de me raconter, mais après coup, je me suis demandée pourquoi je l’avais remercié. Stupide.

  • Bon… Je te laisse… Je suis crevée.
  • Attends… On a fait que parler de…
  • Oui, mais j’ai plus envie de parler, ça me donne mal à la tête.
  • Mais Jane, je...
  • Tu sais, je t’aime pas beaucoup en ce moment, et j’ai vraiment mal à la tête, alors je préfère raccrocher. Bonne nuit.

C’était vraiment naze, j’avais passé une bonne soirée au souper chez ma frangine, je n’avais vraiment pas besoin de ça pour terminer la soirée. Pfff, je ne me sentais pas très bien, j’avais la sensation que tout allait de travers. Bon, ça avait le mérite de me prendre la tête et du coup, je ne pensais à rien d’autre.


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217/2012 - Glups... et sa femme nous fait une petite visite...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 05 Août 2012    -  (217/2012)  -  Glups! Et sa femme nous fait une petite visite...

Pascal portait une chemise d’été en jeans avec un t-shirt banc en dessous, ce qui accentuait encore son bronzage. Son petit air coupable le rendait si chou que j’ai failli oublié que je ne devais pas me montrer si contente de le voir. Mes yeux éblouis  et mon sourire ont aussitôt disparus.

  • Hey! Ce n’est que moi…
  • Hey! Tu as parqué où?
  • Comme d’hab, je suis venu à pieds… Et si tu prenais quelques affaires et on se casse d’ici…

Drôle mais il n’a pas essayé de m’approcher ou de m’embrasser. Peut-être qu’il se doutait de ma réaction. Il n’a pas eu le temps de terminer sa phrase que ça sonnait à l’entrée avec insistance. Hun? A cette heure-ci, c’est qui? Qui aurait le culot de se pointer chez moi sans m’avertir? Dol? Geeez, elle tombait hyper mal! On a tous les 2 été bloqués à regarder l’appareil. Puis, j’ai filé dans la chambre d’amis pour regarder par la fenêtre. Pascal m’avait suivi.

  • Mais… C’est pas la voiture à Thomas ça?
  • On répond pas, ils vont bien finir par se fatiguer et partir…

On est retourné au salon et bêtement, on a continué à fixer la porte et l’interphone. La personne en bas continuait à sonner de manière ininterrompu. Après 5 bonnes minutes, ça a cessé, mais pas le temps de se réjouir, cette fois c’était le claxon. Purée, je ne pensais pas que ça pouvait résonner si fort. Mais, c’était peut-être parce qu’il était tard et que ce bruit allait alerté tout le voisinage. J’ai pâli et couru à nouveau à la fenêtre, ça devait s’arrêter tout de suite.

Ce n’était pas Thomas, mais Jess, glups, sa femme! La portière de la voiture était restée ouverte, alors on pouvait la voir très nettement. Je ne savais pas quoi faire. Si un voisin appelait la police, ce serait bien, mais en même temps, ça lui causerait des emmerdes, mais à Pascal aussi. Zut, je n’avais pas son numéro. Pascal a eu la présence d’esprit de l’appeler pour lui demander d’arrêter, on allait lui ouvrir.

Pfff, super! C’était quoi encore ce cirque!

Jess était essouflée en arrivant en haut des marches. Purée, je suis sûre qu’elle a réveillé tous les vieux des alentours, et je suis sûr qu’ils avaient déjà dû appeler la police. Quelle garce.

Je suis restée en retrait, pour ne pas lui donner l’occasion de m’agresser. Même si elle était chez moi, Jess m’a ignorée, elle fixait Pascal et lui a demandé de rentrer avec elle. Mon regard allait de l’un à l’autre, et je me demandais ce qu’il allait faire. Bah, j’ai immédiatement réalisé qu’il avait meilleur temps de partir avec sa peste sinon elle allait encore faire du bruit pour tout le village. Merci, mais non merci.

  • Je reste.
  • Alors je reste aussi.
  • On va juste discuter, il ne va rien se passer, d’ici 1h, je serais rentré.
  • Alors, je t’attends dans la voiture.

Hééé? A quoi ils jouaient tous les 2? Pas question qu’elle s’incruste ici. Pascal a tourné la tête dans ma direction sans me regarder, je crois qu’il était pris de court.

  • Jess, rentre, je ne vais pas faire long, j’arrive.
  • Ha oui? Comme hier et avant hier?

Hein? Hier? Hier, ils sont restés à la maison, de quoi est-ce qu’elle parlait? Je le sais bien, j’étais chez Thomas! Enervée, Jess m’a demandé si Pascal était là hier soir et le soir d’avant. J’ai nié, et c’était la stricte vérité, mais elle n’en a pas cru un mot. De fils en aiguille, j’ai appris qu’après mon départ, Pascal était sorti et une fois de plus, il n’était pas rentré dormir à la maison. J’étais sur le cul. Incroyable!

