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187/2012 - 4ans déjà!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 05 juillet 2012  -  (187/2012)  -  4ans déjà!

Je me sens si mal et je regrette tellement de ne pas avoir le courage, ni la force de voir Pascal. 4ans déjà et je l’aime toujours autant, sinon plus, mais je suis incapable de fêter ça avec lui aujourd’hui. J’espère qu’il me pardonnera. Je n’ai pas répondu à ses appels et je n’ai même pas eu le courage de lire ses sms. Je crois que j’avais peur d’y voir des reproches, et je savais que je ne pourrais rien y faire.

En fin de matinée, adorable, il m’a fait livrer une énorme gerbe de fleurs aux couleurs du pays. Faut dire que le drapeau américain et le libérien sont pareils, sauf pour le nombre d’étoile. C’est chou. Un mélange de roses rouges, de fleurs bleus, des bleuets ou fleurs de sauges bleues, et différentes fleurs blanches. L’attention était délicate.

Il y avait aussi un petit mot, j’ai traîné toute la journée avant de trouver le courage de le lire. J’aurai peut-être dû commencer par là…

Pascal me disait en gros qu’on ne connaissait pas l’échéance de notre vie et qu’on ne pouvait pas se cacher de vivre, qu’on en avait le droit et même le devoir, pour les nôtres, pour ceux qui sont encore là, comme pour ceux qui ne le sont plus. Et si tout devait s’arrêter brusquement, on regretterait de n’avoir pas profiter de chaque instant. A la fin, il mettait que; pourtant, il comprenait et respectait mon chagrin et que je pouvais prendre le temps dont j’avais besoin, mais il me demandait de ne pas le fuir. Il aurait aimé savoir quoi faire pour soulager ma peine.

C’était mignon et je me suis sentie honteuse. J’avais envie d’aller vers lui, mais en même temps, j’étais complètement bloquée.

Après des heures d’hésitation, j’ai voulu aller faire un saut chez eux. Je savais qu’ils avaient sûrement du monde chez eux ce soir aussi. Mais, en chemin, j’ai fait demi-tour. Je manquais de courage. Je ne pouvais pas affronter tout ce monde tout joyeux. Pfff, j’étais lamentable. A force, je finirais par éviter tout contact avec tout le monde, c’était nul. Après m’être mentalement donné des coups de pieds, j’ai résolu d’appeler Pascal. Petit coup de canif dans ma boîte de courage, il ne répondait pas. Forcément, il avait laissé son natel à l’appart.

Quant je suis arrivée chez eux, j’ai vu qu’ils étaient au bord du lac vers le ponton. Mes pieds refusaient d’avancer et comme personne ne m’avait vu, j’ai failli repartir en courant. Mais, j’étais là, alors autant y aller. Si je n’avais pas été si préoccupée par mes terreurs internes, j’aurai remarqué le bras de Pascal sur les hanches de sa femme, et je serais repartie en courant. Mon arrivée impromptue a causé une légère surprise ce qui m’a fait piquer un fard. Je déteste être le centre de l’attention.

Baf, au moins, je n’étais pas la seule à rougir, Pascal aussi. Je ne pense pas qu’il s’attendait à me voir ce soir!

Dès que l’attention s’est tassée, je me suis posée dans un coin à les regarder s’amuser. Zut, je n’étais pas trop dans l’ambiance. Je me suis demandé s’ils savaient tous!!! Caro est venue se poser côté et je dois dire que son bavardage avant l’avantage d’être reposant. C’est drôle, mais ça me détendait, même si je ne l’écoutais pas vraiment. Je faisais les « ah oui? », les « oh d’accord! » et les petits signes de têtes qu’il fallait. Tout allait bien. C’était agréable de les regarder faire de la musique, chanter et même le bavardage en fond.

Au milieu de tous les cris et les rires, Pascal est venu me demander de lui donner un coup de main pour aller chercher des trucs à la maison. Caro s’est levé pour proposer ses services et Pascal lui a dit assez sèchement de ne pas bouger de son siège, qu’il n’avait pas besoin d’elle.