Pascal était devenu tout rouge. Je n’avais pas besoin de faire de scènes, Jess le faisait à ma place. Tant mieux. Je lui jetais de petits regards, que je voulais "dégoûtée", mais je n’ai pas ouvert la bouche. Je n’avais rien à dire devant sa femme. On règlera ça les 2, face à face. De toute manière, je n'ai pas dit grand chose depuis que Pascal avait passé la porte.

Pascal a voulu la raccompagner à sa voiture et revenir, mais Jess lui a arraché son bras, elle n’avait pas l’intention de se laisser jeter. Pascal a réalisé qu’il n’y avait rien à faire, et que de mon côté, je ne devais pas avoir trop envie de le voir non plus, ou peut-être qu’ils auraient trop d’explications à donner pour ce soir. Il lui a demandé d’aller l’attendre en bas, qu’il la suivait. Jess ne voulait pas.

  • Je crois que c’est préférable que j’y aille… Sorry… On discutera une autre fois si tu veux bien.

Je ne me suis pas donnée la peine de répondre. L’empêche, j’aurai bien aimé qu’il reste. Je me suis retrouvée à le demander, à le répéter mentalement comme si ça pouvait changer quelque chose.

Pour qu’elle vienne jusqu’ici, Pascal avait dû lui dire qu’il venait chez moi. Je comprends pas? Donc, ça faisait 2 jours qu’il ne dormait pas à la maison? Et quant il file à l’anglaise comme ça, il n’a pas dit où il allait? Sauf quant il vient chez moi? C’était pas très bon pour moi ça! D’habitude, il faisait le contraire.

Jess avait voulu l’emmener à sa voiture, mais Pascal avait prétendu qu’il l’avait laissé en ville, donc, il ne voulait pas qu’elle sache où il la cachait? Est-ce que c’était bon signe?

Rhhhah, faut que j’arrête de me prendre la tête. Quant je le verrais, je saurais déjà ce qui se passe, inutile de commencer à me rendre malade avec ça. Au moins, il avait fait l’effort de venir même s’il n’avait pas pu rester, c’était toujours ça. Donc, en fin de compte, c’était put-être bon signe.

C’était un dimanche de larve total. J’étais en mode tête vide, pas penser, pas ressentir, pas manquer, que dalle de niet. Pascal m’a envoyé 2 petits messages; 1 pour me faire un coucou, le 2ème pour savoir s’il pouvait m’appeler. Pas répondu. Je n’avais pas très envie de lui parler pour l’instant, en tous cas, pas tant qu’on avait pas discuter et éventrer le monstre que Jess avait lancé dans ma marre. Pas question que je lui fasse des gouzis-gouzis au téléphone tant que je ne savais pas si je devais être contente ou fâchée.

Franchement, quoi qu’il ait fait, est-ce que ça suffirait pour me fâcher pour de bon? Le quitter? Je ne crois pas! Je l’aime trop, je le veux lui plus que tout. Je me rends compte que je suis prête à tout accepter pour le garder, pour avoir le plaisir de me lover dans ses bras encore et encore…

 Alors peut-être vaudrait-il mieux ne rien demander, ne rien savoir
 

 


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216/2012 - Je crois que je lui en veux... beaucoup!

Publié le par JaneDo


Samedi, 04 Août 2012  -  (216/2012)  -  Je crois que je lui en veux... beaucoup.

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire le sous-marin, si Pascal ne m’appelle pas, je ne l’appellerai pas. L’empêche, je me demande ce qui se passe! J’étais triste d’avance de passer tout un week-end sans le voir. Je sais que si ça se passe comme ça, je serais furax, je lui en voudrais beaucoup.

Thomas est le seul de l’équipe, le seul qui continuait à me tenir au courant ou à me proposer des choses.

En fin d’après-midi, Pascal m’envoyait un message pour me faire un petit coucou, soit-disant que je lui manquais. Pfff, je n’en avais pas l’impression en tous cas. Je n’ai pas répondu, sinon, je l’aurai sûrement bombardé de question ou il aurait deviné qu’il me manquait aussi.

Thomas m’avait dit qu’ils mangeaient au Hong-Sheng à Nyon. Il proposait de passer me chercher, mais je préférais prendre ma voiture, alors on s’est donné rendez-vous sur la terrasse du Château. Là on a bu un verre les 2 avant de descendre rejoindre les autres.


Assez surprenant, mais Pascal était là aussi avec sa femme…

Je me suis placée du même côté que lui pour ne pas passer la soirée à avoir le regard attiré dans sa direction. Thomas s’est assis à côté de moi. J’étais curieuse, ou est-ce qu’il en était avec Maeva? On ne la voyait plus. D’après Thomas, depuis qu’ils s’étaient remis ensemble, elle était devenue bien trop exigeante voulant même qu’il arrête de sortir ou de voir ses potes, et voulait l’obliger à la prendre avec lui partout. C’était trop lui demander.

Je ne comprenait pas pourquoi il agissait comme il le faisait avec elle. Ils allaient bien ensemble et je trouvais que Maeva avait été vachement compréhensive. Mais Thomas m’a dit que je ne la connaissais pas, qu’elle était chiante. Bon, après tout, ça ne me regardait pas vraiment. J’étais contente de passer du temps avec lui, apparemment, ça n’aurait pas été possible s’il était avec elle.

J’ai ignoré Pascal tout le reste de la soirée. Même pas un regard dans sa direction, même quant on s’est fait la bise. Je ne l’ai pas beaucoup entendu durant le temps que je suis restée, on aurait dit qu’il avait perdu sa langue. Je pense qu’il devait être surpris que je sois là étant donné qu’il n’avait pas jugé utile de me dire ce qu’il faisait ce soir, ni où il était. Pour moi, c’est qu’il n’avait pas envi de me voir.

J’avais quand même de petits sursauts chaque fois que quelqu’un l’interpellait ou quant je percevais le son de sa voix ou son rire. Glups.

J’ai donc décidé de ne pas faire trop long, juste le temps qu’il m’aperçoit, et je file. En quittant le resto avant même la fin du repas, je savais que j’avais toutes les chances de me faire remarquer et d’éviter tout contact. Je me suis précipitée à ma voiture comme si j’avais tous les diables de l’enfer à mes trousses.

J’étais contente de voir que Pascal est sorti à ma recherche Hihihi, raté!

Il a essayé de me faire signe quant j’ai passé devant lui en voiture, mais j’ai fait semblant de ne pas le voir. Heureusement, parce que le resto est tout vitré, je me serais arrêtée, tout le monde nous aurait vu. Ils auraient tous pensé que j’étais venue pour le voir et ça m’aurait embarrassée. Dans le rétro, je l’ai vu mettre les mains dans les poches et me regarder disparaître au loin. Il a ensuite essayé de me joindre sur mon natel. Je n’ai pas répondu. Qu’aurait-il bien pu dire pour effacer le poids que j’avais sur le coeur?

Mouais, je crois que je lui en veux beaucoup. Zut, encore un samedi de fichu!

L'empêche de m'avoir entre-aperçu, ça l'a emmené à ma porte tard dans la soirée. Il avait essayé de m'appeler, m'avait laissé des tonnes de messages que j'avais effacé sans lire, et comme je ne répondais pas, il est passé. Donc apparemment, s'il voulait me voir, il le pouvait, la preuve!

J'aurai préféré qu'il ne vienne pas, j'aurai préféré ne pas le voir...


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215/2012 - Face à Face ou Dos à Dos!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 03 Août 2012  -  (215/2012)  -  Face à Face ou Dos à Dos?



Heureusement que mon intuition ou mon sixième sens, ne sais-je, m’a conduite jusque là… Qu’est-ce que Pascal faisait chez Caro? Caro s’est lovée dans ses bras, avant de réaliser que les rideaux n’étaient pas tiré, alors elle les a fermé. Zut, je ne voyais plus rien. Ça me rendait malade de ne plus rien voir, l’impression d’avoir été menée en bateau et qu’il préférait passer sa soirée avec elle me rendait folle.

C’est affreux qu’il m’ait dit qu’il ne sortait pas pour aller ensuite chez elle, non? Et si je l’appelais? Est-ce qu’il me répondrait? J’aurai dû le faire avant qu’elle ne tire les rideaux, j’aurai pu voir sa réaction. Je n’arrivais pas à me décidé à partir. Et c’était ridicule, je ne pouvais pas rester plantée ici? J’avais envie de faire quelque chose, mais je ne savais pas quoi!

Merde, j’avais envie de pleurer, de me ruer là-bas et de lui faire une scène colossale. Puis, je me suis rappelée que je n’étais pas en mesure de me battre ni contre elle, ni contre Jess. Je ne pouvais pas lui donner grand chose, pour l’instant, j’étais inutile. J’avais bien accepter l’idée jusque là, il me suffisait de continuer à fermer les yeux.

Je l’ai quand même appelé. D’abord, il n’a pas décroché, alors j’ai insisté le bombardant en même temps de messages. Je voulais savoir ce qu’il avait à dire, écouter attentivement le ton de sa voix pour savoir la prochaine fois quant il me mentait.

  • Est-ce qu’on peut se voir?
  • Jane désolé, je peux pas ce soir, je te l’avais dit.
  • Oui, mais tu as dis que tu ne sortais pas et je suis passée chez toi et il n’y a personne?

Hésitant, il est resté silencieux un puissant moment. Enfin, pour moi qui était à l’autre bout du fils les yeux rivés sur des fenêtres bouchés. Puis, je l’ai vu sortir pour me parler au téléphone. Caro était derrière la fenêtre et le regardait. Je pense qu’elle devait savoir que c’était moi. D’ailleurs, je crois qu’elle regardait aux alentours et notamment dans ma direction. Je ne pense pas qu’elle pouvait me voir. Par prudence, je me suis camouflée derrière les arbres. Je ne la voyais plus, mais je voyais Pascal.

Elle est sortir le rejoindre et je l’ai vu lui faire signe de rester silencieuse. J’avoue que ça m’a un peu dégoûtée.

  • Oui, un truc de dernier moment… Je suis désolé, je n’ai pas pu t’avertir. Ecoute, on s’appelle demain d’accord, et…
  • Non, j’ai envie de te voir stp? T’es où?