Sur le chemin, on s’est expliqué sur; j’aurai pu l’avertir et son natel qui n’était pas sur lui. Je l’ai remercié pour son petit mot, et ça l’a fait rougir. Bref, il aurait préféré qu’on soit seuls tous les deux, il se serait arrangé pour passer la soirée ailleurs. Pascal se demandait même si je n’avais pas fait exprès pour éviter de me retrouver seule avec lui. Hum, je crois que ce n’était pas faux.

Ils auraient pu aussi bien être à l’extérieur, et dans ce cas, je serais venue pour rien. Mais, je lui ai fait remarquer que s’il avait été dehors, il aurait vu que j’essayais de le joindre. Pascal a ri. J’avais vu juste.

Pascal a voulu qu’on file à l’anglaise, qu’on aille ailleurs, qu’on file sans rien dire à personne. J’ai hésité. Je ne savais pas quoi dire et il risquait de se faire carrément chier avec moi. Je pense que je me sentais rassurée par la présence des autres. On est donc retourné rejoindre les autres au bord du lac. Mais là, petit changement de programme, Pascal a planté sa femme pour venir s’asseoir à côté de moi. Puis, on a été marché un peu le long de la berge avant mon départ.

On était toujours à la vue de tous, donc pas de bisous bisous, ouf. Pourtant, Pascal m’a prise par la main et je dois dire que c’était agréable. On s’est assis à l’écart et discuté un peu. Rien de trop personnel, il évitait tout ce qui pouvait me mettre mal à l’aise ou me rappeler quelque chose qui me chagrine. Après la balade au bord de l’eau, il m’a raccompagnée à ma voiture où on a discuté encore un peu.

Hum, je lui ai promis que je monterais au chalet ce week-end… Je mentais. C’était pour éviter de le voir insister. J’avais les gamins à la maison jusqu’à samedi 14h, donc, je savais d’avance que je ne pourrais pas aller au chalet. Je l’avertirais au dernier moment…


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186/2012 - Indépendance Day 2012

Publié le par JaneDo


Mercredi, 04 juillet 2012  -  (186/2012)  -  Indépendance Day

Brig est en Suisse. J'ai vu ses appels en absences, pfff, va falloir que je la rappelle. Je sais qu'elle est chez sa maman, j'ai reconnu le numéro. Z-poisse. Fallait que sa visite tombe maintenant. Il allait ecore falloir que je fasse des efforts pour sourire, rigoler, bavarder, entendre aussi rire, etc. J'en ai marre.

Hier soir déjà, Thomas avait organiser une petite pre-Indépendance Day chez lui. Moi j'avais dû aller chez ma frangine et j'avoue que ça m'arrangeait bien. Depuis le balcon de sa terrasse, j'ai vu les pétards sautiller et voltiger de l'abord du lac, à peu près vers où habitent les garçons. Je suis presque sûre que ça venait de chez eux.

Ce soir, rebelotte chez Thomas, et je n'avais pas plus envie de faire la fête... Pourtant, Pascal et moi, ça fera 4ans!

Je dois absolument retrouver des forces et l'énergie nécessaire pour être d'attaque ce week-end et fêter dignement nos 4ans... Halala, ça tombe juste très très mal et ma libido est aussi vivace qu'une planche à repasser! Zut, je ne sais pas comment m'en sortir. Ils ont dans l'idée de faire la fête tout le week-end au chalet! Je cherchais déjà des excuses pour éviter de me retrouver prise de panique à voir les gens s'amuser alors que... Halala, je ne m'en sors pas, je n'arrive pas à m'extirper de ce gouffre profond où mon coeur à sombrer  le 19.

Ce soir, je ne peux vraiment pas aller chez Thomas... Faire la fête c'est au-dessus de mes forces...


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185/2012 - La mère de Richard...

Publié le par JaneDo


Mardi, 03 juillet 2012  -  (185/2012)  -  La mère à Richard nous a contactés

Mark, le frangin, m’a demandé de passer chez Rose à nouveau ce soir. J’ai failli dire non, parce que je pensais être au fait, mais je me trompais.