Aïe… Encore un silence. Pascal s’était assis sur les quelques marches du porche. Il avait fait signe à Caro de s’en aller, de retourner à l’intérieur. Elle s’est encore retournée pour regarder en direction du lac, puis elle est rentrée. Pascal s’est replié sur lui-même et a posé sa tête sur son bras.

  • Est-ce qu’on peut en discuter demain stp, c’est pas vraiment le moment. Je préfère qu’on soit face à face.
  • Alors t’es chez une fille c’est ça?
  • Jane… Je t’en prie, on en parle demain. Je vais devoir raccrocher, on se parle demain, bisous.

Avant que je n’ai eu le temps de rouspéter ou de m’opposer à sa requête, il m’avait raccroché au nez. Il avait l'air pressé! J’étais verte. Que faire? Me pointer là-bas quand même? Lui envoyer un mot pour lui dire que je savais qu’il était chez Caro? Et à quoi ça m’avancerait s’il me le confirmait? Tant pis, j’ai décidé de rester là jusqu’à ce qu’il rentre.

Minuit, Pascal n’était toujours pas ressorti de chez Caro, pourtant, il bosse demain! Je commençais à avoir mal au dos et les jambes complètement engourdies. Ma vision se brouillait aussi à force de fixer la porte et j’avais mal au cour. Tellement mal… Pas de mots pour exprimer cette douleur sournoise qui s’incruste sous la peau, qui blesse beaucoup plus finement qu’une lame de couteau planté dans le coeur.

Qu’est-ce qu’il foutait? C’était ça son truc de dernière minute?

1h, 2h, 3h du matin, il ne sortait toujours pas. Le rat des bois. En ce moment, je le détestais de me mentir, de me cacher le fait qu’il la voyait toujours, d’avoir préféré la voir elle plutôt que moi. Il estimait peut-être passer une meilleure soirée avec elle plutôt que moi qui ne le laissait pas m’approcher. Rhhh, je me sentais étouffer, ma tête les imaginait et ces images me torturait. Je lui en voulais de m’abandonner pour se consacrer à une autre femme.

4h du matin, je n’en pouvais plus, mes pieds étaient gelés, mes articulations douloureuses et je crois que j’avais compris qu’il ne rentrerait pas, qu’il passait la nuit chez elle. D’ailleurs, aucune lumière ne filtrait. Je n’avais plus qu’à rentrer avant que le jour se lève. J’aurai l’air maligne si on me trouvait là. Je savais aussi que je ne réussirais pas à fermer l’oeil. J’ai fondu en larmes.

En rentrant j’avais avalé 2 somnifères direct, je voulais être sûr de dormir et ne pas passer trop de temps à penser. Du coup, j’ai dormi tard et au réveille, toujours dans les vapes, je n’ai pas réussi à faire grand chose de ma journée.

En fin de matinée, Pascal a essayé de me joindre, mais j’étais dans les bras de morfée. Je ne sais même pas si je lui aurai répondu, je ressentais toujours les effluves de colères qui me montait à la figure. Pourtant, j’ai décidé de ne pas suivre mes mauvaises habitudes en lui faisant la gueule, ce serait jouer son jeu et me priver de le voir. Autant avoir un face à face, et lui laissait une chance. Mais, j’étais trop fière pour l’appeler moi, il n’avait qu’à se débrouiller.

Pascal a dit qu’il ne sortait pas ce soir, ni ce week-end, mais il a trouvé du temps pour aller chez Caro? Ben, il avait qu’à en trouver pour moi!

En fin de journée, avant de quitter le boulot, il a quand même eu la présence d’esprit de m’appeler. Je me rappelle avoir pensé qu’il n’avait pas dû beaucoup penser à moi aujourd’hui! J’ai gardé la tête froide et le sourire. Pourtant, les choses ne se passaient pas comme je l’avais espéré, Pascal me sortait tout un tas d’excuses bidons, comme quoi il avait déjà un “truc” avec sa femme, qu’il ne savait pas si, etc.

J’ai réalisé que chaque fois qu’il disait un “truc”, c’était qu’il mentait, ou qu’il ne voulait pas me dire ce qu’il faisait…

Ça m’énervait un peu qu’il me mente et qu’il me prenne pour une bille! Après 10mn au téléphone, je dois donc me rendre à l’évidence qu’il n’avait pas envi de me voir, qu’il se cherchait des excuses. Il me couvrait de mensonges, m’endormait sous un flot de paroles qui ne menaient nulle part. J’avais beau insister, mais il esquivait.

J’ai raccroché pour ne pas m’effondrer ou de fondre en larmes au téléphone.

Mais, il n’était pas question qu’il m’envoi balader, pas question qu’il s’en tire aussi facilement. Je voulais le voir ce soir. Pas question de passer tout le week-end sans le voir. Ou… Peut-être que ça lui ferait les pieds si je l’ignorais, ne le rappelais pas, ne lui envoyais aucun message, que je n’insiste plus? Tout en le surveillant? Pourquoi pas? Et si je ne lui répondais pas du week-end? Je suis sûre qu’il trouvera étrange que je ne fasse rien?

Le soir, Thomas m’avait proposé de passer chez lui prendre un verre et si ça me tentait, de l’accompagner faire la tournée des grands ducs. Je n’en avais pas trop envie, j’avais pas la frite, mais j’ai accepté d’aller chez lui parce que je pourrais jeter un oeil chez Pascal.

Pascal et sa femme étaient sorti, Thomas m’a dit qu’ils mangeaient avec des amis. Ils ne sont pas rentrés tard, et ils n’avaient pas l’air de vouloir bouger de la maison. Ils ne sont même pas monté chez Thomas. Quant Thomas et ses amis ont décidé de sortir, j’ai prétendu que j’étais bien trop fatiguée et que je rentrais. J’avais l’intention de rester dans les environs pour espionner Pascal. Thomas a failli faire tout rater à vouloir qu’on passe la soirée tous les 2 chez lui ou à essayer de me forcer la main pour venir chez moi.

Avant de quitter les lieux, j’ai fait un tour du côté de l’appart à Caro, ben elle aussi ne semblait pas sortir ce soir! J’avais passé plus d’1h dans le jardin, il semblerait bien que Pascal et sa femme restaient à la maison ce soir! Et dire qu’on est vendredi soir!!! Comment se fait-il qu’il n’essaie de me voir ou au moins de m’appeler??? Zut.


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214/2012 - Menteur, menteur et demi

Publié le par JaneDo


Jeudi, 02 Août 2012  -  (214/2012)  -  Meuteur, menteur et demi...



Mince, c’est bientôt l’anniversaire à Pascal, aïe, faudra que je redouble d’efforts. Je ne pourrais pas le repousser ce jour là, ni le jour avant ou après d’ailleurs! Et qu’est-ce que je pourrais bien lui offrir? Qu’est-ce qu’on offre à quelqu’un qui peut tout s’offrir? Faudra que je sois inventive!

S’il fait beau ce week-end comme ces derniers jours, les garçons voulaient faire de la moto et utiliser le bateau. Ce soir, Pascal ne sortait pas. Il n’en avait pas envi en fait. Il se sentait fatigué et rêvait de rester tranquille chez lui ce week-end. En fait, je crois que ça m’emmerdait que sa femme soit ici. Pourquoi ne retournait-elle pas  Londres ou à New York?

Je crois que ça ne me dérangeait pas trop que Pascal veuille rester tranquille ce week-end. Je préférais ça que de le savoir dehors, je ne sais où et je ne sais avec qui! Waouh, dis comme ça, j’ai l’air égoïste! Puis, comme ça je pourrais profiter de la tranquillité de la maison et me reposer un peu.

Hum, l’empêche, j’aurai bien aimé le voir un moment ce soir…

Perdue dans une vague de déprime, ’ai passé mon temps à peindre. Puis tard dans la soirée, j’ai eu une grosse envie de voir Pascal, même de loin, juste l’apercevoir, le regarder. Ouais, trop envie de le voir même si je ne pouvais pas me coller contre lui. Zut, c’est nul de me traîner jusque là-bas, me faufiler dans son jardin comme une voleuse juste pour le regarder!

Pfff, c’est trop nul. Mais bon, impossible de me raisonner…

J’ai parqué du côté de chez Caro, et je suis passée devant chez elle en allant chez Pascal. J’avais l’air de me balader au bord du lac sans plus. Elle était chez elle, je l’ai vu en passant. Je ne sais pas pourquoi j’ai jeté encore un dernier coup d’oeil avant de tourner le coin, mais j’ai failli tomber à la renverse.

Pascal était chez Caro??? Mais? Il avait dit qu’il ne sortait pas? Mais alors… Ha??? Il m’aurait menti?  Pourquoi?


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213/2012 - Faux semblant

Publié le par JaneDo


Mercredi, 01 Août 2012  -  (213/2012)  -  Faire semblant



Aïe aïe aïe, grosse déprime aujurd’hui… Et pourtant, je suis folle de joie d’être seule dans la maison, j’avais même la flegme de promener la petite puce. L’enfer. Chaque fois que je ferme les yeux, je vois de images horribles alors j’ai même de la peine à dormir. Pfff, j’en ai marre.

Pascal m’avait invité à sortir manger avec lui et j’ai inventé une excuse bidon, puis, prise de remords, je lui ai écrit que je n’avais pas la frite, mais que j’avais un truc en famille. Le truc en famille c’était pas vrai, mais il risquait de se faire du soucis ou de se dire que je n’avais pas vraiment envi de le voir sinon j’aurai sauté sur l’occas.

Zut, j’étais mal, à 100 milles lieux en dessous de zéro… Pendant toute la soirée, je n’ai fait que regretter de n’avoir pas accepté de voir Pascal. Zut, zut et zut. En plus, je ne me sentais pas belle, je ne pouvais rien faire de mes cheveux. J’étais vraiment nulle et super down, quelle poisse.

Thomas m’a harcelée au téléphone pour que je me joigne à eux pour fêter le 1er août!!!