La mère à Richard, une des femmes de mon frère Ernest, a réussi à contacter Mark. Elle avait tous les papiers concernant les propriétés là-bas, Ernest les lui avait confiés. Elle avait peur et n’en avait parlé à personne, même pas à son fils.

Mark et Rose ont proposé une date pour aller au Liberia; le 11 août. Carmine viendra aussi; il veut voir pour du boulot. Lui et Mark ont dans l’idée d’aller s’installer là-bas et créer des sociétés, par exemple dans le domaine de l’informatique. Moi, rien que l’idée qu’il n’y a plus mom, ma grand-mère et maintenant Ernest, je ne comprends pas, et je ne pourrais pas.

Là-bas, tout me fera penser à eux tout le temps et regretter qu’ils ne soient plus là. C’est vrai que ça fait un moment que Mark et Carmine avaient ce projet, je me rappelle les avoir entendus parler de ça à l’anniversaire de Marco, mon neveu. C’était en septembre l’année passée.

Dire que s’ils étaient parti là-bas fin décembre pour le nouvel an comme ils le planifiaient, ils auraient pu voir Ernest encore…


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184/2012 - Mangas Shôjos

Publié le par JaneDo

Lundi, 02 juillet 2012  -  (184/2012)  -  Mangas shôjos

Aff, j’ai été prendre un café le matin chez ma frangine pour éviter le souper de famille ce soir, mais niet. Les enfants ont insisté pour que je vienne. Ma frangine aussi. Comme c’est ma frangine qui a le téléphone pour appeler au Libéria, je voulais avoir des nouvelles.

Kachouka avait congé, elle rentrait de son camp avec l’école, et elle m’a proposé d’aller acheté les mangas qui sont sortis.

On a donc été faire un tour à la FNAC. Elle m’avait prêté une serie shôjo que j’avais adoré, alors je la voulais dans ma collection; Sign of Love. J'ai donc acheté les 5 volumes. Trop mignon ce manga. Puis, j’ai trouvé le dernier volume sorti de Suicide Island. Petite dépense de 200fs. Je lui ai offert quelques mangas, ça me fait plaisir de partager cette passion avec ma puce.

J’avais oublié mon natel dans la voiture… Bah, de toute façon, je n’avais aucune envie de papoter au téléphone… En rentrant, je n’ai même pas regardé si j’avais des appels en absences.


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183/2012 - Asexuée...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 1er juillet 2012  -  (183/2012)  -  Asexuée...

Pascal était vert de savoir que Thomas avait dormi chez moi, qu’à lui j’avais ouvert, que j’avais accepté sa présence. Mais il n’a rien laissé paraitre. J’ai vu l’expression au fond de ses yeux, depuis le temps, je le connais bien; il avait mal. Je le regrette tellement, je ne voulais pas lui faire de peine.

C’était à cause de ça que j’ai accepté de le voir un petit moment dimanche, parce que je me sentais coupable. Bon, je ne savais pas qu’il le savait déjà, sinon, j’aurai accepté qu’on reste à la maison chez moi. Le fait que j’avais préféré le voir à l’extérieur l’avait froissé. J’ai senti qu’il avait failli me dire de laisser tomber, qu’on se verrait une autre fois. Il avait de la peine à cacher qu’il boudait.

Et malheureusement, je n’étais pas plus bavarde. J’étais dans les nuages, trop occupée à compartimenter mes pensées. Vu qu’il boudait, Pascal n’était pas plus bavard. Après une petite demi-heure à essayer de me tirer quelques mots, j’ai senti qu’il essayait de créer une sorte de rapprochement, ça m’a fait dresser les poils sur tout le corps et la tête.

  • Ne me touche pas... (en anglais, un simple « Don’t » suffit pour se faire comprendre)

J’avais balancé ça sans beaucoup de tacs. Surprit, il a eu un mouvement de recul et m’a assuré qu’il n’essayait rien. Puis, après un moment de silence assez gênant, il a reconnu qu’il essayait de tâter le terrain. En voyant l’expression de mon visage, il a détourné la tête, gêné. Bouh, ça ne se passait pas très bien, je le sentais, mais je ne pouvais rien y changer.

Je devinais bien qu’il devait être en manque, mais je ne lui en voudrais pas d’aller voir ailleurs. J’étais complètement à blanc, aucun désir quel qu’il soit, anéantie, asexuée à néant. Rien que l’idée me dégoûtait totalement, et je n’avais pas envie de devoir m’expliquer ou de faire étalages des raisons. Il devait bien s’en douter.

C’est affreux, mais je me sentais mal…

J’ai fait un effort quant on s’est assis dans un coin pour discuter, de lui donner la main et de me rapprocher un peu... Il s’est mis à pleuvoir à verse, on a juste eu le temps de courir se réfugier dans sa voiture. Là, je me suis collée un peu plus à lui. Bêtement, j’ai réalisé que j’aimais bien et je me suis sentie encore plus mal. Il a essayé de me parler, de me faire comprendre que je pouvais tout lui raconter, même si j’avais l’impression d’être chiante. L’amour c’était aussi être près de l’autre, là pour l'autre, même s’il n’y a rien à faire pour qu’il aille mieux. Pascal disait qu’il se sentait bête de ne pas savoir quoi faire, et qu’il passait son temps à tourner en rond dans sa tête à se demander s’il devait débarquer sans autre ou pas, et ça l’a fait chier que Thomas ait osé le faire et que lui non. Du coup, je n’ai pas osé lui dire que j’étais là l’autre fois quant il avait passé, ça l’aurait peiné.

Il avait envie de passer la soirée avec moi, même si c’était pour l’ignorer. Il n’a pas osé me dire que je l’avais bien fait avec Thomas, alors pourquoi pas lui. Même s’il ne l’a pas dit, ça résonnait à fond à son ton et la manière qu’il formait ses phrases. J’ai prétendu que je devais aller chez ma frangine. Foutu. Ce n’était pas vrai, j’allais juste m’enfermer tranquillement chez moi.

Je crois que je me sentais mal quant je suis avec lui, parce que j'ai honte de ce côté de moi que je lui montre... Et aussi parce que je déteste me montrer si faible!


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182/2012 - Thomas...

Publié le par JaneDo


Samedi, 30 juin 2012  -  (182/2012)  -  Thomas…

Vendredi, je ne sais même plus ce que j’ai fait, mais en tous cas, je n’ai ni répondu au téléphone, ni à la porte. Je n’ai même pas voulu voir qui était venu sonner. Je me suis enfermée chez moi. Besoin qu’on me laisse dans mon coin. Tchoy, Vania, Dol, Laurence, Fred, Pascal, Thomas et même Brian a essayé de me joindre. Le soir, je ne suis pas sortie. J’avais été faire quelques courses pour le week-end, je voulais être certaine de ne pas avoir à mettre le nez dehors. C’est affreux, mais je n’ai envie de rien, et la grosse boule dans mon cœur grossi toujours. C’est lourd.

Je me rends compte que de ne pas rappeler Pascal depuis qu’on s’était vu jeudi soir, c’était atroce, mais je ne pense pas à grand-chose ces temps-cis. Je ne raisonne pas beaucoup.

Au détour d’une conversation, Thomas a appris ce qui se passait et ni une, ni deux, sans me demander la permission, il s’est pointé au beau milieu de la soirée chez moi. C’était déjà passé minuit, même 1h du matin. Il était en pleine soirée, donc il était passé d’abord chez lui pour se changer, puis, en training, les bras chargés, il a sonné. Aïe, je n’ai pas voulu répondre, je ne voulais pas de compagnie. Mais, Thomas ne s’est pas laissé démonter, il a sonné, raisonné, puis à travers la porte, il m’a dit qu’il avait vu la lumière et entendu bouger, qu’il ne partirait pas, alors autant que je lui ouvre. Puis, il a dit que ce n’était pas très cool de le laisser planter comme ça derrière la porte aussi chargé.