J’ai attendu la tombée de la nuit pour me pointer chez eux. La fête battait son plein, il y avait du monde partout, je ne m’y attendait pas. Du coup, je me sentais un peu perdue. Pascal et Thomas était en train de préparer les feux d’artifices au bord du lac, ils ne m’ont pas vue tout de suite, alors j’ai été vers eux.

Je n’avais même pas vu que Jess n’était pas loin. Elle, elle m’avait vue, et je pense qu’elle a vu la manière que je regardais Pascal. Caro était là aussi et bien entendu, elle était tout autour de Pascal et aidait même à préparer les feux. Pascal était surpris de me voir quant j’ai été lui faire la bise, puis déçu que je sois sortie à la demande de Thomas et pas de la sienne. Alors, j’ai prétendu que je préférais fêter le 1er août près de lui c’est pour ça que j’ai accepté l’invitation de Thomas. Et c’était un peu vrai.

Je crois que Jess a entendu cette partie là. Elle m’a lancé un de ces regards que je ne suis pas prête à oublier!

Vers 23h00, malgré les quelques goûtes de pluies, ils ont lancés les feux, c’était joli. Ça m’a rendue triste, j’en avais les larmes aux yeux. Quelque part très loin, quelqu’un qui m’était cher dormait à jamais sous la terre. Je me demande où vont les effluves de l’existence de quelqu’un quant il meure? Il ne restait rien que le souvenir de ceux pour qui il comptait, et ça disparaîtra avec eux. Zut, j’étais vraiment sombre. J’ai toujours autant de difficultés à en parler aux autres, et je crois que je préfère, parce que les mots qui sortiront de leurs bouchent risquent de me braquer contre eux à jamais.

Je suis rentrée vers 1h du matin après avoir donné un coup de main pour tout rentrer. J’étais épuisée, complètement sur les rotules. D’avoir passé la soirée à sourire et à faire semblant m’avait complètement épuisée.


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212/2012 - Faudrait un bulldozer!

Publié le par JaneDo


Lundi... Mardi, 31 juillet 2012 (212/2012)  - Faudrait un bulldozer

Pleine forme lundi, alors j’ai beaucoup bossé. L’après-midi, j’ai passé un moment chez Maria pour jouer avec Roméo, parce qu’ils partent en vacances demain. L’air de rien, je suis super impatiente de les voir partir, j’aurai enfin la paix et la tranquillité auxquelles j’aspire depuis que les enfants sont en vacances.

Et je crois bien que les voisins d’en-dessous ne sont pas là non plus, donc, youpiiii, je serais seule dans la maison.

Iak, Pascal s’est fait remonter les bretelles en rentrant dimanche… Fallait s’y attendre. Il n’a pas dit qu’il avait dormi chez moi. Thomas a appelé aussi à ce sujet, il voulait juste savoir si c’était vrai. Quelque chose dans son ton a sonné une petite alerte dans ma tête, et j’avais raison. Jess avait insisté pour qu’il m’appelle devant elle, elle lui en voulait d’être toujours du côté de Pascal et pour une fois, elle voulait qu’il fasse quelque chose pour elle, qu’elle était sa soeur après tout. Donc, j’ai menti.

Je ne suis pas sûre que j’aurai dit autre chose si je n’avais pas senti qu’il y avait quelque chose de pas net.

Le soir, souper de famille comme d’hab et Dobby, la petite labrador chocolat, a voulu rester avec moi, alors je me suis arrangée avec mon neveu pour passer la chercher demain. Maintenant que le jardin est bien clôturé, elle pourra se promener en toute tranquilité. Et je passe aussi chercher Kachouka. Sachant ça, Maria nous a invité à manger avec eux.

Je m’étais sentie obligée d’accepter de sortir prendre un verre avec Thomas mardi soir, mais le moment venu, je n’en avais pas envie, alors je lui ai envoyé un petit message d’excuses. J’étais dans un de mes jours super down. Je devais faire tellement d’efforts pendant le week-end, alors pitié, pas la semaine.

Après avoir fait bye-bye à Marie et co, ramené Kachouka, il aurait fallu plus qu’un bulldozer pour me faire bouger de la maison!


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210/2012 - Pas uniquement dans ma tête

Publié le par JaneDo


Dimanche, 29 juillet 2012  -  (210/2012)  - Pas seulement dans ma tête

Ah non, ce n’était pas que dans ma tête! A moitié dans les choux, vers 22h je crois, Pascal est venu sonné à ma porte. Merde, j’avais pris un sacré somnifère, le genre coup de massue, j’étais à moitié out, en training, avec un t-shirt bleu clair bof qui m’arrivait au genoux, bref, je ne l’attendais pas!

Même à travers mon brouillard artificiel, je le trouvait trop chou avec son petit air coupable. Il a haussé les épaules et m’a dit qu’il a fini par dire à Jess qu'il devait partir, qu’il y avait quelque part où il devait être, et il a filé. Pascal était certain que Jess se doutait certainement où il avait été, mais qu’importe. Il n’a pas pris le temps de chercher un bon mensonge, ni de regarder la tête qu’elle faisait, il était parti. Et il a dit qu’il avait vraiment envi de me voir, alors tant pis pour les conséquences…

Trop chou, impossible de résister et je n’étais pas en état de me poser dix milles questions, je me suis tout simplement jetée dans ses bras. Il m’a soulevée jusqu’à lui, je me suis sentie fondre et perdre pieds. J’étais trop contente de le voir. Je l’adore.