Alors, j’ai ouvert…

J’étais en training, j’avais pas trop la frite et je n’avais pas envie de faire de frais pour personne. Je lui ai dit que je ne voulais voir personne. Il comprenait, mais il m’a dit qu’après tout, je n’avais qu’à faire comme s’il n’était pas là, mais qu’on pouvait quand même manger quelque chose et regarder des DVDs sans parler, et que ça ne gênerait pas mes yeux s’il se faisait tout petit dans son coin. Puis, il pouvait parler pour 2, je n’avais pas besoin de lui parler ou de répondre. Là, j’ai compris qu’il savait. De toute manière, il n’avait pas l’intention de me laisser le jeter dehors, je pouvais me ronger les ongles, l’ignorer, aller me coucher, changer de pièces, il s’en fiche.

Ciel, il est vraiment nul en cuisine lui ! Il a voulu nous préparer des spaghettis, il avait pris des steaks qu’il a réussi à presque brûler. Ils étaient tout sec. Pas grave, je n’avais pas très faim. C’était chou, c’est le geste qui compte. Il avait pris des films d’horreurs. Je pense qu’il voulait être sûr qu’il n’y avait rien de drôle. C’était bien vu.

Je n’ai presque pas ouvert la bouche, mais j’avoue que sa présence était sympathique. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment je pouvais me sentir si à l’aise avec lui!!! Ça me dépasse.

Thomas s’était allongé dans l’autre canapé, et avait étalé sur la table toutes les sortes de chips etc qu’il avait apporté. Faut dire qu’après les steaks ratés, c’était une bonne prévision. Pour finir, j’ai été me poser entre ses jambes pour regarder les films. Je ne me rappelle pas du nom des films, mais ils étaient assez effrayants. Un surtout avec les histoires d’esprits et de revenants, ça me faisait sursauter.  Au moins, pendant les films, je n’ai pensé à rien tellement ils étaient prenant. Je sentais Thomas sursauté aussi par moments.

Après, il m’a raconté des trucs concernant les potes, le boulot et le reste. Il parlait et j’écoutais d’une oreille. Il me connaissait bien, après tous les 2 films d’horreurs qu’il avait emmené, il avait pris autre chose de moins terrifiant, un film plutôt policier avec beaucoup de suspens. Je me suis endormie. Thomas m’a réveillée pour me traîner au lit. Je me suis endormie à peine que ma tête à toucher l’oreiller.

Le matin, toujours super crevée, parce que je n’arrivais pas à dormir plus de 3h d’affilée, je me suis réveillée tôt et en sursaut. Zut, seulement 9h du matin! J’ai été surprise de voir Thomas couché à côté de moi tout habillé. Il avait dormi ici! Je me suis levée pour me faire un café. J’étais vraiment naze et j’avais l’intention d’aller me coucher après avoir bu mon café, mais niet. Malgré la fatigue, je savais que je ne réussirais pas à dormir.

Thomas s’est levé vers midi. Il m’a proposé d’aller déjeuner quelque part, mais je n’en avais pas trop envie. Il avait prévu d’aller voir le match de foot d’un pote à lui et m’a proposé de l’accompagner. Je ne voulais pas bouger, je préférais rester tranquille. Il a vu l’horreur dans mon regard, alors il n’a pas insisté. Thomas était déjà content que je l’ai laissé entrer hier soir, alors il ne voulait pas trop insister, sinon la prochaine fois, je risquais de ne pas lui répondre.

On a pris un café ensemble et j’ai inventé des trucs à faire. Je sais que Thomas savait que je mentais, pour me faire plaisir, il a fait semblant de me croire. Ni l’un ni l’autre n’était dupe.

Même si sa présence avait été un petit rayon de soleil et m’a fait plaisir, j’étais soulagée de le voir partir. Probablement, parce que je n’avais plus besoin de faire d’effort quant je suis seule.

Je n’ai rien fait du reste de la journée. J’avais coupé mon natel, coupé le téléphone fixe, bref, je m’étais coupée du monde. J’espérais que Thomas n’aurait pas l’idée de répéter son opération de sauvetage le soir, je lui avais bien fait comprendre que j’avais un truc en famille ce soir. J’avais peut-être un peu trop lourdement insisté là-dessus! En tous cas, ce soir, je n’ouvrirais à personne.

Par contre, par moments, j’ai rangé… Rangé parce qu’on ne sait jamais quant on ne se réveillerait plus… Fallait que tout soit en ordre si jamais pour ceux qui viendrait et pour la famille. On ne sait jamais. Par contre, je me suis dit que je devrais peut-être chaque soir avant de me coucher, ou même avant de quitter la maison, laisser un petit mot bien en évidence sur la table pour ma famille. Puis, je me suis demandée comment ils rentreraient? Personne avait la clé de chez moi! Fallait que je trouve comment faire… Merde, j’ai les idées de plus en plus noires!


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180/2012 - Nuit sans sommeil

Publié le par JaneDo


Jeudi, 28 juin 2012 (180/2012)  -  Nuit sans sommeil…

Je suis passée chez Rose après une nuit sans sommeil pour lui apporter les infos de la commande que j’avais passé pour elle. Elle était au téléphone avec le Libéria. Toutes ces tracasseries me cassent les burnes. Je me sentais écœurée. J’ai déposé Alice au boulot, parce que Rose n’était pas prête. Ça faisait depuis le week-end que Dol cherchait à me joindre, alors en arrivant chez moi, je l’ai rappelée. Elle voulait me voir d’urgence. Je n’ai pas bien compris ce qu’elle me racontait. Je crois que je me doutais déjà qu’elle était imbibée.

Je suis montée et je m’apprêtais à me coucher quant Marie m’a invitée à manger avec elle et Roméo. Rhh, je voulais dire non, mais je me suis dit que ce serait une petite visite, ensuite on me foutra la paix. Je n’étais plus à 1mn près, alors hop, chez Marie. Pendant le café, Dol a rappelé. Urgent encore. J’ai donc décidé de faire un petit passage, ensuite je serais tranquille et je pourrais me coucher. En arrivant chez elle, je l’ai avertie, ça faisait 24h que je n’avais pas fermé l’œil, alors je n’allais pas faire long feu.

Elle est incroyable, elle ne comprend pas qu’elle n’est pas le centre du monde! Elle voit pourtant que je suis complètement crevée? Je voulais rentrer et elle insistait que je reste pour qu’on aille sur sa terrasse. Avant ça, elle a voulu aller acheter quelque chose à boire. 4 bouteilles!!! Non mais ! Je pensais qu’elle allait juste prendre un petit rosé, mais non, 4 bouteilles! Elle allait se taper ça toute seule en plein milieu de l’après-midi! Pfff, elle est grave.

Le soir, Pascal m’a proposé d’aller au cinéma… Pour éviter que je n’ai peur d’être entre 4 mûrs avec lui, puis, il pensait que ça me ferait du bien de sortir un peu et de me changer les idées. Il avait raison, parce que c’était la peur qu’il essaie de m’embrasser ou de me sauter dessus qui me faisait l’éviter et m’avait refusé. Je me sentais coupable de négliger autant ma relation avec lui, alors j’ai accepté. Mais je n’avais pas vraiment envie de cinéma, et Pascal l’a deviné, alors il a proposé qu'on se balade au bord du lac et d’aller nous poser dans notre coin. L’idée me convenait mieux.

Pascal n’osait pas me prendre la main, c’était marrant. Je ne l’ai réalisé qu’une fois assis sur notre muret à regarder le lac. Je n’aurais pas dû accepter de le voir, je n’étais pas très bavarde. En fait, je n’avais rien à dire du tout. Le pire c’est que je n’avais pas envie de parler. Pascal a respecté mon silence et il a quand même passé son bras autour de mes épaules. Je me sentais épuisée, j’ai fini par posé la tête sur son épaule et je me suis endormie.

Trop nul! Pascal m’a allongée en posant la tête sur ses genoux. Un cauchemar m’a réveillé en sursaut, j’avais dormi presque 1h! Waouh, super le rendez-vous! La nana s’endort! Faut dire que j’étais claquée. Malgré tout, Pascal souriait, il trouvait la situation plutôt caucase. J’avais dû me sentir en sécurité pour dormir comme ça!