L’empêche, je ne voulais pas qu’il fasse autant de bêtises juste pour me voir. J’aurai préféré qu’il trouve le moyen de passer sans que personne ne sache. Il aurait pu s’arranger avec un copain qui aurait pu lui servir d’alibi, je sais pas moi! 5mn de son temps m’aurait suffit, donc j’aurai pu aussi bien le retrouver quelque part et me serrer dans ses bras et j’aurai été aux anges. Mais, ses efforts me faisaient plaisir quand même… S’il savait qu’il suffisait d’un rien de rien pour faire plaisir à une fille!

Oups, est-ce que je devrais m’exécuter maintenant qu’il a pris autant de risques? J’espère qu’il n’attendait pas ça!

Un peu paniquée, je lui ai proposé de se balader au bord du lac, comme ça, on serait sorti, parce que rester enfermé à la maison me semblait un peu risqué pour moi. Pourtant, Pascal n’avait pas l’air de chercher à me coucher?! Hum, dès fois, on peut être carrément tordu, parce que du coup, j’étais déçue et je me suis mise à me poser tout pleins de questions? Est-ce qu’il n’avait plus envi de moi? Est-ce qu’il avait trouvé son bonheur ailleurs?


Nos natels se sont mis à crépiter non-stop; Thomas, Jess, un copain à lui… Je crois qu’il y avait du grabuge. Pas top.

  • Tu peux rentrer tu sais, ça m’a fait du bien de te voir, j’en avais drôlement besoin…

Pascal riait, il a dit que j’étais trop chou, que ça lui donnait envi de me serrer encore dans ses bras. Puis, un bisous, puis un autre. J’ai insisté qu’il pouvait y aller, il n’avait qu’à dire qu’il a eu besoin d’air, de faire un tour tout seul, que c’était le stress du boulot par exemple.

  • Je n’ai pas envi de rentrer. Tu avais besoin de moi et je t’ai laissé tomber, alors je reste… sauf si tu ne veux pas de moi???

Pascal a voulu me faire à manger parce que je n’avais rien avaler, les restos étaient pour la plupart fermés, alors c’était pas possible de commander quelque chose, mais je n’avais pas faim. Le voir me remplissait de bonheur, je n’avais besoin que de ses bras autour de moi, c’est tout.

Enroulée dans ses bras, je l’écoutais me raconter ses journées, ce qui se passait au basket, sa main qui jouait avec mes cheveux et ses petits bisous dans ma nuque m’hypnotisait. J’étais trop bien, trop heureuse, ça me faisait peur. Il y avait sûrement une couille quelque part. On s'est allongé sur le lit, et on a bavardé en regardant la télé. La télé n'était qu'un bruit de fond, parce qu'on n'y faisait pas vraiment attention. J’ai pensé qu’il partirait discrètement dès que je m’endormirais.

Donc, je n’ai pas été surprise de constater son absence en me réveillant le lendemain matin. Tout de même, il aurait pu me laisser un petit mot, d’habitude il me laissait toujours un petit mot. J’étais crevée, alors j’ai décidé de rester au lit et dormir encore un peu. Je crois que je me suis endormie presque tout de suite, donc je n’ai pas entendu la porte.

Si je m’étais levée pour aller jusqu’à la cuisine, j’aurai vu le petit mot qu’il m’avait laissé vers la machine à café. Pascal était juste sorti pour le petit déjeuner. Au retour, il a vu que je dormais encore, alors il a tout préparé puis il est venu se recoucher près de moi.

Des bras tout chaud, son odeur, sa peau… J’ai cru que je rêvais, et je voulais continuer ce rêve Alors, j’ai été surprise de le voir là en ouvrant les yeux… Dieu que je l’aime…

Il aurait dû rentrer, il va drôlement se faire disputer. Pascal m’aimait toujours sinon il n’aurait pas pris autant de risques. Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien me trouver? Qu’est-ce qu’il aimait donc tant chez moi? Je n’arrive pas à imaginer, à comprendre ce qu’un mec aussi mignon que lui, aussi chouette, aussi tellement de choses pouvait vraiment s’intéresser à moi? Quant je pense à sa femme ou même à Caro, je me sens toute petite, tellement insignifiante… Alors pourquoi? Et quoi? Comment est-ce possible? Et si c’est un rêve, alors je veux rester coincé dans ce rêve à jamais…

On a passé une journée adorable, pleines de tendresses sans pour autant faire l’amour. Ça m’inquiétait un peu qu’il n’essaie pas, mais c’était bon de sentir qu’il était là, tout tendre, prévenant et tout.

En début de soirée, j’ai réalisé qu’il al
lait bientôt devoir me dire qu’il devait rentrer, alors je l’ai fichu dehors avant qu’il ne le fasse de lui même. Il a rechigné, il voulait rester, voulait même rester dormir encore ce soir. Carrément dingue. Je ne pouvais pas le laisser faire ça,   il aura encore plus d’ennuis  . Afff, si seulement il n’était pas déjà pris, j’aurai dit oui sans hésiter.