On a marché un peu en silence, et cette fois, il m’a prise par la main. Grhhh, c’était affreux, je me sentais mal de ne pas savoir quoi raconter, mais j’avoue que c’était agréable d’être avec lui. Aussitôt avoir pensé à ça que je me suis sentie à nouveau triste. Quelqu’un ne pouvait plus vivre un seul jour de bonheur, son sourire à disparu à jamais… Ressentir du bonheur me rendait triste. Je voulais rentrer


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179/2012 - La tête vide

Publié le par JaneDo

Mercredi, 27 juin 2012  -  (179/2012)  -  La tête vide…

Malgré le somnifère, je n’ai pas réussi à dormir… J’ai failli en prendre un deuxième, puis 3, mais la raison m’a retenue. J’ai traîné toute la journée l’âme en peine. J’ai joué au Monopoly sur internet au lieu de faire mes papiers. Marie m’a proposé de passer prendre un café, ensuite j’ai pensé faire quelques courses, mon frigo est vide...

Mais, une fois dans le magasin, me rappelait plus ce que j’étais venue acheter, alors j’ai pris du coca, et je suis rentrée. A la maison, j’ai réalisé que je n’avais plus de clopes, alors rebelote, retour en ville pour mes clopes. J’ai mis mon natel sur silence, je ne voulais voir, ni entendre personne. Je n’ai aucune idée de ce que j’ai fait le reste de la journée, ni de la soirée. A 3h du matin, je me demandais ce que je faisais encore debout… J’avais bien essayé de me coucher, mais je n’arrivais pas à dormir malgré ma fatigue.


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178/2012 - Comment sortir du trou...

Publié le par JaneDo

Lundi, 25 juin 2012  -  (177/2012)  -  Comment sortir du trou…

Aujourd’hui, j’ai fait l’effort de rester en contact avec certains amis à l’étranger, à qui je n’avais pas donné de nouvelles depuis des lustres. Je suis tombée sur Ruth (ma cops Belge de St-Domingue) en ligne en même temps que moi, alors on a chatté un moment. Puis, pour clore, j’ai laissé un petit mot à Dani, puis à ma petite famille Belge, puis à Coco (aussi St-Domingue).

Ruth m’a appris que tout le centre-ville où on était avait brûlé. Ils sont en train de reconstruire, mais le Mosquito, etc, tout était parti en fumée. Ça m’a fait mal au ventre. Quel dommage. Tous ces souvenirs ce sont envolés.

En fin de matinée, j’étais passée chez Rose. Elle avait eu le téléphone durant le week-end pour rester en contact avec le Libéria. Phouhhh, ils essayent tous autant qu’ils sont de nous arnaquer. Ils nous prennent pour des banques, c’est dingue! Mark avait dit qu’il passerait vers midi, mais il n’a pas réussi, alors Rose m’a mise au courant de ce qu’elle avait discuté avec Mary, Amos et Richard, l’un des fils à Ernest.

C’est toujours dur pour moi de parler, dur d’avoir l’air calme. Parler d’un proche, de quelqu’un qu’on aime, de son frère avec tous ces termes barbares; corps, morgue, enterrements, trou, creuser, au frais… Iak. Les autres y arrivent très bien, moi ça passe mal. Devant eux, je fais bonne figure. J’utilise les mêmes mots qu’eux. Pourtant, ma tête tape et je n’attends que de pouvoir prendre la fuite et rentrer. A la maison, je dégueule. Non, pas vomir, je dégueule.

Je n’ai pas très faim ces jours-ci, pourtant, j’ai été au souper en famille. On en a reparlé. Rose m’a raconté qu’à son rendez-vous à 16h avec Didine, elle lui a montré une photo de notre frangin… (soupir). Je ne veux pas parler de ce qu’elle m’a dit à propos de la photo, ni le noter. Peut-être que je finirais par oublier. Comment font-ils pour tenir? Pas de nouvelles de Mark? Peut-être a-t-il eu de la peine à digérer ça.

Claudine a contacté Mtre Berney concernant les titres de propriétés… On doit lui donner des dates pour qu’il puisse retrouver tout ça…

21h50, ils ont quoi ces corbeaux… Est-ce que l’hécatombe n’est pas terminée??? 22h11, tiens les corbeaux se sont tus. Je vais peut-être reprendre un demi Seresta ou Temesta, ça m’aidera à ne pas trop penser. Comment est-ce que Rose, Claudine ou Mark font? Est-ce qu’ils craquent aussi une fois seul? Je suis si contente de vivre seule! Si j’étais avec quelqu’un, je crois que je partirais quelque temps sans un mot, ou encore, je le ferais chevrer (=je le ferai chier) jusqu’à ce qu’il se casse pour enfin être un peu seule.

Je suis toujours dans un état de torpeur, de mollesse généralisée, je marche sur une fine ligne, en bordure du gouffre…

Pris mon courage à 2 mains pour appeler mon avocat. Un autre que celui qui s’occupe de mon dossier contre Roger. Enfin, une bonne nouvelle. C’était la bonne nouvelle du mois; il peut reprendre mon dossier. Maintenant voilà, je ne sais comment le dire à l’autre! Voilà, je vais prendre ce calmant et essayer de dormir quelques heures. Ensuite, il faudrait que je fasse des copies du dossier pour mon avocat et le lui envoyer par mail.

Je suis crevée… Mais… Ces calmants sont biens… Je tiens debout, un peu vaseuse, la tête toujours dans la ouate, mais je ne pense pas trop. Quoique… je commence à manquer de drogue! C’est ça ou me saouler la gueule pour tomber et dormir!

On a rigolé pendant le souper… Ça, ça me fait toujours mal à chier et c’est ce qui m’a fait dégueuler tout ce que j’avais tenté d’avaler…


Mardi, 26 juin 2012 (178/2012)  -  Rebelote…

Toujours un peu dans la vase. Pourtant, j’ai dû aller rejoindre les autres au salon de la frangine; on devait appeler là-bas. Ça me donnait la nausée, et pendant tout le temps que j’étais là-bas, ça ne m’a pas quitté. J’avais de la peine à rester debout. Toute mon énergie était pour ne rien montrer à l’extérieur. Dès que je suis rentrée, j’ai avalé un somnifère pour dormir un peu. J’étais naze.

Pascal est passé après son entrainement, mais je n’ai pas entendu la porte… J’étais out.
Le pauvre! Et pauvre moi aussi… Je le néglige, je m’en rends compte… Mais comment faire pour sortir de ce trou…


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176/2012 - Léthargie

Publié le par JaneDo

Dimanche, 24 juin 2012  -  (176/2012)  -  Léthargie

Enfin une journée complète de paix royale. Pour accompagner, je me suis pris un Seresta de 15mg que Dol m’avait laissé dans un de ses moments de bizarreries. Ça avait l’avantage de m’éviter de penser.

Plus calme, après les nombreux petits messages à Pascal et Thomas, j’ai envoyé un petit message à Pascal pour lui dire qu’on avait perdu un proche et que j’avais besoin de temps. Il m’a répondu qu’il aurait voulu que j’ai besoin qu’il soit près de moi et pas le contraire, mais qu’il comprenait.

Thomas lui a tout de suite essayé de me joindre par téléphone. Rhhh, ça ne me disait rien, mais j’ai répondu. J’ai bien fait parce qu’il s’était déjà mis en route pour venir chez moi. J’ai eu toutes les peines du monde à le faire changer d’avis et lui faire comprendre que je ne voulais vraiment voir personne.

Mince, j’ai des trucs supers importants à faire pour l’avocat concernant mon appart et je suis dans un état d'abattement, d'incapcité totale de réagir. Envie de rien, rien ne m'intéresse. Incapable de faire quoi que ce soit. J’ai passé la journée, la tête dans la ouate. Il faut que je me sorte de là!!!


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