Pascal a encore tenté de m’emmener dîner, mais j’avais fait le plein de bonheur, je préférais éviter qu’on nous croise en plus dans un restaurant après qu’il ait fait faux-bond à sa femme et qu’il ait passé la nuit ailleurs.

Merci Pascal, merci, merci, merciiii, milles fois merci… Et je t’aime tellement fort, jusqu’à l’infini


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209/2012 - Besoin de le voir... (suite)

Publié le par JaneDo


Samedi, 28 juillet 2012  -  (209/2012)  - Besoin de le voir… Je ne tiens pas… (suite)

Pendant la journée, il avait des trucs et si par hasard il avait un moment, il m’appellerait et on s’organiserait pour ce soir. Je ne sais pas, mais cette fois, j’avais un bon pressentiment, je sentais que ça se ferait. En rentrant, j’ai eu beaucoup de peine à m’endormir, alors j’ai passé une grosse partie de la soirée à peindre, jouer sur l’ordi, puis finalement, au levé du jour, j’ai fini par tomber et j’ai dormi jusqu’en début d’après-midi.

En partant faire des courses, je suis tombée sur Maria et Roméo, donc, petit café chez elle.

A l’appel de Pascal, je suis vite montée chez moi pour pouvoir lui parler tranquillement. Pascal m’a bien appelé comme prévu, mais il ne se sentait pas trop à l’aise pour ce soir. Il ne voulait pas que Jess se dise que c’était parce qu’elle l’avait laissé me revoir que les choses partaient de nouveau en vrac, ça risquait de tout compliquer. En plus, il ne savait pas comment se débrouiller pour sortir sans elle, ils étaient sensé sortir ensemble ce soir. Pfff, mouais, comme tous les soirs?

Ça m’énervait de l’entendre me parler de sa femme sans arrêt… Bref, Pascal ne savait pas si on pourrait se voir!

Déprimée, je n’avais aucune envie de sortir, je ne voulais voir personne de toute façon. J’avais déjà prévu ce que j’allais mettre, je m’étais préparée et tout pour rien. J’ai tout ramassé et fichu en vrac dans la corbeille à linge sale, j’étais vraiment down. Autrefois, Pascal aurait tout fait pour pouvoir me voir, mais depuis quelques temps, j’ai l’impression d’avoir perdu le contact, de l’avoir perdu. Pourquoi est-ce que j’avais l’impression d’avoir une boule dans l’estomac, l’impression d’avoir la poitrine qui me brûlait.

C’était donc ça être aussi amoureuse de quelqu’un? Est-ce que ça devait toujours faire aussi mal?

Je lui avais demandé d’essayer quand même, de me rappeler s’il voyait une possibilité, je lui avais même dit que je me débrouillerais pour aller le retrouver n’importe où. Lamentable. C’était comme si je me vendais, défendait maladroitement et lourdement ma cause, comme si je mendiais, beurk, ça me laissait un sale goût.

En début de soirée, Pascal m’a appelée en vitesse pour dire que ça ne se présentait pas bien. J’ai appris qu’il sortait manger avec sa femme et certainement quelques amis, il ne savait pas ce qu’ils feraient après. Bref, il m’a fait comprendre qu’on ne pourrait pas se voir. Bêtement, j’ai encore insisté. Horrible, je suis sûre que je finissais par l’énerver et lui faire chier. Il n’a pas su comment me dire non et point final.

Quelque part, c’était rassurant et j’avais encore espoir en raccrochant, alors j’ai été rechercher mes fringues à moitié froissés dans la corbeille. Pfff, je ne pourrais pas mettre ça, et repasser, je déteste, donc, il me fallait choisir autre chose. Mais avant que j’ai pu commencé, Pascal a rappelé. On venait à peine de raccrocher, peut-être 5mn! Cette fois, il a été clair, ça n’allait pas être possible.

Cette fois, c’était râpé, alors j’ai éclaté en sanglots au téléphone. Il me manquait trop et je n'avais pas l'impression de lui manquer autant. Il aurait pu choisir un autre moment pour me délaisser autant. Je ne voulais pas, je déteste me montrer aussi fragile. C’était nul et je me sentais nulle, alors j’ai raccroché.

Pascal n’a même pas essayé de me rappeler. Ça, ça aurait pu me soulager un peu. Mais il a envoyé un message pour s’excuser, me dire qu’il regrettait de me faire de la peine, il aurait bien voulu me voir mais qu’il ne pouvait vraiment pas.

Après une bonne séance de larmes brûlantes, épuisée, les yeux comme des ballons de foot, je me suis installée sur le canapé pour regarder la télé, je savais que je ne pourrais pas dormir. Sachant ça, j’ai résolu de ne pas traîner et de prendre un somnifère. Je voulais dormir pour oublier que j’avais si mal et qu’il me manquait tellement. Je voulais garder l’illusion qu’il m’aimait comme avant et que tous les doutes étaient dans ma tête.


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